Speaker #0Salut mes belles bébites, je suis Isabelle et bienvenue dans la saison 2 du podcast Vie de TDAH. Aujourd'hui, comme prévu, on parle de relations. Je ne sais pas si tu es comme moi, mais la gestion de nos relations, ce n'est pas toujours facile. C'est même pénible par bout. S'affirmer, nommer nos besoins, se faire respecter, faire les bons choix de partenaire, savoir dire non. Longtemps, j'ai moi-même été dans des relations problématiques. Dans ces relations-là, je donnais toute mon énergie. C'était souvent à sens unique. Puis je donnais cette énergie-là pour... qu'une relation boiteuse fonctionne. Et ma grande curiosité m'a fait réfléchir et rechercher à pourquoi on est comme ça. Et je m'aperçois que souvent, nous les TDAH, on est des pas pires tolérants. Avec notre hyper-empathie, on est très sensibles à l'autre. On est sensibles à l'environnement, mais on est sensibles aussi aux autres personnes. Et on peut avoir tendance... à juste remarquer les bons côtés des nouvelles personnes, par exemple, qu'on rencontre. Même si elle a des problèmes, on va voir les bons côtés, le potentiel de la personne. Et le résultat, c'est qu'on se retrouve vite aspiré par les besoins et les problèmes de l'autre personne. Ça t'es-tu déjà arrivé ? Autrement dit, on tombe en amour avec le potentiel de la personne ou le potentiel de la relation amoureuse. mais pas avec sa réalité. La réalité qui dit en grosses lettres, c'est dans le mur que ça va finir. Et en plus, moi, j'avais ce qu'on appelle le syndrome de la sauveuse. Bon, ça veut dire quoi, ça, précisément ? Pour mettre des mots sur ça, parce que je pense que le nom, ça l'indique bien. En fait, c'est un mécanisme psychologique qui pousse la personne à vouloir régler les problèmes des autres à tout prix, au détriment de ses propres besoins. et de ses limites, mais aussi de sa propre santé. On y perd pas mal de plumes là-dedans. Puis ça, on n'est pas conscient, consciente de ça. On ne se dit pas, « Hey, je vais aller me foutre dans une relation qui va me bouffer tout cru, qui va me mettre à terre. » Et moi, vu que c'était inconscient, je me demandais, « Voyons, pourtant je suis une bonne personne. J'ai des bonnes valeurs, des valeurs à bonne place. Je suis prête à m'investir. Je sais ce que je veux. Je t'ai dû... » éduquée, j'ai un travail, etc. Je ne comprenais pas. Donc, j'attirais des personnes instables avec des problèmes en recherche de soutien ou d'une personne pour les prendre en charge longtemps. Tu sais, je les attirais parce que l'inconscient de ces personnes-là voyait aussi en moi, dès le premier coup d'œil, une sauveuse potentielle. parce qu'on s'attire. Une personne qui va avoir des problèmes peut... attirer une personne qui va vouloir prendre en charge des problèmes ou une sauveuse en tout cas. Et en plus de mon syndrome de la sauveuse, de mon hyper-empathie et de ma tendance à idéaliser une relation, j'ai découvert aussi que j'entretenais des croyances limitantes, comme si je méritais pas plus, comme si je devais compenser pour être aimé ou encore que l'amour fait mal. Je croyais à tort que ma valeur personnel dépendait de ce que j'apportais aux autres. C'est plate parce que les autres que j'attirais, c'était des gens avec beaucoup de problèmes. Puis je croyais qu'il était normal de prendre la responsabilité du bien-être des autres aussi. Mais le problème, c'est que je prenais la responsabilité du bien-être de monde qui avait beaucoup de problèmes. Je me vendais toutes sortes de raisons pour rester dans des relations qui ne me convenaient pas. Puis je me disais, ben non, c'est du travail, une relation, il faut mettre du travail pour bâtir une relation. Bon, ok. Oui, une relation, c'est un investissement de temps, de soi, mais pas au point de donner toute notre énergie et d'y perdre toutes nos plumes. Tu vois la différence ? Puis il y avait aussi que j'avais une mauvaise gestion de mes limites. Ça, je l'ai attribué beaucoup à mes croyances limitantes. Je croyais justement que je ne méritais pas plus, que ma valeur personnelle dépendait de ce que j'apportais aux autres, etc. Donc, j'en durais. J'évitais de m'affirmer. J'évitais de mettre mon pied à terre. Ça, ça fait en sorte que, moi, dans mon cas, j'accumulais beaucoup de frustration. Puis c'était de la frustration sur haute pression, pendant des semaines, voire des mois. Ça, c'est pas très bon pour le TDAH, pour nos défis quotidiens. Mais il semble qu'on a déjà assez de défis à gérer sans gérer des relations hautement problématiques. comment j'ai fait pour transformer tout ça. Il a fallu que j'aille corriger, premièrement, mes croyances qui étaient bien ancrées en moi. Mes croyances qui disaient que je devais répondre aux besoins des autres, que je viens de nommer depuis quelques minutes. Et il a fallu que j'apprenne aussi à identifier mes limites, parce que c'était bien beau de voir mes croyances, les transformer, les changer en des croyances propulsantes, mais aussi... Il a fallu que j'aille apprendre à identifier mes limites. C'est quand est-ce que, parce que ça c'est difficile aussi pour un TDAH d'identifier ses limites, de savoir c'est quand la limite, parce qu'on est hyper tolérant. Habituellement, nos limites, c'est au moment où des signaux physiques ou notre intuition nous parle, mais qu'on ne l'écoute pas ou on n'écoute pas nos signaux physiques. On est super tolérant, on veut tellement que ça fonctionne, on idéalise la relation, donc on n'écoute pas ces signaux-là. Et là, après avoir identifié nos limites, c'est sûr qu'il faut les faire respecter. Ça, c'est une autre paire de manches. Arriver à dire non, arriver à mettre notre pied à terre face aux gens autour de nous, ce n'est pas facile. C'est un travail de tous les jours et encore aujourd'hui. que ce soit en amitié, en amour, en affaires, au travail, avec ma famille, je dois mettre mes limites régulièrement. Puis je pourrais te dire quasiment à chaque jour. Et là, des fois, j'entends des genres de croyances. Je vais les mettre dans les croyances ou des messages comme, « Mais là, voyons, c'est égocentrique faire ça » ou « T'es donc bien égocentrique » ou « T'es donc bien capricieuse » . Attends une minute, là. Tu vas me dire que je suis égocentrique et capricieuse si je te dis non parce que ça me tente pas de faire ce que tu proposes. Fait que tu me dis que pour pas que j'aie l'air capricieuse ou égocentrique, je vais devoir te dire oui et me forcer à prendre un engagement que j'ai pas envie de prendre. Bon, ça peut paraître plus facile à dire qu'à faire. Si jamais tu as besoin d'un coup de poing, d'un coup de main pour arriver à toi aussi travailler sur tes croyances limitantes ou encore mettre tes limites, identifier ta charte de besoin et de valeur. Je t'invite à cliquer sur les liens dans la description. J'ai deux mini formations pour toi qui sont au prix de lancement, sont super abordables, que ce soit pour gérer tes croyances ou identifier ta charte interne de valeur et pouvoir apprendre à t'exprimer. juste à cliquer sur le lien dans la description du podcast. Comment je sais que ça l'a changé ? Comment je sais que, comment je peux dire que, OK, oui, le fait que j'ai tout fait ça a fait en sorte que ça l'a changé des choses dans ma vie ? Et je te le répète, là, d'après moi, tu vas te rappeler que j'ai déjà dit ça, mais c'est toujours important de faire une rétrospective. pour nous les TDAH, parce que probablement les changements durables se font souvent subtilement dans le temps. Et nous les TDAH, on peut avoir tendance à voir le verre à moitié vide, à voir tout ce qui est négatif. Souvent c'est parce qu'on a une mauvaise opinion de nous-mêmes, avec toutes les expériences et les fausses croyances qu'on a ramassées dans le temps. Notre fameux sort de la saison 1, si tu te souviens bien. qui va scanner tout ce qui est négatif dans ton environnement. Donc, il ne faut jamais oublier de ressortir les bonnes choses que tu fais au quotidien. Au moins une bonne action par jour ou plus si tu en as plus. Et aussi faire des rétroactions souvent dans le temps, genre au mois, aux trois mois, à l'année, etc. Tu dois célébrer tes petits pas. Ça va apprendre à ton cerveau à plus observer ou aller chercher les éléments positifs de ta vie et non à être stické sur le négatif. Ton système de croyance, il va aimer ça. Revenons à nos moutons. Comment je sais que cela a changé ? Bien, je peux te dire que maintenant, j'ai une relation conjugale stable et équilibrée. Je peux dire aussi que je sais maintenant dire non. Mon entourage pourra aussi vous le dire. Des fois, c'est souvent moi celle qui dit le plus souvent non. Bon, j'ai encore peur, ça me cause encore un malaise. J'ai peur de déplaire, j'ai peur que mes amis s'en allent, qu'ils partent. Mais je peux dire que j'ai plus de bénéfices en respectant mon rythme et mes besoins, en disant non, qu'en voulant plaire à tout le monde. Il y a aussi que je ne tolère pas. plus les gens à problème et les liens négatifs. Je ne tolère plus les gens pessimistes, même si c'est dans ma famille, dans mes amis au travail, avec des clients, sur mes réseaux sociaux, c'est non et c'est non négociable. Autant que j'ai tenté de convaincre ou de sauver ces gens-là que maintenant, je les sors de mon entourage à grands coups de pied au derrière. Et je n'hésite même plus. Avant ça, je pouvais dire, je fais-tu la bonne affaire ? Je doutais de mes choix et maintenant, c'est non. Moi, du négatif, j'en veux pas dans mon entourage. Et là, attention, je parle pas, tu sais, quand je parle des gens à problème, je parle pas des gens qui traversent des difficultés dans la vie. Tu sais, la vie, on traverse tous des difficultés. Je parle des gens qui vivent dans les problèmes et qui font rien avec leurs problèmes. Donc, ce que je veux que tu retiennes de cet épisode. Arrête de gaspiller ta poussière d'étoiles à essayer de réparer des armes brisées ou encore de donner des coups d'épée dans l'eau dans des situations qui ne te conviennent pas. Et si je te demande maintenant, c'est quoi toi tes besoins ? De quoi tu as besoin pour être heureux, heureuse dans ton quotidien, dans ton travail, à la maison ? De quoi tu as besoin pour être heureux, heureuse ? est-ce que tu le respectes ? Est-ce que tu le mets dans ta vie de quoi tu as besoin ? Moi, je te dis, reprends les commandes de ta vie en identifiant tes patterns, en transformant tes croyances limitantes en croyances propulsantes et pars à la découverte de tes besoins. Mets ton énergie au bon endroit parce que tu sais quoi ? On n'est pas nés pour encaisser. On est nés pour sortir du moule. La semaine prochaine, on parlera des milieux de travail et du TDAH. En attendant, n'hésite pas à liker cet épisode, t'abonner, mettre un 5 étoiles pour Vite TDAH, ce podcast en évolution sur le TDAH à l'âge adulte.