Speaker #0Bonjour ! Je suis trop contente de faire cette vidéo aujourd'hui, j'avais envie de, encore une fois, faire une sorte de bilan par rapport au fait d'être maman depuis un an. Comme l'indique très subtilement le ballon derrière moi. J'ai quand même des ressentis et tout, et je trouve que c'est intéressant de le partager. Si des personnes sont curieuses un peu de savoir ce que ça fait d'être maman, ou si ça pourrait parler à d'autres. Donc je suis jeune maman, enfin jeune... J'ai littéralement eu mon bébé à 29 ans, donc j'ai vu après que c'était l'année moyenne pour avoir son premier bébé, donc jeune maman je sais pas, je suis complètement dans la moyenne. Avoir envie d'avoir un enfant etc, j'ai jamais trop été la personne qui voulait un enfant à tout prix depuis qu'elle a 16 ans, j'ai jamais trop été comme ça, alors j'ai jamais voulu ne pas avoir d'enfant, ça c'est sûr mais... Disons que je me suis dit oui j'aurais probablement des enfants un jour mais c'était pas une envie intrinsèque profonde qui m'habite depuis toujours. Même si je savais que j'allais en avoir, c'était une évidence qui flottait autour de moi. J'ai déjà fait une vidéo qui raconte mon accouchement. Si encore une fois vous êtes curieux, ça vous intéresse et ça pourrait vous être utile dans le futur, n'hésitez pas à l'écouter. Donc mon bébé est né le 1er mai 2025, je suis donc devenue maman. Je ne me suis pas souhaité mon anniversaire de maman, mais je pense que je pourrais aussi souffler une bougie quand même. On ne va pas se mentir, ce n'est pas rien. Ce n'est pas rien. Donc, joyeux maman anniversaire à moi. Avoir un bébé, je le savais, ça allait provoquer un bouleversement, un tsunami, un ouragan, tout ce que tu veux. Ça allait retourner ma vie, je le savais. On s'en doute quand même, on entend des choses. Quand on a des gens autour de soi qui ont eu des bébés, alors moi j'ai pas eu trop d'amis qui ont eu des bébés, j'ai une de mes meilleures copines qui a eu un bébé un an avant moi, mais en fait c'est tout, globalement dans mon cercle d'amis je suis quand même une des premières, après je suis tata, donc je connais un petit peu les bébés on va dire, avant ça je connaissais pas du tout parce que moi je suis la petite dernière de ma famille donc j'ai toujours été assez étrangère aux bébés, j'aimais pas du tout faire du babysitting, je sais pas cette responsabilité de... D'être responsable d'un enfant qui n'est pas le mien en plus, ça me stressait énormément. Je n'étais pas du tout à l'aise. Après, je suis devenue beaucoup plus à l'aise en étant tata. Je voyais aussi que ça pouvait engendrer de la fatigue, peut-être des tensions, etc. Donc je l'ai vu. Mais le vivre, franchement, on peut être au courant de ce que c'est, mais le vivre, c'est quand même ultra différent. Tu peux être préparé, je veux dire, tu peux être préparé mentalement. Tu ne l'as pas vécu dans le corps, en fait. J'ai l'impression que tant que tu n'as pas d'enfant, tu ne l'as pas vécu vraiment. Tous les jours, c'est H24, 7 jours sur 7, ça ne s'arrête pas en fait. T'es maman et papa à vie. Il n'y a pas de retour en arrière, c'est un aller sans retour. Et c'est très bien. En fait, il faut être prêt à ce que sa vie change. Il faut être prêt à vouloir s'occuper d'un autre être que soi. Il faut avoir peut-être cette maturité. Il y a ce truc de, ouais, il faut être prêt quand même à prendre soin d'un petit être qui n'est pas soi et à se mettre un peu de côté. forcément en fait, surtout en tant que maman, en tant que porteuse du bébé, être enceinte, accouchée, le postpartum, etc. C'est quand même une grosse épreuve pour la femme. Franchement, je suis encore dedans. On ne va pas se mentir, ça ne fait qu'un an. Donc ouais, il faut être prêt à tout ça et en même temps, je veux dire, je n'ai pas envie, je ne vais pas être là, c'est dur, la maternité, machin, machin. Je veux dire, il y a les joies, les peines, c'est un condensé de vie incroyable. Mais voilà, il faut être prêt à vivre un bouleversement. Être prêt aussi peut-être à accepter un petit être dans sa vie, dans son cœur. Bon après de toute façon il rentre dans ton cœur, t'as pas le choix, c'est comme ça, il rentre par la porte, porte blindée, bam. Ah oui, très important, ce que je dis là c'est un témoignage, c'est ma vision des choses, mon vécu, mon ressenti. Je suis pas du tout du genre à donner des leçons, des conseils. Chacun fait comme il veut, chacun fait comme il peut, on n'est pas dans le jugement. Voilà, juste un retour parmi... Des millénaires de mamans qui ont été mamans. Je vis tout ce que les femmes ont toujours vécu. Je pense qu'il n'y a rien d'énormément nouveau. Mais ouais, je trouve ça cool qu'on se partage nos ressentis pour qu'on se soutienne, qu'on est ensemble. Alors, ce que j'ai ressenti quand j'ai accouché, c'est tellement un énorme bouleversement. Je veux dire, c'est quand même un peu un choc. C'est quand même un traumatisme. L'accouchement lui-même, c'est quand même énorme. Et d'un coup, on te donne un petit être. dont tu dois t'occuper. Comme j'ai dit, moi, je ne savais pas vraiment m'occuper de bébé, tu vois. Changer les couches, je n'ai jamais trop trouvé. Parce que vu que je suis la tata, je fais les trucs cools. Mais ce genre de trucs, je ne le faisais pas, j'avoue. Bref, c'est un exemple parmi tant d'autres. Mais il est tellement une petite chose fragile. Tu sais que son repère, c'est toi. Il y a vraiment, je trouve, tu éteins complètement le mental. Parce que de toute façon, tu es crevé. Et il y a un truc... C'est vraiment quelque chose d'animal, je trouve, qui est ressorti, en tout cas pour moi. Et quand on dit instinct... Alors je sais que souvent dit, il n'y a pas d'instinct maternel, c'est la société qui a construit ça, machin machin. Alors peut-être qu'il n'y a pas d'instinct maternel, comme je l'ai dit, moi je n'ai pas eu un instinct maternel qui vit en moi depuis toujours en mode je veux des bébés. Mais par contre, quand il est né, j'ai eu un instinct, c'est animal, je me sentais comme ce petit animal, ce petit être, qui est un humain évidemment, mais il a tellement des besoins vitaux. C'est tellement assez primaire en fait, c'est manger, dormir, faire caca, faire pipi, avoir besoin d'amour et de sécurité, voilà. Cinq choses ou six choses, vraiment il n'a pas besoin de plus globalement. Donc c'est très animal, il a besoin de te sentir, il a besoin de chaleur. En fait c'était instinctif, je me suis dit ok, je vais m'occuper de lui, ok, c'est mon bébé. Mon corps sait, mon corps sait avant ma tête. Aussi j'allaites, du coup j'allaites, j'ai allaité et j'allaites encore. A mes un an d'allaitement, on va le faire, parce que je suis quand même assez fière de ça, d'avoir tenu, je vais reparler un peu de l'allaitement, mais il a vraiment des besoins essentiels le bébé, et aussi c'est une communication qui s'installe, mais une communication non verbale, parce que tu peux lui parler, tu peux lui transmettre des choses par la voix, ça c'est évident, la compréhension elle est ailleurs, elle n'est pas dans ce que tu lui dis, c'est comment tu lui dis, ce que tu dégages, l'énergie que tu dégages, ce que tu transmets, etc. Et ça, c'est quelque chose, tu peux travailler dessus, il n'y a pas de souci. Mais en fait, c'est pour ça aussi que ça me fait penser à un animal, parce que ça me rappelle un peu cette communication que tu peux avoir avec un animal. C'est-à-dire que tout est dans l'énergie qui circule entre les deux, et ce qu'on peut dégager, et la sérénité que tu peux avoir. Ah oui, ça aussi, c'est peut-être quelque chose dont le bébé a besoin, une sorte de sérénité qui va avec la sécurité, évidemment. Bon, après, on fait ce qu'on peut. On peut être hyper angoissé par plein de choses. Et bien moi, j'ai plutôt globalement été... Alors ça aurait pu être différent, mais j'ai plutôt été globalement assez sereine, à me faire confiance. Et je crois que c'est très lié à ce truc animal. En fait, j'ai eu cette facilité à me dire, à ne pas trop me poser de questions mentales, et laisser un peu de côté toutes les réflexions, les pensées, et essayer de créer une relation avec mon bébé, dans la complicité, dans le contact. Et je m'identifiais énormément. pendant des semaines voire des mois aux gorilles, aux mamans gorilles aux mamans orangs-outans je suis tombée tout le temps sur des vidéos l'algorithme Instagram qui fait que quand tu vois un premier truc ça s'enchaîne tout le temps les mamans gorilles avec leurs petits au sang comme ça un peu voûtés je m'y identifiais tellement à elles je pense que maintenant un peu moins mais pour moi dans ma tête j'étais une maman gorille vraiment il y a aussi ce truc de petit animal qu'on observe quand on me demandait comment ça se passe les premières semaines et tout, je disais bye écoute, on apprend à se connaître, on s'apprivoise mutuellement. Et c'était vraiment ça. Alors lui, probablement qu'il me connaissait mieux que moi, je le connaissais en soi parce qu'il était dans mon ventre. Donc forcément, il connaissait mon odeur. Moi, il était dans mon ventre, donc on a forcément une connexion qui est évidente. Mais disons que pour moi, je suis son monde tout entier avec son papa. Mais ça aussi, c'est un sujet parce que la maman, forcément, elle l'a eu dans le ventre. Donc il y a une connexion instantanée qui se fait. Et le papa, c'est plus quelque chose à construire. Même si pour le papa aussi, c'est évident que c'est son enfant et qu'il ferait tout pour lui, il y a quand même, enfin en tout cas je trouve quelque chose de plus facile dans créer un lien avec son bébé, sachant qu'en plus j'allais être. Il y a aussi cette idée de créer, toujours dans ce lien, créer une communication unique qui est bien à nous. On prend aussi le temps d'instaurer, je veux dire, ça se fait, je ne sais pas, il y a quelque chose d'assez évident qui se fait au bout d'un moment, dans les gestes, au départ on est tout raide, il faut lui porter la main. porter la tête et tout ça, ça c'est hyper stressant. Comme je dis, les bébés, voilà, ça se fait vite en fait. On connaît notre bébé par cœur, il nous connaît, on a nos repères et ça vient petit à petit. En tout cas, moi, je l'ai ressenti comme ça. C'est comme ça que j'ai créé du lien avec mon bébé. C'est pas par le mental, par la pensée, etc. C'était vraiment quelque chose de corporel, d'animal. Il y a aussi cette impression de chez soi avec son bébé. d'infini de chez soi, quand on commence à avoir les regards, moi il était plutôt assez éveillé, assez vite, enfin je veux dire il ouvrait souvent les yeux, il a commencé à fixer assez vite, et quand il commence à plonger son regard dans le sien, notamment quand on allaite, je sais pas, il y a un truc qui se passe, il y a une connexion hyper profonde qui se crée genre vraiment on se plonge dans les regards et c'est trop beau ça, quand petit à petit il évolue et qu'il passe de l'animal au petit être humain, ça ça se renforce de plus en plus cette Je sais pas, il y a un truc, quand on se regarde, t'as l'impression d'avoir une familiarité, une intimité hyper profonde, une connexion, je sais pas, c'est bouleversant, genre... Tu ne peux qu'avoir ça avec ton enfant, je pense. Quand on a nos regards qui cliquent, et que je vois ces petites étincelles qui se créent dans le regard, et que je dois avoir la même, il y a un effet miroir. Et je pense aussi, il y a ce truc de, vu que c'est la chair de ma chair, et qu'il y a mes gènes, et les gènes de ma famille en lui, et ceux de mon copain, il y a un truc, une familiarité vraiment unique en fait, qui se crée. Et c'est vrai que quand je prends le temps de... D'avoir cette connexion avec lui, ça me dépasse, ça me bouleverse en fait. T'es pas prêt à cet élan de vie qui t'arrive dessus. Je dis souvent que c'est un shot de vie. Chaque jour, t'as un shot de vie. T'as un shot d'émotion, un condensé de tout ce que tu peux vivre. C'est tellement complexe. Surtout au début, tu peux vivre la joie, la fatigue, la peur, le désespoir, le bien-être. Il y a vraiment plein d'émotions qui viennent et je ne sais pas si vous avez vu le film Vice Versa. Tu sais, tu as le 1 où tu as des émotions, tu as genre 5-6 émotions. Après, l'enfant devient adolescent, donc tu as d'autres émotions qui viennent et il faut apprendre à gérer toute cette multitude d'émotions. Moi, j'ai l'impression que quand tu deviens maman, quand tu as un enfant, encore plus d'émotions qui arrivent. C'est bien plus complexe et ça se mélange. Et en même temps, il y a un truc qui se simplifie dans le sens où... Bah encore une fois c'est très animal donc ça ramène à des choses essentielles mais tout ce qu'on vit en une journée c'est... t'as l'impression de vivre 5 ans de vie en une et en même temps t'as l'impression que ta journée elle est super longue et en même temps t'as l'impression que ça passe trop vite. Enfin tu sais tout le monde te dit profites-en ça passe vite nanana et toi t'es là ohlala j'ai entendu ça 100 fois mais en fait c'est tellement vrai genre il évolue mais tellement vite je... ah genre quand je vois les photos quand il était petit quand je l'allaitais il était petit petit petit et maintenant il fait... 75 cm, il est hyper grand, il fait petit garçon. Je ne l'ai pas vu, je ne sais pas. Et pourtant, je suis avec lui aussi, peut-être que je le précise, mais je suis avec lui, là, je suis maman au foyer du coup, et je suis très contente d'être avec lui. Et du coup, je l'ai vu évoluer vraiment, littéralement, tous les jours. En fait, il grandit super vite, c'est exponentiel. Enfin, c'est impressionnant, vraiment. La vie, la chimie, la biologie, c'est incroyable. Il y a aussi ce truc de... Donc, il faut quand même un peu de temps pour... Déjà, pour connaître sa personnalité. Parce que les deux premiers mois, comme je dis, c'est quand même un petit animal, un petit orang-outou, un petit gorille, quoi. Il y a sa personnalité qui commence à arriver, à émerger, ça c'est sûr. Par contre, il y a un truc qui est sûr, c'est que même si on ne se connaît pas encore très bien, tu donnerais ta vie, c'est instantané, c'est évident en fait. Il y a un truc, il y a une évidence. En fait, c'est ça qui est fou. Pour moi, être maman, je trouve ça encore un peu abstrait dans le sens où me dire que je suis maman, je crois que j'ai encore un... Un truc qui se fait pas tout à fait dans mes neurones, il y a un truc à assimiler. Quand je me demande si je me sens maman, oui, bah oui, forcément, et en même temps, ça me paraît encore assez abstrait théorique, parce que maman, c'est ma maman, c'est pas forcément moi. En fait, je sens, ouais, qu'il y a encore, tout n'est pas encore complètement imbriqué, je sais pas si ça le sera un jour, peut-être quand même, j'espère. Par contre, il y a ce truc évident de, oui, s'il faut se jeter sous un train pour sauver sa vie, j'y vais, quoi. Ou s'il faut donner un rein... un organe ou je sais pas, tu vois ce truc de ma vie pour la sienne que je trouve toujours un peu cucu, bah oui non mais si c'est vrai y'a pas de question, y'a aussi cette question de responsabilité qui te tombe dessus et qui est quand même liée à ça, t'es quand même j'ai ma belle-sœur qui dit toujours qu'elle était sidérée, elle avait l'impression d'être dans un état de sidération, t'as une responsabilité une charge qui te tombe dessus, tu peux pas être prêt à ça j'ai l'impression, mais en même temps t'as pas le temps de te demander qu'est-ce qui m'arrive, de rentrer dans tes pensées de décrire, de prendre un moment pour toi Ciao ! Ou alors si, peut-être, si t'es aidé et tout, j'en sais rien. Mais moi, en tout cas, j'ai pas eu le temps. Parce que non, non, faut s'occuper du bébé. Monsieur a faim, monsieur a besoin de contact. T'as pas le temps de vraiment conscientiser ce qui t'arrive. Tu n'as pas le temps. T'es dedans, t'es dans la roue du hamster, t'es dans le rouleau compresseur. Y'a un truc où t'as pas le temps de l'assimiler, et en même temps, c'est complètement assimilé d'une autre manière, parce que tu sais que tu ferais tout pour lui. Ouais, en fait, c'est ça, c'est très ambivalent. Mais ça, de toute façon, tout le monde le dit, il y a une ambivalence quand t'es parent. Quand t'as un bébé, t'es content quand il dort. Parfois, t'es un peu plus... T'es à bout de nerfs et en même temps, tu l'aimes plus que tout. C'est inconditionnel. T'es trop content quand il est là. Quand il dort, t'es là, mais il est tellement mignon. Et quand il dort, tu regardes des photos avec son papa tout le temps. Alors lui, c'est le roi pour ça. C'est dur, mais tu le fais. C'est dur, mais en même temps, c'est évident. Et en même temps... tu te dis j'ai plus de vie, en même temps tu te dis mais j'ai jamais de la vie je voudrais revenir à ma vie sans lui enfin je veux dire c'est pas possible non bah non oui évidemment parfois t'aimerais être plus libre et t'aimerais faire des choses spontanément et faire une grasse matinée et te dire qu'est-ce que je fais aujourd'hui ou aller prendre le train et voir des amis ou j'en sais rien, évidemment tu peux plus faire ça, il y a ce truc de c'est ma vie maintenant et mine de rien je l'ai choisi et j'ai cette responsabilité envers mon bébé, la vie d'avant c'était la vie d'avant et elle reviendra pas parce que même si on dit mais les bébés les enfants après vont partir, oui mais j'aurai pas le même âge enfin je veux dire c'est pas pareil mais fine, c'est bien d'évoluer aussi en fait Moi je suis quelqu'un, bon encore une fois je suis une discrétion mais c'est pas grave, je suis quand même quelqu'un un peu dans... I'm not down to earth, tu vois. Ouais je suis un peu dans le cosmos quoi, parfois, je sais pas, je sais pas comment dire. Je suis pas dans le cosmos parce que je suis quand même aussi... Enfin je sais pas. Je suis pas la fille la plus terre à terre, rationnelle. Je trouve pas ça forcément évident d'avoir des objectifs, un objectif clair et m'y tenir pendant des années, je suis pas trop comme ça. J'ai des passions, j'ai des trucs qui changent, j'ai envie de faire ça, ça, j'ai du mal à être contrainte. J'aime pas qu'on me dise quoi faire, je suis sagitaire. C'est ça aussi qui est très ambivalent, c'est que j'ai un besoin de liberté qui est quand même... Qu'on me laisse être, voilà, j'ai besoin d'être, plus que j'ai besoin de faire, je pense. Et un bébé, ça focus, t'as un objectif, il est clair. Ça te donne un sens à ta vie. Même si tu fais pas un bébé pour avoir un sens à ta vie, il est là en fait. Et je pense que moi en fait, ça me fait beaucoup de bien. De sortir un peu de moi, de ne pas m'avoir moi comme nombril, comme centre du monde, d'avoir mon centre du monde qui s'est un petit peu décalé, je pense que ça me fait du bien. Et puis ça fait sortir des choses de moi, ça me fait évoluer, je découvre des choses sur moi, j'apprends sur moi en fait, j'aime beaucoup prendre soin. J'apprécie faire à manger à mon bébé, l'allaiter, lui donner le meilleur de ce que je peux lui donner, c'est quelque chose que je fais, que je ne me force pas à faire. Alors oui, il y a des jours où c'est plus dur, mais c'est quelque chose que j'aime bien faire en fait. Et découvrir sa personnalité, m'amuser avec lui, être complice avec lui, être, en fait voilà, il me permet d'être. Et en même temps de faire, d'être dans l'action, il n'y a pas une journée où je me dis, « Oh, je n'ai rien fait de ma journée. » Ben non, avec un bébé, ce n'est pas possible, tu t'occupes de ton bébé. Donc oui, il y a des journées où je n'ai rien fait pour moi. Même la plupart des journées, pour le moment, je n'ai rien fait pour moi. J'ai du mal à me remettre au sport, ce genre de trucs, c'est dur. Parce que quand je sors, en général, je suis en poussette. Je suis avec mon bébé, je suis en poussette. Donc quand je marche, je le fais pour moi, mais je suis aussi avec lui. La poussette, c'est mon déambulateur. Je suis tout le temps avec, je marche énormément. Ce qui fait aussi du bien. Si je peux donner un conseil, même si je ne donne pas de conseil, essayez de sortir tous les jours, un petit peu. Oxygénez-vous le cerveau. Je pense que c'est important. Même s'il ne fait pas beau et tout ça, quand on est tout seul avec son bébé, je pense qu'on peut devenir un peu fou si on reste cloîtré. Sortir, marcher, un quart d'heure, un minute, une demi-heure, si possible. Pour s'aérer, pour s'oxygéner, ça change tout en fait. Pourquoi je disais ça ? I don't know girl, I don't know. Il y a aussi ce truc de, je pense que tu développes un certain TDA. Troupe de l'attention. Ça c'est un truc aussi, mais mon cerveau j'ai l'impression d'être devenue bête. Alors bête, dans le sens intellectuel, j'ai beaucoup plus de mal à me concentrer. Pour le moment j'ai du mal à lire aussi. J'aimerais bien me mettre cet objectif de relire un livre par mois. Wow. Mais c'est dur, c'est dur de se concentrer. Parce qu'en fait déjà t'as peu de moments pour toi. Je préfère écouter quelque chose que lire. Je pense que de toute façon, c'est un peu un truc que tout le monde a, bébé ou pas. J'ai mon attention qui est un peu dispersée. J'ai l'impression que les parties de mon cerveau sont un petit peu dispersées et du mal à focus, vraiment ce truc. J'arrive à focus pour mon bébé, mais tout ce qui gravite autour, c'est un peu plus compliqué. Et cette notion de famille aussi qui se crée, ça aussi c'est tout un sujet, le couple, comment ça explose ton couple. Oui, si, tu passes de deux à trois, tu passes de deux à être une famille. Et si tu n'as jamais vraiment parlé de ça avec ton copain, de dire, OK, c'est quoi être une famille, machin, machin, ça met en lumière un peu des déséquilibres, des choses qui fonctionnent moins bien, qui sont un peu bancales dans le couple. Forcément, ça le met en lumière, en fait, parce que c'est un exhausteur de tout, un bébé. Il faut reconstruire plein de choses. En fait, ça déconstruit tout. Voilà, il faut recréer des fondations et tout ça. Et ça prend aussi du temps. Je pense qu'il ne faut pas paniquer. Parfois, c'est un peu dur, mais il faut se dire que ça fait partie du process, tout ça. Mais oui, c'est vraiment ça. Ça crée une autre dynamique. En plus, nous, on est loin des proches. On est en Suisse, à Lausanne, parce que mon copain a une opportunité professionnelle là-bas. Donc moi, en plus, je l'ai suivi. Vraiment, je suis tombée enceinte pas longtemps après être arrivée. Donc il y a vraiment ce truc aussi où... Je n'ai pas forcément mal vécu d'avoir un bébé. Donc je n'ai pas eu de dépression postpartum. Je n'ai pas vraiment eu de baby blues. Je ne crois pas. En tout cas, je n'ai pas l'impression que c'était lié au bébé. C'était plus lié au fait que j'étais seule. Parce qu'en fait, avoir un bébé, forcément, ça isole. On se sent seule. Je pense que c'est intrinsèque. Même si on est entouré, il y a quelque chose... En fait, c'est tellement un bouleversement et que c'est tellement quelque chose qu'on vit à l'intérieur que forcément, on se sent seule. Mais moi, en plus... J'étais loin de mes proches et ça, j'avoue, je pense que je l'ai mal vécu, je le vis toujours mal en fait. Je pense que c'est quelque chose qui n'est pas pour moi, de construire une vie loin de tout le monde. Je suis quand même rentrée assez souvent en France depuis qu'il est né. Je ne crois pas avoir fait de dépression. Il y a eu, je sais qu'en fait en gros, donc il est né en mai. En août, mon copain a posé un mois de vacances, on est parti en vacances, c'était trop bien. On est allé en Corse avec des amis qui venaient d'avoir un bébé. On était allés au Cap Ferré avec mon copain. On était ensemble tous les trois pendant un mois. C'était trop bien. Et après, en septembre, on est rentrés. Mon copain a repris le travail. Je me suis retrouvée toute seule avec mon baby en Suisse. Et je crois que le quatrième mois, t'as aussi un truc de chute d'hormones. J'ai aussi ressenti ça à ce moment-là. Donc tout ça a fait que je me souviens, j'étais pas bien. Ouais, il y a quand même eu des moments où j'avais pas le moral. Et je sais que voir mes proches m'aurait fait du bien. Parce que c'est sûr que les journées sont longues avec un bébé. Tu parles qu'à lui, tu parles pas forcément à un adulte. Après, le soir, ton mec il rentre, t'es crevé. Donc c'est plus à ce moment-là que t'as vraiment envie d'avoir des conversations. Et en même temps, en vrai, je m'amuse tellement bien avec mon bébé. Moi je suis une enfant un peu Donc on met de la musique On rigole, on chante Je lui parle J'ai pas trop de soucis à m'occuper avec lui Mais c'est vrai que Être entourée, même parfois que quelqu'un vienne Faire le ménage J'ai l'impression d'aller dans tous les sens Mais un truc en amène un autre C'est vrai que ce qui est dur aussi Surtout au début, les premiers mois Merci. Tu dois tellement t'occuper de ton bébé que faire le ménage, faire à manger, toute l'intendance, tout ce qui est autour, oh là là c'est dur. Peut-être que je peux parler un petit peu du quotidien que c'est, ouais, et comment il était mon bébé lui, au début. Donc j'ai eu de la chance, au début, il était plutôt bon dormeur. Il dormait, genre il faisait des plages de sommeil de 4 heures, la nuit, il pouvait dormir 4 heures, ce qui est bien pour un nouveau-né. Et il dormait aussi la journée. En fait... Il dormait comme un nouveau-né, mais en fait, il pouvait dormir dans son lit. Il a très bien accepté sa nacelle dans la poussette. Ça aussi, tout le vocabulaire qu'il faut apprendre pour devenir un master en bébé. Savoir tout commander et tout, avant, c'était quelque chose. Bon, maintenant, on a les termes, mais en gros, c'est la poussette pour les nouveaux-nés. Donc ça, il a tout de suite accepté de dormir là-dedans. Je pense aussi que c'est parce que... Très vite, je suis sortie avec lui. Il a pris l'habitude de faire des promenades. Ma mère m'a tout de suite dit « Sors-le en poussette le plus possible pour qu'il s'habitue, pour que toi, tu puisses sortir. » Il dormait bien dans sa nacelle. On a aussi eu un petit panier en osier. Il dormait aussi très bien dedans. J'ai eu cette chance, entre guillemets, que j'ai eu un bébé que, quand il dormait, je pouvais le poser. Tu as des bébés, ils doivent rester sur le parent référent, la maman, le papa, je ne sais pas, tout le temps. Moi, ça, ça n'a pas été le cas avec mon petit baby. Il dormait bien. Ça n'a pas duré, il y a eu un petit shift, je ne sais pas, les siestes c'est devenu un peu compliqué, la nuit il se réveille beaucoup plus souvent, avec l'angoisse de séparation qui vient à 7 mois, en fait à 7 mois ça s'est quand même dégradé. Il y a un moment, genre entre peut-être 5-6 mois, c'est peut-être là où il a le mieux dormi, il me faisait des nuits, genre, je ne sais déjà plus trop, mais à 21h il s'endormait, il se réveillait vers 5h, donc il faisait ses nuits, c'était bien, il pouvait dormir, ça s'est complètement dégradé depuis. En fait, il y a des semaines où ça va, des semaines où ça va moins bien, mais en fait, j'ai tellement l'habitude maintenant de ne plus dormir. Je veux dire, même quand tu es enceinte, déjà, tu te réveilles plusieurs fois par nuit, tu prends déjà l'habitude de te réveiller pour aller faire pipi ou je ne sais pas, parce que tu n'es pas bien. Donc, j'ai l'impression que la nature est bien faite et ça t'a pris l'habitude de te réveiller. Donc, voilà, mais bon, la fatigue est quand même là. Les grâces matinées, c'est fini. Tu te réveilles dans la nuit. En plus, nous, notre rythme, c'est moi qui fais les nuits. mon copain travaille et puis de toute façon j'allais être et il a un sommeil très lourd. Si je devais donner un autre conseil aussi peut-être, c'est de se dire que tout passe. Ça c'est dur surtout encore une fois au début tu te dis oh là là si c'est ma vie maintenant j'ai l'impression que je ne vais plus jamais avoir de vie. Surtout qu'au début t'as pas tes soirées parce que c'est genre à partir de 17h, 18h il a les pleurs de décharge du soir, l'angoisse de la nuit qui tombe ou je sais pas, il doit avoir une énergie particulière à ce moment là. Ce qui fait qu'il pleure beaucoup en fin de journée et que moi il avait beaucoup besoin d'être au sein à ce moment là. Mais pareil, le papa est rendu du travail, il est fatigué. C'est un peu dur ça, à ce moment-là. Tu ne peux pas manger ensemble, tu ne peux pas manger en même temps parce qu'à ce moment-là, bébé ne peut pas être posé. Ce n'est pas possible, il a besoin d'être dans les bras. En tout cas pour nous, c'était comme ça. Et ça, je me souviens, c'était dur. On se disait, ben voilà, c'est fini notre vie en fait. Et en fait, tout passe. À ce moment-là, il commençait à dormir vers 23h. Donc il faisait une sieste peut-être jusqu'à 17h. Et je me souviens, au jour de 17h à 23h, il ne dormait pas. Et il pleurait quand même. Il ne pleurait pas. Sans arrêt, c'est juste qu'il pleurait, donc il avait besoin beaucoup d'être au sein. Mais ça n'a jamais été un bébé qui pleurait pendant des heures et on ne savait pas quoi faire. Ça, ça n'a jamais été trop le cas. Globalement, il est quand même très cool comme bébé, il ne pleure pas beaucoup. Mais bon, ça reste un nouveau-né, ça reste un petit bébé de quelques mois, quelques semaines. Et parfois, pareil, c'est dur. Tu es là, j'en peux plus. Et parfois, la nuit aussi, quand il se réveille et qu'il pleure, moi j'avais ce truc de... t'as les nerfs à vif et aussi il y a ce truc qu'on dit si tu te sens que tu craques tu poses et tu changes de pièce et tu te défoules ailleurs parce qu'évidemment il faut faire très attention on n'a pas de bébé secoué et tout, on s'énerve pas sur le bébé mais parfois c'est vrai qu'on a les nerfs à vif vraiment ce truc, t'as les dents qui te serrent et il faut que tu sortes et que tu cries un bon coup ou que tu fasses putain ou je sais pas ça appartient à chacun pleure ou pas. Mais ouais, ça fait partie du truc. Je vous ai dit, c'est un condensé de vie, donc il y a l'énervement, il y a être à bout de nerfs, vraiment, tu sais ce que c'est, t'as l'énervement à vif, moi, t'as plus de patience. Tu n'as plus de patience. Déjà, je ne suis pas non plus peut-être la fille la plus patiente de la Terre, et encore, avec mon bébé, je découvre que je le suis quand même beaucoup. Mais par exemple, on a un animal de compagnie, on a un lapin. Qui forcément le pauvre demande de l'attention mais au début... En fait, ton bébé demande tellement d'attention sur toi quand tu l'aides, tellement tout le temps sur toi que ça remplit tellement ton besoin de contact et même peut-être que ta jauge parfois est dans le rouge. Ton animal de compagnie, quand il te demande de l'attention, t'es un peu dans le rejet. Et en vrai, je pense que c'est aussi ça avec ton mec, ton copain, que en fait t'es tellement sur sollicité que tu supportes plus des sollicitations de l'extérieur ça c'est quelque chose en fait c'est même c'est presque tu le ressens dans la peau tu sais c'est ah j'ai pas les mots c'est hermétique non pas hermétique c'est presque de l'ordre du toucher t'as tellement c'est ça le toucher la tendresse du bébé que si on va te la demander ailleurs c'est compliqué quoi c'est te laisser tranquille t'es là genre laisse moi respirer déjà j'ai pas mon bébé sur moi, il y a un autre truc et je crois que c'est genre 20% j'avais lu un truc, 20% des mamans surtout ont un rejet de l'animal de compagnie au début parce que parce qu'on est sur sollicité quoi déjà, peut-être que je peux parler de l'allaitement, pour moi ça a toujours été encore une fois, je juge pas chacun fait comme il veut, chacune surtout fait comme elle peut, elle veut moi ça a toujours été plutôt évident d'allaiter Ouais une évidence quelque chose que j'avais envie de donner à mon bébé pour moi c'est la meilleure chose que je peux lui donner en termes de nutriments, d'immunité après les recommandations de l'OMS qui dit qu'il faudrait allaiter 6 mois exclusivement et jusqu'à 2 ans bon c'est pas ça qui m'a dit ok il faut que j'allaite mais bon j'ai quand même conscience que c'est quand même la meilleure chose que je peux donner à mon bébé c'est un don de soi extrême, on peut pas plus donner de soi qu'allaiter donc il faut quand même être prêt, il faut être convaincu que c'est ce qu'on a envie de faire parce que c'est tellement dur, franchement c'est dur au début c'est dur j'aurais quand même quelques conseils, quelques trucs à dire sur l'allaitement c'est quand même un gros sujet en plus je suis franco-autrichienne donc ma maman est autrichienne donc j'ai tout ce côté maternel et c'est vrai qu'en Autriche à l'été je pense que c'est beaucoup plus répandu qu'en France Autriche, Allemagne ou d'autres pays c'est quand même beaucoup plus la norme après en Autriche ils ont un congé maternité de 2 ans en général les mamans restent au moins un an, un an et demi avec leur bébé c'est complètement normal tout est fait aussi pour accompagner la maman beaucoup plus, en Allemagne aussi c'est plus long en Suisse c'est comme en France, moi je pensais que la Suisse était archi développée sur tout ça mais pas du tout le projet maternité est hyper court c'est quand même toujours très contradictoire mais bon je ne vais même pas rentrer dans ces détails là parce que ça pourrait faire le sujet d'un truc, mais c'est vrai que depuis que je suis maman depuis que je suis enceinte je ressens énormément l'injustice et le déséquilibre qu'il y a entre l'homme et la femme dans la société je veux dire ça peut mettre en colère quoi mais bref on va pas parler de ça donc voilà moi là c'est quelque chose que je voulais faire alors je savais aussi que parfois ça peut ne pas marcher donc voilà j'étais pas non plus moi je suis jamais très très bornée mais je n'ai pas idéalisé j'avais pas d'attente voilà je me suis dit j'aimerais arrêter donc j'étais suivie par donc une sage-femme parce que je voulais faire un accouchement physiologique, être accompagnée. Elle aussi, elle m'a quand même assez sensibilisée sur l'allaitement. Elle m'a conseillé des choses et tout ça. Quand il est né, il me l'a mis sur moi et il a hyper vite compris qu'il fallait prendre le sein. Donc la première tétée, c'est super bien fait. Je me souviens, son papa, il était trop fier. Chaque fois, il disait à tout le monde, il a tout de suite pris le sein, il a tout de suite compris et tout. Donc après, la première nuit, j'étais dans une chambre et je ne pouvais pas bouger parce que j'avais eu l'épidural et j'étais encore encore un peu paralysé d'un côté de ma jambe, donc je pouvais pas trop bouger, donc j'avais mon petit bébé à côté de moi, et au début, c'est vrai que c'est pas simple, en fait, il a du mal à prendre le sein, il faut qu'il la prenne, donc je mettais 40 minutes, pour qu'il réussisse enfin à boire le lait. Et au début, il y avait une sage-femme qui passait, genre lui, il dormait beaucoup, et elle était là, oui, il faut lui donner, il disait, toutes les 6 heures maximum, il faut lui redonner le sein, donc c'était un peu stressant ça au début, parce que t'es là, genre, ok, il dort, il faut que je lui donne le sein, quand tu lui donnes le sein, il galère à le prendre, donc tu sais, ça peut être stressant. Ouais, c'est plutôt... être en mode mon bébé, il faut qu'il prenne du poids et tout ça. Et je pense qu'à ce moment-là, il faut vraiment... Là, c'est assez important si on veut que l'allaitement commence bien, c'est d'arriver à ne pas trop stresser et à se faire confiance, à faire confiance à son bébé. Même si peut-être on te met un peu la pression autour. Il faut réussir à se créer un peu une bulle de sérénité, mais je pense que ça, c'est un peu globalement pour beaucoup de choses. Chez soi, d'arriver à ne pas se laisser gagner par l'anxiété, par le stress et tout. Mais je n'ai pas de recette miracle sur comment on fait. Mais je pense que c'est quelque chose à cultiver un petit peu, à travailler, peut-être à se préparer là-dessus. à savoir à se créer une bulle de sérénité quand même. Donc on ne fait que ça au début, on ne fait que ça en fait, le mettre au sein, il prend le sein, après tu le reposes, il dort, et au bout d'une heure et demie, une heure même, trois quarts d'heure, ça recommence. Franchement, au début, il est tout le temps à ton sein ton bébé. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. C'est pour ça que j'avais l'impression d'être une maman au temps. Moi, j'avais entendu parler, c'est toutes les 3-4 heures l'allaitement. Ah non, non, non, les premières semaines, non. C'est pas toutes les 3-4 heures ? Ouais, pas évident là, on a plus de batterie dans l'enregistreur et ça surchauffe dans tous les sens. Et on a sûrement Oscar qui commence à se réveiller. Mais donc ouais, ça si peut-être je pouvais aussi transmettre, c'est que l'allaitement au début c'est vraiment pas toutes les 3 heures, c'est beaucoup moins. Moi ça je pense que j'ai pas assez réalisé, en fait je savais pas ce que c'était d'allaiter, je savais pas ce que c'était l'allaitement, j'étais pas... J'avais une idée, là peut-être c'était un peu idéalisé dans le sens où je vais allaiter mon bébé, mais dans le sens pratique, encore une fois, tant que tu ne le vis pas, tu ne te rends pas compte de ce que c'est. C'est vraiment un ton de soi extrême et je veux dire, tu t'oublies complètement. Quand elle est au début, il est là quand mon bébé, il avait de 17h à 23h qu'il avait ses pleurs et tout. Il était tout le temps au sein. Je disais, je ne peux plus, il est tout le temps à mon sein. Après, la nuit, quand il se réveille, moi encore, je pourrais le reposer. Mais il y a beaucoup de bébés qui... ils dorment sur leur maman et elles amènent. Enfin, je vous dirais, il n'y a pas de souci, mais c'est très, très challenge, l'allaitement, parce que tu vas quand même un peu au-delà de toi, de ton confort. C'est dur et puis ça fait mal au début. Ton téton, il n'est pas prêt, quoi. Donc, il y avait aussi... T'as un peu le téton à vif et tout. Si je peux conseiller quelque chose, prenez les coupelles en argent. Il y a des coupelles en argent qu'on peut prendre à la pharmacie ou les commander. Ça, c'est trop bien. En fait, c'est des coupelles où en fait ça peut récolter une petite goutte. de ton sein et en fait ça permet d'humidifier ton téton et ça t'aide à cicatriser plus vite parce que de toute façon je pense que c'est un peu inévitable d'avoir une crevasse, moi j'avais des débuts de crevasse mais j'ai réussi du coup à ce qu'elle cicatrise vite grâce à ces coups-là en argent que j'avais pas au début et que j'ai dû prendre en urgence parce que j'avais trop mal j'ai aussi pris la crème ah merde je sais plus, une crème de spécial allaitement l'aniline ou un truc comme ça je sais plus un truc de graisse de mouton de je sais pas quoi prenez, mettez-vous Merci. les tétons avant de dormir, le bébé il peut prendre en même temps que le lait. Ouais c'est pas facile, c'est challengeant ça c'est sûr. Ça devient plus facile au bout de trois mois je dirais en fait. Souvent les femmes elles arrêtent à trois mois parce que bah aussi il faut reprendre le travail et tout, je retends tout à fait. Mais en fait pour moi ça a été plus facile presque à ce moment là parce que là ça devient vraiment trois quatre heures et du coup trois quatre heures ça va. Et les tétés aussi elles sont plus rapides. Moi il a toujours tété plutôt bien, il a vite pris du poids et surtout il a toujours tété plutôt vite mais au départ la tété c'est 20 minutes par sein ou 15 minutes, moi peut-être que c'était vite 15 minutes par sein, mais bon ça fait une demi-heure en fait. Une demi-heure et une heure et demie ou une heure après tu recommences, donc tu fais que ça. T'es une vache à lait, une maman gorée, je préfère dire maman gorée que vache à lait, ça me parlait plus. Mais oui, en plus, t'as les seins comme ça, souvent ça coule, mais bon, ça en vrai, ça coule, ça coule, j'avais toujours des petits coussinets d'allaitement, voilà, tu le mets dans ton... dans ta brassière et voilà. Et au bout de 3 mois je trouve que c'est plus simple, c'est fluide voilà bon bah forcément c'est dans ta routine, dans ton quotidien tu allaites. J'ai pas trop trop tiré de lait au début, je le faisais de temps en temps pour que le papa puisse donner un biberon et aussi une fois j'étais allée au concert de Billie Eilish à 6 semaines de mon bébé j'étais quand même sereine mais du coup je me suis dit j'avais un peu cette date butoir d'eux il faut quand même qu'il ait pris un petit peu le biberon pour que ma mère puisse lui donner le temps du concert et du coup c'était quand même 7-8h loin de mon bébé parce que je devais aller à Paris et tout ça donc là c'était la... première fois où je l'ai laissé et c'est très bien passé mais du coup j'avais un peu ce truc il faut que je lui donne le biberon donc j'ai quand même un peu ouais au fil des mois fait un peu des réserves de lait je tire beaucoup mais maintenant je tire plus du tout je le mets au sein et voilà enfin en fait c'est beaucoup plus au bout d'un moment c'est beaucoup plus facile quoi bon je vais aller le chercher le pot t'as quelque chose à dire mon nid nid ? je raconte l'allaitement notre aventure donc ouais T'aimes bien l'été ? Maintenant, il faut dire que c'est aussi... C'est quelque chose qui le rassure quand même beaucoup aussi. Très pratique pendant les vaccins, s'il doit aller à l'hôpital, parce que tu le fous au sein, le vaccin se passe. Et en général, moi, il faisait genre... Et après, ça passait parce qu'il était au sein. Ou même si t'es en train, si je crois le train, et je veux qu'il dorme, je veux dire, pour l'endormir, c'est plus simple dans ce genre de moments. Du coup, si je dors... Il y a quand même un côté très pratique. Et puis c'est une proximité, ça crée un lien assez unique. Maintenant, je dirais que j'allais être... Allez, quatre fois par jour et dans la nuit, s'il se réveille... Parfois, il ne se réveille pas, parfois il se réveille, ça c'est vraiment aléatoire. Mais ça dure très peu de temps. C'est rapide, surtout en journée, c'est cinq minutes. Un sein, l'autre sein et hop, il a fini. Peut-être le matin, quand on se réveille... C'est un moment aussi où on se réveille tous les deux tranquillement. Donc voilà, on traîne aussi un petit peu pendant qu'il tête. Et le soir, avant qu'il dorme, c'est un moment qu'on aime bien prendre en fait. Donc c'est vrai que je suis quand même fière. Fière de notre année d'allaitement. Au départ, je ne m'étais pas posée de limites ou quoi que ce soit. Là, je pense que même si je voulais arrêter, ce ne serait pas trop trop moment parce que c'est quand même quelque chose qui le rassure maintenant. Je pense qu'avant un an et demi, ce serait compliqué. Je ne sais pas pourquoi, je me suis dit 18 mois. Avant je m'étais dit 6 mois, après je m'étais dit bon allez 9 mois, 1 an et vu qu'en fait j'ai pas de contraintes pour arrêter, ça me dérange pas en fait. Maintenant je trouve ça très pratique. Mon mon du du. Et puis c'est un bébé qui prend... Par exemple je me suis déjà absentée 2 fois 3 jours, loin de lui et aucun problème à prendre le biberon, les enfantiles. Donc il était quand même très cool. Je suis quand même fière de t'avoir donné ça mon du du. Ça va faire bizarre quand ça devra s'arrêter, bon après je pense que ça s'arrêtera plutôt naturellement. J'espère en tout cas, je sais même pas trop comment on arrête. Moi je vous dis, je suis pas très théorique comme personne, j'évite de trop lire, enfin j'ai pas lu trop de trucs et tout, je sais pas si c'est bien ou si c'est pas bien, mais moi je suis plus partisane de j'apprends à connaître mon bébé, je me fais confiance et je lui fais confiance et je le fais un peu intuitivement aussi. J'avais lu un livre que ma soeur m'avait prêté sur le sommeil, et en fait ça m'avait plus pris la tête qu'autre chose. Du coup j'avais des idées un peu bornées, arrêtées, et ça fonctionnait pas forcément. En fait ça m'a mis la pression. De « oh là là, si je fais ça comme ça, c'est peut-être pas bien, machin, machin » , alors qu'en fait, je pense qu'aussi, pareil, un peu le meilleur conseil que je pourrais transmettre, c'est de se faire confiance, c'est assez important, et de faire confiance à notre bébé. En fait, on est les personnes qui connaissons le mieux notre bébé, mieux que le pédiatre ou la pédiatre, mieux que les proches forcément, donc on peut prendre les conseils, voilà, il ne faut pas non plus braquer, mais au final, on fait ce qu'on veut, c'est nous qui sommes dans le quotidien avec le bébé. Si j'avais un deuxième bébé, je réallaiterais. Je connais un peu mieux les trucs, donc je suis un peu mieux préparée. Encore une fois, il n'y a rien qui dure. C'est assez compliqué au début, mais je trouve que ça vaut le coup. Il y a un lien particulier avec mon bébé, même qu'on peut avoir aussi ça. Mais nous, c'est notre lien. Voilà, c'est notre lien unique à nous. Il y a aussi ce truc assez étrange de quand tu te retrouves sans ton bébé. Alors, quand tu as un bébé, il y a tout qui change. Mais quand tu te retrouves sans lui... Y'a rien qui a changé. Tu te retrouves toi, sans ton bébé, donc toi avec ta personnalité, donc avant, entre guillemets, de qui tu es. Et quand tu revois des gens, ben ouais, sans ton bébé, y'a rien qui a changé, t'es quand même toi. Et ça c'est trop trop trop bizarre à vivre. Parce que ta vie, ouais forcément, elle a changé. Et ça c'est assez rassurant. Ça a ce côté rassurant et de se dire Bon j'ai mon bébé d'accord Mais je reste moi quoi Et puis moi vu que je travaille pas du coup je suis assez con sans mon bébé C'est vrai que ces moments là Ca fait du bien on va pas se mentir C'est quand même sympa d'être un peu sans son bébé Et aussi il y a ce truc Le temps libre Vu que t'en as plus Et ben il est précieux Mon dieu c'est la denrée la plus précieuse Avoir du temps Et même parfois tu sais même pas quoi faire Parce que tu sais par exemple si tu sais qu'il dort là Ok il s'est endormi t'as une heure hum... ben faut être efficace, y'a un truc aussi de... tu peux plus prendre le temps quoi, hein, procrastiner... alors tu peux procrastiner, évidemment parce que souvent, quand t'as un peu de temps, ben tu peux vite finir sur le téléphone parce que t'es fatigué et t'as juste envie de... voilà tu veux aller jouer mon doudou ? il a eu une dinette pour son anniversaire, il l'adore ça crée quand même un fossé avec les gens qui ont pas de bébé oui et non, parce que tu peux aussi être très content de les voir faut que je vous dise, je sais qu'il y en a parfois ils ont du mal à avoir leurs amis qui ont pas d'enfants parce qu'ils se sentent tellement... en fait on a pas les mêmes... toits ! Dans ta vie ça te paraît pas important T'es obnubilé par ton bébé Et parfois aussi t'as l'impression que les gens ils comprennent pas trop ce que c'est D'être au rythme de son bébé D'avoir un rythme un peu différent parce que forcément Tu dois, je veux dire le soir non Tu peux peut-être moins sortir Ou en fin de journée c'est un peu plus compliqué Parce que c'est le tunnel du soir où tu dois t'occuper de ton bébé Et moi en attendant j'avoue j'ai pas vraiment de babysitter Le seul à qui je confie c'est à ma famille Donc ouais c'est sûr que ça crée un petit peu Un décalage et parfois tu te dis J'ai quand même un peu hâte qu'ils aient un enfant pour quitter comprennent un nouveau-né un bébé un jeune enfant a quand même ta vie qui se met en parenthèse ou alors c'est un choix après moi j'ai fait donc ce choix d'être quand même très disponible pour mon bébé est très à ses petits soins à lui faire je lui fais à manger il a très peu mangé de petits pots je fais la cuisine etc mais en fait ça me fait plaisir dans le fond de prendre soin de lui et je le fais c'est un choix je le fais pas par obligation je m'oublie pas je dirais pas que je m'oublie parce qu'encore une fois c'est un choix Je ne suis pas ma priorité en ce moment, ça c'est sûr. Et encore ça, ça revient un petit peu des questions que je pouvais avoir avant d'avoir mon bébé et tout, notamment professionnel et tout. Ça revient. Mais je suis OK avec le fait que pour le moment, je ne suis pas ma priorité. C'est un choix que j'ai fait, que je fais. Je sais que ça ne va pas durer, ça aussi. Je suis une grande nostalgique donc je sais que c'est... Quand je vois à quel point c'est plus un bébé déjà. On me dit de profiter mais on profite. Mais ça passe quand même super vite. La veille de ces un an j'ai tellement pleuré. Toute la journée j'étais... Ça fait déjà un an quoi. Mes journées ont été longues. C'est le dicton connu. Les journées passent lentement mais les années passent vite. C'est vraiment ça quoi. Comme je dis, c'est des émotions complexes. Puis t'as les étapes, quand il commence à tout ouvrir, t'es tout le temps derrière lui. Chaque étape de l'âge a ses nouveaux challenges, on va dire. Ça aussi, en fait, il évolue tellement vite que... Moi, parfois, je le vois encore comme un bébé fragile, alors qu'en fait, il y a des trucs... Par exemple, avoir le bain entre 37 et 38. Je veux dire, maman, c'est OK, c'est ton bain, il est à 36, tu vois. Ton cerveau, il va pas aussi vite que la croissance de ton bébé, quoi. Donc parfois, il faut te redire, ah oui, bah maintenant, il faut que je change ça. Ou ah oui, maintenant... Pour réadapter ça, ça donne une force quand même d'avoir un bébé, je trouve. Ça consolide quelque chose en soi, on ne peut pas se laisser aller. Donc ouais, pour conclure, ça fait grandir, ça fait évoluer. Je suis très contente d'être dans cette étape de ma vie. J'ai des questionnements qui reviennent, mais par rapport à moi, notamment autour de l'épanouissement professionnel que je n'ai pas forcément réussi à atteindre avant d'avoir mon bébé. Donc maintenant, il y a des choses qui réémergent comme ça. Ce qui est aussi plus challengeant avec un bébé parce qu'il est là quoi. Donc ça c'est en construction on va dire. Ah oui il y a aussi ce... Ah j'ai pas du tout évoqué le postpartum. Le postpartum j'y suis encore je pense. Il y a un peu cette déconnexion encore à son corps qui se fait parce que son corps il est plus vraiment à soi. Surtout que moi j'ai été bien déchirée, j'ai été recousue et tout. Donc j'ai aussi un peu ce rapport à cette cicatrice que j'ai encore du mal un peu à sentir et tout ça. Donc ouais après j'ai perdu du poids assez facilement entre guillemets parce que je pense que j'ai allaité, je crois que c'est un lien. Et aussi parce que j'ai beaucoup marché, beaucoup beaucoup marché tous les jours. Après voilà le sport j'aimerais bien m'y remettre mais c'est vrai que j'ai difficilement la motivation. Je sais qu'à un moment il y a je crois 8, 7, 8 mois de bébé et de postpartum, j'ai ressenti d'un coup une connexion à mes émotions. Et en fait je crois que j'étais un peu déconnectée de ça avant, mes émotions qui pouvaient être liées à autre chose que mon bébé. D'un coup, il y a des choses qui pouvaient me toucher ou m'émouvoir en dehors de mon bébé. Et j'ai l'impression que ce n'était pas trop le cas avant. J'ai dû créer un peu une bulle. Et voilà, maintenant, il y a de nouveau des choses qui n'ont rien à voir avec mon bébé, qui me touchent et m'impactent. Où je sens que les émotions sont plus fluides, les énergies, tout ça. Et ça, je n'avais pas réalisé. Et en fait, à un moment, d'un coup, j'ai senti un truc genre « Ah ! Je suis de nouveau connectée à mes émotions. » Et ça dépend des jours, parfois j'ai plus ou moins la motivation de faire des choses, par exemple de faire des épisodes de podcast, de faire du montage, de faire des petites vidéos et tout ça. Pour le moment, c'est pas simple de trouver du temps, de s'asseoir et de se consacrer deux heures à quelque chose, parce qu'en fait, avec petit babe, c'est pas possible, comme on voit pour cet enregistrement, c'est un petit peu chaotique. Donc ouais pour conclure sur mon corps je pense que je suis encore pas tout à fait à 100% dedans, je sais pas si je peux dire ça, mais je pense que je me suis dit que je suis douce avec moi. Je me laisse le temps, je n'ai pas envie de me mettre la pression par rapport à ça. Parfois, c'est sûr, je ne me sens pas très bien et tout ça, mais globalement, c'est toujours un peu un ressenti global que je décris, parce que tous les jours ne sont pas pareils, j'arrive à encore me dire que c'est provisoire. Je pense que je vais conclure. J'espère que ce n'était pas trop brouillon, j'espère que ça a pu intéresser. En tout cas, merci d'être resté jusque-là pour ceux qui sont restés jusque-là. Voilà voilà, bonne journée, merci de votre écoute et à bientôt !