Speaker #0Parlons de Yomi Natsugai, de Glitch et de Daredevil Born Again. C'est la dose geek et on commence direct avec Tsugai Diamonds of Shadow Realm, ou donc Yomi Natsugai. C'est rare mais le titre est plus simple en VO, donc on va garder celui-ci. C'est la nouvelle oeuvre de Hiromu Arakawa, que vous connaissez forcément pour Silver Spoon, et peut-être pour un autre titre. Pas très connu celui-ci, mais sait-on jamais, il y a peut-être des experts parmi vous. Full Metal Alchemist. Oui, un petit truc assez niche, confidentiel. Le manga est publié en France chez Kurokawa et son adaptation animée est réalisée par Masahiro Ando avec le studio Bones Film à l'animation. Il y a 24 épisodes dans cette première saison qui est diffusée depuis le 4 avril 2026 et elle est disponible en VOSTFR et en VF sur Crunchyroll. Alors tout n'est pas encore en VF au moment où j'enregistre, pour celles et ceux qui sont réticents à la VO. Mais ça arrive avec un petit peu de délai. Et c'est tout frais. Juste après la diffusion du dernier épisode, le 19 septembre, une saison 2 a officiellement été annoncée. C'est génial Michel ! Donc on n'a pas encore de date, mais au moins, on sait qu'on devra avoir la suite. Alors c'est quoi Yomi no Tsugai ? On suit un gosse, Yuru, qui vit dans un village complètement isolé, au milieu des montagnes, où il passe une bonne partie de son temps à chasser. Il a une soeur jumelle, Asa. qui elle est enfermée depuis son enfance en raison d'un étrange rituel lié à leur naissance. Et forcément, tout va partir en couillasse. Le village est brutalement attaqué par des gens venus de l'extérieur, avec des armes et une technologie que Yulu n'avait encore jamais vue. Très très vite, tout ce qu'il pensait connaître, que ce soit sur son foyer, sa famille ou même sa sœur, s'effondre. Et c'est là que la série devient vraiment intéressante, parce que Yulu comprend... Assez rapidement que le monde dans lequel il a grandi repose sur beaucoup de non-dits, des secrets et probablement quelques mythos. Bon, les gros mythos. Et surtout, il découvre l'existence des tsugai, des créatures surnaturelles qui fonctionnent par pair et peuvent être liées à certains humains. C'est pas tous les humains qui peuvent les voir, ni en avoir. Donc le pauvre petit gars passe en quelques heures de la chasse tranquillement dans sa montagne à un monde qu'il ne connaît absolument pas. Il y a des hélicoptères dans le ciel et des espèces de démons géants qui veulent le découper. Faut bien un litre d'eau pour avaler cette grosse pilule. Yoru va lui-même hériter de Dextre et Sénestre, deux gardiens qui protégeaient son village depuis des siècles. Ils étaient sous forme de statues, donc ils ne connaissaient pas leur existence sous la forme Tsugai, évidemment. Finalement, le plus gros problème de Yomi no Tsugai, ça va forcément être Fullmetal Alchemist. Parce que c'est Hiromu Arakawa. Et même si les deux histoires n'ont finalement pas grand chose à voir, c'est quasiment impossible de ne pas faire la comparaison. D'autant qu'on retrouve sa patte. Des personnages très expressifs, de l'humour au milieu des situations parfois super violentes, et tout un système surnaturel avec ses propres règles. Mais bon, je trouve pas ça aussi mystique que FMA. Et oui, je peux dire que j'allais pas faire la comparaison avec FMA non plus. Mais ça veut absolument pas dire que c'est mauvais. Au contraire. J'ai vraiment beaucoup aimé cette première saison. Je me pose juste la question, est-ce qu'on aurait regardé ou lu, perso j'ai pas eu les mangas entre les mains, donc je m'arrête seulement sur l'anime, si ça n'avait pas été Hiromu Arakawa ? Mais est-ce qu'on en aurait auto-entendu si ça avait été quelqu'un d'autre ? J'ai pas la réponse, mais on peut en discuter en commentaire si vous voulez. Donnez-moi votre avis. Bref, Yoru et Asa, ils ont la classe, mais pas de la même manière. Asa paraît immédiatement plus sombre, plus stylé, presque plus inquiétante, alors qu'elle est fan fan fan de son frère, et finalement, une fois qu'on la connaît, cette dualité est assez touchante. Elle peut donner l'impression d'être ultra froide, et deux secondes après, être juste trop heureuse, parce que Yolu est dans la même pièce qu'elle. Et Yolu, justement, il est plus rustre, beaucoup plus terre à terre, mais il est aussi courageux, étonnamment mature et très débrouillard. Et oui, parfois je trouve qu'il y a un petit quelque chose d'Edward et d'Eric dans sa manière d'être et même dans le design. Sauf que lui, il a les yeux rouges. Et forcément, l'ombre de Fullmetal plane toujours un peu au-dessus. On retrouve d'ailleurs des petits clins d'œil sympas, du style une télé qui diffuse un épisode de Fullmetal, et pas n'importe lequel. Ou les yeux rouges, justement, qui font forcément penser au Ijbal et à Scar. Évidemment. Le gros truc cool, c'est vraiment ce système des Tsugai, qui marche par terre. Il y a une diversité vraiment impressionnante, avec des pouvoirs... ultra originaux et différents. On peut avoir des énormes monstres de combat, des trucs beaucoup plus discrets, des paires capables de poursuivre quelqu'un, de stocker des objets, de nettoyer derrière elle. de bouffer des gens. Il y a vraiment de tout. Ça donne des bastons très graphiques, mais surtout des affrontements où il faut comprendre comment fonctionne la paire d'en face, plutôt que simplement savoir qui tape le plus fort. Et pour le coup, c'est ça qui fait rester sur la série. Enfin, de mon point de vue. Et plus ça va, plus on comprend que Yuru et Asa eux-mêmes sont particuliers. Asa possède un pouvoir appelé délivrance, lié au tsugai, tandis que son frère semble destiné à posséder son opposé. Donc forcément, Quand plusieurs familles commencent à s'intéresser de très près à ces deux-là, c'est pas juste parce qu'ils ont une bonne bouille. Du coup, on se retrouve progressivement dans une espèce de guéguerre entre famille et clan, où chacun veut protéger les jumeaux, les utiliser, ou parfois faire semblant de vouloir les protéger pour mieux les utiliser après. Et surtout, les rôles deviennent beaucoup moins clairs qu'au départ. Même les kagemori, qui apparaissent d'abord comme les gros méchants, qui viennent foutre le bordel. deviennent progressivement beaucoup plus ambiguës, sans trop en dire. Et au milieu de tout ça, Yoru doit également découvrir le monde moderne. Le mec vient d'un village coupé de tout, donc une voiture, un appartement ou simplement certaines habitudes de notre quotidien, pour lui, c'est clairement de la science-fiction pure et dure. Et ça permet justement à Arakawa de remettre cette légèreté dont elle est assez friande, entre deux bastons et deux meurtres parfois absolument atroces, il y a ce petit truc un peu rigolo. Ça se dévoile progressivement, du coup, on peut peut-être trouver le rythme assez lent, mais bon, ça va quand même, ça peut demander un peu de patience, mais on a quand même largement de quoi se mettre sous la dent. Arakawa pose beaucoup de mystères en même temps. Pourquoi les parents des jumeaux ont disparu ? Qui contrôle réellement quoi ? Pourquoi les deux familles se battent ? Ce que représentent exactement Yoru et Asa. Plein de choses. Le seul truc qui me gêne vraiment, pour l'instant, c'est son début. Parce que ça commence... très violemment, il se passe des horreurs, et sans spoiler, certaines personnes ont quand même énormément de choses à se reprocher. Et j'ai parfois l'impression qu'au fur et à mesure que les relations entre les personnages évoluent, la série oublie un petit peu vite ce qui s'est passé. Je comprends qu'on veuille nous montrer que les camps sont beaucoup moins simples qu'ils n'en avaient l'air, et ça j'aime beaucoup, mais il y a quand même une différence entre finalement cette personne est plus complexe que prévu et bon. t'as massacré des gens en premier épisode, mais viens, on va manger des onigiri. Alors c'est que j'agère. Évidemment, à peine. J'espère vraiment qu'elle reviendra là-dessus dans la suite. Vous qui avez lu, vous le savez sûrement déjà. Mais sinon oui, la saison 2, je l'attends, clairement. Et on continue nos petites recos de la semaine avec Glitch de Shima Shinya, l'autrice de Lost Lad London. Le manga est terminé au Japon, en 4 tomes, et vient seulement d'arriver chez nous, chez Kiyun. Le premier volume est sorti le 27 août 2026 et le deuxième est prévu pour le 3 décembre. Minato et sa petite sœur Akira viennent d'emménager avec leur mère dans la ville de Toka. Et dès son premier jour au lycée, Minato voit quelque chose d'un peu mystérieusement mystérieux. Genre d'immenses formes ressemblant à des mains qui apparaissent dans sa classe. Sauf qu'absolument personne ne réagit. Et c'est finalement ça le concept que je kiffe bien dans Glitch. C'est qu'à Toka, voir des choses complètement anormales, c'est normal. Il y a des ombres gigantesques, des créatures étranges, des animaux qui disparaissent, des silhouettes qui traversent la ville et même un commerçant dont la tête est remplacée par ce qui semble être des ailes de pigeon. Mais tout le monde sent Balek royal. Minato et Akira vont donc se rapprocher de Kei et Ito, deux filles du coin, qui sont elles aussi capables de remarquer certaines de ces apparitions. Et ensemble, Yel commence à enquêter sur ces phénomènes. notamment à cause d'un petit être qu'Akira a aperçu dans sa chambre, sans pouvoir l'identifier tout de suite, et surtout sur cette étrange forêt au milieu de la ville. On va dire que la frontière entre leur monde et quelque chose d'autre semble être de moins en moins claire. Et en vrai, je vais pas vous mentir, j'ai hésité à vous parler de glitch, parce que je trouve que graphiquement, c'est pas ouf. J'aime pas trop beaucoup ça. J'en ai discuté avec un certain Jay, qui se reconnaîtra sûrement. Coucou Jay. Et visiblement, je n'étais pas tout seul à penser ça. Le dessin de Shimashin-ya est très particulier, assez minimaliste, parfois presque géométrique, avec de grands espaces vides et des personnages volontairement très simples. Certains adorent justement ce choix et vont trouver qu'il accentue l'étrangeté de Toka. D'autres vont se dire que les personnages sont parfois assez grossièrement dessinés et que les décors peuvent être trop dépouillés, ce qui est mon cas. Donc là... on est vraiment sur une question de sensibilité on va dire. Perso, j'ai l'impression de voir des dessins d'une BD jeunesse. Mais vraiment le propos contrebalance clairement avec ce graphisme. Parce que côté ambiance, par contre... Ça marche de dingue. C'est calme, étrange, légèrement inquiétant, sans vraiment basculer dans l'horreur. Et surtout, ça se lit super facilement. On découvre Toka exactement comme les personnages, en acceptant petit à petit que, bah dans cette ville, un truc impossible peut traverser la rue et que personne n'en a rien à foutre. Et ça, j'adore. Et parmi les personnages, on a Minato, qui est non-binaire. C'est pas présenté comme un grand événement. ni utilisé comme moteur dramatique, mais c'est simplement son identité et les autres personnages vivent avec. Et ça aussi, j'aime bien, n'en déplaise aux anti-woks je sais pas quoi. Bref, visuellement, je suis toujours pas totalement convaincu, mais l'univers m'a suffisamment accroché pour que je veuille lire la suite. Et comme il n'y aura que 4 tomes, franchement, je vais aller au bout. On en reparle quand on aura lu toute la série. Et on termine avec la saison 2 de Daredevil Born Again. La série Marvel Television est pilotée notamment par Dario Scardapan, avec Charlie Cox, évidemment, toujours dans le rôle de Matt Murdock, et Vincent Donofrio dans celui de Wilson Fisk. Cette deuxième saison compte 8 épisodes, diffusés depuis le 25 mars, et elle est disponible chez nous sur Disney+. Et on vient également d'apprendre la triste nouvelle. La saison 3 sera la dernière. Oh, ça va aller, Michel. Et c'est dommage, parce que moi, ce Daredevil-là... je l'aime bien. Depuis Netflix même. Charlie Cox, je l'adore. En vrai, je ne sais même pas comment on pourrait faire mieux aujourd'hui tellement, pour moi, le mec est Matt Murdock. Mais je dois quand même dire un truc, depuis le passage chez Disney, et surtout depuis que Kingpin semble être devenu le grand méchant officiel de ce petit coin du MCU, ça commence peut-être à manquer un peu de nouveauté. Parce que Fisk, on le voit maintenant depuis la série Hawkeye, donc ça commence à faire un moment qu'il traîne dans le coin. Et dans cette deuxième saison, il a clairement passé la seconde, voire la troisième. On le voyait déjà avant, mais disons qu'en tant que maire, on le voit depuis Hawkeye. Dans cette saison 2 justement, Fisk est très bien installé à la mairie de New York et il mène toujours sa croisade contre les justiciers. Et là, ça a pris une toute autre ampleur. Daredevil est devenu l'émis public numéro 1, il est l'homme à abattre, alors que l'unité anti-vigilante de Fisk continue à foutre un sacré bordel. avec sa traque de ceux qui continuent d'agir masqués. Daredevil devient directement la cible de groupes quasiment militarisés, pendant que Fisk arrive plutôt à faire écran de fumée auprès de la population. Et c'est justement là que je trouve cette version de Daredevil assez intéressante. Je la trouve beaucoup plus sociétale qu'avant, plus politique aussi. Alors pas politique au sens partisan du terme, mais parce que la série parle quand même énormément du pouvoir, de la propagande, de la peur. de la manière dont un gouvernement peut désigner certaines personnes comme des ennemis et faire passer des mesures de plus en plus autoritaires en donnant l'impression que c'est pour protéger la population. Bon, ça règle Disney derrière, donc je trouve toujours ça un peu contradictoire de les voir critiquer ce genre de système, mais en même temps, utiliser une plateforme populaire pour parler de sujets populaires, quelque part, ça me semble aussi assez logique. Et j'aime énormément New York dans la série. La ville a vraiment une présence, on sent même la tension, la peur, les gens qui continuent de vivre normalement, pendant que derrière, tout devient de plus en plus craignos. Et forcément, Matt se retrouve au milieu de tout ça. Enfin, d'Ardeville, parce que Matt, pour la presse et donc pour les habitants de New York, il a disparu à la fin de la saison précédente. Sauf que l'absence de Murdoch arrange finalement assez peu d'Ardeville, qui devient beaucoup plus vulnérable politiquement. et surtout beaucoup plus facile à présenter comme une menace. Matt doit donc essayer de lutter contre Fisk, tout en restant suffisamment discret pour ne pas se faire écraser immédiatement par tout l'appareil que le maire a construit autour de lui. Et forcément, la résistance commence à s'organiser. Karen est là, Bullseye continue à semer son petit bordel, et au milieu de tout ça, Jessica Jones passe même une tête. J'en dis pas plus pour celles et ceux qui ne savent pas, disons quand même... qu'elle vient avec une annonce qui la concerne plutôt cool en fin de saison. Et pas que elle, d'ailleurs. Mais particulièrement elle quand même. Et ça, ça m'a fait plaisir, parce que justement, c'est peut-être ce qui manque le plus aujourd'hui. Comme je vous l'ai dit, on sait maintenant que la saison 3 sera la dernière. Et je regrette un peu que Daredevil n'ait pas eu d'avantage d'interaction avec les autres personnages de son univers. C'est justement quelque chose que j'aimais beaucoup dans la période Netflix. Ils essayaient d'explorer plus de choses. de connecter davantage de personnages, de faire exister tout un petit univers autour de maths. Alors le problème... C'est que parfois, il se perdait aussi dans des trucs soit beaucoup trop alambiqués, soit pas assez développés. Donc finalement, est-ce que recentrer le sujet, comme le fait Disney, autour de Matt, Fisk et New York, c'est forcément une mauvaise idée ? Peut-être pas en vrai. On est dans la contradiction. Parce que cette saison, c'est sale, sombre, oppressant, très urbain, ça reste Daredevil et New York, Fisk ne se contente plus d'être un mafieux extrêmement puissant, il contrôle une partie du discours. public, il utilise sa fonction de maire et joue avec la peur. Il arrive même à convaincre une bonne partie de la population qu'il est en train de remettre de l'ordre dans les rues de New York. Mais bon, la vérité est un petit peu moins jolie. Ça reste une série de super-héros, donc c'est pas toujours d'une finesse incroyable, politiquement en tout cas, mais franchement, c'est pas non plus ce qu'on lui demande. On peut clairement dire que l'orientation est justement l'un des points forts de cette seconde saison de Born Again. C'est plus concentré, plus assuré et plus ambitieux thématiquement. Et les performances de Charlie Cox et Vincent Donofrio sont toujours au top. Vraiment, les deux, là, ils sont parfaits. Casting incroyable. Je trouve quand même qu'on tourne énormément autour de Fisk. Je l'adore, Vincent Donofrio. Le personnage est génial. Daredevil a d'autres personnages dans son catalogue et c'est dommage de ne pas les voir. Je pense surtout à Tifoïd Marie, en vrai, qui aurait pu revenir plus tôt ici qu'avec Iron Fist. Lady Bullseye, Mr Fear ou même The Hall, dans une vraie version comics plutôt que Leland Hawley, qu'on nous a déjà servi mais qui n'allait pas vraiment dans le sens du hibou. Alors si vous ne les connaissez pas, je vous invite à regarder, ils sont super cool et quand même assez importants dans l'univers du diable de Hell's Kitchen. Mais malgré ça, moi ce que je veux c'est Charlie Cox en Daredevil, un New York sombre et vivant, un fils qui fait peur même quand il est derrière un bureau. Et une histoire qui donne quand même l'impression d'avoir quelque chose à raconter derrière les bastons. Et pour ça, cette saison 2 fonctionne vraiment bien. Et évidemment, on attend énormément de la saison 3, surtout avec tout ce que cette deuxième saison nous fait miroiter. Et on en a fini avec cette dose geek, mais puis guicogneau, on se retrouve très vite pour parler de mon premier manga, avec un djinn dedans, et on va voir si ça valait le coup de le lire ou pas. En tout cas, j'ai hâte de vous le faire découvrir. surtout qu'il est vraiment pas célèbre, donc si vous êtes curieux, et j'en doute pas, vous devriez activer la cloche pour ne rien louper. D'ici là, mes petits geekouniou, geakez bien vos geekeries ! Bisous bisous !