Speaker #0C'est la Dose Geek et on part sur nos petites reco de la semaine avec aujourd'hui le film Resident Evil, la série Lanterns et on commence tout de suite avec le troisième tome de Absolute Batman. C'est sorti le 25 septembre dernier chez Urban Comics, c'est donc du DC Comics, toujours scénarisé par Scott Snyder, accompagné de plusieurs dessinateurs, notamment Nick Dragotta, Jock et Eric Canette. Et déjà, je suis super content parce que j'ai récupéré une couve assez classe sur ce troisième tome, celle de Pulps Comics qui rend hommage à Shensoman. Et comme j'adore Shensoman, je suis refait. Merci Clément pour ce petit bijou. Mais surtout, j'avais vraiment bien aimé les deux premiers tomes d'Absolute Batman, même si, vous vous rappelez peut-être, le deuxième m'avait laissé une petite inquiétude. Que je vous explique. Dans ce nouvel univers, notre cher Bruce Wayne n'est pas... pas milliardaire, il n'a pas de manoir, pas de majordome et plusieurs de ses ennemis habituels sont ici des amis d'enfance. Et après les événements du deuxième tome, notamment son affrontement complètement délirant avec Bane, Bruce doit maintenant faire face aux conséquences de ses combats et tenter de réparer ce qu'il considère comme ses propres erreurs. Mais Gotham n'est pas prêt de le laisser tranquille. Parce qu'une certaine Pamela Isley... s'est échappé de l'Arche M et cette nouvelle version de Poison Ivy est pour le moins horrifique. Et pendant ce temps, l'ombre du Joker continue de planer sur Gotham. Bref, notre broussi a encore du pain sur la planche. Alors je vais vous parler d'une inquiétude après le tome 2. C'est simplement que j'avais un peu peur que le titre parte dans du grand n'importe quoi, trop grand pour notre broussi, un peu à la Batman Metal ou Death Metal qui commençait super bien mais qui allait finalement... beaucoup trop loin à mon goût. Et la version de Bane dans Absolute Batman était vraiment à la limite de ce truc. Et comme c'est le même scénariste, Scott Snyder, ma peur n'était pas complètement affondée. Bon bah ce troisième volume freine un petit peu et franchement, c'est pour le mieux. C'est toujours ultra jouissif, parce que ça pousse les curseurs au max, mais niveau scénario, ça se tient toujours assez bien. La version d'Ivy est vraiment terrifiante, mais on recentre aussi beaucoup sur les liens entre Bruce et ses copains qui deviennent progressivement des visages bien connus du catalogue de la chauve-souris, mais travaillés totalement différemment. Et je dois dire que Killer Croc est sûrement le plus touchant d'entre eux, même si Double Face m'a pas mal marqué ici aussi. Et ça c'est un truc que je kiffe bien, on connaît ces personnages depuis des années, mais Snyder arrive quand même à leur donner une place et des relations assez différentes pour qu'on ait envie de découvrir comment ils vont tourner, évoluer. Et surtout, cette petite surprise à la fin, je vais pas vous en dire trop, mais une certaine communauté, ou plutôt une confrérie, que j'apprécie grandement, refait surface, et comme je m'étais absolument pas fait spoiler ce truc-là, bah je vais pas vous spoiler non plus. Exactly. En tout cas, Bruce n'a peut-être jamais été aussi seul, mais il continue à se battre pour ce qu'il croit juste, ça reste Batman. Graphiquement, c'est toujours aussi cool. La disproportion des corps est vraiment jubilatoire, les personnages sont gigantesques, parfois complètement monstrueux, et les scènes d'action sont vraiment impressionnantes. Même si je dois avouer que je trouve quelques disparités selon les planches, il faut dire qu'on a plusieurs dessinateurs sur ce tome, donc ça joue forcément sur les styles. Et puis bon, ça dépend aussi de la sensibilité de chacun, en vrai. Mais dans l'ensemble, ça reste une vraie réussite visuelle pour moi. Bref, je suis content que ce troisième volume retrouve un rythme un peu moins effréné, mais ça conserve quand même ce qui fait la force d'Absolute Batman, à savoir une réécriture complètement décomplexée de notre ami à oreilles pointues, mais qui n'oublie pas ses personnages au milieu de toute cette démesure. Et tant que ça continue dans cette direction, perso, ça me va. D'ailleurs, petite parenthèse, j'ai aussi lu le premier numéro de Midnight Spider-Man, Le nouvel univers de Marvel, qui reprend un peu le principe de réinventer ses personnages sous un angle bien plus sombre. C'est Darkos, c'est Trachouille, ouh là là ! Marvel qui copie un peu l'absolute de DC avec son Midnight, quoi. Bon, au vu du succès d'Absolute, ça peut se comprendre. Mais c'est peut-être encore un peu tôt pour donner un véritable avis. Ce que je peux dire, c'est que pour l'instant, les couvertures me donnent du rêve, mais les dessins intérieurs ne m'ont pas vraiment... emporter. Alors attention, c'est tout à fait correct, mais je trouve que c'est pas à la hauteur que ce que les couves promettent. Mais bon, je vais attendre d'en avoir un peu plus à me mettre sous la dent avant de vous en parler plus en détail. Enfin, si c'est bien, parce que si c'est nul, j'en parlerai pas. Allez, place au cinéma avec le nouveau Resident Evil, sorti le 16 septembre dernier. C'est réalisé par Zack Kreger, à qui on doit notamment Barbarian et Evanui, Weapons en VO. Et on retrouve au casting Austin Abrams, Paul Walter-Rother ou encore Zack Cherry. Franchement, je suis allé voir ce film parce que j'ai vu à peu près tous les Resident Evil au cinéma. C'est un jeu qui m'a assez marqué quand j'étais gosse. C'est un des premiers jeux auxquels je jouais chez mon pote Cyr, quand j'étais joueur en CM2. Il avait le Direstor Cut, je me souviens. Et j'ai saigné le 2 et le Nemesis un peu plus tard. Si vous connaissez la chaîne, vous savez sûrement que j'aime bien tout ce qui est un peu horrifique de la Darkance. Alors, ne nous mentons pas, les films de Paul W.S. Anderson, c'est pas dingo. Je sais pas pourquoi, j'ai toujours une certaine sympathie pour le premier. Sûrement parce que j'étais amoureux de Mila Jovovich quand j'étais ado. Même si c'est toujours elle dans la suite, c'est quand même un petit peu moins bien. Mais depuis, la franchise au ciné, c'est quand même pas folichon. Et je vous parle même pas du désastre de Bienvenue à Raccoon City. Bon, de toute façon, vous le savez, si j'en parle, c'est que j'ai bien aimé. Donc oui, le nouveau film met une grosse clacasse à ses prédécesseurs. Mais alors de quoi ça parle, et pourquoi, j'ai envie de vous le partager. On suit Brian. un coursier médical qui doit effectuer une dernière livraison du côté de Raccoon City. On ne sait pas ce qu'il y a dans le sac, mais on imagine aisément que c'est vital. Sauf que notre bonhomme se retrouve sur une route enneigée, en pleine nuit, et qu'une série d'événements va transformer sa petite livraison en véritable cauchemar. Et surtout, Brian n'a rien d'un héros de jeu vidéo. Il n'est pas spécialement entraîné, c'est même pas enlevé le cran de sûreté sur un flingue, et encore moins tiré. Il a zéro expérience en baston versus les zombies. C'est juste un type normal qui se retrouve dans une situation complètement aberrante. Et le parti pris de raconter l'histoire d'un gars qui n'a rien à voir avec les jeux, finalement, le gars c'est presque un PNJ en fait, je trouve ça vraiment malin. C'est finalement le meilleur moyen de ne pas dénaturer un perso qu'on aime bien. Là, on ne peut pas dire... « Jill, elle est pas comme ça, wesh ! » « Ni ! » « Claire, elle ferait jamais un truc pareil, t'as vu, wesh ! » « Ou encore ! » « Alors Léon, il est beaucoup plus badass dans les jeux, wesh ! » « T'es trop nul, wesh ! » « Ils ont rien compris à la substance du personnage, wesh ! » Et finalement, ça lui laisse beaucoup plus de liberté pour raconter son histoire. Parce que même sans reprendre directement les aventures des jeux, le film retrouve vraiment leur atmosphère. Et visuellement, franchement, je pris mon pied. La photo m'a particulièrement marqué. Surtout les scènes sur la route enneigée, où ça joue pas mal avec les feux des bagnoles. Genre les feux arrière rouge là, il marche quand même plutôt bien, c'est très très rouge. Il y a vraiment de très belles images qu'on doit à Darius Wolski. Bon lui je l'aime bien. Et alors les monstres, ils sont grave cool. Cette espèce d'amas de zombies qui roulent sur lui-même avec des corps mélangés dans tous les sens. Oh franchement, moi j'ai trouvé ça génial. C'est dégueulasse, c'est inventif, ça fait plaisir de voir des créatures aussi travailler. Il y a un mec, à un moment, il a une tête coupée, il avale l'autre corde en face, enfin, pfff ! Mais ce qui m'a aussi beaucoup plu, c'est l'humour. Zack, il se permet un humour assez potache, pas si éloigné d'un Shaun of the Dead, je trouve, même si on est quand même sur quelque chose de bien plus terrifiant. Enfin, je dis bien plus terrifiant dans l'imagerie, parce qu'on n'a jamais vraiment peur, hein, mais cet équilibre entre horreur et comédie est totalement assumé, et surtout, je trouve que ça enlève absolument rien à l'univers de Resident Evil. Et il va même plus loin, parce que visiblement, il ne fait pas qu'une adaptation, il fait aussi du cinéma. Il met un petit message qui accompagne Brian tout le long du film, qui commence un peu comme un trou-duc avec sa meuf, enceinte, qui lui demande en toute logique de parler tous les deux sur le fait de garder le bébé ou non. Et il esquive un peu, comme un lâche, en vrai, mais ça lui trotte dans la tête quand même. Et ce qu'il traverse cette fameuse nuit va peut-être le changer. C'est pas un propos ultra profond, c'est pas moralisateur non plus comme on pourrait croire, mais ça permet de donner un peu plus de substance à notre héros. Et ça, je trouve ça plutôt bien. On a des moments de tension, des moments dégueux, des moments rigolos, des moments moins rigolos, mais aussi des vrais moments de cinéma, et notamment avec cette photographie qui est incroyable. Et tout ça est porté par Austin Abrams, qui est franchement excellent. Je l'avais déjà pas mal aimé dans « Évanoui » , mais là, il porte quasiment tout le film sur ses petites épaules. Il est omniprésent, il est drôle, il est parfois complètement dépassé, et je le trouve juste… parfait pour ce rôle. Bref, je suis vraiment content de cette nouvelle adaptation. Elle ne cherche pas à reproduire exactement les jeux, ni à nous ressortir tous les personnages qu'on connaît déjà, mais elle retrouve ce qui fait leur charme, cette sensation d'être perdu dans un univers hostile, avec des monstruosités qui peuvent surgir de partout à chaque instant. Et surtout, elle arrive à faire un vrai film avec sa propre personnalité. Donc pour moi, c'est clairement le meilleur Resident Evil. qu'on ait eu au cinéma. Et franchement, après toutes ces années, ça fait du bien. Et on termine cette dose geek avec un mot sur Lanterns, la nouvelle série DC disponible sur HBO Max, avec 8 épisodes pour cette première saison. Et franchement, c'est loin d'être parfait, mais déjà, revoir Gary Hobson dans une bonne série, c'est hyper agréable. Bon, c'est Cal Chandler, évidemment. Ici, il n'a pas le journal du lendemain, mais il incarne Al Jordan, et il a accompagné Darren Pierre dans le rôle de John Stewart. Et le duo fonctionne plutôt bien. Ils sont totalement différents, pas loin d'être opposés, en tout cas ils sont dysfonctionnels, mais ça marche quand même. On suit donc nos deux Green Lanterns, qui enquêtent sur un meurtre dans une petite bourgade américaine, une affaire qui va rapidement les entraîner dans quelque chose de beaucoup plus important. Alors en vrai, moi, je ne suis pas le plus grand fan des Lanterns en comics, Merci. trop loin de Gotham, mais c'est quand même des personnages que j'aime bien. Et là, réunir Al Jordan et Jon Stewart, c'est une bonne idée. Et puis bon, c'est pas Ryan Reynolds, donc ça pouvait être que mieux que ce qu'on avait déjà eu sur nos écrans. Ouh, la balle perdue ! Bon, certains diront que ça manque de cosmique. Mais franchement, pour introduire deux personnages en même temps, rester concentré sur un décor déjà connu, c'était peut-être le plus simple et le plus compréhensible pour nous. Parce que sinon, il aurait fallu nous expliquer tout le fonctionnement des missions interstellaires, introduire une quinzaine d'espèces extraterrestres aliennes et des mondes impossibles à filmer sans que ce soit dégueulasse. Et finalement, resserrer l'histoire sur une petite ville américaine, ça laisse davantage de place aux personnages et à leurs affrontements. Et puis bon, ça n'empêche pas de casser quelques immeubles. Et John ? Oh les yeux de John ! Oh les muscles de John ! Oh la voix de John ! Bref, les acteurs sont bons, pas toujours exceptionnels, mais largement au-dessus de ce qu'on peut voir dans certaines séries de super-héros. Même si, ces derniers temps, avec Wonder Man, qui n'aura finalement pas de saison 2, alors que c'était génial, Daredevil Board Again, qui n'aura pas de saison 4, alors que c'était génial, ou même Invincible sur Prime Video, on a quand même de sacrés trucs à regarder. D'ailleurs, autant je trouve DC souvent meilleur au cinéma, autant Marvel a proposé du très lourd à la télévision. Je pense notamment à Vendavision, qui était vraiment trop bien, Loki, qui est quand même assez cool, et j'ai vraiment hâte de découvrir Vision Quest. Parce qu'au moment où j'enregistre, ça vient à peine de sortir et je n'ai pas encore regardé. Alors qu'en face, à part Peacemaker, franchement, je trouvais ça pas dingue. Peut-être que vous adorez Flash ou Titan, je ne dis pas que c'est nul, mais pour moi, la qualité visuelle, parfois même scénaristique, restait assez série pour ado. Alors que là... Lanterns, c'est quand même beaucoup plus adulte. C'est trash, mais pas pour faire du trash. C'est plutôt pour donner un côté plus réaliste à cet univers, même si on a des bagues qui font apparaître n'importe quoi à couleur stabilo vert. Quand quelqu'un prend une balle dans le crâne, c'est pas juste un petit filet de sang, c'est bien crade. Et les sujets abordés sont pas aussi lisses que ce qu'on a parfois pu voir ailleurs. Bref, c'est pas une série révolutionnaire, mais le duo fonctionne, l'ambiance est réussie, Et cette approche plus... terre à terre des Green Lanterns, moi, elle m'a vraiment beaucoup plu. Donc oui, Lanterns, c'est cool. Et voilà, mes petits geekouniou, on a fait le tour de mes petites recos de la semaine. C'est quand même que des titres récents, hein, ici. Il va falloir que je me replonge dans ma bibliothèque pour lire plus de classiques à vous proposer pour les prochains épisodes. Pensez à vous abonner si vous avez aimé, conseillez ma chaîne aux gens que vous aimez pas, si vous avez pas apprécié, et on se retrouve bientôt pour un... petit programme spécial Halloween avec des mangas, des comics et surtout plein de trucs bien dégueulasses. Et d'ici là, guiquez bien vos guicris. Bisous bisous !