Speaker #0Bonjour et bienvenue sur ce nouvel épisode de mon podcast Indépendance Affective, le podcast vers l'unité. On soit libérés de la dépendance affective et aujourd'hui on va aborder un sujet que je voulais amener depuis déjà quelques temps, sur les cinq stades de la relation amoureuse. L'intention de cet épisode, c'est vraiment de comprendre que ce n'est pas la relation qui est le problème. En réalité, la relation n'est que le révélateur précis de notre état intérieur. Et la relation est de surcroît un jeu. La relation amoureuse est un terrain du jeu. Toutes nos relations d'une manière générale, mais surtout la relation amoureuse. Et j'aime à dire que la relation amoureuse, c'est un terrain de « je » . Mais pas de « je » , un terrain du « je » . Le terrain du « je » , du « je suis » . En fait, la relation amoureuse, elle vient défier le « je » égotique pour le rendre au « je suis » désidentifié, unifié, entier. Et c'est pour ça que ce podcast, d'ailleurs, s'appelle le podcast vers l'unité en soi parce qu'on vient chercher à se ramener au « je suis » pour se libérer du « je » égotique. Et cette relation, la relation amoureuse, vient particulièrement chercher le « je » non conscient qui est englué dans ses blessures pour le libérer afin de devenir plus souverain. Donc c'est pour ça que j'aime à dire que c'est un terrain de jeu, un terrain du jeu. Et donc l'idée aujourd'hui est de passer à travers les différentes étapes de ce parcours, de ce terrain du jeu, pour passer du jeu égotique au je suis, désidentifié, unifié et entier, à travers la relation. Parce que ce parcours est particulièrement, le parcours du couple, le parcours de la relation est particulièrement transformateur. Parce que grâce à l'amour qui nous manque ou qui nous remplit, cela nous oblige à bouger, à guérir, à nous repositionner, à nous repositionner surtout dans notre relation à nous-mêmes. Et donc l'idée c'est de considérer que les difficultés du couple ne sont pas un échec, mais une étape vers un autre stade de notre évolution affective, de notre évolution du « je » . Donc, à travers cet épisode, nous allons revoir que la relation n'est qu'un miroir de notre état de conscience, que ce que nous vivons en couple reflète notre rapport à nous-mêmes, reflète nos blessures non guéries, reflète notre niveau de sécurité intérieure, notre niveau d'amour pour nous-mêmes. La dépendance affective, elle, n'est pas un défaut, mais finalement un stade de maturation qu'on va voir juste après. Donc justement, on va parcourir les cinq stades de la relation amoureuse, non pas comme une théorie, mais comme un chemin, un parcours vers plus de conscience de soi, vers plus de « je suis » libéré de notre dépendance affective et de nos blessures d'une manière générale. Donc on va démarrer sur ce postulat qui dit qu'on ne vit pas une relation amoureuse. qui est ou toxique ou saine par hasard. En fait, à l'instant T, on vit la relation dont on a besoin. On vit la relation adaptée à notre niveau de conscience du moment parce qu'en tant que récepteur, en tant qu'émetteur récepteur de vibrations, tel une radio, un transistor, nous attirons à nous des personnes qui ont... un certain niveau de conscience et qui va venir résonner avec celui-ci. Donc si je veux attirer une relation saine ou une relation constructive, créative, je vais devoir travailler la manière dont moi j'émets ma vibration intérieure pour pouvoir faire résonner une autre personne qui va venir s'accorder avec moi. Un petit peu comme une fréquence en fait, sur laquelle je vais me baser ou sur laquelle l'autre va se baser. Une relation qui est, on va le voir, peut-être conflictuelle ou quoi, ne peut évoluer que si les deux personnes évoluent. Et donc le couple est un lieu de révélation. et non un lieu de réparation magique. Et s'il y a une chose que tu peux retenir et que tu dois retenir, c'est que le couple est justement, je me répète, un lieu de révélation et non pas de réparation magique. Donc en fonction de là où tu en es dans ton couple, tu peux finalement prendre le miroir parce que l'autre est ton miroir et je t'invite à peut-être réécouter les épisodes concernant le sujet du miroir ou concernant... le sujet de ma relation toxique à moi-même. Il y a plusieurs épisodes qui ramènent à ces réflexions-là. Et donc, à observer effectivement ce que l'autre est en train de te révéler sur toi. Alors, passons maintenant en revue les cinq stades de la relation. Le premier stade, c'est donc le couple fusionnel, le couple instinctif. Alors là, on est plutôt dans un niveau de conscience branché sur l'extérieur. Et ce qui se joue, ça va être une forme d'idéalisation, une forme de volonté de fusion. En fait, on agit presque de façon animale. C'est-à-dire que c'est un mâle humain qui rencontre une femelle humaine qui s'accouple. Et ils prennent ça pour de l'amour. Sauf qu'en vérité... Ils projettent à l'extérieur, sur l'autre et sur le couple, leurs besoins d'idéalisation, de fusion affective. Donc dans ces cas-là, on est vraiment sur deux êtres qui ont besoin d'être aimés, d'être reconnus, d'être choisis et qui n'ont pas réellement conscience de ce qu'ils sont fondamentalement. Et le message inconscient adressé à l'autre dans ce type de relation, c'est « Je t'aime pour ce que tu me fais ressentir » . Je ne t'aime pas pour ce que tu es, je ne t'aime pas pour ce qu'on va construire, non. Je t'aime pour ce que tu me fais ressentir. Donc on est vraiment dans un rapport vraiment animal, seulement émotionnel. Donc à ce stade, la relation repose sur l'autre et sur ce qu'il nous apporte. Et on est dans une confusion totale de l'amour et de l'intensité. Il y a une confusion, amour, intensité, fusion, idéalisation. Et justement, on est presque dans une addiction émotionnelle. On court après l'intensité émotionnelle. C'est souvent à ce stade du couple qu'on est dans le yo-yo. Et à chaque fois qu'on voit l'autre, c'est comme si on prenait un shoot d'une substance, d'une drogue ou d'une substance extérieure. Et cet état-là vient nourrir, en tout cas déclenche une réponse émotionnelle chez nous qui est très... instinctive. Et ça peut être notre blessure qui résonne et on n'est presque pas à ce stade-là, on n'est presque pas capable de prendre du recul et de faire preuve de discernement entre ce que l'autre me fait ressentir et savoir si mes sentiments sont réels ou superficiels. grâce à ce qu'il me fait ressentir. À ce moment-là, on n'a pas conscience de ce qui se joue pour nous. On est totalement branché sur l'autre. On est totalement branché sur ce que l'autre va faire, sur ce que l'autre va nous faire ressentir en fait. Donc on est vraiment dans quelque chose de très instinctif, de très animal. Ensuite, le temps passe un petit peu et au bout de quelques temps, on arrive à... la réactivation des blessures et c'est là où le couple conflictuel potentiellement émerge. Donc on est dans la réactivation des blessures, d'abandon, de rejet, de trahison, d'humiliation. C'est évidemment là que la dépendance affective peut émerger, puisque suis-moi, je te fuis, suis-moi, je te suis. Il y en a souvent un des deux qui a peur de perdre l'autre, ou bien l'autre qui a peur de s'engager, ou l'autre qui a peur de se perdre lui-même. souvent on observe des comportements de contrôle, de jalousie ou alors de suradaptation. Il y a des conflits qui sont répétés ou des silences, on n'arrive pas à mettre les mots sur ce qu'on ressent. Et souvent on est dans une forme de désillusion. Et dans notre cheminement intérieur, à ce stade, on croit souvent encore que ce sont les autres et notre environnement qui nous dirigent et nous impactent. pas conscience de notre propre pouvoir de décision sur notre vie. À ce stade de notre évolution intérieure, on n'est pas conscient de ce que sont nos émotions, on ne sait pas discerner une émotion d'une autre, c'est souvent la confusion. et pourquoi elles émergent, ce qu'elles veulent nous dire. Et la plupart du temps, en fait, on ressent les choses de façon très violente ou en tout cas très excessive. Et on ne sait pas forcément quoi en faire, ni même qu'on peut en faire quelque chose. Mais on peut commencer, on a dépassé le stade purement animal, entre guillemets. Donc on a commencé à se poser des questions. On commence à observer la répétition des schémas. Et on s'aperçoit quand même peut-être qu'on tombe sur des profils qui ont des similitudes. Et là, la phrase inconsciente qui tourne à ce moment-là, c'est « Aime-moi comme j'en ai besoin, sinon je souffre » . À ce stade, le couple va faire émerger les blessures inconscientes. L'autre va me montrer ce que je ne veux pas voir à l'intérieur de moi. Ce n'est pas pour ça que je le vois, que je le regarde. Mais en tout cas, ça fait émerger des choses chez moi sur lesquelles je dois réfléchir, mais pour l'instant, je n'en suis pas forcément capable. Et c'est à ce stade qu'on commence à découvrir généralement la notion de dépendance affective quand même. Et donc, pour rappel, la dépendance affective n'apparaît pas par hasard. Elle apparaît quand l'illusion de la fusion tombe. Et lorsque l'insécurité intérieure est activée. Donc ce n'est pas l'autre qui crée de la dépendance affective, c'est ma dépendance affective qui va être révélée par le comportement de l'autre. Donc à travers cette illusion de la fusion, ou à travers cette insécurité intérieure que l'autre, par ses comportements et ses blessures, vient réactiver chez moi. Alors il y a beaucoup de personnes qui restent dans le... dans le couple conflictuel. Et c'est ça qui fait qu'on va rester potentiellement longtemps dans notre dépendance affective. C'est qu'en fait, on va changer de partenaire, parce qu'évidemment, ça ne va pas avec le partenaire, encore et encore. Ou on va répéter aussi les mêmes schémas. Donc, il y a beaucoup de couples qui vont s'arrêter, qui vont se déchirer, se brûler, et se stopper à ce moment-là. Et il y a d'autres couples qui vont même réussir à s'installer dans un conflit chronique et à se faire mal pendant des mois, sinon des années. sans pour autant prendre conscience que l'autre est mon miroir et qu'il est en train de me montrer quelque chose. Jusqu'à ce qu'on passe à la troisième étape, celle du couple conscient. Et là, le switch, parce que c'est vraiment un switch qui s'opère, c'est la notion de responsabilité. C'est-à-dire que dans le couple conflictuel, l'autre est responsable de ce qui m'arrive, tout ce qui m'arrive, ma jalousie. mes excès d'humeur, mon insécurité, tout ça c'est à cause de l'autre. C'est l'autre qui me met dans mon insécurité et qui me rend comme ci ou comme ça. Donc là, au stade du couple conscient, on réalise qu'on est responsable de ce qui nous arrive. On comprend que l'autre est un miroir et on commence, peut-être pas tout à fait à en sortir, mais en tout cas à observer le schéma du victime, bourreau, sauveur. On commence à généralement prendre connaissance de la notion de blessure. On commence à s'intéresser au sujet de la dépendance affective très sérieusement. Et à ce stade-là, on a au moins un des deux membres du couple qui commence à vouloir communiquer ouvertement sur le sujet et qui va commencer à se dire « Ok, je voudrais prendre mes responsabilités et ne plus chercher à sauver l'autre. » Par contre, il ne sait pas encore comment faire. Ou elle ne sait pas encore comment faire. Mais là, on va commencer à prendre conscience qu'il faut aussi non plus chercher à sauver l'autre, mais aussi arrêter d'atteindre qu'il nous sauve. Et donc, c'est le début du travail intérieur. Et là, à ce moment-là, il y a vraiment un switch de conscience qui est personnel, qui est intérieur et qui ne dépend plus de l'autre. Et donc, on commence à comprendre et à expérimenter que la relation est un terrain d'évolution sur lequel on peut reprendre notre responsabilité émotionnelle. Ce n'est pas pour autant qu'on choisit de guérir. Ce n'est pas pour autant qu'on choisit de se faire accompagner. Ce n'est pas pour autant qu'on choisit d'aller voir nos hommes d'ombre. Mais en tout cas, il y a cette notion de « Ok, je comprends. Peut-être que j'ai ma part de responsabilité dans les problèmes qui émergent dans ce couple. De là à aller me remettre en question, ce n'est pas toujours le cas. » Mais en tout cas, on commence à avoir ce petit élan de sortir de cette... posture parce qu'il y a une prise de conscience qui émerge. Et la phrase inconsciente finalement qui reflète le couple conscient, c'est « Ce que je vis me parle de moi, il est temps maintenant que je m'aime. » comme je veux que l'autre m'aime. Et donc, c'est pour ça qu'à ce moment-là, il y a deux possibilités, parce que c'est une posture et un choix qui demandent du courage et qui demandent d'aller observer les schémas de fonctionnement qui ne sont pas toujours très confortables à aller visiter. Et donc, soit la personne choisit de rester consciente, toutefois sans forcément guérir, soit elle choisit d'entamer un vrai travail intérieur. Et quand je dis un vrai travail intérieur, c'est un travail intérieur pas sur deux ou trois séances, mais de vraiment aller chercher une thérapie, d'aller chercher les causes de la dépendance affective au niveau de l'enfant intérieur et de surtout aller chercher à voir et à comprendre la responsabilité émotionnelle, comment se génèrent nos émotions, ce qu'elles veulent nous dire, ce qu'elles disent de nous, etc. Dans le cadre de l'Académie Envie, dans l'accompagnement que moi je propose, c'est là où j'interviens avec la méthadambie. Et là, je voudrais juste profiter du moment pour faire un petit rappel sur la nuance, même la différence essentielle entre l'amour et l'attachement. Parce que si tu écoutes ce podcast et que tu m'as écouté jusqu'ici dans cet épisode, c'est que probablement tu es en dépendance affective de près ou de loin et il y a quelque chose d'important que tu dois savoir. Quand on guérit ses blessures et que l'autre ne les guérit pas, il arrive souvent quelque chose de très difficile à accepter, c'est que la relation ne peut plus évoluer. On ne peut pas maintenir une relation au-delà de la part qui nous incombe en fait. Et là, il y a beaucoup de personnes qui restent coincées dans la relation parce qu'elles restent coincées dans l'illusion que peut-être un jour l'autre va faire le même travail que moi et alors nous pourrons vivre quelque chose d'extraordinaire. Nous pourrons vivre cette projection idéalisée du couple que j'ai perçue avec cette autre personne. Et potentiellement, oui, s'il faisait ce travail ou si elle faisait ce travail, nous pourrions vivre cette chose extraordinaire. Sauf qu'en fait, peut-être il ne le fera jamais parce que surtout, c'est sa responsabilité à lui et pas la tienne. Ça ne dépend pas de toi. Donc s'il y a bien une vérité, c'est qu'effectivement on ne peut pas changer l'autre. Et quand on a aimé vraiment très fort et qu'on a cru dans une relation, on peut se perdre à attendre que l'autre change, à porter la relation qui n'existe déjà plus depuis un certain temps. Et c'est là qu'il y a un moment charnière de maturité affective qui doit intervenir, un switch important encore qui doit intervenir. C'est qu'il faut à ce moment-là Merci. à prendre à laisser, à se détacher de l'idéal que nous avons de l'autre, à se détacher de l'idéal que nous avons perçu, projeté à travers l'autre, à travers ce couple, et à avancer sans lui ou avancer sans elle. Et cela implique de renoncer à l'autre et de renoncer à cet idéal. Et renoncer, c'est difficile, c'est douloureux. Mais renoncer à l'autre, à ce moment-là, Parce que tu vois que toi, tu es en train de faire des prises de conscience, que tu as fait un travail sur toi, un travail thérapeutique, mais que pour autant, l'autre ne te rejoint pas. Le renoncer à l'autre, renoncer à cet idéal que tu as projeté et donc lui dire non, c'est surtout et avant tout te dire oui à toi. En fait, c'est là où l'attachement dit à l'autre personne, j'ai besoin que tu changes pour que je puisse être heureux ou heureuse avec toi. Là où l'amour dit « je vois qui tu es, je vois où tu en es, je respecte ton rythme et je me respecte suffisamment pour ne pas rester là où moi je risque de me perdre » . C'est hyper important. L'attachement maintient l'idéalisation et la projection de cette idéale de couple alors que l'amour va accepter la réalité. telle qu'elle est. Accepter l'autre là où il en est. Et ça, c'est une réelle preuve d'amour. Et donc, renoncer à l'autre si la relation nous perd, c'est s'ouvrir à quelque chose de mieux qui nous attend forcément. Quelque chose plus en phase avec cette nouvelle version de nous, avec cette nouvelle version de qui je suis devenu. Et lorsqu'on a passé ce stade et qu'on a fait ce choix de renoncer à l'autre, ce qui va d'ailleurs... probablement venir nous chercher dans notre blessure d'abandon parce que si je renonce à l'autre, je l'abandonne. Dans notre blessure de rejet parce que si je renonce à l'autre, peut-être il va se sentir rejeté. Donc moi, ça me ramène à ma propre blessure de rejet. Si je renonce à l'autre, c'est injuste pour lui, donc je ne peux pas lui faire de mal, etc. Sauf qu'en fait, il va falloir que je travaille ma propre blessure d'injustice, parce que quand je ne renonce pas à l'autre, c'est avec moi que je suis injuste. Ou encore, renoncer à l'autre peut-être va me rappeler ma blessure de trahison, parce que peut-être que si je renonce à lui, je vais avoir l'impression de le trahir, de trahir son amour, entre guillemets, plutôt entre toi et moi, de trahir son attachement en vrai. Et c'est là où finalement, si tu arrives à passer cette étape où tu renonces à l'autre pour te dire oui à toi, à ce moment-là, tu vas être capable de remercier l'autre, de remercier la relation, de remercier ce que cette relation t'a apporté, de ce qu'elle t'a permis de devenir, de ce qu'elle va te permettre de connaître à partir de maintenant, qui va être encore mieux que ce que tu n'as jamais vécu. Parce qu'à chaque fois, à chaque fois que tu te dis oui à toi, tu te rapproches étape après étape de ton vrai toi. Et c'est là qu'en fait, petit à petit, tu commences à réaliser que tu peux aimer quelqu'un sans être avec lui. Et là, on avance vers un autre stade de conscience. Parce que tu peux aimer ce que tu as vécu avec lui ou avec elle, tu peux aimer l'âme de l'autre, tu peux aimer ce que cette relation t'a appris, tu peux aimer la version potentielle de ce que ça aurait pu être, mais accepter qu'elle n'est pas. Et donc à ce moment-là, t'aimer... toi davantage et de simplement tourner les talons, sans rester dans la relation, sans que ce soit souffrant ni pour toi ni pour l'autre. En tout cas, si l'autre, ça reste souffrant pour lui ou pour elle, c'est parce qu'il n'accepte pas. Et ça, ce n'est pas de ton ressort. Toi, tu es seulement responsable de toi. Mais au moins, à ce stade-là, tu n'attends plus que l'autre comble ton insécurité. Tu n'as plus besoin que l'autre devienne quelqu'un d'autre pour justement venir Merci. combler ta blessure lambda. Tu ne cherches plus à sauver la relation. Tu ne luttes plus contre la réalité. Tu peux ressentir l'amour sans vouloir forcer l'union quand tu vois que l'autre est en forme de résistance parce que quelque chose ne lui convient pas pour une raison X ou Y ou parce qu'il ne te rencontre pas là où toi tu es. C'est là, à ce moment-là, que toi tu t'aimes davantage. Et c'est là que ça change tout. Et s'il y a une phrase encore que tu peux retenir, et je l'ai déjà dit à multiples reprises au cours de tous ces derniers épisodes, c'est que l'amour ne fait pas souffrir. C'est l'attachement à ce que l'autre devrait être et qu'il n'est pas qui te fait souffrir. Parce que tu es sans arrêt en train de regarder, chercher, à voir chez l'autre ce qu'il pourrait t'apporter pour combler ta blessure, et comme tu observes que ça n'arrive pas, alors tu souffres. Et vraiment, l'amour ne fait pas mal, c'est l'attachement. qui est source de souffrance. Quand tu es capable de te détacher et de renoncer à ce que l'autre pourrait t'apporter afin de combler ta blessure parce que toi, tu es capable désormais de la combler toi-même, il est toutefois possible que la relation du couple conscient s'arrête parce que toi, tu es devenu conscient, consciente, mais l'autre ne t'a pas suivi. Et ce qui est possible aussi, c'est qu'à travers ton cheminement, Tu sois passé de l'étape du couple animal, fusionnel, puis au couple conflictuel. Donc toi, ton niveau de conscience, c'est l'ego blessé, où tu avais besoin que l'autre t'aime comme tu en avais besoin afin de combler tes blessures, sinon tu allais souffrir. Puis tu as pris conscience de ta dépendance affective. Du coup, tu es passé au couple conscient, où tu as compris que l'autre était ton miroir. Tu as pris ta responsabilité émotionnelle, tu as fait ce travail en profondeur sur toi. et tu as compris la différence entre l'amour, l'attachement, et tu as renoncé à l'autre qui ne t'avait pas suivi, et c'est à ce moment-là que tu vas pouvoir justement te permettre de rencontrer quelqu'un qui a ce même niveau de conscience que toi, pour permettre à la relation couple créateur d'exister directement. C'est juste que si à ce stade-là tu rencontres une personne, à l'étape de l'une de miel, il n'y aura pas d'illusion. Il n'y aura pas la friction. L'autre va raisonner davantage avec ton être plutôt qu'avec tes blessures. Il va te voir tel que tu es et assez rapidement discerner tes blessures égotiques de la vraie personne que tu es avec toute ta capacité d'aimer, etc. Et il va t'aimer vraiment pour ce que tu es. Ou elle va t'aimer pour vraiment ce que tu es. Et à l'étape de la découverte des blessures de l'autre, justement, chacun va être capable de les observer sans les juger. ou sans juger la personne, en laissant à l'autre la responsabilité de ce qu'il vit. Et c'est à partir de ça... C'est à partir de ce stade-là qu'on va pouvoir laisser émerger un couple créateur, où là, chacun est déjà dans sa sécurité intérieure. Les blessures principales de chacun sont globalement, on va dire, je dirais 70-80% pacifiées, libérées, conscientisées, guéries. En tout cas, si elles ressurgissent. elles sont libérées en très peu de temps, la communication est claire, la communication est fluide, la communication est respectueuse, patiente, calme. On est dans le respect de ses propres besoins, dans le respect de la conscientisation de ses propres besoins. Parce que dans les stades précédents, je n'ai pas évoqué les besoins, mais c'est important, les besoins de l'autre sont mes besoins. C'est-à-dire que... Je fais fille, je fais abstraction de mes besoins et souvent je n'ai même pas conscience de mes besoins. Je ne sais pas trop les nommer, je ne sais pas trop les identifier. Et du coup, dans mes émotions, forcément, il y a de la confusion. À l'étape du couple créateur, je connais mes besoins, l'autre connaît ses besoins. Il y a beaucoup moins de confusion. Et je sais nourrir moi-même mes besoins. Il sait ou elle sait nourrir lui-même ses besoins. donc Il n'y a pas de recherche de complétude en fait. Puisque les deux sont déjà complets et ils viennent créer ce couple créateur qui lui-même va créer autre chose. À ce stade du couple, dans le couple créateur, l'autre n'est pas là pour répondre à mes besoins. L'autre n'est pas là pour répondre à mon besoin d'amour. L'autre n'est pas là pour répondre à mon besoin de sécurité intérieure. Il sera là peut-être ou elle sera là peut-être pour les observer et m'aider à passer le cap et à me resécuriser moi. Mais en aucun cas, il ne va ni prendre la responsabilité de le faire à ma place, ni moi je vais lui demander de le faire à ma place non plus. Et donc, on est vraiment dans une relation qui est beaucoup plus sincère, beaucoup plus honnête, beaucoup plus entière. Pourquoi ? Parce que chacun, les deux membres du couple, sont déjà en amont sincères avec eux-mêmes, respectueux d'eux-mêmes, dans leur intégrité. Ils connaissent, ils se connaissent beaucoup plus profondément. Et la phrase inconsciente à ce stade que la personne se dit, c'est « Je suis avec toi parce que je te choisis toi sans me perdre. Mais je te choisis non pas pour ce que tu vas me permettre d'obtenir ou d'être, non. Je te choisis pour qui tu es toi. » Et je marche à côté de toi sans me perdre. Alors à ce moment-là, la relation devient un espace de création, un espace de soutien mutuel, un espace de croissance. Le couple, il n'est pas parfait. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de désaccord, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de malentendu, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de blessures qui sont réactivées. Ce n'est pas ça, mais c'est juste qu'à ce moment-là, on s'ajuste. C'est vivant, on communique, on observe, mais pour observer à ce niveau-là, on a déjà fait une forme de travail de maturité émotionnelle qui nous permet déjà d'être disponible et conscient suffisamment à nous-mêmes pour être conscient à l'instant T dans le moment présent de notre état intérieur, pour savoir l'exprimer à l'autre. Donc c'est déjà... un niveau de travail et de connaissance de soi qui est déjà assez avancé. Et à partir du moment où on est régulé, où on est guéri, où on est dans notre unicité intérieure en tant qu'individu, alors à ce moment-là, le choix de rester dans la relation, il est beaucoup plus conscient. Donc on peut choisir de rester si la relation, elle est mutuelle. et réciproque. On peut choisir en conscience de partir si elle ne l'est pas, et ce, généralement, dans le calme et la tranquillité. On peut, justement, être avec l'autre sans vouloir le posséder, sans vouloir obtenir inconsciemment, parce qu'évidemment, c'est pas assez jamais, mais obtenir inconsciemment quelque chose de lui ou d'elle pour nous rassurer, en fait. Et là, on arrive dans une vraie souveraineté affective. Donc que tu sois toi qui m'écoutes aujourd'hui, en couple ou non, la vraie question n'est pas à quel stade de couple j'en suis, avec qui je suis, est-ce que la personne avec qui je suis, lui il en est à ce stade-là et moi celui-là. Mais justement, la question c'est vraiment dans quel état intérieur moi je suis quand je suis en relation. Là encore, et des fois je suis un peu brutale dans mes accompagnements quand je dis... Parce que les autres me parlent de l'autre, Mais l'autre, on s'en fout. Ce n'est pas important en fait. L'autre n'est que le miroir de là où moi j'en suis. Et c'est exactement là, moi, que je travaille. Dans l'Académie Envie, tout comme dans mes accompagnements, soit individuels et de couple, je ne viens pas réparer la relation. Je viens créer les conditions pour que chacun puisse voir, comprendre et surtout transformer sa manière d'être. avec l'autre en temps réel. Parce que ce que je propose, ce n'est pas de t'aider à trouver la bonne personne, évidemment, pour ça, tu as les applis, les soirées, les copains, ce que tu veux comme technique, peu importe. Moi, mon travail, mon rôle et ma posture, c'est de t'aider à devenir la personne capable de vivre dans une relation constante, dans une relation consciente, dans une relation stable. et potentiellement créatrice, d'abord avec toi-même, pour ensuite être en mesure de pouvoir attirer quelqu'un qui va vibrer comme toi et donc de pouvoir créer ce couple conscient, ce couple créateur avec l'autre. Et enfin, le dernier couple, le dernier stade, la dernière étape du couple, on va être dans le couple unifié ou le couple sacré. où là on est vraiment dans un niveau de conscience à la fois incarné et à la fois connecté. On est vraiment face à deux personnes entières, complètes, où il n'y a absolument plus de dépendance, où on est dans un choix conscient d'être dans l'union et où la liberté à la fois intérieure et dans le couple est totale. Donc l'amour devient un partage, l'amour devient... une expansion, un espace de vérité et surtout pas un espace d'attachement. Ça ne veut pas dire qu'on n'est pas exclusif l'un vis-à-vis de l'autre, parce que je te vois venir. Ça veut dire qu'on est en totale liberté. Non, C'est pas ça. Je t'aime et je te choisis, mais je n'ai pas besoin de toi pour exister. Et souvent à ce stade, On est dans la réhabilitation du féminin sacré, du masculin divin et de la sexualité sacrée. Je n'ai pas parlé de sexualité encore jusqu'à présent, mais plus on avance dans les niveaux de conscience et donc dans les étapes du couple, plus la sexualité va être présentée comme un acte profondément créateur et va reprendre une dimension sacrée. C'est-à-dire que... On a conscience que ce sont deux énergies qui se mélangent, deux énergies de vie qui vont venir se mélanger et que l'intention de la connexion à l'autre en soi est profondément sacrée. On est face à deux personnes qui ont équilibré à la fois leur féminin sacré et leur masculin divin. longtemps dans notre société patriarcale. tend justement à évoluer considérablement. Le féminin a historiquement été humilié, réprimé, effacé. La place de la femme en tant que créatrice, en tant qu'être nourrissant, a été complètement dévoyée. Et la sexualité a été recouverte de honte pour couper l'humain de sa puissance divine. Et même les hommes ont énormément souffert de cette considération-là parce que, clairement, ni l'homme ni la femme dans notre société ne sait véritablement, quelque part, comment prendre sa place par rapport à l'autre. Et ça, c'est parce que le féminin comme le masculin qui est en chacun de nous, homme ou femme, n'est pas équilibré à sa juste valeur. Donc à ce stade du couple... unifié du couple sacré, on a véritablement deux personnes qui sont en tout cas dans la conscience que rien n'est parfait, peut-être, parce qu'on reste des êtres de dualité à partir du moment où on est vivant et incarné dans ce corps, mais on a conscience de l'énergie avec laquelle on fait les choses, si on est plutôt à l'instant T dans une énergie yin, ou si on est plutôt à l'instant T dans une énergie yang, et que ce soit d'un côté ou de l'autre. Et donc, la femme est capable de prendre sa place et de rester à sa place, tout comme l'homme est capable de prendre sa place et de rester à sa place. Et chacun, en fait, s'équilibre l'un avec l'autre. Et souvent, souvent, ce n'est pas automatique, mais souvent, dans les couples sacrés, le couple devient aussi un espace de contribution. C'est-à-dire qu'à partir de cet espace de création, il est fréquent que l'énergie unifiée des deux membres du couple vienne s'harmoniser autour d'un projet de contribution commun. qui lui-même va venir améliorer le bien-être, le mieux-être de l'humanité. L'énergie créatrice se répand, s'expand et va venir rayonner à travers cet amour des deux personnes qui se choisissent profondément l'une et l'autre. Et ce rayonnement va forcément se diffuser, se déployer sur les autres tout autour d'eux. Et souvent, ils deviennent un repère, un point d'ancrage et une valeur d'exemple pour permettre à d'autres de grandir à travers l'amour souverain et l'amour sacré. Donc finalement, la vraie question n'est pas « est-ce que je suis avec la bonne personne ? » La vraie question, c'est « dans quel état intérieur je suis lorsque je suis en relation ? » Parce que rappelle-toi que la relation est le terrain de jeu du jeu. Parce que tu peux changer de partenaire autant de fois que tu veux si tu ne changes pas ton intérieur, ton état interne, si tu ne changes pas ton niveau de conscience, tu retrouveras toujours les mêmes dynamiques. Et à l'inverse, à partir du moment où tu changes ta manière d'être en relation avec toi-même, alors tout change. Pas seulement tes relations, mais tout change. Ta manière de... t'aimer change, ta manière d'aimer l'autre change, ce que tu tolères change, ce que tu attires change, ce que tu perçois change, tout change. Tu ne cours plus après quelqu'un pour te sentir en sécurité parce que tu deviens toi-même cet espace de sécurité pour toi-même. Et naturellement, tu deviens un aimant pour des relations différentes, des relations où l'autre est présent, constant, disponible, sécurisant. conscient. Non pas parce que tu l'as effectivement cherché mais parce que tu es devenu quelqu'un qui ne peut plus entrer en résonance avec autre chose qu'une relation où l'autre est présent, constant, disponible, sécurisant, conscient. Et c'est là que tu passes d'un amour qui potentiellement peut te faire souffrir à un amour qui révèle, qui construit et qui élève. Du coup, peut-être que la seule chose à observer aujourd'hui, ce n'est pas ce que tu crois savoir sur l'amour, mais simplement, est-ce que là, maintenant, tout de suite, lorsqu'il se passe ceci ou cela dans ta relation, est-ce que tu vois ce qui est en train de se jouer en toi à travers la relation ? Parce que voir, mais vraiment, vraiment voir, te voir, voir ce qu'il se joue en toi, c'est là que tout commence. Et dernière chose, il y a aussi quelque chose d'important à comprendre. C'est que le couple n'est pas seulement une rencontre de deux individus qui vivent une expérience et qui se mettent en couple. Et voilà. Non, le couple, c'est bien plus que ça. C'est un espace vivant. C'est un espace que l'on crée. C'est un projet vivant. C'est comme un enfant. Le couple est l'enfant des deux membres du couple. Par ailleurs, comme si c'était... Aussi une entreprise, c'est deux associés qui créent une autre entité et qui à travers ce projet d'entreprise, on entreprend aussi un couple, créent autre chose pour eux-mêmes en plus. 1 plus 1 égale 3. Donc le couple est un espace vivant, un espace qui donc demande à être nourri, soutenu, entretenu, protégé. Pour laisser un espace véritable au couple, pour lui permettre d'exister, encore faut-il que chacun se connaisse suffisamment en profondeur. Parce que si je ne me connais pas, si je ne connais pas mes blessures, mes systèmes de survie, mes besoins, mes peurs, alors je ne peux pas avoir de place pour la relation. Je vais forcément ramener mon bazar, mes peurs, mes besoins, mes non-besoins ou mes besoins inconscients, mes systèmes de survie dans le couple, dans lequel je vais projeter mes manques. mes attentes, mes insécurités. Et inconsciemment, je demande à l'autre de porter ce qui m'appartient, alors que ça, ce n'est pas OK. Le couple n'est pas fait pour porter les blessures à notre place. Le couple n'est pas un espace où je demande à l'autre de faire à ma place le travail que j'ai à faire pour moi-même. Par contre, le couple va révéler ses blessures, clairement. Il peut du coup devenir un espace de guérison, de croissance, de réparation consciente, si on y trouve aussi cet espace de sécurité. Et cet espace de sécurité... est possible seulement si chacun accepte de voir ce qui l'amène dans la relation. Sinon, ce qu'on nourrit, ce n'est pas le couple, c'est nos mécanismes personnels. Et c'est pour ça aussi que se connaître en profondeur est essentiel. Pas pour devenir parfait et devenir la personne idéale ou la version idéale de nous-mêmes avant d'aimer, non. Mais pour aimer en conscience et ne pas faire... payer à l'autre autant que faire se peut le prix ou le poids de nos blessures non conscientisés, non guéris, non traversés et au contraire, au contraire le couple va être peut-être ce terrain-là de révélation de nos propres consciences mais c'est à chacun des deux membres du couple de privilégier l'espace du couple pour permettre aux deux de s'y rencontrer après ou en parallèle d'avoir fait ce travail personnel qui est du ressort de sa propre responsabilité, de se sécuriser soi-même affectivement et d'aller le plus loin possible dans sa souveraineté affective. Alors si cet épisode a résonné pour toi, pense à liker, partager et t'abonner à la chaîne. Toutes les informations sur l'Académie Envie et mes accompagnements se trouvent... en description et sur mon site www.oliviasaxby.fr www.oliviasaxby.fr www.oliviasaxby.fr Dans le prochain épisode, j'aimerais justement aller un petit peu plus loin et te parler de cette grande confusion que nous entretenons presque tous entre le fait d'aimer, le fait d'être attaché et de savoir être en relation durablement. Parce qu'on confond le fait d'aimer seulement et de savoir être en relation. Ce sont deux choses différentes. N'oublie pas d'ici là que tu es la personne la plus importante de ta vie. A très vite. Et d'ici là, prends soin de toi. A bientôt.