Speaker #0« Bienvenue sur le podcast Une place à soi, le podcast pour habiter pleinement sa vie. Ici, on explore la très vaste question de la place, en soi, dans le travail, dans le monde et dans ses relations. Mon nom, c'est Sophie Rioux, je suis exécutive coach et mentor. Je crois profondément qu'être à sa juste place, c'est prendre le risque d'être soi et prendre sa part dans le monde. Mon intention avec ces épisodes... » C'est d'aider les femmes à prendre leur place dans toutes les sphères de leur vie et incarner ce qu'elles sont dans toutes leurs dimensions. Ici, je vous proposerai de grandes prises de hauteur, des idées qui décalent et, en fin d'épisode, des questions pour que les liens que je fais, vous puissiez les faire à votre tour, dans votre vie. Bonne écoute ! Je dois vous dire que cet épisode tourne dans ma tête depuis un petit moment maintenant. et que je ne savais pas trop par quel bout le prendre. Ces derniers mois, j'ai eu pas mal de clientes qui sont arrivées à moi en me disant qu'elles n'arrivaient pas à prendre leur place dans un environnement professionnel masculin. Ce sont leurs mots. Aide-moi à prendre ma place dans un environnement masculin. Et quand c'est un motif régulier comme celui-là, je me dis que c'est un sujet potentiel à déplier ici avec vous. Alors, il m'a donné du fil à retordre pour plusieurs raisons. Déjà, c'est quoi un environnement masculin ? Est-ce que c'est un environnement professionnel où il y a une majorité d'hommes ? Ça voudrait dire que la somme des hommes au travail produirait une masse homogène et des comportements identiques. Si on reste dans la lecture de genre, ça peut désigner des comportements sexistes, allant du « ça va bien se passer à Pauline » au harcèlement sexuel, en passant par l'interruption, l'invisibilisation, les blagues sexualisées, les remarques sur l'apparence, les hétérostéréotypes, c'est-à-dire les stéréotypes qu'on a sur l'autre genre. Ici, ça ressemblerait à... Les femmes sont plus empathiques, par exemple, et l'empathie serait alors une caractéristique féminine par essence, ce qui revient à exclure les hommes qui sont empathiques et les femmes qui ne le sont pas particulièrement. L'inverse est vrai aussi, en parlant d'environnement masculin, on essentialise des comportements dits masculins, de paroles dominantes, de compétition, de distance émotionnelle, d'hégémonie dans la décision. Et selon moi, dès qu'on polarise, il y a un problème. Alors je sais qu'il y a de plus en plus d'hommes qui écoutent le podcast. Je peux aussi témoigner de ce que je vois en séance avec des clients hommes. Et je peux dire qu'un environnement masculin, ça ne veut pas dire grand-chose si on en reste là. Si ce n'est pas une question de genre, c'est peut-être plus subtil que ça. Ça pourrait être une question d'énergie, au sens de Jung. Dès lors, comme chacun de nous a toutes ces énergies en soi, qu'on soit homme ou femme, ce n'est plus une question de genre, mais plus une question d'énergie émissive d'un côté, et d'énergie réceptive de l'autre, mais j'y reviendrai. Et puis... Je me suis demandé quelle avait été ma propre expérience de ça. J'ai entendu des blagues sexistes, surtout d'hommes et de femmes, notamment quand j'ai pris un poste à 30 ans, un poste où les femmes étaient sous-représentées dans l'entreprise où j'étais. Il y a quelques mois, je n'ai pas été présentée dans un séminaire alors que j'étais la seule femme dans la place. J'ai entendu que j'étais carriériste et que ce n'était pas compatible avec le fait d'être mère, que j'étais trop assertive, mais aussi trop empathique ou trop sensible. Bref, jamais comme il faut. Donc cet épisode, ce que je veux vous dire, c'est que je le fais aussi depuis là où je suis, la place que j'ai cherchée en tant que personne et en tant que femme. Je parle aussi depuis un endroit de conviction féministe. Pour moi, les hommes et les femmes doivent avoir des droits et des opportunités égales. Et fort de siècles où les femmes ont été cantonnées à l'espace privé, je crois vraiment fondamentalement qu'il y a de la conscience à mettre dans nos comportements à tous, pour partager l'espace public et donc l'espace professionnel. en créant les bonnes conditions pour tous. Si vous avez l'impression de devoir devenir quelqu'un d'autre pour prendre votre place au travail, si vous avez du mal à trouver votre place dans un environnement normé par des codes implicites comme la compétition, la verticalité, la distance émotionnelle, si vous avez l'impression d'être un vil, un petit canard, que vous soyez femme ou homme avec votre sensibilité, votre intuition, votre empathie et que ces qualités sont perçues comme secondaires ou juste moins valorisées là où vous travaillez, Alors, vous êtes au bon endroit. Dans cet épisode, je vous propose trois étapes. D'abord, on va aller clarifier ce qu'on appelle un environnement masculin pour sortir des caricatures et comprendre les dynamiques à l'œuvre. Ensuite, on ira regarder ce qui se passe en nous quand nous nous adaptons à ces codes. Et enfin, je vous proposerai une autre manière d'habiter votre place en réconciliant vos propres polarités intérieures pour gagner en stabilité, en justesse et en impact. Allez, c'est parti ! Alors, quand on parle d'environnement masculin, il y a un piège. C'est celui de l'essentialisme. L'essentialisme, c'est l'idée que certaines qualités seraient naturellement, intrinsèquement liées à un sexe. Les femmes seraient empathiques et les hommes seraient rationnels. Les femmes seraient coopératives, les hommes seraient compétitifs. Alors, ça paraît anodin. mais l'essentialisme, c'est une manière finalement de figer les individus dans des cases. À cela s'ajoute un autre phénomène, que l'anthropologue François Zeretti appelait la valance différentielle des sexes. Derrière ce thème un peu académique, se cache une idée finalement très simple et très observable, c'est le consensus collectif qui accorde plus de valeur à la masculinité qu'à la féminité. Ce qui est associé à la force, à la conquête, à la maîtrise, à la virilité, est souvent mieux considéré que ce qui est associé à l'accueil, aux soins et à la sensibilité. Encore en 2026, même si les perceptions changent, une femme ambitieuse pourrait être vue comme prétentieuse, là où un homme sera perçu comme sûr de lui. Comme si on venait court-circuiter l'ordre naturel, et je dis bien naturel entre guillemets, des choses. Dans ce contexte, la virilité renvoie pas seulement au fait d'être un homme, c'est un idéal de dureté, d'endurance, de contrôle, de domination de soi et parfois des autres. Ce qui est important de nommer à cet endroit-là, c'est que tous les hommes ne se reconnaissent pas dans cet idéal de virilité. Là, je dis ce que vous savez probablement déjà, et j'en appelle à votre souveraineté. Il existe des environnements où il s'agit, tout ce que je décris là, amène à de la discrimination, à du sexisme, à des remarques déplacées, à des interruptions systématiques, à du mansplaining, à de l'invisibilisation. Et dans ces cas-là, c'est une question de sécurité, et ce sont des contextes qu'il faut savoir quitter. Mais il y a aussi des contextes où c'est pas si net. Il arrive qu'on critique un environnement tout en ayant intégré ses règles au plus profond de nous. Et c'est à cet endroit précis que je vous propose de regarder. Donc là, on va polariser un peu, mais prenez ce qui vous parle, comme d'habitude. Et si dans ce qui vient, vous retrouvez un peu l'intention ou les comportements de votre ancienne boss, ou même, allez, même un peu de vous, je vous mets à l'aise, parce que ce que je vous raconte ensuite, c'est un petit bout de ma propre histoire d'adaptation. Je pense qu'il faut aussi avoir un peu de lucidité sur ce par quoi on passe dans son chemin, et encore actuellement. Est-ce que vous connaissez... le concept de la reine des abeilles. Ce concept, ça décrit des situations où une femme qui a réussi à exploser le plafond vert dans un univers assez normé prend soudainement de la distance avec les autres femmes, voire devient complètement vache avec les autres femmes fort de cette réussite. C'est Marie-Thérébenthine, la revoilà. C'est une warrior. Elle a réussi à faire sa place dans un environnement d'hommes pensé par des hommes. On dit même parfois d'elle qu'elle est pire qu'un homme. Et plutôt que d'agir comme un rôle modèle, Marie-Thérébenthine, elle agit comme un repoussoir. On va se dire en la regardant que si évoluer, ça veut dire renoncer à sa gentillesse, à son empathie, franchement, on n'y va pas. Et en fait, qu'est-ce qu'elle a fait, Marie-Thérébenthine ? Elle a juste intériorisé des codes pour faire sa place. Restons un petit peu avec certains concepts qui sont très structurants pour décrypter les situations. C'est le mythe de l'âge trompe-faite. Celui-là, il vient des années 90. Alors la schtroumpfette, elle a été créée par Gargamel pour aller semer le bazar chez les schtroumpfs. Alors ce qu'il faut savoir, et je ne sais pas si vous le savez, c'est qu'au départ elle arrive moche chez les schtroumpfs. Et c'est le grand schtroumpf qui va la transformer en belle blonde plantureuse. Parce que quitte à accueillir une femme autour de la table, autant qu'elle soit mignonne. De quoi il parle ce mythe de la schtroumpfette ? En fait, ça désigne la seule femme entourée d'hommes, des hommes qui, en l'occurrence chez les schtroumpfs, ont une mission bien à eux. Il y a le schtroumpf costaud, le schtroumpf grognon. Sauf que... notre amie Strompette, elle, elle n'est pas définie autrement que par le féminin qu'elle représente, avec ce charmant suffixe en « et » . Dans certaines équipes dirigeantes, ou pas d'ailleurs, il n'y a parfois qu'une seule femme autour de la table. Et elle devient un symbole, malgré elle. Elle est observée davantage, on va attendre d'elle qu'elle agisse comme un stéréotype, ou selon le stéréotype auquel on la raccroche. Par exemple, qu'elle ne fasse pas trop de vagues, ou alors qu'elle soit la médiatrice du groupe. Sa réussite est parfois perçue. comme exceptionnel plutôt que légitime. Et dans ces contextes, beaucoup développent des stratégies. Se fondre dans la norme, adopter les codes dominants, éviter d'être associé à des qualités dites féminines, ou au contraire, s'y cramponner. Si ce sujet vous parle, je vous invite à lire « 7 icônes de la pop culture pour comprendre le sexisme » écrit par Marie Donzel. Moi, c'était un bouquin qui était vraiment structurant dans mon chemin de femme, de femme avec des responsabilités. Je vous mettrai les références dans les notes de l'épisode. Pour en revenir à nos mythes de la Reine des Abeilles et de la Stromfette, je ne vous demande pas si vous avez été Reine des Abeilles ou Stromfette dans votre carrière, mais plutôt à quel moment... vous avez commencé à jouer un rôle pour sécuriser votre place. Moi, je vais vous parler de mon expérience de ce sujet. Quand je suis rentrée dans un comex majoritairement féminin, j'avais 34 ans, j'ai été surprise. Déjà, des sujets de conversation qui étaient parfois volontairement excluants des hommes, et d'une brutalité qu'on n'avait franchement rien à leur envier, si on reste toujours avec certains stéréotypes. Quand je prends mon poste, je suis toute jeune, je passe après un DRH homme. Et mon boss me dit, de point ouvrir les guillemets, le costume est grand. Et je me souviens très très bien de ce moment, je me souviens aussi de ma réponse. Je lui ai dit que je marchais mieux sur des escarpins que mon prédécesseur. Alors sur le moment, j'étais très très fière de ma répartie. J'avais le bon mot, j'avais la tête haute. En réalité, aujourd'hui, je vois autre chose dans cette réponse. En fait, j'ai renforcé, sans le vouloir bien sûr, mais j'ai renforcé une croyance. Celle que je devais prouver davantage. que ma légitimité était conditionnelle, en tant que femme et en tant que jeune femme, que je devais performer plus qu'un homme pour compenser. J'ai surjoué la superwoman, j'ai surjoué aussi la féminité, j'ai surjoué la fille toujours prête, la fille solide, la fille compétente, celle qui était toujours dans l'action. Vous allez voir ce que vous allez voir. Mais voilà, j'ai aussi joué mon apparence ultra-féminine, c'est ce que je vois à postériori dans cette remarque au sujet des escarpins, versus le costume qui était trop grand. Et ma sensibilité, mon empathie, mon intuition, je crois qu'en réalité, elles me faisaient peur à ce moment-là, que je ne les associais pas à un poste à responsabilité. J'avais peur qu'en étant tout ça aussi, d'être moins respectée, d'être moins crédible, d'être moins performante. Donc, je les ai mises en retrait. On ne m'a rien demandé, c'est moi qui les ai mises en retrait. Ce que je veux vous montrer ici, c'est qu'il y a une frontière parfois très fine entre une stratégie d'adaptation et l'identification au masque social. Au départ, on joue un rôle pour entrer dans un système, et parfois, on se confond avec le rôle qu'on joue. Moi, je retrouve ça beaucoup chez les femmes que j'accompagne, ce syndrome de la reine des abeilles, le maître de la trompette ou d'autres. Il y a vraiment l'idée d'être l'exception, et de vouloir montrer qu'on mérite se différencier des autres femmes, aussi pour exister, parfois. Faire sa place parmi les hommes, parfois avec des codes identiques, tout en encourageant finalement la perpétuation de ces codes qui finissent par être le problème de tous. joué par des hommes et joué par des femmes. Se fondre dans une perpétuelle norme pour évoluer, tout ça, ce sont des stratégies qui sont intelligentes. Maintenant, là où je veux vous emmener dans cet épisode, c'est que la question pour nous, c'est à quel moment cette stratégie, ces stratégies, nous éloignent de nous-mêmes. Pour comprendre ce qui se joue plus profondément, profondément, j'aimerais vous proposer une autre image. Carl Jung, il parlait d'anima et d'animus, de masculin et de féminin intérieur. Alors ces mots, ils peuvent être utiles, ils peuvent aussi gêner, donc je vous propose une autre image qui est un peu plus ancienne, plus universelle, c'est celle du yin et du yang dans le taoïsme. Encore une fois, c'est pour aider à structurer les choses, voyez ce qu'il vous parle. Le yin et le yang ne sont pas des camps opposés, ce sont vraiment deux dynamiques qui sont complémentaires et qui sont en mouvement permanent. Si vous vous représentez le signe, il y a vraiment cette idée de mouvement. Le yang, c'est l'élan, c'est la projection, c'est la décision, c'est l'affirmation, la capacité à dire « voilà la direction » . Le yin, c'est la réceptivité, c'est l'écoute, la profondeur, c'est l'intuition aussi, c'est la capacité à sentir. Dans beaucoup d'environnements professionnels, le yang est très valorisé. On va valoriser le fait d'aller vite, de trancher, de conquérir, de produire. Et encore une fois, ces qualités sont hyper précieuses, elles permettent d'avancer, elles sont structurantes. Mais comme dans la nature, comme dans la vie, tout est question d'équilibre. Lorsque le yang prend toute la place, on agit beaucoup, mais on peut aussi écouter moins, on peut décider vite, mais on peut ajuster peu. A l'inverse, lorsque le yin domine sans appui, on peut passer son temps à douter, et puis finalement retarder le moment du passage à l'action. Ce que je trouve intéressant avec cette image du yin et du yang, c'est que ça montre quelque chose d'essentiel, c'est que Dans chaque énergie, il y a une trace de l'autre. C'est pour ça que le symbole a cette forme et qu'il y a une goutte de noir dans le blanc et une goutte de blanc dans le noir. En fait, aucune de ces forces, même dans la nature, n'existe à l'état pur. Ce qu'il faut voir, c'est qu'on porte tous et toutes ces deux énergies, ces deux dynamiques en nous. Donc tout le sujet, c'est d'équilibrer ces forces et de les mettre en dialogue. Et c'est exactement ce qui s'est joué pour Camille, une femme que j'ai accompagnée. Elle est arrivée en me disant « Aide-moi à trouver ma place dans un environnement masculin. » Quant à Larry, elle se sent minoritaire, je dirais mathématiquement dans son organisation. Elle me parle de la galerie des participants sur Zoom et elle me dit, mais en fait, c'est très simple. Je suis la seule femme parmi une galerie de 20-30 hommes. Elle parle de boys club, elle est en colère, elle me dit qu'elle se sent obligée de se battre pour être entendue, et elle refuse fondamentalement de devenir comme eux, me dit-elle. Et dans son corps, entre ses sourcils, moi je perçois une tension qui est immense, dans ses mots, une dureté qui me semble protectrice. Et à mesure que nos séances avancent, je vois aussi une grande finesse d'analyse, un grand sens de l'observation vraiment remarquable. Elle a une intuition très juste des dynamiques d'équipe, de son équipe, mais aussi de l'environnement qui l'entoure. Sauf qu'en fait, là où elle est ennuyée, Camille sait que ce ne sont pas des compétences qui sont valorisées là où elle travaille. Ce qui fait que mécaniquement, elle va les sous-utiliser. Et en même temps, ça va la frustrer parce qu'elle n'est pas reconnue pour ce qu'elle sait faire de bien et elle sous-utilise quelque chose qu'elle fait avec brio. Et donc, qu'est-ce qu'elle fait Camille ? C'est qu'elle attend d'être reconnue pour ce qu'elle fait de bien, mais ça n'arrive pas. Et ça nourrit la colère, donc c'est un cercle vicieux. Au départ, son énergie, elle est orientée contre. C'est la guerre, elle me dit, c'est la guerre. Progressivement, à mesure qu'on nomme à chaque fois cette dualité qui la traverse, qu'elle voit autour d'elle, mais qu'elle voit aussi à l'intérieur d'elle, eh bien, elle voit que ce qu'elle reproche aux hommes, dans la force, dans la domination, elle aussi, elle a de cette énergie en elle. Et en réponse, peut-être, mais... Elle voit qu'elle a cette énergie en elle aussi, elle prend sa part, elle prend sa responsabilité déjà dans cette observation. Ensuite, on explore ces polarités, une fois qu'on les a vues, et qu'on voit à peu près d'où elles viennent, sans se juger, parce qu'encore une fois, l'espace du coaching, c'est un espace de non-jugement, on fait ce qu'on est, on fait ce qu'on peut, on s'est mis à explorer ces polarités. Quand elle est en pleine sécurité, quand elle est dans une puissance juste, la question pour elle, ça a été, ok, elle est où ton énergie d'affirmation ? Elle est où, ta capacité à décider sans t'excuser ? Elle est où, Camille, ta capacité à poser une limite sans justification interminable ? Elle est goûtée, elle est savourée, elle est sentir cette énergie en soi et elle est la solidifiée. Pas en réponse, simplement en verticalité de soi à soi. À ce moment-là, Camille, elle voit qu'elle la possède, cette énergie, et qu'elle l'utilise. Elle reconnaît cette part en elle. Dès lors, elle lutte moins, elle s'ancre davantage, elle se verticalise vraiment. à mesure que nos séances avancent. Elle me raconte qu'en réunion, sa posture se modifie, qu'elle pose davantage, elle ose poser davantage des cadres clairs, assertifs, et elle s'amuse même à nommer les mécanismes de ses collègues, devant eux, vraiment. L'idée, c'est pas d'accuser, mais d'aider à voir. Et en aidant les autres à voir, en nommant ce qu'elles voient, ça contribue aussi pour elle à être plus confortable et à prendre sa place parmi les autres. De plus en plus, elle ose être la voix qui exprime un autre angle de vue. Donc là, elle va chercher parmi ses forces qui étaient peut-être sous-exprimées. Et à la fin de notre accompagnement, ce que je trouve assez magique, c'est que les gens viennent la chercher pour ça, pour sa capacité à porter un autre point de vue et à voicer cet autre point de vue. Elle a lâché ses attentes, elle s'autorise davantage à mettre plus de ce qu'elle est dans ce qu'elle fait. Globalement, en fait, elle se lâche la grappe et elle rayonne. Son empathie a de la place pour s'exprimer, son intuition aussi. C'est ce qu'elle utilise quand elle a à choisir entre deux postes. Et là, on est vraiment sur la fin du coaching. Parce qu'effectivement, à la fin, alors qu'elle ne trouvait pas sa place au début, elle a le choix parmi plusieurs postes. Elle a le choix pour sa carrière. Elle décide, elle ne subit plus. Et c'en est la preuve. Et finalement, depuis qu'elle n'est plus dans la dualité, il y a quelque chose qui rayonne. Il y a quelque chose, au plus juste d'elle-même, qui rayonne et ça se voit. Elle est respectée pour sa stabilité. Et ce que je trouve très joli dans cette histoire. c'est que là où elle cherchait des rôles modèles, elle a fini par en trouver davantage. Mais c'est elle qui est devenue un rôle modèle pour des femmes plus jeunes dans son entreprise. Donc pour Camille, la transformation, elle n'a pas consisté à prendre des codes qui n'étaient pas les siens, mais à relier ces énergies. Pour conclure, vous pouvez continuer à analyser les systèmes dans lesquels vous évoluez. Vous pouvez choisir de les transformer. Vous pouvez aussi décider de les quitter. Et vous pouvez... en parallèle, observez ce qui se passe en vous. Allez observer votre capacité à agir, votre capacité à sentir, votre aptitude à décider, votre aptitude à relier. Et quand ces forces dialoguent, votre place, elle devient plus évidente, elle devient plus juste. C'est peut-être ça, finalement, la différence entre prendre sa place et être à sa juste place. Il n'y a rien à prendre à l'autre, mais plus d'espace à se donner à soi. Je vous laisse donc avec cette exploration intérieure et je vous dis à dans deux semaines. J'espère que cet épisode vous a plu et qu'il vous a donné envie d'oser mettre un peu plus de ce que vous êtes dans ce que vous faites. Si cet épisode a résonné pour vous, vous pouvez le repartager sur vos réseaux, laisser 5 étoiles ou un commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée. Vous pouvez me suivre sur LinkedIn et sur Instagram, les liens sont dans le descriptif de l'épisode. On se retrouve lundi dans 15 jours pour le prochain épisode d'Une place à soi. A très bientôt.