Speaker #0Hello les intimes, j'espère que vous allez bien ! J'hésitais entre plusieurs sujets pour ce nouvel épisode de Terres Intimes, et hier j'ai eu la joie de prendre un verre avec une de mes très très bonnes copines qui m'a raconté la nuit, Tauride, qu'elle venait de passer avec un homme qu'elle avait d'ailleurs rencontré dans un bar juste avant. Je vous avoue que ça faisait du bien d'entendre une proche me raconter comment elle a rencontré quelqu'un de galant, doux, respectueux, qui la faisait rire au lit, qui était super à l'écoute de ses besoins et qui portait en fait beaucoup d'attention à son plaisir. Et en fait... plus on en parlait, plus on se disait que c'était quand même hyper green flag, tous ces éléments. Et c'était important pour nous parce qu'on a quand même pas mal de copines sur les applications qui rencontrent des hommes qui vont se montrer très sympas, mais qui vont, au moment de la sexualité, vraiment avoir aucune attention à leur plaisir. Et en fait, ça va être des expériences qui sont difficiles à vivre ou juste d'avoir des dates avec des mecs où on se dit, OK, genre, quelles sont ces manières ? Mais même face à un homme qui semblait s'amuser comme un petit fou avec elle, elle a vraiment passé une super nuit. Elle m'a partagé le fait qu'elle s'était excusée plusieurs fois de prendre du temps à jouir. Et en fait, que ça lui prenait grave la tête parce qu'elle disait, ça me prend du temps d'atteindre l'orgasme, etc. Et c'est toujours assez difficile à vivre parce que j'ai toujours peur que la personne que j'ai en face s'ennuie. Alors lui, évidemment, il lui répondait, enfin évidemment, la personne qu'elle a rencontrée, cet homme charmant, lui répondait, je me sens super bien, donc t'inquiète. » Et je pense que profondément, ça ne le dérangeait pas, juste il s'éclatait trop. Mais en fait, cette conversation, elle m'a reconnectée vraiment avec cette peur que l'autre s'ennuie, ce stress de ne pas réussir à jouir, de ne pas jouir en assez peu de temps. Et en fait, je me demande si ce stress, on ne l'a pas toutes déjà ressenti. Parce que l'orgasme féminin, c'est quand même vachement moins facile et mécanique que l'orgasme masculin. Alors, deux précisions sur ce que je viens de dire. Quand j'utilise le terme orgasme féminin, moi, je n'aime pas trop parce que je trouve ça un peu clivant. Avec toutes les réflexions qu'on a sur le genre aujourd'hui, je trouve ça un petit peu limitant. Mais en fait, je voulais parler d'orgasme féminin, en fait, les orgasmes des personnes à vulve et orgasme masculin des personnes à pénis. Et aussi, quand je dis que c'est en fait moins difficile, moins mécanique que l'orgasme masculin, je sais qu'il y a une pression de jouissance et de performance pour les hommes et qu'il y a des hommes qui peuvent avoir une... un super moment dans la sexualité et juste ne pas atteindre l'orgasme et ne pas éjaculer. Et pour qui c'est difficile d'expliquer, mais si, si, j'ai adoré, juste pas, j'ai pas joué, c'est ok. Enfin, il y a aussi cette pression-là. Mais dans la, entre guillemets, la facilité d'atteindre l'orgasme, dans les études, on voit bien que c'est beaucoup plus compliqué. En tout cas, je sais pas si c'est plus compliqué, mais en tout cas, on a ce qu'on appelle l'orgasme gap, où on a, par exemple, chez les hommes hétéros, 95% qui vont atteindre l'orgasme à chaque fois. Chez les femmes lesbiennes, c'est 90%. Et chez les femmes hétéros, 65%. Donc il y a vraiment un énorme gap dans cette idée d'orgasme et ça semble moins mécanique pour les personnes adultes et peut-être plus difficile. Alors est-ce que c'est plus difficile parce que finalement, ce n'est pas si compliqué, mais juste il n'y a pas beaucoup d'éducation sur le sujet, on a des hommes qui sont peut-être moins attentionnés sur ces sujets, certes. Voilà, je trouvais important de pointer du doigt qu'on a une pression quand même énorme de passer pour la frigide. ou que l'autre s'ennuie quand on veut atteindre l'orgasme. Et donc dans cet épisode, j'ai eu envie de me pencher sur l'orgasme féminin, la joie, le plaisir qu'il peut nous apporter quand on le ressent, mais aussi la détresse et le stress qu'il peut nous apporter quand c'est difficile de l'atteindre. Donc on va plonger dans cet épisode, dans les quelques croyances et mythes autour de l'orgasme et comment les déconstruire pour vivre une sexualité libre et joyeuse. Évidemment, on est dans le terres intimes. Et je vais aussi vous partager quelques conseils et outils. pour, si ce n'est pas l'idée d'avoir un orgasme absolument, pour vraiment se connecter au plaisir, parce que c'est ça quand même le cœur de la bataille. Je vous souhaite un excellent épisode. Bienvenue dans Terres intimes, le podcast qui explore la sexualité et l'intimité de personnes comme vous et moi. À chaque épisode, découvrez des témoignages authentiques et remplis d'engagement, des réflexions et des outils pour vous aider à vous sentir plus libre. apaisée et joyeuse dans votre vie intime. Parce que s'épanouir dans sa sexualité est autant une nécessité qu'un acte révolutionnaire. Si le podcast vous plaît, s'il vous fait du bien, si vous avez même envie de le partager à vos amis, alors n'hésitez pas à vous y abonner pour ne rater aucun épisode et à lui mettre 5 étoiles. C'est un petit clic pour vous et pour nous. C'est beaucoup. Je suis Juliette Cervera et vous écoutez Terres Intimes. Alors pour commencer cet épisode sur l'orgasme, j'aimerais qu'on parle donc de Sastar. le clitoris. Et je vous avoue que parfois j'aimerais bien pouvoir inviter au micro de Terres Intimes la représentante de tous les clitoris pour découvrir les secrets de cet organe qui a pour seule et unique fonction, en tout cas connue aujourd'hui, qui est celle du plaisir. Et c'est le seul organe connu qui a cette seule fonction, ce seul rôle. Par exemple, chez les personnes à pénis, tout a une fonction. Le pénis ne sert pas qu'à faire l'amour. Le pénis ne sert pas juste à se la kiffer. Et en fait, chez les personnes à vules, bah en fait, Voilà. C'est le seul organe qui existe, qui n'a qu'une fonction, qui est le grand kiff. Et c'est quand même intéressant vu que dans la culture aujourd'hui, dans les religions, le plaisir féminin, ce n'est pas ce qui est le plus célébré. Alors peut-être que le clitoris a d'autres rôles, mais aujourd'hui, on ne les connaît pas. Il y a vraiment beaucoup de mystères qui restent autour de cet organe, qui vont, on l'espère, être investigués dans les prochaines années, si seulement les femmes et le corps des femmes avaient un intérêt pour la science, plus que les problématiques d'érection. Anyway, ce qu'on sait, c'est qu'il y a deux à trois fois plus de terminaisons nerveuses dans le clitoris que le pénis. Il y en a aussi beaucoup plus que dans la pulpe des doigts. Et surtout, grâce à des représentations qui ont été faites il y a peu, on sait que le clitoris ne se restreint pas. qu'à l'extérieur avec ce petit bouton ou ce grand bouton qu'il y a, il y a aussi une grande partie à l'intérieur. Et en fait, cette découverte et la représentation qu'on fait du clitoris depuis quelques années, ça a permis de déconstruire la croyance hyper centrale autour de l'orgasme qui est la croyance qu'il y a des femmes qui sont clitoridiennes et des femmes qui sont vaginales. Le clitoris, donc là, c'était la partie extérieure et vaginale, c'était quand le plaisir venait de l'intérieur. Et en fait, c'est toujours le clitoris au cœur. C'est notre star, je vous ai dit de cet épisode. qui va créer ce plaisir, que ce soit intérieur, extérieur. En fait, le plaisir qu'on va ressentir, les différentes sensations des différents corps, ça va dépendre de la taille, de l'angle, donc vraiment du corps et des spécificités du corps. Et je ne sais pas pour vous, moi, ça m'a fait vraiment très plaisir quand j'ai découvert ça, quand on m'a représenté un clitoris pour la première fois. Et d'ailleurs, pour cela, on peut remercier Hélène. O'Connell qui a vraiment remis en avant le clitoris parce que c'est une neurologue australienne qui a publié entre 1998 et 2005 plein de recherches autour du clitoris, de l'anatomie. Et je crois que c'est en 2016 où, en fait, il y a eu une grande vague, donc après MeToo, etc. pour reconnecter à cet organe, à la véracité qu'il y a autour de cet organe pour qu'on comprenne comment il fonctionne et qu'on donne aux femmes la possibilité de comprendre comment leur corps et leur plaisir fonctionnent. Il y a toujours des batailles pour que ces clitoris soient représentés. dans les manuels scolaires, mais bon, c'est un autre sujet. On va dire que c'est un petit peu difficile. Mais en tout cas, ce que je voulais vous dire, c'est que moi, le fait que je comprenne un peu comment fonctionnait mon corps, ça m'a aidée à déconstruire des jugements qu'on m'avait transmis. Parce qu'il y avait quand même cette idée qu'une femme qui avait un orgasme grâce au sein pénis, donc une femme qui était à l'époque, on disait vaginale, ça avait beaucoup plus de valeur que de jouir avec le clitoris, avec de la stimulation, de la masturbation. Il y avait vraiment ce rapp... rapports de valeurs que je trouvais assez terribles et qui étaient très compliqués à vivre, surtout quand on sait, ça c'est un chiffre qui vient du rapport Sex Report 2026 d'Adam et Eve, qu'il y a 46% des femmes qui ont besoin de stimulation extérieure du clitoris pour jouir. Donc ça fait quand même beaucoup de femmes qui ont pu être un peu cassées dans leur confiance, dans leur estime, qui n'ont pas du tout kiffé leur sexualité quand on leur disait c'est beaucoup mieux à l'intérieur, franchement les femmes qui se caressent, qui ont besoin du clitoris, c'est un peu lame quoi, C'est un peu frigide. Ou que sais-je, il y a plein de choses qui ont été dites. Et donc le fait de pouvoir se représenter, ça a pu casser cette belle croyance qui a été forgée par le patriarcat et la misogynie, parce qu'en fait ça mettait en avant l'importance de l'homme. Et je trouve ça fou qu'on en a encore plein, ces croyances, qui ont investi notre champ de l'intime, où des hommes ont donné leur avis sur ce qui avait de la valeur ou pas, ce qui est mieux ou pas, ce qui est même plus propre, plus beau, plus cool. Et en fait j'ai trouvé ça génial de le casser, que ça se pète la gueule grâce à ça. Et ce que je trouve intéressant, c'est que j'ai un peu regardé quelques articles sur le sujet. En fait, on ne demande jamais à un homme s'il est plus... Toi, tu es plus plaisir anal, tu joues plus sans te masturber, est-ce que tu as besoin de te caresser toi-même ? Est-ce que tu préfères jouir grâce à la fellation ? En fait, on ne compare pas les orgasmes des hommes. Mais on va venir hiérarchiser les orgasmes des femmes. Donc je trouve que c'était quand même intéressant de se poser la question aujourd'hui, si peut-être vous avez encore ces croyances qui sont là, et peut-être aller les questionner pour dire au patriarcat « bye bye » . Anyway, donc en tout cas, le clitoris, il a plein de secrets à nous révéler par rapport à l'orgasme. On sait aussi que par rapport à ce qui se passe dans le cerveau, on a des dizaines d'hormones qui participent à l'orgasme, et on a des dizaines de zones du cerveau qui vont s'activer pendant l'orgasme. Mais qui le déclenche ? Par quoi ça commence ? En fait, on ne sait pas encore. Et j'ai envie de dire, ça commence par, évidemment, le consentement. Bah, c'était pas hyper subtil comme approche, certes, mais n'empêche qu'on va dire qu'on peut un petit rappel, le plaisir, le sexe, ça commence toujours par le consentement. Mais il y a aussi autre chose sur laquelle ça commence, c'est dans le fait de savoir où est le clitoris. Et je veux pas vous désespérer, mais il y a une étude qui a été faite, je crois c'était il y a deux ans, je suis désolée, j'ai pas noté la ref, c'est que 41% des hommes de la Gen Z ne peuvent pas localiser le clitoris. Alors. On peut être désespéré, on peut se dire c'est ok, parce que c'est normal, c'est pas leur corps. Et puis ces hommes, s'ils sont dans une relation hétéro, peut-être qu'ils seront hyper à l'écoute, curieux, respectueux. Ils vont dialoguer avec leurs partenaires pour découvrir justement... tout le centre de leur plaisir. Ça, on y espère, on y croit. Soyons tous dans cette belle illusion. Et justement, par rapport au plaisir. Depuis le début de cet épisode, je parle du plaisir et en fait, je pense que ce serait plus juste de parler des plaisirs. Parce que je trouve qu'on n'a pas qu'un seul plaisir. On peut avoir aussi justement des sensations complètement différentes dans le corps et ça peut aussi dépendre ces plaisirs de notre expérience, de notre âge. de nos habitudes. Est-ce que j'ai l'habitude de me caresser avec la main ? Est-ce que ça va être avec des tissus ? Est-ce que j'ai l'habitude d'avoir des plaisirs avec des sextoys ? Est-ce que c'est avec la pénétration ? Est-ce que je n'aime pas la pénétration ? Est-ce que j'aime quand on me caresse les seins ? Quand on me caresse la fesse ? Quand on me caresse l'épaule ? Que sais-je ? En fait, on va avoir plein de plaisirs en fonction du mood de notre corps et de comment on s'est finalement éduqué, comment on s'est habitué à ressentir du plaisir. Par contre, ce qui est connu, reconnu avec le plaisir, quand on parle d'orgasme, c'est que l'orgasme féminin, ça prend plus de temps. que l'orgasme masculin. Donc toujours selon l'étude d'Adam et Ève de 2026, on aurait 37% des femmes qui prendraient entre 5 à 10 minutes pour jouir, 24% entre 10 à 15 minutes, 11% moins de 5 minutes, et 9% jamais. Alors j'aimerais revenir à la conversation qui a déclenché l'écriture de cet épisode, donc ma pote qui m'a expliqué se sentir mal et obligée de s'excuser parce que son orgasme prenait du temps. Et moi je vous avoue que ça m'a... touché. Et c'est pour ça aussi qu'aujourd'hui, j'ai voulu vous apporter un peu des chiffres et des moyennes. C'est parce que j'ai vécu cette peur de ne pas jouir assez vite. J'ai vécu cette peur et j'ai un peu projeté plein de phrases que pouvaient penser mes partenaires. Genre, j'avais peur qu'ils disent « c'est long, c'est chiant, elle est frigide, je m'ennuie franchement » . Et en fait, je me suis jamais dit que j'avais pas de plaisir parce que l'autre était nulle. Enfin, je veux dire, quand on est jeune, là, je vous parle de mes débuts, on se dit pas « bah en fait, si j'en ai pas, c'est qu'il y a peut-être quelque chose qui va Merci. pas ou quelque chose dont j'ai besoin. Je voulais vraiment faire cet épisode pour dire que là, on a des moyennes entre 10 à 15 minutes, entre 5 à 10 minutes. Mais clairement, un orgasme, ça peut prendre 20 minutes, ça peut prendre 40 minutes parce que ça dépend de tellement, de facteurs. Et je trouve ça un peu douloureux de me dire qu'on a pu toutes, je veux pas faire de généralité, mais je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui se sont posées cette question et ça a pu générer de la souffrance parce qu'en plus de projeter sur l'autre une peur de « bah, il va s'ennuyer » , Alors, c'est une peur qu'on n'a pas construite tout seul. Enfin, vraiment, on a grandi dans une société où on nous a expliqué comment c'était bien d'être bien au livre, avoir des orgasmes. C'est super, comme ça, on a de la valeur. Et en plus, on est une super meuf. Et voilà, je ne vous la refais pas. Mais ça fait que c'est encore plus difficile de lâcher prise, de faire confiance à la personne qui est avec nous, de vraiment être dans ce mood. Mais en fait, on kiffe et c'est génial. Et le truc, c'est que je voulais aussi pointer du doigt quand même le fait... qu'on ait du mal à lâcher prise, et le fait qu'on ait du mal à faire confiance à l'autre aussi pour être pleinement présent, ça a des conséquences. Il y a aujourd'hui 64% des femmes qui disent avoir déjà simulé. Et parmi elles, dans les chiffres donnés toujours dans l'étude de Adam et Eve, le Sex Report, il y a 43% qui l'auraient fait pour mettre fin au rapport, et 43% qui l'auraient fait pour ne pas blesser leur partenaire. Est-ce que, vous, ça vous est déjà arrivé ? Est-ce que ça vous est déjà arrivé de ressentir de la honte ? de la frustration dans le fait de ne pas avoir d'orgasme, de la colère, l'impression d'être un petit peu cassée. Et donc voilà, de devoir jouer ce rôle pour plaire, pour satisfaire une attente, une injonction de la société. Et ce que j'aimerais aujourd'hui collectivement qu'on se dise, c'est qu'il est temps de dire au revoir à cette honte, de lui dire écoute, super, je sais pourquoi tu es là, tu es là pour des raisons très spécifiques, tu m'as transmis plein de choses de cette belle société, mais aujourd'hui j'en peux plus, je te dis bye bye. Et il y a deux raisons à ça pour moi pour lesquelles il faut... effacer cette honte, c'est que 1. On n'est pas obligé de jouir pour avoir une belle sexualité. Premièrement. Donc on peut avoir, être notre partenaire et cela qui fait, et juste on ne jouit pas. Et c'est ok. Et on reste vraiment dans cette autenticité. Donc ce qui fait qu'on est dans cette nouvelle croyance. Et le deuxième point, c'est jouir, ça prend du temps. C'est de l'exercice, c'est de la recherche, c'est de la curiosité, c'est de la sécurité. Et en fait, on va le faire en mode... Et je trouve ça central. On peut avoir une sexualité géniale avec la douceur ou la vigueur que l'on veut. On peut se la kiffer, avoir plein de sensations, ne pas avoir le climax de l'orgasme, ça ne va pas enlever de la valeur à notre sexualité. Même si ça prend 20 minutes, 30 minutes, 40 minutes et que vous ne savez pas quand est-ce que l'orgasme va arriver, ça ne va pas enlever de valeur à votre sexualité. Ce que ça va faire, c'est juste avoir un petit peu plus de kiff avant le climax si, en fait, jusqu'au climax, vous avez envie d'être dans ce temps-là. vous avez envie de partager du plaisir avec votre partenaire. Et en fait, on peut être dans plein de situations différentes. C'est vrai que ça crée des moments d'insécurité et d'incompréhension, parce qu'on peut avoir des moments où, genre, on est méga chaude. Genre, vraiment, on est en mode, « Wouh, c'est parti, je suis trop chaude et tout ! » Et là, il s'avère que le plaisir est complètement différent, il y a moins de sensations. Il y a des jours où on a grave envie de faire de la sexualité, mais on sent qu'on n'est plus crevé, qu'il y a des choses qu'on a dans la tête et tout, mais on a super envie de partager ce moment. Et il s'avère que là, le plaisir va être dingue. Donc, il y a aussi le corps qui a ses moods, ces approches, et ça on peut pas tout contrôler, et en fait de lâcher cette pression par rapport à l'orgasme, ça peut nous faire rentrer beaucoup plus dans le présent. C'est-à-dire de sortir de la performance de l'orgasme, ne pas en faire un objectif, ça fait qu'on peut rentrer beaucoup plus dans chaque instant de la sexualité, chaque caresse, chaque envie, chaque baiser, chaque mouvement. De se dire ok, déjà un, l'orgasme, il n'y en a pas besoin pour que ma sexualité soit géniale. Si j'ai envie d'en vivre avec ces limitants, je vais vous donner quelques tips dans quelques secondes. Mais premièrement, c'est OK. Deuxièmement, en fait, ça peut prendre vachement de temps et c'est OK. Et en fait, je ne vais pas me concentrer sur cet objectif pour me satisfaire ou presque satisfaire l'ego de mon partenaire. C'est que je vais rentrer dans vraiment le grand kiff de chaque minute. Et pour ça, ça demande de lâcher prise. Et je vous dis ça avec le sourire parce que franchement, lâcher prise, je trouve ça hyper compliqué. Parce que dans l'intime, il y a énormément de choses qui vont venir jouer sur ce lâcher prise. Alors, ici je voulais quand même faire une petite parenthèse sur toutes les choses qui allaient impacter le lâcher-prise. Parce qu'on en entend toujours parler. Non mais lâche-prise, respire, ça va bien se passer. Je voulais quand même pointer du doigt qu'il y avait toutes ces choses qui pouvaient nous influencer. Par exemple, les complexes. Est-ce qu'on se sent assez épilé ? Est-ce qu'on se sent ok ? On a peur d'être jugé. Est-ce qu'on est ok avec notre corps ? Parce que la société nous a dit que certains types de corps étaient vraiment désirables et pas d'autres. Est-ce qu'on est complexé par la taille de notre sexe, la taille de nos lèvres, avec ce mythe stupide des... petites et grandes lèvres, alors qu'en fait, l'appellation qui devrait être OK, c'est juste lèvres extérieures et intérieures, et elles sont extras. Enfin, en fait, le porno a créé tout un imaginaire de qu'est-ce que c'est qu'une belle vulve. Toutes les vulves sont exceptionnelles par rapport à ce qu'elles font, à ce qu'elles peuvent donner comme sensation. Enfin, moi, je trouve ça juste magique. On peut aussi avoir peur de faire trop de bruit ou pas assez de bruit, et c'est difficile de trouver l'équilibre entre comment je m'exprime... dans le fait de « j'adore, je veux mettre en confiance l'autre aussi, donc je vais m'exprimer, et en même temps, je ne veux pas qu'il me prenne pour une salope, entre guillemets, et qu'il me juge comment je trouve. » Ce qui fait que c'est plein d'injonctions qui vont prendre notre espace mental et faire qu'on a du mal à rentrer dans notre corps. Il y en a aussi qui veulent... je sais pas, rentrer leur vente. Il y en a qui vont à port de faire des sales têtes en ayant du plaisir et pendant leur orgasme. Il y a aussi, je sais pas, on pense à un client au taf qui nous emmerde pour un truc parce qu'il a du retard et on doit finir une reco ou un truc et franchement, ça nous prend la tête et on sait pas comment s'en sortir. Ou aussi, parfois, en fait, on a envie de se sentir aimé, on a l'impression que l'autre est peut-être pas présent ou que l'autre est un peu fâché ou il y a plein d'émotions qui peuvent se jouer dans la relation. Et au milieu de tout ça, il faut lâcher prise et il faut jouir. Et je trouve ça un peu compliqué. Donc je vous propose de vous dire On va kiffer. S'il y a des choses qui me passent par la tête, elles me passent par la tête. Si j'ai des complexes, ça, c'est des trucs qu'on ne peut pas en régler. Ce n'est pas quelque chose vraiment dont on peut parler en deux minutes dans un podcast. C'est vraiment du rapport au corps. C'est vous connecter à vous-même. Et ça, il y a des outils, que ce soit la psychologie ou l'estime de soi. Ça, c'est des sujets qui sont super profonds. Donc, je n'ai pas envie de vous en parler de manière super superficielle. C'est des choses qui sont hyper importantes à prendre en compte. Et c'est pour ça que je voulais les nommer parce que c'est des choses qui peuvent vraiment abîmer ou en tout cas... mettre une chape sur notre sexualité. Donc c'était les reconnaître. Et de voir comment, peut-être vous, de votre côté, vous pouvez vous libérer de ces poids petit à petit pour en fait vous dire « Ok, j'ai ces pensées qui me traversent de jugement, j'ai ces pensées d'intonction, j'ai peur qu'ils trouvent que j'ai un gros cul, j'ai peur qu'ils voient ma cellulite, j'ai peur, j'ai peur, j'ai peur. Ok. » Peut-être que juste, ils se la kiffent. D'avoir cette juste pensée qui apparaît de « Et si, là, j'étais avec quelqu'un qui adorait ? » Qui adorait mon corps. qui passait un super moment. Et c'est pour ça aussi que c'est plus facile quand on est avec quelqu'un avec qui on peut communiquer par rapport à tout ça. Donc ça, c'était un petit peu toute la première partie du podcast, sur le fait qu'on a ce beau clitoris, on a plein de choses qu'on ne connaît pas sur lui, le plaisir, c'est central, on a plein de plaisirs qui sont différents, et pour que le plaisir puisse exister, pourquoi pas juste sortir de l'injonction à la jouissance et à l'orgasme, parce que c'est quand même super sympa, se dire, bah ouais, ça prend du temps. En fait, tout le temps qu'on aura où on ne va pas avoir d'orgasme, ça va être un temps où la sexualité va durer et où ça ne peut être que du kiff. Et la deuxième partie du podcast qui commence donc maintenant, c'est... 10 conseils pour que vous puissiez kiffer un peu plus. Parce que, bon, c'est quand même vachement important, quoi. Oui, il y a les injonctions, il y a des choses qui sont compliquées, mais bon, l'objectif de Terres Intimes, c'est quand même de vivre une sexualité libre et joyeuse, et surtout où on se la kiffe. Donc mon premier conseil, ça c'est pour les hommes qui écoutent ce podcast, qui sont dans des relations hétéros. Dans le cas de relations sexuelles, moi ce que j'ai envie de vous demander, c'est que vous soyez super à l'écoute. C'est l'idée... d'être à l'écoute aussi, mais de créer de la légèreté et du rire. C'est-à-dire essayer de sortir un petit peu l'ego de performance et de plaire. Donc ma demande, c'est pas une demande d'injonction, c'est plus une demande avec beaucoup de légèreté, c'est faites-nous marrer. Posez-nous des questions sur nos ressentis. Ouvrez des espaces de conversation sur notre plaisir, parce que ça peut être super compliqué. Et par exemple, ça peut être comme, comment tu te sens ? Est-ce que je peux te toucher là ? Est-ce que tu aimes ou est-ce que tu préfères que j'aille plus doucement ? J'adorerais te caresser comme ça. Est-ce que tu penses que ça te plaît ? plairait, t'as envie d'essayer. Vous pouvez aussi beaucoup complimenter, rassurer sur le corps, parce qu'on grandit dans une société qui nous donne beaucoup d'injonctions sur le corps. Voilà, et soyez super curieux de ce qui se passe dans le corps de la personne avec qui vous êtes, apportez de la joie dans l'échange. Et je vous dis ça, c'est aussi une responsabilité de toutes les femmes qui sont dans des relations sexuelles d'ouvrir cet espace de parole et par exemple, si vous avez un feedback à faire parce que pour le coup, dans la sexualité, c'est super important, de le faire avec beaucoup de douceur et de joie par exemple. écoute, je vois que t'es à fond, moi j'ai un petit peu moins de sensations comme ça, est-ce que ça te dit de faire un petit peu plus comme ça ? Ou j'adorerais que tu me touches ici, qu'est-ce que t'en penses ? Et en fait, si vous êtes dans un moment où je sais pas, vous essayez une position et vous vous dites non mais c'est ridicule, mais en fait, marrez-vous quoi ! C'est un espace de partage et de fun. Le deuxième point que j'ai envie de parler par rapport à l'orgasme et au plaisir, c'est le mythe de l'étoile de mer. Moi c'est un mythe qui m'a toujours beaucoup... perturbé et je pense qu'il m'a beaucoup touché, c'est pour ça que je trouvais ça important de vous le partager aujourd'hui, c'est qu'il y a cette idée, enfin moi j'ai grandi beaucoup avec des discours autour de, ouais, les meufs qui font les étoiles de mer au lit, c'est trop nul quoi. Il y a vraiment ce truc, on veut une meuf active, qui fait du bruit, qui bouge, qui est à fond, qui est en mode, wouh, ok, certes. Sauf que le plaisir, et je trouve l'orgasme, il peut nécessiter du calme, de la concentration, de la respiration, de la présence et donc beaucoup d'intériorité. Et donc pas spécialement, on va beaucoup bouger ou beaucoup s'exprimer, mais justement, on rentre complètement à l'intériorité du corps pour se connecter au corps et en fait être pleinement dans les sensations. Et donc ça, je trouve que c'est hyper important de se dire, en fait, why not être une étoile de mer ? Enfin, si c'est ça qui vous fait kiffer, et je trouve qu'on peut complètement se déconcentrer en voulant jouer le rôle de cette femme un peu sexuelle, active et top que la société nous transmet. Donc après, ça peut aussi créer une conversation avec votre... de partenaire en mode, écoute, je sens que j'ai envie d'être à fond dans mon intériorité pour me connecter à tout ce que tu me donnes comme sensation, mais ça me fait un petit peu peur, j'ai peur que tu me trouves pas active, c'est juste que je suis tellement à fond dans ce que je ressens, je veux tout ressentir. Et en fait, dans ce genre de dialogue, si vous avez peur d'avoir ce mythe de l'hôtel de mer, bon déjà ça en dira beaucoup sur la personne avec qui vous partagez votre intimité si elle commence à dire ça, mais en fait ça peut que créer un espace où la personne peut aussi se dire merde et le... elle est moins à fond ? Est-ce que ça peut aussi créer de l'insécurité à l'autre personne ? Donc juste de lui dire, là je veux juste trop me concentrer sur ce que tu me fais ressentir, ça peut faciliter à fond la situation. Le troisième point, ça c'est la clé, je pense que j'aurais pu commencer par ça, c'est le dialogue. C'est super important de se sentir en confiance avec quelqu'un dans la sexualité pour exprimer ce que vous aimez et ce que vous aimez pas. C'est hyper important de faire confiance à l'autre pour dire, écoute, je crois que j'ai moins envie, ou je suis désolée, est-ce qu'on peut s'arrêter là ? ou j'aimerais essayer ça, ou là j'ai un petit peu mal. En fait, c'est de communiquer dans la sexualité, c'est essentiel. Et justement, je pense que si vous êtes avec quelqu'un avec qui il y a un bon dialogue, vous aurez moins peur de vous dire « oh là là, j'ai peur qu'il s'ennuie » . Soit parce que vous le direz une fois, enfin je veux dire, si vous avez le truc qui vous traverse de « non, j'arrive pas à jouir et j'ai peur qu'il s'ennuie » , bon bah dites-le, en fait, « je suis désolée, j'ai la peur qu'il me remonte là, j'ai peur que tu t'ennuies » . Votre partenaire, il va dire ou elle va dire « mais pas du tout, j'adore » . Hop, ça désamorce en vous la peur. Et c'est parti, on y retourne. Mais aussi le fait de savoir que votre partenaire, s'il en a marre, s'il s'avère que son désir est retombé ou qu'il est moins dedans et qu'il veut s'arrêter, de créer cet espace super safe où vous savez que vous avez la liberté de le dire, en fait vous allez être rassuré parce que vous saurez que s'il y a un souci, hop, il vous le dira. Parce que vous, s'il y a un souci... Vous pourrez le dire. Donc vraiment de créer un espace de dialogue hyper safe, ça peut venir sécuriser plein de parties de vous et ça peut venir faciliter. Donc ça, je trouvais ça super important et notamment par rapport à ce dialogue, je parle beaucoup de ça dans les épisodes, c'est le fait de ne pas négocier avec vos besoins. C'est que ce dialogue, il fait que vous allez pouvoir communiquer pleinement avec ce qui est hyper important pour vous parce que souvent, quand on n'a pas l'espace pour dialoguer, on a peur de heurter, on a peur de mal faire. Et donc, on va négocier à l'intérieur en disant « Non, ne demande pas ça. » ou tu vas être relou si tu dis ça, ou tu veux t'arrêter, mais ça va créer de la tension, et hop, on commence à négocier avec plein de parties de soi, et ça va venir heurter des choses. Donc cet espace de dialogue super safe, ça c'est un peu essentiel, et ça permet aussi, je vais être un peu directe avec ce sujet, mais de trier aussi les personnes avec qui on est, pour voir si ok, là je suis pleinement dans ce que je veux. Le quatrième point, c'est un truc qui peut être assez chouette pour lâcher prise justement, c'est multiplier. les zones érogènes qui sont stimulées, donc la multistimulation. Ça dépend, il y a des personnes qui vont préférer pleinement se concentrer sur un point, et il y a aussi des personnes qui ont envie d'être enveloppées par plein de sensations. Donc ça veut dire aussi ne pas seulement être concentré sur le clitoris, mais sur plein d'autres zones érogènes du corps. Donc on peut avoir une main sur une zone, une autre main sur une autre, dans les cheveux, sur le ventre, les seins, le dos, des caresses avec les lèvres, sur le visage, dans le cou. le coup, en fait, d'envelopper la personne de sensations, ça peut venir la rassurer, car on peut sentir que l'autre est super actif, il est à fond. C'est vrai que quelqu'un qui est juste là avec sa main posée, tout son corps ne bouge pas et il fait pop, pop, pop avec sa main, on se dit, est-ce que cette personne est à fond ? Est-ce qu'elle s'ennuie ? Là, ça peut réveiller des peurs. Alors que si la personne qui donne le plaisir à ce moment-là est en mode à fond, avec plein de sensations, est en mode multitâche, ça va envelopper de sensations, ça peut aider au lâcher prise et on se perd, entre guillemets, dans le plaisir et le corps. Bon, ça demande d'être fort en multitâche, il faut savoir faire plusieurs choses à la fois. Ça demande peut-être un peu d'entraînement, mais ça peut vraiment être quelque chose à travailler. Et aussi de demander, tiens, quand je te caresse là et là, est-ce que t'aimes bien ? Ou est-ce que tu préfères ce combo-là ou ce combo-là, etc. Et il y a un point que je trouvais hyper important, c'est qu'il y a beaucoup de femmes qui disent que leur partenaire va beaucoup trop vite sur le sexe et le clitoris. Prenez le temps. Et pour ça, il y a un truc que je trouve génial, c'est l'idée de je ne vais pas toucher mon... ou ma partenaire en fonction de mon état de désir, où j'en suis dans mon désir, je vais là où le toucher en fonction de son désir à elle et de son état d'excitation. Donc si c'est le début et vous sentez la personne un peu excitée et vous, vous êtes en mode « voilà, je suis chaud » , en fait, ce n'est pas votre excitation qui doit décider où vous touchez votre partenaire. C'est plutôt « ok, elle en est où ? » « Lui, il en est où ? » « Ok, vas-y, je vais faire monter, ta-ta-ta. » Et c'est vraiment se connecter plus à ce dont l'autre a besoin. Et après, dernier petit tip par rapport à la stimulation du keto et stimulation du corps, vous pouvez le faire avec le doigt, la paume, le bassin relevé ou non, des angles. Il y a plein de combos et de choses à tester pour cette multistimulation. Le cinquième point, c'est travailler, entre guillemets, le travailler, la connexion au corps. En fait, la connexion au corps et la connexion aux sensations, elle peut se travailler à l'extérieur de l'intimité, avec des pratiques douces comme la méditation, la respiration. Donc vous respirez, vous vous connectez à votre corps, à votre ventre, vous pouvez visualiser que vous respirez dans votre sexe, voir ce que ça fait. Vous pouvez faire du yoga, des étirements, des massages. Et en fait, c'est plein de pratiques qui vont vous aider à rentrer dans votre corps, quand vous êtes à l'aise avec cette idée, bien sûr, et à se connecter à ce qui se passe en vous. Et vous pouvez faire ça seul et vous pouvez faire ça accompagné. Et en fait, ce que je trouve bien dans ces moments quand on est accompagné, donc en fait, on le fait partager avec notre partenaire, c'est de demander en avance si on veut faire quelque chose. sensuel, sexuel ou rien. C'est-à-dire qu'en fait, on peut par exemple se dire « Vas-y, j'ai envie de me connecter à mon corps, est-ce qu'on peut se faire un massage ? » Vous pouvez demander en début si vous êtes en mode « Je veux que ça parte un peu en mode hot après » ou « J'ai vraiment envie que ce soit un massage sans pression de sexuel. » Donc juste quelque chose de sensuel, mais on se dit « Voilà, je veux pas que ça... » J'allais dire que ça vrille, mais ça peut être positif de sortir en sexualité. Mais c'est juste pour dire que cette pression du sexe peut changer beaucoup de choses. Et ça, je partage s'il y a des hommes qui m'écoutent. hétéro, quand il y a un moment d'intimité ou de connexion au corps, il peut y avoir une tension, une pression qui se met dans le corps des femmes, parce qu'on se dit souvent, purée, il va falloir que je donne quelque chose, ou il attend quelque chose, ou il va falloir que je sexe derrière, comme une obligation. Et donc de commencer une activité en disant juste sensuelle, t'inquiète, moi j'attends rien, on ne fait rien après, ça fait lâcher quelque chose dans le corps qui est super. Bon, vous pouvez demander à votre partenaire ce qu'elle en pense, peut-être que ça va lui parler, peut-être pas du tout, et de vraiment le penser en disant non, là on est corps connexion, on n'est pas sexe. Et ça, ça peut, je pense, changer pas mal de dynamique parce que cette pression à rendre quelque chose quand l'autre nous fait une tasse de thé ou un massage, ça peut venir fausser des choses et tendre un peu. Mon sixième point, c'est que là où le partenaire avec qui on est, ça va changer énormément de choses dans le plaisir. Parce que moi, j'ai lu pendant des années des choses sur le plaisir, etc. Je veux dire, si notre partenaire, il n'est pas chaud ou si notre partenaire, il est au taquet, ça va quand même... tout changer dans l'approche. On a un partenaire qui s'intéresse au féminisme et qui va se plonger dans ses sujets, ou on a un partenaire qui s'intéresse à nos passions, et quelqu'un qui n'est pas du tout intéressé et qui ne lit pas, ça va créer un gouffre d'attentes et de besoins. L'investissement du partenaire et l'attention du partenaire, c'est vrai qu'elle joue un énorme rôle, et ça je voulais le mettre en jeu parce qu'on peut être hyper... avoir beaucoup de volonté si on n'est pas avec quelqu'un... qui est pour le coup volontaire, ça devient compliqué. Donc c'est juste pour dire que j'ai bien conscience que le partenaire va jouer, et notamment, après ce petit discours sur les gaps qu'il peut y avoir dans les couples, au niveau de la sécurité. Moi, je sais par exemple, dans mon couple, mon besoin, c'est que j'ai besoin d'une sécurité émotionnelle. Mon plaisir et mon kiff, et éventuellement l'orgasme, vont nécessiter ça. Et même, j'irai plus loin, c'est que pour que mon désir existe de base, j'ai besoin d'être dans une grosse sécurité émotionnelle. Et ça, je l'ai transmis à mon partenaire. Il sait que je vais avoir besoin de dialogue par rapport à ça, dès que j'ai une petite insécurité, je vais avoir envie d'en parler. Ça peut durer une minute, mais c'est sur ce socle que je vais pouvoir m'asseoir dans mon intimité. et dans ma vulnérabilité. Et c'est super important d'avoir un partenaire qui est à l'écoute de ce besoin-là, qui est curieux, qui veut savoir, OK, comment je te mets en sécurité si c'est ton besoin ? Et donc, ça peut être intéressant, vous, que vous vous dites, OK, qu'est-ce qui est nécessaire pour moi pour que j'accueille mon plaisir et que je vive dedans et que je me l'autorise et de communiquer avec l'autre pour dire, OK, ça, c'est mon essentiel. Ça peut être, par exemple, j'ai besoin que tu me lèches l'oreille pour avoir un orgasme ou j'ai besoin que les draps soient comme ci ou j'ai besoin... que t'aies fait ça, c'est un peu de voir aussi avec votre partenaire, au-delà du juste sensation ou autre, c'est quoi le fondement pour s'installer dans votre sécurité, ou sécurité ou autre chose sur ce qui compte pour vous. Le septième point pour du plaisir, c'est pas de surprise. Ça c'est mon avis personnel, parfois on n'est pas d'accord avec des gens, mais moi c'est pas de surprise. Pas de fessé surprise, pas de mot cochon surprise, pas de pratique surprise, rien. Parce que, surtout quand on ne connaît pas quelqu'un, évidemment, parce qu'on ne sait jamais ce qui peut trigger l'autre, on ne sait jamais ce qui a pu se passer. On est dans une société où il y a beaucoup d'agressions, il y a des rapports au corps qui sont très délicats. Moi, je veux dire où j'ai eu une journée où je me suis fait micro-agresser 5000 fois dans la rue, je ne vais pas du tout, si jamais il s'avère que je suis dans un moment d'intimité le soir, être dans une même situation à une journée où j'ai été méga en sécurité et où j'ai eu des interactions avec des gens qui étaient super safe. Donc je trouve ça important quand on a envie de faire un peu une pratique qui... peut créer de la tension, de la surprise ou heurter, de demander. En disant, écoute, moi je suis un peu dans un mou de fessé. Est-ce que t'es dans un mou de fessé ? Ou je suis un peu dans un mou de mocochon. Est-ce que t'es dans un mou de mocochon ? Juste de demander. C'est une phrase, mais en fait, ça va venir sécuriser l'autre. Parce que, franchement, être pris par surprise dans un élan, je trouve ça difficile. Donc moi, mon avis, c'est pas de surprise. Voilà, on peut évidemment en discuter en fonction de vos ressentis, de vos expériences. Mon huitième point, c'est le lubrifiant. Bah, le lubrifiant. Oh là là, ça change toute la vie. Moi, je vous le dis, je trouve que c'est top. Et parce que je vous dis ça parce qu'avant, ce que moi j'ai appris, et j'ai l'impression que beaucoup de gens apprennent ça, c'est que le lubrifiant, c'est que pour la pénétration, en gros. Sauf que je ne suis pas hyper d'accord maintenant. Le lubrifiant, ça peut être juste pour les caresses, ça peut être pour la fellation. En fait, ça dépend du lubrifiant que vous utilisez. Moi, je communique un peu sur le fait que j'utilise le lubrifiant MyLubi. J'ai aucun sponsor ou accord avec eux. Je le trouve super. Et je trouve que ça change beaucoup de choses dans le plaisir de mettre du lubrifiant dans toutes les autres pratiques que la pénétration. Par exemple, vous pouvez mettre du lubrifiant sur la cuisse de votre partenaire et vous caresser dessus. Ou juste quand il vous caresse ou qu'elle vous caresse. Il y a plein de choses à faire, donc juste soyez créatifs avec le lubrifiant. Le neuvième point, c'est la circonvolution. Alors la circonvolution, c'est quand il y a quelque chose qui est entouré. Donc en fait, il y a la pénétration où l'homme est un petit peu acteur du jeu. pénètre la femme. Et moi, je vous parle de circonvolution, c'est vraiment la femme qui accueille dans ce côté où c'est elle qui a entre guillemets le pouvoir. Et ça, je trouve que c'est quelque chose d'assez important. En fait, je trouve ça assez guérisseur de retourner cette croyance que l'homme prend, l'homme a du pouvoir, enfin, ce truc qui peut être un peu cassant dans la société. Et là, ce que je vous propose en fait, c'est que dans un couple hétéro, donc l'homme peut être soit, enfin, il se met dans une position et c'est juste que c'est pas lui qui mène la circonvolution ou la pénétration. C'est la femme qui partage avec lui, qui décide de... Elle peut jouer avec le sexe qui est à l'entrée. Elle peut, elle, décider quand elle s'avance. Et lui ne bouge pas. Et c'est elle qui est maître complètement de cette circonvolution, du fait de s'enrouler autour de lui, du fait de l'accueillir. Et ça peut être assez réparateur et très kiffant pour les deux partenaires. parce que l'homme est plus dans cette posture d'accueil, justement, et d'adaptation. Il y a vraiment cette sensation qui peut changer. D'expérience, on en a beaucoup parlé en cercle, c'est quelque chose dont j'en parle beaucoup avec des proches, où j'ai pu en lire. Ça peut redonner un souffle, une sensation d'être maître de sa sexualité, et dans une société comme aujourd'hui, qui peut écraser un peu la sexualité des femmes avec un truc dominant, ça peut venir remettre un peu d'ordre et de douceur et de pouvoir, mais un pouvoir qui est très positif et partagé. Et le deuxième point, le dixième point, pardon, que j'ai envie de vous dire, c'est touchez-vous pendant la sexualité. Ou faites en sorte que quelque chose trouve votre clito à l'extérieur. 46% des femmes ont besoin de stimulation. Les pénis, c'est extraordinaire. Les doigts, la langue, plein de choses. C'est génial quand il y a de la pénétration, ça peut être top. On peut ne pas du tout aimer et ça peut être top. Mais il y a beaucoup de personnes qui n'osent pas se toucher. pendant la sexualité, qui n'osent pas que l'autre les touche parce qu'elles ont peur que ça vexe la personne, que ça fasse un peu moi de mon côté ou autre. Mais en fait, c'est juste le corps qui fonctionne comme ça. Et c'est accueillir aussi le fonctionnement de ce propre corps. Donc, je sais qu'il y a des personnes qui n'aiment pas, qui n'aiment pas se toucher. En fait, si vous n'aimez pas, évidemment, vous ne le faites pas. Mais si c'est que vous n'osez pas parce que vous êtes timide, parce que vous avez honte, que vous avez peur de vexer votre partenaire, en fait, l'idée, c'est que vous... kiffiez quoi. Et donc ça peut être de dire écoute, j'adore ces sensations mais je sais que pour atteindre l'orgasme, moi j'ai besoin de stimulation. Donc ça peut être vous qui vous stimulez, votre partenaire qui vous stimule. Après ça fait beaucoup de multitâches mais à voir. Ou ça peut être aussi des positions où vous avez de la stimulation aussi à l'extérieur. Donc ça c'est plein de choses à tester, toujours dans cette idée de on va vers l'orgasme parce que c'est kiffant et qu'on a envie et en même temps on est sur est-ce que là maintenant tout de suite je me la kiffe et c'est quelque chose que j'adore. Voilà. Donc c'était mes petits points, vous me direz ce que vous en pensez. Et voilà, je voulais conclure un petit peu quand même cet épisode sur le fait qu'on peut avoir la sensation que si on a des difficultés à avoir un orgasme, on a un problème, on n'a pas de valeur, on est cassé. Et en fait, pas du tout. On peut chercher des moments de joie, de liberté, de kiff dans la sexualité pendant lesquels on se donne le temps, on se marre, on s'autorise à se la kiffer avec ou sans orgasme. Parce qu'en fait, c'est tout ce qu'on mérite de se la kiffer dans notre sexualité et de se sentir libre. Je trouvais ça important de finir sur ce point. Moi, j'ai réalisé un cercle de femmes il y a quelques années sur le plaisir. On était huit personnes, huit femmes à participer. Et on avait toutes des manières de jouir complètement différentes et des histoires avec le plaisir et la jouissance complètement différentes. Il y en avait qui détestaient se masturber, qui ne se masturbaient jamais. Il y en avait qui ne jouissaient qu'avec la pénétration. D'autres qui n'avaient jamais joui avec la pénétration. D'autres qui jouissaient seulement en se caressant, elle, et en ayant en même temps la pénétration. D'autres qui pouvaient jouir dans plein de positions. D'autres qui jouissaient dans une seule position. en fait il y a plein de manières, donc il n'y a pas une norme qui vous dira, ok, toi, t'es une bonne meuf, tu jouis comme ça. Pas du tout. L'idée, c'est apprendre à connaître votre corps qui va faire qu'évoluer, être dans le plaisir, et voilà, la valeur que vous avez, elle n'est pas dans vos orgasmes, elle est juste intrinsèque à qui vous êtes, quoi. Donc, je vous souhaite une très belle journée, une très belle nuit, je ne sais pas où vous en êtes dans votre vie, mais voilà, je vous embrasse très fort, et je vous souhaite beaucoup de plaisir.