- Speaker #0
Les vikings, derrière le mythe, un peuple. Bonjour à tous. Quand on prononce le mot viking, des images surgissent immédiatement. Un guerrier barbu avec un casque à cornes, un dracar fondant les vagues. Des monastères qui brûlent et des moines terrifiés. La culture populaire, des séries Netflix ou jeux vidéo, a fait du viking une figure quasi mythologique. Sauf que cette image, en grande partie, est fausse. A commencer par les fameuses cornes sur les casques, qui n'ont jamais existé. Aucun casque viking retrouvé en archéologie n'en porte. C'est une invention popularisée par l'opéra de Wagner, donc du XIXe siècle. Tout comme d'ailleurs le mot « dracar » inventé à la même époque. Mais alors, qui étaient vraiment ces gens venus du Nord ? Étaient-ils seulement des pillards sanguinaires ? Ou faut-il revoir totalement notre regard sur eux ? Pour le savoir, embarquons à bord d'un landscape et remontons mille ans en arrière à la rencontre des peuples scandinaves. Première précision essentielle, et elle change tout. Viking n'est pas un peuple, c'est une activité. Le mot vient en effet du vieux norrois vikingre qui désigne en gros celui qui part en expédition maritime, souvent pour piller mais aussi parfois pour commercer, partir en viking en quelque sorte. Et voici un détail fascinant, les Scandinaves de cette époque ne se sont jamais désignés eux-mêmes sous ce nom. Le terme est extrêmement rare avant le XIIIe siècle, où on le retrouve surtout dans les sagas islandaises qui ont été d'ailleurs rédigées bien après les événements qu'elles racontent. Autrement dit, le mot viking, que nous utilisons aujourd'hui comme une étiquette identitaire, est une construction tardive. Tous les Scandinaves ne sont pas des vikings. La grande majorité sont des paysans, des pêcheurs, des artisans, des marchands qui ne quittent jamais leur fjord. On parle donc plus précisément des Scandinaves de l'âge viking, c'est-à-dire en gros de la fin du 8e siècle au milieu du 11e siècle. Et ils sont originaires des actuelles Norvège, Suède et Danemark. Et là, deuxième difficulté qui est de taille pour les historiens. Nous ne disposons que de très peu de sources venues directement des Scandinaves eux-mêmes. Pourquoi ? Tout simplement parce que la Scandinavie de cette époque est un monde de tradition orale, pas un monde de l'écrit. Alors on a bien quelques inscriptions runiques, brèves, gravées sur des pierres, mais pas de chroniques. Pas de récits suivis. Du coup, l'essentiel de ce qu'on lit sur les vikings nous vient de deux types de sources. Et les deux posent problème. D'un côté, des textes contemporains, écrits par des observateurs extérieurs, des chroniqueurs francs, anglo-saxons ou arabes, et qui vont livrer un regard biaisé, celui des victimes ou celui des étrangers. Et de l'autre, les fameuses sagas islandaises, qui sont plus longues, plus narratives, mais qui ont été mises par écrit au XIIIe siècle, c'est-à-dire deux à trois cents ans après les faits, par des auteurs déjà devenus chrétiens. Et donc, pour étudier une société restée païenne pendant la majeure partie de son histoire, on en conviendra à un sacré décalage. C'est pour ça que l'archéologie joue aujourd'hui un rôle si central pour mieux les comprendre. Et ces sociétés scandinaves, contrairement à l'image d'une horde uniforme, sont d'abord profondément structurés. L'historienne Lucie Malbos, qui a consacré plusieurs ouvrages à ces peuples du Nord, le rappelle. Il s'agit de sociétés hiérarchisées, patriarcales, où coexistent des hommes libres, des aristocrates, et tout en bas de l'échelle, des esclaves. Alors le sens du collectif y est très fort, mais ce n'est pas le monde d'hommes égaux et de femmes guerrières libres que la pop-culture fantasme parfois. Pour comprendre l'âge viking, il faut aussi comprendre l'âge géographique. La Scandinavie, c'est un monde de fjords, de forêts, d'îles, de côtes interminables. Et les terres cultivables y sont rares. La mer, elle, elle est partout. Et les Scandinaves vont en faire leur autoroute. Car ils possèdent un atout technologique majeur. Le bateau. Alors vous vous souvenez, pas le dracar. Ça c'est le nom popularisé en français au 19ème siècle. Mais plutôt le longskip. Le long navire. Qui est une merveille. Il est à fond plat. donc il peut accoster n'importe quelle plage. Il peut remonter les fleuves, il peut naviguer en haute mer. Il est léger, il est rapide, il est manœuvrable. Il est propulsé à la fois à la voile et à la rame. Et à bord, on a une quarantaine d'hommes. Pour vous donner une idée, c'est avec ce type d'embarcation que les Scandinaves vont atteindre l'Amérique cinq siècles avant Christophe Colomb. Rien que ça. Nous sommes le 8 juin 793, sur une petite île de la côte nord-est de l'Angleterre, dans le royaume de Northumbria, se trouve un monastère célèbre dans toute la chrétienté, l'Indisfarne. Fondé un siècle et demi plus tôt, il abrite des moines, une bibliothèque, des manuscrits enluminés, des objets liturgiques en or et en argent. Bref, un trésor. Et ce matin-là, des navires accostent. Alors les moines n'ont pas le temps de comprendre ce qui leur arrive. En quelques heures, le monastère est pillé, des religieux sont massacrés et d'autres sont emmenés comme esclaves. L'événement provoque une onde de choc dans toute l'Europe chrétienne. A la cour de Charlemagne, le savant Alcuin, qui est originaire de la région, écrit bouleversé, je cite « Jamais on avait vu une telle atrocité » . Pour les contemporains, c'est l'inimaginable. Des païens venus de nulle part qui s'attaquent à un lieu sacré, sans aucun respect pour ceux qui, jusque-là, étaient intouchables. Pour les historiens, cette attaque de Lindisfarne marque conventionnellement le début de l'âge viking. Ce n'est pas le premier raid, il y en avait eu d'autres mais peu documentés, mais c'est surtout le premier abondamment raconté par les sources écrites. Une nuance importante cependant. Cette image des vikings sanguinaires est en grande partie construite par les moines eux-mêmes, et pour cause, ce sont presque les seuls à écrire à cette époque. Or, ils écrivent du point de vue des victimes. Et leur récit se fait aussi avec une grille de lecture religieuse. Les vikings, ce sont les païens, le châtiment de Dieu, l'incarnation du mal. Et forcément, leur portrait n'est pas très objectif. Et la suite des événements montre que les raids vikings ne sont pas qu'une affaire de sauvagerie. Ce sont aussi, au fond, des opérations parfaitement rationnelles. Après Lindisfarne, les attaques se multiplient. Mais c'est surtout à partir des années 840, c'est-à-dire après la mort de l'empereur Louis le Pieux, qu'elle change vraiment d'échelle. A l'époque, l'Empire carolingien se déchire entre ses héritiers. Le pouvoir central s'affaiblit et les côtes sont moins bien défendues. Les vikings, eux, ils observent et ils profitent. Alors leur tactique est calculée avec une précision presque clinique. Ils ciblent en priorité les monastères non fortifiés, ceux qui concentrent toutes les richesses dans un même lieu avec peu de défenseurs. Bah oui, les moines ne savent pas se battre. Les vikings vont les attaquer souvent pendant les grandes fêtes chrétiennes, Pâques ou Noël, quand les populations sont rassemblées dans les églises, désarmées, et que les défenseurs sont occupés à autre chose qu'à faire le guet. Du point de vue d'un chef viking, c'est un calcul coût-bénéfice imparable.
- Speaker #1
Mais mais mais mais quoi ? Vous ne savez pas qui sont les vikings ?
- Speaker #2
Si, ce sont des brutes sanguinaires qui sèment la terreur.
- Speaker #0
Et puis, un autre élément que l'historiographie récente a remis au centre du jeu. Les raids et le commerce ne sont pas deux activités séparées, c'est un système. Les deux faces d'une même pièce, comme le résume Lucie Malbos. Le butin des pillages, les métaux précieux, les objets, mais aussi les captifs réduits en esclavage, tout ça vient directement alimenter les circuits commerciaux scandinaves. Et inversement, les grands comptoirs marchands du Nord, comme le port de Birka en Suède, s'enrichissent tellement qu'ils deviennent à leur tour des cibles privilégiées pour les pirates. En fait, c'est une économie circulaire de la violence et de l'échange où un même individu peut, au cours de sa vie, être tour à tour pilleur, marchand, colon ou même mercenaire au service d'un roi étranger. Pendant trois siècles, les Scandinaves vont déferler sur une zone immense qui va, tenez-vous bien, de l'Amérique du Nord à l'Asie centrale. Pour bien mesurer l'ampleur du phénomène, déroulons la carte. Vers l'ouest d'abord. Les Norvégiens colonisent les Shetlands, les Orcades, les Hébrides, l'Irlande où ils fondent notamment la ville de Dublin, l'Islande à la fin du IXe siècle. Et c'est d'ailleurs de l'Islande que parle l'un des personnages les plus romanesques de toute cette histoire, Éric le Rouge. L'homme, comme son père d'ailleurs, est un peu particulier. Banni de Norvège pour meurtre, il se réfugie en Islande, où il finit par être à nouveau banni pour le même motif. Bon, à ce stade, il faut reconnaître qu'il y a un problème. Du coup, Eric décide d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs, au sens propre. Il navigue donc vers l'ouest, dans les années 980, et accoste sur une immense terre glacée que personne à l'époque n'avait colonisée. Je parle des populations européennes, bien entendu, parce qu'il y a une population autochtone. Et là, coup de génie marketing, Éric Lerouge l'appelle « Greenland » , la terre verte. Sauf que c'est tout sauf vert. C'est une vaste étendue de glace et de roches balayées par les vents. Bon, cela dit, le climat étant un peu plus doux alors, il est probable que c'était moins gelé que ça peut l'être actuellement. Mais tout de même, ce nom est choisi sciemment pour attirer des colons. C'est en quelque sorte le premier coup de pub immobilier de l'histoire. Et ça marche. Des familles de fermiers islandais le suivent et fondent au Groenland une colonie qui tient plusieurs siècles. Et ses descendants poussent encore plus loin. Vers l'an 1000, son fils Leif Eriksson met le cap vers l'ouest depuis le Groenland. Il atteint d'abord une terre qu'il baptise Markland, le pays du bois. Et là, attention, parce que ce nom est essentiel. Le Groenland manque cruellement de bois pour construire des bateaux et des maisons. Le Markland, c'est donc la promesse d'une ressource vitale. Alors il s'agirait peut-être du Labrador actuel. Et plus au sud, il découvre une autre terre, le Vinland, le pays de la vigne, la vigne sauvage. Il vient de découvrir l'Amérique du Nord, ni plus ni moins. Alors pendant des siècles, on a cru que c'était une légende des sagas islandaises. Et puis en 1960... des archéologues ont découvert au nord de Terre-Neuve, au Canada, le site de Lansomidoz, des vestiges de maisons en tourbe scandinave. Et une datation récente, en 2021, a confirmé que les vikings y étaient présents, très précisément en l'an 1021. 500 ans avant Colomb, donc. Alors la tentative de colonisation tourne court, probablement à cause de l'éloignement et de conflits avec les populations autochtones, mais le fait est là. Donc expansion vers l'ouest et le nord, mais aussi vers le sud. Les raids vikings frappent toute l'Europe occidentale, la Frise, l'Angleterre, l'Irlande, mais aussi et surtout le royaume franc. Paris est attaqué à plusieurs reprises au IXe siècle, et même assiégé en 885-886. Alors au-delà du royaume franc, les vikings poussent même jusqu'à l'Espagne, l'Italie et la Méditerranée. On retrouve des traces de raides à Séville et à Pise, et vers l'Est aussi. C'est l'aspect le plus méconnu et pourtant l'un des plus fascinants. Des Scandinaves, principalement venus de Suède, descendent les grands fleuves russes, la Volga, le Dniepr, on les appelle les Varegges. Et peut-être, c'est l'hypothèse la plus solide, les Rousses, un mot qui donnera au passage le nom de la Russie. Ils fondent ou contrôlent des villes comme Novgorod et Kiev. Et au bout de leurs voyages fluviaux, ils atteignent la mer Noire, Constantinople, où certains entrent dans la garde personnelle de l'empereur byzantin. C'est la fameuse garde Vareg. Et même jusqu'à Bagdad, la capitale du califat abbasside. On a retrouvé en Scandinavie des dizaines de milliers de pièces de monnaie arabe, la preuve directe de ces échanges. Et c'est là que l'histoire devient passionnante. Car ces Scandinaves transportent du fer, des fourrures, de l'ambre, du miel et aussi des esclaves. Le commerce d'esclaves est l'une des grandes activités vikings, à destination notamment du monde arabe. Le monde scandinave de cette époque n'est donc pas un monde fermé sur lui-même. C'est au contraire un monde en contact permanent avec l'extérieur. Des Francs aux Byzantins, des Arabes aux Samis du Grand Nord. Et le Nord ancien est traversé d'influences culturelles multiples. Au point qu'on a retrouvé à Helge, en Suède, un petit Bouddha en bronze venu d'Inde du Nord. Oui, un Bouddha. Un témoin des réseaux d'échanges littéralement mondiaux. Mais au-delà des raids et du commerce, l'autre grand phénomène, c'est l'installation. Car les Scandinaves ne se contentent pas de venir et de repartir. Petit à petit, ils s'installent durablement dans les territoires qu'ils fréquentent. Et c'est ici qu'intervient un épisode central pour l'histoire de France, la fondation de la Normandie. Reprenons. Tout au long du IXe siècle, les vikings remontent inlassablement les fleuves du royaume franc. La Seine, la Loire, la Garonne. Les rois carolingiens, affaiblis par leurs divisions internes, n'arrivent pas à les arrêter. Alors on essaye tout, des forteresses, des ponts fortifiés, des batailles rangées. Rien n'y fait. Et puis arrive un chef viking nommé Roland. On ne sait pas grand chose de précis sur lui, les sources sont tardives et orientées, mais on sait qu'il opère dans la basse vallée de la Seine à la fin du IXe siècle et qu'il échoue à prendre Chartres en 911. A cette occasion, le roi des Francs, Charles III, dit le simple, décide de changer complètement de stratégie. Plutôt que de continuer à essayer en vain de chasser les vikings, il va leur donner officiellement une terre. À l'automne 911, par le traité de Sinclair-sur-Epte, Charles le Simple concède à Rollon des territoires entre l'Epte et la mer qui correspondent grosso modo à l'ancienne Haute-Normandie, c'est-à-dire l'Eure et la Seine-Maritime. En échange de quoi ? De trois choses. 1. D'abord que Rollon défende le royaume contre les autres vikings. Oui, on combat le mal par le mal. 2. Qu'ils se convertissent au christianisme. Et enfin, en 3, qu'ils reconnaissent, en théorie, l'autorité du roi. Rollon accepte. Il est baptisé l'année suivante en 912 à Rouen. Et c'est l'acte de naissance de la Normandie, étymologiquement le pays des hommes du Nord. Alors une nuance là encore, parce que l'historiographie récente a beaucoup réévalué cet épisode. Le traité lui-même n'a pas été conservé. On en parle surtout grâce à un récit écrit près d'un siècle plus tard par un certain... certains dudons de Saint-Quentin, qui étaient au service des ducs de Normandie. Et ceux dudons, disons-le franchement, enjolivent beaucoup. Mais une chose est sûre, un accord a bien existé. Une charte royale de 918 y fait référence explicitement, en parlant des terres, je cite, « concédées aux Normands de la Seine » . Et l'expérience est au fond un succès. En quelques générations, les descendants de Rollon, les ducs de Normandie, deviennent des seigneurs chrétiens parfaitement intégrés au monde franc. Ils adoptent la langue romane, le christianisme, le système féodal. Et un siècle et demi plus tard, en 1066, l'un d'eux, Guillaume le Conquérant, traverse la Manche et devient roi d'Angleterre. Un étonnant retour des choses. Les descendants des vikings qui avaient pillé l'Angleterre finissent par la conquérir.
- Speaker #3
Le pouvoir n'est pas donné. Le pouvoir, on s'en sait.
- Speaker #2
L'Angleterre sera nôtre !
- Speaker #0
Justement, 1066. Pour beaucoup d'historiens, c'est l'année qui clôt l'âge viking. Cette année-là, en effet, le roi norvégien Harald Ardrada, Harald l'Impitoyable, tente d'envahir l'Angleterre. Il est écrasé à la bataille de Stamford Bridge par le roi anglo-saxon Harold. Quelques semaines plus tard, c'est Guillaume le Conquérant qui débarque à son tour et l'emporte à Hastings. La dernière grande expédition viking traditionnelle se solde par un échec. La page se tourne. Mais en réalité, les choses étaient déjà en train de changer en profondeur depuis longtemps. Et la raison principale, c'est la christianisation. Au cours des 10e et 11e siècles, les royaumes scandinaves, Danemark, Norvège, Suède, se convertissent progressivement au christianisme. Le roi danois, Harald à la dent bleue, oui oui, celui qui a donné son nom au Bluetooth de nos téléphones, se convertit vers 965 et impose sa nouvelle religion à son royaume. La Norvège suit, la Suède un peu plus tard. Or, ce processus n'est pas une simple substitution. Le christianisme et le paganisme nordiques cohabitent pendant des décennies. On retrouve par exemple à Trenngarden au Danemark un moule du Xe siècle Merci. qui permettait de fabriquer aussi bien des croix chrétiennes que des marteaux de Thor. Et donc le même artisan pouvait répondre aux deux clientèles. Un joli symbole de cette transition culturelle. Et avec la christianisation, les scandinaves entrent pleinement dans le monde européen médiéval. Les royaumes se structurent, l'écriture latine se diffuse et l'activité de partir en viking devient une pratique inacceptable. Tout simplement parce qu'on ne pille plus ses co-religionnaires. Alors, que retient-on de l'héritage viking ? Trois siècles d'expansion, des raids dévastateurs, mais aussi un commerce mondial avant l'heure. Des colonies qui s'étendent de Terre-Neuve à Kiev. Et un héritage qui marque encore profondément l'Europe. La Normandie en France, le Danelaw en Angleterre, l'Islande, dont la langue actuelle reste très proche du vieux Norrois. Dublin, fondée par les vikings. La Russie, qui doit probablement son nom aux Rousses. et puis des centaines de mots dans nos langues modernes. En français, des termes de marine, comme vague, au banc, quille, viennent du vieux norrois. Mais au-delà de cet héritage matériel, il y a aussi l'invitation à dépasser les clichés. Comme l'écrit Lucie Malbos, l'enjeu pour les historiens d'aujourd'hui est de, je cite, « négocier un équilibre entre l'étude des violences de la conquête et la réfutation du stéréotype du viking sanguinaire » . Oui. Les Scandinaves de l'âge viking n'étaient ni des barbares assoiffés de sang, ni les héros romantiques que l'on idolise parfois aujourd'hui. C'étaient des êtres humains, avec leur société, leur croyance, leur talent, notamment une maîtrise de la navigation jamais égalée pour l'époque, mais aussi leur part d'ombre, dont l'esclavage. Bref, des hommes et des femmes de leur temps, qu'on commence à peine, grâce à l'archéologie, à entrevoir tels qu'ils étaient vraiment. Et c'est sans doute la plus belle leçon de cette histoire. Derrière les mythes, il y a toujours simplement des gens. Mais ça, c'est une autre histoire. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Vous l'avez aimé ? Alors laissez une note, un commentaire sur votre plateforme d'écoute. C'est un petit geste de votre part qui assure son existence et sa diffusion. Abonnez-vous aussi pour ne manquer aucun nouvel épisode et partagez-le autour de vous. Et on se retrouve très bientôt pour une nouvelle page d'histoire. Musique de générique