Speaker #0Hello tout le monde, bienvenue dans ce nouvel épisode de Théâtre Intime ! Aujourd'hui, je vais vous parler de self-talk. Le self-talk, c'est le dialogue intérieur qu'on a avec et envers nous-mêmes, ces petites voix qui parlent à l'intérieur de nous. Ma grande question, c'est comment est-ce qu'elles nous accompagnent, comment est-ce qu'elles nous soutiennent, comment est-ce qu'elles nous pètent notre morale aussi ? Et donc j'avais envie de parler de self-talk, comment en fait je le pratique dans ma vie, pourquoi je le pratique, à quoi ça me sert, que ce soit dans ma vie mais aussi dans mon intimité. Donc je vous dis bienvenue dans ce nouvel épisode de Terres intimes, sur le Self Talk. Bienvenue dans Terres intimes, le podcast qui explore la sexualité et l'intimité de personnes comme vous et moi. A chaque épisode, découvrez des témoignages authentiques et remplis d'engagement, des réflexions et des outils pour vous aider à vous sentir plus libre, apaisé et joyeuse dans votre vie intime. Parce que s'épanouir dans sa sexualité est autant une nécessité qu'un acte révolutionnaire. Si le podcast vous plaît, s'il vous fait du bien, si vous avez même envie de le partager à vos amis, alors n'hésitez pas à vous y abonner pour ne rater aucun épisode et à lui mettre 5 étoiles. C'est un petit clic pour vous et pour nous, c'est beaucoup. Je suis Juliette Cervera et vous écoutez Terres intimes. Alors qu'est-ce que c'est que le self-talk ? Vous avez dû le comprendre, c'est donc ce dialogue intérieur, c'est comment est-ce qu'on se parle. Et moi je trouve que c'est un sujet essentiel parce que dans les voies qu'on a à l'intérieur de nous, on va pouvoir comprendre plein de choses et on va pouvoir ressentir plein de choses. Notamment, je pense que vous êtes d'accord, on peut sentir un petit peu les jugements qu'on a envers nous-mêmes ou envers les autres. On peut aussi identifier des croyances, des envies, des frustrations. des sentiments d'injustice, il va y avoir un peu un brouhaha à l'intérieur de nous qui peut se passer et qui peut nous permettre un petit peu de comprendre ce qui se passe. Et c'est pour ça que je voulais parler de self-talk aujourd'hui, c'est que ça peut être, en fait, le fait de s'intéresser au self-talk et à s'intéresser au dialogue intérieur qui se passe en nous, ça fait une sorte d'outil d'analyse pour observer comment on se parle. Par exemple, j'ai un jugement intérieur sur quelque chose, par exemple, je ne sais pas, je suis trop grosse, j'ai mal travaillé, je ne suis pas une bonne copine ou je ne sais pas, plein de jugements qui vont donc relier à des croyances. Pour être une bonne copine, il faut faire ta-ta-ta-ta-ta. Pour être une femme belle, il faut être ta-ta-ta-ta-ta. Ou des envies. Je ne sais pas, on rencontre quelqu'un qui nous raconte qu'elle vient un truc super et nous, dans nos têtes, on va se dire super, voilà, on va être un peu en colère, on peut ressentir un peu de jalousie. Donc ça, ça peut identifier une envie. Peut-être que cette personne fait quelque chose qu'on a envie de faire. Voilà, il se passe plein de choses dans ces dialogues intérieurs. Et en fait, de se poser la question sur Merci. « Hum, il se passe quoi dans ma tête ? Comment je me parle ? » Passer un bon outil d'analyse pour identifier ce qu'on a envie de garder et ce qu'on a envie de mettre de côté. Et le deuxième point, c'est que ça peut aussi être un outil d'accompagnement pour nous soutenir et nous porter. Parce que quand on analyse le dialogue intérieur, qu'on garde ce qu'on veut, qu'on jette ce qu'on jette, quand on garde ce qu'on veut, on peut aussi créer ce dont on a envie mais qui n'existe pas en nous. Par exemple, j'ai envie d'être ma plus grande supportrice de terres intimes, les moments où je me dis... C'est compliqué, tu comprends, j'ai pas un million d'écoutes par mois, voilà, Moi j'ai envie d'une voix dans ma tête qui me dit, attends, c'est de la joie, c'est du bonheur, c'est pour ça qu'on le fait. S'il y a une personne qui est contente, c'est génial, et puis ça te fait plaisir, let's go. Voilà, moi je veux ce genre de voix dans ma tête. Et donc, le fait de pouvoir analyser, derrière, on apprend à s'accompagner. Donc là, on va se plonger sur ces deux points, analyse due à l'observation de notre dialogue intérieur, et aussi le deuxième point qui est donc accompagnement. Et à la fin, je vous parlerai d'un petit truc un peu sympa que j'utilise dans le dialogue intérieur, dans le fait de créer des petits personnages qui vont correspondre à nos croyances différentes. Mais bon, ça on verra tout à l'heure. Donc le premier point, l'observation. Donc l'observation, c'est de se dire, ok, quand je suis en difficulté, quand je traverse quelque chose de douloureux, quand je suis heureuse, qu'est-ce qui se passe intérieurement ? Par exemple, la difficulté, ça va être, est-ce que j'ai une voix qui me dit, c'est ok, ça va le faire, tu peux y arriver, t'en fais pas, ou est-ce qu'il y a une voix qui te dit, pfff. tu n'es vraiment qu'une petite merde, qu'est-ce que tu branles, qu'est-ce que tu fais ? Quand vous vivez quelque chose de douloureux, il peut y avoir différents types de voix. Là, je vous fais des exemples très clivants, différents, mais évidemment, il y a plein de nuances de ces voix-là. Est-ce que j'ai une voix quand je suis dans une situation douloureuse qui me dit, bon, en même temps, c'est tout ce que tu mérites, qu'est-ce que tu as foutu ? Ou j'ai une voix qui me dit, attends, ce n'est pas OK, ça fait vraiment mal au cœur, tu vas y arriver, je sais que c'est douloureux, je vais t'apporter de la douceur et je vais te soutenir. Et quand vous êtes... heureux, heureuse, positif, positif ? Est-ce que vous avez une voix qui vous dit « Mais c'est trop cool, c'est tout ce que je mérite, franchement, c'est de la balle ! » Ou est-ce que vous avez une voix qui vous dit « Oh là là, ça va partir, ça va pas durer, je mérite pas, c'est une erreur, ça va pas. » Et moi, ce que je vous propose, là, dans les jours qui viennent, quand vous voulez, c'est de vous poser sur ces voix et de vous dire « Ok, Je vais regarder cette voix, et donc toutes ces différentes nuances de personnages qu'on peut avoir, ou en tout cas, on va rester sur le beau voix pour l'instant, toutes ces voix, sans jugement, sans vous dire « Oh là là, je me juge, oh là là, je suis une merde, oh là là, je fais que me juger toute la journée. » Non, l'idée, c'est pas de rajouter une couche de jugement si vous avez déjà des jugements, mais de vous dire « Ok, ah ok, bon, cette voix-là, elle est piquante quand même, elle a un petit caractère de cochon, ah et cette voix-là, je l'aime bien, quand elle me dit ça, ça me fait du bien. » Un peu de... de vous plonger dans ce que ça fait quand vous vous parlez à vous-même intérieurement. Et dans l'intimité, ça peut être des exemples type, je sais pas, vous êtes en train de faire l'amour avec quelqu'un, est-ce que vous pensez à « Oh là là, je suis moche, il va voir mon ventre, qu'est-ce qu'il va penser, je suis pas assez bonne pour lui, il faut que je fasse ci pour qu'il m'aime plus, on m'a dit qu'il faut que je fasse comme ça, oh t'arrives pas à le faire, t'es nulle. » Essayez d'identifier les voix qui sont en vous. Peut-être que vous avez une voix qui se dit « Mais je suis tellement une belle gosse ! » genre vraiment il a tellement de chance de m'avoir dans son lit non mais il m'a vu moi voilà juste identifier ce qui se passe pour vous quelle voix vous accompagne et un petit peu la même chose dans l'amour est-ce que dans l'amour vous êtes anxieuse vous êtes sereine est-ce qu'on vous dit ah là là cet amour il est trop beau essayer un petit peu d'identifier tout ça et moi je vous propose de vous plonger dans vos dialogues intérieurs parce que comme je vous disais au début ça permet d'identifier des schémas des peurs, des croyances et des blessures donc des schémas ça va être des schémas de pensée est-ce qu'il y a une pensée qui revient Merci. Constamment, constamment, constamment. Les peurs, ça va être, c'est quoi le fondement de cette pensée ? Est-ce que c'est une peur de l'échec ? Est-ce que c'est une peur des conséquences ? Est-ce que c'est une peur de ne pas être aimée ? Est-ce que c'est une peur de ne pas être désirée ? Par exemple, si vous êtes avec quelqu'un et que vous dites « Oh là là, il va avoir mon ventre » , c'est la peur, je ne sais pas, qui ne vous apprécie pas, ou qui vous juge, ou qui n'aime pas votre corps. C'est un peu d'identifier les peurs qui sont derrière les pensées qui vous traversent. Et derrière les peurs, ce que je vous propose, c'est d'identifier les crocs. croyances. Parce que oui, derrière des peurs, c'est pas mal. Enfin, souvent, on a des croyances. Donc, par exemple, je suis moche, ça c'est mon constat de ma super-voix intérieure. Ma peur, j'ai peur que la personne avec qui je suis me trouve moche. Ça peut être différent pour vous. Je vous fais une ligne de schéma, mais ça peut être complètement différent pour vous. Et la croyance, ça va être une femme belle est une femme qui est... Je sais pas, qui a moins de ventre... Pas de cellulite, les genres de trucs qui n'existent pas. Et donc voilà, vous pouvez avoir cette croyance. Et c'est quand même super intéressant d'aller identifier les croyances. Par exemple, si je vous fais un truc un peu plus sur le professionnel, je sais pas, vous avez un nouveau projet, dans votre tête, il y a une voix qui dit « tu vas pas y arriver » . La peur, c'est quoi ? C'est vous avez peur de pas être à la hauteur, vous avez peur de l'échec, vous avez peur de vous faire virer, vous avez peur d'être jugé, vous avez peur d'être mal vu, vous avez peur de... voilà. Et la croyance, c'est quoi ? C'est « pour avoir ce travail, il faut que je sois comme si » . Pour être bonne dans mon métier, il faudrait que je sois comme ça. Et c'est un peu d'identifier des croyances qui sont derrière et qui, clairement, on les appelle un petit peu les croyances limitantes. En tout cas, celles qui nous créent du stress, qui nous bloquent, qui nous parlent mal. En général, c'est qu'elles sont quand même un petit peu limitantes. Il y a un exemple que je voulais vous donner, qui est celui-ci. Vous êtes dans cette situation. Vous ne voulez pas faire l'amour. Voilà, vous ne voulez pas faire l'amour. Franchement, trop la flemme ce soir, vous n'avez pas envie. Et il y a une petite voix qui vous dit, mais ça craint. Ça fait trois fois de suite que tu dis non. Franchement, tu fais pas d'effort. Faut que tu fasses un peu d'effort. T'es pas cool. Enfin, je veux dire, il va partir. Alors, certes, vous vous dites, OK, super le schéma mental. J'aimerais bien que mes voix soient alignées avec le fait que non, j'ai pas envie. La peur, ça peut être quoi ? Vous avez peur de plus être aimée, de plus avoir de valeur, que l'autre parte, que l'autre soit blessée dans son égo ? Et la croyance derrière, est-ce que ça sait, j'ai besoin d'avoir et d'exprimer du désir pour que mon partenaire m'aime et se sente... aimer ? Est-ce que c'est la croyance, une femme bien est une femme qui fait l'amour deux fois par semaine ? Je ne sais pas, c'est à voir. Et en fait, ce qui est important d'identifier, c'est que toutes ces petites voix vont venir interférer avec vos besoins. C'est-à-dire que c'est souvent dans ces cas-là qu'on va négocier avec soi-même. Ouais, non, franchement, ça craint, il faudrait que j'ai du désir, bon, allez, bon, allez, je me motive, et là, hop, on négocie avec nos besoins derrière et nos envies. On se dit qu'on pourrait faire un effort. On se force, on se convainc à moitié, et ça, c'est un petit peu compliqué. Parce que derrière, en fait, souvent, il y a une partie de nous qu'on n'a pas écoutée, on a une partie de nous avec laquelle on a négocié, et ça, ça peut créer, ça peut imbimer un peu votre désir, parce que ça va imbimer votre lien à vous-même, votre lien à l'autre, votre lien au corps. Ça peut l'abîmer, il y a des moments où pas du tout, mais c'est juste qu'à force de le faire, de le faire, de négocier avec nous-mêmes, en fait, on en vient à juste pas savoir ce qu'on veut. Et ça, je trouve ça difficile. C'est pour ça que je trouve ça... aussi important de parler de self-talk ici. Alors évidemment, ces peurs et ces croyances, là je vous donne cet exemple par rapport au désir, parce que c'est quand même un exemple qu'on voit beaucoup, en tout cas moi c'est quelque chose qui résonne, j'en ai beaucoup parlé en cercle de femmes. Parce que ces peurs et ces croyances, elles sont données par la culture, la société, les discours qu'on a entendus par le passé et des blessures qu'on peut avoir. Si par exemple, vous êtes dans une famille qui vous a dit que, je sais pas, vous étiez trop grosse. Bah en fait, ça, cette petite voix, elle va s'incruster dans votre tête. Et donc elle va souvent venir vous embêter quoi. aussi dans votre vie, on vous a dit, ça j'ai donné l'exemple dans l'épisode précédent, qu'il fallait absolument être épilé pour qu'un homme veuille coucher avec nous. C'est pas vrai du tout en plus. Je le précise quand même. En fait, vous pouvez dire, je suis pas épilé, merde, qu'est-ce qu'il va penser ? Il faut pas qu'il vienne chez moi ce soir. Et vous allez complètement négocier avec vos envies et ce qui se passe par rapport à ça. Complètement tout changer. Mais ça, c'est des exemples assez simples. Et après, il y a des choses qui sont un peu plus deep. Voilà, si on vous a dit, je ne sais pas, pour être aimé, il faut que tu sois comme ci, comme ça, et que vous vous rendez compte qu'en fait, vous n'êtes pas comme ci, comme ça, ça va venir créer beaucoup de division à l'intérieur de vous. Donc, c'est pour ça que l'imaginaire qu'on a, ce sur quoi on se nourrit, ça va beaucoup impacter nos croyances et donc nos peurs et donc ce dialogue intérieur. Et c'est pour ça que cet exemple aussi donné, c'est un exemple assez typico parce que dans le patriarcat, on a un imaginaire de la sexualité qui est quand même un peu kata. avec la valeur qu'on associe à notre sexualité, à notre désir, etc. Et donc c'est pour ça que je trouve ça... Enfin, au-delà du travail personnel que peut demander le travail du dialogue intérieur, ça peut être bien de s'entourer de choses qui vous font du bien et qui donnent de la voix, de la légitimité à vos envies et vos besoins. C'est pour ça d'ailleurs que je fais ce podcast, pour vous dire, en fait, c'est OK de ne pas avoir de désir. On n'est pas obligé, on fera ça plus tard. Et si la personne en face se vexe... Bah écoute, je comprends, ton égo est vexé, mais juste mon besoin est fondamental. De cette petite parenthèse sur le patriarcat et l'imaginaire qu'on a envie de se donner sur la sexualité, et sur les autorisations surtout qu'on veut se donner. Je m'autorise à écouter mon besoin, et à ne pas négocier, et à ces petites voix là qui polluent ma tête, de leur dire écoute, j'ai pas besoin de toi. Et ça c'est dans tous les domaines, je le fais sur Terres Intimes parce que ça impacte sur toute l'intimité, mais professionnellement on peut avoir plein de petites voix qui viennent nous saboter. Et dans cette idée de se pencher sur les dialogues intérieurs pour juste, regarder ce qui se passe, identifier un petit peu les schémas de pensée qui peuvent venir, les petites phrases un petit peu polluantes, parasitantes, etc. C'est parce que si on veut changer notre dialogue intérieur, c'est comme tous les problèmes, il faut d'abord les voir. Il faut s'en rendre compte, il faut être dans l'observation. Et donc on entre dans la deuxième partie, c'est comment on apprend à s'accompagner, comment on change ce dialogue intérieur. En fait, moi, je vous avoue, je vais pas vous donner un truc secret, un petit peu de... Voilà la clé, ça va marcher tout de suite. Pas du tout. Ce qui marche pour moi, c'est l'entraînement. C'est-à-dire qu'à chaque fois que j'ai une situation qui me crée un peu d'anxiété, qui est un peu compliquée, que ce soit dans ma vie personnelle, professionnelle, etc. Et que j'ai une croyance, je vais me parler à moi-même, à voix haute. Mais je ne vais pas hésiter. Voilà à quoi ressemble un petit peu ce dialogue. Je suis dans une situation compliquée. Je me dis, ok, j'ai des voix en moi, j'ai peur, je suis un peu stressée, je sens qu'il y a des choses négatives qui se passent en moi. Et là, je vais me demander directement, ok Juliette. Il se passe quoi pour toi ? Et là, je vais parler. En fait, voilà ce que je pense. Je ne vais pas y arriver. Je n'ai pas le niveau pour faire ça. Ok, ok, c'est quoi ta peur ? Ma peur, c'est que ça va être compliqué. Je vais vous donner un exemple concret. Quand j'ai passé mon permis, j'ai raté mon permis deux fois, puis je l'ai eu la troisième fois. Et je l'ai passé très tard. Et c'était une source de stress terrible parce que financièrement, ça coûte super cher. Que je n'avais pas trop de chute à l'époque. Vraiment, ça me mettait dans un stress de fou. Et avant de passer mon troisième permis, j'ai décidé d'en parler à personne à part à ma sœur, mais moi j'étais dans un état de stress vraiment terrible. Et je me suis dit, ok Juliette, il se passe quoi pour toi ? Il se passe quoi si tu rates ton permis ? J'étais là, bah je suis nulle, ça coûte cher. J'étais là, ok, ok, super. Donc on a identifié toutes les peurs. Les croyances, c'est quoi ? C'est que telle personne va moins t'aimer, telle personne va moins te respecter. En fait, j'ai vraiment creusé le truc et à la fin, je suis arrivée sur ok. Déjà, hein, imaginons que tu rates ton permis. Bah ouais, ça va coûter... plus cher ? Quelles sont les pires choses qui peuvent arriver ? Là, j'étais en face de la petite voix qui disait, ouais, mon mec, il va en m'aimer. Je disais, pas du tout, ton mec, il va pas m'en aimer, il va juste être embêté, il va être là, c'est ok, ça va prendre du temps, il va te soutenir, basta, tes parents, ils vont juste avoir plus de billes pour te faire des blagues de merde à Noël, c'est tout, tu vois. Et en fait, j'ai creusé vraiment le truc à fond et je me dis, ouais, mais et si ça se passe bien ? Donc, dans les différentes étapes, il y a, je me pose la question, j'ouvre le dialogue envers moi-même, ok, Juju, il se passe quoi pour toi ? C'est quoi ces pensées ? C'est quoi les peurs ? C'est quoi les croyances ? Imaginons ça se passe au pire du cas. Qu'est-ce qui se présente ? Et là vraiment je challenge. Et si tout se passait bien ? Et ça je le fais avec moi-même. Vraiment je me parle avec moi-même. Et ce que je trouve ça intéressant, notamment dans le couple, c'est que de faire ce travail sur moi, par exemple, il y a quelque chose dans mon couple qui va m'énerver. où je vais être frustrée, je vais être en colère, je vais me dire « Ok, il se passe quoi pour toi, Juliette ? » Ce que ton partenaire a fait, c'est ça. Ok, qu'est-ce qui te dérange ? Ça vient toucher quelle émotion ? Est-ce que ça réveille une peur ? Est-ce que ça réveille une blessure ? Parce que tout à l'heure, je parlais de blessure, mais on peut avoir aussi des croyances qui se fondent sur des blessures. Par exemple, je sais pas, on s'est fait ghoster trois fois, la croyance, c'est les mecs qui sont tous des connards. Ok, cette blessure-là, comment on la pense ? Et en parallèle, comment on prend soin de nous dans notre rapport aux hommes ? Et en même temps, comment on s'ouvre ? Parce qu'on a quand même envie de vivre une relation. Donc c'est un peu tout cet équilibre dans lequel il faut danser. C'est pour ça que je vous dis que ce n'est pas une clé. C'est vraiment juste un dialogue de « Ok, moi, je suis en colère contre mon mec. Il se passe quoi pour moi ? Ok, ma peur, ma croyance et mon besoin. » Et ça, je n'en ai pas encore parlé jusqu'à maintenant, mais c'est ça. C'est quoi mon besoin dans cette situation ? Par rapport au permis, c'était d'être concentré, c'était d'être reposé et c'était de tout donner pour avoir mon permis. Je n'avais pas énormément de pouvoir sur la situation, donc en fait, le reste, il fallait que je lâche. avec mon chéri quand on se dispute ou quand il y a des moments un peu de tension je vais me dire ok, c'est quoi mon besoin et comme ça en fait de moi à l'intérieur de faire ce dialogue ça fait quand je vais vers lui je lui dis voilà, écoute voilà ce qui m'a gênée dans cette situation voilà l'émotion que ça m'a créé et voilà ce dont j'aurais besoin est-ce que tu penses que c'est ok pour toi de répondre à ce besoin, comment tu pourrais répondre est-ce que c'est raccord avec ce que toi tu peux ressentir, pardon et ça dans toutes les situations, au travail je suis sur un projet, je suis hyper stressée sur ce projet J'y arrive pas, j'ai peur. C'est quoi mon besoin ? C'est qu'on me donne un brief, c'est qu'on me soutienne. Hop, je vais voir mon manager, je dis en fait, j'ai ce besoin-là. Alors, de l'exprimer ce besoin, je vais avoir peur qu'il me trouve nul, etc. Mais en fait, pour gérer au mieux cette situation, voilà ce que je pense que c'est le mieux. Il faut aller chercher les ressources. C'est un peu plein d'exemples dépareillés, mais ça peut vous permettre un peu de travailler sur ces différentes étapes de dialogue avec vous-même. Et la troisième partie, c'est un peu l'outil que j'ai sous la patte et tout, c'est de créer des petits mini-moi. Je vous explique. En fait, à l'intérieur de nous, il peut y avoir plusieurs personnes qui parlent ou plusieurs types de voix. Par exemple, dans le couple, parfois j'ai ma grande dépendante qui est là en mode « Ah mon amour, je l'aime, je kime, et tout. » Elle est un peu dépendante. Elle parle. Et j'ai l'autre indépendante qui en mène le « Mais attends, moi j'ai pas besoin d'un mec, c'est bon, je m'en fous, enfin voilà, je fais tout ça. » Et les deux, elles se fritent en fait. Elles se fritent à l'intérieur de moi. Parce qu'il y a des moments où j'ai besoin d'attention, donc je vais... me poser sur mon besoin, je vais aller voir mon partenaire et mon indépendante, elle est en mode, mais on s'en fout là ! Enfin, ça peut créer du bisbis. Par rapport aux réseaux sociaux, j'ai aussi une partie de moi qui a vachement envie de faire plein de choses sur les réseaux sociaux, qui veut avoir plus d'abonnés pour qu'ils écoutent les réseaux intimes, pour créer tout un truc autour de ça. Et j'ai une autre partie de moi qui est des jugements de la société, de c'est de la merde d'être influenceuse, tu te mets en avant, t'es narcissique, etc. Bah ces deux parties-là, elles se fritent aussi, parce qu'en fait, elles sont par accord sur leurs besoins. Et on peut identifier plein de petites parties de soi comme ça et de leur donner des petits noms. Et ça fait un peu une sorte de personnification qui permet de prendre de la distance avec ces voix-là et de leur parler directement. Un autre exemple, c'est celui de la salope et de la vierge. Enfin, de la vierge et de la putain. Dans la sexualité, on peut avoir toutes ces croyances de la société catho, etc. De « une bonne sexualité, c'est ça » , « les fessées, c'est mal » , « le BDSM, c'est mal » . ou là, dire des mots cochons, ça va pas. Et en même temps, vous pouvez avoir une partie de vous qui est en mode, moi, je veux être cochonne. Mais les deux parties, elles vont se friter. Ça va pas. Et donc, vous donnez des petits noms à ces petites parties de vous. Voilà, vous les appelez comme vous voulez. Moi, je sais que, par exemple, la mini-moi, j'ai une petite mini-moi qui est un peu vénère contre les mecs. Voilà. On est dans une société compliquée, elle est un peu vénère. Bah, je l'appelle ma petite punk. Parce que je la visualise comme un petit mini-moise, là, avec sa hache qui est trop vénère contre tout. Sauf que quand je veux créer du lien avec mon mec que j'aime de tout mon cœur ou que je suis au travail ou que je ne sais rien, j'ai ma petite pug qui va se réveiller. Je suis là, mais je t'adore, toi. Parce que je sais pourquoi t'es là. T'es là parce qu'on est dans une société compliquée, qu'il y a de la violence, donc ta présence est légitime. Mais juste là, j'ai besoin que tu te calmes. Donc t'as besoin de quoi ? Et en fait, mon dialogue, qui au départ était intérieur, c'est comme si je visualisais ce petit personnage en face de moi et que je discutais avec elle. et ça crée de la distance et ça fait aussi qu'on juge moins ses parts de nous parce que quand on fait plein de mini-moi tout mignon, que ce soit ma dépendante mon indépendante, ma petite salope ma petite vierge, que ce soit la meuf qui veut trop réussir sur les réseaux ou celle qui trouve que c'est merdique bah en fait je vais me créer des petits personnages je vais essayer de les visualiser dans ma tête en me disant ces personnages ont tous une légitimité à être là s'ils sont là c'est qu'il y a eu une culture une croyance, un discours que j'ai pris en moi il y a un moment donné, il faut qu'on arrive à tous cohabiter ensemble. Donc je vais aller voir chacun, je vais dire ok. Quand il y a une crise là, je vais dire ok, toi t'as besoin de quoi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi ? Quoi t'as peur ? Et en fait comme ça, j'ai l'impression de prendre soin de plein de parties à l'intérieur de moi, et dans ce dialogue-là un peu... qui peut sembler chaotique, mais dans les situations, on n'a jamais tous nos personnages qui sont réveillés, mais te dire ok, là ça se frite à l'intérieur de moi, je me sens divisée, bon bah vas-y, on va aller discuter avec tout le monde, et vous noter. Le besoin de telle personne, c'est ça. Le besoin de telle personne, c'est ça. Tel personnage. Et hop, on éclaircit un peu ce qui se passe en nous. On essaie de trouver des équilibres et on teste. Et aussi, il y en a où on dit, écoute, moi, ma petite punk, je l'adore. Je l'adore. Mais je dis, écoute, là, franchement, mon mec, on se kiffe trop. Donc, vas-y, on va créer un truc où on fait la peine. Et en mode, non, j'ai pas envie. Mais si, t'as envie, franchement. Ouais, bon, il est sympa. Et en fait, ça fait des moments rigolos. Voilà. Et vous faites ça n'importe quand. Quand vous faites la vaisselle, quand vous êtes dans la rue, tout ce que vous voulez. Moi, si vous me voyez dans la rue et que je parle, je suis sûrement en train de faire une petite psychologie. Et une partie de moi qui a besoin, en fait, que je la regarde, que je l'écoute. Parce que toutes les parties de nous, quand on a des dialogues intérieurs, quand on a du jugement, c'est souvent, je trouve, des parties de nous qui ont besoin d'exister, qui ont besoin de faire leur propre podcast. Voilà. Donc, dans cet épisode sur le self-talk, j'espère que vous aurez des petits outils en repartant un petit peu sur à quoi ça sert. Donc voilà, si je vous résume tout ça, le self-talk, c'est le dialogue qu'on a à l'intérieur de nous. Donc ça peut être intéressant d'observer ce qui se passe. Voilà, est-ce que, quelles sont les voix, quelles sont les phrases qui viennent, quels sont les jugements ? Après, derrière, de vous dire, ah, est-ce qu'il y a des peurs derrière ? Est-ce qu'il y a des croyances ? Est-ce que ça met en avant quelque chose, un besoin ? En fait, quelque chose qui est important pour moi, que je n'ai pas encore exprimé. Ensuite, c'est d'apprendre à vous accompagner en vous entraînant. Quand il y a une situation, c'est, ok, si je me parle, il se passe quoi ? toi, vas-y, ok, je t'accompagne, d'accord, bon, là je sens que je négocie un peu avec mes besoins. Et puis il y a des moments où vous allez, enfin moi ça m'arrive de me rater, entre guillemets, de me dire oh là là, je me suis pas écoutée. D'après une situation de me dire oh là là, j'ai pas réussi, c'est pas grave, c'est de l'entraînement, c'est ok, je pense que toute ma vie, je vais parfois réussir à écouter les parties de moi, parfois renégocier, et c'est ok. Et le troisième point, c'était vraiment de, voilà, de voir s'il y a des personnages en vous qui sont quand même assez présents. de leur donner des petites identités, de les décider, de leur donner un petit nom et d'aller leur parler pour faciliter ce dialogue à l'intérieur de vous, mettre une distance, sortir du jugement de ces parties de vous et juste essayer de créer à l'intérieur une forme d'harmonie et de podcast. Vous faites votre propre podcast de vos propres terres intimes. Voilà. À très bientôt.