Speaker #0« Bienvenue sur le podcast Une place à soi, le podcast pour habiter pleinement sa vie. Ici, on explore la très vaste question de la place, en soi, dans le travail, dans le monde et dans ses relations. Mon nom, c'est Sophie Rioux, je suis exécutive coach et mentor. Je crois profondément qu'être à sa juste place, c'est prendre le risque d'être soi et prendre sa part dans le monde. Mon intention avec ces épisodes... » C'est d'aider les femmes à prendre leur place dans toutes les sphères de leur vie et incarner ce qu'elles sont dans toutes leurs dimensions. Ici, je vous proposerai de grandes prises de hauteur, des idées qui décalent et, en fin d'épisode, des questions pour que les liens que je fais, vous puissiez les faire à votre tour, dans votre vie. Bonne écoute ! Vous vous souvenez de cette fois où vous vous êtes surpris à jouer un rôle qui n'était pas le vôtre ? C'est cette conversation où tout en étant dedans, vous vous entendez dire quelque chose qui ne sonne pas vraiment juste, et il y a même une intonation un peu différente dans votre voix. C'est pas vraiment vous, et en même temps c'est vous. C'est une part qui s'agite, qui veut rassurer l'autre, peut-être le sauver. Une part qui veut être reconnue, avoir le dernier mot. Et cette part-là, elle en fait un peu plus. Elle minode, elle surjoue, elle se suradapte, et elle met de côté des valeurs importantes et l'intuition qui va avec. La réalité, c'est que vous savez déjà à quoi vous les reconnaissez ces relations. Vous avez repéré qu'après un échange avec cette personne, vous vous sentez moins bien qu'au début. Un truc au centre de la poitrine qui pèse encore. Vous vous dites, mais pourquoi n'ai-je pas répondu à ce moment-là ? Vous arrivez à voir ce que ces relations ont pu déclencher de sidération quand vous refaites le film et que vous vous voyez bloqué dans vos pensées, dans votre parole et dans votre corps. Vous arrivez à voir que vous évitez cette relation. Parce que vous sentez bien qu'il y a quelque chose de plus très juste, à vous demander à chaque fois comment vous pourriez améliorer les choses, répondre à certaines attentes, mais que, en réalité, ce n'est plus équilibré depuis un moment. Vous arrivez à voir que l'instabilité émotionnelle en face de vous déclenche un total repli, ou alors une immense activation, une envie d'en découdre qui vous déborde. Vous arrivez à voir ce que l'autre projette sur vous avec de l'envie ou de la comparaison, et que ça, ça vous invite insidieusement à ne pas trop la ramener. et à ne pas trop prendre la lumière. Ces relations qui vous empêchent d'être librement et tranquillement vous-même et d'apporter ce qu'il y a de meilleur en vous, vous les voyez. Ce que je vous propose dans cet épisode, ce n'est pas tant de lister ces relations que de voir ce qu'elles génèrent chez vous pour mieux les reconnaître. Ensuite, on verra que la relation se crée à deux et on ira regarder ce qu'elle vient activer et comment parfois, très inconsciemment, vous la nourrissez. Et puis, je vous donnerai des pistes concrètes pour transformer la relation si c'est encore possible, ou simplement pour suivre tranquillement votre chemin. Allez, c'est parti ! Pour commencer, à quoi on reconnaît une relation qui n'est pas juste pour soi ? Alors délibérément, on ne va pas s'attarder ici pour ne pas donner trop de prise à ces relations que finalement vous connaissez très bien, pour en avoir été soit le témoin lucide, ou pour les avoir... vous-même éprouver, voire les deux en même temps. Mon intention ici, c'est plutôt de remettre à votre conscience ce que vous savez déjà et d'éveiller vos antennes qui ont plusieurs fois capté qu'une relation n'était pas équilibrée, pas saine ou carrément toxique, pour reconnaître plus rapidement ces situations et agir dessus en conscience. Je vous propose ici de ne rien catégoriser, relation bonne ou mauvaise, juste d'aller repérer les signes du corps. Avant l'interaction, souvent, c'est le corps qui se contracte. Vous n'y êtes pas encore, mais avant la rencontre, avant l'échange, votre système nerveux réagit déjà. Vous allez repérer une respiration plus courte, un ventre serré. Parfois, c'est une tension dans les épaules. Au travail, ça peut être ce mini-pique d'adrénaline quand un nom s'affiche dans vos mails. Dans votre vie perso, c'est ce léger retrait intérieur quand vous envisagez une conversation un peu sensible. Et là, le corps, en fait, il vous dit assez simplement ce qui se passe là et pas neutre pour moi. Ça, c'est pour le premier signe. Après, vous pouvez aussi observer, après l'échange, quelque chose au niveau de votre énergie. Une énergie qui redescend, en fait. Vous avez gardé le cap dans cette conversation, vous êtes resté pro et posé. Mais après coup, vous refaites le film, vous décortiquez un peu la scène pour comprendre quand ça a brillé. Ou juste quand vous avez senti que vous n'étiez plus présent. Et du coup, là, c'est grosse fatigue. C'est parfois un poids dans la tête, parce que c'est souvent là que ça se passe. Vous observez peut-être... qu'il y a des réunions, des discussions pour lesquelles vous avez besoin d'un peu plus de temps pour vous en remettre. Et ça, c'est la relation où, pour faire simple, on se sent moins bien après qu'avant. Et puis... Il y a les relations dans lesquelles vous vous voyez vous suradapter. Donc là, c'est assez simple et je pense que vous connaissez le scénario si vous y êtes trouvé. Vous anticipez, vous faites les questions et les réponses. Le scénario A, le scénario B, le scénario C. Vous allez marcher sur des œufs. Vous choisissez vos mots avec une précision assez inhabituelle. Et vous jouez de votre intelligence relationnelle pour maintenir une fausse harmonie. Mais dans ce jeu-là, vous vous oubliez complètement. Et vous allez oublier vos valeurs, vous allez oublier vos... convictions. C'est par exemple, au travail, vous allez relire trois fois un email pour éviter la mauvaise interprétation. Vous passez outre le passif agressif du fameux « sauf erreur de ma part » et vous attendez le bon moment pour aborder ce sujet qui fâche jusqu'au moment où finalement ce sera trop tard et donc du coup plus vraiment nécessaire de revenir sur ce petit truc qui vous a froissé. Et à force, en fait, vous savez plus exactement ce que vous ressentez et quand vous mettez le doigt sur cette tristesse ou sur cette colère ou ce sentiment de culpabilité, souvent vous les chassez d'un revers de main. C'est la colère un peu confuse face à un boss qui micromanage, c'est la confusion quand il oscille entre le chaud doudou et le froid très très très piquant, ou quand quelqu'un vous gaslight. Cette suradaptation, et j'en parle dans le deuxième épisode d'Une place à soi, ça c'est un signe que l'espace est plus vraiment sûr. Et puis, si on dézoome encore un peu plus, plus généralement, il y a ce moment où vous vous coupez de vous-même. Vous n'êtes plus vraiment avec l'autre, et vous n'êtes plus vraiment non plus avec vous. Si vous deviez représenter le flux d'énergie à ce moment-là, quand ça circule bien, c'est comme un 8 qui va de l'autre à vous et de vous à l'autre. Et quand c'est coupé, finalement, c'est un peu chacun à sa place et vous, vous êtes complètement déconnecté de la vôtre de place. Si après ça, il y a encore un doute sur la nature de la relation et de comment elle vous touche, vous pouvez vous demander, est-ce que je me sens respectée en sécurité émotionnelle dans cette relation ? Et puis, vous pouvez aussi vous demander, est-ce que je peux être moi-même sans crainte ? dans cette relation. Je vous le disais en introduction de cet épisode, la relation, elle se crée à deux. En fait, on est trois dans une relation. Il y a moi, il y a l'autre, et il y a la relation. Et finalement, pour sortir de quelque chose qui n'est pas juste pour vous, il y a une responsabilité à prendre. On le voit bien, c'est ce type de relation qui peut nous faire entrer dans un triangle dramatique où vont se rejouer les bons vieux rôles de persécuteurs, de sauveurs, de victimes, et une scène où finalement tout le monde ressort perdant, fatigué et impuissant. Ma proposition ici, c'est de voir les choses depuis un peu plus haut que cette triangulation et de la regarder avec deux approches. L'approche de la dynamique relationnelle d'une part, et avec encore un peu plus de hauteur, à la regarder aussi ce qui se joue au niveau des projections. Voilà, si vous avez besoin d'y revenir, vous pouvez retrouver facilement dans la retranscription les éléments que je partage ici. La première chose, c'est d'observer ce que la relation active en vous. Et vraiment sans vous juger, parce que finalement ça ne sert pas à grand-chose, mais vraiment avec précision pour voir la dynamique. Quand une relation devient lourde, tendue, déséquilibrée, ce serait un peu facile d'aller simplement regarder ce que l'autre a fait. Moi, je vous invite vraiment à mettre de la conscience avec à la fois vulnérabilité et sincérité de vous à vous, et de vous demander finalement qu'est-ce que ça active en moi ? C'est quoi l'émotion que je ressens dans cette situation avec cette personne ? dans cette situation, dans cette relation ? Est-ce que c'est de la colère ? Est-ce que je ressens de la soumission ? Est-ce que je me vois avoir envie de plaire ? Est-ce que je me vois en train de me rebeller ? Est-ce que je me retire ? Est-ce que ça active chez moi quelque chose du registre de l'hyper-contrôle ? Déjà, regardez ce que ça active en vous. Et puis de vous demander, quel est le schéma sous-jacent à cette émotion ? Est-ce que vous vous dites que vous avez quelque chose à prouver ? Est-ce que vous vous dites que vous devez tenir bon ? Est-ce que derrière tout ça, il n'y aurait pas une injonction à être fort, forte, parfait, plaisante ? Je vous donne un exemple, c'est Marianne. On va l'appeler Marianne pour les questions d'anonymat. De toute façon, à chaque fois dans les épisodes, quand je vous parle d'une situation, c'est souvent un mélange de tout un tas de situations que j'ai rencontrées dans mes accompagnements. Donc Marianne, elle est, disons, partenaire dans une grosse agence. Elle sent que son succès dépend des dossiers que veut bien lui donner son associé. Elle se sent dévalorisée, elle se sent un peu infantilisée. Toujours un peu ce truc d'être jamais assez. Et c'est un sujet qu'elle amène en séance. Elle arrive en disant, c'est bon, aujourd'hui, je suis prête à travailler sur cette relation qui m'empêche d'être moi, à peu près dans ses mots. Elle voit qu'elle surjoue, quelque chose du registre de la bonne élève avec cet associé. Elle se voit un peu soumise là où, quand elle est avec son équipe, quand elle est avec ses clients, elle se sent solide, elle se sent verticale. Quand elle me parle de cette relation, C'est une relation de longue date, ça fait des années qu'ils travaillent ensemble. En fait, son corps se fait tout petit. Elle enfonce un peu sa tête dans ses épaules, son regard est moins franc. Donc je lui fais remarquer, elle le voit, ça lui déplait un peu, mais elle voit que son corps marque quelque chose de différent et finalement on peut faire l'hypothèse que lui s'est habitué à tout ça et finalement il prend la place qu'elle laisse vacante. Ce que Marianne voit, c'est qu'elle nourrit finalement la dynamique de cette relation par une loyauté assez ancienne, l'historique de cette relation. Et probablement du petit manque de confiance en elle qu'elle avait au début de leur collaboration. Et c'est ce petit manque qui la retient à ce qu'elle était il y a 20 ans. Et une projection probablement de la figure paternelle, une figure, en tout cas dans cette relation, une figure exigeante, charismatique. Et finalement, quelques motifs suffisent pour faire le lien entre une figure d'autorité qu'on a connue dans le passé, son père ou n'importe qui d'autre, et la personne qu'on a en face de nous. Peu importe, l'idée c'est de voir ce qu'il vous parle à ce moment-là. sans psychologiser, simplement de sentir ce qui est juste. Quand elle voit ce parallèle, quand elle voit l'impact que ça a sur elle, quand elle voit comment son corps réagit et ce qu'elle donne à voir d'elle, c'est là qu'elle a su à quel endroit elle pouvait agir. Venons-en maintenant aux projections et à ce qu'on nomme la relation transférentielle. En fait, sur le sujet des projections, ça revient à vous demander, comme on l'avait vu un peu avec Marianne, finalement à qui cette personne me fait penser. Ça revient en fait à associer une personne du présent à une relation du passé. Et souvent, votre système nerveux, il agit avant vous, parce qu'il va réagir en conséquence d'un schéma d'une situation qu'il a connue auparavant. C'est par exemple ce boss hyper exigeant qui ressemble à un parent critique. Ça peut être papa, maman ou toute figure d'autorité. Ça peut être aussi votre parent critique intérieur. C'est ce collègue intrusif qui réactive une relation où vos limites n'ont pas été respectées. C'est ce partenaire qui vient à un moment d'instabilité émotionnelle et qui réveille un ancien environnement chaotique chez vous. Et quand vous identifiez qui votre système superpose à cette personne, votre perspective, elle évolue parce que vous vous remettez en mode adulte et ça ramène plus de présence, plus d'ancrage et plus de lucidité. Donc il y a déjà d'abord voir la superposition, dézoomer, observer et rétablir quelque chose qui serait du registre adulte-adulte. Et puis... Il y a aussi ces personnes qui représentent sans le savoir quelque chose que vous vous interdisez. Là, c'est peut-être le moment le plus inconfortable. Par exemple, vous supportez pas la médiocrité de Jean-Michel. Et finalement, c'est quoi votre rapport à votre propre médiocrité ? Vous pouvez pas saquer Marie-Thérée Bantine avec ses allures de première de classe, mais c'est quoi votre rapport à la compétition ? Bertrand vous agace parce qu'il est beaucoup trop show-off, ok. Mais comment c'est pour vous quand vous prenez la lumière ? Là, mon invitation, c'est de voir l'activation et de vous laisser sentir ce que vous sentez, assez simplement. Et en coaching, comme c'est un espace de non-jugement, on peut vraiment se laisser aller à dire la rage qu'on a pour ces figures-là. Et on prend ensuite le miroir pour voir ce qu'elles ont à vous dire de vous. Alors c'est parfois inconfortable, mais c'est assez libérateur dans ce que ça amène de conscience de soi et de la manière dont finalement on nourrit ces relations qui nous pourrissent la vie. Et l'idée, c'est vraiment de voir qu'on n'a pas le pouvoir sur l'autre, mais on a, selon moi, la responsabilité de soi et de ce qu'on amène dans la relation. Et c'est vraiment ça qu'on va déplier en séance, pour prendre un peu de distance sur une situation qui vous active. Donc voilà, si ça vous parle, on peut en appeler en appel découverte. C'est 45 minutes pour déplier ce qui vous bloque aujourd'hui, sentir aussi comment je travaille, parce que c'est déjà une séance de coaching en réalité, et peut-être envisager de travailler ensemble. Maintenant qu'on est plus clair sur ce que ces relations nous font, la part qu'on peut prendre dans la relation, la question maintenant c'est comment vous pouvez agir concrètement. La première façon, c'est d'expliciter les modes de fonctionnement. Là on est dans la situation où la relation de confiance est là, elle est installée, on parle simplement d'un ajustement pour revenir à l'équilibre. Et là c'est de pouvoir poser de quoi vous avez besoin dans la relation pour bien fonctionner, mais aussi accueillir ce dont l'autre. à besoin également, et trouver un entre-deux finalement où les deux peuvent prendre leur juste place. Prenons un exemple, vous et votre manager imaginaire. Alors vous, vous raisonnez plutôt par intuition, mais intuition structurée, c'est-à-dire que vous sentez vite les bons axes, et vous validez ensuite par des données, des modèles, des scénarios, vous arrivez à faire rentrer cette intuition finalement dans quelque chose de structuré. Votre style, c'est plutôt de parler vrai, d'aller droit au but. Vous êtes à l'aise avec l'ambiguïté, mais vous aimez quand même plutôt la cohérence logique. Votre patron, lui, il fonctionne de façon plus relationnelle et politique. Il y décide beaucoup en fonction des équilibres humains. Il n'aime plutôt pas le conflit frontal et il a tendance à communiquer de manière assez indirecte, parfois un peu floue. Résultat, vous trouvez votre manager pas très clair et trop influençable. Et lui, il vous trouve un peu trop direct et pas assez diplomate. Parlez de vos modes de fonctionnement pour éviter que ce projet phénix s'écrase. permet de comprendre vos différences d'analyse, vos différences d'élaboration, vos différences de mode de décision. Avoir cette conversation, elle permet de trouver un terrain de jeu commun pour processer, clarifier et décider ensemble. Et peut-être que vous trouverez dans cet échange une forme différente, sans renoncer au fond qui vous tient à cœur. Et votre boss s'engagera peut-être à clarifier le non-dit pour vous permettre d'avancer et jouer votre équipe. Et cette alliance, en fait, elle... permet de lever d'éventuels malentendus, elle permet d'expliciter quelque chose d'important et de sortir surtout de l'illusion que l'autre doit lire entre les lignes. Expliciter les modes de fonctionnement, c'est la mise en alliance, mais ça, ça marche quand la relation de confiance est déjà installée. Et puis, je vous donne une piste. Quand la confiance n'est pas là, ou quand elle n'est pas encore complètement là, ou quand elle n'est pas encore là. Donc vous n'êtes pas encore complètement à l'aise dans cette relation et vous voulez quand même la faire marcher parce que vous n'avez pas le choix ou vous avez encore un peu d'espoir. Et là, Le triptyque que je vous propose, c'est intention, ancrage et méta. L'intention, c'est de vous demander dans cette conversation, quelle est mon intention ? Quel est le message que j'ai à faire passer ? Ça nécessite un peu de préparation pour que le message soit compris de l'autre. Et ça, c'est votre responsabilité. L'intention, c'est aussi un peu plus subtil que ça. Ça va être avec quelle énergie je délivre ce message ? J'arrive en one-to-one avec Anne Framboise, qui peut-être est un peu lunatique. Je vais arriver avec cette intention d'être stable, d'être tranquille, d'être en capacité de recevoir et de faire le mouvement du bambou si j'en éprouve le besoin. Mais le bambou, ça fonctionne avec les deux pieds sur terre. Ça, c'est pour l'intention. Du coup, j'en viens à l'ancrage. Dans cet échange, c'est de garder la conscience du souffle, des pieds sur le sol. pour ramener du calme et éviter de sur-réagir, parce que c'est souvent comme ça que ça peut partir en vrille. Donc l'ancrage avec un corps dont on a conscience, la conscience que vous mettez dans votre corps, et je le répète, c'est autant d'errance du mental insécure que vous évitez quand vous revenez dans le corps. Donc l'intention, l'ancrage, et puis le méta. Alors, si je sors un peu du jargon, le méta, c'est ni plus ni moins la vision hélicoptère, c'est la vision macro, c'est la prise de hauteur maximale, c'est la profondeur de champ. Finalement, qu'est-ce que je peux capter depuis cet endroit-là de l'environnement ? Qu'est-ce que je sens de l'énergie d'Anne Framboise quand elle s'énerve ? Peut-être qu'elle a un audit sur le dos, peut-être qu'elle a un ado à la maison qui lui fait des soucis. Et finalement, avec cette vision stratosphérique et méta... Vous sentez l'énergie et vous pouvez sentir comment vous pouvez la modifier juste par votre qualité d'être et danser avec ce qui est là. C'est cette distance véritablement qui permet à la fois de sentir et puis d'ajuster et d'esquiver. En prenant conscience de ce qui se joue. et en étant très connecté à votre centre, à votre être, à votre sécurité intérieure, vous pouvez danser avec la relation. Donc autorisez-vous le mouvement et le détachement joyeux pour trouver cette juste place dans la relation à l'autre. Pour finir, je voudrais vous dire qu'une relation, elle n'a pas le pouvoir de vous empêcher d'être vous-même. Ce qui peut vous empêcher, c'est la sécurité que vous vous y cherchez. Ce qui s'active dans la relation à l'autre, ce n'est pas la totalité de vous, c'est simplement, mais parfois ça fait beaucoup, Une part blessée, une part qui est en demande et qui se fond dans l'autre et se suradapte. Revenez dans le corps, revenez à la maison. C'est là où il y a toute la tranquillité dont vous avez besoin pour vous et avec l'autre. Voyez ce qui vous active, accueillez l'émotion et ce que ça vient toucher chez vous. Et observez comment vous nourrissez peut-être inconsciemment cette relation plus tout à fait alignée. Et ce regard sur vous et sur ce qui se joue dans la dynamique relationnelle, on a vu que vous pouviez agir concrètement dessus. Pour finir cet épisode, j'ai deux questions pour vous. C'est quoi finalement une relation où vous pouvez être vous-même, sans crainte ? Et si vous vous visualisez en train de danser la relation, qu'est-ce que ça ouvre comme possibilité ? Merci pour votre écoute et je vous dis à dans deux semaines. J'espère que cet épisode vous a plu et qu'il vous a donné envie d'oser mettre un peu plus de ce que vous êtes dans ce que vous faites. Si cet épisode a résonné pour vous, vous pouvez le repartager sur vos réseaux. Laissez 5 étoiles ou un commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée. Vous pouvez me suivre sur LinkedIn et sur Instagram, les liens sont dans le descriptif de l'épisode. On se retrouve lundi dans 15 jours pour le prochain épisode d'Une place à soi. A très bientôt.