Speaker #0bébites, je suis Isabelle et bienvenue dans la saison 2 du podcast vie de TDAH. Nous voici à la deuxième saison, déjà. J'aimerais remercier tous ceux et celles qui ont suivi la première saison, où je faisais l'expérience du podcasting. Et aussi à toutes celles et celles qui me reconnaissent quand ils me rencontrent. Ça me fait tellement plaisir. Comme je vous ai déjà dit, c'est pas facile pour plusieurs TDAH de s'émanciper. Parce qu'on a souvent l'impression que notre différence et nos idées sont pas bonnes par rapport aux standards. Et se sortir de là demande de la patience et du courage. Mais moi, tu vas commencer à me connaître, je n'ai jamais été bien dans un moule trop petit pour moi. Ça fait que j'ai décidé de libérer mon intelligence de neurodivergente. Et je voulais te parler aujourd'hui de mon parcours de TDAH, diagnostiqué à l'âge adulte, parce que moi j'ai eu mon diagnostic vers l'âge de 43 ans. Et je trouve ça important. de parler de mon parcours qui m'a permis de m'auto-réguler, d'auto-réguler mon fonctionnement de TDAH, mon fonctionnement particulier, parce que des fois, les changements peuvent paraître subtils. Quand on décide de mettre en place des nouvelles habitudes, nous, les TDAH, on va avoir tendance à se décourager rapidement parce qu'on veut que ça soit réussi pour hier. Puis, le fait aussi de vous parler de mon parcours va me permettre de faire une rétrospective de mes dix dernières années. Puis c'est important de faire des rétrospectives parce que, vu que les changements sont subtils, bien, il faut aller les débusquer. Et ce que je peux te dire aujourd'hui, c'est que je connais beaucoup plus mes besoins et je sais aussi les faire respecter. Je fais aussi un travail entièrement aligné à ma nature profonde. Je vais aussi au bout de mes idées et de mes projets ambitieux. Avant ça, j'avais tendance à abandonner rapidement. Je sais maintenant mettre mes limites. Je sais dire non si ça ne me convient pas ou si je n'ai pas envie. J'entretiens aussi des relations plus équilibrées. Puis je sais maintenant que j'ai une intelligence bien à moi. J'ai mis en place une structure qui respecte mon rythme. Et ce qui fait, tout ça fait en sorte aussi que j'ai une humeur et une énergie plus stable. Et je me suis rendu compte que je sens beaucoup moins d'anxiété, d'appréhension et de culpabilité. Donc en fait, moi j'ai commencé à... tester des stratégies pour m'auto-réguler de manière intuitive depuis longtemps. Puis, c'est sûrement comme beaucoup d'entre vous, parce que là-dedans, il y a pas mal de stratégies d'adaptation. Quand on est jeune, on développe plein de stratégies d'adaptation pour survivre à notre entrée en société. Et dans mon cas, ça a été beaucoup de cacher, de tenter de cacher ma différence, de tenter de cacher aussi mon hypersensibilité. Cacher aussi une impression que je n'étais pas à la hauteur ou encore de cacher ma honte inconsciente d'être différente. Et laisse-moi dire que nous, les TDAH, on a une très bonne force d'adaptation. Avec mon TDAH, j'ai aussi ce qu'on appelle une double exceptionnalité, le HPI. Qu'est-ce que ça veut dire, HPI ? J'en ai parlé un petit peu brièvement dans la saison 1, mais ça veut dire un haut potentiel intellectuel. Bon, autrement dit, ça veut dire que depuis... toujours. Mon cerveau a une vitesse de traitement de l'information au-delà de la norme et une hyper lucidité. C'est pour ça que j'ai toujours 100 000 idées en même temps et que j'ai une soif incroyable d'apprendre et de savoir. Ça, ça fait en sorte que mon cerveau est constamment en train d'analyser et de faire des liens. Je pense même que j'ai plus de conversations avec moi-même dans mon cerveau qu'avec les gens en général. C'est comme si mon intellect roule à 1000 km heure, comme un avion. Bon, plus concrètement, ça ressemblait à quoi dans ma vie d'adulte un TDAH non régulé ? J'avais de gros défis quotidiens, que ce soit au niveau du travail, des relations, de mon énergie, de mon organisation, de ma confiance en moi, de la gestion de mes émotions. Souvent, j'étais perdue, anxieuse, j'oubliais des choses, je perdais des choses, je me faisais mal, je brisais des choses. Un peu comme mes amis que j'ai dit au début dans l'introduction qu'il y a tout le temps plein d'anecdotes cocasses. qui ont à me compter, qui sont aussi TDAH. Pour en revenir à mon exemple à moi, il y a aussi dans mon TDAH non régulé que je prenais des mauvaises décisions et je me sentais coupable et découragée régulièrement. Quand je suis entrée sur le marché du travail, ça a été un peu comme quand je suis rentrée à l'école, à la maternelle. J'ai rushé ma vie. Ce n'est pas parce que je ne suis pas travaillante. Au contraire, je peux vraiment me donner à la tâche. Mais il faut que la tâche m'anime. Et ça, je l'ai compris il n'y a pas si longtemps. Parce qu'avant, je pensais justement que j'étais paresseuse. Puis je pensais que j'avais un défaut de fabrication. Parce que je n'arrivais pas à être heureuse dans mes jobs. Et souvent, le commentaire, la critique des gens, venait appuyer le fait que j'étais incapable, que j'avais dans ma tête, moi, ça faisait comme... Tu as sûrement un défaut de fabrication. Et souvent, ce qui arrivait, c'est que dans une job, Je me tannais vite. J'étais vite tannée des tâches répétitives ou du cadre dans lequel je devais travailler. Et si les emplois ne me stimulaient pas, je perdais ma motivation et je changeais d'emploi aux deux ans. Et ça, je l'entends souvent avec les TDAH que j'accompagne, de changer régulièrement d'emploi. C'était pas facile non plus parce que souvent, les gens, ils te pointent du doigt, ils disent... Voyons, elle ne se branche pas, elle n'est pas capable, elle n'est pas travaillante, etc. Puis moi, changer d'emploi aux deux ans, je vivais ça vraiment comme un échec. Donc, j'essayais de fêter dans le moule le fameux métro-boulot-de-dos. Mais faire mes journées de travail était vraiment pénible. Moi, j'étais heureuse à partir du jeudi soir. Ça durait deux jours. Le samedi soir, j'avais des dents incroyables. Juste de penser à l'idée d'aller travailler le lundi matin. Et, bien, mes remises en question ont fait que j'ai découvert, bon, j'ai découvert que j'avais un TDAH, mais aussi que j'avais, avec mon HPI, j'avais besoin de travailler dans quelque chose qui faisait du sens, qui fitait avec mon besoin de liberté et avec ma créativité. Puis qui fitait aussi avec mon besoin d'évolution et de développer des projets. Et là, quand je parle de créativité, je ne parle pas juste de l'art ou des trucs du genre. Je parle de la créativité du TDAH, dans la recherche de solutions, dans générer des idées, dans résoudre des problèmes, dans imaginer les choses autrement. Et c'est là-dedans que je trouvais mes forces avec lesquelles je devais m'aligner. Et c'est spécial parce que nos sociétés voient la différence comme quelque chose de négatif. Alors que ce sont les gens différents qui ont fait avancer l'histoire. Souvent, ce sont les gens différents qui ont à leur actif des réussites, en tout cas les réussites les plus inspirantes. Je vais te nommer quelques noms. Bon, déjà, je pense que Einstein, c'était quelqu'un qui était neurodivergent. Il était quand même réputé comme être une personne particulière. Il y avait aussi Thomas Edison qui a inventé, entre autres, l'électricité, l'ampoule électrique. Il y a aussi, peut-être plus aujourd'hui, bon, il y a Richard Branson qui est le fondateur de Virgin. Ça, c'est un TDAH et un grand dyslexie. Il a même abandonné l'école à 16 ans, un peu comme moi. Ça ne veut pas dire que je n'ai pas fait d'études. Je me suis rendue à la maîtrise. Et j'aimerais aussi me rendre, mon rêve, ça serait vraiment de faire un doctorat, mais bon, ça prend quand même du temps à faire. Et aujourd'hui, Richard Branson, il possède même une île privée et il a même envoyé des civils dans l'espace. Il y a aussi Dave Pilkey, ça, je ne sais pas si vous le connaissez, c'est l'auteur de livres pour enfants, l'auteur du Capitaine Bobbitt. Puis, enfin, il se faisait tout le temps expulser. de la classe, parce qu'il bougeait tout le temps puis il dessinait au lieu d'écouter. Est-ce que ça veut dire qu'il n'était pas intelligent ? Non. Lui, il avait un génie au niveau de dessiner, au niveau de sa création plus artistique. Et aujourd'hui, malgré son diagnostic de TDAH et dyslexie, il a vendu plus de 250 millions de livres au travers du monde. Il a comme transformé ce qu'on appelait un problème, en parlant de lui, à l'école, en un empire littéraire pour enfants. Et, on ne peut pas passer à côté de Steve Jobs, qui est le cofondateur de Apple. Lui, bon, il a peut-être pas... Avouez, mais il y a quand même un profil de TDA chez dyslexie fortement suspecté. Et son obsession pour le design épuré, il avait comme une vision, lui. Donc, il ne dérogeait pas de sa vision. Il y avait aussi une urgence, une constante urgence de créer et une pensée non linéaire. Il y avait aussi des rages d'hyper focus que souvent, ses collaborateurs n'aimaient pas beaucoup. Et c'est lui qui a inventé le slogan « Think different » , « Pensez différemment » . Il y a aussi le fondateur d'IKEA, qui est aussi, lui, un grand dyslexique. Et est-ce que tu sais pourquoi les meubles IKEA ont des noms de villes suédoises ou de personnes ? Au lieu d'avoir des numéros de série pour des codes quand on vend des produits. C'est parce que le fondateur n'arrivait pas à mémoriser les codes des produits chiffrés à cause de sa dyslexie et de sa neurodivergence. Donc, il a transformé ses défis en la signature de marque la plus connue au monde. Donc, vous pouvez voir que penser différemment, agir différemment, agir en dehors du moule, ça ne veut pas dire qu'on n'est pas né pour réussir. Et maintenant ? Pour ce qui est des relations amoureuses, c'était la même chose. Mon TDAH faisait en sorte que je me retrouvais dans des relations qui me tiraient vers le bas. Ben, mon TDAH, mon TDAH non régulé. J'avais pas l'impression d'avoir un bon jugement et je plaçais tout le temps les besoins des autres avant les miens. Tu peux t'imaginer le genre de partenaire que j'attirais. Avec ben des besoins et ben des problèmes à régler. Et vu que j'étais TDAH et différente, Je sentais que j'avais besoin, je devais compenser, donc j'en prenais plus sur mes épaules. C'est comme, emmenez-en, je suis capable d'en prendre. C'était quasiment ça qui était écrit dans mon front. Mais tu sais, à un moment donné, porter le poids des gens qui ne se prennent pas eux-mêmes en main, c'est vraiment drainant. Puis ça faisait en sorte que je passais à côté de ma propre vie. Et je ne prenais pas connaissance non plus de mon intelligence. particulières que j'avais. Vu que j'étais une TDA avec un bon H, le thermomètre de mes limites n'était pas très bon. Je musais dans des relations et dans des situations qui me vampirisaient. Donc, c'est pas mal deux parties dans lesquelles j'ai tenté de fiter dans le moule, les relations, relations sociales, relations amoureuses, et dans le travail. C'est un peu ça le modèle traditionnel, être en couple. Et réussir un bon travail stable avec des bons avantages. Mais ce que je ne savais pas avant d'apprendre à réguler mon TDAH, c'est que je mettais mon énergie à la mauvaise place. Et d'énergie, j'en avais. Je pensais que c'était comme ça qu'on réussissait, en tentant de nager à contre-courant. Mais ça, ça m'enlevait de l'énergie pour réussir le scénario de ma meilleure vie. Parce que j'ai toujours eu plein de... plein d'idées, plein de rêves, plein d'aspirations. J'ai toujours vu grand, même depuis que je suis née. J'ai toujours vu grand. Mais au fil du temps, je n'arrivais jamais à être assez persévérante pour vraiment réussir ce que je voulais et je ne savais pas pourquoi. J'étais persévérante, mais pas au bon endroit, en fait. Puis à un moment donné, dans mes nombreuses réflexions, j'ai compris que j'avais les capacités de mettre de l'énergie sur quelque chose. C'est juste que je m'acharnais. sur les mauvaises choses, pour essayer de fiter dans le moule, puis essayer d'être à la hauteur dans ce moule-là. Je n'avais pas le bon mode d'emploi. Là, ça m'a fait me poser une autre question. Je me suis demandé, comment je peux faire pour tourner ça à mon avantage ? Il y avait aussi un autre problème dans ma vie de TDA, je suis non régulier, c'est que des jours où j'avais beaucoup d'énergie, je pouvais faire 15 tâches d'un coup, Puis des jours que je restais paralysée sur mon divan, plus de gaz, avec une humeur merdique. Et dans ces moments-là, je n'arrivais pas à bouger pour faire mon ménage, payer mes comptes, faire ma paperasse. Ma tête, elle me disait que je devais le faire pour me sentir bien. Mais une autre partie de moi restait bloquée. Je procrastinais. Je me tapais sur la tête. J'avais de la culpabilité dans le tapis. Je me sentais comme une pas bonne. J'avais honte de ne pas être capable d'y arriver. Et la honte, c'est-tu la pire émotion qu'on peut vivre ? Parce qu'elle atteint notre identité profonde, notre droit d'exister. Elle nous fait sentir fondamentalement. incapable d'y arriver. Elle t'emprisonne dans une fausse croyance, celle que tu ne mérites rien de bon dans la vie. Et tout ça, ça m'a emmené vers des dépressions, vers de l'épuisement professionnel. Puis c'est ce qui arrive aussi à beaucoup d'autres TDAH que j'accompagne. C'est compenser, s'adapter, répondre aux besoins des autres jusqu'à épuisement. Moi, j'ai passé une partie de ma vie à être paralysée dans ce cercle vicieux. Pour moi, être paralysé, ce n'est pas juste être figé sur son divan ou ne pas savoir quoi dire si quelqu'un nous dit quelque chose et qu'on n'a pas de réponse à ça. La paralysie peut prendre plusieurs formes, comme par exemple, rester dans une situation où je ne suis pas bien, où je n'étais pas bien parce que j'ai peur. J'ai peur des critiques. J'ai peur de dévier. J'ai peur de ne pas être heureuse. J'ai peur de faire différent. J'ai peur de passer à côté de quelque chose. En fait, j'avais peur de prendre des mauvaises décisions et d'échouer. C'est quasiment ça que je faisais pareil, mais bon, je ne prenais pas... Je restais paralysée dans des situations de peur d'échouer ou d'être rejetée. J'avais aussi la petite voix sur mon épaule qui me soufflait. Que je devais avoir une bonne job, avoir un conjoint, avoir une maison, avoir des enfants, travailler de 9 à 5 du lundi au vendredi, avoir des bons avantages sociaux, ramasser ma retraite, aller en vacances une fois par année. Le métro, boulot, dodo, quoi. Puis pour arriver à garder le contrôle, ou du moins passer à travers tout ça facilement, en plus de faire des épisodes dépressifs ou de l'épuisement professionnel, bien je m'auto-médicamentais. Ou encore, je me mettais à risque. Par exemple, j'avais des habitudes de vie destructrices. Quand j'étais plus jeune, j'ai fait beaucoup d'opposition jusqu'au début de l'âge adulte. Il y a eu aussi de la consommation, j'ai eu des problèmes avec les impôts, des créanciers, des infractions au cas de la route. Des tickets, j'en ai payé au grand désespoir de ma mère. Elle qui m'écoute sûrement en ce moment. Elle serait d'accord pour dire que j'étais une fille ambitieuse, mais... piégé dans un fonctionnement qu'on ne comprenait pas. Et là, comment j'ai fait pour changer le cours des choses ? Comment j'ai fait pour trouver des emplois que j'aime ? Avoir des relations plus équilibrées ? Comment j'ai fait pour arrêter de nager à contre-courant ? C'est la connaissance de comment fonctionne un cerveau de TDAH, dont le mien. Parce qu'on a quand même toutes des petites différences. Et aussi de savoir comment le faire travailler à mon avantage. Ça, ça a été des super pouvoirs pour moi. Ça m'a permis aussi d'accepter, puis même d'honorer ma différence, de m'en servir. Je suis partie un peu en travaillant mes croyances limitantes. J'ai commencé à me dire chaque jour, au lieu de me taper sur la tête, dire que j'étais... incapable et pas à la hauteur, j'ai commencé par me dire, j'ai le droit d'être différente à chaque jour. Ça, ça a créé une ouverture dans ma tête. Puis, ça a créé d'autres questions comme, c'est quoi moi, ma vraie nature ? C'est quoi mes besoins ? Comment je veux vraiment vivre ? Sans penser à la petite voix sur l'épaule qui le met trop au boulot de dos. Et ma réponse a été... d'être libre, de réussir en faisant ce qui me tente vraiment et non faire pour les autres, de faire ce qui m'anime, ce qui me rend heureuse et surtout de me donner le droit de le faire comme moi je veux. Et ça, ça a encore évolué. Ça a évolué vers la question comment réaliser mes rêves les plus fous. Je vais vous conter une anecdote. Je me souviens un jour que j'ai dit à une personne de mon entourage, alors qu'on parlait de choix au niveau du travail, j'ai dit « Moi, je fais ce que je veux ou je fais ce que j'ai envie de faire. » Puis la personne, elle m'a répondu « Bien, on ne peut pas faire toujours ce qu'on veut. » Ma mère, elle disait ça souvent aussi quand j'étais plus jeune. Puis, tu sais, les personnes dans cette génération-là, on ne fait pas toujours ce qu'on veut. C'est très traditionnel comme mode de pensée. En tout cas, je pense que dans la nouvelle génération, ça ne sera pas ainsi. Mais bon, quand on est enfant, ça peut expliquer de se faire dire ça, ça peut expliquer le fait que, si on veut manger du chocolat toute la journée, on ne peut pas faire ça. Mais là, on n'est plus des enfants. Puis avant, quand la personne, quand quelqu'un me dit, ben voyons, on peut pas faire toujours ce qu'on veut. Avant, je me serais dit, hein, tu vois, t'es encore à côté de la traque. Eh bien, cette fois-là, la dernière fois qu'une personne m'a dit ça, j'ai pris mon courage à deux mains, puis j'ai répondu, pourquoi pas ? Moi, c'est ce que je travaille à faire à tous les jours. C'est pas vrai que la vie va me bouffer tout cru en me donnant comme raison. qu'on ne peut pas faire toujours ce qu'on veut. Moi, j'ai envie de croquer dans la vie à pleine dent. Et le fait de me libérer de ce qu'on appelle les croyances limitantes, des pensées parasitaires ou des obligations silencieuses, parce que le type de pensée, justement, de dire qu'on ne peut pas faire tout le temps ce qu'on veut, c'est une croyance limitante. Bien, ça a fait de la place dans mon esprit pour d'autres croyances plus propulsantes. Puis c'est là que j'ai commencé à... à m'illuminer et que j'ai commencé à avoir toutes les possibilités que la vie offrait jour après jour. J'ai pu mettre des nouvelles habitudes en place, mais avec créativité, parce que ce n'est pas facile de mettre des nouvelles habitudes en place ou de changer des habitudes pour les TDAH. Puis aussi, j'ai compris qu'on n'est pas fait, en tout cas, moi, je n'étais pas faite pour fêter dans un cadre traditionnel. que j'étais faite pour le dépasser et même faire avancer les choses. Des fois, je me pose la question, est-ce que les neurodivergents, est-ce qu'on est là et de plus en plus affichés pour faire évoluer les choses, faire évoluer le cadre, faire évoluer le fonctionnement de la société actuelle ? On est comme une sorte d'entre-deux sur un futur plein de possibilités. On est là, je pense, pour briser les conventions sociales et ouvrir les esprits à autre chose. On est là pour faire évoluer, je pense. Donc, j'ai fouillé, pratiqué, fait des essais-erreurs pour faire ma propre recette de trucs et de stratégies après avoir travaillé mes croyances limitantes pour passer de mon mode de vie automatique, paralysé, dans mon chaos, dans le moule, vers un mode de conduite manuel. qui m'a permis de me propulser, à conduire mon avion, être le pilote de mon avion, qui roule à 1000 km heure et plus. Et là, au début, je dois t'avouer que c'est inconfortable d'aller à contre-courant. C'est pour ça que c'est difficile de faire le pas. Puis, c'est difficile, comme je vous disais, de changer des habitudes qui sont ancrées depuis des dizaines d'années. Quand je me suis mis à découvrir tout ça, J'avais l'impression de comprendre. Oui, mieux comprendre. Mais je restais quand même découragée de ne pas voir des faits rapidement, de ne pas voir des faits du jour au lendemain. C'est un peu ce qu'on s'attend, nous, les TDAH, des résultats pour hier. Mais la recette de la réussite, ce n'est pas ça. Ce n'est pas d'un coup de baguette magique. Le fait de ne pas voir de résultats, c'est ça aussi qui nous fait abandonner nos projets, nos idées. Et ça, moi, abandonner des projets ambitieux, je l'ai souvent fait. Puis on a toutes sortes de raisons. pour abandonner nos projets, nos difficultés d'organisation, nos difficultés d'être constat, notre confiance en nous, notre motivation à louer. Au moins de pépins, ou quand les résultats n'arrivent pas, on abandonne, on se sent moins que rien, jusqu'à temps qu'on ait une autre idée. Puis justement, cet effet, je fais une masterclass gratuite sur le sujet pour présenter le cycle des idées du TDAH le 6 août prochain. à 18h30. Et ça sera en direct sur ma page TDAH en cavale sur Facebook. Pour ceux qui vont écouter l'épisode après le 6 août, vous pouvez toujours venir visiter TDAH en cavale sur Facebook et pouvoir demander d'avoir accès à la rediffusion. Donc, pour en revenir à mon histoire, ça m'a quand même pris presque 10 ans pour faire ma recette d'habitude TDAH friendly. Et là, je travaille, c'est un travail de tous les jours. Mettre en place un mode de vie TDAH friendly, c'est un travail qu'on fait à tous les jours. Mais après 10 ans, c'est un peu plus facile, puis les nouvelles habitudes sont plus ancrées. Et qu'est-ce que j'ai dû faire et quel impact ça a eu ? J'ai dû apprendre à respecter mon rythme particulier. Parce qu'on a des rythmes biologiques différents, nous les TDH. Comme un peu je t'en parlais dans l'épisode sur le tempo dans la saison 1. Et ça, ça m'a permis de réguler mon énergie et mon organisation. J'ai dû apprendre aussi, comme je te disais, à changer mes croyances, mes idées parasites sur comment je devais vivre. Et quel choix je devais prendre ? J'ai dû dépasser mon plafond qui me limitait à un moule et croire en mes capacités et à réaliser mes ambitions. Et là, je ne dis pas que le petit nuage noir ne revient pas parfois au-dessus de ma tête. Le petit nuage noir des croyances, des idées parasites. Puis c'est comme une petite voix chez moi qui dit, « Hey, ne pense pas trop grand. » T'es pas assez bonne ? Concentre-toi donc sur le métro-boulot de dos. Rentre dans le moule. Fais pas trop de vagues, parce que tu vas échouer. Dans ce temps-là, je mets en place, maintenant, un autopiratage de mes pensées parasites avec des croyances ou des idées réparatrices ou propulsantes. J'ai dû aussi apprendre à identifier ma charte interne de valeurs et de besoins. Pour connaître c'est quoi mes valeurs et c'est quoi mes besoins à moi et non celles que j'ai dû utiliser pour compenser et être accepté. Alors si je te pose la question, si je te demande maintenant, c'est quoi toi tes besoins dans ta vie ? C'est quoi tes besoins dans ton quotidien pour que tu sois heureux, heureuse ? Est-ce que tu saurais me les dire précisément ? Est-ce que les gens les respectent ? Et toi-même, est-ce que tu as l'impression de respecter tes besoins et tes valeurs ? Ou est-ce que tu les connais ? La première question de base. Et j'ai un secret pour toi. Apprendre à respecter ses valeurs et ses besoins est le plus beau cadeau que tu peux te faire. Parce que ça te permet de prendre soin de toi, de te donner de l'importance, l'importance que tu mérites. Ça donne aussi le droit de dire non, de nommer tes besoins à ton entourage. En fait, ça donne le droit de réussir ta vie comme toi tu veux, en mettant des trucs qui te rendent heureuse, heureux. Il y a aussi une autre chose que j'ai changée dans mes dix dernières années pour réguler mon TDAH, c'est mes habitudes de vie, comme mes routines, mes habitudes autour du sommeil. de l'alimentation et aussi de l'activité physique. Parce qu'au niveau de notre fonctionnement de TDAH, ou le fonctionnement humain, mais aussi de TDAH, ça fonctionne beaucoup avec la chimie intérieure, la chimie interne ou la chimie qui se passe dans notre système nerveux. Et le fait que j'ai changé, bon, tous les changements que j'ai faits, et aussi mes habitudes de vie, pour adopter des habitudes de vie TDAH friendly, j'ai vu mon énergie. Et mon humeur, puis aussi mes défis de TDAH, l'organisation, la procrastination et tout ça, se stabilisaient à 90%. C'est énorme. Des dandes de divan, j'en ai plus. Puis des dandes du samedi soir non plus. Des humeurs dépressives, j'en ai plus non plus. J'ai peut-être un 10%, je vous dirais, de défis qui... qui revient, c'est peut-être en période de soit qu'il y a des imprévus qui se présentent, soit que des fois, j'en ai encore peut-être un petit peu trop pris sur les épaules, m'étant emballée peut-être dans des idées, et aussi entourant tout ce qui a trait au cycle menstruel pour les femmes. Parce que ça, ça peut venir jouer aussi sur nos humeurs ou notre énergie. Et je remarque plein d'autres choses. Je suis capable, je suis beaucoup plus capable d'être dans le moment présent. Et c'est vraiment dans les moments présents où on peut être le plus en paix. Parce que dans un moment présent où on est vraiment bien ancré dans le moment présent, c'est qu'on ne sera pas dans l'appréhension du futur, dans l'anxiété ou dans la culpabilité ou dans les regrets du passé. ou si je contrôle efficacement mon anxiété parce que... Ça avait beaucoup rapport avec mes pensées parasitaires, entre autres. Je n'ai plus besoin de m'évader dans la consommation, dans les excès. Donc, bref, tout ça a fait en sorte que je peux dire que je suis une TDAH qui arrive maintenant à être calme, posée, à l'écoute, à ne plus me mettre dans toutes sortes de situations cocasses ou de faire des choix destructeurs. Je ne perds plus non plus mon portefeuille, mes clés, mon cellulaire partout. Je me cherche beaucoup moins, je fais beaucoup moins de procrastination aussi. Ça, ça veut dire que je suis plus focus et alignée au genre de vie que j'ai décidé de vivre, que je me suis permise de vouloir vivre. Ça fait en sorte que je profite beaucoup plus de mon quotidien au lieu de le subir. Si tout ça t'intéresse, c'est sûr que je te donne beaucoup d'informations, mais si tout ça t'intéresse, L'univers de TDAH en cavale peut t'aider à te comprendre comme moi et à mettre de bonnes stratégies en place, un pas à la fois. Moi, je suis là pour te montrer la voie. Puis pour ça, tu trouveras sur tdahencavale.com, sur Internet, des mini-formations super abordables qui te présentent le chemin que j'ai parcouru pour en arriver là. Tu as une mini-formation pour identifier ta charte de valeur. Tu as une mini-formation pour régler... pour gérer tes croyances limitantes. Puis si jamais tu es moins mini-formation, tu as besoin de plus d'orientation, j'offre aussi des accompagnements individuels ou tu peux te procurer mon livre TDAH 360 « Comprendre et optimiser sa neurodivergence » qui explique vraiment en détail notre fonctionnement typique, mais aussi qui donne des stratégies pour mettre en place les 11 habitudes du TDAH régulé. Donc, visite tdahencavale.com. Ce que je veux que tu retiennes de cet épisode, c'est que toi aussi, tu as des capacités extraordinaires qui ne te demandent qu'à être libérée. Ça, je pense que tu le sais au fond de toi. Tu as une intelligence particulière, tu es une bébite créative, empathique, intuitive, sensible et fonceuse. Donc, arrête de te comparer aux standards ou aux autres personnes qui ne sont pas TDAH. pas toi et libère tes grandes forces uniques. Honore-toi, honore ta différence et crois en tes rêves. Puis là, oui, tu vas tomber, mais tu as tout en toi pour te relever et surmonter les défis. Rappelle-toi au début de l'épisode, je parlais d'une grande capacité d'adaptation. Et tu sais quoi ? Le secret de la réussite, c'est de croire, foncer, tomber. t'as relevé et continué. Puis ça, bien, t'es pas obligé de le faire tout seul. Moi, je suis ici avec toi. T'as des outils qui te sont proposés. T'as aussi les réseaux sociaux de TDAH en cavale qui sont là pour répondre à tes questions. T'as le podcast qui va parler de la saison 2, qui va vraiment parler plus en détail de tout ça. les problèmes liés au travail, la neurodivergence et le marché du travail. On va aussi parler des relations, des relations toxiques, des relations déséquilibrées. Donc, tu ne seras pas tout seul pour arriver à essayer d'atteindre tes objectifs. La saison 2 est lancée. On y verra plein de trucs intéressants, mais si jamais tu veux qu'on parle d'un sujet en particulier, viens me le dire. sur les réseaux sociaux tdahencavale.com. La semaine prochaine, on commence en parlant des relations qui nous tirent vers le bas, les relations toxiques qu'on attire, nous, les neurodivergents. En attendant, n'hésite pas à liker cet épisode, à t'abonner, à le partager, à mettre un 5 étoiles pour vie de TDAH. CAS en évolution sur le TDAH à l'âge adulte. À bientôt, mes belles bébites