Speaker #0Si vous êtes une femme au profil TDAH et que vous en avez marre de culpabiliser, TDAH au féminin, le cocon, est fait pour vous. Je suis Nora, professionnelle de la santé depuis plus de 17 ans et spécialisée dans le TDAH au féminin. Si vous avez plus de 40 ans, un TDAH plus ou moins apprivoisé, et que vous avez l'impression qu'il explose à nouveau, que vous perdez vos mots, vos clés, votre patience, votre concentration, non, vous n'êtes pas. n'êtes pas en train de régresser et surtout vous n'êtes pas la seule à le vivre. Vous écoutez TDAH au féminin, le cocon. Je suis Nora, professionnelle de la santé et je vous accompagne aujourd'hui dans cet épisode où on parlera d'une période très particulière que beaucoup de femmes vivent vraiment comme un tsunami silencieux, c'est la périménopause. Et on va voir pourquoi pour les femmes avec un profil TDAH, cette période peut amplifier les symptômes. au point finalement de quasiment tout reconsidérer. Donc au menu aujourd'hui, nous allons parler concrètement de ce que les femmes au quotidien vivent entre 40 et 55 ans. C'est une grosse fourchette. Et ensuite, ce que la science aujourd'hui en 2026 dit de ce phénomène-là. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est documenté ? Et pour finir, en fin de capsule, le plus important, c'est les trois grandes... pistes qui vont vous permettre de traverser cette période sans finalement perdre la tête. Alors c'est parti, donc commençons, posons d'abord la scène. Beaucoup de femmes avec ce profil TDAH nous disent la même chose. Autour de la quarantaine, parfois un peu plus tard, parfois un peu plus tôt, j'ai l'impression de devenir complètement dingue. Je ne me reconnais plus, j'ai l'impression de régresser, de me revoir il y a 10-20 ans. Entre temps, j'avais mis des choses en place, des astuces, mais finalement, j'ai l'impression de régresser. C'est un discours qu'on entend souvent dans cette période de la vie. Vous étiez peut-être aussi cette femme qui avait appris à gérer son profil TDAH. Vous aviez vos routines, vous aviez finalement vos petits trucs, vos petits rituels, vos routines. Et finalement, ça fonctionnait que vous preniez un traitement ou pas, ça fonctionnait. Et les collègues, même, ne se doutaient de rien. vous aviez fini par trouver peut-être un équilibre que vous teniez, difficilement, mais que vous teniez. Et puis un jour, je ne vais pas dire sans prévenir, mais au fur et à mesure, de façon à pré-rapprocher, vous vous êtes rendu compte que les choses régressaient un petit peu, que les choses se sont mis à dérailler. Alors à ce moment-là, des symptômes comme la mémoire qui flanche un petit peu, le fait de perdre ses objets encore plus que d'habitude. Le fait d'être par exemple en réunion et puis de ne décrocher complètement, de ne plus savoir ce qu'on fait à quel moment, lire plusieurs fois la même phrase et finalement ne rien comprendre parce que notre esprit est ailleurs, se sentir un petit peu oppressé, un petit peu émotionnellement à fleur de peau, fragile, émotif. Tout ça n'est pas de la démence ni de l'imagination. Vous n'êtes pas en train de régresser. C'est un phénomène tout à fait normal. Pendant cette période-là, la peur revient. La peur d'être une femme mal organisée, d'être peut-être une mauvaise mère, de perdre son job. Et si vous ajoutez à tout ça les symptômes physiologiques, que sont les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, les insomnies, les troubles de l'humeur, les crises de larmes, pour rien, la rage qui monte sans prévenir. et une fatigue qui s'accumule, qui ne ressemble finalement à aucune autre. Donc, vous voyez que cette période est très chargée émotionnellement et physiquement. Et quand vous en parlez, on a du mal à comprendre, ou alors on vous dit, c'est la ménopause, c'est normal. Ou c'est ton profil TDA, ou tu es fatigué, ou tu es anxieuse, tu es peut-être en dépression. Mais finalement, vous faites des recherches, vous en parlez à des professionnels qui vous mettent peut-être sur d'autres pistes. Votre gynécologue avec. qui vous en parlez, on vous parle de ménopause classique. Mais finalement, entre ces deux univers, on a du mal à faire le lien. Le lien, c'est le profil TDAH et les hormones. Comme je l'ai expliqué dans le podcast précédent, l'épisode précédent, n'oubliez pas qu'en fait, on a une variation de ces hormones oestrogènes qui vont agir directement sur la dopamine et la noradrénaline. Rappelez-vous, dopamine est égale la clé de la motivation. anti-procrastination, motivation et la noradrénaline au niveau du filtre, de la concentration, l'émotivité, l'humeur, etc. Sans parler de la sérotonine. C'est tout un jeu de domino. qui part de vos hormones féminines et qui va basculer sur les hormones au niveau du cerveau. Et donc, on s'en rend bien compte, on le vit, on le vit comme une femme qui n'a pas un profil TDAH, mais c'est encore plus amplifié. Parce que le phénomène au niveau de la dopamine, au niveau du cerveau, est encore plus amplifié. Alors, qu'est-ce que les études disent ? Est-ce que c'est documenté ? Vous avez plusieurs études, dont une étude Corp publiée en 2025. Je mettrai toutes les références dans le site web pour ne pas vous encombrer ici avec des détails, mais pour certains c'est important d'avoir les références, donc je vous référencerai ça dans la description et sur le site TDAH Focus, donc n'hésitez pas. Donc cette étude en 2025, elle a comparé les symptômes des périménopausiques de femmes avec et sans le profil TDAH et le résultat il est très net. Les femmes qui ont ce profil-là décrivent des symptômes vraiment pas très élevés. plus sévère, plus précoce aussi, et beaucoup plus handicapant, beaucoup plus invalidant que la population générale. Donc, parfois, même dix ans plus tôt que la moyenne, ce qui est quand même assez impressionnant. Alors, on se demande, encore une fois, pourquoi une telle différence ? C'est ce que je vous ai expliqué plus tôt. Reprenons un petit peu la métaphore du chef d'orchestre avec les musiciens. Rappelez-vous, le chef d'orchestre, c'est le cerveau, les musiciens, ce sont les hormones. Donc, le profil TDAH, il a besoin... d'un certain niveau d'œstrogène, ces hormones féminines, pour fonctionner correctement. Et dans ce profil TDAH, il y a déjà un déficit par rapport à la dopamine, qui est la clé de la motivation, antiprocrastination, impulsivité, etc. Donc, quand les œstrogènes se mettent à fluctuer, ça chute, ça se rééquilibre, ça chute, donc il y a vraiment une dysrégulation. Ce qui est défini de la périménopause, c'est une chute d'oestrogène à partir d'un certain moment dans la vie d'une femme. Donc le cerveau profil TDAH perd son soutien, un soutien essentiel. Donc concrètement, ce cycle est complètement dérégulé et on se retrouve avec des symptômes extrêmement impactants sur la vie au quotidien. qui est par exemple une diminution de la concentration, donc une diminution de l'attention, de la mémoire de travail. Alors on confond ça vraiment avec de la fatigue, avec du burn-out, avec des symptômes de la dépression. Et le deuxième gros symptôme, c'est la dysrégulation émotionnelle. On connaît bien ça dans la période du cycle, juste avant les règles. Donc on devient un peu plus réactif, un peu plus à fleur de peau, plus émotif, plus irritable. Donc plus impulsif. Et en plus, la réjection sensitive dysphoria, donc cette hypersensibilité au rejet qui est vraiment typique chez les femmes au profil TDAH, elle s'intensifie. Donc on est vraiment dans un tourbillon, dans un tsunami émotionnel. Et alors il y a un troisième phénomène que vous connaissez sûrement mais qui va encore une fois s'amplifier, c'est l'épuisement, la fatigue chronique. Il faut bien savoir que dans cette période de périménopause-ménopause, vous avez le sommeil qui va se fragmenter encore plus. Encore une fois, c'est une question hormonale. Donc la fatigue devient encore plus chronique. Et la fatigue, vous savez qu'avec un profil pareil, ça peut être vraiment ingérable. Donc sur le plan thérapeutique, je ne vais pas rentrer dans les détails ici des traitements, mais en en parlant avec votre médecin ou votre gynécologue, vous verrez qu'il y a des propositions d'hormonothérapie. Ce n'est pas universel et il y a quand même pas mal de contre-indications. Donc ce n'est pas une décision à prendre à la légère, c'est du cas par cas. C'est une discussion avec le gynécologue sur vos antécédents, tout ce qui est cancer hormonodépendant, tout ce qui est sensibilité à l'hormonothérapie, les problèmes au niveau aussi cardiovasculaire. Donc tout ça, c'est vraiment à prendre en charge cas par cas. Donc il n'y a pas de bonne ou de mauvaise résolution, il faut vraiment en parler, discuter, voir vos antécédents et finalement prendre une décision éclairée avec votre médecin. Mais encore une fois, ce n'est pas un passage 100% obligatoire. Ça sera recommandé chez certains profils et toujours avec une grande prudence et c'est des traitements généralement à court terme, tout ce qui est hormonothérapie. Parce que comme je vous ai dit, il y a des effets indésirables. mais toujours en discuter avec votre professionnel de la santé. Donc, pas de généralité ici. Restons prudents. Cette décision est médicale et individuelle. Elle se discute avec votre gynécologue qui est formé, avec des bilans complets, des prises de sang, une réflexion approfondie. Et encore une fois, pas de recommandation universelle. De la même manière, si vous prenez un traitement pour le TDAH, pendant cette phase-là, il faudra aussi en discuter avec votre neurologue, votre psychiatre ou votre médecin pour vérifier que ça soit toujours... aussi efficaces, qu'il n'y a pas un ajustement des doses à faire. Donc tout ça, c'est aussi une discussion qui est ouverte. Mais surtout, ne retenez jamais d'automédication en se disant, tiens, je vais augmenter les doses ou je vais les diminuer. Ça, c'est quelque chose qu'on ne fait jamais, au risque d'avoir des effets indésirables et de perturber tout un cycle. Donc, ce que vous devez bien retenir, c'est que la périménopause, cette période particulière, elle est Ce n'est pas un échec personnel. C'est vraiment une transition biologique qui est majeure chez les femmes et encore plus chez les femmes avec un profil TDAH. Ici, on parle vraiment de biologie. C'est factuel. Alors, les pistes. Y a-t-il des pistes ? Donc, les pistes pour traverser cette phase-là. Ici, je vais être assez brève. Vous retrouverez sur TDAH Focus dans la partie cocon. Donc, cocon, c'est l'espace de TDAH Focus dédié aux femmes. Profil TDAH, de plus de 30 ans jusqu'à la fin. Vous retrouvez les articles, vous retrouvez les podcasts, les vidéos, le groupe, le membership. Vous retrouvez aussi le groupe WhatsApp et les différents liens. Donc n'hésitez pas, on a aussi une boîte mail ouverte si vous avez des questions ou des suggestions. Donc ici brièvement, la première chose. c'est de ne pas tomber dans le piège de « c'est un échec personnel, il y a quelque chose qui cloche chez moi, je fais des choses mal, je régresse, c'est de ma faute » et rentrer dans un cercle de culpabilité. À partir du moment où vous dépassez les 40 ans, vous devez garder en tête, et ça c'est la première piste, que c'est peut-être le signe d'une périménopause, qu'il y a un changement hormonal qui se fait, et de prendre les choses en main et d'en discuter. avec vos médecins traitants, de ne pas attendre vraiment d'être au fond du gouffre et que votre profil TDAH explose pour pouvoir faire quelque chose. Donc, c'est anticiper les choses et de ne pas vous pointer du doigt, de bien comprendre que c'est un phénomène biologique à traverser. La deuxième chose qui est une piste importante, c'est de documenter ce qui vous arrive avant de vous présenter en consultation. C'est-à-dire prendre un calendrier, noter les bouffées, les sueurs, les cycles de sommeil, vos cycles aussi. Notez un maximum de symptômes cognitifs au niveau de la concentration, au niveau de l'émotion, du brouillard, des oublis, de vos troubles de l'humeur. Notez vos cycles s'ils existent encore et vous arrivez chez votre médecin avec ces données, données papier. Et vous demandez explicitement à explorer la piste de la périménopause. Vous êtes en droit. de le demander. Dans un deuxième temps, vous parlerez des différents traitements qui existent avec votre spécialiste et avec votre neurologue ou psychiatre, d'éventuellement refaire un point sur votre traitement. La troisième piste, et c'est la plus importante, c'est se rendre compte que c'est le moment d'alléger, mais sans renoncer. C'est très important. Alléger sans renoncer. Donc, cette phrase, elle nécessite vraiment des marges. Plus de sommeil, plus de soutien externe, plus d'aide, moins d'engagement mais simultané. Apprendre à faire une chose à la fois, apprendre à respecter son rythme. Plus la liste est longue, plus il y a de rappels, plus il y a des choses à faire, plus les choses sont complexes et plus vous vous mettez en danger. Donc choisir, choisir les bonnes choses, les choses qui donnent des résultats, réduire les choses superflues. éliminer les choses superflues, déléguer s'il faut déléguer, supprimer, choisir. Donc c'est une adaptation intelligente, on en parlera dans d'autres podcasts, comment faire concrètement, mais c'est vraiment peut-être le moment de réfléchir, de se poser, de faire le tri dans sa vie, de faire le tri même dans son entourage et de se dire qu'est-ce qui est finalement important, qu'est-ce qui mérite mon énergie. N'oubliez pas de toujours penser au thérapeute, à vous faire accompagner, que ce soit par un thérapeute, un médecin, un spécialiste, et de ne pas traverser cette période dans le silence et dans la honte. C'est tout à fait normal, c'est biologique, et vous avez besoin de ce petit coup de pouce pour passer sereinement cette période. Donc alors, posez-vous la question, si la périménopause peut amplifier à ce point-là le profil TDAH, qu'est-ce qui peut se passer ? à l'adolescence, où les hormones arrivent en masse, pendant la grossesse, où le corps se transforme entièrement après l'accouchement. Donc, on verra tout ça dans un prochain épisode. Donc, n'oubliez pas de vous abonner et de partager à une femme au même profil que vous, qui en aurait bien besoin. Je vous dis à bientôt dans le cocon !