Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de mon podcast Indépendance Affective, le podcast vers l'unité en soi, libéré de la dépendance affective. Pourquoi confonds-tu encore amour et attachement et pourquoi certaines relations te détruisent alors que tu crois profondément et sincèrement aimer ? C'est vrai finalement, comment et pourquoi peut-on arriver au point d'aimer ? profondément quelqu'un et pourtant être en train de se perdre dans cette relation. Comment c'est possible d'aimer et de se perdre ? Tu sens que cette relation ne te nourrit pas, tu sens que cette relation te coûte parce qu'il ou elle n'est pas là lorsque tu as besoin de lui ou d'elle, parce que ton autre n'est pas disponible, peut-être même engagé avec quelqu'un d'autre que toi, parce que tu continues perpétuellement d'attendre que les choses vont aller mieux, tu... Continue d'attendre peut-être que l'autre puisse enfin changer et devenir la personne qui vraiment te ferait du bien et devenir cette personne, ce potentiel que tu as vu en lui ou en elle et que tu penses qu'il est capable de devenir. Ou encore que vos projets d'avenir ne sont pas compatibles selon vos désirs d'enfant, vos désirs de lieu de vie, vos potentielles croyances, religions, etc. Ou encore que cette personne est fuyante lorsque toi tu voudrais t'engager, ou que tu as juste besoin de savoir où ça vous emmène, ou encore que peut-être toi tu freines cette relation parce que l'autre t'étouffe. Bref, bref, bref, il y a une partie de toi, même si toi tu aimes profondément, il y a une partie de toi, et peut-être que ton entourage aussi, voit bien que tu vas potentiellement droit dans le mur. Mais c'est plus fort que toi. Et parfois, on ne tombe pas amoureux d'une personne. Donc on peut penser qu'on aime, alors qu'en réalité, notre système émotionnel est en train de rechercher inconsciemment une dynamique émotionnelle déjà connue, déjà vécue, déjà associée à l'amour depuis l'enfance. Et on va développer tout ça aujourd'hui dans cet épisode. Parce que tant qu'on ne comprend pas ça, on va continuer à confondre le fait d'aimer, le fait d'avoir besoin de l'autre, le fait d'être attaché à l'autre. Le fait d'être dépendant de l'autre et d'avoir peur de le ou la perdre. Parce qu'il y a une immense différence entre aimer quelqu'un et s'attacher à lui parce que inconsciemment, j'insiste vraiment, inconsciemment, on espère qu'il viendra enfin nous donner ce qu'on n'a jamais reçu, qu'il vient venir nous faire du bien et potentiellement, souvent furtivement. à travers une certaine décharge d'un certain cocktail hormonal subtil, là où il y a une blessure encore béante. Et ça crée en nous une dépendance affective que l'on confond avec le vrai sentiment amoureux. Et cette confusion, je pense que tous et toutes, à un moment de notre vie, chaque être humain l'a traversée, c'est sûr. Alors aujourd'hui, j'ai vraiment envie qu'on parle de ce quelque chose fondamental qui est donc la différence entre... aimer quelqu'un et attendre inconsciemment que cette relation vienne compenser ce qui a été blessé en nous. Donc on va reparler un petit peu de tout ça, mais l'idée c'est de vraiment redessiner le fait que parmi les personnes qui écoutent aujourd'hui ce podcast, beaucoup souffrent de leurs histoires d'amour diverses et variées, beaucoup renouvellent leur schéma, beaucoup voient qu'elles tournent en boucle dans un certain mode de fonctionnement. Mais c'est parce qu'elles attendent inconsciemment, parce que vous attendez et j'ai attendu inconsciemment, que la relation vienne nous sécuriser intérieurement. Alors qu'en réalité, c'est juste qu'on n'a pas appris à créer cette sécurité dans notre relation à nous-mêmes. Donc le problème, ce n'est pas d'aimer profondément l'autre. Le problème, c'est donc d'attendre inconsciemment que l'autre nous apporte cette sécurité. que nous n'avons jusqu'à maintenant pas encore appris à construire seuls. Donc revenons un petit peu dans nos débuts de la relation. Au début, on croit vraiment que c'est de l'amour. Au début de la plupart des relations, il y a quelque chose qui nous dépasse complètement. Les fameux papillons dans le ventre, l'impression de penser à l'autre, cette obsession de penser à l'autre en permanence, cette intensité émotionnelle. parfois obsessionnelle, cette sensation presque irréelle de connexion, de reconnaissance, de fusion. Et souvent cette phrase qui nous dit, ou lorsqu'on est avec l'autre, je n'ai jamais ressenti ça auparavant. Évidemment, comme c'est extrêmement fort émotionnellement, on prend ça pour de l'amour. Sauf qu'en réalité, au début, alors parfois, c'est vraiment de l'amour, mais en tout cas, dans notre état de dépendant affectif, ce n'est pas toujours l'autre qu'on aime. C'est parfois ce qu'il réveille en nous. Parce que certaines personnes vont venir toucher exactement les endroits les plus sensibles de notre système. Elles vont réveiller notre besoin d'être choisi, notre besoin d'être rassuré, notre peur d'être abandonné, notre peur de ne pas être assez, notre besoin d'être vu, d'être reconnu, d'être aimé. Et là, il vient se passer quelque chose de très particulier à travers la relation, c'est qu'elle devient extrêmement intense émotionnellement. Pas forcément parce qu'elle est saine, mais... précisément parce qu'elle active énormément de choses à l'intérieur de nous en lien avec toutes les peurs que j'ai citées juste au-dessus. Et c'est souvent là que commence la confusion justement entre amour et attachement. Parce qu'à travers cette relation, l'autre devient une véritable drogue émotionnelle. Pas parce que cette personne est extraordinaire, bien qu'entre vous et moi elle l'est probablement, puisqu'on est tous des êtres extraordinaires, Mets-toi. parce qu'elle active exactement nos blessures d'attachement. Et ça, c'est extrêmement important à comprendre, parce qu'on ne tombe pas amoureux uniquement avec notre tête. On tombe amoureux à travers l'histoire que l'on a déjà vécue, à travers notre enfant intérieur qui est plus ou moins stable et sécurisé, à travers notre système nerveux qui est plus ou moins en vigilance ou qui est plus ou moins calme et stable, à travers nos différentes blessures, nos traumas et les événements de notre vie. et à travers notre mémoire émotionnelle du lien. Et tout ça, c'est engrammé à la fois dans notre corps, dans notre système nerveux émotionnel et à la fois dans notre esprit et dans nos expériences de vie. Parce qu'en réalité, on commence à apprendre l'amour très très très très tôt, dès la naissance. On apprend l'amour à travers la manière dont nos figures d'attachement vont nous avoir aimés. Nos figures d'attachement, c'est papa, maman. et les personnes qui se sont occupées de nous lorsque nous étions tout petits, Et à travers la stabilité ou l'instabilité que ces personnes nous ont apporté. Si par exemple, enfant, tu as grandi avec un parent très présent un jour, puis plus froid ou distant ou indisponible le lendemain, alors ton système nerveux a appris quelque chose de très important, c'est que l'amour pouvait être instable. Si tu agrandis avec quelqu'un qui soufflait le chaud, le froid, qui revenait, puis repartait émotionnellement, qui parfois te donnait énormément d'amour, puis plus rien, alors ton système intérieur a associé cette dynamique émotionnelle à l'amour. Donc c'est comme ça que tu crois que l'amour est. Donc plus tard, à l'âge adulte, quand tu rencontres quelqu'un d'inconstant, quelqu'un qui te donne beaucoup, puis disparaît, quelqu'un qui te fait vibrer très fort, puis disparaît encore. Quelqu'un qui est disponible, puis inaccessible, quelqu'un qui t'active émotionnellement, alors ton système nerveux reconnaît l'instabilité, donc qui est pour lui une forme de normalité, qu'il a découvert lors de la petite enfance. Et souvent, c'est précisément ça qui nous fait dire « Waouh ! Cette personne me fait vibrer ! Je la reconnais comme étant quelque chose de fondamental pour moi ! » Mais en fait... Ce n'est pas notre âme qui reconnaît fondamentalement l'amour, non. C'est simplement notre système nerveux, notre système émotionnel, qui reconnaît une dynamique qui lui est familière. Et c'est là qu'on commence à devenir accro à l'attente, accro au message et qu'on devient aussi accro aux montagnes russes, au manque et à ce soulagement lorsque l'autre revient. Et en fait, ça devient comme une dose de drogue. À chaque fois, parce que notre système émotionnel, notre système nerveux déclenche cette décharge émotionnelle qui est comme une décharge telle une drogue à chaque fois que l'autre revient, repart, etc. Parce qu'au fond, cette instabilité émotionnelle va réactiver exactement ce que notre système a déjà appris du lien depuis l'enfance. Et donc, il les reconnaît et il croit que c'est comme à la maison. Et c'est pour ça que certaines personnes se retrouvent encore et encore dans les mêmes relations, pas parce qu'elles sont stupides et qu'elles le font exprès, ni parce qu'elles aiment souffrir, mais parce que leur système émotionnel reconnaît quelque chose qui leur est familier. qu'elles ont appris à appeler amour. Alors que c'est une confusion fondamentale entre l'attachement et l'amour. C'est comme si le chaos pour la personne était la normalité qu'elle appelait elle amour. Et c'est là qu'on devient attiré par des relations compliquées, des personnes indisponibles, des montagnes russes émotionnelles. Des relations où il faut mériter l'amour parce qu'il y a donc une confusion entre cette chimie hormonale qui est déclenchée par le corps, qui répond seulement à une blessure, qui se reconnaît comme quelque chose de familier, et de l'amour. Et puis, doucement... Au fur et à mesure qu'on a passé la petite période des papillons, où tout était merveilleux, avec cette intensité émotionnelle, avec les allers, les retours, etc. La relation cesse d'être un espace de rencontre. Là, elle commence à devenir un espace de survie, parce qu'au bout d'un moment, ça commence à devenir invivable. Et doucement, sans forcément qu'on s'en rende compte, la relation commence à prendre une place qui devient anormale. Puisqu'on commence à attendre des messages, à regarder si l'autre répond, est-ce qu'il répond vite, est-ce qu'il ne répond pas vite, à analyser le ton d'un message, à se demander mais pourquoi est-ce qu'il y a un point, pourquoi est-ce qu'il y a trois petits points, pourquoi la personne est plus distante, et c'est qui cette fille, et c'est qui ce mec ? Enfin voilà, c'est un truc de fou et notre monde intérieur commence à dépendre entièrement du comportement de l'autre. S'il est présent, je vais bien. S'il devient distant, je m'effondre intérieurement. Alors ça, moi, dans mes séances, j'en ai tout le temps, en fait. C'est-à-dire qu'à partir du moment où l'autre est gentil avec moi, est bienveillant, s'occupe de moi, alors je vais bien. Mais si l'autre repart dans ses délires, entre guillemets, dans ses excès, soit de jalousie, parce que ça peut être l'autre qui peut être jaloux, excessif, et moi, je supporte ça. alors je ne vais plus bien. » Et ça, ce n'est pas OK, en fait. Parce qu'on rentre dans une forme d'hypervigilance émotionnelle où on observe tout, on suranalyse tout, on essaye de détecter un changement, une distance, un risque de rejet, un signe d'abandon. Et en fait, la relation en tant que telle peut devenir épuisante. Parce qu'on finit par vivre davantage dans l'attente des réactions de l'autre ou dans l'attente de la bienveillance de l'autre ou dans l'attente des signes d'affection de l'autre que d'être attentif davantage à notre propre vie. Et ce, parfois, et je le vois, et on fait comme on peut, et ce, parfois, au détriment de nos propres enfants. Et souvent au détriment de notre vie d'une manière générale, de notre vie professionnelle, de notre vie sociale, mais parfois ça va jusqu'au détriment de nos propres enfants. Le fait de penser à lui ou à elle en permanence, de vivre au rythme des messages, de sa présence, de ses validations, de ses retours, de ses humeurs. À ce moment-là, on ne vit qu'à travers la peur de perdre l'autre ou de perdre ce qui se passe ou de ne pas pouvoir revivre cette décharge, ce shoot émotionnel, ces papillons qu'on a connus au début. Et en fait, on va tourner en boucle, en permanence, dans cette acceptation de ce que l'autre va nous faire vivre. ou ne pas nous faire vivre au détriment de notre propre vie, au détriment de nous-mêmes, au détriment de nos proches. Et c'est là précisément que beaucoup de personnes confondent l'amour et la dépendance affective. Parce qu'en réalité, ce qu'elles cherchent profondément, ce n'est pas seulement aimer, mais c'est être rassurées. Rassurées sur leurs valeurs, rassurées sur le fait qu'elles comptent pour l'autre, rassurées sur le fait qu'elles ne sont pas... qu'elles ne seront pas abandonnées, qu'elles ne seront pas quittées, qu'elles ne seront pas rejetées, qu'elles ne seront pas trahies, rassurées sur le fait qu'elles sont enfin véritablement choisies, mais pour être rassurées, elles en arrivent à se suradapter, à faire attention à tout, à lisser certaines parties d'elles-mêmes pour éviter les conflits, à potentiellement trop donner, à se surinvestir dans la relation. À trop comprendre, à être trop compréhensif, à faire des compromis, plus ce qui ne s'appelle plus des compromis, qui commencent à s'appeler des sacrifices, à trop patienter, à trop excuser, simplement pour ne pas risquer. de ne pas pouvoir revivre ce lien extrêmement fort qui au départ est le fruit d'une confusion. Parce qu'au fond ce n'est plus seulement la relation qu'on cherche à préserver, mais notre propre sécurité intérieure que l'on croit vivre à travers l'autre. Et quand notre monde intérieur dépend de la présence du regard ou de l'amour de l'autre, par défaut, ce n'est plus de l'amour, c'est de l'insécurité affective. Et tout ce que je vous raconte là, la plupart d'entre vous qui m'écoutez, vous l'avez déjà compris intellectuellement. Vous avez lu des livres, vous avez écouté mes autres épisodes de podcast, vous avez fait des thérapies, vous connaissez vos blessures, mais émotionnellement, vous voyez bien que votre système continue malgré tout de réagir comme ça. Le moment pivot, le moment où tout va basculer. Généralement, ça passe par une douleur, une souffrance, la goutte qui fait déborder le vase. Ça passe souvent par trop c'est trop. Ça passe souvent par une énième trahison, une énième rupture, une énième relation qui s'achève. Donc, ça passe souvent parce que nous, pauvres êtres humains que nous sommes, Nous ne savons comprendre et transformer les choses qu'à travers la douleur, n'est-ce pas ? Et il y a un moment pivot dans notre vie où on réalise que l'autre ne pourra jamais, et peut-être que tu es en train de le réaliser en même temps que tu vas l'écouter et l'entendre là maintenant, mais c'est hyper important et s'il y a une chose que tu dois te souvenir, c'est ça. L'autre ne pourra jamais, jamais, jamais, jamais réparer ce que tu attends inconsciemment. qu'il répare à l'intérieur de toi, à travers l'amour, l'affection, la présence, la sécurité potentiellement qu'il peut t'apporter. Et c'est à ce moment-là, quand tu comprends ça, quand tu réalises ça, c'est à ce moment-là que ta vie commence à changer, véritablement. Et peut-être qu'aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie, à partir du moment où tu décrètes, où tu décides. Que ce n'est pas l'autre qui va te réparer, mais bien toi. Parce qu'à partir de ce moment-là, c'est le début du vrai retour à soi. Du vrai retour en soi. Ce que tu dois comprendre, c'est que l'attachement va te dire « Ne me quitte pas, s'il te plaît, ne me quitte pas, je t'en supplie. Ne m'abandonne pas, ne me rejette pas, ne me renie pas, ne me repousse pas. » L'amour, au contraire, dit Je veux que nous soyons vivants ensemble, tous les deux. La dynamique n'est tellement pas la même. L'attachement te ferme, t'enferme, est vraiment dans une dynamique de peur, alors que l'amour est vraiment dans une dynamique de vie, de croissance, de mouvement ensemble, à deux. Et donc c'est quand tu réalises que tu veux faire, ce pivot-là, que à ce moment-là, ton parcours relationnel peut commencer à changer. C'est le moment où tu commences à comprendre que le problème n'est pas uniquement l'autre, mais que la solution, c'est surtout toi. En réalité, même à travers une histoire de « t'as pas bien rangé le lave-vaisselle » ou « t'as encore… » laisser tes chaussettes traîner ou j'en ai marre de passer derrière toi ou tu n'as encore pas sorti les poubelles. Derrière ces histoires complètement anodines, ça vient réveiller des choses anciennes. Ça vient réveiller nos blessures de rejet, d'abandon, d'humiliation, de trahison, nos peurs de ne pas être assez, nos peurs de ne pas être choisis, nos peurs de ne pas être connus. Et fondamentalement, ça vient simplement mettre en lumière notre propre insécurité intérieure. Parce qu'à partir de ce moment-là, en fait, on ne se pose plus la question de mais comment je vais sauver ma relation ? Comment est-ce que je voudrais que l'autre soit pour que je me sente bien dans ma relation ? Le sujet va devenir comment est-ce que moi, je peux me mettre en lien avec moi-même pour être dans une meilleure relation avec l'autre ? Comment est-ce que... je vais pouvoir faire en sorte que ces situations qui activent autant de souffrance en moi puissent finalement être des révélateurs de mes blessures et que je puisse moi-même et m'en occuper, les soigner, les guérir. Ce n'est pas à l'autre de guérir ce qu'il y a de blessé à l'intérieur de moi. Et c'est exactement ce que moi je travaille dans l'Académie Envie et dans mes accompagnements. Je ne travaille pas uniquement sur le comportement, que ce soit le couple ou l'individu. Je travaille sur ce qui, à l'intérieur, continue de relationner depuis les blessures de l'enfant intérieur. C'est-à-dire que c'est comme si, dans la relation, on n'était pas face à deux adultes. mais à deux enfants blessés qui se chamaillent en permanence sur des broutilles, mais parce qu'en fait, les deux gamins qui n'ont pas la maturité émotionnelle, de prendre du recul et de se dire « ok, qu'est-ce qui se passe en fait ? » Non, ce sont les deux enfants instinctifs dans leurs blessures qui se chahutent l'un et l'autre. C'est comme si c'était les blessures qui relationnaient entre elles et non pas. Les adultes, les personnes. Et c'est comme si c'était ces deux enfants qui pilotaient la relation. Et faire ce travail-là, cette prise de conscience-là et avoir ce recul-là, c'est évidemment pas seulement comprendre, c'est apprendre progressivement à créer de la sécurité intérieure en soi individuellement pour ne plus demander inconsciemment au couple de venir réparer ce que l'enfance... n'a pas sécurisé. Ce n'est pas au couple de réparer l'enfant qui n'est pas en sécurité. Et donc, le vrai tournant et le vrai signal qui va nous montrer qu'on a commencé à véritablement changer, ce n'est pas lorsque quelqu'un nous aime pleinement enfin. C'est lorsque nous arrêtons progressivement de nous abandonner nous-mêmes, de nous trahir nous-mêmes pour être aimés. Donc finalement, c'est quand nous commençons à nous aimer nous-mêmes pleinement, sans se laisser trahir, sans se trahir nous-mêmes, afin de garder, gagner l'amour de l'autre. Et il n'y a que... le travail profond sur son enfant intérieur, sur nos blessures de l'enfance, sur nos blessures profondes, qui va permettre ce changement profond sur notre manière de nous aimer nous-mêmes et donc d'aimer l'autre. À ce moment-là, on va arrêter de courir après l'autre et enfin revenir à soi. Et revenir à soi, ça ne veut pas dire devenir froid, devenir hyper autocentré. Au contraire d'ailleurs. D'ailleurs, au passage, plus on revient à soi, moins on est autocentré. Parce que les personnes qui sont autocentrées, je ne sais pas si vous en avez autour de vous, ce sont des personnes qui sont profondément narcissiques et donc qui ramènent tout à elles-mêmes parce qu'elles sont blessées. Alors que quand on revient à soi, lorsqu'on revient... en soi et que l'on s'aime profondément soi, on devient tout sauf quelqu'un de froid et de narcissique. Bien au contraire, on a une disponibilité et une ouverture à l'autre qui est radicalement différente. Donc c'est bien sûr, ce n'est pas du tout d'arrêter d'aimer l'autre, bien au contraire, et ce n'est pas de devenir indépendant émotionnellement au point de ne plus avoir besoin de personne, pas du tout, du tout, du tout. C'est vraiment Et je me répète, mais ce n'est pas grave, arrêter de s'abandonner soi-même à cause de la relation ou à travers la relation ou pour maintenir la relation. Donc, ça va être arrêter de se suradapter, arrêter d'accepter des choses qui sont inacceptables, arrêter de faire des compromis qui deviennent des sacrifices, arrêter de se taire, arrêter de se trahir, arrêter de minimiser ses besoins. et commencer à les nourrir, être conscient de ses besoins et se nourrir soi-même dans nos propres besoins. Arrêter de porter seule la relation lorsqu'en fait elle devrait déjà être éterne depuis longtemps. Arrêter de s'oublier complètement. Arrêter de simplement maintenir le lien coûte que coûte alors que l'autre ne fait pas sa part du job, par exemple. Et on comprend à ce moment-là quelque chose de fondamental, c'est que si je dois me perdre pour regarder quelqu'un, c'est que cette relation n'est pas un espace d'amour. réciproque et conscient. Et ça change tout. Et c'est là qu'on commence à poser des limites, simplement pour se respecter. Pour se respecter, soit, dans notre amour pour nous-mêmes. Pas pour punir l'autre ou pour le contrôler ou quoi, rien à voir, non, juste pour soi. Et en fait, on commence à apprendre à dire non, à véritablement être connecté à ses émotions, connecté à ses besoins pour les exprimer. On ne tolère plus des choses qui ne sont pas tolérables par peur d'être quitté. On ne panique plus dès que l'autre s'éloigne un peu, etc. Et donc, on commence aussi à être beaucoup plus régulé, rassuré et serein dans nos émotions, évidemment. Au lieu de demander constamment à l'autre de nous rassurer, on apprend progressivement à créer cette sécurité intérieure pour nous-mêmes, en toute autonomie. C'est là que la souveraineté affective commence à émerger. Du coup, l'hypervigilance commence à diminuer. Et là, ça libère un montant d'énergie incommensurable qui fait qu'on devient beaucoup plus disponible à l'autre. On n'est plus en train d'analyser, on n'est plus en train d'anticiper. On n'est plus suspendu en permanence au comportement de l'autre, qui est probablement déjà loin à ce stade, et donc on n'est plus dans la peur du rejet, etc. Parce qu'on commence enfin à construire une relation plus stable avec soi-même. La souveraineté affective, ce n'est pas ne plus aimer, c'est justement arrêter de disparaître derrière l'autre ou derrière le couple, au point de s'oublier, afin de maintenir la relation coûte que coûte. Et comme de par hasard, À ce moment-là, une fois qu'on a fait ce travail, une fois qu'on a fait cette démarche pour nous-mêmes, comme par hasard, il y a des personnes tout aussi souveraines affectivement qui commencent à arriver dans notre vie et on devient capable de vivre des relations beaucoup plus conscientes, beaucoup plus stables, beaucoup plus sécurisantes. Et ou notre autre. Si on doit rester dans cette relation avec lui ou avec elle, c'est là que si moi je fais ce travail pour moi-même, L'autre, si on doit rester en relation, va venir le faire pour me rejoindre. S'il ne fait pas ou s'il ne fait pas ce travail-là pour me rejoindre, c'est que la relation ne doit pas continuer. Ça ne sert à rien de brasser du vent pour rien. Parce que c'est ça, à partir du moment où tu ne cherches plus quelqu'un pour te sauver, tu vas commencer naturellement à attirer des personnes qui, elles aussi, savent relationner autrement. Donc tu vas tomber sur des personnes qui vont être présentes, constantes, émotionnellement disponibles, capables de communiquer, capables de rester même dans la difficulté émotionnelle. Pas quelqu'un qui va fuir ses émotions ou fuir la difficulté. Capables de construire, capables de s'engager. Waouh ! Et là, ta vie de couple, ta vie de relation passe d'une dimension à une autre. Et donc le couple cesse. d'être un lieu de survie émotionnelle, il devient enfin cet espace de croissance, de conscience, de sécurité mutuelle et de souveraineté affective réciproque. Et c'est là que tu arrives dans un couple conscient, voire un couple créateur. Et là, je fais référence à mon épisode dernier sur les cinq stades du couple. Le couple n'est pas censé être un endroit où deux personnes viennent combler leur manque. Le couple devient absolument magnifique, extraordinaire, quand les deux personnes acceptent progressivement de regarder ensemble cet effet miroir de ce qui se rejoue en elles à travers le couple. Et c'est là qu'on entre justement progressivement dans ce que moi j'appelle le couple conscient ou le couple créateur. Ce n'est pas un couple parfait, ce n'est pas un couple sans blessures, ni sans conflits, sans engueulades, sans chaussettes, sans tu m'emmerdes ou sans j'en ai marre, j'ai besoin d'être seule ou quoi. Non, ce n'est pas un couple où tout est fluide, en permanence, cuculis, petits oiseaux, bisounours et compagnie. Non, ce n'est pas ça. C'est un couple qui est vivant où les deux membres, les deux personnes du couple avancent dans la même direction, dans un projet commun. tout en étant conscientes de ce qu'elles amènent dans la relation. Et conscientes, ça veut dire qu'elles sont conscientes de leurs blessures, de leur peur, de leur mécanisme de protection, de leur réaction automatique, de leurs besoins. Et elles sont conscientes de là où elles en sont, d'un point de vue responsabilité émotionnelle. Et là, les deux sont conscients aussi que l'autre, certes, peut réveiller ma blessure, Mais il n'est pas responsable de la guérir à ma place. Et là où on est dans un espace hyper sécurisé, c'est que je peux, avec l'autre qui me soutient, m'occuper moi de ma blessure. Et ça, ça change absolument tout. Mais ça demande une véritable conscience mutuelle. Mais à partir de là, la relation cesse progressivement d'être un lieu où chacun attend inconsciemment que l'autre le sécurise. le rassure, le répare et on bascule sur un couple, comme je disais tout à l'heure, un couple vivant où on peut se parler, se voir, se comprendre, évoluer, attendre l'autre, attendre qu'il avance sans être forcément dans une guerre où il y en a un qui doit gagner, où il y a des batailles d'égo, où il y a des batailles d'enfants blessés, d'enfants intérieurs blessés, où en fait le couple devient un espace de survie. Et quand il y a un malentendu, quand il y a un conflit, quand il y a quelque chose, eh bien, les deux membres du couple vont savoir dire « Ok, stop, je prends un pas de recul. Là, t'es en train de faire de la merde. Peut-être que moi aussi. C'est pas facile, c'est douloureux. Et peut-être qu'on se fait accompagner, en fait. Parce que là, on est dans une impasse. Mais peut-être qu'on va essayer de sortir de l'impasse et de prendre un autre chemin. Parce que là... si on ne vient pas tous les deux transcender cette blessure qui nous met dans cette impasse, alors on ne pourra plus avancer. Et si le projet du couple, c'est de rester en lien ensemble, et donc que les deux soient là pour faire 50-50 du job, eh bien il est possible de faire ce pas de recul, de reculer un petit peu, pour pouvoir derrière prendre une autre direction et se regarder grandir. et grandir à deux en fait. Donc moi, c'est pour ça que j'ai créé tout l'univers Envie, l'académie Envie, mon livre Envie, mon accompagnement individuel, la méthode Envie, pour justement permettre à tout un chacun de venir profondément guérir leur enfant intérieur afin de pouvoir transformer leur relation, sa relation à soi-même. Afin de pouvoir transformer sa relation à l'autre. Parce que le problème, ce n'est pas la relation en tant que telle. Le problème, ce n'est pas la dépendance affective en tant que telle. Le problème, c'est la manière dont nos blessures d'enfance continuent de relationner à travers nous, malgré nous. Et dans le travail que moi je propose, on ne reste pas... au niveau de la compréhension mentale. On va réellement aller observer, conscientiser, décristalliser les blessures de l'enfant intérieur qui vont venir biaiser aujourd'hui ta manière d'aimer, de t'attacher, de communiquer ou de vivre le lien, que ce soit avec ton amoureux ou ton amoureuse ou avec aussi potentiellement les personnes autour de toi. On va essayer d'aller comprendre pourquoi certaines situations te déclenchent autant, pourquoi tu t'abandonnes dans la relation, qu'est-ce qui fait que tu as peur de perdre ou de te perdre. pourquoi tu sur-analyses, pourquoi tu attires certains types de dynamiques relationnelles. Et ensuite, surtout, le plus important, c'est comment recréer progressivement cette sécurité intérieure pour que ton système émotionnel cesse enfin de vivre le couple ou tes relations comme un espace de survie. Et donc l'Académie Envie, elle est née justement pour ça, pour créer cet espace sécurisé, conscient de transformation. où tu vas pouvoir apprendre à te rencontrer profondément, comprendre tes mécanismes en temps réel, transformer progressivement ta manière d'être en relation. Et pour aller encore plus loin, plus en profondeur, dans mes accompagnements individuels et de couple, on va aller encore plus loin dans cette exploration avec un travail personnalisé, véritablement pour aller soigner et s'occuper de cet enfant intérieur qui s'exprime encore aujourd'hui. à travers ces activations que le couple vient générer. Alors, j'ouvre assez peu d'accompagnement individuel volontairement parce que ce travail demande une présence et une profondeur et un véritable espace qui, moi, me demande beaucoup, beaucoup, beaucoup d'énergie parce que je m'implique totalement. Donc, l'idée, c'est que je ne cherche pas à accompagner... tout le monde nécessairement, mais je cherche des personnes qui sont réellement prêtes à se rencontrer. Parce qu'à ce moment-là, la transformation... est réelle, effective et concrètement peut véritablement changer une vie. Donc si en écoutant cet épisode, tu sens profondément que quelque chose résonne, que tu te reconnais et que tu sais qu'il est temps pour toi d'arrêter de survivre dans tes relations, je te propose de réserver un échange avec moi de 30 minutes. Tu trouveras le lien dans la description juste en dessous ou dans ma bio. sur Instagram si tu veux me retrouver sur Instagram. Et peut-être que cet échange sera un simple éclairage, mais peut-être, peut-être que ça peut être le début du vrai basculement dont je te parlais tout à l'heure, ce vrai moment pivot qui va venir véritablement changer radicalement et pour toujours ta relation à toi-même et donc ta relation aux autres. Parce qu'au fond, et ça c'est ma conviction profonde, Le véritable amour ne commence pas quand quelqu'un nous choisit, mais quand nous cessons de nous abandonner nous-mêmes, de nous trahir nous-mêmes à travers la relation. Parce qu'en réalité, nous avons besoin de nous retrouver nous, de nous aimer nous, pour pouvoir ensuite vivre pleinement la relation consciente et créatrice à laquelle nous aspirons tous. N'oublie pas que tu es la personne la plus importante de ta vie. Si tu as aimé cet épisode, n'oublie pas de liker, de t'abonner à la chaîne et de partager éventuellement à des personnes qui pourraient être intéressées par cet épisode. Je te souhaite une merveilleuse journée et je te dis à très bientôt.