Speaker #0Bienvenue dans le podcast qui pousse les portes des grands hôtels pour réinventer votre quotidien. Palace Mindset bonjour, comment puis-je vous aider ? Il paraît que 2025 est l'année du Cowboy Corps, une tendance née quelque part entre l'album Cowboy Carter de Beyoncé, les séries western sur Paramount+, et une overdose de de City Breaks. Mais moi je dois vous la oué. J'ai pas attendu que TikTok s'en empare pour être fascinée par cet univers. Je suis de celles qui ont grandi en rêvant de grands espaces, de chevaux au galop à la spirite et de coucher de soleil. Je trouve qu'en fait, dans cette imagerie-là, il y a quelque chose de rock. Cette idée de liberté, surtout. Et oui, je fais partie de ces gens qui écoutent Post Malone en boucle, qui écoutent aussi Taylor Swift et qui attendent avec impatience le futur album Country de Lana Del Rey. Mais depuis un an, cette passion n'est plus marginale. Elle est devenue une tendance culturelle globale. Alors j'ai voulu aller voir sur place ce que tout le monde appelle désormais le retour du Far West. J'ai pris un vol pour l'Utah, j'ai traversé le Bryce Canyon à cheval, j'ai dormi dans les hôtels les plus stylés du Texas. Selon Vogue, le terme Cowboy Corps a explosé sur TikTok. Plus de 300 millions de vues, porté par des créateurs qui mêlent mode western, décors désertiques et spiritualité. Le phénomène s'est étendu bien au-delà des looks, et c'est désormais une esthétique de vie. Et cette résurgence du Far West ne vient pas de nulle part. Elle s'inscrit dans un mouvement plus large qu'on peut qualifier de nostalgie américaine. Le succès de Cowboy Carter de Beyoncé, sorti en 2024, a joué un rôle central. L'album revisite les racines du country, tout en le féminisant et en le rendant inclusif. Puis, sur Paramount, et maintenant sur Netflix, il y a les séries comme Yellowstone, qui ont remis au goût du jour un Ouest plus nuancé, plus complexe, plus moderne. Selon National Geographic, cette re-romantisation du Far West, c'est aussi une réaction post-pandémie. Et ouais, on est encore en plein dedans. Les gens cherchent l'espace, le silence, la lenteur. Mais bien sûr, sans renoncer au confort. Ça, c'est le palace mindset. Les célébrités ont été les amplificateurs de cette tendance. Kendall Jenner a acheté un ranch d'une valeur de 23 millions d'euros à Montecito en Californie, avec écuries de luxe et vue sur l'océan, of course. Les sœurs Hadid ont toujours baigné dans l'univers hippique et Bella sort aujourd'hui avec Adan Banuelos, qui est un real life cowboy. En fait, c'est un... Ausha Rider. Ausha pour National Cutting Horse Association. J'imagine que vous savez parfaitement ce qu'est le cutting, n'est-ce pas ? La discipline du cutting est issue des ranches, en fait, où les cow-boys utilisaient des chevaux spécialisés pour isoler les bovins afin de les marquer ou de les soigner. C'est super rapide puisque ça dure moins de 3 minutes, mais c'est un sport en couple, un travail en couple. Le rider et le cheval doivent travailler de concert. En fait c'est déjà le rider qui emmène le cheval dans le troupeau, qui le gère, qui identifie la vache, etc. Mais après c'est le cheval qui reprend les rênes à un certain moment et qui suit son intention pour isoler l'animal. Donc le cow-boy doit aussi savoir se mettre en retrait. Donc c'est assez cool à regarder. Si vous voulez aller voir quelques vidéos, c'est sympa. Bref, côté mode, on n'est pas en reste de la tendance cowboycore non plus. En janvier 2024, Pharrell Williams a dévoilé sa collection « Automne-hiver 2024 » pour Louis Vuitton, plongeant l'univers de la maison dans l'esthétique du Far West. La collection rendait aussi hommage aux cowboys noirs et aux racines du créateur. Du dénime, des franges, des chapeaux de cowboys et des broderies florales, tout en intégrant des éléments plus streetwear comme Louis Vuitton sait très bien le faire bien sûr. Les sacs kippol par exemple ont été ornés de motifs bovins et les vestes en drap ont été complètement embossées. Le mois dernier, Post Malone a dévoilé sa première collection pour sa marque Austin Post à Paris, lors d'un défilé à Paris. J'étais comme une dingue ! L'intitulé Season 1 at First Light, la collection rend hommage à ses racines texanes et utahiennes. Et oui, j'ai enquêté, Post Malone a grandi à Grapevine, en périphérie de Dallas, et a acheté depuis une propriété de plus de 3 millions de dollars à Salt Lake City. Donc bien sûr, sa collection fait honneur à ses origines et son état d'adoption. Des vestes en velours, des franges et des bottes en collaboration avec la marque Lucchesi. Lucchesi, c'est une maison américaine emblématique fondée en 1883 à San Antonio, Texas, et spécialisée dans la fabrication de bottes western de luxe. Elle est reconnue pour son artisanat exceptionnel. En fait, chaque paire est réalisée à la main avec des cuirs soigneusement sélectionnés. J'y suis passée. Franchement, vous avez envie de tout acheter, mais faut prévoir un budget. Du coup, avec toutes ces influences, les réservations dans les ranches américains ont explosé de 275% en deux ans. Les destinations en top trend ces derniers temps sont clairement le Montana, le Texas, le Colorado, l'Utah, l'Arizona, le Wyoming, mais aussi d'autres régions du monde où l'esprit cow-boy existe toujours, comme au Canada ou en Argentine. Pour ma part, après mes quelques jours à Vegas dont je vous ai parlé dans mon dernier épisode, j'ai choisi de commencer par Luta. J'ai commencé mon exploration par Zion, un des parcs les plus emblématiques de l'État, réputé pour ses falaises rouges spectaculaires, ses canyons étroits et sa biodiversité surprenante. Créé en 1919, il a été habité à l'origine par les Anasazis, puis par les Mormons, qui ont laissé leurs traces en créant des sentiers et des petits villages dans la vallée. D'ailleurs, des mormons, j'en ai croisé à plusieurs reprises, et pour tout vous dire, ils m'ont regardée avec les mêmes grands yeux que moi. Une rencontre très particulière. Je crois que le short cycliste de rando, c'était un peu trop pour eux, mais bon. Marcher dans Zion, c'est se retrouver entourée de falaises vertigineuses, de grès roses et orangés, entre lesquelles s'écoule la rivière Virgin. La lumière change au fil de la journée, transforme les paysages en véritables tableaux vivants. Et chaque détour révèle des formations rocheuses sculptées par des millions d'années d'érosion. C'est fou. Mais c'était le premier parc de ma liste et je me suis sentie frappée par le silence, la grandeur et l'âme qui s'en dégageaient. Ça paraît un peu cliché dit comme ça, mais je vous assure qu'il faut le voir pour le croire. Je me suis arrêtée pour la nuit à Springdale, donc au pied de Zion, au Red Cliff Lodge. Cet hôtel... et clairement charmant, sans extravagance, et c'est exactement l'ambiance qu'on veut pour un road trip comme celui-là. Accueillant, simple, rien de superflu. Je suis arrivée en plus juste pour la Golden Hour, et les falaises rouges baignées de lumière encadraient complètement la propriété. C'était magnifique, c'était impressionnant. En plus autour, il y avait des biches sauvages qui se promenaient tranquillement, complètement indifférentes à nous. Elle venait même manger dans les buissons juste devant les bâtiments. C'était calme, c'était parfait en fait. Je sais pas comment expliquer mais il y avait un vrai sentiment serein dans l'air. Le lendemain, j'ai repris mon sac pour Bryce Canyon mais cette fois à pied. Suivant les sentiers serpentants entre les fameux hoodoos. Si si, vous savez ce que c'est les hoodoos. C'est en fait les colonnes de pierre qui sont sculptées par l'érosion. Un peu comme si on posait des galets les uns sur les autres. Les Payouts, qui sont les habitants originels de la région d'ailleurs, racontent que ces Oudouzes représentent des humains transformés en pierres pour avoir défié les lois de la nature. Marcher entre ces formations, c'est comme traverser un musée géologique vivant où résonnent histoires et mythes locaux. Et j'ai même laissé les sentiers pédestres de côté pour m'aventurer à cheval, exactement comme le faisaient autrefois les voyageurs. Monter sur la selle, c'est déjà entrer dans une autre dimension du parc. On a commencé notre descente à flanc de falaise, sur des chemins étroits, qui serpentent entre les houdous et les grandes roches. Et les chevaux connaissent parfaitement l'itinéraire, ils frôlent le vide sans aucune crainte. Franchement, le silence n'est troublé que par le souffle du cheval et le craquement des sabots sur la pierre. Arrivé en bas, la perspective s'inverse, elle change complètement. Les blocs se transforment comme un labyrinthe de pierres en fait. On est vraiment pris dedans. Pour l'anecdote, Bryce Canyon porte le nom Debenzer Bryce. Je ne sais pas exactement comment on prononce son prénom, mais en tout cas son nom de famille, c'est Bryce. Non seulement parce qu'il s'était installé dans la région au XIXe siècle, mais surtout parce qu'il a tracé les premiers chemins permettant d'explorer ces falaises escarpées. En fait, sans ces sentiers qu'il a mis des années et des années à tracer, le paysage spectaculaire d'amphithéâtre naturel que je viens de vous décrire, il serait resté presque inaccessible. Le lendemain, je suis partie vers le Grand Canyon, ce monument naturel emblématique dont tout le monde a entendu parler, qui domine l'Arizona depuis des millions d'années. Il a été creusé par le fleuve Colorado et a longtemps été un lieu de passage et de survie pour les natives, dont certains villages sont encore accessibles aujourd'hui. La grandeur du canyon, c'est hyper impressionnant. On s'y sent tout petit. Pas étonnant qu'autant de films y ont été tournés. Enfin, j'ai poursuivi mon aventure jusqu'au Lake Powell, un lac artificiel créé par le barrage de Glen Canyon en 1963 sur le fleuve Colorado. C'est devenu l'un des sites les plus prisés des amateurs de nature aux Etats-Unis. Et au-delà de sa beauté naturelle, il a également attiré l'attention des investisseurs et des voyageurs tout confort. Du coup, la région, avec ses paysages spectaculaires, a rapidement vu l'émergence de marinas privées et de croisières en houseboat. Et tiens, tiens, étrange, c'est pas loin du lac Powell que Amangiri et son Kamsarika ont ouvert leurs portes en 2020. D'ailleurs, j'ai voulu y passer pour un dîner, comme j'aime faire dans chaque amène du monde, c'est ma petite collection perso. Mais pour le coup, c'est vraiment confidentiel. On ne vient pas pour dire bonjour s'il n'y a pas une chambre de réservée. Donc, tant pis, je n'ai pas pu voir cet hôtel. Mais je sais que l'expérience est folle. Observer les étoiles avec un astrophysicien, feux de camp et cérémonies locales, découvrir des lieux avec des natives et la piscine incroyable encerclée de rochers à perte de vue. Mais bon, 4000 dollars la nuit, ça faisait un peu trop pour moi. Moi le Lake Powell, je l'ai fait en pagaillant à la force de mes bras, confortablement installé dans mon kayak, sur les conseils de mon frère adoré. Les 1h30 de traversée ont duré en réalité 2h30 à contresens des vagues de bateau. Un pur plaisir. Le tout avec une demi-bouteille d'eau. Franchement j'adore quand un plan se déroule sans accrocs. Mais honnêtement, les paysages valent le déto. Après mes aventures dans l'Utah et l'Arizona, j'ai posé mes valises à Dallas, cœur du Texas moderne et historique à la fois. La ville respire l'énergie des grandes métropoles américaines, avec ses gratte-ciels, ses quartiers arty et ses influences cow-boy urbaines. Je me suis installée à l'hôtel Adolphus, clairement mon meilleur choix, et l'un de mes hôtels absolument favoris du voyage, et je pense un de mes hôtels absolument favoris ever, maintenant, avec le recul, quand j'y pense. L'établissement a ouvert en 1912 et est considéré comme l'un des hôtels les plus prestigieux du Texas, donc je ne suis pas la seule à le dire. Cet hôtel de style Beaux-Arts a accueilli des présidents, des célébrités et des événements historiques et il conserve aujourd'hui ce mélange unique de grands hôtels et de chaleur texane. Dès l'arrivée, on sent l'histoire dans les moulures en bois, les lustres imposants et le hall majestueux avec une hauteur sous plafond à perte de vue. mais aussi une atmosphère accueillante, presque intime, qui tranche un peu avec le gigantisme de la ville. À l'entrée, les chariots dorés attendent d'être chargés de bagages avec leur valet posté à côté. Je passe l'entrée, j'arrive face à la réception qui semble tout droit sortie d'un film de Wes Anderson. Il y a vraiment une grille de clés soigneusement présentée au fond et un seau à champagne à disposition. Très grand Boudapest, mais en version texane quoi. A ma gauche, il y a de grandes bibliothèques et fauteuils centenaires en cuir. A droite, des escaliers qui montent vers le bar et la French Room, avec son piano d'origine, et encore d'autres salons au petit corner pour se retrouver. En fait, il y a plein de petits coins. Il y a aussi le barbier et sa chaise d'époque qui trônent fièrement. Une boutique de dingue, absolument somptueuse, j'avais envie de tout acheter. Plein de petits objets, voilà, qu'on... qu'on voit pas partout, et un coffee shop où les locaux s'arrêtent systématiquement. Vraiment c'est un flux continu. C'est incroyable, je veux rester là pour toujours. Et tout en haut j'ai oublié aussi la piscine, qui du coup a des vues splendides sur toute la ville. Un peu en dessous il y a la Cigar Room et il y a même un restaurant de sushis. Le soir on voulait sortir, profiter un peu de l'ambiance de Dallas, donc on allait dîner à Sassetta, à l'hôtel Joule. De l'autre côté des bâtiments, enfin dans la rue derrière, qui est aussi très cool. Et puis on a profité de l'ambiance vibrante du bar de l'hôtel quand même après. Tout a commencé au bar principal en fait. Donc on s'est installé. pour boire un verre. Et puis les serveurs nous ont resservis à cause d'un quiproquo. Du coup, on est restés. Et puis, il y avait un mariage dans l'hôtel. Donc on a commencé à sympathiser avec les invités. On a bien sûr vite été catégorisés de Frenchies et invités à la fête. Il y a le Rodeo Bar aussi en contrebas, encore un autre espace. Il y avait de la live music et une ambiance géniale. Donc on a commencé à s'y rendre avec les invités du mariage, à chanter à tue-tête, entourer des témoins. Et 4-5 cocktails plus tard, à 3h du mat, on a perdu la clé de la chambre, on s'est lancé dans une chasse au trésor bourrée dans le lobby. Il n'y avait plus d'invités parce que là-bas la fête s'arrête toujours plus tôt que chez nous. On a fait un tour de quartier pour expérimenter la vie nocturne, anti-tubant bien sûr, et on est enfin partis se coucher. On ne voulait pas que la nuit s'arrête. Voilà, ça c'est l'effet Adolphus. Je pense que si les mûres pouvaient parler de l'hôtel, il y aurait pas mal d'histoires sympas. Dallas, globalement, c'est très sympa. Mais ça reste la ville. Pour vivre le Texas, il faut aller explorer un petit peu. Mais voilà donc parti pour Austin. Clairement une ville healthy et active. J'ai posé mes valises à l'Austin Proper, mon rêve. Un hôtel qui incarne parfaitement l'énergie de la ville. Pour rancher, créative et un peu décalée. Mais surtout parce que... C'est une de mes designers préférées qui a fait la déco et l'archi-intérieur. Donc quand on rentre déjà, c'est la claque. On aime ou pas, mais l'hôtel est infusé d'une odeur de fumée, de bois, de sauge. Moi j'adore, mais j'avoue que c'est très prenant. C'est une signature olfactive osée, mais en même temps c'est un marqueur hyper fort. Donc la déco signée Kelly Wersler s'inspire des maisons historiques de la ville. Un escalier sculptural recouvert de patchwork de tapis vintage qui rend hommage à l'art nouveau, des motifs arts and crafts, des textiles locaux, des matériaux soigneusement sélectionnés. Les artisans locaux sont mis en valeur partout. Chaque surface apporte un intérêt visuel unique. Partout dans l'hôtel, l'ambiance mêle luxe contemporain, créativité et confort décontracté. En plus de ça, tout est hyper moderne, tout est domotisé, les amenities sont signés à Aesop, on privilégie la santé avec un club de fitness qui attire toute la ville, un spa incroyable, un rooftop, un café healthy. En même temps, il faut concurrencer, il y a le Wellness Social Club The Well juste à côté. Là vraiment, j'en ai pris plein les yeux. Chaque pièce, c'est une œuvre d'art, si vous appréciez autant que moi l'intérieur design, et ce style en particulier. C'est maximaliste et un peu éclectique, La lumière joue sur le velours, le cuir, la céramique, les faillances. Ce qui fait que l'hôtel est vraiment rempli d'une énergie créative. Il y a beaucoup de monde en plus, surtout quand j'arrive en soirée. Et ils sont tous trop stylés quoi. Tenues urbaines, leurs beaux jeans, des couleurs noires. Mais toujours avec le chapeau, la ceinture et les bottes signature. Bref, si vous en avez l'occasion, allez-y, même juste pour un verre le soir, c'est hyper cool. cool. Le lendemain, c'était journée shopping à SoCo, la South Congress Avenue, parce qu'à Austin, si vous aimez la mode cowboycore, c'est un rêve. On a parlé de l'oukésie, plus accessible via Tecovas et Allen's Boots, où les Santiago s'étendent sur des rayons entiers. Mais il y a aussi des boutiques avec leur propre style, comme Yellow Rose by Kendra Scott, où j'ai trouvé des bijoux super sympas. Jackson Vone, qui présente des bougies aux odeurs vraiment singulières. En fait, c'est vraiment des moods. Le Texas, un soir de concert. Le Texas au lever du soleil. Vraiment des moods, des temporalités encapsulées dans des bougies ou des parfums d'intérieur. Et de la sorcellerie qu'on adore, avec par exemple du Palo Santo ou de la sauge blanche. J'aime trop ces shops. Je peux y passer des heures. Il y a Mofray aussi, qui est une boutique avec un peu de tout. Des accessoires, de la déco. Vraiment, il y a une esthétique très particulière. Un peu Tumblr 2010, en vrai. Mais très cool. On sent que partout, les sélections ont été faites avec beaucoup de soin. Comme à la boutique de la Dolphus, d'ailleurs, à Dallas. Pour la plupart de ces shops, pour info, vous pouvez aller guetter de l'inspiration sur leur site. Vous pouvez aussi leur ��crire. S'ils ne livrent pas en Europe, parfois ils font sur deux vies. C'est vraiment le moyen unique de choper des pièces que personne n'a ici. Le vrai Cowboy Corps à la source. Avant de quitter le Texas, il fallait que je passe par Fort Worth. On ne peut pas vraiment dire qu'on a été au Texas sans y être allé. Fort Worth, c'est une ville qui a été fondée en 1849 par le général William Jenkinsworth comme avant-poste militaire. Rapidement, elle devient un carrefour du bétail. Le chemin de fer Texas & Pacific en 1876 transforme Fort Worth. Le Union Stockyards inauguré en 1890 traite jusqu'à 1 million de têtes de bétail par an. Entre 1866 et 1890, plus de 4 millions de têtes de bétail passent par la ville le long du Chisholm Trail. C'est vraiment comme on le surnomme Cow Town. C'est vraiment là-bas qu'il y avait tout le bétail. Les cow-boys s'y rejoignaient, c'était vraiment le QG des cow-boys. Aujourd'hui, le Stockard History District, classé en 1976, garde l'âme de cette époque. Les bâtiments emblématiques et la parade quotidienne des Texas Longhorns, donc vraiment le bétail avec les longues cornes, que j'ai eu la chance de voir d'ailleurs, perpétuent la tradition. J'y ai passé la journée à observer des taureaux, à faire du shopping, oui, encore. D'ailleurs, je suis devenue l'heureuse propriétaire d'un chapeau rien qu'à moi, que j'ai porté fièrement toute la journée comme une gamine, j'avoue. On a mangé une grande assiette de brisket, le bœuf braisé super juteux, avec pommes de terre rôties, couteaux plantés dedans, le midi, sur des longs bancs en bois. Tout ce que je voulais faire, en fait. Mon dream. Je suis allée aux Etats-Unis juste pour ça, je crois. Et le soir... Pour finir en beauté, direction l'arène de Professional Bull Riding, la PBR, le sport incontournable ici. C'est d'ailleurs la première arène historique de la ligue, là où la discipline a été codifiée et popularisée. Donc bull riding pour rider de taureau, le fait de monter des taureaux. L'ambiance est immédiate, déjà ils allument le logo au... au cœur de la carrière en feu, avec explosion de feu d'artifice et hard rock. Les gradins vibrent, les lumières claquent, la foule retentit son souffle à chaque montée. C'est incroyable. Si vous ne connaissez pas, le principe est simple. Chaque cow-boy doit tenir sur un taureau pendant 8 secondes, sans toucher le sol. Bien sûr, avec un bras. Et bien sûr, le taureau, lui, n'a que l'envie, c'est de le jarter. C'est un vrai spectacle vivant. Un mélange de tradition, de danger et de liberté, exactement l'esprit de Cowboy Corp. Le vrai, pas celui des rayons chez Zara. No offense. Alors juste, disclaimer, parce que je vous vois venir et que je suis aussi une amoureuse des animaux, c'est en fait très respectueux comme discipline. Rien à voir avec la corrida ou autre. Les taureaux vivent dans des grands prés, entrent dans l'arène pour littéralement 8 secondes et ont, on va pas se mentir, plus de chance de s'en sortir que leurs opposants humains. Ils ne sont pas affaiblis ni blessés, ils se font escorter à la sortie par des cow-boys à cheval quand ils savent plus où aller. D'ailleurs les professional riders récupèrent parfois les taureaux avec qui ils ont gagné des grands prix et les accueillent dans leur ranch pour une petite retraite paisible. Ils sont pas tués en fin de carrière. Il y a un vrai respect de l'animal dans cette discipline et c'est ça que j'aime bien. Bref, après le show, tout le monde est hyper énergisé et se dirige vers le fameux Billy Bob's derrière l'arène, alors que les riders redescendent de leur émotion sur le parking et tout le monde est chaud pour une soirée au bar à danser le honky tonk. C'est pas un cliché. Et voilà, c'est à peu près le résumé de mon voyage cowboycore, qui coche pas mal de cases de la tendance, mais je pense que j'aurais adoré le faire... dix ans en arrière, autant que je l'ai fait aujourd'hui et que je le referai avec grand plaisir si l'occasion se représente dans quelques années. D'ailleurs, je suis toujours un peu là-bas. Demandez à mes amis ou mes collègues, ma garde-robe ne ment pas. Merci d'avoir passé ce petit moment avec moi et surtout, rappelez-vous, la vie est ce que vous en faites. Alors faites-en une expérience 5 étoiles. A la semaine prochaine, même heure, même endroit, dans The Palace Mindset.