Speaker #0Hello tout le monde ! Mais comment je suis trop contente de vous retrouver aujourd'hui pour un nouveau podcast. J'espère que vous allez bien, en tout cas j'espère que vous l'aurez remarqué, mais j'ai trop la pêche cette semaine. Plusieurs raisons, bah déjà je vais à Paris ce week-end pour aller voir ma sœur, et en fait ça fait trop longtemps que j'y suis pas allée, que la dernière fois que j'y étais, j'avais trop de choses à visiter encore, donc j'étais presque déçue de partir parce que j'adore cette ville, je la trouve très riche culturellement parlant. Donc voilà, c'est l'occasion ce week-end d'y retourner et de faire une visite assez intéressante de Paris. Donc j'ai trop trop hâte. Et puis en même temps, il y a du soleil quoi. Le printemps est en train de revenir et il ne m'en faut vraiment pas plus pour être heureuse dans la vie. Vous savez pas j'ai fait quoi aujourd'hui ? Alors j'avoue, cette phrase n'est absolument pas française. Heureusement que je ne suis pas le créateur de la rousse parce que sinon il serait en sueur. Mais je me suis posée dehors au soleil. Sans aucune distraction. Juste, j'ai fermé les yeux. J'ai rien pensé. Rien du tout. Ma tête, elle était vide. Il n'y avait pas de musique, pas de téléphone. Juste moi et le soleil. Et je ne sais même pas combien de temps j'ai passé. Genre vraiment, je ne me suis même pas ennuyée. Je n'ai même pas compté le temps. Je ne me suis même pas dit, mais quand est-ce que c'est fini ? Non, juste, j'ai apprécié la paix. Et c'est là que je me dis, mais j'en ai fait du chemin quand même. Parce que si vous m'aviez vue il y a trois ans, j'étais pas comme ça. J'étais clairement le genre de fille qui avait tout le temps besoin de sortir avec ses amis. En plus avec mes amis, on est des gros fêtards, donc on s'alcoolise assez facilement. Donc toujours cette fille qui a besoin en fait de s'évader mentalement, en sortant avec ses amis, sortir de ses pensées. Et là, je me retrouve aujourd'hui, seule, sans aucune distraction et sans penser rien, sous le soleil. Vraiment, c'est lunaire pour moi. Je me dis, mais il y a trois ans, je me serais dit, mais comment tu fais pour rester aussi tranquille dehors sans rien faire ? Moi, je ne pourrais pas. Et aujourd'hui, c'est moi-même qui le fais. La vie est belle. La vie est belle. Bref, vous l'aurez compris. Aujourd'hui, j'ai envie de parler. du fait d'apprécier sa propre compagnie. Comment est-ce que j'ai réussi à le faire ? Alors que je reviens de très très loin, je vous le garantis. Et ce que ça a changé dans ma vie ? Alors comme je l'ai dit tout à l'heure... Il n'y a même pas deux minutes. À l'époque, j'avais tout le temps besoin de sortir pour voir des gens. Et pour comprendre pourquoi j'avais tout le temps ce besoin-là, je vous propose de revenir à la moi d'il y a trois ans, pour essayer de retrait dans ma tête. Première étape pour apprécier ma propre compagnie, se demander pourquoi... est-ce que j'avais tout le temps peur de me retrouver seule ? Qu'est-ce que je cherchais à fuir en réalité ? Alors je ne veux pas commencer à lâcher le grand discours de « Non, mais à l'époque, j'étais une overthink. Du coup, là, j'étais pire que ma girl. » Non, Mais c'est vrai, je pensais tout le temps. J'étais incapable de me poser et de penser à rien. Mais ce n'est pas normal, en fait. Je pense qu'on a trop normalisé. Le fait d'être tout le temps sursimulé, ce que je disais déjà dans mes autres podcasts, mais d'être tout le temps sursimulé à cause des réseaux sociaux. Et donc, on trouve ça bizarre de penser à rien. En fait, notre cerveau, il a besoin de temps en temps de penser à rien. Et j'avais peur, en fait, de me retrouver seule. Parce que quand j'étais seule, je réfléchissais beaucoup trop. Je pensais à trop de choses en même temps. Et en fait, mes pensées étaient souvent assez négatives. En fait, je devenais toujours malheureuse à la fin de chaque réflexion que je me faisais. Et donc, ça me faisait peur de me retrouver dans cet état-là. Et je cherchais tout le temps à fuir ce à quoi je pensais. Mais en décembre 2023, j'ai décidé qu'il y en avait assez. Je me suis dit, là ma cocotte, en 2024, tu vas affronter tes peurs et tes traumatismes. Tu vas affronter ce silence auquel tu n'étais pas habitué. L'objectif, c'était d'être confortable avec mes pensées. me dire, cool, je serai seule ce soir. Et pas, je suis seule, comment je vais faire, je stresse, il faut absolument que je trouve quelqu'un avec qui sortir. Parce que oui, à l'époque, je pensais comme ça. Mais là, ce n'est plus le cas, heureusement. Donc là, je me suis dit, ma cocotte, tu vas passer par une situation très inconfortable, mais c'est nécessaire pour avancer. Donc maintenant, tu vas te sortir les doigts des fesses et tu vas penser autant de temps qu'il le faudra. Jusqu'à que tu n'aies plus rien à penser et que tu te sentes bien en étant seule. Ce que j'avais fait pour commencer à ne plus avoir peur de me retrouver seule, je m'étais lancée à une sorte de défi où je me posais seule dans ma chambre, sans aucune distraction, pour me retrouver seule avec mes pensées, pour oser les affronter. Donc quand je dis aucune distraction, ce n'est même pas de la musique. C'est pas d'activité, c'est pas de film, juste moi et mes pensées. Je fais rien d'autre, je suis même pas en train de me limer les ongles, limite je regarde le plafond et je fais rien d'autre. Alors au début, je me souviens que même juste 2-3 minutes, je trouvais ça horrible. Vraiment, c'était interminable pour moi. J'avais l'impression que je passais 15 minutes à regarder le plafond, que mon chronomètre il s'était pas correctement activé, qu'il avait pas sonné et qu'en fait... Je m'étais fait douiller dans l'histoire et que je passais une heure de regarder le plafond. En fait, non, pas du tout. J'avais bien fait mes deux, trois minutes, mais juste, c'était interminable. Parce que j'étais incapable de rester seule à ne rien faire. Si vous voulez, j'étais trop habituée à être tout le temps simulée. J'avais tout le temps plein d'activités à faire. Par exemple, j'avais un job étudiant, je révisais, je voyais mes amis, je faisais du sport. J'avais une vie super chargée. En fait, le seul moment où je ne faisais rien, c'est quand je dormais. Donc techniquement, je faisais quelque chose. Donc en fait, je n'étais clairement pas habituée à apprécier juste le silence. Pour moi, c'était une perte de temps, c'était de la procrastination. Je ne pouvais pas me poser et ne rien faire. Donc là, c'était un sacré défi. J'ai commencé deux minutes, puis cinq, puis dix. Et maintenant, j'arrive à me poser de temps en temps 15-20 minutes. pour être seule avec mes pensées. Et en vrai, à l'heure actuelle, je ne pense même plus quand je me pose. Genre vraiment, je fais de la respiration, je me reconcentre sur moi, je me reconcentre sur l'instant présent, comment je respire, comment est-ce que je me sens durant ces minutes-là. Et en fait, c'est très agréable. J'irais même jusqu'à dire qu'en fait, c'est nécessaire quand tu as une journée super chargée. Tu te poses juste 10 minutes, ça t'aide à être beaucoup moins nerveuse et à te dire... En fait, à arrêter de penser tout le temps à la prochaine chose que tu vas faire. Juste, tu te concentres sur ce que tu es en train de faire. Donc, ça t'aide à te recentrer. Parce qu'avant, dès qu'il y avait un moment de silence, je scrollais sur mon téléphone, je mettais de la musique. En fait, souvent, moi j'adore la musique. Mais je me rends compte que j'en égoutte beaucoup moins qu'avant. Pourquoi ? Parce qu'en fait... À l'époque, quand je mettais de la musique, c'est que j'essayais de mettre du bruit dans ma vie parce que c'était trop calme. Il y a des jeunes qui écoutent autant de musique, c'est juste qu'ils ne peuvent pas vivre sans silence. Alors attention, je n'essaye pas de faire une généralité, mais je pense que la plupart des gens, c'est ça. Et c'était mon cas avant aussi. Donc en fait, dans un monde où on a normalisé le fait d'être sursimulé tout le temps avec les réseaux sociaux, c'était important pour moi d'apprendre à me... poser et de ne pas paniquer dès qu'il y a un moment de silence. Oser affronter les choses sans chercher de la distraction. À côté de ça, j'ai aussi remarqué que j'aimais pas me sentir seule et donc je cherchais tout le temps à voir des gens. Mais c'est pas pour autant que je me sentais entourée. Malgré toutes ces fois où j'étais avec des gens, je me sentais seule. Alors je me disais inconsciemment, je crois que c'était le déni, je me disais bah je sais vivre seule des fois, je suis seule. Et même quand je vais mal, je parle à la personne, je sais gérer seule. Je suis une personne indépendante. Mais en fait c'est pas du tout ça. C'est pas parce que t'es seule que tu sais vivre seule. Enfin je pense qu'il faut faire la différence entre une solitude subie et une solitude choisie. Parce qu'une solitude choisie... Globalement ça va te recharger alors qu'une solitude subie ça va te vider. Donc il fallait absolument que je change ma vision de la solitude, c'est-à-dire que la solitude, ce n'est pas quelque chose de négatif, ce n'est pas quelque chose d'ennuyant. Ça peut être parfois très agréable et nécessaire, en fait, pour recharger tes batteries sociales. Je sais que, des fois, maintenant, j'ai besoin d'être seule, et quand je suis seule, après, je suis encore plus contente de voir mes amis. Parce que des fois, en fait, ils m'énervent, comme tous les gens que t'aimes, forcément, ils t'énervent à un moment donné. Quand je n'ai pas eu cette soirée seule, je ne supporte plus ce qui m'énerve chez eux. Donc en fait, c'est important de recharger ses batteries. Donc voilà, résultat de tout ça, c'est que maintenant, je n'ai plus peur de me retrouver seule. Après, je pense qu'il y a plusieurs manières d'apprécier sa propre compagnie. Et il faut un peu toutes les mixer. C'est-à-dire que ce n'est pas en fixant le plafond pendant 10 minutes. deux fois par jour que tu vas commencer à apprécier automatiquement ta propre compagnie. L'idée, c'est juste d'affronter ce silence et de ne pas avoir peur de se retrouver seule, ne pas avoir peur d'être dans une situation inconfortable. Mais à côté, c'est important d'apprendre à prendre du temps pour soi. C'est-à-dire qu'en décembre 2023, je m'étais fixée comme objectif de faire au moins une soirée dans la semaine où je prends soin de moi. Donc ça va être par exemple regarder un film, me faire à côté un masque pour le visage, un soin pour les pieds ou juste faire une exfoliation du corps. Mais bon, parce que moi j'adore la skincare, mais ça n'a pas forcément besoin d'être ça. Je ne sais même pas si c'était français ce que je viens de dire, c'est catastrophique. Mais ça peut être une journée shopping aussi ou une séance de sport. Tant que tu te retrouves à un moment donné seule et que tu prends du temps pour toi. En fait, ça compte. Je pense que tout est bon à prendre. Et même ça, à l'époque, c'était super compliqué. Parce que, comme je vous l'ai dit avant, je suis toujours dans un groupe de... Enfin, je suis toujours, c'est toujours mes amis et ça ne changera pas. Mais mes amis sont extrêmement festifs, en tout cas plus à l'époque, et on sortait tous les soirs. Et donc, je ne prenais jamais ce temps pour prendre soin de moi. Parce que je sortais. Et ça fait aussi que j'attendais tout le temps les autres pour faire quelque chose. C'est-à-dire que si j'avais envie de faire du sport, j'attendais mes potes pour aller faire du sport. Si j'avais envie de partir en voyage, j'attendais mes amis ou mon ex pour partir en voyage. Sauf qu'en fait, j'ai décidé d'arrêter d'attendre les gens pour faire quelque chose que j'aimais. Si là, demain, j'ai envie de dessiner, j'ai envie de... peindre parce que oui j'adore les activités manuelles je vais aller acheter de la peinture je vais aller acheter un tableau et je vais le faire j'ai pas besoin de chercher quelqu'un avec qui le faire et ça a aussi été quelque chose que j'ai fait dans les voyages c'est à dire que à l'époque j'attendais mon ex pour partir en vacances mais quand il avait pas d'argent ou pas le temps, bah je partais pas en vacances non plus, sauf que là aujourd'hui, si j'ai envie d'aller en Écosse Je pars en Écosse. Si j'ai envie d'aller à Paris, je pars à Paris. C'est ce qui est arrivé d'ailleurs. Je suis partie une semaine en Écosse. Et franchement, c'était trop stylé. Et c'est pareil pour Paris. Je n'avais trouvé personne avec qui y aller. Je me suis retrouvée toute seule. Mais en fait, je me suis dit, je suis bête de ne pas l'avoir fait plus tôt. C'était incroyable. Et j'ai pris ce temps-là pour moi. En fait, j'étais fière de moi parce que je n'avais pas peur de me retrouver seule. Et je l'ai fait parce que j'avais envie de le faire. Depuis quand on a besoin des gens pour faire quelque chose qu'on aime ? Il faut normaliser le fait d'aller au resto seul, de voyager seul, de faire du shopping seul. Bref, il faut normaliser le fait de se retrouver seul. C'est OK. Et donc, ce que j'ai fait pour 2024, c'est que je me suis créé une liste de 55 activités à faire toute seule. Donc, comme vous l'aurez compris, 55 activités parce qu'il y a 55 semaines. Donc une activité à faire seule par semaine. Il y en a pour tous les budgets. Globalement, un exemple, des activités pas chères, j'avais prévu d'aller au parc de ma ville pour me faire un pique-nique quand il y a du soleil. Tu peux te faire un pique-nique, tu peux faire un truc encore moins cher, tu peux écouter de la musique, tu peux aller dans un musée, parce que j'adore les œuvres d'art. Et globalement, il y a beaucoup de musées qui sont gratuits. Donc c'est pas cher non plus. C'est gratuit en fait même. Tu peux aller au spa. Bon, c'est un peu plus cher, mais voilà, il y en a vraiment pour tous les goûts. Et pareil, j'avais fait comme activité d'aller chez un fleuriste parce que j'aime beaucoup les fleurs et j'aime bien qu'on m'en offre, mais je ne vais pas attendre que quelqu'un m'en offre. Si je veux un bouquet de fleurs, je vais chez le fleuriste et je me fais mon bouquet de fleurs. Je n'ai pas besoin que quelqu'un me l'achète. Que quelqu'un le fasse pour moi. Donc j'ai arrêté d'attendre les autres. Et j'ai commencé à faire beaucoup plus de choses toute seule. Pour me rendre compte qu'en fait, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Et la meilleure compagnie qu'on aura, ce sera toujours la nôtre. Et au début, j'avais peur de me retrouver seule. Mais aujourd'hui, je me dis, j'ai trop hâte de me retrouver seule. Et de faire ma petite activité. Que ce soit de... peindre, d'aller au cinéma. J'adore me retrouver seule. Et ça rejoint un petit peu le troisième défi que je me suis lancé, c'est-à-dire que quand je fais des soirées seule, ça veut dire que je refuse des soirées avec mes amis. Parce que comme je vous l'ai dit avant, on sortait très très très souvent. Et m'accorder ce temps pour moi... C'est refuser d'en accorder pour mes amis. S'offrir cette soirée seule, c'était dire non à une soirée avec les autres. Donc le troisième défi, c'était de me privilégier aux autres. C'est de me choisir au détriment de mes amis. Alors là, tu peux te dire, mais t'abuses, c'est qu'une fois par semaine et tout. Tu vas pas me dire que c'est dur de s'accorder ce temps-là une fois par semaine. Pour moi, c'était compliqué. Pour moi, c'était très très compliqué de faire... passer ma personne avant les autres. Et je pense que c'est parce que j'avais peur de ce qu'ils pouvaient penser quand je refusais de sortir. Je pense que j'avais peur qu'on me dise « Oh mais t'es pas fun, tu sors plus, t'es devenue une mamie à boire des tisanes. » En fait, ils se rendent compte que c'est tout aussi fun sans moi et que je ne suis pas forcément nécessaire à la bonne ambiance du groupe. J'avais peur de rater quelque chose, que quand je reviens à une soirée, qu'on me dise « Oh bah t'étais pas là, t'avais qu'à être là si tu voulais comprendre la blague » . Voilà, j'avais peur de louper une ref. Et donc c'était compliqué au début. Je pense que je stressais au début de ne pas sortir avec mes amis et de les voir tous ensemble. J'avais vraiment peur en fait qu'on ne m'aime plus parce que je ne sors pas. Sauf qu'en fait... Quand je prends du recul maintenant sur la situation et quand je repense à ma manière de penser avant, je me dis, les personnes qui tiennent vraiment à toi, ils ne vont pas disparaître parce que tu prends du temps pour toi. C'est ridicule de penser que les gens vont moins t'aimer parce que tu n'es pas sortie. Je pense qu'on a tous un petit peu cette pression sociale de se dire quand tu es en soirée, mais si je ne bois pas, je vais peut-être moins m'amuser que les autres. Si je ne sors pas, je vais être la casanière. Il faut que je sorte de temps en temps. Il faut que je fasse une apparition pour que les gens voient que je ne suis pas morte. Ça arrive de penser comme ça de temps en temps. Mais je trouve ça un petit peu triste de le faire pour les autres. Donc en fait, j'ai essayé d'arrêter de chercher l'approbation des autres et de me reconcentrer sur moi. L'objectif, en fait, c'était de me remettre au centre de ma vie et de ne pas faire attention à ce que les autres pensent. C'est-à-dire que de faire les choses parce que j'avais envie de les faire et pas parce que les autres me demandaient de le faire. En fait, là, demain, je vais en soirée. Déjà, si j'ai envie d'y aller et si je ne bois pas et que je me prends des réflexions en mode « Bah, t'es tisane, t'es sérieuse, tu ne bois pas, t'es pas fun. » Ouais, bah ouais, je ne bois pas. Ouais, je suis pas fun peut-être. Et alors, qu'est-ce que tu vas faire ? Si j'ai pas envie de boire, je bois pas, c'est tout. Pareil, si j'ai pas envie de sortir, ouais, je suis dans mon lit, je suis en train de regarder un film avec une tisane, c'est peut-être grand-mère pour toi, et alors, je m'en fous. Si moi, j'aime cette soirée-là, qu'est-ce que toi, tu vas me dire ? Finalement, j'ai plus peur de rater une soirée avec mes amis parce que je me rends compte que si je le sors alors que j'avais pas forcément envie de le faire... c'est là que je vais rater. Je vais rater, en fait, une soirée que j'avais prévue avec moi-même. J'avais vu une vidéo d'un mec, donc c'est dommage parce que je ne me souviens plus de son compte TikTok, mais il disait sur TikTok, « Si tu hésites, c'est parce que tu as peur de ne pas plaire. » Et je trouve ça hyper intéressant comme phrase parce que finalement, il a raison. C'est-à-dire que si j'hésite à sortir, je vais me poser la question en bas. Pourquoi j'hésite ? Si c'est parce que d'un côté je suis fatiguée, j'ai envie de me retrouver seule, j'ai envie de prendre du temps pour moi, et que de l'autre j'hésite parce que il faut que je revoie mes amis, ça fait longtemps, et après ils vont penser que j'ai plus envie de sortir avec eux, c'est là que je me rends compte que oui, il a raison. Si j'hésite à dire oui, je sors, c'est parce que j'ai peur par rapport à mes amis. À partir du moment où je vais hésiter, je vais toujours me privilégier. Je vais toujours dire, non, je ne sors pas, je reste chez moi. Et je vais me reposer, je vais prendre du temps pour moi. J'essaye, en fait, de toujours me privilégier et de ne pas chercher, en fait, l'approbation des autres. Une fois que j'ai fait ces trois choses-là, donc que j'ai rempli ces trois objectifs, je me suis rendue compte que ça a changé beaucoup de choses. Bah déjà... Le fait d'être seul et d'apprécier sa propre compagnie Ça crée beaucoup de changements dans tes relations. C'est-à-dire que tu vas être forcément moins dépendant des autres. Parce que comme t'as plus peur de te retrouver seule, t'as plus besoin des autres. Les gens, en fait, tu vas les voir parce que t'as envie de les voir et pas parce que t'as besoin de les voir. Tous les gens, en fait, qui vont rentrer dans ta vie, ça va être un plus et pas une nécessité. En gros, je reformule juste ce que je viens de dire, mais... En fait, tu as conscience que ton temps est précieux. Et tu ne vas plus le donner à n'importe qui. Donc en fait, tu vas mieux choisir tes relations. Tu vas avoir beaucoup moins peur de dire non. Parce que peut-être qu'avant, tu vas dire « Ah, ce n'est pas fait pour moi, mais bon, vas-y, je ferme les yeux et tout. » Tu vas chercher à ignorer les red flags, par exemple. Ou le manque de respect. Tu vas essayer de fermer les yeux parce que... Si tu dis quelque chose, tu vas disputer avec la personne et du coup, tu auras peur de ne plus lui parler. Ce serait quand même dommage de ne plus lui parler parce que hormis ça, elle est cool. Mais en fait, non. Ose lui dire, va te faire foutre. Si la personne, elle te manque de respect, tu n'as pas besoin d'avoir peur de la perdre. Et ça, tu le sais quand tu es bien avec toi-même. Et comme tu arrives plus facilement à vivre seule, tu es beaucoup plus libre. Ce que je disais avant, c'est que si t'as envie de dire à la personne « va te faire foutre, tu me manques de respect » , tu vas lui dire « va te faire foutre » . Et tu vas beaucoup moins agir en fonction de ce que les gens vont penser. Tu vas te dire « j'ai envie de le faire, je le fais » . Et qu'est-ce que tu vas faire ? C'est toi qui va râler parce que je fais quelque chose ? Non, du coup. Tu fais plus les choses par obligation, parce que si tu refuses, ça se fait pas. Non, t'as envie de refuser, tu refuses. La conclusion de tout ça... c'est qu'en fait, tu n'acceptes plus n'importe qui et n'importe quoi dans ta vie. Donc le bilan dans tout ça, c'est oser être seul, oser vous retrouver seul avec vos pensées, prenez du temps pour vous, pour apprécier votre propre compagnie, reconcentrez-vous sur vous-même, privilégiez-vous aux autres. Si vous devez leur dire, allez vous faire foutre, dites-leur, allez vous faire foutre. Sur ces belles paroles, les amis, ce podcast touche à sa fin et j'espère que vous allez l'apprécier. En tout cas, j'ai adoré le faire. J'ai adoré. En fait, je faisais un petit bilan sur ma vie. Donc, j'ai adoré faire ce petit bilan. Parce que je crois que jusqu'à présent, je ne me suis pas rendu compte du chemin que j'ai fait. Je ne me suis pas rendu compte qu'en fait, j'adorais être seule. Alors qu'il y a 30 ans. Oh là là, je ne suis pas si vieille non plus. Il y a 3 ans, en fait, ça me stressait, ça me paniquait. Donc, je ne sais pas. J'espère qu'un jour, pour ceux qui n'arrivent pas à apprécier leur propre compagnie, vous allez oser faire ce travail sur vous-même pour l'apprécier. Et si vous n'êtes pas encore prêt, c'est ok. Je vous fais quand même de gros bisous et je vous dis à bientôt pour un prochain épisode.