Speaker #0Salut ma belle bébite, ici Isabelle et bienvenue dans la saison 3 de vie de TDAH. Je ne sais pas si tu es comme moi, mais moi, pendant des années, j'ai j'ai cru que mon super, un grand super pouvoir, c'était ma capacité d'en prendre l'âge sur mes épaules. Autrement dit, j'ai souvent dit oui alors que c'était non. J'ai souvent mis les besoins des autres avant les miens. Puis souvent, je me suis tue au lieu de m'affirmer. Ou bien je me suis affirmée en donnant plein de détails pour être sûre que l'autre comprenne ou même valide pourquoi je disais non. En fait, Je justifiais pourquoi je disais non. Puis ce qui arrivait dans ce temps-là, c'est que je me rendais à bout, épuisée ou bien irritée. Aujourd'hui, j'aimerais te partager les infos que j'ai découvertes sur ce qui nous pousse à faire ça. Et aussi, j'aimerais vous dire que si tu te reconnais, sache que tu n'es pas tout seul là-dedans. Beaucoup de gens font ça, dont les TDAH, et leur désir de fiter dans le moule. C'est le réflexe classique, en fait. Parce qu'on est super empathique, puis on s'est suradapté. Donc, le réflexe, c'est de faire passer les besoins des autres avant les nôtres. C'est plate parce qu'après ça, quand on arrive pour expliquer nos besoins ou on arrive pour s'affirmer, les autres ne comprennent pas aussi bien que nous, on a pu comprendre leurs besoins. Puis je pense aussi que je faisais ça, moi, pour ne pas déplaire, pour ne pas être jugé, pour ne pas être rejeté. On a déjà parlé dans les autres épisodes, nous autres, notre part du rejet. Elle est bien palpable, elle est bien présente dans nos vies. Puis tu sais, je pense que c'est plus une histoire de confiance en nous. On n'a pas confiance en nous. Puis c'est sûr que quand on n'a pas confiance en nous, on a peur d'être rejeté parce qu'on ne sera pas à la hauteur. Puis la peur du jugement, du rejet et tout ça, on l'a pas mal nous autres les TDAH. C'est pas mal dans nos vies de tous les jours. C'est sûr que les autres peuvent sentir ça aussi. Je ne dis pas que les non-TDAH ne peuvent pas sentir la peur du rejet, comme J'aime le dire souvent, c'est que nous, les TDAH, on va ressentir beaucoup plus intensément les signaux et les événements, notre environnement, etc. Nos émotions, ça inclut nos émotions aussi. Puis moi, j'ai toujours pensé qu'aussi là-dedans, qu'il fallait être comme tout le monde. Ça, c'est la plus grosse menterie sur laquelle on s'est conformé. Puis dans mon cas, moi, j'associe ça au fait que quand j'étais plus jeune, j'ai souffert d'être différente. Puis encore aujourd'hui, c'est mal vu à être différent à l'école. Les jeunes encore aujourd'hui, en 2026. Les jeunes que j'accompagne, ils souffrent de ça. Parce qu'à l'école, tout le monde devrait être comme tout le monde. Ne pas être accepté par les pères, surtout quand on est jeune puis on construit notre identité, bien, c'est rough. On est critiqué par les parents, on est critiqué par les enseignants, on est critiqué par nos amis. parce qu'on ne rentre pas dans le moule. C'est notre identité profonde qui est pointée du doigt dans ce temps-là. Ça, ça continue à l'âge adulte. Je vous le dis souvent dans mes podcasts, j'en parle, c'est pas facile non plus à l'âge adulte d'être sur le marché du travail pour plusieurs, puis aussi dans notre entourage. Parce qu'on doit faire comme tout le monde, rentrer dans le rang, répondre aux besoins des autres avant les nôtres. Ça, c'est comme de société. Je ne pense pas que ça soit seulement attribuables au TDAH qui répondent aux besoins de tout le monde. C'est vraiment la société est faite de même. Tu dois répondre aux besoins des autres. On a comme été bâti sur ce modèle-là. Fait que c'est pas étonnant que tout le monde ne prenne pas soin d'eux, ne prenne pas soin de leur santé, parce que c'est beaucoup axé sur l'autre ou sur l'extérieur. Tout ça pour vous démontrer comment on a appris tôt à se suradapter et à porter un masque. On appelle ça des stratégies de survie. On met ça en place. En fait, une stratégie de survie, c'est qu'on met ça en place pour se protéger. Dans notre cas, mettons, c'est acheter notre sécurité, notre acceptation dans le groupe ou la validation des autres. Le corps veut juste se protéger. L'un des moyens d'adaptation que j'ai mis en place, moi, c'est de ne pas communiquer mes besoins et ma vraie nature. J'ai poussé ma réflexion plus loin. Et ce que j'ai découvert, c'est plus que je n'avais aucune aptitude à communiquer. Bon, premièrement, je n'avais pas confiance en moi. Et aussi... Bien, je n'avais pas d'aptitude à communiquer mes besoins aux autres. J'ai encore poussé, moi j'aime ça savoir le pourquoi, du Donc, j'ai encore poussé ma réflexion plus loin et je me suis rendu compte que je ne savais même pas c'était quoi mes besoins. Je n'ai jamais su c'était quoi mes besoins. Puis pourtant, mon corps m'envoyait souvent des signaux. Si il y a quelque chose qui ne faisait pas mon affaire. Tout de suite, je n'étais pas bien là-dedans. Puis si quelque chose faisait mon affaire, c'est une situation, un emploi, une relation, etc., un environnement faisait mon affaire, je le sentais aussi tout de suite. Tu sais, on est sensible aux mauvaises choses, mais on est aussi sensible aux signaux, aux bons signaux que notre corps nous envoie. Mais j'étais tellement habituée d'analyser puis de répondre aux besoins des autres que mes propres besoins, j'avais aucune idée c'était quoi. Ça veut dire que comment tu veux communiquer tes besoins et ce qui ne fait pas ton affaire, si tu ne sais même pas toi-même les identifier. Mon épuisement, c'est vraiment mon épuisement dans les dernières années qui m'a forcé à me demander toutes ces questions-là. Et pourquoi je faisais ça ? Pourquoi ma réaction première dans la vie, c'est de répondre aux besoins des autres, au lieu de m'affirmer. Ah, puis le soir, mettons, je me couchais, là. Mon cerveau, les parties de mon cerveau scannaient tout ce qui s'était passé dans le jour. En relation avec les autres. Est-ce que j'avais bien répondu à ça ? Ah, elle a me répondu comme ça. Ah, est-ce que j'ai bien fait ça ? Est-ce qu'il va m'en vouloir ? Est-ce qu'il va être content ? Est-ce que... etc. C'est quand même fou, là. Ça prend de l'énergie, ça. Ça prend toute ton énergie. C'est un peu passer à côté de ta vie. Tu vis comme ta vie pour les autres. Puis jusqu'à temps que je crash, l'énergie à plat est bien héritée que les autres ne me comprennent pas. Et comme je disais tantôt, moi qui aime savoir le... pourquoi, du pourquoi, du pourquoi, j'ai poussé un peu plus mes recherches et j'ai découvert ce qu'on appelle l'interoception. Bon, c'est quoi ça l'interoception ? L'interoception, c'est la capacité de percevoir des signaux physiologiques internes, comme la faim, la soif, la fatigue, les besoins émotionnels, les signes sociaux. Et la science dit que chez les personnes, il y a une neurodivergence. il y aurait une altération de ses voies sensorielles. Il y a plusieurs théories qui existent entourant ça, comme par exemple des analyses qualitatives mettent en avant que la personne TDAH a tendance à se suradapter parce que son cerveau donne la priorité aux stimuli externes au détriment des alertes internes. C'est sûr le fait que le monde, la société est bâtie sur... Remplir le besoin des autres, ça ne l'aide pas au TDAH parce qu'en plus, lui, son cerveau a tendance à mettre beaucoup plus la priorité sur les stimuli externes. Le cortex préfrontal qui a de la difficulté à traiter l'information, lui, il scanne tous les stimuli externes, puis les stimuli internes, nos sensations, nos sentiments, nos besoins, etc., on ne les sent pas nécessairement. On n'est pas capable de le traiter. C'est pas qu'on les sent pas, mais on n'est pas capable de prioriser cette information-là. Puis le signal, on le perçoit juste quand il devient extrême. Puis des fois, c'est quand t'es rendu en épuisement majeur ou en burn-out. Moi, je pensais que la cause première était que je faisais des pirouettes juste pour être accepté et apprécié. Mais il y a d'autres choses en arrière de ça qui est en lien avec l'interoception. Bon, peut-être un peu que j'ai fait des pirouettes pour être acceptée et tout ça, mais au niveau d'être capable d'identifier mes besoins, j'avais de la difficulté. Puis, il y avait un nom à ça, il y avait une certaine altération de mon interoception. Puis ça, bien, ça change la donne. Pourquoi ? Parce que la façon de gérer ça va être en lien avec notre difficulté à identifier nos stimuli internes. Fait que là, la question à 100$, comment j'ai fait pour changer ça ? Bien, j'y étais avec logique. J'ai questionné mes signaux physiques et émotionnels. Je me suis demandé, qu'est-ce qui me rend bien ? Quand je fais ça, là, où je suis dans cet élément-là, où je suis avec ce genre de personne-là, dans ce genre de travail-là, etc., je me sens bien et je me sens énergisée. C'était logique, c'était simple. J'y allais avec les feelings que j'avais quand je sortais d'une situation. Est-ce que dans cette situation-là, j'étais bien ou pas bien ? Puis quand je n'étais pas bien, bien, je me demandais, c'est quoi ? Qu'est-ce qui me vide dans mon entourage ? Qu'est-ce qui me vide ? de mon énergie. Qu'est-ce qui m'irrite ? Qu'est-ce qui me rend malheureuse ? Puis là, je me suis observée un temps. Puis le cas, il est bien fait parce que vu que je suis hyper sensible, hyper sensible à mon environnement, je réagis dès que quelque chose ne va pas ou dépasse mes limites. Par exemple, moi, c'est surtout que je deviens plus irritable ou j'utilise souvent des phrases. Moi, je suis tout le temps en train de me parler dans ma tête. Je ne sais pas si tout le monde sait comme ça, mais moi, je suis toujours en conversation avec moi-même dans ma tête. Et j'utilisais beaucoup la phrase « non » tout de suite, spontanément à ma tête, quand quelqu'un, mettons, me demandait quelque chose, je disais « non » . Et quelques secondes après, je disais, on voyait la phrase apparaître dans ma tête, « Ah, puis je peux bien » , parce que j'avais peur de rester sur le « non » . Moi, dire non à quelqu'un, même encore aujourd'hui, c'est tout le temps très... C'est tout le temps difficile, je me sens toujours... pas bien en dedans de moi-même. Après ça, je suis inquiète. Est-ce que la personne va m'aimer pareil ou etc. Je me force quand même à dire non. Parce que quand c'est non, c'est non. Puis là, quand je disais oui, bien, je m'effondrais pendant une couple de jours. Parce que souvent, tu sais, je disais oui, je dépassais mes limites. Puis là, quand je dépassais trop mes limites, il y avait trop d'accumulation, bien, je m'effondrais pendant une couple de jours, incapable de fonctionner. Donc, tout ça pour dire que je suis partie avec des questions de base. J'ai utilisé mes moods pour trouver mes réponses. Puis c'est ça que je fais encore. Je prends ma vibe du moment pour comprendre mes besoins. Mais là, le travail, c'est pas arrêté là. Après ça, tu fais quoi avec ça ? Un coup que tu connais tes besoins, puis tu sais tes limites, il faut que tu apprennes à dire aux autres, non, je peux pas, ou non, je veux pas. Ou encore, voici ma limite. Même si tu te sens différent, même si tu te sens à côté de la plaque, que tu sens que les gens ne te comprennent pas. C'est ça qui est le moins facile, je trouve. Puis comme je disais tantôt, moi, je fais le tout croche à chaque fois, puis j'ai souvent envie de revenir sur mes décisions, hein, ou à me justifier, à n'en plus finir aux personnes, ou à me vendre l'idée dans ma tête que, ah, c'est pas si pire que ça, ah ouais, prends-en un autre sur tes épaules. Sauf que j'étais aussi tannée de vivre des shutdowns qu'on appelle d'effondrement. Ça veut dire que, comme je disais tantôt... j'étais plus capable de fonctionner quand j'en prenais trop sur mes épaules. Parce que quand tu as tendance à en prendre trop, c'est pas juste une chose, c'est toutes les choses. Fait que c'est normal que tu accumules à un moment donné. C'est pas facile de s'exprimer. Ça serait facile avec une personne qui va être capable de comprendre puis de respecter ça. Puis dans notre société, en 2026, je suis pas sûre que ça se trouve à tous les coins de rue, ce genre de personne-là. Celle qui va te dire, « Hey, sais-tu quoi ? » tout. tellement le droit d'être de même, puis je te respecte là-dedans, on va se reprendre. Ou je comprends que tu me dises non. Mais non, la plupart du temps, c'est des remises en question qui commencent du genre, ben, ah oui, mais moi, je pense que, oui, oui, donc, fais-moi plaisir. Juste un heure. Ou ben, tu reçois des conseils que t'as même pas demandé pour gérer ton temps ou pouvoir tasser d'autres choses pour finalement dire oui. Puis même, des fois, ça arrive que les gens vont... Être silencieux ou seulement changer de sujet. Faire comme s'il n'y aurait pas entendu. Puis tu sais, la pire affaire qui peut arriver, c'est que la personne, elle va tasser. Rendu là, j'ai appris à me dire que ça, c'est le destin de ma vie de TDAH qui veut respecter ses limites. Parce que la communication dans le monde, ça ne va pas si bien que ça. Juste voir les communications qui passent sur Facebook, c'est sûr que vous avez dû en voir. Les commentaires critiques, puis les... Les commentaires hyper hargneux gratuits, ça fait peur. C'est important de savoir s'affirmer dans le monde aujourd'hui. Fait que là, après avoir identifié ce que tu veux et ce que tu veux pas, tu dois le dire clairement, poliment, simplement, mais clairement. C'est pas un roman, là. Faut que ça soit simple, très simple. Une phrase courte. Tellement de fois que moi, j'ai expliqué, pis je le fais encore, là. de long en large, que j'ai répété, j'ai dû le répéter à chaque situation, même situation qui arrivait, que j'ai dû mettre la même limite. à plusieurs jours d'intervalle. Puis j'ai remarqué que plus que tu donnes de détails quand tu t'affirmes, puis plus que ça latise l'argumentation. On ne veut pas se perdre dans une escalade qui ne finit plus. Puis finalement, au bout de ligne, on dit « Ah ouais, ok, d'abord, je vais y aller. Ok, d'abord, c'est vrai, mes besoins ne sont pas si importants que ça. » Laisse-moi dire une vérité. Même si tu passes 10 heures à expliquer tes besoins et tes limites, Si l'autre personne n'a pas la maturité ou juste l'envie de comprendre, il ne comprendra jamais. Il ne respectera jamais ta limite et ton besoin. Ça, ça se voit tout de suite. Fait que vaut mieux une phrase courte et ferme, ça ne te prend pas trop d'énergie, puis c'est clair, que de mettre bien d'énergie là-dedans, puis finalement de te remettre en question. Surtout avec les gens qui ne veulent pas comprendre ou qui n'ont pas la maturité de comprendre. Puis c'est comme... Tu sais, quand tu t'expliques, c'est comme si tu cherches la permission de l'autre personne pour être comme tu es. Tu te demandes inconsciemment, tu demandes en fait à la personne, s'il te plaît, valide ma limite pour que je puisse avoir le droit de la poser. On s'attend à ce que la personne, eh oui, tu as raison. Ça, ça l'ouvre la porte à un rapport de force qu'on ne veut pas. Ce n'est pas ça qu'on veut. On veut juste s'affirmer, communiquer notre limite, dire non. Puis ce qu'il faut que tu retiennes, c'est qu'une vraie communication, ça ne cherche pas à convaincre. Ça ne l'entre pas dans une justification interminable. Ce n'est pas un procès qu'on fait. On nomme le besoin, puis après la balle est rendue dans l'autre cadre. Rendue là, ce n'est plus ton singe à toi. Et plus tu pratiques ça, plus tu deviens en confiance et ancré dans ton centre à toi. Tu as de moins en moins besoin qu'on te donne raison. Parce que tu envoies le message à ton cerveau, « Hey, j'ai le droit, moi, de vouloir ça, puis j'ai le droit que ça soit différent de ce que les autres pensent. » Point. Dans ce temps-là, je m'encourage, je me dis, « Bon, Isabelle, tu as communiqué ton besoin, ta limite. Bravo, je te donne une tape dans la main. » Bien, je me donne une tape dans la main. Si j'ai peur de la réaction de l'autre, ça, c'est souvent ça, moi, mon problème. Bien, encore là, je me parle. Je me dis, « OK, l'autre a le droit d'être en colère. Il a le droit de bouder. » Il a le droit de ne pas être d'accord, mais ça ne m'appartient pas. Moi, ce qui m'appartient, c'est mes limites et de les poser. Les limites des autres personnes à comprendre, ça ne m'appartient pas. Parce que ce qui est important là-dedans, c'est mon bonheur, ma limite, mon besoin, puis mon bien-être, autant physiologique que psychologique. Puis j'ai le droit de me respecter. Ça me permet de me... Quand je me parle comme ça, ça me permet de me souvenir pourquoi je fais ça. C'est pour moi. C'est pour être bien. Là, je t'entends me dire... Puis je me le suis dit moi aussi. Ouais, mais là, je vais me retrouver tout seul. C'est sûr qu'un ménage qui va peut-être se faire dans ton entourage, si t'es habitué de toujours dire oui, de toujours tout donner, de toujours répondre aux besoins des autres, puis que là, t'essaies de dire non poliment, et que les gens réagissent autour de toi et qu'ils ne comprennent pas et qu'ils n'acceptent pas. Sauf que d'un autre côté, après ça, si tu tiens ton bout, bien, tu vas attirer des gens qui vont te respecter. qui vont respecter que toi, tu affirmes tes besoins et que probablement qu'eux aussi, ils vont être capables d'affirmer leurs besoins et de se respecter et de respecter tes besoins à toi. Et pour les TDAH, c'est hyper essentiel. C'est tellement important d'apprendre à s'en foutre un peu. Je ne dis pas d'être une personne froide, mais de s'en foutre un peu de l'opinion des autres. Soit qu'on devient égocentrique, c'est juste qu'on protège notre besoin. Parce que c'est précieux. Mais on coupe aussi les câbles énergétiques qui nous épuisent assez. Ces câbles-là qui nous poussent à faire des pirouettes puis à s'éteindre. Parce qu'entre toi et moi, dire oui à tout puis répondre aux besoins de tous et chacun, on passe à côté de notre vie. On est en mode survie. Juste la tête en dehors de l'eau. Ça, bien, ça fait pas... Ça fait pas... Tu sais, ça te rend pas heureux, là. Au contraire, ça brûle ton énergie. Maintenant, est-ce que t'es prête à faire ton... 1% aujourd'hui pour apprendre à communiquer tes besoins, apprendre à communiquer tes limites. Prends-toi un engagement vers toi-même ou on se prend un engagement ensemble. Dis-toi, à chaque matin, en t'ouvrant les yeux, par exemple, ou en allant à la salle de bain, ou devant ton miroir, dis-toi, je n'ai plus à m'éteindre pour être aimé, ou je n'ai plus besoin d'être validé pour exister. Tu pourrais dire, on pourrait rajouter à ça Oui. j'identifie et je communique mes besoins et mes limites de plus en plus à chaque jour. Ça, en fait, c'est un genre de programme. Un peu comme un programme informatique que tu es en train d'insérer dans ta tête, qui va venir t'auto-encourager par le biais de ton inconscient, par le biais de ton conscient, à identifier et à nommer tes besoins. Là, tu n'es pas obligé de tout dire ça. Tu peux juste choisir. Tu peux adapter la phrase comme tu as envie. Je t'ai donné comme la base des mots importants, mais tu n'es pas obligé de dire les trois. Tu peux en dire une, tu peux varier, tu peux changer, etc. Si cet épisode résonne en toi, si tu sens que ton corps crie, c'est tassé, prends un moment aujourd'hui pour identifier un endroit, une situation où tu donnes encore ce service VIP-là, que tu sais que là, tu as beaucoup de difficultés à mettre ta limite. Et demande-toi, qu'est-ce qui se passerait ? Qu'est-ce qui se passerait si aujourd'hui ou demain, je choisirais de dire non ? Tu vas avoir tes peurs, tu sais, ça va être quoi tes peurs autour de ça et tout ça. aussi, essaie de choisir une situation la plus simple possible. T'es pas obligé d'y aller tout de suite avec tes gros sabots pour faire le changement. Fais juste faire, moi j'aime bien la loi du 1%, fais juste faire la plus minime action qui va te permettre de t'affirmer. Je pense que je t'ai déjà donné l'exercice dans d'autres épisodes, mais peut-être certains l'ont tassé, peut-être certains l'ont fait une fois ou deux. Et rappelle-toi, ton fonctionnement, C'est pas une erreur de la nature. T'as ton propre fonctionnement à toi. Il suffit juste de trouver ton manuel d'utilisation. Ne manque pas l'épisode de la semaine prochaine. Nous parlerons des projets qui n'aboutissent pas. En attendant, n'hésite pas à liker, à t'abonner, à partager cet épisode de Vie de TDAH, le podcast en évolution sur le TDAH adulte. À bientôt, mes belles pépites