- Speaker #0
Bienvenue dans Star to Revolution, le podcast qui bouscule les codes de la pâtisserie et ouvre de nouveaux horizons à celles et ceux qui veulent mieux nourrir la planète. Je suis Johanna Lopap, chef pâtissière, passionnée par l'art d'allier plaisir-santé et créativité. Donc à chaque épisode, je t'emmène dans les coulisses d'une pâtisserie nouvelle génération, plus saine, plus innovante et plus impactante. Ensemble, nous explorons des créations qui nourrissent le corps et l'esprit, découvrons des parcours inspirants et apprenons à construire pas à pas, une pâtisserie qui a du sens. Alors si toi aussi, tu veux réinventer la gourmandise, trouver l'inspiration et rejoindre une communauté en marche vers le futur, enfile ton tablier et embarque avec moi. Bienvenue dans Star Trek Revolution. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Maxime Machneau. A peu près de 20 ans au plus haut niveau, Maxime incarne une conviction forte. La performance se construit aussi dans l'assiette. Dans cet épisode, il raconte comment la nutrition l'a aidé à se faire à préserver son corps, à mieux récupérer et surtout à prolonger sa carrière, tout en trouvant bien sûr un équilibre entre exigence et plaisir. Son parcours ouvre surtout un formidable terrain de réflexion pour les chefs. Et si notre métier ne consistait plus seulement à régaler, mais aussi à accompagner la santé, la récupération et la performance ? Les sportifs ont besoin d'une alimentation précise, mais également savoureuse, créative et désirable, Car un aliment, évidemment, peut être... parfaitement pensé sur le plan nutritionnel. S'il ne donne pas envie, il ne sera pas choisi. Alors cet échange est une invitation à imaginer une nouvelle gastronomie sportive dans laquelle chefs, nutritionnistes et athlètes unissent leur expertise pour menourir la performance. Si tu es chef et que tu souhaites donner une nouvelle dimension à ton savoir-faire, cet épisode pourrait bien ouvrir le champ des possibles. Je suis ravie de t'avoir sur le podcast.
- Speaker #1
Très heureux aussi de découvrir un peu euh... ton univers et qu'on se découvre.
- Speaker #0
Moi j'ai une petite question parce que moi je t'ai découverte grâce à mon locataire, on va le nommer Pierre Huguet quand je lui ai demandé qu'il y ait un sportif un rugbyman qui joue au stade français, je lui ai dit écoute tu sais, tu connais mon appétence pour la nutrition et j'imagine que dans le sport, dans le monde du rugby je sais que parfois c'est compliqué de parler de nutrition est-ce que tu as un joueur à me recommander et à tout de suite tu dis Maxime, donc j'étais là ok, donne-moi son contact il faut que je le contacte tout de suite parce que c'est pour moi hyper intéressant moi qui suis chef, de pouvoir ouvrir la porte à tout le monde de la gastronomie à ces profils comme le tien passionnés de sport et de nutrition comment nous chefs on va pouvoir demain amener notre expertise au service des sportifs donc je suis ravie de t'avoir aujourd'hui et peut-être pour commencer du coup j'aimerais peut-être que tu te présentes voilà Voilà. concrètement qu'est-ce que tu fais aujourd'hui comment t'en es arrivé là ?
- Speaker #1
Moi c'est Maxime Macheneau je suis joueur de rugby à l'Aviron Bayonnet depuis 4 ans ça fait 20 ans de carrière donc une carrière assez longue je suis papa de 3 enfants donc la nutrition est un sujet qu'on aborde aussi beaucoup avec mes enfants parce que c'est quelque chose qui me semble important pour leur santé et passionné de sport en général Et le rugby fait partie de ma vie depuis maintenant. J'ai commencé à 4 ans, à l'âge de 4 ans, donc ça fait quand même... J'ai baigné depuis tout petit dedans, j'étais professionnel assez tôt. Et c'est pour ça que, mis à part le monde du rugby, je suis assez curieux quand même. Mais voilà, ce sport a dicté un peu toute ma vie.
- Speaker #0
Ok. Et j'ai vu que du coup, tu avais sorti une application. Tu voudrais nous en parler un petit peu ? Parce qu'un rugmaître qui s'intéresse à la nutrition, t'es papa, on a compris, mais aussi à côté sportif. Pourquoi toi, qu'est-ce qui t'a intéressé et pourquoi tu as voulu carrément développer une application sur la nutrition ?
- Speaker #1
Oui, l'application, il y a une partie nutrition, c'est des programmes de sport, avant tout de préparation physique, qui sont faits par des préparateurs physiques de haut niveau pour que ça rende accessible à tout le monde. On voulait qu'il n'y ait pas que les sportifs de haut niveau qui aient accès à des préparations de haut niveau. Et il y a le côté nutrition qui, pour moi, va de pair avec le sport. Parce que les gains sont tellement fois deux, je pense, qu'il y a une bonne alimentation derrière, la nutrition, que ce soit pour une prise de masse de muscles, pour une perte de poids, je pense que tout est lié à la nutrition. Et de nos jours, c'est très difficile surtout de bien manger. Et de savoir quoi manger. Parce qu'il y a tellement de fausses croyances, des choses, des fausses informations depuis qu'on est tout petit qui nous rentrent dans la tête, qui, en creusant un peu plus, je pense qu'il y a des choses tellement simples. déjà dans la nutrition de notre corps, comment fonctionne notre corps, pour essayer d'avoir des bons résultats au niveau de la santé et au niveau de la performance sportive qui est pour moi dictée toute ma vie.
- Speaker #0
C'est intéressant parce que... Du coup, est-ce que toi tu considères que dans le monde du rugby, il y a cette sensibilité à la nutrition, où on est encore très loin de ce qu'on pourrait atteindre ? Quand tu vois les joueurs autour de toi, comment ils consomment, l'attention qu'ils peuvent porter à la nutrition, on en est où aujourd'hui en 2026 ?
- Speaker #1
Déjà on est de plus en plus sensibilisés.
- Speaker #0
Ok, ça c'est bien.
- Speaker #1
Les clubs sont dotés d'une nutritionniste quasiment tous, enfin les clubs professionnels, d'une diététicienne ou d'une nutritionniste spécialisée dans le sport, parce que c'est différent d'un... dans le sport ou non. Et les joueurs, comme on est pesé tous les jours, le poids est... On est un sport de combat où le poids est quand même très important aussi.
- Speaker #0
Vous êtes pesé comme dans la boxe, par exemple ?
- Speaker #1
Comment ?
- Speaker #0
Comme dans la boxe ?
- Speaker #1
Pas avant les matchs, c'est-à-dire qu'on n'a pas de limite de poids. C'est-à-dire qu'on peut combattre même si on est en surpoids ou pas au poids. On sait qu'on n'a pas le cutting comme les sportifs, les boxeurs, où ça on sait que c'est quelque chose aussi qui est... qui est très difficile à faire. Nous, on est... Un joueur peut être en surpoids, c'est pas son problème, c'est juste qu'il sera moins performant sur le terrain. Et quand on a la recherche de cette performance constante, les clubs se sont équipés de nutritionnistes et on est suivis vraiment tous les matins, on se pèse. Donc ça peut être quelque chose de malsain aussi parce qu'on nous répète sans cesse qu'il faut être à ce poids, à ce bois. Et pour moi, ça a été quelque chose, des fois, de difficile de se dire à chaque fois, quand on prend un kilo ou quand on varie, on se dit, on va être moins performant, alors que pas du tout. Des fois, ce n'est pas une question d'un kilo qui fait la différence, mais on est plus sensibilisé.
- Speaker #0
Est-ce que les nutritionnistes qui vous accompagnent, ils ont un regard sur... En tout cas, est-ce qu'ils vous conseillent ? Est-ce qu'ils vous donnent des astuces pour mieux manger au quotidien ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Ils sont là quasiment au quotidien, ils regardent ce qu'on mange, ils regardent notre assiette. Ils s'intéressent surtout à nos habitudes alimentaires aussi, parce que de changer du tout au tout à un joueur, je pense que mentalement c'est très difficile. Moi j'ai appris que le psychologique aussi est très important avec son rapport à la nutrition. C'est tellement complexe aussi la nutrition et son rapport aussi d'enfance, comment une personne ou un joueur a grandi avec elle. Son rapport à la nutrition peut être différent aussi, c'est une question d'habitude. Est-ce que le corps est... Et nous aussi, dans le milieu du rugby, il y a des joueurs qui viennent des Fidji par exemple, et des joueurs qui viennent de Nouvelle-Zélande, des cultures tellement différentes de la nôtre aussi en matière de nutrition, que c'est difficile que tout le monde ait ce même rapport.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Oui, c'est intéressant. Et donc tu dirais que dans les clubs, vous avez une sorte de... cantine, un chef qui cuisine pour vous. C'est chouette.
- Speaker #1
En fait, on est au club maintenant à partir du petit-déjeuner. On prend le petit-déjeuner au club. C'est quasiment obligatoire pour nous suivre. Ça, c'est hyper bien suivi. On a le midi, on a les collations parce qu'on mange plusieurs fois par jour après les sens d'entraînement. On est de plus en plus maintenant pendant l'entraînement aussi dans la nutrition. On a des pâtes de fruits, on a des fruits souvent de saison qui sont proposés. On a le midi et on a le snack. En fait, on a la collation aussi l'après-midi. Donc, mis à part le repas du soir, qui est aussi quand même important parce qu'il compte beaucoup celui-là aussi. Et on a le jour de repos, on n'est pas au club. Mais je dirais 60% du temps, on est suivi au niveau du club. C'est contrôlé. À la fois, les quantités non plus, elles ne viennent pas de notre assiette, mais on sait qu'on mange des bons aliments en tout cas.
- Speaker #0
Ok, hyper intéressant. et donc vous êtes bien suivi mais en même temps tu dis aussi que parfois le rugbyman la troisième victoire il y a des choses instaurées dans le monde du rugby parce que c'est là aussi où ça nous intéresse de savoir comment ça se passe parce que tu vois moi j'ai interrogé Xavier Rousseau qui est dans le monde du sport, dans le monde du foot puisqu'il est le chef cuisinier de l'équipe de France de foot c'est encore une autre ambiance, je suis même pas sûre que tu vois qu'il soit pesé, enfin ça je vais pas m'avancer mais en tout cas c'est une autre ambiance, on sent que il y a d'autres considérations, c'est une autre culture et Qu'est-ce que tu dirais que aujourd'hui les rugbymans pourraient améliorer très rapidement, pour améliorer les compétences, améliorer tout de suite les performances ? Il y a peut-être une chose sur laquelle vraiment on n'est pas bon et on pourrait améliorer ? Est-ce que tu trouves que déjà là il y a un certain niveau d'excellence qui fait que après on est plutôt dans le côté affinement ?
- Speaker #1
Je pense qu'on est très très loin du sport individuel comme l'athlétisme où je pense qu'ils sont... où ce côté nutrition est quasiment trop important pour eux. Ça se joue des fois à un dixième, à dix dixièmes. Alors que le rugby, en fait, les joueurs ne se rendent pas compte l'avantage que ça peut avoir une bonne nutrition. C'est moi dans ce sens, ils ne sont pas... Ils n'ont pas conscience de ça, parce qu'ils n'ont pas essayé, ils se disent qu'ils ont toujours fonctionné comme ça, et que c'est rentré tellement dans leurs habitudes qu'ils ne prennent pas le temps. Pourquoi changer exactement ? Et on est dans un sport collectif, c'est-à-dire qu'avec une autre personne qui est lui peut-être plus performante, on peut arriver à être performant aussi en fait. Il y a tellement d'autres choses qui rentrent en compte que la performance physique au rugby, il y a la technique, il y a l'aspect mental aussi. Ce petit côté nutrition, en fait, c'est peut-être 5% ou 10% de la performance. Et pour eux, ils se disent que le reste peut-être le prend le dessus. Donc on est encore très loin.
- Speaker #0
Ils sont quand même surveillés et ils ont un accompagnement, mais en même temps, ils se laissent un peu dévier facilement. On connaît cette fameuse troisième mi-temps. Oui,
- Speaker #1
voilà. Et souvent, ils réagissent que quand ils se sentent en danger, quand ils sentent que leur performance est peut-être un peu moins bonne. Quand ils vieillissent, peut-être qu'ils se disent « Ah ouais, je pourrais peut-être essayer ça pour être... » C'est toujours pareil, c'est cette faculté à se dire « Qu'est-ce que je peux faire pour améliorer ? » Et ça, c'est propre à chacun.
- Speaker #0
Moi, je viens du monde du sport, donc en STAPS, on n'a jamais de cours de nutrition. J'ai basculé en cuisine, en pâtisserie, du coup, on n'a pas de cours de nutrition. Pourtant, on brille les gens. Et quand tu regardes la médecine, c'est presque zéro, quelques heures à partir par là. Donc, on se rend bien compte que dans nos systèmes, ce pourquoi à la fin, dans les écoles ou dans les organisations sportives, on n'est pas au top en 2026, c'est qu'il y a à la source, oui, un manque. Et c'est aussi intéressant de rentrer en parler aujourd'hui parce que... tes chefs, ça peut être 20 ans que tu es sur la place, que tu es à ta boutique, tu peux encore te challenger, parce que cette idée aujourd'hui de construire un peu, moi je dis, ce nouveau monde, c'est de pouvoir se challenger sur sa capacité à créer des pâtisseries ou des encas ou des boissons qui nourrissent, et en fonction d'une cible, pourquoi pas le sport, ou les enfants, ou le cycle de la femme, tu vois. Et je pense qu'il y a plein de cibles, et donc c'est hyper intéressant. Si on rentre dans la journée de Maxime, Du petit déjeuner au dessert que tu vas te servir à la fin d'un repas, le soir à un dîner. Est-ce que tu pourrais nous donner par exemple un menu type que tu peux prendre régulièrement pour qu'on comprenne comment ça se passe dans la diète sportive comme toi ?
- Speaker #1
C'est vrai que ce n'a pas toujours été le cas. C'est en apprenant les choses, en essayant d'être curieux par rapport à ce côté nutrition. Pour te donner un autre exemple, le petit déjeuner, je ne prends quasiment jamais de sucre, entre guillemets, sucre rapide à part un fruit de temps en temps. Mais sinon, c'est trois oeufs avec un demi-avocat et du pain jamais blanc. Je prends toujours du pain, soit châtaigne, soit petite épautre, soit des cérales plus complètes. Un café, un expresso, j'ai pris cette habitude. Pourtant, ce n'est pas pas ça qui me... C'est plus une habitude. Bien sûr. Et j'en ai besoin pour, entre guillemets, j'aime le goût du café, un bon café. Après, quand je fais du sport ou pas du sport, aussi, ça change. Mon alimentation change parce que je sais que mes apports ne sont pas les mêmes. Je suis incapable de faire un repas sans légumes. Un repas que ce soit le midi ou le soir. C'est-à-dire que pour moi, maintenant, c'est devenu aussi psychologique. C'est-à-dire que pourtant, des fois, j'ai besoin de mes légumes. Je fais des protéines lipides et glucides à tous les repas, que ce soit... Je varie, donc je connais un peu la nutrition, c'est pour ça que je sais ce que j'ai besoin, ce que mon corps a besoin. Encore une fois, ça c'est 80% du temps, par exemple, je suis capable d'aller au restaurant. Mais pas que je me l'interdis, mais je sais que maintenant au restaurant c'est très difficile de bien manger. Et donc si, par moments je m'interdis d'aller au restaurant et je me dis que j'aurai pas forcément ce que mon corps a réellement besoin. Oui, je m'interdis des choses, ça c'est évident. Donc c'est des sacrifices mais qui maintenant me gênent plus, entre guillemets. C'est plus difficile par rapport aux liens sociaux, par rapport à plein d'autres choses. Donc c'est complexe, je ne vais pas dire que d'être dans ma vie, mais c'est un choix que j'ai fait qui me correspond et que j'aime bien. Ça peut être difficile au début et incompris surtout. C'est sûr que tout ça c'est le regard des autres. Et à la fois, je me dis que mon corps en a besoin. Et si je joue encore aujourd'hui à 37 ans, c'est en partie grâce à, je pense, une bonne nutrition. Mais elle n'est pas parfaite. Parce que les gens me disent, tu ne te fais jamais plaisir. Si, hier soir, je suis allé au restaurant, j'ai pris un moelleau au chocolat en dessert. Je sais que ce n'est pas le meilleur truc pour moi, mais ça m'a fait du bien à la tête. J'ai su trouver maintenant l'équilibre. Dans un rapport à la nutrition, à l'alimentation qui était pas bonne à un moment donné, qui était trop, j'étais très sec. Au rugby, on a besoin quand même un peu d'une petite carapace. Donc je sais que mon rapport à l'alimentation était des fois difficile, et maintenant j'ai su me trouver mon équilibre, je pense, au niveau aussi psychologique.
- Speaker #0
Oui, c'est hyper intéressant parce que c'est... Ce que j'entends en fait dans ce que tu me dis, c'est que du coup tu prends... Tu considères la nutrition, c'est un peu ton chemin à toi finalement, que tu prends, c'est par exemple, tu as dit de le faire, mais tu te dis non mais pour bien fonctionner, il faut mettre du bon fioul dans mon corps. Aujourd'hui, au tout début, tu t'es présenté, mais tu ne nous as pas dit que tu vas peut-être même encore signer une année complémentaire à Paris ou peut-être plus, parce que tu es prêt à continuer. Quand on sait que le sport d'au niveau, c'est une manière de vivre le sport de façon très difficile, en tout cas, on abîme son corps en permanence. Donc quand j'entends ce que tu me dis, c'est que tu as su le préserver avec le temps. Au niveau de l'alcool aussi, il y a des sujets. Parce que moi, j'adore la boisson énergétique, les boissons d'entraînement ou de récupération. Donc on sait aussi que la récupération, parfois, c'est de l'alcool dans le monde du rugby. Comment toi, tu le vis ça aussi ?
- Speaker #1
Alors ça, j'en avais parlé récemment. Ce rapport à l'alcool, qui est très ancré dans le monde du rugby, dans le sud-ouest encore plus. Quand j'ai découvert le Pays Basque et Bayonne, ces fêtes de villages. Et c'est quelque chose qui est ancré, vraiment, la troisième mi-temps. Et donc j'ai un rapport avec la troisième mi-temps où je bois quasiment plus d'alcool. Parce que déjà, j'ai vu dans mon enfance des mauvaises choses avec l'alcool aussi. Je sais qu'il n'y a rien de bon dans l'alcool, que ça ne peut pas faire des bonnes choses. Donc ça, c'est quelque chose au niveau de mon passé. Et après, pour perdurer dans le sport de haut niveau, je pense que c'est incompatible. Et il n'y a rien qui m'a prouvé le contraire. La seule chose qui peut être bien, c'est pour être plus sociable, essayer d'être accepté par un groupe des fois, parce que le rugby est très comme ça, marche beaucoup en groupe. Quand tu es isolé, quand tu es le seul à ne pas faire quelque chose, des fois tu es un peu mis à l'écart. Et à la fois maintenant, comme c'est devenu très professionnel, je pense que les gens comprennent. Des fois, les gens me disent qu'ils seraient incapables de le faire et que c'est quelque chose qui soit aussi admiratif. Donc, je n'ai plus de problème avec ce rapport à l'alcool. Les joueurs savent que je n'aime pas trop ça et je me suis vraiment détaché du regard des autres, des fois, ce qui a pu être difficile à un moment donné, de faire comme tout le monde. Et maintenant, je suis content, entre guillemets, de ne plus avoir ce problème d'être obligé de boire et de faire comme tout le monde.
- Speaker #0
Et cette notion d'exemplarité, quand tu parles de comment tu abordes les choses, quand on sait que c'est très ancré dans une culture, toi tu arrives et tu te dis je fais différemment, c'est aussi une manière de montrer à la jeune génération qu'on peut faire ce sport d'une autre façon. Comment toi tu le vis ? Est-ce que tu sens que tu as du poids et que tu arrives à le transmettre à travers tout ce que tu fais ?
- Speaker #1
Surtout vis-à-vis de mes enfants, maintenant que je suis papa.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Si je peux leur montrer que tu... tu peux être accepté dans un groupe, tu peux avoir réussi une carrière, même dans le rugby sans boire d'alcool. Je pense que... Je leur répète souvent ça, tu peux être différent et au contraire, c'est bien d'être différent des fois des autres. C'est pas pour ça que tu seras rejeté. C'est difficile d'être différent des autres, mais par contre les gens peuvent être admiratifs par rapport à ça et qu'ils aimeraient être des fois aussi différents et qu'ils veulent faire comme tout le monde et je pense que Et pour l'avoir connu, il y a des joueurs qui, pour faire comme tout le monde, buvaient de l'alcool. Et c'est pour ça que, oui, l'exemplarité, j'ai toujours été un leader un peu de l'exemple, que ce soit dans l'entraînement. Et si je peux le faire aussi en dehors, avec la nutrition et le sommeil. Certains joueurs étaient surpris que je me couche aussi tôt. C'est des choses qu'ils ont du mal à comprendre, mais je leur dis, il y a l'exemple de Victor. Wenbin Aniaba, qui est le basketeur, et qui se couche à 21h. Voilà, c'est des choses, je pense, qu'il a compris, peut-être, que son corps avait besoin de ça. Tout simplement, pour performer. C'est dans un but d'être en bonne santé, dans un premier temps, et de performer après au rugby. Et les deux vont de pair, je pense. C'est vrai que le rugby n'est pas du tout un sport santé. On s'abîme énormément le corps. Et si je peux le moins l'abîmer, grâce à d'autres choses, j'ai envie de le faire.
- Speaker #0
Est-ce que du coup il y a une place quand on parle aux sportifs, on parle nutrition mais on parle aussi de compléments alimentaires, des fois un peu comme si la pull elle est tout réglée, est-ce que le complément alimentaire tu sens qu'il... Il fait partie de l'univers aussi du monde du rugby, est-ce que toi tu en prends ? Et si oui, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Parce que j'imagine qu'il y a tout et n'importe quoi sur ce secteur, on le connaît. Comment toi tu choisis ? D'ailleurs si tu en consommes, est-ce que tu vas faire une étude précise sur les compléments ? Est-ce que tu suis ce que la nutritionniste va te dire ? Comment tu vois ça ?
- Speaker #1
Alors déjà, la chose la plus importante pour les compléments, c'est qu'il y ait des normes anti-dopage. Moi, on a un sport qui est, pour ma part, je pense, pas assez contrôlé au niveau antidopage. Il y a du dopage comme dans tous les sports. Moi, on m'a souvent dit, vu mon gabarit, que je sois sec et tout ça, que je prenais des produits dopants. Donc moi, je n'ai pas cette crainte parce que je sais ce que je mange et je sais les compléments que je prends. Et il y a toujours des normes. Il y a une norme AFNOR qui s'appelle AFNOR, qui est une norme antidopage. Donc en fait, on est dans l'obligation de prendre des produits, déjà des compléments alimentaires avec cette norme. Donc je ne prends pas d'autres produits qui ne sont pas avec cette norme. Ce rapport au complémentitaire a changé, parce que quand j'étais jeune, pareil, je n'étais pas informé de ce qui était bon, ce qui n'était pas bon, ce qui était utile ou pas utile. Il y a eu beaucoup de fausses croyances avec... Le rugby est un sport professionnel depuis pas longtemps, et donc il y a eu ces compléments littéraires rapidement, pour prendre de la masse, parce qu'il fallait être musclé. C'est un sport de combat où il faut être quand même... avoir une certaine carapace. Donc tu as tendance à vouloir aller par des chemins plus rapides. Et au final, tu ne peux pas aller plus vite. Donc mon rapport au complément alimentaire a un peu changé. J'essaie de m'informer beaucoup maintenant. Je suis beaucoup plus curieux. Quand j'étais jeune, on me disait de prendre ça, et bien je le prenais. Maintenant, j'ai cette maturité. J'ai envie de comprendre pourquoi je le prends, quels sont les effets de ce complément alimentaire. Et c'est pour ça que j'ai restreint vraiment...
- Speaker #0
Et tu prends quoi par exemple ?
- Speaker #1
Je sais qu'il y a beaucoup d'études qui ont été faites sur la créatine. C'est pour ça que j'en parle beaucoup aux nutritionnistes. Ceux qui sont compétents dans ce domaine, vraiment, que c'est leur spécialité. Et donc les diététiciens et les nutritionnistes, j'en parle énormément avec eux. Et tous me disent que la créatine, c'est le produit peut-être qui a été le plus testé et approuvé comme quoi il y avait de l'efficacité au niveau du corps humain. Donc je prends de la créatine. Je prends des oméga-3. Et je prends du collagène. Encore une fois, les collagènes, il y a des études qui montrent que c'est... c'est plus ou moins efficace. Des fois, c'est pas assez beau. En tout cas, moi, j'en prends mieux. Après, des fois, je prends de la whey, c'est-à-dire de la protéine en poudre parce que pour la praticité, c'est hyper facile à consommer au lieu de se faire de cuisiner des fois quand on n'a pas le temps ou après la séance. C'est quelque chose qui est quand même assez pratique et toujours avec des produits de qualité.
- Speaker #0
J'adore. Tu parlais de... Quand tu es au club, tu as le chef qui cuisine pour toi, quand tu es à la maison, comment ça se passe ? Est-ce que du coup tu as des recettes, tu fais du maison, ou en tout cas dans la sphère familiale vous cuisinez maison ? Ou est-ce que tu vas acheter à l'extérieur ? Ou comment tu consommes au quotidien en dehors du club ?
- Speaker #1
Alors je prends... enfin si je l'ai eu fait, mais j'ai changé mon alimentation vraiment depuis que... Quand j'étais jeune, je prenais des choses toutes faites, des choses très mauvaises. Maintenant que je me rends compte, très très mauvaises.
- Speaker #0
On ne citera pas de marques, mais on sait déjà. Oui, exactement.
- Speaker #1
Je me suis tout fait des choses que tu avais juste à mettre au micro-ondes et que tu mangeais. Donc, je l'ai fait. Et si j'avais su avant que ça a pu être un frein, entre guillemets, pour ma performance sportive, ce qui était le cas, j'aurais aimé le savoir. Mais encore une fois, il n'est jamais trop tard. Je me dis toujours que tu peux toujours progresser et apprendre des nouvelles choses. Et c'est pour ça que maintenant, je ne prends jamais de produits ultra transformés. Je prends toujours des légumes. Je n'aime pas trop cuisiner. Je suis quand même un peu d'impatient. Ou je ne prends pas le temps de le faire. Et encore une fois, comme je suis beaucoup sensible à ça, j'essaie de cuisiner pour mes enfants aussi. Je crois qu'ils ont 80% du temps, ils prennent des... Ils mangent des choses qu'on cuisine. Je pense que ça fait deux ans qu'ils n'ont pas été au fast-food. C'est une certaine fierté. Je sais qu'ils iront avec leurs copains quand ils seront plus grands. Mais si je peux contrôler ça, on fait des fast-foods de qualité. On essaie de leur faire manger parce qu'on a la chance de pouvoir le faire aussi. C'est toujours pareil, c'est question de... Est-ce que tu as envie de...
- Speaker #0
Oui, c'est ça, plus ou moins une envie.
- Speaker #1
Ouais, envie de bien manger ou pas. C'est tellement facile. En fait, c'est tellement difficile de nos jours de bien manger. Il y a tellement de tentations.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Les tentations, elles sont tellement faciles. Et je me dis que l'environnement est très important si tu ne l'as pas. Chez toi, tu ne peux pas le consommer, donc à la fois j'ai des enfants, donc ils ont leur placard à goûter, et j'ai mon placard à goûter à côté, et voilà, je sais faire la distinction. Et parce que, aussi, c'est des enfants, je ne peux pas leur interdire tout, mais j'essaie en tout cas de leur dire à chaque fois que ce n'est pas bon pour leur santé, qu'ils font ce qu'ils veulent, parce que même si je contrôle quand même 90% de leur alimentation.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Tu sais que c'est la partie de l'éducation. Et comme on est une société où il y a un peu de tout, effectivement, il faut savoir trouver sa voie. Tant pour ça que pour nos enfants. Et quand on est un sportif, en plus, tu as des enfants. Donc, tu as cette ambition aussi de les sensibiliser à ça. Ils te voient faire. Donc, forcément, même s'ils consomment quelque chose, par exemple, que toi, tu ne consommerais pas, mine de rien, ils te voient faire et tu leur transmets ça. Donc, ça mouline. Je pense que cette dimension de transmission, elle est vraiment fondamentale. J'espère vraiment que les écoles qui nous écoutent où les clubs... vont encore plus mettre l'accent sur la dimension nutrition qui est vraiment pour moi une dimension qu'on a vraiment laissée de côté. Et souvent, on s'intéresse quand on va mal. Quand tu parlais tout à l'heure de la santé mentale, du sommeil, etc. Je pense qu'aussi l'alimentation, mais peut-être toi tu dois le voir aussi. Est-ce que tu as des exemples d'ailleurs ? Alors tu n'aimes personne, mais tu vois peut-être des bons et des mauvais exemples, mais autour de toi, des situations où tu as vu les effets ? des laitères ou des carrières qui s'arrêtent brutalement parce que des mauvais choix est-ce que tu as des exemples comme ça à donner ou des bons choix, des exemples, des modèles ou des gens qui te disent moi j'adore ce sportif que tu connais un bon ou des mauvais exemples juste pour montrer à quel point la nutrition aujourd'hui toi dans ton environnement est ce qui a pu t'influencer parce que tu fais ces choix qui sortent un peu de nulle part qui sont un peu les tiens quand tout le monde suit un peu le groupe là. Est-ce que tu vois, il y a des bons ou des mauvais exemples qui t'ont motivé finalement à ça ?
- Speaker #1
Des fois je leur dis de tester, le mieux c'est de voir sur soi et moi j'ai l'exemple sur moi. Par exemple, dès que je mange mal, je dors mal. C'est quelque chose qui est vraiment... c'est la réalité et on ne peut pas dire... Donc quand je vois ce que ça fait sur moi, je me dis, mais ça paraît pour tout le monde, et des fois mes enfants je leur dis aussi, quand ils mangent une pizza, quelque chose qui est très salé... ils ont soif toute la nuit et donc je leur dis, c'est une conséquence je sais très bien qu'ils vont boire parce qu'il y a beaucoup de sel et donc en fait et tu dors forcément pas bien si tu te réveilles la nuit parce que t'as soif et aux joueurs je leur dis souvent essayez sur vous et vous allez voir qu'il y a des effets positifs ou des effets négatifs que tu manges bien ou que tu manges mal et souvent ils me disent oui t'avais raison Donc, le meilleur moyen de s'en rendre compte, c'est de le faire sur soi, je pense. Parce que le dire, c'est... Les joueurs et nous, maintenant, aussi, pareil, moi, je me restaurais très peu pendant l'entraînement. Je buvupais très peu d'eau, je mangeais très peu. Et maintenant, j'ai appris à manger des fruits pendant l'entraînement, de boire un peu plus. Et je sens qu'en fait, mon énergie, elle est aussi meilleure.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc c'est en testant et en apprenant aussi, en nous disant que...
- Speaker #0
Mais tu vois, c'est assez incroyable ce que tu me dis, parce que le plan 1 remplace les réserves de glycogène. Parce qu'un sportif, sur la durée d'une activité, va évidemment les réduire, les réserves seront vides. Donc tu as un vrai coup de barre, ou en tout cas tu manques de jus. Ce n'est pas parce que tu as mal mangé avant, c'est parce que tu ne t'es pas alimenté. Des choses comme ça, que toi tu expérimentes de façon empirique finalement pendant ton activité. Ce qui est étonnant, c'est que... n'y est pas en amont de ces connaissances du corps humain, de la nutrition, comment mon corps fonctionne, de biologie, sur, en fait, quand vous digérez, voilà ce qui se passe. Parce qu'à partir du moment où tu mets de la connaissance, et c'est le rôle du nutritionniste plutôt que de dire, c'est bien déjà de dire peut-être quel aliment, etc., mais pour que quelqu'un comprenne véritablement, c'est d'aller jusqu'à ce qui se passe dans le corps, pour comprendre, en fait, là, quand tu manges ça, les réactions qui se passent dans ton corps, la digestion, comment elle va se passer, est-ce que tes cellules vont être assez abreuvées de bons nutriments et de glucides, notamment parce que t'as une activité physique ? Toi, ce que tu me dis là, c'est que tu le vis de façon empirique et donc tu le remarques, donc tu fais des choix adaptés. Quand d'autres n'ont pas trop conscience de leur corps, ils brutalisent un peu et ils foncent dans le tas, aussi parce qu'ils ont peut-être des aptitudes. Donc, ils se disent « Allez, c'est bon, ça a toujours marché comme ça. » Donc, c'est assez étonnant, je trouve, d'entendre encore, tu vois, ce côté « j'avance et je fais les choix parce que je sens que c'est bon pour moi. » Alors que dans un milieu en plus où il y a des enjeux, déjà tu as des humains à prendre soin, il y a de l'argent aussi, on le sait que c'est des hommes. D'ailleurs aux Etats-Unis, moi je vis aux Etats-Unis, t'as beaucoup d'argent mis pour la nutrition au service du sportif de haut niveau parce qu'il y a des milliards de dollars en jeu. Donc quand il y a de l'argent en général, il y a des moyens, il y a beaucoup d'études qui sont faites sur ça, donc t'as tout et son contraire aux Etats-Unis, mais t'as aussi le meilleur. Donc c'est assez intéressant d'observer ce qui peut se passer aussi outre-Atlantique, dans certains autres pays, comment d'autres joueurs fonctionnent. Mais en tout cas c'est intéressant parce que tu es très à l'écoute et tu vois l'impact et aujourd'hui, 37 ans... Et tu es encore sur le terrain, ce qui est assez impressionnant.
- Speaker #1
Le cheminement aussi, il a été fait avec l'expérience. C'est pour ça que des fois, les jeunes, je ne les comprends pas, mais j'étais aussi un peu pareil. Donc je me dis, est-ce qu'ils vont apprendre avec le temps ou est-ce que ça va être toute leur carrière comme ça ? Ils ne vont pas vouloir faire les efforts parce que ça demande aussi de sortir un peu de sa zone de confort, de bien manger. C'est tellement facile de moins bien manger. d'aller plus vite, on est dans un truc où c'est les tentations encore une fois, je répète ça et psychogénement des fois ça peut être difficile à pas avoir ce on sait que c'est qu'on a envie de sucre c'est parce que c'est notre cerveau qui nous demande d'avoir du sucre donc des fois c'est contre ce qu'on a envie aussi donc c'est difficile moi j'ai réussi à le faire entre guillemets à prendre conscience de ça ça a pris du temps aussi on dit beaucoup
- Speaker #0
Avec nos émotions, j'imagine que quand un match a été difficile, qu'on a perdu ou qu'on a essuyé des défaites au cours du match, on peut aussi avoir un effet sur les émotions qui ont un effet dans l'assiette et après. C'est une sorte de route qui s'enchaîne et on a du mal à contrôler ça quand on vit des anxiétés. Des fois, ça va jusqu'à des peurs ou des stress. On stresse notre corps en permanence. Encore plus, quand tu le stresses et que tu lui mets derrière par-dessus, il y a une sorte de défaite qui rajoute un sentiment désagréable qui t'amène à te dire qu'il faut compenser ce décalage émotionnel. On retrouve beaucoup de liens entre l'état émotionnel et l'assiette. C'est aussi intéressant de faire ces liens et que les sportifs le comprennent. Et tu vois, là, les chefs qui nous écoutent aujourd'hui, alors c'est des chefs, c'est aussi des jeunes qui sont en formation et qui... Il n'y a pas que des chefs, mais c'est vrai que c'est la communauté qui m'écoute principalement. Mais tu as aussi des jeunes qui sortent d'école, qui ont cette appétence pour faire différemment, mais qui ne savent pas comment ils pourraient conjuguer leur maîtrise, leur savoir-faire, leur expertise et le sport. Est-ce que toi, demain, si tu as un chef qui peut t'aider, ce serait quoi ton brief ? Tu lui dirais, ok, toi tu es mon chef demain, en privé, voilà ce dont j'aurais besoin. Alors, en pensant qu'il y a le salé et le sucré, parce que le sucré en pâtisserie, on couvre surtout les petits déjeuners, les encas, les boissons d'articles, mais un chef au global, comment toi tu t'adresserais à lui ? Qu'est-ce que tu lui dirais par rapport à tes besoins et serait quoi ta commande ?
- Speaker #1
Déjà, je pense qu'on en parle beaucoup de ce qu'aimerait un sportif, entre guillemets, pour améliorer sa performance. Et tout le monde parle d'un chef privé à domicile, de faire les repas, parce qu'on a l'habitude de le faire, de l'avoir au club. Mais le soir, je pense que c'est là où des fois ça se joue, où les joueurs ne savent pas quoi cuisiner, ont pas cette éducation nutritionnelle. Donc moi, ma commande parfaite, ça serait quelque chose qui a du goût et qui soit bon pour la santé, tout simplement. Moi, je suis capable après, maintenant, ça aussi, c'est de manger pour manger. De ne pas forcément me faire plaisir. Des fois, ça peut me manquer aussi. Moi, je suis capable, encore une fois, des fois, ma femme rigole, mais elle me dit de manger la carotte comme ça. Elle me dit, t'as la pain ? Je lui dis, oui, mais j'ai la flemme. Je sais qu'au moins, j'ai mes rapports en fibres. Je sais que je mange mes légumes. Donc, c'est des choses, avoir quelqu'un qui me cuisine des choses avec un peu plus de goût, avec des bonnes matières grasses, pile poil comme il faut. Et ça, ce serait le luxe absolu. C'est évident. Et avec des bons produits de qualité. Je regarde beaucoup de reportages sur les basketteurs NBA qui ont tous leur chef cuisinier à domicile. Et je pense que c'est ça le luxe, c'est d'arriver, de savoir ses besoins nutritionnels. Je me suis entraîné comme ça, j'ai ça dans l'assiette, j'ai tous mes apports. Et ça,
- Speaker #0
ce serait une charge mentale en moins.
- Speaker #1
Oui, je pense. Après, est-ce que le corps humain, c'est vraiment une calculette ? Tu as le nombre de calories ? Je ne sais pas aussi. Est-ce que le stress ? On ne sait pas combien ça brûle de calories aussi le stress. Enfin, il y a pas mal de choses qui... Des choses sur le corps humain qu'on ne connaît pas aussi.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. En tout cas, on peut ajuster. Mais on peut ajuster. Et tu peux co-créer le menu avec le chef. Il y a déjà une...
- Speaker #1
Et c'est sûr que c'est... Je pense que c'est un luxe. C'est que quand il y a autant d'enjeux... financiers, oui je pense que les basketteurs ils ont complètement raison sur le fait que ça prouve que leur nutrition est très importante.
- Speaker #0
Oui, bah là tu vois on a l'histoire de Léon Marchand qui justement avant qu'il remporte tous ses prix, ses succès mondiaux il avait une période où c'était très compliqué, il était en perte de vitesse il était aux Etats-Unis et en fait il se faisait à manger, bah il était avec plusieurs autres nageurs et en fait il avait beaucoup de carences je pense donc il se retrouvait très très fatigué Merci. Et du coup, il n'était pas possible de continuer comme ça. Donc, il a tout changé. Il a fait venir un chef privé. Et ça, après, on voit ce que ça a donné. Il avait déjà plus à penser, quelqu'un qui pensait pour lui. Et puis, j'imagine que tu ajustes avec le chef au quotidien. J'ai le cas aussi, je pense à Rudy Gobert et Mehdi, qui sont chefs privés, qui, pareil, l'accompagnent dans tout. Et puis après, je pense que c'est un ajustement. Et puis, une fois que tu vois que les quantités ne sont pas bonnes, tu peux ajuster. Est-ce que toi, il y a, par exemple, un... un moment du repas qui est fondamental. Par exemple, tu as ton chef et tu lui dis, il y a un repas, ça peut être le petit déjeuner, ça peut être, ou le repas de soir qu'on pense que c'est un repas de récupération qui permettra de faire une bonne nuit. S'il y a un repas à un moment donné dans la journée, ça peut être l'enca aussi, ce serait lequel sur lequel tu serais extrêmement précis et tu ne pourrais pas déroger.
- Speaker #1
Je pense que c'est le petit déjeuner, celui qui te fait commencer la journée et qui te donne un peu le... Le tempo, ça m'arrive de jeûner des fois le matin, parce que je sais que c'est bon des fois de jeûner une fois par semaine. Je ne prends pas de petit déjeuner, mais je sens sur mon humeur que je ne suis pas forcément dans la meilleure disposition. Je le fais un peu pour essayer de mettre au repos mon système digestif, mais à la fois, il me manque quand même. Vraiment, le petit déjeuner, c'est le moment et peut-être aussi la veille du match. La veille du match, parce qu'on sait que c'est un repas qui peut être important pour le lendemain. Et avoir les bonnes quantités exactes. Des fois, je ne sais pas si je mange trop, je ne sais pas si je ne mange pas assez. Et de savoir exactement. Celui-là, c'est le bon. Plus tu t'approches du match, plus tu as envie d'avoir une nutrition qui soit bonne pour performer.
- Speaker #0
Est-ce que tu prends des choses aussi juste avant le match ? Ou est-ce que tu te dis qu'à trois heures avant le match, je ne peux pas manger ? Parce que je sais qu'en fonction des sportifs, des joueurs de tennis, ils ont des réflexes très différents. Et ça dépend aussi de ton métabolisme. Est-ce que toi tu te dis, il ne faut pas que je mange tant d'heures ?
- Speaker #1
C'est vrai qu'avec le stress qui vient, il y en a qui n'arrivent pas à manger beaucoup, il y en a qui n'ont pas faim. Alors que c'est très important de manger 4 heures avant pour avoir ces recharges de glucidique et de glycogène avant le match. Nous on a un repas qui est prévu avant chaque match à 4 heures avant le match. Donc c'est bien de timer aussi. Après une heure avant le match, on prend aussi une pâte de fruits, c'est des choses que j'ai apprises aussi tout au long de ma carrière. de De plus en plus, on est suivi par rapport à ça, par rapport à l'importance du match, d'être dans les meilleures conditions. On prend aussi du bicarbonate une heure avant le match, qui permet d'avoir moins de crampes. Donc c'est plein de nouvelles technologies qui n'existaient pas il y a 5-6 ans même.
- Speaker #0
Tu sens qu'il y a un mieux sur le corps, en tout cas tu le ressens ? Par ces habitudes-là, en tout cas, tu peux...
- Speaker #1
Est-ce que c'est placebo ? À la limite,
- Speaker #0
pourquoi pas, mais ce n'est pas grave. C'est une chose qui sera intéressante.
- Speaker #1
Je pense, oui. Moi, j'essaie de me dire, si on me dit que c'est comme ça, et je fais beaucoup confiance aux professionnels, j'essaie aussi d'être curieux et de voir pourquoi je fais ça. Et pour l'instant, oui, ça marche en tout cas. Mais mon alimentation avant le match, je pense qu'elle est bonne.
- Speaker #0
Donc là, on parle d'avant. On a aussi le milieu du match. à la mi-temps. Là aussi, il y a des choses qui sont consommées, des fruits ou pas. Des fois,
- Speaker #1
c'est difficile de manger aussi. Il y en a qui n'arrivent pas à manger pendant l'effort. Des fois, je me force,
- Speaker #0
moi.
- Speaker #1
On a les boissons sucrées. Vraiment, on a la caféine une heure avant le match aussi. On a des petites gélules de caféine ou des chewing-gums pour ceux qui n'y arrivent pas. En fait, tout est quand même assez cadré. On sait... Je ne sais pas jusqu'où on va aller, mais pour l'instant, c'est de plus en plus... précis.
- Speaker #0
Est-ce que tu vois des joueurs sortir du match plus tôt alors qu'ils ont une super condition physique parce que justement ils ont un coup de mou, peut-être parce qu'ils n'ont pas... Est-ce que tu le vois ça sur les matchs ?
- Speaker #1
C'est difficile à dire. C'est difficile à dire. C'est plus de ressenti personnel.
- Speaker #0
Et ils ne te disent pas j'avais plus de jus ?
- Speaker #1
Il y a un truc dans le rugby qui est rigolo c'est que l'antiséme d'un joueur de rugby c'est d'avoir des crampes pendant un match parce qu'il y en a des crampes et maintenant ils prennent du jus de cornichon tous. il y a beaucoup de joueurs qui prennent du jus de cornichon qui disent que ça empêche d'avoir des crampes j'ai jamais essayé parce que déjà j'aime pas le cornichon je pense que j'ai pas souvent des crampes je sais pas à quoi c'est dû les crampes réellement c'est peut-être un manque d'hydratation ou un truc comme ça en tout cas il y a beaucoup de joueurs qui ont des crampes et ils boivent du jus de cornichon donc voilà c'est le...
- Speaker #0
si ça marche
- Speaker #1
J'ai l'impression que ça marche sur certains joueurs.
- Speaker #0
On demande aux scientifiques d'aller du système maintenant.
- Speaker #1
Pourquoi ? Du pourquoi, je ne sais pas.
- Speaker #0
C'est la raison pour laquelle je pense qu'il est important de mettre des moyens. Parce que si la science avance, après ça a un effet levier. Et ça diffuse dans tous les réseaux, jusqu'aux sportifs, qui est finalement le principal concerné. Mais pour ça, il faut qu'il y ait en amont des recherches. Parce que parfois, on y va plus empiriquement. Ça, ça me va bien, ça, ça ne me va pas. Ça aussi, ça peut être cyclique. À des moments, on devient tolérant à quelque chose en cours de parcours alors qu'on pouvait le manger. Donc, la nutrition peut évoluer au fil de... Surtout, une carrière aussi longue que la tienne, tu peux avoir aussi... Ok, il y a les habitudes culturelles, après tu fais évoluer par rapport à ce que tu ressens, et maintenant, tu te dis, voilà, je mange en accord avec mes besoins. Et c'est sûr que c'est passionnant, et effectivement, il y a des nouveaux ingrédients qui arrivent sur les marchés. C'est intéressant. Après, effectivement, il y a l'appétence, comme tu dis, j'aime pas le goût, donc il y a aussi se dire, j'ai pas envie de prendre quelque chose qui va nécessairement me dégoûter. À la limite, neutre, pourquoi pas. Donc, jusqu'où on va ? Mais effectivement, quand tu dois balayer une problématique physiologique pour être au top, tu es parfois prêt à tout, mais il faut faire attention à ce qu'on peut te vendre.
- Speaker #1
C'est comme pareil pour les médicaments. Il y a beaucoup de gens qui n'aiment pas des médicaments. Ils les prennent quand même parce qu'ils savent que c'est bon. Ils se bouchent le nez. Ça arrive. Et moi, je me dis que si c'est bon aussi et que ce ne sera pas bon, je me dis que si c'est bon pour ma performance sportive, je pense que je suis capable de le faire aussi.
- Speaker #0
Bon,
- Speaker #1
mais le corps est chaud encore. Pourquoi ? Parce que j'ai pas de crampes. Voilà, t'as pas de crampes, donc on a sans faire.
- Speaker #0
Parce que c'est vrai que c'est des sujets... Alors attends, tu m'as quand même parlé des croisés. Bon, ça c'est un accident...
- Speaker #1
J'ai un joueur de 130 kilos qui m'est tombé sur la jambe. Donc, je sais pas si l'alimentation... Mécanique, là.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
c'est pour ça.
- Speaker #0
En tout cas,
- Speaker #1
je suis revenu au bout de...
- Speaker #0
C'est dur, c'est dur.
- Speaker #1
Au bout de 7 mois, donc c'est assez rapide. Et je pense que c'est dû aussi à une nutrition, une alimentation très bonne pendant ma rééducation. Je n'ai pas perdu trop de muscles parce que je savais qu'il fallait que mon apport en protéines soit bon aussi, même quand je ne faisais pas de sport. Et le sommeil qui était aussi un facteur très important pour que ton corps se régénère.
- Speaker #0
Tu t'es soigné où du coup ?
- Speaker #1
À Bayonne. À Bayonne, c'est un centre de rééducation. On avait tout ce qu'il faut au club. Maintenant tous les clubs professionnels sont très bien équipés pour une rééducation.
- Speaker #0
C'est marrant que tu me dises ça parce que je devais interviewer un rugbyman à Marseille et là, il est à Cap-Breton pour sa rééducation.
- Speaker #1
C'est un centre qui est quand même très performant.
- Speaker #0
Ok, bon, du coup, plusieurs espaces. Et dans ces centres-là, est-ce que la nutrition est mise en avant ? Parce que pareil, au club, il y a ça. Puis en rééducation, est-ce qu'on est accompagné ou est-ce que toi, tu as fait tes choix ?
- Speaker #1
Je n'ai jamais été dans ce centre à Cap-Breton qui est réputé pour de la rééducation. Mais par contre, pour tous les joueurs qui sont blessés, la nutritionniste donne un programme un peu spécifique concernant l'apport en protéines. Parce que quand on fait moins de sport, on a tendance à moins manger. Et à la fois, pour perdre le moins possible de muscles quand on est handicapé, et physiquement quand on ne peut pas bouger, on doit quand même avoir des apports en protéines pour perdre le moins de muscles possible pendant cette phase sans rien faire.
- Speaker #0
Donc elle met l'action sur les protéines principalement ?
- Speaker #1
Exactement, et après avoir toujours des bons compléments. Par exemple, les joueurs qui ont des commotions, c'est prouver que la créatine aidait aussi pour le cerveau à essayer de récupérer au mieux pour les commotions cérébrales.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, c'est plein de petits compléments, plein de petites choses.
- Speaker #0
Les enjeux de glisse arrivent souvent.
- Speaker #1
Exactement, donc ils sont complémentés en créatine un peu plus que la normale.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Hyper intéressant, maintenant peut-être des petites questions un peu plus... Ton enca préféré c'est lequel ? C'est un goûter préféré qui est bon pour toi ? Parce que tu ne vas pas me sortir un gâteau, un flan, je ne sais pas, bon pourquoi pas, mais je ne dis pas que c'est mauvais, mais un soin, quelque chose que tu adores, mais qui peut être aussi un enca qui peut te soutenir ta performance.
- Speaker #1
Qu'est-ce que j'aime manger ? Quand c'est rapide, quand je n'ai pas le temps de cuisiner, le milkshake avec la whey protéine, c'est très bon, le lait avec une bonne protéine. À la vanille, franchement, je mixe avec une banane. Moi, j'adore ça. Après, quelque chose de plus cuisiné, j'adore le fromage blanc. Je ne cuisine pas non plus, mais je rajoute des oléagineux, du miel. J'adore les dates aussi. C'est les petits ankas. Après, j'aime bien manger en journée, pas trop solide. Je ne sais pas pourquoi, parce que je me désire ça pour le matin, le midi et le soir. Donc, les ankas, c'est plus des trucs un peu liquides qui passent bien et qui sont plus frais.
- Speaker #0
Oui, et puis c'est plus léger, ça demande moins de travail. Exactement.
- Speaker #1
à l'appareil digestif ton dessert préféré de gourmand ou pour aller les deux les deux je suis très gourmand en plus c'est pour ça que je me dis que des fois c'est des sacrifices mais que j'habille Si tu allais faire ces sacrifices, que ça ne devienne plus des sacrifices. Parce que j'adore le tiramisu par exemple, je pense que c'est l'un de mes desserts préférés. Tous les desserts, j'adore. Et un bon dessert assez sain, toujours, tous les soirs, je prends mon fromage blanc avec, encore une fois, je répète, un fruit dedans, du miel et un peu d'oléagineux. Pour moi, c'est... Quelque chose de simple avant de dormir qui me permet d'être prêt à dormir. Oui,
- Speaker #0
de se sentir bien.
- Speaker #1
Oui, de me sentir à l'aise. C'est vrai que ce que je disais, dès que je mange trop lourd le soir, je ne me dors pas bien. Donc en fait, le but c'est de bien dormir. Oui,
- Speaker #0
c'est sûr, bien récupérer.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
On voit aussi, moi je sais que je ne bois pas de café, mais du coup j'en bois de temps en temps. Surtout à l'arrivée de ma deuxième fille qui a été très rapide. Et je peux en prendre un de temps en temps, mais je vois que si j'en prenais... J'ai essayé d'arriver à être très fatiguée d'en prendre un tous les jours. Et je voyais, même si je le prenais très tôt, que ça avait un impact sur la qualité de mon sommeil. Parce que les gens disent « Non, mais j'ai dormi » . En fait, ce n'est pas que tu ne dors pas, c'est que tu dors moins bien. Mais ça, c'est aussi, chacun réagit différemment. On va dire aux excitants, le café, moi, j'ai eu peu l'habitude d'en prendre. Toi, tu en prends un tous les matins, c'est une habitude. C'est aussi quelque chose de confortable qu'on aime bien. Mais parfois, le matcha, c'est aussi un excitant. Il y a des ingrédients qui sont excitants et que tu ne te rends pas compte parce que tu te dis « Non, mais j'ai dormi » . Euh, en fait... qualité de ton sommeil. C'est hyper important parce que dans le sommeil, il n'y a pas la longueur, mais c'est la qualité du sommeil profond. Et tu as des montres d'ailleurs, je ne sais pas si tu connais la marque Weezings, je la nomme parce que je n'en connais pas d'autres et que je l'adore, mais qui justement, tu la portes et donc tu te réveilles le matin. En plus, je pense que quand tu as des effets de performance ou pour comparer peut-être des habitudes que tu as, est-ce que j'ai... ou même tu sais, aux Etats-Unis, tu as poursuivi la glycémie. Et tu peux comparer. Du coup, pas juste dire je sens que, mais aussi je sens et je vois. que c'est lié à j'ai eu un pic de xymie et je me suis sentie fatiguée ou bien j'ai mangé ça et je vois que mon sommeil est moins profond ça rentre dans un truc très faux comme le poids tu vois, faut pas rentrer dans un délire de performance là-dessus mais juste de se dire ok qu'est-ce qui du coup me fait du bien et tu peux maintenant jouer avec des appareils comme ça comparer et voir quand t'as un doute sur un changement alimentaire ou sur une envie de performance à un moment donné je sais pas tu vas au JO tu te dis peut-être que là je vais accélérer sur mon alimentation mais est-ce que je fais les bons choix ? Bah ces appareils là peuvent t'aider Est-ce que d'ailleurs, toi, pour faire une... Je voulais continuer mes questions, mais là-dessus, est-ce que tu as des appareils qui te permettent de suivre ça ?
- Speaker #1
Oui. Je la garmine. C'est une autre marque qui est très efficace pour suivre le sommeil. Et si je me rends compte, c'est pas ma durée. Souvent, le score sommeil, il y a un score sommeil après chaque nuit. Et souvent, c'est pas dû à la longueur. Je suis capable de dormir 10 heures et d'avoir un score moins important que si j'avais dormi 7 heures, mais de qualité.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Après, je me connais tellement par cœur que je sais quand est-ce que j'ai bien dormi profondément ou mal dormi. Mais c'est souvent lié à mon alimentation de la veille. C'est évident.
- Speaker #0
Une des appareils digestifs. Et en fait, c'est vrai qu'on se rend compte que la santé de notre intestin joue sur tout le reste. D'ailleurs, on dit qu'on retrouve des bactéries intestinales dans le cerveau. Donc, tout est lié.
- Speaker #1
C'est lié.
- Speaker #0
Et un aliment chouchou que tu adores ? Genre, que tu peux... pas te passer... Les oeufs.
- Speaker #1
Les oeufs, je pourrais en manger matin, midi, soir, je suis jamais... Mais dans toutes ces formes. C'est un aliment qui, je sais que c'est très très bon au niveau nutritif. Encore une fois, on peut parler aussi que de manger, ça coûte cher, mais de manger bien, ça coûte cher, mais là, les oeufs, c'est peut-être la chose que je pourrais en manger tout le temps.
- Speaker #0
Le plus accessible, oui, exactement.
- Speaker #1
Je pense.
- Speaker #0
Donc surtout le matin. ce que tu disais.
- Speaker #1
Oui, mais je pourrais manger tous les repas. Donc, il y a cette efforce croyante que ça fait du cholestérol. Alors que je pense que si tu as une bonne activité sportive, le cholestérol, c'est...
- Speaker #0
Oui, c'est annexe.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu pourrais dire à nos amis chefs qui, aujourd'hui, bien sûr, on les connaît dans les restaurants, dans les pâtisseries boutiques, mais aussi à la tête de grandes maisons ou même de cantines collectives ou de restaurations collectives ? qui se retrouvent dans les clubs à servir les sportifs. Est-ce que tu aurais quelque chose que tu aimerais partager ? Même, je te dirais, ça pourrait être dans plusieurs directions, c'est-à-dire, un, des conseils par rapport à toi, pour que dans ton métier, dans ton sport, au-delà de toi-même, mais dans le sport qui est le rugby, accélérer sur le plan nutritionnel. Est-ce que tu as des conseils pour ces chefs-là ? Et après, j'aurais une autre question.
- Speaker #1
Souvent je pense que les joueurs de rugby aiment bien aussi quand c'est bien présenté, quand c'est l'esthétique, je pense aussi à une part importante maintenant de la nutrition. Mieux c'est présenté, mieux c'est servi, je pense. Plus ça donne envie aux joueurs de goûter au moins, d'essayer de manger. C'est sûr qu'on te sert des betteraves comme ça, posées comme à la cantine. Ça donne peut-être moins envie que si elles sont présentées différemment. Je pense qu'il faut donner envie à un joueur d'aller vers l'aliment.
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
Parce que je pense que tout le monde est sensible à l'esthétique, à la beauté, plus ou moins. mais ça au moins pour essayer de donner envie. Et je pense qu'un joueur de rugby est comme un grand enfant et je pense que les enfants aussi, il faut leur donner envie de manger quelque chose, bien présenté, avec peut-être une forme de quelque chose un peu plus aussi rigolote ou qui sort un peu de l'ordinaire.
- Speaker #0
Et puis bien cuisiné avec des bonnes cuisines. Exactement,
- Speaker #1
je pense.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. J'ai une anecdote là-dessus parce que je revendis. quand j'étais sur le site de Marc aussi et que du coup j'observais ce qui se passait alors je discutais avec la nutritionniste qui me disait bon on a mis le fenouil, on a demandé qu'il y ait du fenouil pendant le repas donc oui le fenouil était bien là sauf que le fenouil il était dans un état au fond d'un gastro, donc un bac gastro en cuisine avec de l'eau, donc cuit dans l'eau on va dire que sa tête n'était pas très appétissante, autant dire que personne n'en prenait parce que c'est quand même toujours des buffets donc oui elle, elle avait coché sa case il avait fait ce qu'elle lui avait demandé dans un état comme tu dis, non appétissant tout comme les amandes qui restaient dans les pots tu vois, donc pas appétissant donc peut-être même rance, donc celui qui avait osé en prendre une s'était rendu compte qu'elle n'était pas bonne, n'y revient plus alors que c'est des ingrédients, des produits en tout cas du quotidien qui devraient être dans le quotidien de l'assiette du sportif j'adore ce que tu dis, parce que c'était aussi mon point de dire si à Marcoussi tu as des joueurs qui viennent 5 fois par jour autour de ce buffet Merci. J'espère bien qu'il change un peu, qu'il est appétissant, que le matin, tu as des pancakes avec des modèles de pancakes, et puis tu leur donnes à l'exposition des graines, des oléagineux. Et ils peuvent composer, utiliser différents types de sucrants. Il n'y a pas que le miel, il y en a plein d'autres. On a le sirop de Yacon maintenant, le sirop de Chicorée. Les sucres à Ijeba, c'est intéressant, mais il y en a plein d'autres. Et du coup, tu fais une présentation et tu te challenges. Mais voilà, pour ça, il faut avoir une certaine appétence. En tout cas, je pense que ce qui est intéressant, c'est que si les chèvres nous écoutent et qu'ils ont envie d'aller là-dedans, Yeah. un territoire d'opportunité parce qu'il y a plein d'entreprises qui rechercheraient ces chefs, non pas qui sortent et qui seraient juste recrutés parce qu'ils ont un CAP de cuisine, mais plutôt parce qu'ils sont intéressés, ils vont plus loin. Donc il va falloir faire cette extra miles pour qu'on puisse nourrir les sportifs. Et peut-être un... Est-ce que tu voudrais nous partager les projets qui sont à venir ? Toi, personnellement, professionnellement, il y a le rugby, mais il n'y a pas que, puisque tu nous as parlé que tu étais un... Un entrepreneur ou en off, tu me l'as dit, tu aimais le monde de l'entrepreneuriat. Est-ce qu'il y a des choses que tu as envie de nous partager aujourd'hui, à venir ?
- Speaker #1
Déjà, j'ai toujours envie de jouer au rugby. C'était ma volonté, c'est pour ça que j'ai encore prolongé pour au moins une année à Paris, dans l'idée de toujours progresser, de toujours être curieux, apprendre des choses encore une fois sur la nutrition, sur mon corps, et se connaître vraiment personnellement. Et après, il y aura la suite. forcément la reconversion que j'ai déjà un peu préparée avec mon application et dans le but aussi de je pense la suite logique comme je suis vraiment un fou de sport je resterai dans ce milieu et j'ai pour projet de monter une salle de sport à Bordeaux qui avait peut-être pourquoi pas un coin un peu nutrition en tout cas parce que je suis persuadé que les deux l'un sans l'autre c'est C'est bien déjà de faire du sport, mais c'est encore mieux s'il y a la nutrition qui suit avec et les résultats seront deux fois plus rapides. Et les gens, souvent, font du sport pour la tête et ne se rendent pas compte que la nutrition aussi, ça peut leur faire du bien à la tête et à leur santé mentale. Et c'est pour ça que je suis impatient et curieux de voir ce qui m'attend. Après, j'ai plein de projets. Est-ce que je les mènerai tous jusqu'au bout ? Je ne sais pas. Mais déjà, bien finir ma carrière. Ça sera quelque chose d'important et après j'ai ma vie de famille aussi qui est très importante, m'installer du côté de Bordeaux et après on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve. On a des visions, des projets mais est-ce que tous aboutiront ? Je ne sais pas si je me rebaisserai encore l'année prochaine. En fait il y a tellement de choses qu'on ne peut pas contrôler. En tout cas, moi c'est toujours cette envie de me connaître plus moi en profondeur. Et si ça peut passer par une meilleure alimentation, je le ferai pour le but de progresser.
- Speaker #0
Génial. Merci beaucoup Maxime. Avec plaisir. Bonsoir à vous de se retrouver. On vient à Bordeaux. Ensuite, il y a des projets dans l'avenir.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et sinon, là tu es à Paris pour la saison prochaine.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Merci. Oui. Ok. Merci à toi.
- Speaker #1
Merci Joana.
- Speaker #0
J'étais ravie de te recevoir. Merci de nous avoir suivis sur l'épisode Starter Revolution. J'espère que vous avez aimé cet épisode. J'ai hâte de vous retrouver pour de nouvelles interventions, de nouvelles interviews. On vous partagera bien sûr tous les liens pour retrouver Maxime, ses performances et tout ce qu'il va accomplir dans le futur. A bientôt !