Speaker #0Bienvenue à toi. Tu écoutes ton experte conseil, le podcast qui va te faire aimer la comptabilité. Je suis Marion Coste et dans la vie, j'aime les défis. J'accompagne aussi les entrepreneuses et particuliers en allégeant leur charge mentale grâce à mon expertise, ma proximité et surtout, surtout, mon authenticité. Tu l'as compris, je suis une experte comptable pas comme les autres, mais ici. Et pour toi, je serai ton expert conseil pour vulgariser l'entrepreneuriat et enfin le rendre accessible pour tous. Alors, installe-toi et profite de ce moment de légèreté. Salut toi ! Aujourd'hui, on va parler d'un changement majeur pour les entrepreneuses. Le changement peut-être le plus important pour leur vie, à savoir le passage de la micro-entreprise vers la société. Si tu veux, ça se compare carrément à une évolution Pokémon, tu passes de Pichu à Pikachu, voire même directement à Raichu, en fonction de la forme juridique que tu choisis. Parce que, rappelons-le, quand t'es en micro-entreprise, c'est très simple. C'est... très simpliste. C'est justement la force de ce régime fiscal. C'est très simple. Tu déclares tout en fonction de ton chiffre d'affaires encaissé. Ta rémunération, c'est ton chiffre d'affaires encaissé, moins ton URSSAF et ton prélèvement à la source, si tu le prends directement. Et c'est tout. On oublie tous tes frais, toutes tes dépenses courantes. On oublie tout ça. On oublie aussi la protection de tes biens personnels, parce qu'admettons que, je ne te le souhaite évidemment pas, mais tu as un problème avec ta structure, tes créanciers pourraient venir te voir pour réclamer le paiement de leur facture en se saisissant sur ton argent personnel et tes biens personnels. Donc, ce n'est pas très sécurisant, on le sait tous. La micro-entreprise n'est pas très sécurisante sur ce point-là. Et forcément, le passage en société, que ce soit en EIRL ou en SASU, quand tu es tout seul et quand tu es plusieurs, si tu as des associés, si tu en profites pour t'associer en SRL ou en SAS, tu passes un gap au-dessus. Parce qu'on va te poser plein de questions. Qu'est-ce que c'est que Capital Social ? Tu veux quoi comme REM ? Où est-ce que tu vas domicilier ta société ? Etc. On te pose... plein de questions. Tu n'es plus tout seul, parce qu'en fait, avec le fait qu'on crée une société, on crée une nouvelle personne qu'on appelle une personne morale. Et ça, forcément, ça rajoute plein de choses. Il faut tenir un vrai compta, garder toutes ses factures d'achat, de banque, de vente, même si en micro, il faut le faire aussi, sur le principe, mais en tout cas, il faut tenir un livre de caisse, livre des dépenses, livre des ventes, etc. Alors, comment faire ? Déjà, je le dis toujours, à partir du moment où tu franchis le seuil de TVA, c'est le moment de passer en société. Pour rappel, le régime de franchise de TVA, c'est un régime en dessous d'un certain nombre de chiffres d'affaires qui dépendent de ton activité. En dessous de ce chiffre d'affaires-là, en dessous de ce seuil, tu ne payes pas de TVA et tu ne déduis pas de TVA. Tu n'as juste pas de TVA. Tu raisonne tout en hors-taxe, selon Claire et pas en TTC, en hors-taxe. C'est simple. Pour rappel, si tu vends des marchandises, ton seuil de base est de 85 000 euros et il est majoré à 93 250. Dit autrement, si deux fois deux années de suite, tu dépasses le seuil majoré, tu passes à la TVA d'office. Si tu es un prestataire de service, le seuil de base est de 37 500 euros et le seuil majoré 41 250. Encore une fois, si tu passes deux fois le seuil majoré des 41 000 euros, tu passes à la TVA de suite. Et une fois qu'on passe à la TVA, en fait... Pour pouvoir déduire la TVA, déjà tu appliques de la TVA sur tes factures, tu retires le petit article de tes factures mentionnant que tu es en franchise de TVA, donc tu te mets à collecter de la TVA. Et du coup, l'objectif du jeu, du nouveau jeu, ça va être de déduire un maximum de choses. Et pour déduire de la TVA déductible, ça va se passer sur présentation de facture. Et là, crois-moi, il va falloir que tu gardes toutes tes factures pour pouvoir déduire un maximum de TVA déductible. et payer moins de TVA. En tout cas, en pratique, c'est un peu le raisonnement que les personnes que je l'accompagne ont. C'est assez rigolo. Et forcément, tu vas garder toutes tes factures, ça va te rajouter de la paperasse et forcément un peu de charge mentale. D'autant plus avec le contexte qui est le nôtre en 2026, donc en septembre 2026, on a l'obligation de recevoir les factures au format facturation électronique de la part des grosses structures du type Orange, Free, SFR, AXA, non pas AXA, pas de facture, NJ, les... grosses structures. Ça, ça va aussi être un tournant pour toi. Entre nous, ça va simplifier la gestion des factures parce que en fait, tout passera par des plateformes. La seule chose, c'est que qui dit facturation électronique dit qu'il faut commencer à prendre une plateforme agréée. Tu t'immatricules auprès d'une plateforme agréée pour pouvoir réceptionner tes factures. Et généralement, les plateformes agréées, en tout cas, c'est comme ça que ça se passe sur le marché actuel, elles font... aussi outils de facturation conformes avec la facturation électronique. Donc ça te permet en plus d'être conforme et d'anticiper janvier 2028 où toi, comme moi, on devra passer et émettre nos factures au format facturation électronique. Tout ça pour te dire qu'une fois que tu as atteint la TVA, de toute façon, quitte à avoir plus de paperasse, autant déduire l'ensemble de tes frais. Donc, on passe à la TVA. On passe à la TVA et surtout, on passe en société. On évolue. En fait, il y a deux types de profils, des personnes qui se disent « bon, de toute façon, il faut que je passe en société, donc on y va » . Et elles y vont un peu la fleur au fusil, qui est très bien, si ce n'est que la première année de passage en société, c'est quand même une année un peu charnière, parce qu'il y a beaucoup de choses qui changent. Toi, tu auras malgré tout, et même si tu es de super bonne volonté, tous les réflexes de la micro-entreprise. Ce qui fait que ce ne sera pas du tout pratique pour toi. Tu ne comprendras pas certaines choses, tu ne comprendras pas certaines façons de faire. En plus, il y aura la TVA en plus, il y aura des échéances en plus, il y aura des contraintes en plus. Et crois-moi, j'ai en tête une cliente qui, je ne sais pas si elle me l'a déjà dit clairement, mais en tout cas, je comprends que ça la saoule, ça la saoulait et ça la saoule encore d'être passée en société. Parce qu'en fait... elle a l'impression de ne plus avoir de trésorerie, elle a l'impression de ne plus avoir de vie, elle a l'impression d'avoir que des contraintes, elle a l'impression de subir tout ça. Mais je pense que c'est parce qu'en fait, ce n'était pas préparé en amont. Et on a quand même une année assez déroutante, la première année, l'année où on passe de la micro-entreprise qui a un régime fiscal à la société, que ce soit en SASU ou en EIRL. Donc déjà, rappelons-le, en SASU et en EIRL, je te conseille, tu peux être en franchise de TVA, mais c'est là. absolument aucun intérêt, je te conseille de déduire tout ce que tu peux, si c'est ok pour toi. Évidemment, du coup déjà, il faut raisonner en hors-taxe, parce que tous tes prestataires raisonneront hors-taxe, et non pas en TTC, parce que quand on est assujetti à TVA, c'est-à-dire qu'on paye et on collecte la TVA pour le compte de l'administration fiscale, la vraie somme qui reste dans notre structure, c'est le hors-taxe. On oublie la TVA. La TVA, de toute façon, c'est pas pour nous, c'est pas à nous, c'est à l'administration fiscale. On est là. On est un collecteur, donc on prend l'argent et on le rend. C'est tout. Pas dit en passant, je te déconseille, si possible, d'opter pour la TVA à l'année. Le mieux, en général, je vous conseille de passer directement au trimestre. Ça permet de ne pas avoir une hauteur administrative d'une TVA au mois, qui est super lourde, voire lourdingue, mais quand même de ne pas avoir plein de cash sur le relevé bancaire, sur ton compte bancaire. te ferait croire que tu as plein de sous, alors qu'en fait, les trois quarts sont à l'administration fiscale, donc pas à toi. Mais ce qui change surtout, surtout quand on passe de la micro-entreprise à société, c'est le régime social. C'est bien, tu vas pouvoir cotiser pour ta retraite, tu vas pouvoir choisir ta rémunération, mais mine de rien, c'est pas évident et ça dépend aussi de la forme juridique que tu prends. Le cas classique, on a SARL d'un côté, Merci. ou EURL quand tu es tout seul, et de l'autre côté, la SASU quand tu es tout seul, ou la SAS. Et elles n'ont pas du tout, mais pas du tout, le même fonctionnement. Commençons par l'EURL. L'EURL privilégie en fait l'efficacité. En fait, tu raisonne en net en poche. Moi, je demande toujours aux personnes que j'accompagne, tu veux avoir combien net en poche ? Quel virement tu veux faire de long de ta boîte vers ton compte perso ? Le dirigeant de l'IRL, qu'on appelle aussi un gérant majoritaire, est affilié au régime des travailleurs non salariés, les indépendants en gros. Le régime des indépendants, en termes de retraite, il est très faible. Si tu es indépendant, tu auras une petite retraite. Après, ça dépend si tu crois ou non avoir une retraite un jour. Personnellement, je suis dans ma trentaine. C'est peu probable. Je ne m'imagine pas, en tout cas, toucher une retraite un jour, surtout vu le bazar qu'on entend actuellement. Et je suis un travailleur non salarié. L'avantage du travailleur non salarié, c'est que tu as des cotisations sociales qui sont assez faibles. Je donne toujours des échelles. Là, on est plutôt entre 40 et 50 % de ce que tu prends en poche. Tu vas le payer à l'URSSAF. Le vrai taux, les trois quarts du temps, c'est 42 %. Attention, pour avoir une sécurité d'un point de vue santé, d'un point de vue éventuelle retraite ou pas, il faut prendre des produits complémentaires, des produits du type prévoyance Madeleine, retraite complémentaire Madeleine, mutuelle Madeleine. etc. En fait, tu te constitues ta propre retraite. C'est un peu avec le système de capitalisation américain. En face de ça, on a la SASU ou SAS, où là en fait, clairement, tu as une protection sociale renforcée parce que le président, la présidente, c'est le fameux nom du dirigeant en SAS est assimilé salarié. En gros, tu as quasiment la même couverture qu'un salarié, sans compter le chômage, parce que pour pouvoir toucher le chômage, il faut prouver d'un lien de subordination, et si tu n'as personne au-dessus de toi, tu n'as pas de lien de subordination, donc ça t'oublie. Mais en gros, tu as le régime assimilé salarié, donc comme son nom l'indique, c'est comme si tu étais un peu salarié. L'avantage de ça, c'est que tu auras une super retraite si tu penses avoir un jour une retraite, parce que tu auras la même retraite que si tu étais salarié. L'inconvénient de ça, c'est que ça coûte cher. au niveau charges sociales. 50 à 80% de la rémunération que tu prends en est en poche. Mais c'est carré. L'avantage de la SASU, c'est aussi que tu prends, comme pour les salariés, tu prends ta rémunération. Aujourd'hui, on est le 26 février. Le 15 mars, tu as ton URSSAF correspondant qui est parti avec ton prélèvement à la source. En EURL, c'est différent. En EURL, c'est le même principe que le prélèvement à la source. L'URSSAF te demande des accomptes, soit trimestriellement, soit mensuellement, et je pense que tu l'as compris, pour le coup, je vais te demander de les verser mensuellement, ça fera beaucoup moins mal à ta trésorerie. Donc, ils te demandent des accomptes sur une base qui ne connaissent pas. Donc, actuellement, on est en février 2026, ils te demandent des accomptes sur ta rémunération 2024. Ils ne connaissent pas ta 25. Quand tu vas faire ta déclaration de revenu 2025 en avril-mai 26, ils vont connaître ta déclaration de revenu et tes vrais revenus pour 25. À partir de là, comme pour l'impôt sur le revenu, durant l'été, ils vont tout recalculer, ils vont te dire, en fait, tu as payé 100 de charges sociales sous forme d'acompte, sauf qu'en fait, je me suis plantée dans mes calculs, tu me devais 150. Donc les 50 restants, je te propose de les étaler entre septembre et décembre. Ça, c'est l'inconvénient majeur de l'EIRL, qui est qu'il faut constamment surveiller sa rémunération pour faire ce qu'on appelle des modulations de revenus, pour constamment prévenir l'URSSAF qu'ils prennent une mauvaise base de calcul, etc. Et si ce n'est pas anticipé et que ta rémunération fait un peu le yo-yo, tu peux avoir des grosses régularisations de charges. Et soyons clairs, ça fait du mal à ta trésorerie. Et c'est un peu anxiogène quand même. C'est vraiment ces deux sujets-là qui changent, en tout cas par rapport au volet social qui était mon sujet aujourd'hui. Et c'est important pour moi que tu l'aies en tête. Garde néanmoins en tête que pour les micro-entrepreneurs en prestations de services, le taux de cotisation sociale devrait atteindre 26,1% en juillet 26. Ça change à chaque texte de loi, oserais-je dire, car on le ressent énormément l'administration fiscale à ses caisses vides, donc ils sont en train de chercher un peu partout des fonds. Si tu es en micro-entreprise et que tu te questionnes, passage ou non en société ? Regarde ton montant de chiffre d'affaires, regarde si tu as franchi les seuils de la franchise d'OTVA, si tu franchis les seuils de franchise d'OTVA, passe en société. Parce que quitte à se rajouter de la paperasse, autant pouvoir tout déduire, pouvoir cotiser pour sa retraite sereinement et protéger son patrimoine. Parce que quand tu crées une URL ou une SAS, si tu es tout seul, ou une SARL ou une SAS quand tu as d'autres associés, Ton patrimoine personnel devient séparé de ton patrimoine professionnel, ce qui rajoute une sécurité qui n'est pas négligeable. Dans tous les cas, n'oublie pas, c'est ton business, tes règles, et moi je suis là pour t'aider à les écrire. Salut ! Un grand merci pour ton écoute. Tu l'as compris, avec ton expert conseil dans tes oreilles, l'entrepreneuriat devient enfin accessible pour tous. Alors, si tu as un projet ou une idée... qui dort depuis bien trop longtemps sur ton carnet ou dans ta tête, contacte-moi sur Facebook, Instagram ou LinkedIn pour enfin le rendre réel. Fais-toi ce cadeau ! Et si tu aimes ma créativité, dis-le-moi en me laissant un bon avis et un gentil commentaire. Nous, on se retrouve mardi prochain pour ensemble libérer ta charge mentale entrepreneuriale. À bientôt !