Speaker #0Hello, hola, bonjour à tous et bienvenue sur ma chaîne de podcast Titi Safe Place. Je suis super contente de me lancer enfin dans l'enregistrement de ce premier épisode. Pourquoi je dis enfin ? Alors pour la petite histoire, ça fait littéralement 6 mois que je cherche à me lancer dans les podcasts et j'écris le script parfait que je commence et recommence sans arrêt avec la musique parfaite et le son parfait. Et ce soir, j'enregistre en n'ayant rien de parfait. D'ailleurs, pour la petite anecdote, hier, j'étais en train de faire les soldes et je tombe dans un magasin sur un micro pas trop cher et je me dis, bah tiens, je vais pouvoir l'acheter pour faire les podcasts et j'achète tous les câbles qui vont avec pour qu'il y ait une compatibilité numérique avec mon téléphone. Et ce soir, je suis en train de l'ouvrir sur mon lit et je m'aperçois que les câbles ne fonctionnent pas avec mon téléphone et que je suis obligée de l'enregistrer sans micro. Donc je suis désolée pour le son dégueulasse. Je vous promets que pour le prochain épisode, je trouverai une autre solution. En tout cas, je suis actuellement en califourchon sur mon lit, avec plein de câbles et de cartons autour de moi. Donc comment vous dire que le son n'est pas très fou, mais qu'en plus de ça, je n'ai aucun script de près ? Tout ce que j'ai fait, en fait, ne me convenait pas. Donc je me suis dit, tant pis, je vais me lancer et je vais raconter ma vie, comme ça, sans artifice, sans script, sans rien. Parce que finalement, c'est peut-être un peu ça aussi le but d'un podcast, c'est parler. Donc j'ai décidé de faire ce podcast pour vous raconter ma vie, vous raconter un petit peu ce que j'ai appris durant ces 23 ans d'existence, et peut-être espérer vous toucher un petit peu, faire en sorte que vous vous reconnaissez dans certaines situations, et que peut-être que vous aussi vous apprendrez quelque chose. Enfin, on verra. J'arrête de blablater, parce que oui, je sais que j'ai pas de script, mais il faut quand même rentrer dans le vif du sujet. Donc c'est parti, je lance le générique. Alors vous vous en doutez, mais à l'heure où j'enregistre ce podcast, je n'ai absolument aucune idée de quelle musique je vais mettre pour le générique. J'avais pensé d'abord à un truc style Totally Spice. J'aime bien la DA un petit peu Girls Girls, notes papillon rose, boules de disco, paillettes, bref, tous les trucs un peu fancy. Mais vous vous en doutez bien qu'il y a des droits d'auteur et que du coup je ne peux absolument pas utiliser cette musique à mon plus grand regret. D'ailleurs, je m'excuse parce que vous savez que j'aime les paillettes, les choses fancy et les boules de disco, mais je ne me suis absolument pas présentée. Donc, je m'appelle Tiffaine et j'ai 23 ans et j'adore raconter ma vie, j'adore le développement personnel. Donc, pourquoi pas en faire un podcast finalement, hein ? Dans ce premier épisode, je voulais parler du rôle de l'aînée et de la place qu'elle a dans une famille et en quoi ça impacte ses relations amoureuses, ce rôle qu'elle a à... tenir au sein d'une famille. Donc je ne sais pas encore comment est-ce que je vais parler de ça dans ce podcast. Il serait peut-être temps que je me décide. Mais je me suis dit que je pouvais tourner ça sous la forme de ce que mes parents faisaient quand j'étais petite et qui est assez toxique et comment ça a du coup impacté mes relations amoureuses. Où est-ce que j'en suis aujourd'hui ? Comment j'ai eu certains déclics ? Etc. Donc, let's go. Deuxième générique, ça mérite, parce que là, ça fait presque une deuxième intro. Ah, par contre, je dois quand même avouer, entre nous... que je suis un peu chat et de faire ce premier épisode, j'ai l'impression d'être toute nue devant une foule entière. Mais bon, il paraît que pour se détendre, il faut imaginer les gens devant nous en train de chier. Donc j'essaie d'avoir la vision un petit peu là. En tout cas, installez-vous confortablement. Là, je suis en train de me faire un masque. Il y a tellement de bougies autour de moi, on ne sait pas trop si l'ambiance est cocooning ou mission invoquer un esprit. Enfin bref, revenons à nos moutons. L'histoire commence en décembre 2023. Tiffen a le cœur brisé et se pose 10 000 questions. Pourquoi c'est si compliqué de s'aimer ? Pourquoi mes relations amoureuses sont aussi compliquées ? Comment on fait pour prendre confiance en soi ? Après des mois et des mois à avoir travaillé sur ces questions-là, Tiffaine a enfin quelques réponses. Stop, stop, stop, stop ! On arrête le suspense et je vous propose un retour en enfance pour comprendre tout ça. Avant toute chose, je tiens à préciser que oui, mes parents ont eu parfois certaines réactions ou comportements toxiques, mais tout va bien dans le meilleur des mondes, et spoil alert, j'ai survécu à mon enfance. Mais aujourd'hui j'aimerais parler du rôle que j'avais dans ma famille, de la place qu'on m'a faite en tant qu'aînée, et qui n'était pas facile tous les jours à tenir. Si vous voulez, c'est un peu un rôle que j'avais malgré moi, tant on a vu ça comme une qualité, on m'a vu plus tard comme une personne... indépendante, responsable, autonome, alors que c'est plutôt une étiquette qu'on m'a collée dès ma plus jeune enfance et que j'ai dû tenir jusqu'à présent. Phrase numéro 1 que tous les parents adorent sortir aux aînés, c'est « Tu es le ou la plus grande, tu dois comprendre » . Ça veut dire quoi cette phrase ? On demande à un gamin de 6-8 ans de comprendre, mais comprendre quoi au juste ? Et ça sous prétexte que tu es la plus grande ? Alors que tu as seulement 6 ou 8 ans et qu'à ce moment-là, tu ne comprends absolument rien de la vie. Ce que moi, je dois comprendre quand on me sort cette phrase, je dois comprendre les émotions des autres, de mes parents, de ma soeur ou de mon frère. Et je dois agir en fonction de ces émotions parce que je suis censée les comprendre. Et comme je dois comprendre, je dois agir en conséquence. Super, merci la responsabilité. Ce n'est pas comme si à cet âge-là, tu étais déjà capable de comprendre tes propres émotions. Merci. Admettons que tu dois t'adapter. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire aussi que tes besoins sont moins importants que les besoins du reste de ta famille. Et comme tu fais passer toujours les besoins des autres avant les tiens et que tu adaptes ton comportement en fonction de la réaction des autres, tu mets tes émotions de côté pour rentrer dans un moule pour t'adapter aux besoins des autres et tu es valorisé quand tu es une personne calme, raisonnable, autonome. Ça fait qu'en tant qu'inné, On te valorise quand tu as des comportements qui correspondent à ces adjectifs. Ça fait que quand tu cherches à t'exprimer, parce que oui, tu es un enfant de 6-8 ans, et que forcément tu as des émotions que tu ne sais pas encore légérer correctement, et que des fois tu as un trop-plein et que tu as besoin d'extérioriser, on te sort des phrases du genre « arrête de pleurer maintenant » , « ne nous gâche pas la journée » , dès que tu cherches à t'exprimer. Quand t'entends ce genre de phrase à ton plus jeune âge, t'as l'impression que tu es valorisé quand tu te tais et que c'est une mauvaise chose de s'exprimer ou de pleurer. Ça fait qu'un enfant qui entend ce genre de phrase va plus tard avoir beaucoup plus de difficultés à demander de l'aide parce qu'il ne sait pas identifier ses émotions, ni les comprendre et encore moins les exprimer. D'ailleurs pour la petite histoire, je me souviens que quand j'étais plus jeune... Je confondais la tristesse ou la colère. Je ne savais pas, en fait, quand je pleurais, ce que ça signifiait. Quand tu entends ce genre de phrase à longueur de journée, durant toute ton enfance, on ne se rend pas compte à quel point ça peut nous conditionner. Je pense que ça se dit. Moi, ça me plaît. Nous conditionner en grandissant. Si vous voulez, j'avais l'impression d'être valorisée uniquement quand je me taisais, quand je m'adaptais aux autres, quand je faisais passer les besoins des autres avant les miens. J'avais un peu l'impression d'avoir un déguisement dans lequel on m'a mis dès mon plus jeune âge. Et que quand je grandissais, le déguisement ne grandissait pas avec moi. Donc je n'arrivais pas à m'épanouir pleinement parce que je gardais ce déguisement qui me serrait et qui m'empêchait d'avoir des mouvements libres. Est-ce que tu as capté la métaphore ? Parce que oui, j'adore les métaphores,
Speaker #0Et c'est vrai que j'ai grandi dans une famille où la communication, ce n'était pas le point fort. Et encore, je suis très gentille quand je dis ça. Mais on ne m'avait pas forcément inculqué certains mots-clés qui étaient en fait hyper importants, du style la confiance en soi, l'amour propre. Et c'est vraiment des notions qui m'étaient totalement inconnues quand j'ai grandi. Dans ma tête, en fait, ça n'existait même pas. Et forcément, la manière dont j'ai été élevée a eu beaucoup de conséquences dans mes relations, que ce soit amicales ou plus, parce que j'étais quelqu'un qui était assez transparent, très facilement en retrait, qui n'arrivait pas, en fait, à trouver sa place, parce que dans sa famille, elle se faisait sa place quand elle se taisait. Donc vraiment, durant mon adolescence, en fait, je m'effaçais très facilement dans les groupes. Je ne faisais jamais la blague de trop, parce que sinon, ce serait trop la honte, trop gênant. Donc je ne parlais jamais. D'ailleurs, pour la petite anecdote, j'ai retrouvé en master une fille qui était avec moi au lycée et qui m'avait fait une petite réflexion en mode, ah ben, je ne pensais pas du tout que tu étais aussi ouverte, parce que quand tu étais au lycée, tu étais vraiment un fantôme. Alors, je ne l'ai pas du tout mal pris, mais c'est vrai que sur le coup, ça m'a un petit peu résonné. je me suis dit, bah ouais, j'étais clairement... un fantôme. Je pense que ça résume bien la situation. Bref, vous l'aurez compris, j'étais une SAF, sans amis fixes. Ha, rigole STP. Désolée, j'adore les effets sonores. Ce podcast est littéralement un freestyle. Un peu comme dans mes relations amoureuses d'ailleurs. Ha, tu l'avais pas vu venir cette transition, hein ! Vous voyez, comme j'ai pas préparé de script et que c'est tellement problématique, j'essaie de réfléchir par où je dois commencer pour décrire comment étaient mes relations amoureuses. C'est que ça commence pas bien là ! Mais commençons par le commencement. Je dirais que, première chose... J'avais un peu un choix inconscient de partenaire à sauver. Ça veut dire quoi, un choix inconscient de partenaire à sauver ? Choix inconscient, ça veut dire que, inconsciemment, je m'attachais toujours au même type de personnes. Et ce type de personnes, c'était des partenaires à sauver. C'est-à-dire, c'était des personnes qui étaient assez fragiles émotionnellement, qui étaient assez indécis, et qui, eux aussi, ne trouvaient pas forcément leur place. Et moi, j'intervenais en tant que bon sauveur, en tant que super-héros qui vient sortir ces personnes-là de leur fragilité émotionnelle. Le problème dans tout ça, c'est que ces partenaires-là, le plus souvent, ils n'ont pas demandé notre aide et ils ne veulent pas être sauvés. Peut-être parce qu'ils n'ont même pas encore conscience qu'ils ont besoin d'aide. À ce moment-là, j'étais plutôt dans l'optique d'aider quelqu'un pour me rendre utile et être... plus aimé parce que la personne me verrait comme quelqu'un d'indispensable. Si on fait le lien avec mon enfant, c'est vrai que j'ai eu un amour conditionné. Conditionné au fait d'être calme, d'être compréhensif et de m'adapter aux gens. Donc, en étant compréhensif envers ce genre de personnes, en les aidant, mes partenaires se rendraient peut-être compte que je suis utile parce que je suis toujours là pour eux et donc, ils m'aimeraient plus. Il y avait aussi ce côté-là de j'aide parce que j'aurais aimé qu'on m'aide aussi comme ça, peut-être à une époque, à une certaine époque, qu'on m'écoute plus. Et donc, je voulais être à l'écoute pour les gens. Le problème dans tout ça, c'est que je me suis épuisée mentalement à me rendre trop disponible pour quelqu'un. Spoil alert, je vais sortir une métaphore. Imagine que chaque individu se promène avec un boucle qui est plus ou moins rempli de billes. Et ce bocal est censé représenter l'énergie que tu as. Et en fonction des interactions que tu auras dans ta journée, il va être plus ou moins rempli. Parce que tu as des gens qui vont recharger tes batteries et d'autres qui vont te les épuiser. Et quand tu essayes de te rendre disponible pour quelqu'un qui ne ferait pas cet effort-là pour toi, c'est un peu comme si tu cherchais à remplir le bocal de l'autre personne. et que ce bocal avait un trou. Donc en fait, toutes les billes ressortaient par ce trou. Donc c'est comme si c'était un puits sans fin. Et j'ai donc donné jusqu'à m'épuiser. Forcément, quand tu tombes sur des partenaires assez indécis ou fragiles émotionnellement, tu as tendance à jouer le rôle du pilier. Parce que c'est toi la personne la plus forte dans la relation, c'est toi qui vas donner à ton partenaire, et donc tu vas chercher à porter toute la charge émotionnelle du couple. Et donc tu vas forcément donner plus que recevoir. Donc ça rejoint un peu l'image du bocal où tu vas donner tous tes billes alors que ton partenaire en échange ne t'en donne aucune. Troisième idée qui rejoint un petit peu les deux autres finalement, c'est le fait de minimiser ses besoins. On aura une certaine retenue émotionnelle parce qu'on n'a jamais su exprimer nos besoins. Je ne sais même pas d'ailleurs si je m'étais vraiment posé la question de quoi j'avais besoin. Soit dit en passant, big up à toutes les personnes qui m'ont fréquenté de près ou de loin. entre autres les plans cul vous êtes vidés aussi, de vous avoir traité comme une personne problématique gratuitement sur ma chaîne de podcast. Souris, n'en souriez, je vous aime quand même. Mais bon, pas d'inquiétude, personne n'écoutera ce podcast. Bref, vous l'aurez compris, mes relations plus qu'amicales étaient plutôt problématiques et que j'ai donc pris l'initiative de me remettre en question. C'était un soir de décembre, au lieu de réviser mon partiel de droit des successions, que je commence à réfléchir sur ma vie. Et là... Petit bilan s'impose. J'ai essayé de faire des roulements de tambour, ça ne fonctionnait absolument pas. Et là, je me dis, deux ruptures qui se finissent exactement de la même manière. Est-ce que l'univers ne m'enverrait pas un petit message pour que je me remette enfin en question ? Parce que oui, vous êtes problématique, mais à un moment donné, si je tombe toujours sur ce même genre de personne, c'est qu'à un moment donné, il y a aussi un problème en moi. Et là, petite lumière tête. J'ai commencé par me demander... Mais quelle était vraiment la chose que je reprochais le plus dans ces deux relations ? Et la réponse est qu'ils ne me donnaient pas assez par rapport à ce que moi je donnais. Notamment, pas assez d'amour. Et je me suis dit, mais pourquoi est-ce que je leur reproche ça ? Qu'est-ce que moi, j'avais besoin de ressentir pour leur reprocher ça ? En fait, j'avais juste besoin... de me sentir aimée. Et comme je ne me sentais pas aimée, je leur reprochais cela. Alors qu'ils avaient beau me faire toutes les preuves du monde, rien n'était assez suffisant. Et c'est là que j'ai compris une chose, c'est qu'en fait, je leur reprochais quelque chose que j'aurais dû me reprocher à moi-même. C'est-à-dire que ce n'était pas à eux de combler... un vide que je ressentais à l'intérieur de moi. Ce n'était pas à eux de me faire ressentir de l'amour parce que moi, je ne m'aimais pas. Ils ne pouvaient pas m'aimer pour lui et pour moi. J'avais ce sentiment d'être utile que quand j'étais avec mon partenaire. Comme si, sans lui, je n'étais plus une personne à part entière. Et c'est là que j'ai réalisé quelque chose d'hyper important. C'est qu'à aucun moment dans ma vie, J'étais bienveillante envers moi-même, je m'aimais ou j'avais confiance en moi. Ça fait quand même un sacré choc quand t'apprends ça au bout de 22 ans d'existence. Tu te dis, punaise, 22 ans pour réaliser que la solution, c'est de s'aimer et d'avoir confiance en soi. Mais c'est la solution à tout finalement. C'est vrai que pour avoir une promotion ou même juste un nouveau job, pour réussir dans un domaine particulier, pour te développer, pour... de t'intégrer dans un nouveau groupe, tu as besoin de confiance en toi. Mais c'est super compliqué d'avoir confiance en soi et d'apprendre à s'aimer quand tu as eu des habitudes pendant 22 ans où l'amour propre et la confiance en soi, c'était vraiment deux mots inconnus. Donc là, il fallait changer 22 ans d'habitude. C'est comme si... Pendant 22 ans, tu as fumé et du jour au lendemain, on dit « Bon, maintenant j'arrête de fumer, c'est terminé, plus jamais aucune cigarette » . Ce n'est pas possible. La demande de reset son cerveau, mais d'une manière tellement puissante que vraiment il y avait du chemin à faire. Pour la petite histoire d'ailleurs, c'était tellement de petites habitudes qui faisaient que m'enfoncer encore plus. Comme par exemple, je passais devant un miroir. Je ne disais jamais quelque chose de positif sur moi. Voilà, toutes ces petites habitudes où je n'ai jamais pris l'initiative d'avoir un regard positif sur moi. Et c'est là que ça rejoint ma deuxième idée, c'est que notre cerveau, il joue un rôle énorme sur les croyances que l'on a. Par exemple, si tu penses que tu es moche et que tu ne vas attirer personne, c'est effectivement ce qui va se passer. Alors que si tu arrives... à prendre des habitudes qui vont te montrer que tu es belle, que tu es attirante, que tu crois en toi, que tu es rayonnante, ton cerveau va se mettre ça en tête et c'est ce que tu vas refléter à l'extérieur de toi. D'ailleurs, ça fait littéralement deux ans qu'on n'arrête pas de me dire mais tu as tellement glow up que vraiment changer son mindset, ça change absolument tout sur ton corps. Ce n'est pas des blagues quand on dit que le corps c'est le reflet de ton âme. Donc déjà pour commencer, J'ai essayé de redéfinir l'amour parce que j'imaginais vraiment l'amour comme un couple. Et ça s'arrêtait là. Je n'avais pas d'autre vision de l'amour. J'ai essayé de me dire que finalement l'amour c'est toute une variété de choses. C'est-à-dire que quand je suis avec mes amis et que je rigole avec eux, c'est aussi une forme d'amour. Quand mes parents font tout pour moi, c'est aussi une forme d'amour. Toutes les choses positives que je peux faire pour moi, tout le temps que je peux m'accorder, tout ce que je fais comme acte pour prendre soin de mon corps, c'est aussi de l'amour, mais envers moi-même. Donc en fait, il n'y a pas que l'amour comme dans un couple. Ensuite, je voyais surtout l'amour comme un sacrifice. C'est-à-dire que la personne m'aime si elle sacrifie son temps, si elle sacrifie son argent, son énergie pour moi. Sauf qu'en fait, c'est pas un amour très sain. Je dirais que mon love language, c'était surtout de rendre... des services. Sauf que finalement, il y a plein d'autres manières d'exprimer son amour envers quelqu'un. Et il fallait aussi que je comprenne que chacun avait sa propre manière de s'exprimer et que je ne pouvais pas uniquement voir l'amour sous cette façon-là. Par exemple, avec mes amis, on ne va absolument jamais se dire « je t'aime » , on ne va jamais être tactiles entre nous. Mais je sais qu'ils m'aiment parce que quand je suis avec eux, on passe des moments de très bonne qualité. Et je sais qu'on va se voir chaque week-end et c'est ce qui rend mes semaines meilleures. Donc finalement, ça aussi, c'est de l'amour. Même s'il ne me le dit jamais ou qu'il ne me le montre jamais. Je me suis aussi rendue compte que, justement, quand je les voyais, j'étais toujours de très bonne humeur et que je savais très bien répandre la joie. Que quand je suis vraiment dans mon cercle très proche d'amis, je deviens le clown de service. Voilà, il faut le dire. Et donc... Je me dis que c'est aussi ma manière à moi de répondre de l'amour. C'est de voir les gens que j'aime heureux. Si j'arrive à répondre de l'amour, pourquoi est-ce que je ne suis pas capable de me donner à moi de l'amour ? Vous avez trois heures. L'idée en fait c'est de savoir remplir sa tasse avant de remplir celle des autres. C'est de me remettre au centre de mon histoire et d'arrêter de faire passer mes besoins après ceux des autres. parce que... Je suis en fait le personnage principal de mon histoire et pas un personnage secondaire de mon propre film.