Speaker #0Un immense merci à vous d'avoir accepté de témoigner. Je sais que c'est pas facile de faire entendre sa voix comme ça sur le podcast. C'est vraiment important pour moi que vous puissiez être présente, représenter lors de cet épisode-là, cet épisode symbolique. Et comme je vous le disais, moi aussi j'avais envie de dire quelques mots parce qu'enregistrer 200 épisodes de podcast, ça a été aussi beaucoup de rencontres avec vous puisque j'ai fait pas mal d'interviews. Ça a été aussi beaucoup de moments à écrire, à réfléchir, à lire pour enregistrer les épisodes de podcast, pour creuser certains sujets. Et du coup, au travers de ce média, finalement, moi, je continue d'apprendre, de grandir, même si, on ne va pas se mentir, c'est aussi beaucoup de travail et de temps à y consacrer. Que vous dire ? Qu'est-ce que ces 200 épisodes m'ont appris sur vous, sur moi, sur nous ? Tous et toutes, je dirais que si je devais trouver un point commun entre toutes les femmes, désolé je ne vous inclue pas les gars, je sais qu'il y en a beaucoup qui se sentiront concernés aussi, mais c'est quand même très très féminin, malheureusement le point commun entre toutes, c'est le fait de trouver quelque chose à redire sur notre corps. Notre corps trop gros, trop mou, trop flasque, puis trop ridé. Voilà, ce corps des femmes qui continue quand même d'être, à mon sens, beaucoup trop exposé, tantôt beaucoup trop valorisé, puis beaucoup trop dévalorisé à la moindre occasion. Mais en fait, un corps surexposé, survalorisé, prend le risque d'être à tout moment dévalorisé, c'est une évidence. Et je déplore toujours, aujourd'hui, le fait de voir que très peu de professionnels font le lien entre... les troubles alimentaires et l'objectivation de la femme. C'est quelque chose qui est à mon sens évident. Je ne dis pas que ça explique tout, loin de là, mais il est important à mon sens. Et ça a été dit dans un des témoignages. La notion collective, elle est aussi très apaisante pour les personnes qui sont en souffrance avec leur alimentation et dans le rapport à leur corps. C'est un élément de réponse à cette souffrance, de compréhension. Et c'est aussi très déculpabilisant. Donc j'aimerais que de plus en plus de professionnels fassent ce lien-là et que quand on fait le lien entre troubles alimentaires et objectivation de la femme, ça permet aussi d'aller vers le lien entre guérison et émancipation. C'est-à-dire que s'émanciper de tout ça, de ce que l'on attend de nous, au moins en partie, c'est pas facile de tout envoyer valser, mais au moins en partie, faire des choix de ce que l'on garde, de ce que l'on vire. Je vais reprendre un exemple que je prends souvent, l'épilation en tant que femme. Eh bien, prendre le choix de plus s'épiler ou de beaucoup moins s'épiler, que ce soit plus une condition sine qua non pour aller à la piscine ou que sais-je, aller courir. Je veux dire, c'est des trucs aussi bêtes que ça. Si je prends cet exemple, ce n'est pas anodin. C'est que moi, franchement, je pense qu'il y a de ça, je ne sais pas, 5-10 ans peut-être, aller courir en short. sans être épilée, ça n'aurait pas été envisageable. Bon, aujourd'hui, c'est mon quotidien. Il ne manquerait plus que ça, que je m'épile les pattes pour aller courir à l'eau. Enfin, voilà, c'est des petites choses comme ça qui changent au fur et à mesure. Et en fait, pour autant, je n'ai pas complètement arrêté de m'épiler, mais ce sont des choix, je repousse un peu ces normes qui nous enserrent, qui, moi aussi, continuent de m'enserrer à certains égards. Et donc ça, cette émancipation, Elle est vachement aidante, en fait, sur le parcours de guérison des troubles alimentaires, elle peut vraiment l'être. Je me suis dit aussi que ça pourrait être sympa de vous parler des cinq phrases que j'entends le plus souvent, alors que ce soit ici dans les podcasts ou dans mes accompagnements bien sûr, mais ce sont des phrases que vous avez dû entendre si vous écoutez beaucoup les podcasts d'interview notamment. La première, c'est une phrase qui dirait un truc du style « C'est là que j'ai commencé à maigrir, c'est là que tout a commencé » . Si vous écoutez beaucoup les témoignages, alors c'est un truc qui va vous parler. Je vous invite à... Vous réécoutez peut-être certains épisodes et vous allez voir, il y a toujours un point de départ avec une mise au régime, avec une restriction, bien sûr qui partait d'un mal-être dans le corps, une mise au régime parfois portée par la famille, par l'entourage, et c'est souvent là le point de départ de cette dégringolade terrible en fait vers les troubles alimentaires. encore une fois il ne s'agit pas de dire que régime égale TCA, non, pas dans 100% des cas et il ne s'agit pas de dire que ça expliquerait à eux seuls la raison des troubles alimentaires. Non. Par contre, attention. Il me semble très dangereux de dire que ça n'a rien à voir. Je crois que c'est très dangereux. Encore une fois, c'est passé à côté de quelque chose de social, de politique, en fait, même, autour du corps des femmes. Une autre phrase que j'entends souvent, c'est « Et si je ne m'arrêtais jamais de grossir ? » Cette peur de grossir ? Mais finalement, qui n'est jamais seulement la peur de grossir, c'est pas quand je décortique avec les personnes, c'est pas juste j'ai peur de prendre 2 kilos. Parce qu'en fait, en prenant le temps de décortiquer, de vraiment de questionner, de peser le pour et le contre, la majorité des personnes vont me dire oui, ce serait ok de prendre 2 kilos. Oui, ce serait ok 3 kilos, peut-être même 5 kilos. Cette peur de grossir, c'est cette peur que ça ne s'arrête jamais. Cette peur de n'avoir aucune maîtrise sur ce qui se passe. Cette peur que finalement tout ce contre quoi j'ai lutté jusqu'ici était vrai, c'est-à-dire je ne peux pas faire confiance à mon corps, c'est comme un animal sauvage que je dois à tout prix dompter et donc si j'arrête de me contrôler je vais grossir à l'infini. Bon si vous m'écoutez régulièrement vous le savez l'idée c'est pas forcément de refaire tout le discours là-dessus mais notre corps a ses mécanismes de régulation. Et non, on ne grossit pas comme ça à l'infini. Il est parfois souhaitable, j'allais dire possible, mais je vais dire souhaitable, de prendre du poids sur le chemin de guérison. Ça ne veut pas dire que ça va être beaucoup de poids, ça ne veut pas dire que ça va continuer longtemps, ça ne veut pas dire que ça va rester pour toujours, mais peut-être ça restera. On n'en sait rien. Et en tout cas, ça peut être un apprentissage vraiment nécessaire et ça peut être ce qui permettra de se retrouver vraiment en paix. dans son corps, dans son alimentation, et je crois que ça vaut largement le coût de quelques kilos. Il y a une phrase qui va sûrement vous parler, je ne supporte pas de me voir en photo. Ça, c'est vraiment un truc. Se voir en photo. Ah non, montre-moi pas ça, ah non, je suis horrible. Moi, j'ai tout le temps entendu ça. Ma mère, elle a toujours dit ça. Elle ne s'est jamais supportée en photo. En fait, aujourd'hui, je sais comment elle se regardait, j'imagine. Elle devait zoomer. Oh là là, on voit que mes bras, oh là là, le double menton, elle devait voir que certaines petites choses. Je trouve ça triste, je trouve ça dommage. En plus, c'est souvent associé au fait qu'elle voit des photos d'elle avant, et je suis sûre que ça va vous parler ça aussi, voir des photos de soi avant d'il y a longtemps et de se dire, oh mais j'étais tellement bien à l'époque, pourquoi je me faisais la misère comme ça ? Eh ouais ! Mais peut-être que là, t'es en train de te faire la misère et que tu te diras ça dans dix ans à nouveau, quand est-ce qu'on arrête en fait ? Quand est-ce qu'on pose un stop ? à ce truc-là ? Et quand est-ce qu'on arrête de zoomer sur nos défauts ? Et quand est-ce qu'on arrête, de toute façon, de zoomer sur notre corps ? Cette photo, elle dit plein d'autres choses. Qu'est-ce que t'étais en train de vivre ? Avec qui tu étais ? Est-ce que les gens autour de toi sourient ? Est-ce que c'était un moment sympa ? En fait, c'est tout ça. Et à l'inverse, les photos où tu te trouves super mince, super belle, qu'est-ce qu'elles disent, ces photos ? Est-ce qu'il y a de la restriction derrière ? Est-ce que c'est une période de ta vie où tu profitais ? Ou est-ce que tu es en train de sourire, l'a installé au restaurant, mais en fait tu t'es pourri la vie après parce que tu as culpabilisé d'avoir mangé ce jour-là. Donc, prendre de la distance avec le corps, avec cette enveloppe corporelle, c'est vraiment important. Une autre phrase que j'entends très souvent, c'est la peur de transmettre le trouble alimentaire à son enfant. Et c'est chouette, parce que ça veut dire que déjà il y a une conscience forte de ce dont on souffre. Et dites-vous déjà que plein de parents n'en ont pas conscience. Il y a les troubles alimentaires, mais il y a plein d'autres choses. Il y a plein de pathologies mentales, de difficultés. Et il y a beaucoup de parents... qui n'ont pas du tout conscience de comment ils fonctionnent et qui, donc, du coup, ben, juste calquent des fonctionnements, des choses et transmettent à leurs enfants. Donc, si toi qui m'écoutes, déjà, t'es dans cette crainte-là, ça veut dire que tu es attentive à ça. Oui, le trouble alimentaire, c'est quand même quelque chose qui a plutôt tendance à se transmettre comme ça, de génération en génération, dans les familles, notamment entre femmes. Ça veut pas dire que c'est inéluctable, loin de là. Ça veut pas dire que c'est à chaque fois loin de là. Dans un des derniers témoignages, on a ce magnifique exemple, justement, avec, je crois que c'était Maud, mais j'espère ne pas dire de bêtises, ne m'en veuillez pas, s'il vous plaît, qui disait que, justement, sa fille allait très très bien avec la nourriture, donc voilà, elle a réussi à ne pas lui transmettre, et c'est très chouette. donc regardez vos enfants ce sont des mangeurs intuitifs inspirez-vous d'eux, vous cherchez à tout prix à contrôler leur alimentation pour ne pas leur refiler vos TCA, en fait, vos TCA, c'est le contrôle de l'alimentation. Donc, foutez-leur un peu la paix. Oui, vous avez un devoir en tant que parents de leur faire goûter plein de choses, de leur amener à disposition plein d'aliments différents, de leur proposer une forme d'équilibre global alimentaire et une curiosité, une ouverture d'esprit avec la nourriture. Mais ne soyez pas rigides. Et au contraire, observez les enfants. Et vous avez beaucoup à apprendre de vos enfants. Et quand j'accompagne des mamans, on parle beaucoup de ça. Et certaines se sont beaucoup appuyées sur leurs enfants pour sortir, elles, des troubles alimentaires. Et la cinquième phrase que j'entends souvent, et attention, ce n'est pas des moindres, je trouve, c'est « je ne l'avais jamais dit à personne » . Et ça, ça me touche. Beaucoup. En fait, je suis dépositaire de choses très fortes. Alors, dans le « je ne l'avais jamais dit à personne » , il y a les troubles alimentaires déjà. Et ça me touche, ça me rend très triste de savoir à quel point vous souffrez avec ça. En même temps, j'ai été exactement pareil. C'était trop compliqué d'en parler, il y avait trop de honte. Mais bon sang, c'est déjà tellement de souffrance, on n'a pas de honte à avoir de vivre ce truc-là. et donc ça me touche aussi parce que ça me rend un peu triste mais ça me touche parce que je me dis que c'est un privilège incroyable cette confiance que vous m'accordez en étant accompagné par moi, mais en choisissant aussi de venir témoigner dans mon podcast et en discutant avec moi à mon micro, c'est incroyable. Et vraiment, merci pour ça, c'est très chouette. Et parfois, le « je ne l'avais jamais dit à personne » , ça parle aussi de violence, de violence sexuelle, d'inceste. Ou là encore, je suis particulièrement touchée. C'est un sujet qui me touche particulièrement. Je n'en ai pas encore parlé, ni sur Insta, ni trop ici. Je ne sais pas quand est-ce que j'en parlerai, mais c'est un sujet qui a déjà existé dans ma famille, j'en avais parlé, mais qui est revenu de manière un peu plus présente sur l'année 2025. C'est vraiment un sujet important pour moi au sens de combat, autant que les troubles alimentaires. Cette question des violences sexuelles, elle est... Elle est très importante pour moi. Vous le savez peut-être, je suis bénévole dans une association par ailleurs où du coup, en binôme avec des collègues, nous accompagnons des victimes de violences sexuelles. Et donc quand vous déposez ça auprès de moi, là encore, c'est un grand gage de confiance et je fais tout ce que je peux pour en être digne, pour être à la hauteur de cette confiance. Et ce que j'ai envie de dire par rapport à cette phrase, je ne l'avais jamais dit à personne. J'ai envie de vous inviter à parler. Je sais que c'est dur. Je sais que c'est difficile. Mais vous avez beaucoup à gagner à parler. Et rappelez-vous que le silence ne protège jamais les bonnes personnes. Dans le cas des violences sexuelles, le silence protège les agresseurs. Dans le cadre des troubles alimentaires, votre silence protège le culte de la minceur, toutes ces personnes qui continuent de prospérer sur ce culte-là. votre silence il court Il protège aussi ce culte écrasant autour du corps de la femme. Donc voilà, parler des troubles alimentaires, c'est les rendre réels, c'est montrer que ce n'est pas juste une histoire qui va nous toucher quand on est adolescente et puis qui disparaît. Non, c'est quelque chose qui touche toutes les tranches d'âge, qui malheureusement s'inscrit parfois pendant une vie entière. Donc parlez, parlez, n'ayez pas honte, vous n'avez pas à avoir honte. Et puis pour terminer... Je vous propose de vous parler des illusions. C'est peut-être un peu bizarre de le dire comme ça. Les illusions les plus répandues. Ce que moi j'ai observé pendant ces années de podcast et d'accompagnement, la première illusion qui perdure encore, j'ai l'impression, c'est le fait qu'on ne guérit jamais vraiment. À mon sens, c'est faux, et je crois que c'est lié au fait que l'état normal dans notre société, c'est un état pas très serein avec la nourriture. Et que dans ce contexte-là, dire, en fait, une fois que je suis guérie, si j'ai encore des pensées qui m'emmènent vers le fait que je devrais maigrir, s'il m'arrive encore de culpabiliser après un gros repas, ou que sais-je, si en ayant ces choses-là, en cumulant ces choses-là, on se dit, ah ben, en fait, voilà, je ne suis pas guérie, je ne guérirai jamais. Je ne suis pas sûre, en fait. Je pense qu'il faut resituer ce qu'est un état pathologique. Alors, si vous êtes curieuse, vous pouvez aller voir sur Internet, vous trouverez les critères du DSM-5 qui permettent de classifier les troubles alimentaires. Mais au-delà de ça, moi, je pense qu'une pathologie psy, elle se mesure au niveau d'envahissement, au niveau de souffrance et en observant à quel point ça empêche de vivre sa vie. « Ok, si de temps en temps j'ai des pensées... » qui me font dire que j'aimerais bien maigrir, mais qu'en réalité, ça n'affecte en rien ma vie, que je fais tout ce que je veux, tout ce que j'aime, que je mange de manière régulée, etc. Je ne vois pas en quoi ça voudrait dire que je n'ai pas guéri des troubles alimentaires. Je pense qu'on peut vraiment guérir des troubles alimentaires tout en conservant une forme d'insatisfaction corporelle. Il y a différents niveaux d'insatisfaction corporelle. À quel point est-ce que ça devient empêchant encore ? C'est vraiment ça la question. Et l'insatisfaction corporelle, c'est un peu le terreau fertile du trouble alimentaire. Et je trouve que c'est le dernier truc qui peut traîner un peu en post-guérison, qui peut mettre du temps à disparaître, parce que c'est long de déconstruire toute une vie d'injonction sur le corps, et parce qu'encore une fois, on vit dans une société qui continue de nous prendre la tête avec ça, même si nous on va mieux, donc forcément ça complique les choses. L'autre illusion que je vois beaucoup, c'est l'idée que je serais plus heureuse en perdant du poids. Ou la variante... Prendre du poids, ce serait forcément une catastrophe en fait, c'est pas quelque chose d'acceptable. Là encore, je trouve ça assez normal de voir qu'il y a beaucoup cette croyance-là, puisque c'est ce qu'on nous vend sans arrêt. Pour autant, si tu penses que tu dois à tout prix perdre du poids avant de pouvoir vivre une vie épanouissante, alors je t'invite à te demander... Qu'est-ce que tu auras de différent quand tu auras perdu du poids ? C'est-à-dire, qu'est-ce que tu pourras faire ? Qu'est-ce que tu pourras dire ? Qu'est-ce que tu pourras vivre ? Qu'est-ce que tu pourras porter ? Qu'est-ce que tu pourras mener comme projet, développer comme activité ? En fait, qu'est-ce que tu relis à ta perte de poids ? Et vraiment à creuser ce sujet-là, c'est important parce que ça a tellement été survendu, on nous amène tellement en tant que femmes à nous identifier à notre corps qu'on a vite fait d'en faire un projet de vie, alors que globalement... C'est pas ça qui nous rend heureuses et qui fait de nous des femmes épanouies et on n'a pas forcément envie que les gens se souviennent de nous comme d'une meuf étant gaulée comme ci ou comme ça. En fait, c'est pas ça le plus important, je crois pas que c'est ça qu'on ait envie de laisser sur Terre. Donc c'est intéressant de s'y pencher. Un mot quand même pour dire que je veux pas faire la naïve et faire genre la grossophobie n'existe pas et la vie réelle dans un corps gros. Elle peut être vachement compliquée et j'ai la chance de ne pas le vivre, mais j'ai envie de le voir et j'ai envie de le nommer. Donc oui, clairement, quand c'est compliqué de prendre les transports en commun, d'aller manger au resto, de pouvoir accéder à tous les examens médicaux et tout ça, oui, bien sûr, il y a des choses qui pourraient être plus simples en perdant du poids. Pour autant... C'est compliqué, c'est plus que compliqué, c'est ultra dommage de rester bloqué dans cette injustice de, il y a plein de choses qui t'ont mené à arriver dans ce poids-là, dans ce corps-là, et aujourd'hui, le seul truc qu'on te propose, c'est des régimes amégrissants qui, en fait, te font tourner en rond, voire même continuent de te faire grossir. Donc c'est intéressant d'ouvrir peut-être une porte un peu parallèle, annexe, en disant, ok, je choisis de faire la paix avec la bouffe. Et de vivre ma vie du mieux possible avec ce corps-là. Et en fait, tant mieux si j'arrive en parallèle à perdre du poids. Bien sûr, c'est clair. Mais il y a déjà peut-être des choses qui sont possibles de vivre, des choses qui sont possibles d'améliorer dès maintenant en fait. Et puis la troisième illusion, mais qui me semble tellement tenace, c'est le fait que manger moins, c'est forcément mieux. Ou manger... plus sains parce que c'est vrai qu'on est un peu à la mode, je vois que sur les réseaux ça bouge un peu même si on est quand même encore beaucoup dans le manger moins quand même. Ah là là, je vois que ça, ça perdure quand même il y a un truc, et c'est marrant chez les personnes que j'accompagne, je vois au début ces petits trucs qui persistent quoi, comme si ok, c'est ok, je vais répondre plus à ma faim et je vois bien que ça porte ses fruits mais quand même des fois quand je réponds pas à ma faim, au fin fond du fin fond de moi, il y a un petit truc à l'intérieur qui est un peu content Parce que quand même, c'est bien, j'ai moins mangé. Il y a ce truc qui est inscrit. Mais c'est votre pire ennemi, en fait. C'est vraiment un piège de malade. Encore une fois, je comprends que vous ayez ça en tête, je comprends. Mais méfiez-vous de ça, c'est faux. Manger moins, ce ne sera jamais un bon plan. Notre corps, il n'est pas fait pour manger moins. Il n'est pas fait pour être en déficit de quoi que ce soit. Ça le met en alerte dans tous les sens. Ça dérégule tout, Ça devient un bordel sans nom ultra complexe. Non, oubliez ça. Je pense que manger plus est votre meilleur ami. Pour tout relancer, pour remettre de la sécurité dans votre comportement alimentaire, relancer votre métabolisme, relancer toutes les fonctions de votre corps, pour retrouver votre sommeil, votre bonne humeur, votre joie de vivre, pour retrouver votre liberté, votre simplicité. Non. Manger moins, ce ne sera jamais la solution. Bon, on arrive au bout de cet épisode pour fêter les 200 épisodes. Merci d'être là. Merci aussi aux quelques contributrices, c'est jusqu'ici, je crois que ce n'était que des femmes, qui me laissent quelques dizaines d'euros par-ci, par-là, de temps en temps, qui me font des dons. Vraiment, ça me touche beaucoup. Ce serait vraiment chouette que j'arrive à pouvoir, d'une manière ou d'une autre, me rémunérer pour ce temps que je passe pour le podcast. Ça fait partie des choses sur lesquelles je réfléchis et j'avance depuis quelques temps, vous le savez, j'en parle de plus en plus, mais je trouve aussi que j'étais un peu bloquée dans un truc de... comme si ça donnait plus de valeur parce que c'était gratuit, parce qu'effectivement c'est du temps que j'offre. Non, j'ai plus envie d'être là-dedans. Ça fait aussi partie d'une forme d'émancipation, je trouve, de reprendre sa place à ce niveau-là. C'est du travail et en fait, c'est complètement normal que je gagne de l'argent en lien avec ce travail-là, d'autant que ça aide beaucoup de gens, d'autant que je m'y tiens, que je suis régulière, que je ne vous ai pas lâchés et qu'on est au 200e épisode et waouh ! En fait, j'en suis fière, je suis un peu émue là, de me rendre compte que je suis arrivée à 200 épisodes. C'est un projet qui m'a dépassée comme la majorité des projets, je crois. On les crée avec des idées, des envies. Et puis en fait, ça nous dépasse, ça nous déborde. Parce que des gens viennent dedans, s'en saisissent, en font des choses qu'on n'avait pas imaginées. Et le truc grandit. Et voilà, aujourd'hui, on en est là. Et je trouve ça vraiment très chouette. Donc voilà, c'est avec plaisir que je reçois votre soutien, de quelque manière qu'il soit. Oui, il peut être financier, mais vos mots d'amour me vont droit au cœur. Si vous avez aussi envie de venir témoigner sur le podcast, n'hésitez pas. Que vous soyez concerné ou plus concerné maintenant parce que vous allez mieux, ou que vous soyez un ou une proche, un ou une professionnelle, je vous accueille vraiment avec grand plaisir. Alors, bah, merci d'être là. Longue vie au podcast. Et puis, je vous dis à très bientôt. Prenez soin de vous autant que possible. Ciao. Un grand merci à toi qui est encore là à la fin de cet épisode. Comme je te le dis souvent, ton soutien est super important. C'est même ça qui permet au podcast d'exister encore aujourd'hui. 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