- Clémence
Salut, c'est Clémence, bienvenue sur Terrain de Coeur, le podcast qui met en lumière ceux et celles qui, dans l'ombre, rendent le sport encore plus beau. Aujourd'hui, je vous emmène dans un univers où l'on ne s'attend pas forcément à trouver une équipe de rugby, celui de l'Institut Bergonié à Bordeaux. Depuis 2019, des professionnels de santé et des salariés de l'Institut se retrouvent autour d'une même passion, le rugby à 5. Un rugby sans plaquage, accessible, mixte, mais surtout... un formidable prétexte pour créer du lien, partager, se retrouver et apprendre à mieux fonctionner ensemble. Parce qu'ici, le rugby ne s'arrête pas au coup de sifflet final, il s'invite dans les relations entre collègues, dans les projets, dans les actions autour de la santé et aujourd'hui jusque dans un événement solidaire organisé dans le cadre d'Octobre Rose. Le 10 octobre prochain, le Bergo Rugby Touch organise le Bergo Rugby Rose. Un tournoi de rugby à 5 mixte pensé pour rassembler, sensibiliser et soutenir la lutte contre le cancer du sein. Alors aujourd'hui, j'avais envie de comprendre ce qui se cache derrière cette équipe. Comment le sport peut créer du lien dans le monde professionnel ? Qu'est-ce que le rugby apporte à ceux et celles qui le pratiquent au quotidien ? Et comment une équipe de collègues en vient-elle à transformer sa passion en un véritable projet solidaire ? Pour en parler, je suis accompagnée aujourd'hui de plusieurs membres du Bergo Rugby Touch : Thibaut, Léa et Marjolaine. Alors installe-toi confortablement et laisse-toi embarquer dans cette conversation aussi inspirante qu'humaine. C'est parti ! Bonjour à tous les trois. On commence toujours le podcast par une première partie qui s'appelle le CV des invités. Je vous laisse tous les trois vous présenter, présenter un peu votre rapport au sport, à l'association, à l'établissement et puis à l'événement aussi.
- Léa
Bonjour à tous. Moi, c'est Léa. J'ai 31 ans. Je ne travaille pas à Bergo Rugby Rose comme mes deux collègues, mais du coup, j'ai intégré le Bergo Rugby Rose rugby. Touch, ça fait 3 ans, j'entame ma quatrième année. Pas de passif avec le rugby spécifiquement, mais j'ai découvert ça par le biais d'une de mes meilleures amies qui m'a fait intégrer le Bergo Rugby Touch il y a maintenant 3 ans. Voilà, c'est un petit peu tout pour ma présentation. Je travaille dans le monde de la santé, mais pas directement comme mes collègues, donc je leur passe la main pour leur présentation.
- Marjolaine
Bonjour à tous, moi c'est Marjolaine, j'ai 27 ans et je travaille en tant que technicienne de laboratoire en anatomocytopathologie à Bergonié. Et tout comme Léa, ça va faire 4 ans cette année que je fais partie du Bergo Rugby Touch. J'ai été ramenée par un collègue du laboratoire qui jouait initialement dans ce club, mais je n'avais aucun lien avant avec le rugby. Et depuis 2 ans à peu près, j'occupe le poste de Community Manager du Bergo Rugby Touch et aussi du Bergo Rugby Rose qui arrive le 10 octobre.
- Thibault
Bonjour tout le monde, moi donc du coup c'est Thibaut, Thibaut Leroy, j'ai 34 ans, je sais je l'ai fait pas. Je suis du coup l'entraîneur du barbeau rugby touch et joueur aussi. Et depuis moi maintenant 6 ans, sachant que le club en a 7, donc j'étais dedans plutôt dès les débuts. Et à côté de ça je suis master kinesithérapeute à l'institut, donc je fais des soins auprès des patients. Le rugby, moi c'est une histoire qui a commencé il y a plutôt... Quelques années, quand j'étais plus jeune, j'ai joué dans la région parisienne au rugby club de Surennes. Je ne sais pas s'il y en a qui connaissent, qui se reconnaîtront. Salut, salut Surennes. Et du coup, quand je suis arrivé à Bordeaux, avec l'âge, on n'a plus forcément le temps ou l'envie de se faire mal ou de partir tous les week-ends jouer. Donc le touch, en plus de façon bénévole, c'était une façon un peu logique et continue de reprendre le flambeau et d'intéresser des gens qui n'en avaient pas forcément fait.
- Clémence
Bon, ben, enchantée. Et du coup, par rapport au bénévolat, parce que vous êtes tous joueurs, mais du coup bénévole aussi, est-ce que vous aviez déjà fait du bénévolat avant ou là vraiment c'est l'aventure un peu qui vous a amené dans ça et qui vous a motivé pour mener la barque ?
- Marjolaine
Moi, pour ma part, je pense que le bénévolat s'est présenté à moi sans se présenter d'ailleurs. C'était Bertrand qui était initialement président de l'asso, du club, et qui est également co-fondateur, qui gérait tout, il gérait vraiment toutes les parties du club de rugby. Et il s'est dit un jour, je vais déléguer certaines tâches. Et moi, je me suis directement proposée pour l'audiovisuel, parce que j'ai un petit attrait pour ça, c'est quelque chose que j'aime bien, donc quelque chose que j'aime bien, mais par contre que je n'avais jamais fait de ma vie non plus, donc monter des réels, tout ça, je ne connaissais pas du tout. Je l'ai fait au fur et à mesure en découvrant certains... certaines tendances sur Instagram ou ce genre de choses. Et puis voilà, depuis, je gère ce bénévolat et j'en suis plutôt fière.
- Clémence
Oui, tu as raison. Allez les suivre sur Instagram, la com est super.
- Léa
Moi, effectivement, le bénévolat, j'ai pu un petit peu en faire avec mon autre passion, qui est l'équitation, un sport que je pratique depuis une vingtaine d'années. J'ai fait un petit peu de bénévolat et après, j'ai surtout travaillé beaucoup en événementiel dans le début de ma carrière. Et quand je suis arrivée au Bergo Touch, et comme dit Marjo, quand Bertrand a cédé un petit peu la main sur différentes activités, sur la partie organisation des tournois, ça faisait un petit peu sens pour moi de participer sur l'organisation. Donc voilà, j'ai fait ça pendant deux ans, et là on vient juste de changer un petit peu les bureaux, donc j'ai effectivement laissé la main, mais en responsable toujours aussi animation pour le Bergo Rugby Touch Rose, pour avoir toujours un lien avec l'équipe et le bénévolat, c'est hyper important. on est dans une équipe de jeunes, on est de venu pour une bonne partie aussi des amis et ça fait plaisir de pouvoir participer pour le club même si je ne fais pas partie de Bergonié mais du coup ça me fait une petite place à travers le pôle associatif.
- Clémence
C'est cool !
- Thibault
Moi c'est un peu comme Marjo au final avant le Bergo Rugby Touch, je n'avais jamais trop fait, puis ça s'est présenté à moi assez naturellement. Au début, quand ça arrive, on vous propose, on vous dit, l'autre entraîneur n'est pas là, est-ce que ça te dirait de faire l'entraînement, ou est-ce que ça te dérangerait d'organiser ci ou d'organiser ça ? Au début, on met un pied dedans sans se rendre compte, et puis à la fin, on devient l'entraîneur attitré, ou la community manager attitré, ou celle qui organise tous les tournois, celui qui est chargé de ci ou de ça. Et en fait, ça devient naturellement ce qu'il faut surtout dire, je pense, c'est qu'à partir du moment où on est dans un groupe d'amis, où tout se passe bien, et qu'on aime faire ce qu'on fait, finalement, c'est du plaisir. Moi, en tout cas, je ne le ressens pas comme une charge, même si parfois, ça demande un petit peu d'y passer du temps. C'est toujours pour le plaisir, en tout cas.
- Clémence
C'est le principal. C'est ce qui fait aussi un bon rôle de bénévole et aussi une asso qui tourne bien avec des personnes qui sont motivées et que tout se passe bien. Puis bon, ça a l'air d'être bien déchargé, que chacun a son rôle et tout.
- Thibault
C'est bien réparti, puis c'était aussi la volonté, effectivement, comme disait Marjo au début, c'était notre président qui gérait quand même beaucoup de choses. Et en fait, on se rend compte qu'une association pour la faire vivre, il faut aussi que les gens s'impliquent un peu dedans. Donc déléguer plein de petites tâches à plein de monde, en fait, tout le monde se retrouve un peu intéressé et voit aussi les difficultés que ça peut être d'organiser telle chose ou telle chose. Donc je pense que ça fidélise et puis ça crée encore plus de liens au sein d'une équipe.
- Clémence
C'est sûr. Et donc du coup c'est pour ça que ça existe depuis 7 ans !
- Thibault
Bah oui déjà, ça passe vite
- Clémence
Et donc du coup pour parler un peu de cet asso-là, le Bergo Rugby Touch donc ça existe depuis 7 ans, donc Richard le fondateur.
- Thibault
Alors non c'était Bertrand et Jérémy.
- Clémence
Ah Bertrand !
- Thibault
Je ne crois pas qu'il y ait... Si, il y a eu un Richard.
- Clémence
Je ne sais pas pourquoi j'ai retenu ça.
- Thibault
Mais les deux fondateurs du Bergo Rugby Touch, à la base, c'était un infirmier de soins intensifs et un infirmier de blocs anesthésiste qui, à force de discuter autour de la machine à café, se sont dit, moi je fais du rugby, moi aussi, ça me manque un peu. Et en fait, ils se sont dit pourquoi pas essayer de monter une équipe entreprise. Donc ils sont allés prospecter dans les couloirs pour essayer de trouver des gens intéressés. Et au fil en aiguille, c'est vrai qu'au début, il y avait des entraînements. On devait être peut-être 4-5. Et c'est vrai que maintenant, on tourne à presque une vingtaine de personnes aux entraînements de façon régulière. Donc c'est plutôt cool.
- Clémence
C'est trop bien. Donc du coup, les joueurs qu'il y a dans l'association ne sont pas forcément des salariés de Bergonié, est-ce que c'est une association vraiment à part entière de l'Institut ou ça reste quand même une équipe entreprise de manière générale ?
- Thibault
Non, c'est vraiment l'équipe de la section sportive de Bergonié, la section rugby de l'association sportive. Après nous, l'idée de façon c'est quand même aussi d'ouvrir un petit peu les portes à des gens qui peuvent être intéressés, de s'impliquer, qui s'intéressent aux soins parce que c'est aussi une façon de leur faire un peu le... pas le monde hospitalier, mais de les intéresser à l'oncologie et tout ça. Donc c'est assez intéressant pour ça. Et puis on s'est promis de jamais dépasser cette limite de 50% de l'effectif. Donc il n'y aura jamais en tout cas plus de 50% de l'effectif qui n'est pas de Bergonié. Donc pour augmenter les effectifs, il faut d'abord chercher à recruter en interne. Et après, on va dire que si on a du monde, pourquoi pas ouvrir à d'autres. Mais priorité en tout cas aux salariés.
- Clémence
Ok, ok, très bien. Donc toi, tu as été amenée par ta meilleure amie. Est-ce que ça a changé aussi certaines relations, que ce soit toi avec des potentielles relations professionnelles, ou même vous, entre collègues, même les relations avec les patients que tu peux avoir, Thibaut, toi aussi ?
- Léa
Je vais peut-être relaisser la main à Thibaut sur la partie vraiment Bergonié, parce qu'effectivement, moi, c'était assez naturel aussi. Finalement, on intègre une équipe. qui est déjà hyper soudé, effectivement ils travaillent ensemble, ils se voient tous les jours. Donc nous au début, je représente les joueurs qui ne travaillent pas à l'Institut Bergonié, on intègre une équipe qui est déjà bien ancrée, mais en fait la place se fait très facilement parce que c'est juste les liens humains derrière et le sport qui fédère, donc c'était très facile d'intégrer l'équipe. Et après de se faire une place, grâce effectivement au coaching de Thibault qui au début était quand même tout seul en coach. qui était rejoint par deux personnes pour l'épauler, mais au début qui était tout seul pour organiser tous les entraînements. Et ça c'est une grosse force, donc je leur laisse la main peut-être pour répondre à ta première question.
- Thibault
Du coup, c'est vrai que même comme dit Léa, il y avait un groupe peut-être soudé de l'Institut Bergonié, c'est vrai que les gens se croisent, mais en fait on ne se rend pas forcément compte que dans un hôpital, c'est quand même très segmenté, il y a beaucoup de services. C'est un peu cloisonné et les gens vont se rencontrer sur les pauses déjeuner ou aux vestiaires ou dans des espaces où on va avoir la chance de se croiser. Mais finalement, dans le travail, ça peut être assez dur de créer du lien. Et je pense que le rugby, ça permet justement de casser quelques barrières. Moi, je sais que Marjolaine, par exemple, depuis qu'on joue au rugby, je me suis beaucoup intéressé à ce qu'elle faisait en labo. En fait, avant de discuter avec elle... aux entraînements de rugby, à la fin des entraînements de rugby, je ne soupçonnais pas forcément son travail. Du moins, j'avais une représentation un peu biaisée de son travail. Et je pense que sans le rugby, j'aurais peut-être été moins intéressé par ce qu'elle faisait.
- Clémence
Ok,c'est génial !
- Marjolaine
Et du coup, je reprends le micro pour rajouter un peu sur ce que disait Thibaut, parce que je rejoins totalement son avis. Moi, je travaille en laboratoire, du coup, je suis vraiment dans un bâtiment à part. À part des autres bâtiments où il y a du soin, où il y a des consultations, où il y a des patients, je ne croise personne. Je croise seulement mes collègues de laboratoire. Et je reste dans mon bâtiment, sauf quand je sors à ma pause déjeuner, où justement, maintenant, je croise Thibault, je croise des têtes connues qui sont déjà venues à l'entraînement. Donc ça me permet déjà de revoir des personnes familières avec qui je m'entends très bien. Et ça permet aussi de connaître d'autres métiers au sein de l'Institut, donc kiné, infirmière, médecin, il y a même agent de sécurité, donc franchement ça va de tout corps de métier. Et pour moi, je travaille déjà en équipe, donc ça n'a pas changé grand-chose professionnellement de jouer en équipe, à part peut-être de communiquer un peu plus, parce que c'est vrai que sur le terrain, le coach Titi nous dit souvent de... communiquer parce qu'on ne nous entend pas, c'est dire qu'on est là, qu'on est présent, qu'il faut montrer à nos coéquipiers qu'on est prêt à recevoir la passe. Ça revient à peu près pareil en laboratoire où les collègues peuvent compter sur nous, on est là et s'il y a un souci, on est là pour gérer. Donc, ouais, maintenant je fais visiter le laboratoire au stagiaire kiné, à d'autres personnes aussi que ça peut intéresser parce que l'anapath, c'est quand même quelque chose. très spécifique et on n'en peut pas assez. Je ne sais pas si c'est tabou, mais je ne sais pas si nos auditeurs connaîtront l'anapath, mais c'est un laboratoire qui est spécialisé dans la prise en charge des pièces opératoires, des organes. Ça n'a rien à voir avec la biologie médicale, par exemple.
- Clémence
Ok. Voilà, s'il y en a qui sont un peu spécifiques, ils connaîtront, sinon d'autres découvriront.
- Thibault
Pour rester dans le lien entre métier, par exemple Marjolaine ne va pas au contact des patients, moi j'y vais. Avant je ne savais pas forcément ce que faisait Marjolaine sur l'anapath, donc en fait les gens font des biopsies et ils attendent les résultats. Souvent ils disaient mais j'ai toujours pas les résultats, ça fait deux semaines que j'attends. Et toi t'es là en kiné, tu sais pas ce que les anapathies font, donc tu vas un peu dans le sens du patient, tu dis ah oui c'est bizarre, vous avez pas eu les résultats. Depuis que Marjolaine m'a fait visiter les labos, je sais qu'il y a des procédés à respecter, des temps à respecter. Maintenant, je sais qu'on va dire, mais je peux expliquer au patient pourquoi ça prend autant de temps, pourquoi il n'a pas encore les résultats. Et en fait, limite, je suis un peu l'extension de Marjolaine dans les services. Donc c'est intéressant.
- Clémence
Ah oui, c'est génial que vous puissiez en fait devenir complémentaire finalement grâce à ça. Oui, c'est ça. Ok, et du coup tu disais tout à l'heure qu'il y avait une association sportive de Bergonié.
- Marjolaine
Oui, c'est ça. Donc, ça veut dire... C'est l'ASCB, oui.
- Clémence
OK.
- Marjolaine
Ça veut dire Association sportive et culturelle de Bergo Rugby Rose. OK. Il y a plein de sections différentes. On a le yoga, on a le tennis, il y a le foot. Maintenant, il y a le futsal. Maintenant, il y a aussi le Bergosound. Donc, ça va être une chorale où ils vont jouer des instruments, chanter. Et qui sera là, d'ailleurs, le 10 octobre ? Petite surprise. Il y a aussi Board Game. Donc là, ça va jouer sur des jeux de plateau. Simplement, le rugby, la pétanque, le running, le tennis, je crois que j'ai déjà dit. Mais voilà, globalement, il y a quand même... C'est pour que les salariés puissent trouver un petit moment de détente où ils peuvent faire autre chose que travailler.
- Clémence
Oui, c'est pas mal. Et puis, du coup, on voit qu'il y a de la cohésion aussi derrière tout ça. C'est cool, vous avez quand même des contacts avec les autres assos sportifs de Bergo Rugby Rose ?
- Marjolaine
Oui, totalement. Après, plus si on a des postes « importants » dans une section, on est en lien avec les autres gérants des autres sections. Mais sinon, si on est simple joueur, c'est vrai que pas spécialement. Oui, par contre, il y a certains joueurs qui font plusieurs sections. Donc oui, c'est une très bonne asso.
- Clémence
C'est trop bien parce qu'on ne voit pas ça partout non plus. Non, c'est clair. Et puis là, c'est très étendu en plus.
- Marjolaine
Il me semble que le CHU a aussi une asso sportive culturelle où ils ont plusieurs sports, plusieurs sections. Je pense que c'est peut-être surtout au sein des hôpitaux où on essaye de faire rester les salariés, de créer du lien, de pouvoir se rencontrer entre services. Tout ça, c'est hyper important de rencontrer d'autres gens avec qui on travaille. Comme Thibaut disait tout à l'heure, une fois qu'on est dans notre service, c'est hyper dur de rencontrer d'autres personnes. On connaît nos collègues avec qui on est obligés de s'entendre. Les collègues, je vous aime. Mais c'est vrai qu'on voit toujours tout le temps les mêmes têtes. Des fois, on a un peu envie de changement.
- Clémence
Ce genre d'asso, ça aide. Trop bien. Trop, trop bien. Au sein de Bergo Rugby Touch, c'est dans ce sens-là. Est-ce que vous faites plusieurs événements du coup ou vraiment là c'est exceptionnel celui qui va arriver ?
- Léa
Au niveau de cet événement, l'ampleur du Bergo Rugby Rose c'est le seul qu'on ait pu faire après on a effectivement au sein du Bergo Touch on a une association on a une section vie du club qui du coup nous permet aussi de faire d'autres événements que des tournois par exemple ou des événements liés au rugby Merci. où on va se retrouver, par exemple vendredi prochain on fait la soirée un peu annuelle entre nous, qui est organisée par Axel, qu'on embrasse, et voilà, on organise des événements, on aimerait bien faire un week-end d'intégration, des choses comme ça. Donc soirée de Noël exactement, on fait des soirées déguisées, après on partage aussi des moments d'amitié, toujours autour du rugby, on va voir des matchs ensemble. On a fait une randonnée dans les Pyrénées qui n'avait rien à voir avec le rugby, mais effectivement on s'était un peu échappé des incendies sur Bordeaux, on a eu la chance de faire ça.
- Clémence
donc on fait effectivement plein d'événements et portés par à chaque fois des bénévoles dans l'assaut et donc celui le plus gros qui va arriver le Bergo Rugby Rose est-ce qu'on peut en parler un peu de ce Bergo Rugby Rose parce qu'on est là pour ça aussi,
- Léa
pour le mettre en lumière oui ça fait effectivement, ça va faire un an à peu près à partir du mois d'octobre qu'on est sur le projet gros projet, la ligue de rugby de Nouvelle-Aquitaine, porté par Julien Lehay, nous a contactés pour nous proposer d'organiser un tournoi qui n'a jamais été organisé auparavant, un tournoi de rugby sous les couleurs d'octobre rose. Effectivement, l'Institut Bergonié était obligatoire que ce soit porté par l'Institut Bergonié. Et donc, on s'est lancé dans ce projet un peu fou il y a un peu plus d'un an. C'est un gros, gros projet parce qu'effectivement, on travaille à côté, donc on a tous un métier. Ça prend beaucoup de temps d'organiser un événement. Il y a des personnes, c'est leur métier.
- Clémence
C'est sûr.
- Léa
Et Bergo Rugby Rose, on a beaucoup de choses à en dire dessus parce qu'effectivement, on représente tous les trois une partie des gens qui travaillent dessus, mais on est quand même nombreux sur ce projet-là. On doit être une bonne dizaine, quinzaine, sans compter après les bénévoles qui vont nous aider. Mais effectivement, c'est un événement, un tournoi de rugby à cinq, rugby touch, rugby à cinq, organisé le samedi 10 octobre sur la plaine Colette Besson, donc c'est à Bordeaux-Lac. On a trois catégories. On a les catégories mixtes, féminines, masculines. C'est pour la partie tournoi. Et après, Thibault pourra mieux en parler que moi, mais on a un gros village associatif qui a été mis en place par Thibaut, qui porte du coup cette partie-là. Effectivement, la com de Marjo nous a beaucoup aidé sur la visibilité réseau sociaux. On a beaucoup de chance. Moi, je m'occupe de l'animation, donc on a aussi des petites surprises. On a annoncé la présence de Nans Ducuing. pour ceux qui connaissent. Donc, on a beaucoup de chance aussi qu'ils puissent venir à l'événement et qu'ils les repartagent sur ces réseaux. On a le support aussi de l'UBB, des Lionnes. Donc, pareil, un support beaucoup plus local. Ça, c'est une chance. Et effectivement, le village associatif, on va avoir des animations pour les enfants. On a un foodruck qui sera là pour nourrir. On a un DJ. Enfin, ça va être un gros événement avec une soirée après post-tournoi qu'on organise. Dans les grandes lignes, c'est ça. Et on va rentrer, je pense, plus dans le détail avec les questions.
- Clémence
Tournoi principalement, avec les animations du village associatif. Donc là, pour mettre en contexte, on est le 21 septembre. Quand l'épisode sort, ce sera, on a dit le 6, qu'à l'heure actuelle, les inscriptions sont toujours ouvertes, déjà. Oui, elles sont toujours ouvertes et on compte les clôturer le 1er octobre. Au moment où vous écoutez l'épisode, les inscriptions sont clôturées. Désolée, votre chance est passée. En tout, là vous avez combien d'inscrits et l'objectif est d'avoir combien d'équipes ?
- Léa
On avait initialement prévu une jauge maximum de 40 équipes au tout début et on a eu beaucoup de personnes qui nous ont dit que si on avait une dizaine d'équipes pour la première année... ça serait énorme. Et aujourd'hui, on a le bonheur et le plaisir d'annoncer qu'on va arriver à une trentaine d'équipes, sûrement le dépasser. Donc à l'heure où on parle, on espère dépasser un petit peu la trentaine d'équipes. À savoir, une équipe est composée entre minimum 5 à 10 personnes, 10 joueurs. On peut atteindre les 300 joueurs sur site. Et on a beaucoup travaillé pour ça et on est très très fiers de cette jauge.
- Clémence
C'est normal. Là franchement, pour une première, carton plein. Coucou, vous faites quoi les 10 octobre ? Non, après, c'est pour une belle cause aussi. C'est ça. Le rugby à 5. Du coup, c'est un tournoi de rugby à 5. Tout à fait. C'est quand même une pratique qui est très familiale, qui, du coup, a touché. Donc, ça attire aussi plus de monde. Et puis, pour une cause comme celle-là, on sait qu'il y a beaucoup d'événements sur Bordeaux, en tout cas, et puis au niveau national pour mettre en avant... Octobre Rose et toute cette lutte-là dans la sensibilisation du cancer du sein. Mais en tout cas, ça reste quand même un gros événement. Au sein du rugby, on n'en entend pas tant parler non plus. On entend plus parler de Movember, par exemple, qui est en novembre. Donc du coup, c'est trop bien. Qu'est-ce qui vous a motivé encore plus à créer cet événement ?
- Thibault
Déjà, on est un centre de lutte contre le cancer. Forcément... Bon, cancer, c'était un petit peu obligatoire de faire le lien entre notre activité de rugby et notre métier. Après, effectivement, comme tu l'as dit, il y a beaucoup de mois de sensibilisation à différents cancers. Et c'est vrai que le rugby, c'est plutôt associé souvent à un milieu assez masculin, donc plutôt le cancer de la prostate avec Movember, où les hommes se laissent pousser la moustache. Mais Octobre Rose, il n'est pas en reste non plus. Il y a beaucoup de choses qui se font chaque année sur Octobre Rose. On voit dans toutes les villes un gros engouement. Mais c'est vrai qu'on n'avait jamais vu, ou en tout cas assez peu vu, le lien entre rugby et cancer féminin. Et comme nous, on a toujours tenu à jouer en mixte, ça nous semblait être un bon mois pour proposer ça. Et puis c'est vrai qu'on se bat, moi en tant que kiné par exemple à Institut Bergonié, autour des patients, je me bats tous les jours pour essayer de remettre les gens en mouvement, au sport, à l'activité physique adaptée. Et le rugby, le touch est déjà une version adaptée de sa version originale à plaquer. Mais il y a aussi des versions encore plus adaptées pour les patients, encore moins violentes, qui existent. Donc l'idée, c'est surtout de faire valoir le fait que le rugby a une place pour tous sur le terrain, que ce soit les hommes, les femmes, les malades, les enfants, tout le monde. Et c'est ça qu'on aime bien aussi dans les valeurs du rugby. C'est un sport qui véhicule des bonnes choses et des choses très ouvertes socialement. C'est un peu venez comme vous êtes, on vous trouvera une place, pourquoi pas pour les malades aussi.
- Clémence
Oui c'est sûr. Donc là vous allez récupérer des dons ?
- Thibault
C'est ça, en fait on organise une tombola solidaire, tous les dons, tous les lots déjà, il faut le dire, et on les remercie, nous ont été offerts par des sociétés ou des marques. Il y aura des maillots aussi peut-être offerts par l'UBB et Les Lionnes, signés par les équipes et des places pour des matchs. Tout le monde a joué le jeu et ça c'est vraiment cool, on a pas mal de très beaux lots à gagner et qui nous ont du coup été offerts et tous les bénéfices de la Tombola seront reversés pour la recherche du cancer du sein.
- Clémence
Trop bien, et donc tous ces bénéfices là, est-ce que ce sera reversé sur la recherche de manière nationale ou est-ce que vous avez quand même quelque chose au sein de l'Institut ?
- Thibault
Au sein de l'Institut, on a une entité recherche, effectivement. Donc, je pense que cette année, ça ira... à Institut Bergonié, mais on verra peut-être si on se lance sur d'autres années, pourquoi pas être ouvert à d'autres financements. Ou même, pas forcément que de la recherche, on parle de recherche, mais aussi on peut tout à fait envisager de donner aussi, pour le confort des patients au sein des hôpitaux, en ce moment on sait qu'il y a quand même un petit problème de budget dans les hôpitaux, ou pour le confort des soignants aussi, il y a beaucoup de sujets en tout cas autour du soin qui... mérite, je pense, des dons. Donc, voilà. Cette année, ça sera la recherche et notre foi ou pourquoi pas autre chose.
- Clémence
Très bien. Maintenant, place au programme. Est-ce que c'est, du coup, que sur la journée de samedi, à partir du matin jusqu'au soir, du coup ? Oui, du coup,
- Marjolaine
ça sera que sur la journée du samedi 10 octobre. L'événement sera ouvert de 8h30 à 19h et après, on a tout ce village associatif qui sera là. On a 14 associations.
- Thibault
Le visage associatif sera ouvert de 10h à 18h. Il y a la partie tournoi pour les joueurs, mais le but de cet événement-là, c'est aussi de faire venir des familles, des patients, des soignants qui viennent rencontrer les associatifs. et voir aussi que le rugby, on y passe du bon temps, on peut s'amuser, que ce n'est pas si violent que ça, et que ça peut être un bon moyen de passer une belle journée en famille, entre amis, entre collègues.
- Marjolaine
Et durant cette journée, il y aura aussi un match d'exhibition de rugby santé. Donc on va faire venir deux équipes de rugby santé. Donc on aura les Rugbies, qui sont sous drop de béton, si je ne dis pas de bêtises.
- Thibault
En fait, Rugbies, c'est la section sport santé de Drop de béton qui, lui, œuvre pour l'inclusion par le rugby, qui existe aussi dans d'autres villes à Toulouse, si je ne me trompe pas.
- Marjolaine
En tout cas, oui, Toulouse était déjà venue nous voir pour notre événement de Movember l'année dernière. Et donc, on va faire un petit match pour montrer à quoi ça ressemble. Et donc, faire un peu de prévention, justement, sur le sport santé.
- Léa
Effectivement, il y a les animations enfants, animées par l'école de rugby de... Pessac.
- Clémence
Pessac Rugby ?
- Léa
Oui, tout à fait. On a la chance qu'elles viennent pour animer ça. Et après, sur les animations, effectivement, Nans Ducuing, c'est une grosse animation. C'est une grosse animation pour nous. Il y aura peut-être la présence de mascottes connues sur Bordeaux au niveau rugbystique. Ça sera une petite surprise également. Et après, le tournoi termine à 19h et on enchaîne sur une... sur une soirée avec le Delirium qui est notre partenaire pour la soirée.
- Marjolaine
Je voulais rajouter qu'on aura sûrement aussi des joueuses des Lionnes et qui sont aussi en équipe de France. Ah ! Surprise !
- Clémence
Peut-être que ça aurait été annoncé avant la sortie de l'épisode.
- Léa
Exactement.
- Clémence
Ou sinon.
- Léa
On espère avoir cette bonne surprise. Effectivement, c'est en pourparler, donc on attend un petit peu les réponses en fonction des plannings de match. Ça va être une très belle journée. Mais j'aimerais aussi laisser à Thibault, la petite phrase que Thibault a trouvée, c'est notre slogan de l'événement.
- Clémence
Attention !
- Léa
C'est hyper important parce que c'est un slogan qui résume toute la journée.
- Thibault
Comme au rugby, lutter contre la maladie est une affaire d'équipe. Parce que c'est vrai que ça résume plutôt bien la façon de voir les soins ou le sport collectif. On ne se bat pas tout seul sur un terrain et ni dans la maladie. On est entouré, on y va ensemble. Voilà, c'était notre petite phrase.
- Clémence
C'est un beau slogan. Ça représente bien, je pense, ce que vous portez aussi. Donc, bel travail.
- Thibault
C'est un génie. Un génie qui nous l'a soufflé.
- Clémence
Est-ce que, par exemple, ce tournoi-là, c'est aussi une manière de communiquer avec les patients autour de cette sensibilisation, autour du sport aussi ? Par exemple, pour mettre... en lumière ce que le sport peut apporter. Si, par exemple, seulement les voir et leur en parler dans un cabinet, dans une salle ou quoi, ce n'est pas assez. Au moins, là, ils voient aussi ce que ça donne.
- Thibault
Oui, totalement. L'idée, c'est que les patientes viennent sur le tournoi pour voir le rugby touch et voir ce que ça peut être. Mais voir aussi... Je pense leur redonner un petit peu envie de pratiquer du sport. Ce n'est pas forcément le rugby. Alors là, ce jour-là, ça sera du rugby. C'est leur donner envie de repratiquer du sport, de sortir. Et je pense que le fait de venir, le fait de voir, forcément, ça donne plus envie que si c'est quelqu'un qui voulait aller à l'hôpital. L'idée, c'est de sortir un peu de l'hôpital, ouvrons-nous et allons voir ce qui se passe un petit peu autour. C'est un peu ça le message. Et puis, il y a ces associations aussi qui sont capables d'adapter leur sport en fonction des pathologies des patientes. Pour les patientes opérées qui ont eu des chirurgies, des cicatrices, des choses comme ça, il existe tout un panel de sports, que ce soit la marche nordique, le yoga, on entend souvent parler de rose yoga, rose pilates, même le rugby se met à s'adapter. Le message qu'on veut faire passer aux soignantes, c'est que quel que soit votre sport, peu importe ce que vous aimez faire, on arrivera à l'adapter à vous. à vous remettre en activité.
- Marjolaine
Je précise que c'est ouvert aux patientes, mais aussi aux patients, parce qu'on n'en parle pas assez souvent, mais le cancer du sein, ça va toucher aussi les hommes. C'est beaucoup plus rare, on est d'accord. Mais 1%, voilà, il nous dit qu'il vaut. Mais ils sont aussi les bienvenus à rencontrer ces associations et à venir nous voir le 10 octobre.
- Clémence
Et puis, ça permet aussi de sensibiliser les familles. des patients et des patientes. C'est important aussi parce que je pense que même si les femmes, maintenant, on est quand même sensibilisées à la cause, on en entend parler depuis plusieurs années maintenant, les hommes peuvent moins comprendre parfois ce que... ce que ces femmes-là peuvent vivre et de manière générale ce que les familles vivent aussi.
- Thibault
C'est Nans Ducuing qui le dit dans la vidéo, vous irez voir sur notre Instagram. Mais il n'a pas totalement tort, il dit que si vous venez pas pour vous, vous venez pour votre sœur, votre mère, votre tante. Et c'est vrai qu'on a tous des femmes autour de soi dans sa famille. Et il faut se rappeler quand même que le cancer du sein, c'est le cancer qui touche le plus les femmes chaque année. Et les gens aiment bien les chiffres. Ça parle peut-être plus. Il faut quand même se dire qu'au cours de sa vie, une femme sur huit a une chance de rencontrer un cancer du sein, de développer un cancer du sein. C'est quelque chose qu'il faut prendre au sérieux, mais en même temps, il faut aussi dire que c'est un cancer qui est très bien soigné. Et s'il est dépisté assez tôt, les chances de survie sont vraiment assez hautes. J'ai encore lu il n'y a pas longtemps qu'un cancer pris... Enfin, qui disent les précocements, il a entre 80 et 90% quasiment de chances de survie sur 5 ans. Donc ça parle peut-être pas, mais c'est des constantes que nous on regarde en oncologie. Et c'est vrai qu'atteindre des chiffres comme 80-90% de survie sur 5 ans, s'il est pris précocement, c'est vraiment super pour la recherche, pour tout, pour les soins, pour les femmes. Donc le message c'est, voilà, il faut d'abord... Ça commence par le dépistage et par le fait d'informer les gens, donc on part aussi sur ça, sur ce village associatif, c'est de parler de dépistage et tout ça.
- Clémence
C'est un beau message de prévention en tout cas.
- Thibault
Oui.
- Clémence
C'est le cœur du projet et du coup par rapport à ce projet, quels sont les partenaires principaux ? Est-ce que vous êtes accompagnés de partenaires autres que la Ligue par exemple ? Parce que c'est vrai que les partenaires c'est quand même important sur les projets, c'est grâce à ça qu'on construit aussi des événements. de cette ampleur et puis ça ramène aussi du public ?
- Léa
Effectivement, comme tu le disais, pour faire un événement sans partenaire et sans support financier, l'événement serait un petit peu plus difficile. On a beaucoup de partenaires qui nous suivent. On a effectivement, on va le reciter, mais l'Institut Bergo Rugby Rose en premier, la Ligue de rugby de Nouvelle-Aquitaine, Ursen Transport, la Clé Autopassion, les Madeleines Lamotte, l'UBB, les Lyon, Mutami, le Rotary Bordeaux. La pharmacie Melon d'Espraise, le Delirium où on fait notre soirée, le Domaine Grand Jour et Troisième Degré, la marque de t-shirt de Nance du Coin.
- Clémence
Très bien, ça vous fait du monde, c'est cool.
- Léa
On a beaucoup de chance effectivement qu'ils nous accompagnent, c'est chouette.
- Clémence
J'ai quand même beaucoup entendu d'entreprises qui sont quand même autour du rugby.
- Léa
C'était plus simple et après dans tous les cas sur le projet Octobre Rose, après même des partenaires hors rugby c'était aussi... parlant pour eux.
- Clémence
Oui.
- Léa
Ce n'était pas trop difficile.
- Clémence
Dans tous les cas, en tant que partenaire, je pense que pour participer, il faut aussi que le partenaire soit touché, etc. par la cause. Un investissement personnel aussi,
- Léa
oui, complètement.
- Clémence
C'est sûr, donc c'est important. Et donc, pour les personnes qui veulent venir hors équipe, est-ce que l'entrée est gratuite ? On a peut-être déjà dit, mais à partir de quelle heure ils peuvent arriver sur place ? Et du coup, restauration, buvette, pour les rugbymans quand même ?
- Léa
Effectivement, le public peut venir, l'entrée est totalement gratuite. Ils peuvent venir à partir de 9h sur le début des matchs, parce que 8h30 c'est pour les joueurs, le fait de les accueillir aussi tranquillement. Donc le grand public, on va dire 9h jusqu'à la fin de 19h, après les phases finales. Ils peuvent rester toute la journée. Il y aura effectivement un food truck, donc on a accompagné du food truck la Pastoune, en fait Un food truck. Un fat truck, oui, un petit peu. De pâtes qui vont permettre de restaurer aussi des pâtes fraîches. Donc, on a une formule qui nous permettra d'avoir le plat et le dessert. Et la buvette ouverte, effectivement, pour tout le monde. On aura aussi des petits snacks salés parce que la Pastoun, du coup, ouvre à partir de 11h30 pour restaurer les joueurs, mais va rester ouverte jusque dans le milieu d'après-midi pour aussi le grand public et qu'on puisse avoir des horaires. joueurs vs grand public et éviter de la confusion sur tout le monde. Mais tout le monde est accepté, les petits, les grands, et ça va être un super moment, il faut vraiment être là.
- Clémence
Parfait, donc on se donne rendez-vous le 10 octobre.
- Thibault
Je me permets d'ajouter aussi, du coup il y a ce fameux village associatif avec 15 associations qui proposent aussi un peu de... déjà de venir les rencontrer, mais aussi d'essayer... leurs activités qu'ils proposent. Donc n'hésitez pas à venir les rencontrer si vous êtes un peu intéressé ou savoir ce qui se fait un peu autour de chez vous parce que c'est que des associations qui sont sur Bordeaux Métropole. Donc venez...
- Clémence
Culturelles et sportives ?
- Thibault
Culturelles et sportives, des associations qui proposent de l'activité physique adaptée. Sur Bordeaux, il y en a qui proposent de l'information. Nous, personnellement, sur Borgonais, on aura le Bergoblus qui va s'occuper de tout ce qui est prévention et dépistage. Mais on a beaucoup d'associations qui donnent aussi de l'info, notamment par exemple l'association Cogit qui, elle, propose plutôt des quiz pour faire travailler le cerveau. Donc voilà, un esprit sain dans un corps sain, on ne fait pas que les muscles, on fait aussi le cerveau. Il y a une autre association qui s'appelle par exemple Sors d'encre, c'est des tatoueuses qui proposent de tatouer les... les patientes qui auraient perdu leur sein ou leur mamelon, parce que du coup, dans le schéma corporel, dans la représentation de l'image du corps, c'est important aussi. Il y a d'autres choses, ce n'est pas que des associations destinées en tout cas à l'activité physique ou au sport, mais en tout cas, elles gravitent toutes autour des patientes qui sont atteintes de cancer du sein. Et elles sont vraiment précieuses pour nous, parce que nous, on est dans la période où on les soigne à l'hôpital, mais après, il y a tout un chemin un peu de reconstruction hors de l'hôpital. Et on s'appuie beaucoup sur ces associations-là, donc elles sont vraiment d'une grande importance pour nous et pour les patientes.
- Clémence
C'est un bel événement et je pense que le village associatif va aussi renseigner beaucoup de personnes, ça a l'air super intéressant. Et c'est bien aussi de voir tous ces acteurs-là qui travaillent avant, pendant et après la maladie, la reconstruction, etc. Et je n'ai jamais vu un événement aussi complet. aussi bien construit, aussi complet pour cette lutte-là, pour cette sensibilisation-là. Donc c'est vrai que c'est super intéressant.
- Thibault
Si vous n'aimez pas le rugby, en tout cas, il y a plein de choses pour vous, ne vous inquiétez pas. N'hésitez pas à venir, que ce soit à manger, à boire, ou des associations. Ou même pour vos enfants, du coup, il y a des initiations rugby pour les enfants. Il y a plein de choses à voir, et même si vous cherchez juste de l'information, globalement autour d'octobre rose, il y aura ce qu'il faut.
- Clémence
Donc tout ça, Colette Besson, Bordeaux Lac, le 10 octobre. Est-ce que vous avez d'autres choses à rajouter que j'ai peut-être oubliées autour de l'événement déjà ?
- Léa
Merci de nous recevoir pour mettre ça en avant. Et c'est vrai que je le répète, là on est trois, mais on est beaucoup de monde derrière. Et comme tu le disais, l'événement est effectivement très complet. C'est un bel événement. Et c'est un bel événement surtout parce qu'on s'est tous investis à 300% dedans. Vraiment, on y donne beaucoup de temps d'investissement, mais je pense que l'événement va bien nous le rendre et on va être hyper heureux quand on va voir les patientes, les assos, tous les partenaires, toutes les personnes qui vont venir. Et franchement, venez nous voir parce que ça va aussi nous remercier pour le travail qu'on a fourni et on est très fiers de cet événement.
- Clémence
Parfait. Est-ce que vous avez un dernier mot par rapport à l'Institut ? Par rapport à votre travail, par rapport à l'association aussi, si des personnes qui peuvent rejoindre déjà au sein de l'Institut, qui veulent rejoindre l'équipe. On ne parle pas de Institut Bergonié parce qu'il y a quand même les 50% respectés.
- Thibault
Déjà, nous, effectivement, s'il y a des gens de l'Institut qui écoutent notre podcast, rejoignez-nous. Peut-être qu'on ne s'est pas croisés dans les couloirs. On est sympas et on vous fera passer des bons moments de sport et d'amitié. Pour les patients, n'hésitez pas aussi à vous rapprocher de nous parce que nous, on est toujours assez friands d'action auprès de patients qui cherchent à faire du sport, comme les rubis ou autres. Donc nous, on aime le bénévolat, on aime passer du bon temps, que ce soit entre nous ou avec d'autres gens. Donc surtout, vous pouvez vous rapprocher de nos réseaux, tenus par Marjolaine de maître. mais en tout cas c'est un peu Ça, c'est un projet, mais on espère pouvoir en faire d'autres dans le futur. Et on reste ouvert à toute proposition, en tout cas.
- Clémence
C'est noté. Alors, n'hésitez pas à les contacter. Par rapport aux patients, d'ailleurs, j'ai une dernière question. Est-ce qu'il y a des... Au sein, du coup, de l'Institut, hors Association Sportive pour les Salariés, vous faites de l'accompagnement aussi pour les patients au niveau sportif ? Enfin, en tant qu'association, est-ce qu'il y a des équipes, quoi ?
- Thibault
Il y a alors... Pour anciens patients, sur Bordeaux, il y a les Bergo Rugby Rose, mais ça c'est sur, je crois que c'est à Mérignac, au stade Marie-Houdray, ils s'entraînent. En tout cas, vous pouvez les retrouver sur les réseaux au nom des Bergo Rugby Rose. Et après, il y a d'autres associations de sport santé et sport adapté sur Bordeaux. En lien avec le rugby, c'est la seule que je connais, mais en tout cas au sein de Bergo Rugby Rose, qui met directement en relation les patients avec nous, notre association. Ce n'est pas encore le cas, mais... Moi, on ne serait pas forcément fermé à accueillir des anciens patients à nous rejoindre.
- Marjolaine
Non, mais parce qu'il me semble aussi dans l'ICB, donc dans le côté Bergo Rugby Rose, il me semble qu'il y a une patiente par contre qui fait la chorale et qui chante et qui joue d'un instrument. avec des salariés. Donc c'est quand même ouvert aux patients. Oui,
- Clémence
ça reste quand même ouvert aux patients si jamais ils peuvent déjà. Tout à fait, ils peuvent.
- Marjolaine
Oui, évidemment.
- Clémence
Ok, très bien. Eh bien, merci beaucoup pour cet échange. Merci à toi. Bon courage pour la fin de l'organisation et pour la journée. J'ai hâte de voir ça. Alors moi, sur les réseaux sociaux, parce que je pourrais... pas être là le jour J. J'allais dire,
- Marjolaine
j'espère te voir sur le terrain.
- Clémence
Mais j'aurais bien voulu voir ce que ça donne en vrai. Mais en tout cas, je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite. Et pour toutes les actions futures, à venir, ce que vous pouvez créer tous ensemble. Et puis pour l'équipe aussi. Et la vie à ton podcast aussi. Merci beaucoup.
- Léa
Merci beaucoup.
- Thibault
Merci de nous avoir accueillis.
- Clémence
Et voilà, c'est déjà la fin de cet épisode de Terrain de cœur. Ce que je retiens de notre échange aujourd'hui, c'est qu'un terrain de rugby peut finalement être bien plus qu'un endroit où l'on vient jouer. Ça peut être un endroit où l'on apprend à se connaître autrement, où l'on crée du lien, où l'on partage, où l'on se soutient, et parfois même où l'on trouve la force de porter des projets qui vont bien au-delà du sport. Avec le Bergo Rugby Touch, on découvre aussi que les valeurs du rugby peuvent avoir toute leur place dans le monde professionnel. Le collectif, la confiance, la solidarité, l'entraide, autant de choses qui prennent encore plus de sens lorsqu'elles sont mises au service des autres. Et justement, le 10 octobre prochain, ces valeurs prendront vie à travers le Bergo Rugby Rose, une journée où l'on pourra jouer, se retrouver, partager, mais surtout se mobiliser ensemble autour d'Octobre Rose. Alors si vous êtes à Bordeaux le 10 octobre, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Merci à vous d'avoir pris le temps de venir raconter votre histoire, votre équipe et tout ce qui se cache derrière Bergo Rugby Touch. Et surtout, merci pour l'énergie et l'engagement que vous mettez dans tous ces projets. Je vous rappelle la question que vous devez tous vous poser. Et vous, quelle petite action pourriez-vous faire pour avoir un impact ? Merci à vous de nous avoir écoutés. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager autour de vous, à vous abonner au podcast et à nous laisser un petit commentaire. Ça nous aide énormément, sur terrain de cœur, à continuer à faire rayonner toutes ces belles histoires humaines. On se retrouve très vite pour un nouvel épisode rempli d'engagement, de solidarité et de rencontres. inspirante. Et souvenez-vous, ce sont les petites actions qui écrivent les plus belles histoires. A bientôt sur le terrain de cœur !