Speaker #0Si vous êtes une femme au profil TDAH et que vous en avez marre de culpabiliser, TDAH au féminin, le cocon, est fait pour vous. Je suis Nora, professionnelle de la santé depuis plus de 17 ans et spécialisée dans le TDAH au féminin. Si vous étiez une vraie cocotte minute adolescente, ou si devenir maman a peut-être transformé vos TDAH dans le mauvais sens, que c'est devenu un chaos total, rien de plus surprenant, en tout cas au niveau scientifique. Vous écoutez TDAH au féminin Le Cocon. Dans ce troisième épisode de la série consacrée aux hormones, nous parlerons des autres grandes fenêtres hormonales de votre vie de femme. Celles qu'on évoque moins, mais celles qui amplifient ou vont révéler les symptômes du profil TDAH, et souvent d'une manière assez brutale. Donc au menu d'abord la puberté, cette période de la vie qui peut pousser beaucoup de jeunes filles à la puberté. à se mûrer dans le silence et l'incompréhension. Ensuite, la grossesse et le postpartum. Donc, ce tsunami littéralement que finalement personne ne voit venir, ni la maman, ni l'entourage. Et pour finir, le plus intéressant, on parlera de trois grandes pistes pour vous aider à traverser cette période, et ceci à n'importe quel âge. Commençons par le début, donc la puberté. Vous étiez peut-être cette jeune fille brillante, créative, souvent incomprise, peut-être rêveuse. Et vous teniez, vous teniez au début à l'école primaire. Vous n'étiez peut-être pas la meilleure en organisation, mais vous arriviez encore à compenser, ça passait. Vous compensiez par l'envie de plaire. par la mémoire vive, par votre intuition, votre créativité. Et peut-être qu'avec le temps, vers 11, 12, 13 ans, les choses ont commencé à changer. Donc vos notes ont peut-être commencé à baisser, et encore une fois, c'est une grande généralité. Certaines jeunes filles profil TDH réussissent bien leur scolarité, mais encore une fois, n'oubliez pas, c'est au prix d'autre chose. Donc on compense, on travaille deux fois plus, pas parce qu'on est moins intelligente, bien bien au contraire, mais c'est parce que notre cerveau, notre fonctionnement est différent. On essaie de nous faire entrer dans un moule et l'école n'est pas toujours adaptée et les professeurs n'ont pas toujours les bons outils. Donc le profil neurodivergent est encore aujourd'hui en 2026 très incompris et encore mal pris en charge dans les écoles. En tout cas à l'époque c'était bien bien pire qu'aujourd'hui. Peut-être qu'à cette époque-là, vos notes ont commencé à baisser ou pas. Peut-être que vous oubliez vos affaires, vos devoirs, les rendez-vous. Vous décrochiez peut-être en classe. Du coup, ça vous mettait mal à l'aise, en porte-à-faux, des pleurs, de la culpabilité, la perte de confiance en soi. Ou certaines jeunes filles avaient des mécanismes d'évitement. Donc éviter, ne plus aimer l'école, faire un pas de côté. Avoir du mal à se renfermer. Et la famille autour de vous et les amis ont mis ça sur le mot adolescence, crise d'adolescence. Elle se cherche. Le fameux elle se cherche. Encore une fois, c'est généraliser les choses. Donc à l'intérieur, évidemment à l'adolescence, avec les pics hormonales, beaucoup de choses se passent. Mais encore plus avec un cerveau TDAH. Vous comprenez maintenant pourquoi, ici dans le troisième épisode, dont je vous invite à écouter les deux précédents. où on vous expliquait qu'il y a un pic hormonal, entre autres l'oestrogène et la progestérone, et que ça a un lien directement avec votre dopamine. Votre dopamine qui est le neurotransmetteur de la motivation, la procrastination, la noradrénaline aussi, qui permet de filtrer, se concentrer, l'attention. Donc tout ceci est un jeu de domino. Et à la puberté, ou encore pendant la grossesse, ou postpartum, c'est un vrai carnage qui se fait. Et on ne peut pas y échapper vraiment. Vous avez donc les conséquences de ce changement hormonal qui va se traduire par des modifications de la concentration, de l'hypersensibilité, de l'impulsivité, de l'angoisse, de la culpabilité. Donc, revenons un petit peu à la jeune fille. Quand vous traversez le collège, beaucoup de culpabilité. beaucoup d'angoisse. Et à cette époque-là, si vous avez aujourd'hui 30, 40, 50, 60 ans, on ne parlait pas vraiment de TDAH. Je vous invite à regarder le premier épisode où on parle du diagnostic tardif chez la femme adulte. Dans les années 1980, quand on parlait de TDAH, on pensait aux petits garçons hyperactifs qui sautaient partout. Donc, bien loin de la petite fille sage qui faisait son maximum, qui était très scolaire. C'est un problème, ça a été un problème assez important parce qu'on avait l'impression que le TDAH chez les petites filles n'existait pas. Et à l'âge de 30-40 ans, ce qui explique beaucoup de diagnostics tardives, mais alors une histoire entière à réécrire et les difficultés qui vont avec. Donc, après cette période de la puberté, on a une autre grande période qui peut être... forte en émotions, c'est la grossesse. Et là, c'est encore autre chose, parce que pendant la grossesse, il y a beaucoup de femmes avec un profil TDAH qui décrivent une espèce d'amélioration temporaire. Parce qu'en fait, l'ostrogène, elle est très haute pendant la grossesse et on se sent beaucoup plus calme, on se sent organisé, presque finalement sereine. Et on se dit, ça y est, maintenant que je vais être maman, les choses se sont mis en place, je me dois d'être organisée, je me dois de ci, de ça. Encore une fois, c'est... pression qu'on se met sur les épaules, on se projette, on a tendance à se projeter surtout avec un esprit, un profil TDAH où il y a beaucoup de créativité. Donc on se projette dans un avenir, on essaye de se mettre nous-mêmes dans une espèce de case, une espèce de checklist de la femme parfaite. Et après cette période bénie de grossesse, le bébé arrive et là c'est le... Les hormones chutent brutalement. Le sommeil va disparaître et Dieu sait que le sommeil, quand vous avez un profil TDAH, est extrêmement important. Si vous avez une dette de sommeil, ça se traduira directement par une forte distractibilité, une force impulsivité et tous les symptômes qui vont générer un réel chaos dans votre vie. La charge mentale, elle, elle va exploser. Donc la maison peut devenir un véritable champ de bataille, ce qui est encore une fois tout à fait normal, sachant que nous sommes des êtres humains, surtout avec un petit être dans votre vie. Le champ de bataille, c'est tout à fait normal. Il faut pouvoir l'accepter. Mais encore une fois, accepter certaines choses, quand on a un profil TDAG et quand on est une femme et qu'on s'apprête à devenir maman, c'est très compliqué. parce qu'on est un petit peu fantasmé sur cette nouvelle vie, fantasmé sur ce nouveau rôle. Et quand on est face à la réalité, on se rend compte qu'il y a un fossé entre la réalité et ce qu'on a imaginé. Et puis les vieux démons reviennent avec les « tu n'es pas assez » , « tu es trop » , « tu es mal organisé » , etc. Donc on a tendance finalement à replonger rapidement dans ce cercle vicieux-là. Donc, Oubliez un rendez-vous chez le pédiatre et c'est le drame. On oublie de manger, on prend l'habitude de pleurer en pliant les vêtements de bébé. Surtout quand on voit que certains s'en sortent mieux. Encore une fois, dans la société dans laquelle on est, vous ouvrez Instagram ou vous ouvrez TikTok ou des choses pareilles, vous voyez des tradwives super organisées avec une ribambelle d'enfants, avec le... Le gâteau dans le four, le pain frais. Et alors on se dit, mais mon Dieu, pourquoi moi je n'y arrive pas ? Il faut bien distinguer la réalité des réseaux sociaux et de ce qu'on essaye de nous montrer. Il y a un vrai fossé encore une fois. Donc il faut pouvoir prendre du recul par rapport à ça. Et bien se dire que quand on, après la grossesse, après cette chute hormonale, après la fatigue, d'être de sommeil. Et le fait de devoir s'occuper d'un nouveau petit être, rien de plus normal que d'être dans un espèce de tourbillon qui s'apaisera, bien entendu, quelques mois, quelques années après. Mais le pire, finalement, c'est qu'on n'ose pas en parler. Parce qu'on vous dit souvent dans les discussions, c'est pas que c'est de l'hypocrisie, mais on va dire que c'est un espèce de tabou. On vous dit que beaucoup de mères sont passées par là, que le fameux profite-en. Donc à ce moment-là, si vous êtes une femme profil TDAH et que vous êtes dans la tourmente et qu'on vous dit profites-en, c'est presque une agression parce que finalement on se dit mais moi je ne ressens pas. profiter de quoi ? Je suis dans un vrai tourment. Et donc, alors, on commence à culpabiliser. Mais pourquoi d'autres passent cette période avec beaucoup de bonheur, beaucoup de délectation, et moi, je suis au point où j'ai juste envie de pleurer et qu'on me laisse tranquille ? Encore une fois, vous voyez, on rentre dans des stéréotypes et on rentre dans l'auto-culpabilité et la peur du rejet. Mais ce que vous vivez là, en tant que femme avec un profil TDAH, ce n'est même pas encore le baby blues qui peut venir se greffer à tout ça. Donc, c'est vraiment un effondrement du système qui tenait presque à peine, je dirais. Donc, avec ces difficultés à réguler votre dopamine, votre noradrénaline, qui est déjà un équilibre assez précaire. Et là, ça ne peut pas être autrement. Je ne dis pas que ça veut dire que toutes les femmes qui vont accoucher, qui vont avoir un bébé, vont être dans la tourmente. Loin de là. Ça dépend un petit peu de votre état cérébral, votre état chimique, est-ce que vous avez mis en place les aménagements, l'aide que vous avez, si vous êtes accompagné ou pas. Mais je vous parle d'un cas où vous n'êtes pas accompagné, vous êtes seul, vous n'avez pas mis en place certaines choses, certaines béquilles pour pouvoir passer cette période sereinement. Donc encore une fois, ce n'est pas un passage obligé, mais généralement avec le... corps d'une femme, les hormones, cette période de baby blues, de postpartum est tout à fait normale. Donc, il y a l'euphorie et puis il y a les moments où on est en dette de sommeil, on oublie de manger, on est carencé, on est peut-être anémique aussi. Donc, il faut pouvoir l'accepter. Il faut pouvoir vraiment l'accepter et vous dire que ce n'est pas vous, mais c'est votre état biologique. D'où l'importance de la troisième partie où je vous expliquerai vraiment les choses à mettre en place pour pouvoir vraiment passer cette... période sereinement. Deuxième partie au niveau de la science. C'est toujours très important de voir ce que nous dit la science. La science, elle nous dit deux choses. D'abord, par rapport à la puberté. Vous avez des revues, des études féminines sur le TDAH qui sont assez unanimes. Et même au niveau de la biologie, la puberté, c'est une forte variation au niveau des symptômes. Donc, à force que les oestrogènes et que la progestérone, elles augmentent, certaines jeunes filles voient leurs symptômes s'atténuer temporairement et d'autres voient une aggravation au niveau, surtout, attentionnel, la concentration et au niveau des émotions. Et surtout que la puberté, elle va coïncider avec une explosion des exigences à l'école et au niveau social aussi. Donc, les amis, le petit ami, les devoirs, le collège, lycée. Donc, en fait, les attentes, elles augmentent. La fluctuation des hormones se fait aussi. Les emplois du temps deviennent plus complexes. Les relations deviennent aussi beaucoup plus complexes. Ça demande de l'organisation, ça demande de la planification et ça demande un filtre sensoriel. Sachant qu'en tant que femme TDAH, notre filtre sensoriel et notre capacité à ressentir les choses est beaucoup plus forte, souvent ça devient très complexe. Donc au niveau de l'organisation, la planification et au niveau de ce filtre sensoriel et de la sociabilisation, ça devient très vite complexe. Donc toutes ces nouvelles exigences, elles peuvent parfois être insurmontables, il faut dire les mots, insurmontables, si on n'est pas accompagné. Donc le résultat, ça peut être un effondrement des résultats scolaires, un repli sur soi, s'isoler. Et parfois même, et on le voit encore plus chez les jeunes gens, j'ai encore une personne que j'accompagne qui a un profil TDAH et sa fille de 11 ans a un profil aussi TDAH qui s'est fait diagnostiquer une dépression précoce à cet âge-là. Ça existe, c'est tout à fait possible. Donc vous voyez que parfois ça peut prendre des proportions assez importantes. Et surtout, ce fameux profil, il est invisible. C'est très compliqué de faire comprendre à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de ce trouble du neurodéveloppement que ça peut avoir de tels impacts. On confond, comme vous le savez, beaucoup avec le mauvais caractère ou le fait d'être rêveuse, distraite, impulsif ou trop sensible. Et donc, les experts, ils recommandent vraiment de réévaluer systématiquement les jeunes filles dans ces étapes-là de leur vie pour voir vraiment quelles sont les difficultés. Et si ces difficultés-là ne sont pas trop massives à l'adolescence. Et là, il faut mettre en place des aménagements et vraiment de l'aide. Ce n'est pas pour les diagnostiquer trop vite, trop tôt, mais c'est surtout pour ne pas passer à côté de choses plus graves. Si vous êtes maman avec profil TDAH, vous savez qu'au niveau de l'hérédité et de la génétique, il y a de fortes probabilités d'avoir aussi des enfants avec le même profil, ce qui n'est pas négatif en soi. On le verra plus tard, ça peut être une grande force, mais il faut connaître le mode d'emploi et pouvoir accompagner vos enfants le cas échéant. Deuxième chose, au niveau de la grossesse et du postpartum, il y a une analyse qui est pas mal, qui a été publiée en 2025. et qui a documenté des choses qui sont assez troublantes finalement, c'est que le diagnostic TDA chez les mères, c'est que ce diagnostic augmente significativement dans les années après l'accouchement. Et il y a vraiment un pic entre la deuxième année et la cinquième année postpartum. Et moi, ça m'a vraiment interpellée parce que ça a été aussi mon cas. Autrement dit, si on y réfléchit, beaucoup de femmes ne découvrent que leur profil qu'après être devenues mamans. Parce que c'est vraiment à ce moment-là que tout explose et qu'on va chercher de l'aide. Et que finalement, les anciennes explications ne tiennent plus la route. L'explication scientifique, elle combine plusieurs facteurs. Le premier, c'est cette chute hormonale, comme je vous l'ai dit après la grossesse. L'oestrogène qui était au plafond à son max pendant la grossesse, elle va dégringoler, mais très rapidement, sur quelques jours. Et le soutien de dopamine, dopaminergique, il disparaît presque du jour au lendemain. Donc c'est un vrai crash. Le deuxième facteur, c'est la privation chronique de sommeil. Vous savez que le sommeil, c'est vraiment le régulateur essentiel des fonctions exécutives. Ça, il faut vraiment le retenir. Le sommeil, c'est la base pour les fonctions exécutives. Et quand le cerveau profile TDAH en est privé... Il est vraiment sous-effectif de cette fameuse dopamine, la clé de la motivation, procrastination, machin, etc. Et donc, quand vous dormez 2-3 heures à churrie sur plusieurs nuits, pendant 6 mois, 1 an, c'est une catastrophe neurologique. Et c'est souvent là qu'on va découvrir le diagnostic. Il y a un troisième facteur, c'est aussi la charge mentale et la logistique. Du coup, quand vous devenez maman et que vous devez commencer à tenir des listes, Là, il faut commencer à anticiper, planifier, coordonner. On n'est plus tout seul. Donc, il faut le faire pour plusieurs personnes. Et là, ça demande que nos fonctions exécutives de planification dans nos cortexs préfrontales, qui nous fait défaut, c'est vraiment le talon d'Achille. Et là, on ne peut plus cacher tout ça. On ne peut plus surcompenser. Et en plus, on en a marre de surcompenser. On a peut-être un enfant à 30, 40 ans et on a compensé toute notre vie. Et là, ça devient trop lourd. ça devient beaucoup trop lourd et là, on craque. Donc le résultat documenté, c'est vraiment un épuisement qui est extrême. C'est la culpabilité maternelle, c'est parfois la dépression postpartum et surtout la révélation de ce TDAH qui n'a pas été diagnostiqué jusqu'à présent. Donc on comprend à ce moment-là que ce n'est pas un défaut de caractère, on est mal organisé ou on est trop émotif, trop sensible. Là, on est face à quelque chose de physiologique, de neurobiologique. Plusieurs équipes ont recommandé aujourd'hui un dépistage vraiment systématique pendant les premières années suivant la naissance. On essaye de mettre ça en avant en parlant de ce phénomène du postpartum après la grossesse. Les experts entre eux essayent de mettre ça pour que ça soit plus systématique, de prendre en considération un éventuel TDAH qui n'a jamais été diagnostiqué, parce qu'il y a énormément d'autres diagnostics qui sont l'anxiété généralisée, la dépression, etc. Mais de plus en plus, et malheureusement c'est encore rare en 2026, de penser à ce TDAH qui est diagnostiqué tardivement. C'est compliqué aujourd'hui. pas tous formés, ça avance bien, mais il y a encore du travail à faire. Donc je vous ai promis de parler des trois pistes qu'on pourrait éventuellement explorer. Donc la première piste pour les filles à la puberté ou les jeunes filles qui se reconnaissent, si vous êtes parent d'une adolescente qui est en train de craquer, ou vous-même si vous êtes une jeune fille et que vous sentez qu'il y a quelque chose qui est en train de basculer, Quelque chose qui ne va pas. La première chose, c'est de ne pas mettre tout sur le compte de la crise d'adolescence. Ça, c'est la première chose. Et c'est demander un bilan neuropsy auprès d'un professionnel de la santé. C'est à partir de ce bilan-là qu'on pourra réellement avancer, faire le tri. Dépression, anxiété, borderline, TDAH ou simplement passage, crise d'adolescence. Et donc la première chose c'est vraiment le diagnostic. Parce que sans diagnostic, c'est extrêmement compliqué d'aller mettre des choses en place. On peut perdre du temps et passer à côté et ça peut être réellement dramatique, surtout à cet âge-là. Et plutôt on le nomme et plutôt on pourra mettre en place ce qui est en adéquation. La deuxième chose, la deuxième piste, c'est pour les femmes qui envisagent ou qui attendent déjà un enfant, si vous avez un TDAH et que vous prenez par exemple un traitement, ça va être d'en discuter avec votre médecin, de discuter de la stratégie pendant la grossesse et après la grossesse. Donc de savoir qu'à un certain moment, il y aura sûrement un arrêt de la médication, qu'on ne stoppe pas toute seule. Donc il va falloir mettre ça bien avant, essayer avant de tomber enceinte, d'essayer de voir un petit peu avec cette médication, pendant la grossesse et après la grossesse, voir sous quelle forme de traitement, si traitement il y a, mais d'en discuter en amont. Parce qu'une fois que les choses sont là... La dernière chose à laquelle on pense est notre traitement. Et donc en préparant un plan postpartum réaliste avec l'arrivée du bébé, ce sera déjà une première chose. Pensez à un soutien logistique, de l'aide à domicile si possible, partagez un maximum les charges et surveillez, surtout surveillez les signes d'effondrement. En parlez à votre conjoint, à votre famille, et de pouvoir identifier ces moments-là où vous avez réellement besoin d'une aide. extérieure. Et évidemment, vous n'êtes pas censé encaisser tout ça toute seule. La troisième piste, c'est pour celles qui sont déjà dans la tempête du postpartum. Là, la seule et unique piste, c'est de vous faire accompagner. C'est une période tellement compliquée. Donc là, il faudra une consultation avec votre médecin formé au TDAH, un thérapeute spécialisé en périnatalité pour vous accompagner, pour vous décharger, accepter toute l'aide qu'on vous donne et surtout, lâcher prise avec les standards irréalistes à l'Instagram. Coupez complètement ça parce que c'est des standards irréalisables. Nous ne sommes pas des influenceuses, nous sommes des femmes dans la réalité avec un profil TDAH. Nous n'avons pas les mêmes attentes. C'est vraiment pour foutre la vie des gens en l'air parfois de prétendre à ces standards de... perfection. Je ne dis pas que ça n'existe pas. Ça peut tout à fait exister et c'est même très bien. Mais dès là, prétendre que c'est la norme, c'est faire culpabiliser les femmes et c'est pas la vraie vie. C'est pas la réalité. Vous êtes dans la vraie vie. Vous savez ce que c'est la vraie vie, la réalité. Et si on est un petit peu honnête, voilà. Donc, vous n'avez pas à voir une maison de magazine, ni des enfants modèles, ni une carrière brillante en même temps. C'est possible. Mais vous n'êtes pas obligé. Et ce qui est un enfant modèle pour moi ne l'est pas pour vous, ne l'est pas pour mon voisin non plus. Nous avons tous notre vision de la maison idéale, de l'enfant idéal. Mais aller se mettre des standards irréalisables, c'est la meilleure façon de déprimer, de culpabiliser et de ne jamais sortir de ces cercles vicieux. Donc il faut accepter l'imperfection. La beauté naît de l'imperfection. Et si à un moment vous sentez que ça déborde... Ça peut arriver d'un coup, les idées noires, les pensées noires, la sensation d'avoir ce poids. Il faut appeler le numéro d'urgence, il ne faut pas avoir honte. Des idées noires, ça peut arriver assez vite, surtout si vous êtes seul. Il y a des gens qui sont formés à ça et donc vous ne devez pas culpabiliser. Ce n'est pas un défaut de votre part, mais comme je vous ai dit, c'est biologique. Si vous ne vous êtes pas préparé à ça et qu'à un certain moment, vous vous effondrez, Il n'y a qu'une chose à faire, c'est appeler le numéro d'urgence. Ça dépend des pays en France, je pense que c'est 3114 911 en Belgique. Et de demander de l'aide parce que ça va très vite, surtout si vous avez la responsabilité d'un petit être avec vous. Parfois, il y a des drames réellement qui arrivent. C'est la combinaison de plusieurs choses. Donc, ce qu'on va retenir de cet épisode, c'est vraiment... Et la conclusion, c'est que les hormones et le TDAH ne sont pas ennemis l'un de l'autre, mais ce sont deux paramètres qui se parlent en permanence, qui s'ajustent. Et plus vous allez comprendre le dialogue entre les deux, et plus vous allez pouvoir adapter, accompagner en douceur. Donc voilà, je m'arrête ici parce qu'il y a encore énormément de choses à dire. N'oubliez pas que je vous mets tous les articles en détail. sur le site tdahfocus.com Vous pouvez retrouver tous les articles, tous les guides par écrit dans le blog avec les articles consacrés aux femmes ou encore une fois sur le site tdahfocus sur le site vous avez un espace spécial qui s'appelle le cocon où je remets les articles je remets les références, les podcasts parce qu'on ne peut pas tout dire par écrit. et surtout que j'essaie d'avoir des épisodes le plus court possible, le plus TDAH friendly, parce que si je vous inonde d'informations, finalement vous n'allez pas retenir l'essentiel et ça ne vous motivera pas à continuer avec moi et à en prendre un maximum sur votre profil pour vous permettre de vous donner finalement les outils indispensables pour passer ces différentes parties de la vie. Je partage, nous partageons. D'ailleurs, merci pour... tous vos retours, tous vos mails. Je lis chacun de vos mails, parfois avec du retard. J'essaye de ne pas trop me mettre la pression. Je prends vos idées, j'en fais un podcast, j'en fais un article. Et voilà, je vous remercie infiniment pour vos retours et pour vos gentils mots. Et donc, je vous dis à bientôt pour un prochain épisode. Et sinon, je vous retrouve sur le site TDAH Focus. Je vous ai mis les liens dans la... description. Je vous dis à bientôt.