Speaker #0Bienvenue dans le podcast qui pousse les portes des grands hôtels pour réinventer votre quotidien. Palace Mindset, bonjour, comment puis-je vous aider ? Une étude américaine clame que 91% des voyageurs veulent intégrer du slow travel dans leur calendrier 2026. Mais qu'est-ce que ça veut dire à la fin ? Aujourd'hui, on va débunker ensemble les préjugés autour de ce mouvement. Il y a de grandes chances qu'à ce stade, vous vous disiez « c'est pas fait pour moi » . Vous vous demandez sûrement aussi quel est le lien avec Palace Mindset. Je vous assure que c'est complètement lié, que le concept de slow tourisme prend largement son sens en contexte de luxe. D'ailleurs, les clients haut de gamme en ont bénéficié avant tout le monde, comme souvent, et ce sont parfois ceux qui le comprennent le mieux. Quels sont les piliers du slow travel ou autant de bonnes raisons de l'adopter ? Comment moi je le pratique personnellement et pourquoi ça me fait beaucoup de bien ? Si vous me suivez sur Insta, vous avez sûrement dû voir des photos qui ont fait réagir absolument tous mes proches. Mon excursion dans le train Golden Pass Belle Époque en Suisse. entre un magnifique inspiré de Laurent Express. Vous étiez tous subjugués. J'ai reçu tellement de messages pour avoir plus d'infos, donc je me suis dit qu'il y avait quand même un grand intérêt pour ces expériences locales, qui au final peuvent être très Palace Mindset. Ça sera donc notre cas pratique du jour, avec d'autres aventures perso, qui j'espère vont vous inspirer pour vos futures vacances. Restez avec moi jusqu'à la fin d'ailleurs, parce que je compte bien vous livrer mes tips pour profiter pleinement. de cette philosophie slow travel pour l'été à venir. Alors, selon vous, qu'est-ce que c'est le slow travel ? Ça fait plusieurs années qu'on entend parler de ce terme, littéralement, qui veut dire voyage lent. Mais en vérité, on est un peu fatigué de ces dénominations qui sont parfois surutilisées et peuvent perdre un peu de leur sens. C'est normal. Parce que chaque saison vient avec son lot de tendances voyage à absolument tester. Les agences de relations publiques et les médias s'empressent de leur donner des noms complètement farfelus, composés. Par exemple, set jetting pour les voyages influencés par les films et les séries TV. Ou quietcation pour ceux qui veulent absolument fuir le bruit. Là récemment, j'ai vu qu'il y avait une tendance bien nette nature, les retraites de yodeling. En gros, pour libérer leur mental, il y a des gens qui vont en Autriche et qui font des ateliers yodel dans les Alpes. Pourquoi pas, je juge pas. Mais voilà, il y a beaucoup de tests qui peuvent donner des inspirations de voyage. Donc parmi ces nombreuses idées qui sont plus ou moins inventées... fantasmées, il y en a certaines qui s'inscrivent véritablement dans les mœurs avec le temps, comme justement le slow travel. Alors, c'est assez subjectif ce qu'on entend par cette expression. J'ai trouvé une définition dans un article qui remonte quand même à 2022 sur ecology.gouv.fr qui cite « Pratiquer le slow tourisme, c'est choisir de voyager en prenant son temps, en redécouvrant la diversité des paysages mais aussi son patrimoine local, historique, culturel et gastronomique. Pour ma part, je suis très curieuse, vous me connaissez, et j'aime bien me rendre à l'autre bout du monde pour découvrir d'autres cultures comme au Cambodge, à la Nouvelle-Orléans ou au Vietnam. Mais j'ai aussi une grande fierté en ce qui concerne nos régions et nos paysages. J'ai vraiment adopté ce courant de slow travel, de devenir touriste dans son propre pays. D'abord parce que je suis une grande passionnée d'hôtellerie, donc en habitant dans le sud ou à Paris, je me suis toujours motivée à séjourner dans des grands hôtels sur place. Ça me donne un peu un sentiment d'être off, d'être en vacances, sans me coltiner des heures à l'aéroport, en vol, ce qui n'est pas plus mal. Mais alors, pourquoi le phénomène slow travel a autant pris d'ampleur ? Eh bien, ça répond à des problématiques qui nous concernent tous. Le manque de temps, une grande fatigue, un stress de surmenage. En fait, grâce au slow travel, on peut, en très peu de temps, déconnecter parce qu'on n'est plus dans un espace familier, même si on parle la même langue autour de nous, qu'on ne se sent pas perdu pour autant. Comme c'est un environnement qu'on maîtrise, on est déjà moins en stress, dans le sens être en alerte, et on a davantage tendance à se laisser porter par l'instant présent. Tout ça fait qu'on arrive mieux à se détendre et qu'on récupère vraiment de notre... de train de vie qui est parfois hors de contrôle. Le premier voyage que j'ai fait avec mon copain, il était magique. Vous avez entendu, avec Versailles, je suis une grande fan de lieux historiques, notamment les châteaux et toute l'histoire des grands personnages qui les ont habités. Mais il y avait une région que je n'avais jamais faite, c'était la Loire. Je rêvais de visiter les châteaux de la Loire. Si vous ne l'avez jamais fait, c'est clairement votre signe de le réaliser. J'ai... tellement adoré admirer les constructions, les écuries, leurs celleries, les armureries, tous les papiers peints avec les monogrammes de leurs résidents, les jardins aussi, tout le paysagisme. Et ce que j'ai préféré, c'est que le soir, on dormait aussi dans des relais et châteaux, donc on était en totale immersion. Tout ça, à quelques heures de Paris, même pas. Et aujourd'hui... C'est possible de visiter tous ces domaines à vélo. Et franchement, je salue les collectivités qui font tout pour redynamiser ce patrimoine. Là d'ailleurs, j'ai vu que DJ Snake passera au château de Chambord pour un set incroyable. J'avais eu l'occasion aussi de faire Versailles Electro une année. Globalement, les gens, surtout les populations urbaines, en ont un peu marre de sacrifier deux journées de voyage sur leurs deux semaines de vacances, alors qu'il y a tant à découvrir autour d'eux. Franchement, merci aux réseaux sociaux, pour une fois, qui ont redoré le blason de nos régions et ont même rendu esthétiques les vieilles bâtisses, les brocantes, les petits villages. Parce que bien entendu, même pendant ces voyages, on veut partager nos trouvailles en ligne. Et je trouve qu'on a retrouvé cette sensibilité pour apprécier nos cultures locales. Il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas si longtemps, la pandémie du Covid a bloqué nos frontières et ça a aussi bien motivé le mouvement à s'installer sur le long terme. Pourquoi adopter le slow travel ? Il se pourrait que malgré cette introduction, vous ne soyez toujours pas convaincu et que le terme galvaudé vous refroidisse toujours. On pourrait résumer le slow travel en trois piliers, en trois bonnes raisons de l'adopter si vous préférez. Donc je vous les cite et vous réfléchissez. Quel argument vous convainc le plus ? En un, j'ai noté la connexion locale. En gros, l'objectif, c'est de créer des liens avec les habitants, de comprendre leur tradition et de soutenir l'économie locale. Les marchés, les petits artisans, les commerces de quartier. En deux, j'ai noté la durabilité. Parce que c'est une réponse directe au surtourisme et à la crise climatique aussi. Voyager plus lentement réduit logiquement souvent l'empreinte carbone. En prenant le train plutôt que l'avion, en faisant des séjours plus longs au même endroit. Et en troisième position, et ça c'est vraiment l'argument qui personnellement m'a fait plonger pour le slow travel, c'est le bien-être mental. Le mouvement du slow travel s'oppose au stress des itinéraires surchargés. Il encourage la déconnexion numérique et il favorise une véritable présence au monde. Vous êtes vraiment dans l'instant présent. Et vous pouvez lâcher prise. Donc voilà, déjà j'espère que ces trois piliers vous donnent un nouveau point de vue sur le slow travel. C'est pas quelque chose qui est réservé qu'aux ultra-écolos. Il y a plein de bonnes raisons de l'adopter. Donc là, on en vient à la question. En quoi c'est pas là ce mindset, le slow travel ? Eh bien, écoutez, j'aime beaucoup parler de ce sujet. J'ai d'ailleurs bien développé dans un autre épisode qui est le retour aux sources. si vous voulez l'écouter juste après. D'ailleurs, n'oubliez pas de vous abonner et de mettre une petite note sur l'émission pour continuer de faire progresser la communauté dans les classements. Pour moi, le slow travel, c'est du luxe parce que ça permet à la fois de valoriser la culture et l'économie locale que prendre le temps de, déjà par définition, c'est du luxe. Et souvent, ce mode de voyage s'est associé aux grands terres, à l'espace. Aujourd'hui, les populations plus fortunées commencent un peu à aller à contresens, notamment en se reposant à la montagne l'été et à la plage pendant l'été indien. Les palaces commencent vraiment à instaurer des ouvertures à l'année, même en station ou en bord de mer. Parce que, précisément, le luxe, c'est aller à l'encontre du tourisme de masse, recréer le gap. Et en multipliant les lieux de voyage, en réduisant les transports, on croise moins de monde et on profite mieux de la paix. C'est aussi placer une grande intention, dans le fait d'observer un paysage, de marcher au bord de l'eau, de lire un livre, d'apprécier un bon vin, insuffler du sens et apprécier chaque rituel comme si c'était le dernier. Et c'est exactement l'art de vivre que j'essaye de transmettre avec Palace Mindset. Donc voilà, le slow travel, ça prend bien tous ces éléments en compte. Ça répond à nos besoins sociétaux actuels et l'impact ne peut être que positif. D'ailleurs, en ce moment, je lis le livre César Ritz, La vie d'un hôtelier de légende. À l'époque, je parle fin 19e siècle, début 20e, le voyage lent, c'était par nécessité. On n'avait pas le choix. Bien que le train était une révolution, le voyage en lui-même, ça restait une épopée. Traverser la Suisse en train à vapeur ou à bord des premiers wagons électriques prenait une journée entière, là où nous mettons deux heures aujourd'hui. Et comme il fallait rentabiliser, je pense par exemple aux touristes britanniques qui allaient sur la côte, aux Allemands qui se rendaient en cure au bord de lacs, les séjours étaient longs. Parfois un mois, parfois toute une saison. Donc on adoptait l'art de vivre local, on profitait de chaque chose simple que le lieu avait à offrir. En plus, la déconnexion était automatique puisqu'on était informé des nouvelles par télégramme ou par courrier, donc on n'était pas accroché à son téléphone. Les voyageurs étaient obsédés par les bains et leurs bienfaits, les malades profitaient du grand air, on faisait des sorties à cheval. Les pique-niques, de grandes lectures. Et les palaces poussaient naturellement dans ces endroits magnifiques où les paysages et la lumière comptaient bien plus que la chaleur, du soleil ou les distractions. Et tout ça, il ne tient qu'à nous de se le réapproprier. Et l'ironie, c'est que dans notre société actuelle, c'est maintenant qu'on en a le plus besoin, non ? Alors comment moi, au XXIe siècle, je pratique le slow travel ? Peut-être que vous avez déjà des idées aussi de votre côté ? Quand j'étais dans le sud de la France, j'ai choisi de faire une saison à Saint-Trope, dans l'un des plus beaux palaces de la côte, et ça m'a permis de me poser mes valises dans ce village pittoresque pour environ six mois. Ça a complètement brisé les stéréotypes qu'on avait pu me partager sur l'endroit. J'ai découvert les plages cachées, le marché, Ramatuelle, Pamplonne, les restaurants des locaux, les terrains pétanques au milieu des vignes. Et je suis tombée amoureuse de Saint-Tropez. Chaque journée où je ne travaillais pas, c'était une bonne raison de visiter. J'ai aussi étendu mes excursions dans l'arrière-pays du Var et sur toute la côte. J'ai eu l'occasion de dormir dans de très beaux hôtels de la côte d'Azur via mes contacts sur place. À Paris, grâce aux moyens modernes comme Staycation ou mes relations d'amitié, j'ai pu dormir dans des palaces iconiques. Et je travaillais à cette époque au grand contrôle à Versailles. J'ai profité de ce temps précieux pour partir en Normandie, dans la Loire. Maintenant, je vis à Lausanne et je continue de pratiquer ce tourisme local, si on peut appeler ça comme ça. Je peux dire que j'aime presque autant la Swiss Riviera que la French Riviera. En fait, je m'imagine toujours les voyageurs d'autrefois, en 1880, qui se baladaient avec leur chapeau au bord du Léman. J'ai dormi dans des institutions passant... 48 heures de rêve face au lac à Montreux, alors que ce n'est qu'à 20 minutes de chez moi. J'ai séjourné aussi à Genève, pour en profiter de bon matin et me sentir dépaysée, sans aller trop loin. Et récemment, ça vous a fait réagir. J'ai emprunté le Golden Pass Belle Époque, un train somptueux, j'ai pas d'autres mots, qui relie Montreux à Zweizimund. Je vous raconte ce beau voyage d'un jour. En partant de Lausanne, je prends le train classique. Et c'est magnifique. C'est pour moi la plus belle section du réseau ferroviaire. Ah mais les vues sur le lac sont exceptionnelles. On voit les nuances de turquoise en contrebas, sous les vignes du Laveau, qui d'ailleurs sont classées au patrimoine de l'UNESCO. Plus loin, il y a la France et les sommets enneigés des Alpes. Et puis finalement, j'arrive à Montreux. Et là, je sors du train, je vais tout au bout du quai, un peu caché. Et je reconnais tout de suite les wagons de la compagnie Mob, le montreux Oberland bernois, d'un bleu roi magnifique. Mais en plus d'être beau, ce train a une histoire. Dès le milieu du XIXe siècle, alors que l'Europe se couvre de rails, la Suisse doit relever le défi des Alpes. En fait, là où les... pleines permettent des lignes droites, le territoire alvétique impose des courbes serrées et des pentes vertigineuses. C'est donc dans ce contexte un peu particulier que naît la compagnie Moeb au début du XXe siècle. Elle était apparue par Tronçon entre 1901 et 1912, et cette ligne était pionnière en choisissant la traction électrique dès ses débuts, qui était franchement une nécessité pour franchir les dénivelés entre la rivière A et les sommets bernois. Oui, parce qu'à l'époque... On se contentait de locomotives à vapeur, mais elles s'essoufflaient en côte en fait, elles n'arrivaient pas à grimper. Le réseau suisse s'est ainsi distingué par son morcellement intelligent, de grandes lignes à voie « normales » pour les plaines et des lignes à voie étroites pour s'insinuer au cœur des montagnes comme celles menant à Stade. D'ailleurs, c'est là que je m'arrête. Dans les années 1930, pour rivaliser avec les grands trains de luxe européens, Le mob lance le Golden Mountain Pullman Express, des voitures destinées à une élite cosmopolite. L'actuel train en belle époque dans lequel je me situe, qui date seulement de 2005, c'est l'héritier direct de ces wagons très élégants, qui conservent l'esthétique un peu Orient Express avec ses boiseries et ses dorures. Ce mélange de nostalgie historique et d'innovation fait du système ferroviaire suisse un modèle de précision. et de résilience. Je m'installe donc dans ce wagon impressionnant, consciente de l'histoire et des prouesses qui nous y ont mené. Le toit boisé et voûté, et des bulbes lumineux alignés en rangées comme pour border le passage, donnent une ambiance tamisée. Et quelques touches de dorure, naturellement, qui élèvent le décor et donnent l'impression d'être un grand voyageur dans le passé. En fait, ce sont les ranches bagages qui sont placées au-dessus des sièges, aux manches en laiton, qui tiennent des filets, que des matériaux nobles. Mais ce qui rend la rame si iconique, c'est cette jolie couleur turquoise des tissus, aux motifs damas ton sur ton de velours. Ça donne un coup de peps. J'adore parce que c'est plein de vie. C'est pas un vieux train poussiéreux qui est enfermé dans le passé. dans lequel on n'oserait à peine s'asseoir, vous savez. Et pourquoi les grands monuments art déco devraient être dédiés à d'autres époques ? Comme si aujourd'hui, on ne méritait plus d'avoir de grandes fresques et des œuvres artisanales magnifiques. Alors je décide d'en profiter pleinement. Et vous savez que j'apprécie mon confort. Eh oui, c'est pas la semaine 7 ici. Alors comme il n'y a pas de service à bord de ce train, je prends soin d'apporter une bouteille de vin blanc. Du chasse-là, c'est page locale. Et quelques olives. C'est quand même une belle occasion de trinquer, non ? En plus, ce jour-là, je fête les 4000 abonnés sur Insta. Quelle joie ! Merci encore à vous tous de me soutenir. Et rejoignez-moi sur Insta si ce n'est pas encore fait. La communauté grandit et vous êtes de plus en plus à m'envoyer vos retours par message. Si vous saviez à quel point ça me touche, vraiment, j'adore. Je n'ai pas ramené l'Anna Blanf, mais franchement, j'ai failli. Par contre, tenez bien votre verre, parce que je vous rappelle que le train grimpe et évolue en toute sinuosité. Et puis, j'arrive à Stade. C'est la fin de la saison ici. Les grands palaces ont déjà fermé leurs portes avant de réouvrir pour l'été, parce que comme on en parlait avant, la montagne s'apprécie de plus en plus en été. C'est le grand retour des vacances en altitude. Le village est calme. Les façades des grandes boutiques sont magnifiques, infusées de l'esprit des lieux tout en respectant leur propre identité. Les boiseries sont taillées avec grand soin et les fresques colorées ont été peintes à la main. Oula, je vous fais presque un carnet de voyage là. Récemment, le week-end dernier en fait, je suis allée visiter l'un des, si ce n'est le plus iconique des hôtels suisses. C'est d'ailleurs là-bas qu'Audrey Byrne s'est mariée, dans une petite chapelle. Et pour le rejoindre, ce fameux hôtel, niché sur une colline de la baie de Lucerne, J'ai emprunté le train, le bateau et le funiculaire. Et j'ai apprécié chaque étape de ce voyage, me projetant comme le personnage principal d'un rôle de voyageur, l'héritage de grands personnages du XVIIIe siècle. Je lis d'ailleurs La vie extraordinaire de César Ritz, rédigé par sa femme Marie-Louise, et le plus visionnaire des hôteliers, d'origine suisse, a fait ses preuves ici. à Lucerne. Alors la destination me fait écho à bien des niveaux. Je regarde le flot des vagues et les villas de milliardaires le long du lac, perdu dans mes pensées. Le temps semble s'être arrêté. Et puis l'excitation n'en est que multipliée, parce que je me suis bien gardée pour une fois de stalker les photos de l'hôtel sur les réseaux, qui d'ailleurs n'en dévoilent pas trop intentionnellement. Chaque pas, chaque mouvement de train, Chaque vague sur le lac ou rail du funiculaire parcouru me rapproche de cet hôtel de dingue. Inaccessible, caché, préservé. Un hôtel vraiment singulier. Et puis une fois sur place, c'est le coup de foudre. Je me sens comme James Bond qui rejoint une antre discrète mais splendide. Ça, c'est mon style de slow travel. C'est pas pour rien que Sophia Loren et son mari ont vécu là-bas pendant 13 ans, dans cet écrin magique. que je viens de vous décrire. Alors, convaincu ? Vous aussi, vous voulez vous y mettre au solo travel ? Honnêtement, j'ai beaucoup grandi à ce sujet. Vous m'en auriez parlé il y a quelques années. J'avoue, je n'aurais pas trop considéré la question. J'aurais imaginé un train inconfortable, une nuit en auberge de jeunesse, un trip ultra écolo. Et aujourd'hui, j'ai compris. J'ai mûri aussi. Et croyez-moi, j'ai déjà hâte de ma future expérience de voyage lent. Alors voilà, je vous livre quelques tips. Mes tips pour profiter du slow travel. Essayez de spotter des lieux magiques, proches de chez vous. Il n'y a pas de règles de rayons géographiques ou de temps de distance. Mais soyez curieux de ce qui vous entoure, dans votre ville, votre région ou votre pays. Valorisez vos voisins. Forcez-vous un peu à prendre d'autres moyens de transport, comme le train, le bateau, le vélo, le funiculaire, la marche, une barque. Lâchez la voiture, lâchez le métro. Profitez de ce temps. Un message que je veux vraiment vous passer, c'est prendre plus de temps pour voyager, ça ne veut pas dire sacrifier du temps. Sinon, on n'y trouve aucun plaisir. Si vous commencez à penser j'aurais pu y être en une heure, mais au final, voilà, j'en mets trois, ça marche pas. Utilisez ce temps à bon escient. Emmenez ce bouquin que vous n'avez jamais le temps de lire. Écrivez quelque chose de créatif. Écoutez votre podcast préféré. The Palace Mindset, par exemple. Jouez aux cartes avec vos proches. Apprenez une nouvelle langue. Trinquez lors d'un apéro, dessinez, faites de l'aquarelle, appelez vos grands-parents. Voyez ça comme une bulle dans l'espace-temps où vous êtes libre de toute responsabilité. C'est tellement rare de s'ennuyer et pourtant ça fait tellement de bien. Selon de multiples études, ça décuple la créativité, ça régule les émotions et ça apaise l'anxiété. Rien que ça. Dans notre société où nous sommes si surstimulés, c'est important de couper. Alors non, pas de TikTok à bord du train Belle Époque. Un autre conseil, c'est venez charger. Slow travel ne signifie pas voyage galère. Mettez-vous à l'aise. À l'aise de ramener un pique-nique, vos crayons, votre petit plaid douillet. Honnêtement, il n'y a pas de honte à installer votre espace à votre guise, si ça ne gêne pas les autres bien sûr et que ça reste discret. Souvent, sur toute ma génération, on est gêné de tout. Quand j'ai servi mon verre de vin dans le train pour Stade, j'étais stressée et j'ai vu arriver le contrôleur. Honnêtement, j'étais très nerveuse. Et vous savez ce qu'il m'a dit ? C'est génial, santé ! Voilà, tout simplement. Donc arrêtez de vous prendre la tête. Dernier conseil, n'organisez pas nécessairement le trip de l'année. Pratiquez le slow travel à petite dose, plus souvent, un week-end de temps en temps, et vous verrez que vous y prendrez goût. Alors, quelle sera votre prochaine excursion ? J'attends vos idées. N'hésitez pas à les commenter ou à m'écrire directement. Et puis, on se dit à bientôt. Bon voyage ! Merci d'avoir passé ce petit moment avec moi. Et surtout, rappelez-vous, la vie, est-ce que vous en faites ? Alors faites-en une expérience 5 étoiles. À la semaine prochaine, même heure, même endroit, dans The Palace Mindset. Bye !