- Speaker #0
on m'a présenté par hasard un médecin généraliste acupunctrice qui faisait déjà kinésio ou je sais pas quoi un truc oufesque dont la spécialité c'était l'arrêt du tabac donc j'étais là voir et elle me mettait des petits clous dans les lobes d'oreilles partout donc je devais avoir 6 ou 7 clous un truc qui ah le punk j'adore des clous quoi des clous mais des clous bon Donc 6 ou 7 dans la veille gauche, 7 ou 8 dans la veille droite. J'étais un peu inquiet parce que j'avais un look de punk.
- Speaker #1
Tu bossais dans une banque à l'époque ?
- Speaker #0
Je bossais dans une banque, j'étais pas à la gueule du président quand il m'a vu avec sa main.
- Speaker #1
Bonjour, bonjour ! Bienvenue dans le drôle de podcast sur le sevrage tabagique, tu manques pas d'air. Aujourd'hui, mon invité qui témoigne de son passif de fumeur n'a pas touché une clope depuis... Il porte un regard paisible et amusé sur cette période, et il est bien content que ce soit derrière lui. Vous imaginez, un jour, ça fera 30 ans que vous aurez arrêté de fumer. C'est beau. Ah, il est là !
- Speaker #0
Merci,
- Speaker #1
toi aussi ! Tu sais pourquoi on monte les 5 étages ?
- Speaker #0
Oui, je me doute.
- Speaker #1
T'es prêt ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que là, tu vas quand même te faire 120 marches du métro des Abbes. Voilà, beau gosse. Allez ! Je pense que le golf n'est pas quelque chose de très cardiaque, c'est mon avis. Donc je ne sais pas si tu fais d'autres sports.
- Speaker #0
J'essaie d'un coup de cul de faire de la gym assise, du yoga, de mou et des machins.
- Speaker #1
Et alors ?
- Speaker #0
J'ai oublié une fois sur deux, je n'ai pas envie, ça fait chier. Ok,
- Speaker #1
ça mérite d'être clair.
- Speaker #0
Donc je monte les escaliers aussi souvent que je peux. D'abord parce que j'aime ça.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et ensuite parce que les ascenseurs et moi, c'est pas...
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
C'est pas magistral.
- Speaker #1
Attends, on arrive au cinquième, t'es comment là ?
- Speaker #0
Ça va.
- Speaker #1
Tu manques pas d'air ?
- Speaker #0
Ça va.
- Speaker #1
Allez, viens. Je suis très heureuse de t'interviewer sur ton arrêt du tabac, parce que je me souviens que quand je fumais beaucoup trop de clopes, tu me parlais de ton arrêt du tabac d'il y a 14 vies, et t'en parlais avec beaucoup d'humour et beaucoup d'anecdotes improbables, en tant que fumeur et en tant que sevré. Donc je suis très heureuse de te tendre le micro pour ça aujourd'hui.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Donc, ton patif de fumeur, ça ressemblait à quoi ?
- Speaker #0
En deux mots, j'ai commencé pour faire comme les copains à 17 ou 18 ans. Le bac, ça me faisait chier. Il y en a un qui m'a invité à prendre une clope un jour, donc ça y est, c'était parti.
- Speaker #1
Ok, t'as aimé ça tout de suite ?
- Speaker #0
Non, il a fallu un mois ou deux. Il faut se moquer assez vite quand même. Et puis après, étant quelqu'un qui aime bien la diversité, je me suis mis aux blondes et aux brunes. Les cigariots sont arrivés après et les barouches un petit peu plus tard. Et toujours est-il que le plaisir principal que j'en garde, c'était la gitane sans filtre. Le matin après le petit-déj qui te décape la gueule. mais bien et ça, ça reste un souvenir je sais pas, c'est comme si tu buvais un grand verre d'alcool le matin en cul sec quoi en cul sec le truc et du coup la deuxième c'était une blonde donc ça apaisait un peu re-gitane et tout et je me souviens dans la Dans ma veste, parce que j'étais en costume et cravate à l'époque, dans ma veste, il y avait les gitins de son fil dans la poche extérieure gauche, les marlboros dans la poche extérieure droite, les cigarios dans la poche intérieure gauche et les barouches dans la... Et je passais de l'un à l'autre. Et ça a duré, je ne sais pas, 17 à 33 ans. Ça a quand même duré pendant 15 ans, cette petite affaire.
- Speaker #1
Ouais !
- Speaker #0
Et puis un jour...
- Speaker #1
Alors là, on est dans les années
- Speaker #0
1812. Les copains se mettaient à arrêter. Je me disais, tiens, c'est bizarre, il y a des gens qui arrêtent. C'est quand même bon. C'est quand même jouissivement bon. Après les repas, le soir au lit, après crac-crac, c'était juste bon. Et à force d'aller chez des copains, comme les ascenseurs et moi, c'est pas cool, je monte à pied partout où je peux. Et c'est un jour, au cinquième étage, je me dis, mais Eric, tu ne respires plus à fond. Je n'étais pas un grand sportif non plus, mais une hygiène du corps suffisamment écoutante pour que je me dise, qu'est-ce que c'est que cette histoire-là ? Et donc j'ai associé ça à la cigarette quand même assez vite, et je me suis dit peut-être que j'étais en tout à un paquet par jour. plus ou moins le cigario bon et j'avais jamais estimé que ça dépassait les bornes un paquet par jour c'était ma dose maximum je sais pas quoi et puis je me suis dit non j'ai pas envie de ça Et donc là, il y a eu une cascade de synchronicité. On m'a présenté par hasard une médecin généraliste, acupunctrice, qui faisait déjà kinésio et je ne sais pas quoi, enfin un truc oufesque, dont la spécialité, c'était l'arrêt du tabac. Donc j'étais la voir et elle me mettait des petits clous dans les lobes d'oreilles partout. donc je devais avoir 6 ou 7 clous un truc qui c'est des clous quoi des clous mais des clous donc 6 ou 7 dans l'oreille gauche 7 ou 8 dans l'oreille droite j'étais quand même un peu inquiet parce que j'avais un look de punk à France ici c'est
- Speaker #1
dans une banque à l'époque j'étais cravanté,
- Speaker #0
je ne sais pas la gueule du président quand il m'a vu avec ça En plus, la mission, c'est d'en recevoir les banques étrangères qui passaient à Paris. Donc, on recevait dans des repas à tout casser le président des plus grandes banques du monde, le directeur de l'international qui était avec, la fille responsable d'eux. Donc, on est souvent entre 6, 8 ou 10 à table. Très chicot, c'est très machin. Et moi, j'avais mes petits clous. Ils me jetaient tous des regards. Je n'ai jamais osé dire que c'était pour ça. Donc, j'ai préservé mon intimité. C'est pour arrêter de fumer. Je n'ai dit à personne. Et du jour au lendemain, j'ai pu arrêter sans prendre un gramme.
- Speaker #1
Wow.
- Speaker #0
Et sans rien faire. Alors, elle m'avait prescrit le verre d'eau aussi.
- Speaker #1
T'as prescrit le verre d'eau, j'adore.
- Speaker #0
Dès que j'avais la moindre envie ou même avant. J'avais un verre d'eau à proximité et je buvais un petit peu du verre d'eau à chaque fois. Ça faisait que les deux lèvres étaient en contact avec... Je ne sais pas La bouche était occupée. La bouche était occupée à défaut de fumer. C'était un verre d'eau. Et ça s'est passé comme ça, bien chouette et cool. Un an après, j'en ai refumé une.
- Speaker #1
Waouh ! Je ne savais pas.
- Speaker #0
Par hasard, un soir...
- Speaker #1
Par hasard ? Attends, non. Fais-moi l'historique.
- Speaker #0
On m'avait demandé à proximité si ça me gênait que les gens fument autour. J'avais dit non. Encore qu'après, les repas à table, c'était pas cool, mais... Et puis un soir, j'avais été dans une soirée ou quoi, il devait être entre minuit et deux heures du matin, et j'en ai fumé une, et puis non. ça n'a pas réactivé le machin génial j'ai dû en refumer une, demi ou à peine cinq ans après pas du dégoût mais pas du bon cool quoi t'étais plus connecté au kiff que t'avais vécu pendant 15 ans et voilà et donc les analyses que j'ai pu en faire après je parle, je parle, je parle l'analyse que j'ai pu en faire après c'est qu'il y avait un parallèle avec faire baisser les tensions donc trop de nervosité, trop de colère intérieure, trop de frustration. Tu fumais une cigarette et ça te calmait intérieurement. Alors de façon complètement artificielle, d'accord, mais c'était quand même un contributeur de paix intérieure, même si le mot n'est pas top. Et donc ça avait un sens. Sauf que ça devient une addiction. Donc à quel instant est-ce que tu deviens esclave de quelque chose qui soi-disant te fait du bien parce que ça réduit tes frustrations, machin et truc ?
- Speaker #1
C'est comme une béquille.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Si tu as un accident, tu vas avoir des béquilles où tu peux être un peu au taille roulant. Et puis, à un moment donné, tu passes en rééducation, donc tu n'en as plus besoin. Sauf qu'en fait, la clope, elle continue de t'obliger à être... Et donc, tu n'arrives plus à faire autrement, tu n'arrives plus à marcher. Donc, tu as l'habitude de...
- Speaker #0
Et ce qui est marrant, c'est que la respiration est revenue avec un rythme fou.
- Speaker #1
C'est fou, ça.
- Speaker #0
Les nuits étaient plus agréables à vivre. Le coucher était plus plouf, vite.
- Speaker #1
et j'avais plus de peps je suis remonté mais à 5 étages vu que tu as pu observer que la cigarette te permettait de respirer dans une émotion et que tu n'avais plus cette cigarette comment est-ce que tu as géré tes émotions après ?
- Speaker #0
c'est amusant parce que je parlais d'hygiène de vie un peu plus tôt c'est comme si il y avait une conscience du corps qui dans un premier temps a dit Tu fumes, c'est bête pour la respiration, c'est bête, d'accord ? Et cette conscience du corps s'est accrue. à l'insu de mon plan et ça a amené pourquoi pas essayer la relaxation, la visualisation et je crois que c'est comme ça que je suis tombé dans le développement perso c'est en arrêtant de fumer ? non ça n'a pas été la cause à effet, on parle du même champ de conscience Mon corps est respectable, donc j'arrête de fumer parce que c'est bon pour mon corps. Et en même temps, mon corps a des besoins aussi d'avoir trop de tension. Si il y a eu trop de tension, que j'arrivais à compenser avec la cigarette avant et qu'il n'y a plus de cigarette, il faut que j'arrive... à redevenir bon à gérer mes tensions intérieures d'une façon ou autre. Et donc, relaxation, machin, machin, machin, et j'ai mis un petit doigt dans l'engrenage, donc il y avait déjà envie de ça, ou je ne sais pas comment ça s'est joué.
- Speaker #1
Est-ce que tu pourrais dire que ceux qui fument, du coup, n'ont pas cette faculté-là, ou c'est superficiel ? Quelqu'un qui fume et qui fait de la méditation, du coup, c'est biaisé ?
- Speaker #0
Je n'ai pas envie de dire, c'est un peu triste. Biaisé, c'est... La volonté est déjà là, s'il y a une volonté qui met à la méditation, parce que c'est quand même une forme d'astreinte. Je trouve ça un peu dommage qu'il n'utilise pas cette force intérieure à fumer moins, en tout cas. Tu vois, je suis très respectueux des gens qui se contentent de trois clubs jour ou de quatre clubs jour. C'est un Graal dont je n'étais pas capable, moi, et que je souhaite à d'autres.
- Speaker #1
Alors, je comprends ça, sauf que c'est tout aussi mauvais de fumer trois, quatre clubs. Ok. Mais voilà, parenthèse.
- Speaker #0
En tout cas, je vais utiliser le mot de intuition. Oui, la cigarette est un pollueur de perception fine. Et à ce titre-là, il est un diminueur d'intuition, un réducteur d'intuition. Et ça, c'est bête.
- Speaker #1
C'est fou, c'est vraiment ce que j'ai compris au bout de quelques mois de sevrage. Effectivement, je me suis dit, c'est bizarre. Parce que je buvais un peu plus d'alcool pour compenser. Je mangeais un peu plus de junk food et de chocolat. Mais il y avait un truc en moi. Donc Eric est en train de partir en fourrir parce qu'il se souvient très bien des soirées champagne. Tout ça pour dire que je me souviens très bien qu'il y avait une perception en moi qui était plus fine, ce qui me vexait parce que moi, j'ai tendance à dire facilement que j'ai un bon observateur intérieur, que je peux avoir une bonne intuition. Mais en fait, non, il y avait un voile.
- Speaker #0
Voile est bien, voile est bien.
- Speaker #1
Un truc qui était enfumé et de retirer ça, je me dis wow, j'ai accès à ça, mais c'est incroyable.
- Speaker #0
En termes d'odeur aussi, j'ai retrouvé toutes sortes d'odeurs qui étaient... qui avait disparu depuis un temps fou.
- Speaker #1
Toi, à l'époque où tu as arrêté, en plus, il y avait peut-être moins de campagne anti-tabac ?
- Speaker #0
Ça n'existait pas.
- Speaker #1
Ça n'existait pas ? Non, ça n'existait pas. Donc tu as dû intuitivement dire, tiens, ça n'a pas l'air ouf de fumer.
- Speaker #0
Non, c'était mon plaisir à moi, faire comme les autres, avec la nocivité qui était avec. C'était ça le triangle. Faire comme les autres. Ça avait été utile, une béquille intéressante en d'autres temps, mais ça ne l'était plus. Donc c'était juste un duo entre mon plaisir à moi versus la toxicité qui va avec.
- Speaker #1
En plus, on pouvait fumer partout.
- Speaker #0
Oui, j'ai dû vivre cette époque folle. Et surtout, les clopes n'étaient pas chères. Et pire que ça, comme je suis né en 1812, j'ai été obligé d'aller à l'armée. Quand tu partais faire le clown pendant 3 ou 4 jours, faire des manœuvres à droite à gauche, on te filait des boîtes. Et dans la boîte, il y avait un repas avec du corned beef, un dessert sucré immonde, et il y avait un paquet de clous.
- Speaker #1
La vache !
- Speaker #0
Un paquet de couloises avec filtre ou sans filtre. Tu demandais si tu les voulais avec filtre ou sans filtre. C'était un des critères de boîte.
- Speaker #1
Ouah ! Comme poisson ou viande ou végétarien ou machin. Et maintenant,
- Speaker #0
c'est Et donc, ça a duré quand même 12 mois, cette plaisanterie-là. Et je suis convaincu qu'il y a des jeunes qui ne fumaient pas en arrivant et qui, à cause du paquet de cigarettes offert gratuitement, alors ceux qui étaient intelligents, le revendaient à des potes. Je ne sais pas combien ça valait. Enfin, tu le vendais à bas prix, mais tu pouvais le revendre à des potes. Avoir le paquet de cigarettes gratuit dans un kit de bouffe, ce n'est quand même pas cool.
- Speaker #1
Donc, tu as vu les campagnes anti-tabac arriver.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et tu étais déjà non-fumeur.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, tu étais content ?
- Speaker #0
Les campagnes ont été précédées avant de parler campagne, ils ont quand même multiplié le par quelques par deux, par trois, par quatre. Moi le package Itens sans fil trivait à à l'époque, rien quoi, les blondes étaient un peu plus chères à disons. Avant que les campagnes se mettent en place, ils ont monté les prix. beaucoup, beaucoup, beaucoup, en espérant que ça dégoûterait les gens. Puis ça n'a pas suffi, donc les campagnes sont arrivées, je ne sais pas quand, mais oui. Et entre deux, on a fermé les avions, d'abord, les trains, les terrasses des restaurants, tout ça s'est venu en crescendo, et ça a été à l'époque un groove, quoi. Que les fumeurs soient obligés de sortir à l'extérieur, sur les terrasses ou sur le trottoir pour aller faire leurs trucs.
- Speaker #1
La contrainte, ça aurait été...
- Speaker #0
Changement de monde, quoi.
- Speaker #1
T'aurais pas aimé de faire ça ? ben oui en termes de contraintes moi ça aurait été une contrainte intelligente qui m'aurait incité et du coup donc si j'ai bien compris les deux fois où t'as réessayé de fumer où t'as eu l'occasion de fumer ça t'a pas du tout plu donc c'est génial de voir que que t'as pas rechuté juste avec cette juste une
- Speaker #0
J'y repasse jusqu'à ça ne m'a pas plu, mais le plaisir tiré ne méritait pas, tu vois, la quantité de plaisir était basse en fait. Il y avait un peu de plaisir, mais pas suffisamment pour que ça...
- Speaker #1
Est-ce que tu vois parfois ton inconscient te proposer une cigarette quand il y a une émotion forte ? Sans forcément que tu l'apprennes, mais comme parfois on peut se dire, je boirais bien un coup.
- Speaker #0
C'est arrivé, oui.
- Speaker #1
C'est surprenant, non ?
- Speaker #0
Des années après encore, ce qu'il fout.
- Speaker #1
Oui. C'est comme si l'inconscient disait qu'est-ce qu'on va lui proposer pour digérer le truc ? Absolument. Et il y a un test. Tiens, clope. Ah non, ça ne marche pas. Au moins, j'aurais proposé. Et quand la clope remonte au conscient, il va dire ça.
- Speaker #0
Ça arrive souvent à la fin de certains repas.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et tu dis, non, le repas était super. C'était bien. Et il manque un petit truc en plus. C'est ça. Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est que je m'appuie sur la même force pour essayer d'arrêter le sucre. C'est le même concept. Je ne vais pas arrêter tout du jour au lendemain. Et là, je pense qu'une diminution est saine.
- Speaker #1
Tu penses que tu en manques plus ?
- Speaker #0
C'est la même force intérieure qui me pousse à ça.
- Speaker #1
Tu as le même comportement ?
- Speaker #0
Oui, je pense que...
- Speaker #1
Tu veux nous donner un exemple ?
- Speaker #0
Non, mais c'est encore le plaisir du sucre. Par rapport aux dégâts que ça va faire. sur le coeur, sur les articulations ou Dieu sait quoi je préfère avoir une bien bonne intuition des capacités du corps à 100% plutôt que du sucre c'est un choix
- Speaker #1
Je comprends. Tu as dit que tu n'as pas lu. J'ai toute une pile de livres sur le sucre.
- Speaker #0
Je renonce au dessert deux fois sur trois. Et j'essaie de me couper du chocolat et des petits biscuits au chocolat. C'est à l'habitude. Dans le petit biscuit au chocolat... Je retrouve les mâchoires qui craquent, le biscuit, là. Et là, il y a de la colère rentrée, je ne sais pas quoi, qui se défoule. Comme avec la cigarette. Tu vois, je fais un parallèle. Le toucher, le goût de la cigarette avec les lèvres et tout, ça avait un peu le même concept que ce... qui écrase le gâteau au chocolat et qui se défoule. Oui, le mot est juste. Enfin, qui diminue tout ce qu'est les frustrations.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Diminueur, réducteur de frustrations.
- Speaker #1
Comment tu supportes les fumeurs maintenant ?
- Speaker #0
Pfff, je me met égale. T'as envie de fumer, tu fumes. C'est ton choix, c'est ta vie. C'est une odeur qui me rappelle des trucs, mais qui n'enclenche pas le j'aurais envie de ça C'est une odeur de plus dans cette pièce, à ce moment-là, t'as envie de fumer, me fume. je m'étais toujours dit que sur mes vieux jours je ressortirais le cigare sain le cigare bon qui est pas bio mais qui a pas d'adjuvant artificiel au machin et bien non j'ai pas envie
- Speaker #1
j'ai pas du tout envie mais pas du tout et quand t'as vu la cigarette électronique débarquer t'as testé ça t'as fait quoi ?
- Speaker #0
non j'ai pas testé mais je regarde ces gens et je me dis je sais pas ce que je me dis c'est ouf ce truc il compense un truc mauvais par un truc qui est mauvais quel est le plus mauvais des deux Je trouve ça bête, quoi. Si on me vendait que trois mois de cure de cigarette artificielle sont une béquille pour arrêter, ça, je pourrais acheter. Mais la plupart du monde du genre sont accros à la cigarette électronique autant qu'ils l'étaient à l'autre. Si c'était un passage intelligent vert, on arrête tout, je serais pour. Là, je vois vraiment pas l'intérêt.
- Speaker #1
Attends, je voulais te faire ouvrir mon livre au hasard.
- Speaker #0
C'est un très bon livre. Si vous ne l'avez pas encore acheté, achetez-le. Ça pétille, c'est drôle et c'est sympa. Alors, je l'ouvre au hasard. enseignant en méditation, monsieur Guenca, il y a tant de substances addictives différentes.
- Speaker #1
C'est Guenca.
- Speaker #0
Quand vous pratiquez Vipassana, vous comprenez que votre addiction n'est finalement pas celle d'une substance particulière. Vous pensez être accro aux cigarettes, à l'alcool, aux drogues, mais la réalité est que vous êtes accro aux sensations particulières dans votre corps.
- Speaker #1
C'est exactement ce que tu disais concernant... Le sucre qui pourrait se substituer d'une certaine façon. Oui,
- Speaker #0
c'est la même histoire. On touche à la même chose.
- Speaker #1
En fait, ce n'est pas le produit ou le comportement sur lequel il faudrait travailler, mais sur l'émotion que ça crée. Parce qu'on est accro à l'émotion, à la sensation que ça provoque, plutôt qu'à l'objet.
- Speaker #0
Trop forte. Ça me rappelle un dicton que j'aime beaucoup qui dit est-ce que le sage n'est pas quelqu'un capable de contenir... On peut tenir ses tensions intérieures un peu plus longtemps que d'autres. J'aime assez ça, dire que tous autant que nous sommes, nous sommes dans l'inconfort quand nos tensions intérieures deviennent trop fortes. Et que c'est là où on va s'offrir des béquilles, alors que la sagesse, elle voudrait qu'on ose s'écouter à l'intérieur pour discerner quelles sont nos facettes intérieures qui sont en conflit l'une avec l'autre ou dans un inconfort, dans un machin, un truc, et qu'on ose accueillir ça pour discerner ce qui se passe dans notre vie intérieure sans s'appuyer à toute vitesse sur une béquille externe. Par davantage d'écoute intérieure. de mieux comprendre ce qui se joue et de respirer le temps qu'il faut pour que ces tensions se calment elles-mêmes entre moi et moi plutôt que trop vite s'ouvrir au monde extérieur pour aller chercher je ne sais pas quoi, pour compenser ce mal-être intérieur qui n'est pas cool.
- Speaker #1
Tu as vu au fur et à mesure des années cette respiration s'agrandir ?
- Speaker #0
Je n'aurais pas osé le formuler comme ça.
- Speaker #1
Tu le formulerais comment ?
- Speaker #0
Je parlerais plutôt de courage. à oser rester dans l'inconfort un petit peu plus, au lieu de fuir à toute vitesse. Mais ce n'est pas notre égo. Il y a différentes parties de nous-mêmes qui nous poussent à fuir. Notre égo n'a pas envie qu'on reste là, dans l'inconfort, parce qu'il n'est plus le maître à ce moment-là. Donc redevenir libre, c'est accueillir certaines doses d'inconfort très inconfortables à certains instants.
- Speaker #1
C'est marrant, je sors juste d'un Insta Live il y a une demi-heure et on parlait de ça, de rendre l'inconfortable confortable.
- Speaker #0
Top, je prends. Et passer un certain seuil qui n'est pas long en fait. Passer 5 à 10 secondes dans ce qu'on estime être un inconfort insupportable. Passer 5 à 10 secondes, très souvent il y a une forme de paix intérieure qui se met en place.
- Speaker #1
et qui est très bonne et très belle il faut simplement se rappeler que en fait quand ces 5-10 secondes sont intenables on a l'impression qu'on va mourir et que ça va être comme ça toute la vie et se rappeler que ça va passer exactement ça et tu manges quoi comme chocolat ?
- Speaker #0
tout est bon le le le le gros belge le roux rouge.
- Speaker #1
Mon chéri ? Non,
- Speaker #0
je ne sais pas. Bref. Mais ça, de moins en moins, je réussis à l'Alain. Tous les matins, au petit déjeuner, il y avait des chocolats chauds. Je ne comptais pas le nombre de cuillères que je mettais. C'était 3, 4, 5, 6, 7 cuillères de chocolat. Ça fait que un tiers du bol de chocolat était... Après, je suis passé au chocolat sain, au chocolat bio, qui a un goût épouvantable. Donc, tu es obligé de rajouter du sucre. Autrement, c'est... Donc ça, c'est en réduction grande, grande, grande. Non, je suis en bonne voie par rapport au sucre. Mais si tu as une vie en social, là où en d'autres temps, tu étais quasiment obligé de fumer parce qu'ils fumaient tous, quand tu es en social, qu'on est douze à table, qu'il y a un dessert qui est sympa, un tiramisu sympa que la maîtresse de maison a fait et tout, tu peux jouer au con une fois ou deux du mec qui n'en prend pas, mais c'est convivial d'en prendre aussi quoi donc j'essaie d'en prendre moins mais dès que c'est bon c'est bon c'est ruim
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu pourrais... Qu'est-ce que tu aurais envie de conseiller ou de dire aux auditeurs et aux auditrices qui nous écoutent et qui auraient un craving, une envie impérieuse de s'engrier ?
- Speaker #0
Moi, je reste dans mes classiques, c'est-à-dire que votre corps est beau, vous êtes une jolie personne, vous êtes beaucoup plus beau que ce que vous pensez, et la cigarette ne fait que réduire la qualité de votre être à offrir au monde. Et c'est juste bête, quoi. essayer de diminuer en tout cas d'abord ou d'arrêter et le test des 5 étages est top monter le plus souvent possible 5 étages constater que vous êtes essoufflé et que c'est bien triste tu
- Speaker #1
veux un mot de la fin ?
- Speaker #0
Merci, merci, c'était cool Ce livre est très très beau Alors, j'avais allé jusqu'au bout Je trouve que le titre, je l'aurais pas joué comme ça Ouais Et j'aurais élargi le thème Tu vois, j'aurais mis la clope comme un entente Ton bouquin est beaucoup plus beau que Juste Clope
- Speaker #1
Merci
- Speaker #0
Merci Vous ne fumez pas, on s'en fout Allez lire, parce que ça parle de l'être chouette Le chant est beaucoup plus vaste que Juste Clope
- Speaker #1
J'espère que cette interview vous a plu. Vous trouverez toutes les informations complémentaires dans la description de l'épisode et tout ce qu'il faut pour s'abonner, liker, commenter, nous retrouver sur les revues et même prendre contact si vous voulez nous partager votre thème. Bisous à vos horribles cravings et autres impérieuses envies de fumer. Rendez-vous la semaine prochaine et d'ici là, bon sauvage.