- Speaker #0
Aujourd'hui, ce ROI, je le vois sur LinkedIn. À partir du moment où j'ai sorti le livre, ma communauté a explosé. Le conseil, la formation, les conférences, on est en levée de fond avec Johan. Mon prochain projet, c'est de sortir aussi des industriels et les faire reconnecter aux vivants.
- Speaker #1
On tue-t-il pour faire tout ça en même temps ?
- Speaker #0
Je parle toujours d'un impact systémique et je ne peux pas agir qu'à un seul endroit non plus. Chaque format que je propose, elle touche aussi un public différent.
- Speaker #1
Tu n'as rien à faire. Du coup, salut Sandrine. Salut, trop content de t'avoir ici sur The Impacters. Sandrine, tu es conférencière, tu es auteure aussi et entrepreneuse. Et The Impacters, c'est le podcast qui fait venir les entrepreneurs qui font des choses bien et qui arrivent à rendre leur vérité irrésistible et embarquante. Donc toi aujourd'hui, c'est quelque chose que tu fais très bien. Tu as écrit un livre sur le biomimétisme en cosmétique en 2025, édité par la Cosmetic Valley. À côté de ça, je disais que tu es entrepreneuse, tu as lancé ta propre marque de soins il y a dix ans déjà. Et aujourd'hui, tu crées OAN, un matériau biodégradable conçu pour les marques cosmétiques et de détergence qui souhaitent conditionner leurs produits sans plastique. avec un matériau novateur. Tu conseilles aussi les entreprises qui sont dans le milieu cosmétique, dans l'éco-conception. Et tu fais de la formation aussi, c'est ça ?
- Speaker #0
Ça fait beaucoup de choses.
- Speaker #1
Ça fait beaucoup de choses. Première question, comment... Justement, comment tu fais pour faire tout ça en même temps ? Est-ce que tu es seule ?
- Speaker #0
Oui, je suis toute seule. Mais je ne sais pas, j'ai peut-être beaucoup de casquettes, mais au final, tout ça, ça ne s'est pas fait en un an. C'est comme tout, c'est progressif. Mais je pense aussi que c'est une question de personnalité. Moi, je suis animée avec cette seule conviction que j'ai depuis 2013. Déjà, 2013, c'est un peu l'année où j'ai pris conscience de tout ça, de l'impact négatif de l'industrie, etc. Et donc, j'ai pris conscience que l'industrie de la cosmétique, elle peut, mais aussi elle doit, se réinventer. Et donc tous les projets que j'ai, au final, c'est un peu comme un levier différent pour faire avancer cette même cause que j'ai. Et ce que j'apprends sur le terrain, tu vois, je suis consultante, donc ce que j'apprends sur le terrain, ça nourrit aussi les formations que je fais, les formations en entreprise ou bien celles que j'ai dans les écoles. Je suis consultante aussi pour des... Je suis conseille aussi pour des agriculteurs et tout ce que je vois chez eux, sur le terrain m'aide aussi tout ce que je vois aussi dans les laboratoires, tout ce que je vois auprès des marques, tout ça, ce que j'apprends avec eux, ça fait que ça alimente mes livres, ça alimente aussi mes postes LinkedIn. Bref, tu vois, tout est connecté en fait et je ne duplique pas mon énergie. Moi, j'ai l'impression de me démultiplier à chaque fois, mais je reste toute seule.
- Speaker #1
Au contraire, ça te nourrit. Au contraire, tes accompagnements vont nourrir tes formations, etc.
- Speaker #0
Bah ouais, en fait, moi je parle toujours d'un impact systémique. Et je ne peux pas agir qu'à un seul endroit non plus. L'industrie cosmétique, elle ne se transforme pas que depuis derrière un bureau. Elle se transforme à tous les niveaux à la fois. Et moi, je me dis que mon expertise en tant qu'éco... Enfin, tu vois, l'éco-conception cosmétique, ce que je t'expliquais tout à l'heure, c'est que ça fait de la graine jusqu'à la fin de vie de mon produit. Donc, je sais analyser point par point et réduire justement tous les impacts environnementaux. Et tu vois, mon prochain projet, alors du coup, j'en profite, mais mon prochain projet, c'est de sortir aussi les industriels et les faire reconnecter aux vivants. Donc je vais organiser dès le mois de septembre prochain dans un verger agroécologique. C'est toujours situé en banlieue, enfin tu vois c'est dans la vallée de Chevreuse, je ne sais pas si tu connais. Non.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Mais voilà, donc on va lancer des immersions cosmétiques pour justement avoir un accès direct à la monde du végétal et puis cette agriculture durable. Moi je suis persuadée en fait qu'on doit sortir les laborantins de leur bureau. On doit sortir les gens des quatre murs, en fait. On doit absolument remettre les mains dans la terre, tu vois. On traite, on utilise, on extrait beaucoup du vivant. Mais voilà, il faut le voir, le vivant. Il faut le manipuler, tu vois. On doit ressentir, en fait, l'ingrédient cosmétique qu'on va transformer. Donc, tu vois ce que je veux dire ? On ne peut pas recevoir, par exemple, je ne sais pas si je donne l'exemple, je ne sais pas, un produit cosmétique avec une huile de prune. Toi, tu es formulateur à un laboratoire ou que sais-je, tu vas recevoir ton huile de prune dans un bidon en plastique. Tout de suite, tu vois, ça ne va pas être la même chose que si tu vas cueillir ta prune, la sentir, la toucher, la voir se transformer. toucher l'amandon une fois qu'on a extrait etc la chair etc toucher cet amandon humain juste la sentir mais vraiment avoir ce contact avec le vivant et ça ça se transforme enfin tu vois c'est quelque chose qui se transforme sous nos yeux mais du coup bah ça transforme aussi quelque chose en nous ça va justement donner en fait c'est tout un monde sensoriel et aujourd'hui je suis persuadée qu'on a besoin de recourir à des gestes qui inspirent aussi bien nous notre mental, mais aussi des nouveaux récits que le consommateur, il a peut-être besoin d'entendre. Et donc ça, c'est des choses qui veulent, en tout cas, j'espère, nourrir en tout cas les services marketing, les services CRD. On doit absolument...
- Speaker #1
En fait, tu reconnectes les industriels au matériau de base, à l'origine en fait, à la matière qui transforme et qui... qui confectionnent, qui conditionnent et qui vendent, qui distribuent. Et aujourd'hui, cette déconnexion, elle est peut-être vraie dans l'industrie cosmétique, mais elle est vraie dans toutes les autres industries qui utilisent le vivant. Et ces journées que tu organises en septembre, ça permet vraiment ça. Du coup, tu es aussi organisatrice d'événements.
- Speaker #0
Mais après, je ne fais pas ça toute seule. Je suis toujours bien accompagnée. On est plusieurs personnes engagées avec la même motivation. Mais voilà, par contre, on a la même vision de se dire qu'aujourd'hui, on a absolument besoin de définir des nouvelles stratégies d'innovation. On doit inspirer, en fait, à travers le vivant. Donc ça, c'est juste une vision qu'on a depuis… Enfin, moi, clairement, ça fait cinq ans que je suis sur ces sujets-là et que je me dis qu'il n'y a que comme ça qu'on peut inspirer demain. C'est juste primordial. revenir à la Terre C'est quelque chose qu'aujourd'hui, beaucoup d'industriels ont peut-être oublié.
- Speaker #1
Revenir à la base. Et donc, tu as plusieurs casquettes. Aujourd'hui, on voit que ça ne t'épuise pas. Au contraire, ça te nourrit, ça te stimule. Donc, à la base, tu parles de 2013, donc ça commence à faire un petit moment. Ça commence à faire 10-13 ans que tu baignes là-dedans. À la base... J'étais consultante, tu as une marque de cosmétiques. À la base, tu t'es lancée par quelle porte ?
- Speaker #0
À la base, mon histoire démarre dans un pot de crème. J'aime bien le dire comme ça. De dire que je suis tombée dans un pot de crème. Et en fait, ça a commencé avec ma marque. Moi, j'ai une première marque qui s'appelle Madagascar Cosmetics que j'ai créée en 2013 et que j'ai mise sur le marché en 2016. Donc, tu vois, il y a eu deux ans à peu près de travail, de développement.
- Speaker #1
Madagascar ? Tu as des origines chez Madagascar ?
- Speaker #0
Oui, je m'étise franco-malgache. Et donc, du coup, moi, j'avais cette idée de redonner un petit peu les lettres de noblesse à la biodiversité, la richesse qu'on a à Madagascar en termes de végétal. Et du coup, j'ai créé des filières aussi d'ingrédients directement avec mes agriculteurs sur place. Et ça, pendant quatre ans, on a développé une jolie gamme avec 11 ingrédients. Bon voilà, c'était une belle histoire, une belle aventure. J'ai appris beaucoup de choses. Mais fin 2019, du coup, j'ai préféré arrêter la marque. Bon, il y avait plein de raisons. Mais finalement, c'était juste avant le Covid. Donc en fait, je me dis que c'était une aubaine parce que j'ai vu quand même pas mal de marques s'effondrer à ce moment-là. Moi, je me suis dit, c'est peut-être le moment de se renouveler et tourner la page et de faire quelque chose d'autre. Quelque chose peut-être qui a encore plus de sens parce qu'au final, avec du recul, tu vois, Madagascar, je me dis qu'il n'y avait pas beaucoup de sens. Donc là, je voulais quelque chose de me recentrer, faire quelque chose. Mais après, c'est un petit peu ce que j'ai. Je ne sais pas, c'est mon fil rouge. Moi, je ne sais pas, je ne fais jamais rien qui n'ait pas de sens. Je casquine à chaque fois. Si je fais ça, ça va être quoi l'impact ? Et voilà. Puis après, je suis quelqu'un de passionné, donc je m'éclate moi dans ces projets-là.
- Speaker #1
Je comprends.
- Speaker #0
Je comprends ce que tu veux dire. Je ne me sens pas fatiguée en fait.
- Speaker #1
Mais je comprends. Je comprends. Et ouais, je suis un peu comme ça aussi, même s'il y a une opportunité des fois, qui a l'air où tout le monde va te dire, c'est évident, il faut que tu le fasses. Moi, je sais que des fois, si je ne vois pas le sens, je ne vais pas y aller. Des fois, je me dis, mais je suis fou. Il faut être bête, mais je vois exactement ce que tu veux dire. Il faut que tu aies vraiment la signification dans ta tête pour... te lancer ou continuer.
- Speaker #0
Oui, s'il y a un doute, moi je préfère ne pas y aller.
- Speaker #1
Oui. Non, c'est ça. Quand il y a de doute, il n'y a pas de doute.
- Speaker #0
Mais il y a.
- Speaker #1
Et du coup, à ce moment-là, tu as le Covid. Et du coup, comment tu retrouves du sens dans tout ça ? Sur quoi tu enchaînes après ça ?
- Speaker #0
Eh bien, 2020, j'enchaîne sur OAN. J'enchaîne sur OAN parce que justement, je me dis, je suis bien là à nager dans mon petit pot de crème. Mais avoir une marque, ça y est, c'est fait. J'ai vu les plus, les moins, etc. Les difficultés, le côté positif, très bien. mais je voulais pas m'arrêter à ça et puis après je me suis dit mais en fait l'industrie elle a peut-être quelque chose où elle doit se différencier en termes de galénique on connaît le liquide le gel douche le solide la poudre etc et je me suis dit mais en fait l'innovation si on veut vraiment changer l'industrie c'est pas avec une marque que j'y arriverais c'est pas en proposant un nouveau truc et je voyais pas en 2020 donc je me suis dit vraiment je veux rester dans l'industrie et vraiment transformer l'industrie, montrer que c'est aller plus loin qu'une simple marque naturelle, c'est en travaillant l'emballage. Et donc là, le projet OAN est né là.
- Speaker #1
Donc ok, tu as lancé OAN à ce moment-là. Et du coup, à ce moment-là aussi, c'est en parallèle que tu as commencé la formation, les formations en entreprise, tout ça ?
- Speaker #0
Oui. Le projet OAN, du coup, c'est un projet de R&D, mais un très long projet, tu vois, 2020. C'est quelque chose de… Enfin, voilà, on est dans la recherche fondamentale, inventer un nouveau matériau pour conditionner l'emballage, etc. Je me suis dit, je ne veux pas en vivre tout de suite. Le temps que les labos, etc., travaillent, moi, il va falloir que je fasse différemment. Et donc, c'est là que ça a commencé.
- Speaker #1
Oui, parce que tu es vraiment sur une innovation… produits industriels qui demandent des essais, de la recherche, du développement. Donc, ça demande du temps. C'est pas comme si tu lances un produit en ligne que tu lances dans une semaine. J'imagine qu'il faut le tester aussi avec des industriels, des partenaires. Du coup, alors, j'ai envie de rentrer aussi dans OAN que tu nous en dis plus sur où est-ce que tu en es aujourd'hui ? Parce que là, on est en 2020. Alors, comment tu veux faire ? Du coup, à ce moment-là, pour retracer la chronologie, tu lances ta phase de vraiment R&D sur OAN, mettre progressivement sur le marché ton innovation. Et en même temps, tu te dis, bon, pendant ce temps, il faut que je vive avec une activité, tu as des formations et tu as des accompagnements, c'est ça ? Et du conseil.
- Speaker #0
Oui, alors il faut imaginer deux trains. Il y en a un qui s'appelle Oann et il y en a un qui s'appelle Sandrine en auto-entrepreneuse. Mais du coup, c'est ça. Le train Oann, il bosse en sous-marin avec les labos, etc. Et j'ai un associé, d'ailleurs, sur ça. Donc, on est deux Euh... on se partage un petit peu le wagon. Le bébé,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
Et il y a toute la partie, enfin, financement, quelque part. Donc, j'ai besoin de conseils, de formation, etc. pour financer aussi le projet One, qui est un projet financé en propre. Mais en fait, l'idée de former, pour moi, elle est arrivée, c'est ça qui est drôle. Du coup, je t'en parle quand même deux minutes. Oui. Moi, je suis experte en éco-conception, mais à la base, je ne savais rien de l'éco-conception en soi, du mot. La définition même de ce mot-là, je ne l'avais jamais identifié.
- Speaker #1
À la base, tu viens de quel monde, toi ? Ton passé, ton cursus, c'est dans les grandes lignes.
- Speaker #0
Autodidacte.
- Speaker #1
Autodidacte. Mais du coup, tu as un profil scientifique.
- Speaker #0
Même pas. En fait, je suis céramiste d'art de formation, mais tu vois, comme quoi, des fois, on fait des formations et...
- Speaker #1
Ah ouais, mais tu vois, je n'avais pas du tout cette image. Mais comme quoi, on peut apprendre sans... Enfin, comme quoi, les études qu'on fait et l'expérience passée ne déterminent rien de ce qui peut arriver. Donc, ok, je t'ai coupé.
- Speaker #0
Je suis céramiste d'âme, mais pour moi, il y avait un lien à la Terre. Le lien, il est là, tu vois.
- Speaker #1
Quelque part,
- Speaker #0
j'ai le lien à la Terre, et aujourd'hui, j'ai toujours les mains dans la Terre. Et je reviens à ça, mon fil rouge, en fait, c'est le vivant, quoi.
- Speaker #1
C'est le vivant. C'est vivant.
- Speaker #0
Ouais, et tu vois, quand tu me disais tout à l'heure que...
- Speaker #1
T'es pas chimiste.
- Speaker #0
Non. Non. Et je ne suis pas scientifique non plus. Et par contre, je commence à... Tu vois, il y a des sujets où je relis les points. Et c'est juste un petit peu du bon sens. C'est de se dire, il y a peut-être des choses un petit peu plus logiques. Moi, j'ai parlé d'éco-conception parce qu'en fait, je témoignais dans une école. Je parlais de mon expérience de Madagascar Cosmetic, ma marque. Et en fait, à l'issue de cette formation, de cette prise de parole, on m'a dit mais en fait Sandrine ce que tu as fait de la graine jusqu'à la fin de vie de ton produit de Madagascar en fait c'était de l'éco-conception et moi je me suis dit ah bon très bien là où je m'étais juste, tu vois ce que je te dis je m'étais juste du bon sens et de la conscience en fait on me disait qu'il existait une méthode pour concevoir des produits, je me suis dit ah bon ok bon bah très bien mais en fait c'est tout ce que j'ai fait avec Madagascar mais un peu sans le savoir donc c'était cette prise prise en compte pour moi qui était viscérale de se dire on ne peut pas produire, développer des produits pétrochimiques sans mettre au centre l'homme et l'environnement de façon durable. Donc voilà, il y a ça aussi, c'est le côté... L'industrie de la cosmétique, on vient offrir du care, le côté bien-être, on prend soin d'eux. Et ça, l'industrie de la cosmétique, il faut revenir un petit peu en arrière, on est loin de procurer véritablement. On a un petit peu oublié ces lettres, ces quatre lettres-là. Aujourd'hui, il est clairement urgent de réduire un peu l'exposition à toutes les substances chimiques. On parle beaucoup de perturbateurs endocriniens. Je ne sais pas si tu as entendu parler d'épiphase. Tu vois, toutes ces substances un peu CMR, ça te parle CMR ? Oui. Donc, cancérigène, mutagène, reprotoxique. Malheureusement, on a encore beaucoup trop de produits qui contiennent ces molécules-là. Et ça, ça me désespère un peu.
- Speaker #1
Vu de l'extérieur, en fait, quand tu dis... cosmétiques, en fait, la première chose qui me vient, c'est un produit qui attaque la peau. Ah ouais. Un produit qui attaque... À part si je vais prendre une marque responsable qui vraiment fait les choses bien. Mais pour moi, c'est vraiment ça. C'est vraiment ça. Ah ouais. C'est vraiment...
- Speaker #0
D'habitude, on me dit tout le temps, Sandrine, moi, du cosmétique. Enfin, les mecs, ils me disent ça. Ça ne me concerne pas. Le cosmétique, c'est du rouge à lèvres pour les filles. Moi, c'est ce que j'entends. Mais alors là, c'est à peu près ce que j'entends.
- Speaker #1
Je connais, j'ai une amie aussi qui a aussi lancé une chaîne de magasins de cosmétiques. Donc, c'est peut-être pour ça aussi. Et oui, en tout cas, cosmétique, oui, tu penses de suite à un monde, à un univers plus féminin, en tout cas, qui s'adresse plus aux femmes, alors que non, quand tu prends une crème, quand je prends une crème euh visage quand tu es un homme ça te concerne du coup aussi mais en tout cas moi c'est le côté qui attaque la peau homme ou femme moi je me dis en fait toutes les marques je dirais classiques c'est de la merde mais vraiment mais vraiment à moins qu'il y ait vraiment quelque chose qui est comme un label ou un Merci. quelque chose qui va... Du coup,
- Speaker #0
je vais...
- Speaker #1
Et plus sûr au niveau de qualité.
- Speaker #0
Il ne faut pas regarder comme ça. Il faut voir le produit. Il faut voir déjà le produit. Il y a plein d'applications aujourd'hui où tu peux vérifier tes ingrédients. Donc déjà, tu vois, quand quelqu'un n'y connaît rien ou a un doute...
- Speaker #1
Ah, ces choses-là !
- Speaker #0
Oui, en beauté, on a Claire ou Incy Beauty. Là, c'est vraiment spécifique à la cosmétique et qui vont vraiment te guider en te disant, voilà, il y a tel ingrédient, etc. Oui, non, etc. Mais tu ne peux pas avoir juste blacklisté des noms alors que derrière, il y a tout un protocole, il y a des normes, il y a des réglementations de dingue qui sont respectées, etc.
- Speaker #1
Mais en fait, cette image-là, Euh... Elle existe, je l'ai et je pense que beaucoup l'ont parce que c'est des marques qui ont souffert de bad buzz, je pense, de la filière. Et que c'est des idées reçues, vraiment.
- Speaker #0
Ce ne sont pas les marques, c'est les ingrédients.
- Speaker #1
Des ingrédients, voilà. Des ingrédients. Des ingrédients. Et du coup, tu te dis, ouais, en fait, c'est les gros qui pensent en gros qu'à s'empiffrer. Mais sérieusement. Et moi, je sais que pour acheter un produit comme ça, je vais avoir besoin vraiment... Je vais aller en tout cas chez une boutique où vraiment il y a un conseil... vraiment poussée, qu'elle fournisse ce produit parce que, ou alors que je vois vraiment un label, moi et je sais que je vais lire toute la composition, mais pour les marques, je trouve qu'il y a un vrai effort pour rassurer les gens. Je trouve qu'il y a un vrai effort, même si elles font les choses bien. Même si elles font les choses bien.
- Speaker #0
Il y a des choses qui vont changer, tu vois, moi c'est un petit peu l'objectif de mon expertise sur l'éco-conception. On attend un affichage environnemental. On ne sait pas quand est-ce qu'il va tomber, mais c'est un petit peu de la même façon que le Nutri-Score ou le Planet-Score. Et ça, on l'attend. Peut-être 2027, 2030, je ne sais pas quand est-ce que ça va tomber. Mais en tout cas, c'est quelque chose dont on anticipe. Et ça, je milite justement pour que toutes les marques travaillent ces sujets d'éco-conception pour avoir une bonne note au final sur la finalité quand on aura ce label-là.
- Speaker #1
Je pense que ça va aider. Je pense que ça va aider. C'est une vraie bonne nouvelle. Ce Nutri-Score adapté, ce n'est pas fait. Je pense que ça servirait toutes les marques qui font les choses bien et qui bossent là-dedans.
- Speaker #0
C'est des démarches volontaires aujourd'hui. Mais tu vois, moi, je les accompagne justement dans ce déploiement-là.
- Speaker #1
Pour y aller.
- Speaker #0
On y va doucement. Qu'est-ce qu'on peut mettre déjà en avant ? Parce qu'à partir du moment où la loi va sortir, il y a beaucoup de marques qui ne vont pas être prêtes. Et donc, forcément, ça va être le siège éjectable dès que ça va sortir.
- Speaker #1
C'est ça. Je pense qu'ils ont tout intérêt à y aller vite, à l'anticiper vite. Si tu me découvres ici, je suis Marc-Antoine Bouteille-Torre. J'ai créé The Impacters pour aider les entrepreneurs et dirigeants qui font des choses bien dans l'impact à passer d'invisible à incontournable sans finir en burn-out. J'interviens en tant que copilote marketing et accélérateur avec l'Impact Day et en tant que guide pour devenir cité sur les LLM comme Chad, GPT et Claude. et... pour construire un système IA responsable qui vous libère et conforme aux valeurs des entrepreneurs engagés qui m'écoutent ici. C'est l'objet d'une nouvelle offre qu'on a mise sur pied avec Corefort pour vous permettre de ne jamais choisir entre votre éthique et votre volonté de grandir. Donc ces formations d'accompagnement, justement, elles sont certifiées Calliope et finançables si vous êtes en entreprise. Donc, on s'est un petit peu... On a fait une petite parenthèse. Toi, tu disais, tu aides aussi les marques Ali. vers ce score. Donc, tu fais beaucoup de conseils de la formation et donc, tu publies aussi des livres. À quel moment tu as... Enfin, comment c'est arrivé l'apparition de ton premier livre ?
- Speaker #0
Le premier ? Oui,
- Speaker #1
parce qu'il y en a plusieurs.
- Speaker #0
Il y en a deux, mais c'est vrai qu'il y en a d'autres qui arrivent. En fait, ce que tu me demandes, c'est comment j'en arrive à travailler toutes ces activités-là, c'est ça, en même temps ?
- Speaker #1
Non, en fait, c'est comment tu fais de la formation, du consulting, et à côté, il y a le deuxième train, OAN, qui fait sa route. Et en fait, comment... Comment tu as l'idée d'avoir... Comment c'est arrivé ? Comment tu as l'idée de dire je vais écrire un livre ? Est-ce que c'est quelqu'un qui vient à toi ? Comment ça se passe ?
- Speaker #0
Non. En fait, moi, je pense que c'est avant tout, c'est pour mon fils. OAN, c'est pour offrir un avenir à nos enfants. Tu vois, c'est l'acronyme O-A-N-E. Donc, offrir un avenir à nos enfants. Et moi, je voudrais tellement qu'en fait, qu'ils connaissent... Parce que moi, j'ai connu des forêts luxuriantes, des océans, des sols qui regorgent de vie, respirer un air sain. Enfin, tout ce côté-là, juste ramasser des coquillages au bord de la mer et pas des déchets et des mégots de cigarettes. Voilà. Déjà, c'est pour lui. Toute cette génération-là, parce qu'il ne faut pas oublier qu'on est clairement la dernière génération à pouvoir changer les choses. La planète, elle ne se met pas encore sur pause. Donc, il y a comme une forme d'urgence, tu vois. Moi, c'est ça qui m'anime. Et pour être honnête, je suis peut-être aussi un peu beaucoup hyperactive. Mais voilà, donc si je fais tout ça, moi, c'est aussi pour participer concrètement à cette transition écologique. Et chaque format que je propose, elle touche aussi un public différent. Tu vois, je change le secteur plus profondément comme ça. En tout cas, moi, c'est comme ça que je pense être, enfin, je veux être plus impactante. En gros, tu vois, comment dire, le conseil, ça change une marque, une entreprise. La formation que je donne, elle peut changer des professionnels, en tout cas des futurs professionnels. Les livres que j'écris, ça change une personne, le lecteur, peut-être même une profession. En tout cas, tu vois, je vais ouvrir une idée. Les conférences, elles changent des mentalités, ça sensibilise aussi, ça ouvre des consciences. C'est tout ça qui est vivant.
- Speaker #1
En fait, tu accélères le changement en le faisant vivre à différents niveaux, à différents niveaux de profondeur et à différents niveaux aussi. Tu multiplies les points de contact et tu donnes plus de chances que le changement que tu veux voir advenir, qu'il advienne.
- Speaker #0
Tu vois, le projet One, par exemple, en tout cas, s'il arrive à faire les phases, les étapes clés, etc., moi, ça vise clairement à changer tout un écosystème, tu vois. Si je veux un impact systémique, je ne peux pas agir qu'à un seul endroit. Puis un, je vais m'ennuyer, et puis bon, ça ne va pas le faire, quoi. Mais en tout cas, c'est que l'industrie cosmétique, en fait, elle ne se transformera pas derrière un bureau. On en parlait au début, tu vois. Il va falloir se rapprocher du vivant, quoi qu'il en soit. s'inspirer en tout cas de la nature. Donc les journées de rencontres avec le Cosmagri, c'est l'événement que j'organise. Je l'organise avec Elisia Bioscience et le Co-Farming, qui sont deux entités qui préservent aussi à leur façon le vivant. Le Co-Farming plutôt côté agriculture, qui accompagne les agriculteurs en transition. Et Elisia Bioscience qui est un labo, qui travaille entre les deux mondes. Elle a un pied côté agriculture, parce qu'elle va travailler la biologie de la plante. et elle l'adresse à l'industrie cosmétique. Et en fait, l'événement du coup, le Cosmagri, il existe pour relier le monde agricole et ce monde cosmétique. On va aller plus loin, tu vois, avec le projet d'immersion dans les fermes agroécologiques, mais parce que l'idée, elle est là, en fait. Il faut faire sortir les industriels de la beauté de leur bureau, les faire reconnecter aux végétales, les mettre dans les mains, tu vois, les mains dans la terre. Donc, même si toi, tu veux venir, tu es bienvenue, Marc-Antoine.
- Speaker #1
J'aimerais trop. C'est où déjà que tu l'organises ?
- Speaker #0
Dans le 78. Dans le 78. Un verger agroécologique. Puis l'endroit est tellement beau. Mais tu vois, c'est ça aussi, le consommateur, il veut de la naturalité. Et ce n'est plus une tendance. Il y a encore 15 ans, on parlait de tendance, mais là, ce n'est plus une tendance. C'est devenu une vraie bascule dans l'industrie. Tous les modèles sont en train d'évoluer, évoluent au quotidien. Les stratégies aussi. Donc l'industrie, elle n'a clairement plus le choix, en fait. et elle doit avoir des nouveaux récits à raconter. C'est pour ça que je veux absolument emmener du monde à observer le vivant se transformer directement. Désolée, je n'ai pas d'attenté.
- Speaker #1
Non, non, mais je sens que c'est ce côté, il faut ramener les gens à la terre, il est important et on l'a trop perdu de vue. Et c'est le meilleur, en fait, ce que tu vas réciter sur des Powerpoint. dans des bureaux pendant des jours, des mois, des années, une journée à la terre, en fait, ça s'ancre beaucoup plus facilement. Alors après, oui, il faut que derrière, qu'après cette journée-là, il faut qu'il y ait un calendrier, des actions courtes, mais en tout cas, comme déclencheur, c'est certainement ce qu'il y a de plus efficace.
- Speaker #0
Je te le dirais.
- Speaker #1
En septembre. Tu prévois d'en faire d'autres dans d'autres régions des journées Cosmagri ?
- Speaker #0
On a déjà pas mal de contacts effectivement avec des exploitants qui souhaitent ouvrir aussi leurs fermes. D'abord, on va tester. On va voir ce que ça donne proche de chez moi parce que je ne vais pas me téléporter partout.
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Donc, on le fait du coup dans le 78 et puis après, on va voir. Mais l'endroit qu'on a choisi est juste exceptionnel. Il y a tout là-bas. Il y a plus de 70 000 hectares. Enfin bref, c'est énorme. Et on a de l'arboriculture, du maraîchage, des filières PAM. Je ne sais pas si tu vois ce que c'est que les PAM. C'est les plantes à parfum aromatiques et médicinales. On a une houblonnerie. On a de l'apiculture. Enfin, il y a énormément de choses dans un même lieu. Donc, c'est ça qui est chouette.
- Speaker #1
Bien. Trop bien, trop bien. Et donc, on parlait de ton premier livre. Tu en as écrit d'autres. C'est ça. Je sais que tu as été publiée chez Rôle. C'est pas évident. Donc ça, c'était le premier. Tu as commencé fort. Et après, tu en as fait d'autres, c'est ça ?
- Speaker #0
Non, en fait, le premier, ça a été le guide de l'éco-conception en cosmétique. Mais ça a été une demande de mes étudiants. En fait, ça a démarré comme ça. C'est qu'à force de donner des cours, de parler d'éco-conception, etc., du coup les élèves me disaient mais madame en fait vous nous donnez 15 milliards de documents si on veut aller plus loin c'est pas possible de lire tout ça et donc à chaque fois j'entendais une petite voix qui me disait madame pourquoi vous n'écrivez pas le livre et je l'entendais d'une oreille et je me disais mais non mais même pas en rêve, c'est pas possible je me voyais pas écrire pourtant j'adore écrire Le temps que je passe sur des postes, il faut savoir que je n'utilise pas d'IA, ou si ce n'est des fois juste pour corriger mes fautes d'orthographe. Parce que j'écris vite et je ne me réunis jamais. Mais voilà, je n'utilise pas d'IA et je ne me voyais pas en fait... Bon, ce n'était pas un sujet. Et puis un jour, je me suis dit... Enfin, je ne sais pas, je suis quand même allée voir à la FNAC qui écrivait sur ces sujets. Enfin, FNAC ou autre maison d'édition. Et en fait, il n'y avait rien. Il n'y avait rien en fait sur nos sujets à nous. de parler de préservation du vivant dans l'industrie, d'éco-conception en tout cas, qui est liée à la graine jusqu'à l'emballage, etc. Et je me suis dit, mais en fait, s'il y a des Nabila, etc. qui écrivent leurs livres, je pense que ça ne doit pas être compliqué. Même si je sais qu'elles embauchent des gens pour le faire, ils embauchent, parce qu'il n'y a pas que Nabila, il y a des joueurs de foot, etc. Bon, je me suis dit, OK, si eux le font, je pense que je pourrais y arriver, ce n'est pas compliqué. Et donc, voilà, j'ai réuni huit auteurs. et on a écrit le livre en trois mois et je ne voulais pas non plus que ça nous prenne trop de temps, chacun connait ses sujets en fait, donc c'est allé vite
- Speaker #1
Pourquoi tu as réuni huit auteurs, c'était plus pour avoir des expertises nichées dans chaque...
- Speaker #0
C'est des co-auteurs et moi je n'ai pas la prétention de tout savoir c'est pas possible de tout savoir dans le sujet des co-conceptions donc il était évident qu'il y avait mon monsieur emballage mon monsieur... ACV, Madame Ingrédients, Madame Labo, Madame etc. Donc tu vois, il y avait chaque expert de son secteur à lui. Et donc au final, c'est une belle aventure parce que le livre, il est parti, tu vois, on a sorti 1500 exemplaires et en un an, il n'y avait plus rien. Il n'y a plus les temps. En tout cas, il y a le livre qui est présent dans les écoles, etc. Et moi, c'est ça. On parlait de systémique. Si je veux transformer, ça démarre là.
- Speaker #1
Les jeunes aujourd'hui qui sont en formation dans ton secteur, ils ont ton livre. Et le livre, tu dirais, c'est déjà rien que ce premier, il t'a ramené quoi ? Ça t'a ramené des... Tu en as été contente ? Ça t'a ramené des bénéfices, des rencontres ?
- Speaker #0
Alors, ça ramène beaucoup de choses, parce que du coup, forcément, t'es positionnée en tant qu'experte dans un domaine. Mais voilà, on t'appelle pour plein de trucs, que ce soit des conférences, des interventions. Après, tu ne peux pas répondre à tout. C'était bien comme ça, j'ai vu ça. Il y a eu une bascule à ce moment-là. Clairement, si on compare en termes de héroïs visibles aujourd'hui, ce héroïs, je le vois sur LinkedIn. À partir du moment où j'ai sorti le livre, moi ma communauté elle a explosé en fait autant que je connaissais mon les gens qui me suivaient je les connaissais j'avais échangé avec eux sur des salons on s'était croisé ou j'avais tu vois juste un échange visuel au téléphone mais en tout cas il y avait une connexion qui a été faite à partir du moment où t'es lancé comme ça avec la sortie d'un livre des conférences et tout ce que ça génère moi j'ai perdu la main du coup Du coup, j'ai accepté des gens. On n'a jamais réussi à savoir. Donc, j'ai un petit peu…
- Speaker #1
Tu sais que ce n'est pas optimisé au maximum. Mais en tout cas, le livre t'a fait vraiment décoller et t'a positionné vraiment comme leader d'opinion dans la cosmétique, sur l'éco-conception, etc. Et ce qui est marrant, c'est que tu disais 1500 exemplaires. de ton livre vendu la première année. Ce n'est pas beaucoup par rapport au nombre. Donc aujourd'hui, tu as quoi ? Tu as 25 000, 30 000 personnes qui te suivent sur LinkedIn. Je ne sais pas.
- Speaker #0
Honnêtement,
- Speaker #1
je ne sais plus. Je ne sais pas. En tout cas, je ne sais plus si c'était 20 000, 30 000. Mais en fait, certaines personnes se disent « Ouais, un livre, je vais faire un livre. Il va avoir que… Ça ne va se vendre qu'à 200 exemplaires. » Mais en fait, derrière, justement, c'est ce que tu dis. Ça te positionne vraiment en tant que… expert et leader d'opinion et ça t'a permis d'être invité dans plein de conférences, d'événements et du coup aussi c'est une boule de neige quoi, ça te fait rencontrer d'autres gens qui seraient pas venus à toi sans ça etc etc donc aujourd'hui aujourd'hui du coup tu es à fond donc on sent que pour toi il y a ton événement Cosmagri qui arrive vite Yaohan Yaohan euh Aujourd'hui, OAN, quand c'est que ça va être dispo, est-ce que tu es en levée de fond, c'est ça ?
- Speaker #0
On est en levée de fond avec OAN. Donc voilà, on essaie d'avancer comme on peut. Et Cosmagri aussi, on est un petit peu en levée de fond. On va dire qu'on prépare l'événement, donc on recherche des sponsors. Mais Cosmagri, du coup, tu vois, on a déjà une date. Avec OAN, je suis incapable de te donner une date parce que les marques qui essayent...
- Speaker #1
Sur le marché.
- Speaker #0
Voilà, elles y vont avec leur rythme à elle.
- Speaker #1
OK, très bien. Et aujourd'hui, donc on parlait de la cosmétique. Je te disais mes préjugés à moi parce que j'avais l'impression. Aujourd'hui, est-ce que... Où est-ce qu'elle en est, l'industrie, dans cette éco-conception ? Justement, ce retour un peu à la terre que tu prônes. Est-ce que c'est, par rapport aux autres industries, est-ce que c'est une industrie qui est bonne élève en termes de durabilité ?
- Speaker #0
Alors, où est-ce qu'elle en est, notre belle industrie ? Déjà, il faut savoir que c'est un secteur des plus dynamiques et assez lucratif au monde. Je crois que les derniers chiffres... En 2031, on va vers un marché mondial qui doit peser dans les 600-700 milliards de dollars, un truc comme ça. Sachant qu'on a une croissance annuelle qui augmente, on est entre 5 et 6% annuel, donc c'est énorme. Mais à côté de ça, on est un secteur qui pollue beaucoup. Et l'industrie de la beauté, il ne faut pas oublier, on fait partie de l'industrie pétrochimique, avec 18% de production mondiale d'hydrocarbures. Et donc avec ça, on est responsable jusqu'à 1,5% des émissions de gaz à effet de serre. Donc soit par la composition de nos produits, soit par la fabrication des produits ou bien des emballages. Tu vois, ce n'est pas anodin. En comparaison, si tu veux, il y a 4,5% pour l'aéronautique et 15% pour les transports. Voilà, ça c'est ce que je n'arrête pas de dire. En cours, en formation, c'est la base. Donc ça te donne une idée de notre impact. Ce n'est pas anodin, vraiment. C'est parmi les impacts sur la santé.
- Speaker #1
Là, c'est juste en termes environnementaux.
- Speaker #0
Climat et biodiversité. Et en termes d'eau, c'est encore d'autres sujets. Le Cosme Agri qu'on organise en juin, on va parler spécifiquement des tensions hydriques et de tous ces problèmes de stress au niveau de l'eau que l'industrie est en train de vivre.
- Speaker #1
Ouais, en fait, on a tendance, dès qu'on parle de « je vais être… » Enfin, je fais un gros truc, un gros cliché, mais « je vais être écolo, je vais moins prendre l'avion » . En fait, de suite, on voit qu'on n'imagine pas, mais à quel point il y a urgence, en fait, dans cette industrie d'aller…
- Speaker #0
Nous, on le voit, il y a urgence. Nous, on le voit. Oui, oui. On le voit tout le temps. Donc, on parle de peinerie d'ingrédients à tous les niveaux. l'eau, on doit absolument préserver cette ressource, mais par tous les moyens, on le voit. En France, on ouvre le robinet et l'eau, elle coule encore à flot, il n'y a pas de problème. Moi, j'ai encore des étudiants qui me disent, nous, madame, on reste 45 minutes sous la douche, ça ne pose pas de problème. Moi, je suis en train de me dire, mais non, c'est pas possible. Mais il y a des choses qui changent, tu vois.
- Speaker #1
Ça avance quand même les marques, là-dessus.
- Speaker #0
Oui, mais ouais. Donc, c'est ça qui est bien. Alors, certes, c'est trop long. C'est trop doucement à mon goût. Mais oui, ça change. Et en fait, l'industrie cosmétique, elle est vraiment en pleine transformation. On a toute l'impulsion des enjeux environnementaux et sociétaux, certes, mais il faut voir qu'on a aussi, je ne sais pas, on voit depuis quelques années toute la capacité, comment l'industrie, elle pilote le développement durable. C'est clairement un levier stratégique pour la compétitivité, l'innovation, par exemple. Ça, c'est vrai. On doit avoir aussi un esprit beaucoup plus collaboratif qu'avant, à mettre en place des actions collectives. Encore une fois, c'est l'exemple du Cosmagri, de faire des choses ensemble. On a aussi des sujets liés au plastique, l'utilisation de l'eau, nos sols, la biodiversité qui s'effondre. Tout ça, c'est des sujets qu'on a plein en cœur de nos changements dans l'industrie. Toutes les filières. Tout ce qu'on met en place, tous les programmes qu'on met en place, et il y en a plein, des beaux programmes, tu vois, contre le plastique, tu vois, dans la préservation, tout ça. On parle de cosmétiques régénératives, en phase avec l'agriculture régénérative. Donc, tu vois, il y a plein de choses aussi qui sont intéressantes à regarder, à dupliquer même.
- Speaker #1
Qui vont dans le bon sens, qui peuvent inspirer aussi d'autres industries. Et du coup, aujourd'hui, c'est, tu disais, ce qui motive les marques à accélérer. C'est quoi ? C'est surtout les attentes du consommateur ?
- Speaker #0
Oui, alors déjà, il y a plein de sujets dans ta question. Oui, alors le premier moteur, c'est effectivement le consommateur. Quelles sont ses attentes ? Et aujourd'hui, le consommateur, il a besoin d'entendre un marketing qui rassure. Il a besoin d'entendre des choses qui soient durables, mais sans greenwashing. Après, il y a aussi ce sujet de pourquoi ce n'est pas une obligation d'éco-concevoir. Parce que, je te le disais tout à l'heure, aujourd'hui, il y a des marques qui changent très bien. Elles font des petits gestes. Que ce soit sur l'emballage, sur le sourcing des ingrédients, on travaille avec des procédés C, I, S, etc. Très bien. On travaille en circuit court, on fait du local. Très bien. Mais derrière, il ne faut pas oublier qu'il y a cette démarche d'éco-conception qui reste aujourd'hui volontaire, mais on a des lois qui vont tomber. Si ce n'est pas une obligation aujourd'hui, alors que c'est quelque chose qu'on attend depuis belle durée, il ne faut pas oublier qu'il y a beaucoup de lobbyistes derrière. Et tant qu'on n'a pas cette obligation légale à éco-concevoir dans notre industrie, les marques vont toujours préférer payer du marketing que des analyses du cycle de vie. Donc voilà, après c'est pour toutes celles qui sont plus courageuses, celles qui y vont maintenant, tu vois, de façon volontaire, et bien elles vont clairement gagner du temps comparé aux autres.
- Speaker #1
Bien sûr, ouais. Les pionniers seront récompensés.
- Speaker #0
Ben, exactement. C'est ça ou pas ? Moi, les pionniers, c'est vraiment les courageux parce qu'on est dans une société qui manque clairement de courage. Et ça, tu le vois à tous les jours.
- Speaker #1
Puis c'est eux qui marquent les repères aussi. Pour le monde d'après, qui le dessinent un peu, qui prennent un avantage aussi. Qui prennent un avantage. Donc, il y a tout intérêt à en faire partie. Et du coup, Sandrine, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ? Une réussite pour ton event en septembre. La hâte aussi de voir Oann dans les hôtels et dans plein de... et disponible dans plein de choses. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter d'autre ? C'est quoi les prochaines étapes ?
- Speaker #0
Les prochaines étapes ? Honnêtement, moi je pense pas vraiment en termes d'étapes. Moi je pense plutôt en termes d'impact à laisser, tu vois. moi ce que je construis maintenant en fait c'est quelque chose qui me dépasse, pas au sens de l'ego mais juste au sens littéral et moi des outils, des structures des mouvements qui continuera à transformer l'industrie, même quand je ne serai plus là je quitte une salle de cours, de conf peu importe, je veux que ça laisse une trace, c'est ça que je veux laisser notre Cosmagri clairement pour le coup c'est vraiment la tu parles d'étape, c'est une étape très concrète qui arrive le 9 juin prochain, du coup je redis la date Merci. Et pour moi, cet événement, il incarne exactement ce que je veux laisser. Le moment où deux mondes qui se sont trop longtemps ignorés, donc la cosmétique et l'agriculture, et qui vont construire dorénavant ensemble. Donc ça, c'est vraiment un souhait fort. Après, ce n'est pas juste un événement de plus sur les agendas. Je veux que les gens comprennent que c'est une démonstration vivante d'une industrie qui veut se réinventer. Quand on a des bonnes personnes qui décident de décloisonner, de transformer des modèles qui ne conviennent plus. Voilà, c'est ça. Je parle de pionnier, je parle de courageux, mais c'est ça qu'on veut. Et tu le sais très bien, notre société, elle est basée sur une économie qui est linéaire. Ça ne peut plus marcher, ça. Donc, c'est évident qu'on doit changer. Et pour moi, c'est l'économie circulaire qui peut redresser la barre. Donc voilà, en fait, mon rôle, il n'est pas d'avoir raison avant les autres ou, je ne sais pas, c'est de garder mes soucis. Moi, ce que je veux, c'est juste de créer des espaces de réflexion. Que ce soit dans un champ, en lisant mes écrits, mes postes d'Indie nous en font partie. Mais voilà, c'est ça que je veux. Que les gens...
- Speaker #1
Que ça déclenche.
- Speaker #0
Ouais, qu'il y a un déclic qui sorte de ça. OAN, les conférences, les formations, tout ça, pour moi, c'est vraiment la même chose. C'est la même conviction, si tu veux. Je suis juste déclinée sous des formes différentes. Et je ne sais plus où j'ai lu ou entendu une phrase qui disait « Les idées ne changent le monde que si elles circulent » . J'aimais bien.
- Speaker #1
C'est clair. Et du coup, qu'est-ce que tu conseillerais à quelqu'un qui nous écoute et qui veut provoquer le déclic autour de lui ?
- Speaker #0
S'écouter, se balader dans la nature et s'écouter. Et puis, il y a des choses qui vont arriver tout seuls. Il faut laisser le vivant réagir, en fait.
- Speaker #1
Bien. Écoute, ça sera le mot de la fin, Sandrine.
- Speaker #0
Ok. Merci. Je ne veux juste pas être prétentieuse, je rajoute juste ça, mais pour moi, je ne cours pas après une carrière ou quoi que ce soit, je veux juste construire un mouvement. Et le 9 juin, on pose une nouvelle pierre. Donc ceux qui veulent venir, eh bien...
- Speaker #1
Bien. On mettra les détails en description de l'épisode.
- Speaker #0
Super. Eh bien, merci beaucoup Marc-Antoine.
- Speaker #1
Voilà, c'est la fin de cet épisode. J'espère que vous repartez des idées plein la tête. Pour remercier mon invité et rendre ce contenu accessible au plus grand nombre, c'est très simple. Abonnez-vous et déposez un 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. On se dit à très vite.