Speaker #0Bienvenue dans le podcast qui pousse les portes des grands hôtels pour réinventer votre quotidien. Palace Mindset bonjour, comment puis-je vous aider ? Musique De plus en plus de voyageurs désertent les plages. Et si on décidait de passer l'été à la montagne ? Comment ça va ? J'espère que je vous ai pas trop manqué cet été. J'avais besoin de couper un peu franchement pour faire le point et mieux revenir. Vous avez passé de belles vacances vous aussi ? J'ai hâte de tout vous raconter en tout cas. En fait, pour la toute première fois de ma vie, je suis partie à la montagne. Pas parce que je l'ai décidé, j'aimerais vous dire que j'ai eu un déclic. De tout lâcher, de faire une détox et de me retirer en pleine nature. Mais je dois bien avouer que l'idée ne venait pas de moi. Au départ, j'ai été gentiment invitée par ma belle famille dans cette aventure estivale. Super sympa, hein ? Un grand merci à Valérie et Jérôme, mes beaux-parents. Et pourtant, ma première réaction a été « À la montagne ? En été ? Quelle idée ! » J'ai été élevée par une mer qui ne durait que par la mer et la plage, la montagne ou même le sud-ouest, sans façon. Parce que, je cite, il y a une chance sur deux qu'on se tape la pluie. Donc chez nous, juillet et août rimaient plutôt avec sud de la France, Maroc ou Italie. Et vous, en vrai, vous êtes plutôt bord de mer ou altitude ? Ça se discute. Ça m'a un peu surprise au départ et puis je me suis dit, le calme, la nature, le grand air, les vues imprenables, les randos, les siestes, la lecture, que demande le peuple ? C'est exactement ce dont j'ai besoin. Quand on y réfléchit, la plage s'est souvent bondée, il fait super chaud, surtout cette année, il y a de l'agitation à tous les coins de rue. En fait, la mer s'est surcotée. Je plaisante, je plaisante, parce que je resterai toujours amoureuse de ma côte d'Azur, et de toutes les destinations méditerranéennes en général. Mais en tant que résidente suisse, j'ai découvert les joies des reliefs et des grandes marches auxquelles je commence à prendre sérieusement goût. Et vous pensez que je suis la seule ? Si je vous disais qu'il faut 14 000 euros pour passer une nuit à Saint-Maurice dans le penthouse du Badroutz Palace. Ou juste 3000 euros la suite vue montagne au Stade Palace. Ça vous paraît énorme ? Pourtant, la montagne est tellement devenue in que les voyageurs sont prêts à débourser beaucoup pour y passer leur été. Et la tendance retombe déjà sur notre quotidien, n'étant déjà plus réservé à une élite. Encore une fois, l'hôtellerie est un indicateur de nos choix sociétaux. Et on constate clairement une tendance montagne depuis quelques années qui vit un grand bond en ce moment. Selon Atoufrance, au cours des trois dernières années, 41% des Français ont été en montagne l'été. Les propriétés d'hiver de ski réouvrent désormais pour la saison estivale et la demande est à son apogée. Les taux de fréquentation explosent et avec eux bien sûr les prix d'énuité. Ce qui signifie officiellement que c'est cool de passer l'été à la montagne. En fait, comme je vous le répète souvent, le luxe c'est le temps. le calme et l'espace. Et aujourd'hui, le schéma plage en été, montagne en hiver ne permet plus d'atteindre cette tranquillité. Donc le gap se recrée en inversant les saisons. Pour simplifier, on n'a plus la place de poser sa serviette au bord de l'eau, donc on part loin des gens, au milieu de la montagne. Les célébrités aussi s'empressent de finaliser leur voyage en Suisse. On a vu Will Smith et Justin Bieber. par exemple, suivi de près et imité par nos influenceurs préférés. Franchement, ils étaient tous en Suisse. Le créateur de contenu Stade Guy l'a même dit avec ces mots, Saint-Tropez en haute saison à la poubelle, rendez-vous à Stade ou Saint-Moretz. Alors, vous seriez prêt à échanger la plage contre les sommets, vous ? Moi, oui. Pour tester au moins. Alors me voilà prête, je fais ma valise. Vêtements de sport et chaussures de trek, plusieurs livres, des tenues casual, des maillots de bain, bien sûr. Du papier et des stylos pour noter tout ce qui me passe par la tête. La destination, Samoa, au cœur des Alpes. L'hôtel, le Club Med. Première fois au Club Med d'ailleurs. Il était temps pour une hôtelière, n'est-ce pas ? Bon, bon, bon, je vous vois venir. Pas le meilleur choix pour être au calme. Mais ça, on n'était pas trop au courant. Avec le recul, je le vois plus comme une expérience sociale. J'ai pas grandi dans cet environnement, qui est plutôt aisé, on va pas se le cacher. On est d'accord, c'est pas un palace. Mais j'ai toujours eu ce cliché en tête que c'était haut de gamme. Et franchement, vu les prix, c'est le cas, on s'attend à un minimum de standard. Les hôtels all-inclusifs qu'on fréquentait avec ma famille à l'époque étaient souvent au bord de la Méditerranée et plus populaires. Avec, vous savez, une population allemande omniprésente. J'avais donc des attentes assez élevées sur le lieu et l'expérience. Et même si je me suis jurée de ne pas être trop négative dans le podcast, il faut que je vous prévienne. Séjourner au Club Med, c'est accepter des familles dans toutes les chambres voisines, au restaurant, dans les lieux communs, à la piscine, même à l'accueil du spa, et qui font du bruit à toute heure. Des enfants qui s'appellent tous Hippolyte, Philomène, Myrtille ou... Eugénie, sans offense à ceux qui portent ces jolis prénoms. C'est juste qu'il n'y a pas une exception qui déroge à la règle au Club Med, c'est assez drôle. Un service familial, disons pas forcément palace mindset à tous les niveaux. Des animations bruyantes, très bruyantes, avec des chorégraphies qui semblent tout droit sorties de Camping Paradis. Et le tout pour une maudite somme qui peut monter à 1000 euros la nuit. Voilà, c'est cadeau. Bon, après, c'est surtout la liberté. Et c'est ce qu'on voulait, parce que les horaires sont plutôt flexibles, des activités sont proposées en continu, et même si on veut voir personne, il y a vraiment de quoi faire autour de l'hôtel. Le cadre est absolument idyllique. Ça faisait un bail que je n'avais pas séjourné dans un all inclusive, et c'est cool de ne pas penser à signer. ou payer ses consos en direct. Chaque génération peut y trouver son compte à son rythme. Et pour finir, il y a une bonne ambiance, joyeuse et vibrante. Donc voilà, en fait c'était plutôt cool. Je l'ai pris comme ça venait. J'étais super contente surtout d'être invitée à ce projet familial et j'ai décidé de faire abstraction des points négatifs. J'avais trois objectifs en tête. Un. Déconnecter et lâcher prise. 2. Faire du sport et relever des défis perso. 3. Avancer sur The Palace Mindset. 1. Déconnecter et lâcher prise. Notre but à tous, n'est-ce pas ? Il y a quelque chose de magique à la montagne, que j'ai aussi vécu en m'installant en Suisse. Le regard des autres s'estompe. À la capitale ou dans les grandes villes, il y a une... La pression à être toujours tirée à quatre épingles, à choisir sa tenue avec un grand soin, à paraître toujours pressée et occupée pour éviter la gêne d'être seule. Ici, tout disparaît. C'est aussi le mode de vie qu'on adopte sur les îles d'ailleurs. Quand je vivais à Bali, j'avais tendance à saisir le premier t-shirt de la pile et à rester en short toute la journée. Le confort prime, un retour à l'essentiel en fait. Bon, bien sûr, j'aime toujours autant m'apprêter et adopter un bon style, mais qu'est-ce que ça fait du bien de se foutre la paix ? Les codes sociaux répondent plutôt à l'influence de Patagonia, Columbia ou Quechua à ces hauteurs. Les baskets sont signées Salomon ou Asics pour affronter la journée. Faut dire que l'allure lunettes de vitesse et gilet de course a déjà le vent en poupe depuis quelques temps, depuis que le marathon est devenu un trait de personnalité chez nos trentenaires préférés. Ça aide. Nichée au cœur des Alpes, surplombant la vallée de Samoie, je jouis pleinement de cette bulle hors du monde contemporain. Et oui, ça se dit Samoie, pas Samoins, parole de local. Le matin, je me réveille naturellement, je vais petit déjeuner, un repas important, on en a discuté ensemble, puis je vis heure après heure sans me soucier de l'organisation. J'écoute mon corps à l'instant T. Je me sens créative et énergique. Je fonce écrire ou travailler sur le podcast. Plutôt posé et calme. Je rejoins la piscine pour nager dehors avec une vue sur les sommets enneigés, en pleine forme, prête à profiter du grand air. C'est parti pour une course ou une randonnée. Et puis, si je veux juste me dégourdir les jambes et bouger mon corps tout en douceur, rendez-vous au cours de pilates ou de stretching sur le rooftop. Ça fait combien de temps que vous n'avez pas dédié votre emploi du temps à votre corps et à votre esprit ? Sans lui dicter un programme millimétré, mais en l'écoutant avant tout. Honnêtement, la montagne, c'est un terrain de jeu fantastique pour s'y exercer. Pas besoin de vous rendre au Club Med d'ailleurs. Vous pouvez toujours choisir un autre hôtel, un petit gîte ou camper pas loin de chez vous même. Comme à mon habitude, j'ai pas pu m'empêcher de réserver un massage en milieu de semaine, ça j'avoue. Un soin indonésien aux santales et aux jasmins. Introduit et conclu par un exercice de respiration, debout, des mouvements fermes et enveloppants, avec le bout des doigts, les paumes de la main et les avant-bras, des pieds, jusqu'au sommet du crâne. Un vrai coup de pouce pour décompresser encore un peu plus. Le corps, en plus d'être écouté, a besoin d'être touché. D'ailleurs, il existe plein d'exercices d'automassage qui peuvent vous procurer le plus grand bien. si vous n'êtes pas fan d'instituts. Pour déconnecter, j'ai aussi lu Un excellent moyen de mettre ses pensées sur pause et de plonger dans un nouvel univers. Au menu littéraire, Créatrice de légendes de Jeanne Lanvin à Stella McCartney. Rédigée par Bertrand Meilleur-Stablet et Laurence Catinocrost. J'ai choisi ce livre parce que j'adore le style biographique et que je trouve tellement inspirant de relire les parcours de celles et ceux qui se sont battus pour se faire une place dans des milieux comme la mode ou l'art. Et puis, manifeste, cette étape pour maîtriser parfaitement la loi de l'attraction, par Roxina Fouzy, qui est une autrice et speaker ultra reconnue. J'aime beaucoup le fait qu'il faille remplir au stylo certaines parties, répondre à des questions, se lancer dans des challenges. Je vois ça comme mon cahier de vacances, en fait. Petite, j'en étais fan. J'en réclamais à mes parents. Aujourd'hui, ça n'a pas beaucoup bougé. J'aime me questionner, me challenger. Je profite de ce temps calme pour faire le point sur ma vie. Cet ouvrage, il est hyper léger et il vous guide vers vos rêves et vos objectifs en faisant le ménage sur ce qui vous encombre. C'est rafraîchissant. Et pour finir, des magazines. Pour des lectures plus légères, comme par exemple le hors-série des 80 ans de Elle, Celui de 1985 à 2005, parce qu'il y a 4 éditions par époque. J'insiste, pour déconnecter sans pour autant faire la sieste toute la journée, je vous conseille la lecture. On passe à mon deuxième objectif, faire du sport et relever des défis. Comme c'est un nouveau type d'aventure pour moi, j'avais envie de me lancer dans un challenge. C'est pourquoi j'ai tout bonnement accepté de m'inscrire pour... Un saut en parapente ! En fait, ça tombe à pic parce que j'aborde ce fameux sujet de sortir de sa zone de confort dans le livre qu'a y est manifeste. Même si je suis fille et petite fille de parachutiste, sauter dans le vide est une chose qui me tétanise par-dessus tout. J'ai choisi le dernier jour, un peu pour sacraliser le geste, comme à la fin dans l'épisode de Pascal le Grand Frère, mais en plus cool. Ou plutôt... plutôt Carrie, qui s'entraîne au trapèze. pour lâcher prise dans Sex and the City. C'est vraiment un thème récurrent dans ma vie en ce moment. Je sens que pour progresser à plein de niveaux, que ce soit pro ou perso, il faut entretenir cette prise de risque et de nouveauté. On vit dans une génération qui s'écoute beaucoup, trop parfois. Il y a un moment où il faut se pousser et faire le grand saut, littéralement, sinon rien ne se passe. Si vous faites la même chose pendant des mois ou des années et que vous n'obtenez pas de résultat, c'est sûrement qu'il est temps de changer quelque chose. Quand on m'a proposé cette activité, j'ai tout de suite pensé « non » . Puis j'ai repensé à mon manque de courage ces temps-ci, au fait qu'il fallait que je sorte plus de ma zone de confort. J'ai aussi repensé à Roxina Fouzy et son défi de tester quelque chose de nouveau, 7 jours de suite, dans ce fameux livre manifeste. J'ai pensé à mon père et à mon grand-père. Et puis je me suis dit, vas-y. Je pensais que j'allais stresser pendant des jours, mais en fait j'ai plutôt bien géré la chose. C'est l'air de la montagne, ça. Ça donne un nouvel élan. En fait, le jour même, j'y pensais, de plus en plus au fil de la matinée. Le saut était à 15h de l'après-midi, ça laisse de bonnes heures de doute quand même. Mais ça ne devenait pas étouffant. J'étais aussi excitée qu'effrayée. Voilà, le moment arrive, et il est temps de s'accrocher. À quelques fils d'une grande voile et à deux mousquetons qui retiennent mon pauvre siège en textile, Euh, c'est ça qui va contrer la gravité là ? Mon cœur bat à mille à l'heure, à tel point qu'il semble sortir de ma poitrine. L'instructeur me fait signe, je me lance dans une foulée, qui retenue par la voile ressemble plus à un slow motion d'alerte à Malibu, ou mieux, la sensation qu'on a quand on court dans ses rêves. Bref, un peu ridicule. Mais je sens que pas après pas, mon corps se soulève et je me laisse prendre par le vent. Je prends mon envol. Et waouh ! Quelle sensation ! Là, je me sens fière. La vue s'ouvre et je découvre un panorama absolument fantastique sur Samoan. Et naturellement, je crie une sorte de WAHOU ! Très enfantin, presque candide. C'est mon enfant intérieur qui s'exprime à ce moment précis. Voilà. Sinon, à part ça... Marche, rando, stretching, natation, course à pied, c'est tout de suite moins impressionnant. Ce que j'apprécie, c'est qu'on peut faire tout type de sport extérieur et libre. Pas d'horaire, pas de contraintes, pas besoin de beaucoup d'équipements et les paysages sont toujours à couper le souffle. En plus, tout est faisable à pied, quasiment. Il y a le plaisir de monter dans les oeufs et les télésièges en plein été et de découvrir tous les matins les vues sous la brume environnante. C'est magique, toute sortie fait du bien. Même le simple fait de se rendre au marché local pour acheter de la confiture de myrtille et du saucisson pour ses proches, ou de faire des bonnes affaires sur les tenues de ski. Alors mettez-vous dans l'ambiance, fermez les yeux si vous ne conduisez pas, et écoutez juste le bruit du vent qui couche les fleurs, les cloches des vaches qui déambulent à pas mesurées. Vos pas qui foulent le sol, respirez. Voilà ce qui vous attend si vous choisissez le Tirol, la Suisse, les Alpes françaises, les Pyrénées ou les Dolomites. Autant de destinations qui ont le vent en poupe cette année, et sûrement c'est l'avenir, vu les investissements faits par nos grands groupes préférés. Et rappelez-vous... mon troisième objectif, c'était avancer sur Palace Mindset. Ce que j'ai réussi à faire, sans le moindre stress, dans un cadre plus qu'inspirant. Sachez que je vous réserve quelques surprises d'ici la fin de l'année, et que cet air frais ressourçant m'a vraiment donné l'espace et le temps pour créer tout en m'amusant. Si vous avez un projet qui vous tient à cœur, je vous invite à tout couper, et à vous barrer, pour le réaliser ou au moins mettre un pied à l'étrier. Trouvez ça important de vous raconter ces vacances parce que... Est-ce que je regrette d'avoir passé une semaine d'été à la montagne ? Absolument pas. Malgré mes premiers doutes. Depuis combien de temps j'avais pas ressenti un lâcher prise pareil ? Une éternité. Est-ce que j'aurais accepté de sauter en parapente si on me l'avait proposé au bureau ou au détour d'une conversation entre amis ? Non. Clairement pas. Il faut sortir de son cadre. Retournez au calme. Et là, viennent les réponses que vous cherchez. Je sais, c'est profond. Je vais avoir le temps d'y penser parce que je serai seule ces deux prochaines semaines chez moi. Et donc, je vais essayer de pratiquer le slow living ou le dolce far niente, comme vous préférez l'appeler. L'art de ne rien faire. De vivre le moment présent. Merci d'avoir passé ce petit moment avec moi. Et surtout, rappelez-vous, la vie est ce que vous en faites. Alors faites-en une expérience 5 étoiles. A la semaine prochaine, même heure, même endroit, dans The Palace Mindset.