Speaker #0Bon, c'est sûr que ça a l'air d'un bien grand mot dit comme ça Mais, en fait, c'est que le système nerveux du TDAH il est sensible à des expériences traumatisantes qu'on traverse tout le long de notre vie C'est comme si on aurait une alarme d'incendie dont le capteur est trop sensible. Le feu est éteint depuis longtemps, mais c'est comme si notre cerveau, aussitôt qu'il voit un peu de fumée, pense que le feu est toujours en train de brûler. Ça peut venir du ton qu'une personne utilise, d'un regard, d'une situation qui ressemble un peu à ce qu'on peut avoir vécu de traumatisant, ou pas. Et l'alarme repart, l'alarme sonne constamment quand des petits détails de même dans la vie surviennent. À ce sujet-là, la science nous dit quelque chose de très clair. C'est que nous, les TDAH, on est très sensibles à ce syndrome. Les reminiscences des événements difficiles qu'on peut avoir vécu dans notre vie. Ça remonte, ça remonte à l'âge adulte. On peut en vivre aussi des traumatismes à l'âge adulte. Ce n'est pas obligé de venir de l'emphase, mais ça remonte facilement. Puis il y en a aussi qui vivent quand même des traumatismes lourds à l'âge adulte et ils ont de la difficulté à se départir de ça. Ils ruminent dans leur tête ça de manière constante, puis ça va brimer leur qualité de vie. On va démêler tout ça ensemble. Parce que comprendre ce que le trauma... le traumatisme fait réellement à ton cerveau. C'est aussi te donner, bien, répondre à des questions, dire, hey, suis-tu défectueux pour me sentir comme ça puis pas être capable de m'en sortir ? Ça va aussi nous permettre de savoir comment s'en libérer, que ce soit quelque chose que tu as vécu quand tu étais jeune, enfant, ou dans ta vie d'adulte. Souvent, je ne sais pas si c'est votre cas, mais souvent, on va... se juger, on va dire, ben voyons, on exagère, pas juste nous, les gens vont nous le dire, ben en masse, ils vont nous dire, ben voyons, passe à autre chose, là, reviens-en, sauf que, ce qu'ils savent pas, c'est que c'est une condition neurologique qu'on a dans notre cerveau, pour être aussi sensible. Ça se passe un peu dans le, je pense que je vous en ai déjà parlé de ces parties-là dans le cerveau, il y a l'amidale, qui est la petite structure en forme d'amande, qui est comme l'alarme dans le cerveau, l'alarme des menaces dans l'environnement. Puis on a le cortex préfrontal que lui, c'est lui le centre des commandes puis c'est lui comme l'adulte, la gang qui prend des décisions posées puis qui est supposé de tempérer l'alarme. Et ce travail-là, dans notre cerveau TDAH, ne se fait pas de manière optimale. Il faut l'aider un peu. C'est pour ça d'ailleurs que j'aime bien vous donner des trucs pour arriver à pour gérer nos défis quotidiens de TDAH et le syndrome du choc post-traumatique en état. De revivre à aussi, mettons, il y a quelque chose qui ne va pas bien dans notre vie, bien là, on va comme tout mettre dans le même panier, puis là, on va revivre ce qui s'est passé, en plus de vivre ce qu'on vit actuellement, puis ça va donc bien être lourd sur nos épaules et sur notre tête. Puis souvent, les autres vont dire, « Hey, reviens-en, là, tu sais, il y en a d'autres qui ont vécu telle affaire, puis ils en sont revenus. » Bien, c'est parce qu'eux, ils ne savent pas qu'au fond, c'est qu'on vit vraiment cette peur paralysante, on ne fait pas à semblant. Puis cette peur-là ne part pas. Même si on se dit, « Passe à autre chose, là, t'exagères. » Ça ne part pas. C'est pas aussi facile que ça. Puis la vérité qu'ils ne savent pas, c'est que notre cerveau, TDAH, est neurologiquement plus vulnérable au syndrome post-traumatique. C'est une réalité biologique. Puis justement, les études que j'ai consultées dans ma recherche sur le TDAH le confirment. Le TDAH et le traumatisme, le choc post-traumatique, partagent les mêmes circuits cérébraux. Donc ça se passe, comme je disais, dans l'amidale, le cortex préfrontal, puis aussi le système nerveux. Puis quand tu réagis fort, quand tu figes, quand tu exploses, c'est ton cerveau qui tombe comme dans son mode de protection pour survivre. Parce que lui, il le vit plus intensément, les attaques, les traumatismes, puis les risques de traumatismes qui peuvent survenir dans ton quotidien. Puis là, c'est sûr que c'est toute la neurobiologie de comment ça fonctionne. aussi l'incompréhension des autres face à ça. Puis même nous-mêmes, on se juge parce qu'on ne sait pas comment faire. On ne sait pas comment passer par-dessus ça. Puis ce n'est pas de la façon dont les autres le font, parce que les autres vont dire, avec le temps, ça arrange les choses. Bien, pas nécessairement dans le cas d'un cerveau qui est souvent en mode survie, qu'il faut manuellement tempérer. Donc, j'ai une nouvelle pour toi, ça se travaille. Je dois te dire, ma belle bébite, qu'on est toutes et tous des TDAH un peu arrangés pareil. On vit ça intensément. La plupart des TDAH que j'accompagne ont aussi des blessures traumatiques en haut, puis moi aussi j'en avais, j'ai eu à travailler mes blessures pour arriver à gérer mes défis de TDAH, justement au niveau des émotions, etc. Puis, ces blessures-là, si on ne les gère pas, bien c'est sûr que ça s'accumule à l'âge adulte. Déjà avec toutes les histoires de ne pas fêter dans le moule, on est appelé à compenser, Ça, c'est un mécanisme de survie. C'est comme si notre cerveau, comme je vous l'ai déjà dit, sent vraiment une menace, donc il va se mettre en mode survie puis compenser pour arriver à... Puis tu sais, les traumatismes, tu sais, on n'ira pas dire qu'un traumatisme est moins fort qu'un autre, mais ils sont différents. Il y a un homme qui s'en... plus lourds au niveau de ce qui est arrivé. Mais tu sais, il y en a d'autres que c'est très simple. Si, mettons, j'ai une cliente qui me disait souvent, plus jeune, elle se faisait dire, « Ouais, t'es pas vite, vite, hein ? » Quand ton parent dit ça, toute ta jeunesse, bien, c'est assez traumatisant. Puis après ça, bien, ce qui va arriver, c'est que si c'est pas réglé, quand t'arrives dans la vie d'adulte, bien, tu vas attirer des relations similaires. Tu vas attirer des gens qui vont te traiter de la même façon que tu as été traité. Tu vas être traumatisé quand tu es jeune, tu vas continuer à être traumatisé ou à mettre ton système nerveux face au traumatisme à l'âge adulte en restant dans des situations similaires. Puis dans ce temps-là, c'est sûr que tu te laisses manquer de respect parce que tu penses que c'est comme ça que ça doit être. C'est un peu normal parce que l'humain a tendance à aller vers ce qu'il connaît, même si c'est quelque chose de négatif. Il va sentir qu'il est plus en sécurité en allant vers ce qu'il connaît. Mais c'est assez paradoxal parce que c'est là que tu n'es pas en sécurité dans des situations qui font juste te faire revivre un traumatisme ou un choc post-traumatique. Tu vas vivre les mêmes patterns. Puis là, tu vas être porté à te taire, à t'éteindre, à ne pas remplir tes besoins. Puis comment tu vas faire pour compenser ça ? C'est quoi les soupapes ? que tu vas utiliser pour arriver à survivre à ça. Ça va être des patterns, des concomitances au TDAH, qui peuvent être des addictions, qui peuvent être des compulsions. Même, ça va venir jouer sur ton humeur. C'est sûr qu'à un moment donné, c'est dur d'être heureux quand on est toujours dans des situations traumatisantes. Puis, il y a d'autres TDAH aussi que j'ai accompagnés qui avaient des traumatismes majeurs. qui avaient vraiment vécu des choses ou qui ont eu peur pour leur vie, des vols, des vols de banque, de la violence conjugale, des agressions, eux aussi, malgré leurs efforts, bien... Ils respirent dans le stress post-traumatique, du choc qu'ils ont subi. Ça veut dire qu'ils vont penser, quand ils vont être dans des situations qui vont les remettre dans ce contexte-là, ou quand ils vont moins bien aller, quand l'humeur va être moins là, ils vont se penser sans cesse dans cette situation-là. Puis, ils vont être dans l'angoisse, ne pas arriver à sortir de la maison, avoir de la difficulté de dormir, vivre beaucoup d'anxiété. l'anxiété sociale, etc. Puis ce qui n'aide pas là-dedans, c'est que l'entourage ne comprend pas parce que si c'est un entourage qui a un cerveau typique, ce n'est pas comme ça que ça fonctionne dans son cerveau. Puis ça, ça ne l'aide pas. On essaie d'expliquer puis le message ne passe pas. Donc, qu'est-ce que tu passes dans ta tête que ton cerveau enregistre ? Il enregistre que, ben non, c'est moi le problème, c'est moi qui est défectueux ou défectueux. Donc, pour résumer, ton système nerveux neurodivergent reste en état d'alerte bien après qu'un danger soit passé. Il est sensible à ça. Et, bien, il ne sait pas comment se sortir de là. Et attention là, je ne dis pas qu'il faut se cacher derrière son syndrome post-traumatique pour expliquer et s'en servir comme excuse pour notre paralysie dans la vie ou rester dans ces émotions-là. La vérité, c'est que si tu as les bons trucs... pour te sortir de ça, tu vas pas mal mieux vivre, tu vas avoir une meilleure qualité de vie que si tu restes paralysé dans ce pattern-là. Tu sais, je peux comprendre que si tu me dis, « Ouais, mais tu sais, j'ai plus d'énergie pour mettre des trucs en place. » Je te comprends, parce qu'en étant TDAH, on en met-tu d'énergie un peu partout ou ce qu'on veut compenser ou ce qu'on essaie juste de survivre. Mais si tu mets ton 1 % par jour, c'est faisable. C'est faisable. Imagine après 365 jours. Ça va être pas mal mieux que de rester dans ton pattern de traumatisme. Tu sais, en faisant 1% par jour, c'est sûr que tu vas voir les résultats vont être aussi de 1%. Mais ça, c'est correct, ça. C'est correct. L'important, c'est de le faire de la bonne façon pour que ça soit durable, que se dépêcher à le faire. que demain on a des résultats, mais la semaine prochaine, ça revient. C'est un problème qui revient. Donc voyons voir pour commencer. Quels sont les signes que ton corps t'envoie qui pourraient te laisser penser que tu es dans un choc post-traumatique ? Premièrement, tu réagis fort à des situations qui semblent anodines pour les autres. Ça, c'est peut-être que ça a pèsé sur un déclencheur qui te met dans une peur. Ensuite, tu figes, tu t'emballes. Ou même, tu peux te déconnecter de toi-même. Tu ne comprends pas pourquoi. Tu n'es plus capable de fonctionner, puis tu ne comprends pas pourquoi. Ou tu ne sais pas comment te sortir de ça. Il y a aussi que tu peux éviter certains endroits qui peuvent te faire penser à ça. Certaines personnes, certaines situations. Tu peux aussi avoir des troubles de sommeil. Tu dors mal. Tu te réveilles en état d'alerte. Tu peux faire des mauvais rêves face à la situation qui a rapport avec le traumatisme. Et aussi, tu peux te sentir épuisé, même quand tu ne fais rien de particulier. Tes journées peuvent être très lourdes. Et c'est quoi les formes de traumatisme les plus fréquents chez les TDAH ? Il y a les paroles, comme je disais tantôt, de la personne que j'accompagnais, qui recevait tout le temps des paroles « elle n'était pas vite quand elle était jeune » . Ça, ça l'a blessé l'estime d'elle-même, puis ça l'a formé une forme de traumatisme. Il y a aussi le rejet social répété à l'école, à la maison, au travail, en relation. Il y a aussi la violence organisationnelle. Ceux qui passent dans le broyeur d'un employeur qui est très rigide et linéaire, ça, ça marque longtemps aussi. Les relations toxiques, ça aussi, tu peux rester marqué longtemps. Puis, il y a le traumatisme majeur, comme je disais tantôt, les agressions, la violence. Les événements en choc, la négligence parentale, etc. Et là, bon, tout ça, c'est important d'identifier tout ça, mais le plus important, c'est qu'est-ce que tu dois faire si tu vis un épisode de choc post-traumatique, s'il y a des choses qui montrent, si tu es dans la paralysie. Qu'est-ce qu'il faut faire en tant que TDAH ? Je vais te donner un de mes nombreux trucs. Dès que tu sens les symptômes, hein, que toi... Tu sais, mettons, exemple, paralysie, la peur démesurée, de l'anxiété, de la rumination. Tu ne te sens pas bien, tu te sens anxieux. tu vas toi-même sécuriser manuellement ton système nerveux. Et tu vas faire ça avec tes portes d'entrée à ton cerveau. Bon, c'est quoi tes portes d'entrée à ton cerveau, tu penses ? Mais c'est tes sens. C'est comme ça que tu as appris dans la vie quand tu étais jeune et c'est comme ça que tu peux encore apprendre et changer les choses. Donc là, comment tu vas faire ça ? Tu vas faire ça avec la parole, avec... ta voix, la parole, avec tes oreilles, avec l'écoute, parce que tu vas le dire, tu peux le dire à voix haute. C'est sûr que là, si t'es dans un endroit public, peut-être que tu peux te le chuchoter, là, mais si t'es dans un endroit où t'es seul, tu vas te le dire à voix haute. Tu vas dire à ton système nerveux, « Hey, je t'entends. » C'est OK. Tu vas mettre ta main sur ta poitrine et tu vas dire, « Je suis ici maintenant en sécurité. » Puis ensuite, tu vas pratiquer la régulation du nerf vague. en faisant un exercice de respiration de ton choix. Parce que comme je t'ai déjà dit, un des exercices prouvés scientifiquement comme étant efficace pour réguler ton anxiété, ton stress, c'est la respiration. Puis, on appelle ça aussi la régulation. Tu sais, de réguler ton air vague, c'est que tu fais de l'exercice de respiration de ton choix ou tu peux aussi te mettre de l'eau dans le cou, sur le visage. qui a pour effet de réguler ton air vague, de l'eau fraîche. Donc, manuellement, à chaque fois que tu vas vivre un épisode post-traumatique, tu vas réguler manuellement ton système nerveux. Tu vas dire, tu vas sécuriser avec ta voix, verbalement, ton système nerveux. Et ensuite, tu vas le sécuriser avec la respiration, qui fait l'effet comme si tu te prendrais une pellule. Tu sais, une pellule pour relaxer, mais là, tu vas le faire de manière naturelle. Pilou ? Au début, ça se peut que tu fasses ça 100 fois par jour. C'est correct. Tu es en train d'apprendre à ton système nerveux à comment s'auto-réguler. Donc, plus que tu vas répéter, plus que ça va fonctionner. Et aussi, si tu veux, si vraiment tu veux respecter la loi du 1 %, soit faire 1 % de travail par jour pour pas non plus que ça soit trop difficile et que tu abandonnes après 3-4 jours, Bye ! Tu le réussis une fois l'exercice quand tu es dans un épisode, que tu sens que tu es dans un post-traumatique, il fallait juste une fois, ça va être une réussite. Je te dis l'affaire du 100 fois parce que c'est juste pour te démontrer qu'au début, ça va demander plus d'efforts, plus de mobilisation, mais rapidement, ça va devenir un automatisme. Puis plus que tu vas le répéter, plus que ça va devenir un automatisme. Mais si tu le fais juste 1% du temps par jour, Tu sais, après 90 jours, tu vas quand même bien l'avoir fait 90 fois. Puis après 365 jours, tu vas quand même bien l'avoir fait 365 fois. Et je pense qu'après 365 fois, ton cerveau va avoir compris comment le faire, puis il va mettre un automatisme sur ces comportements-là. Et si tu utilises déjà ces trucs-là, ou que tu commences à les utiliser, n'hésite pas à venir témoigner de ton expérience et d'en faire profiter tout le monde. Bien, tout le monde, je dis tout le monde. Je te parle de venir sur le groupe du podcast Vides TDH. C'est quand même un groupe privé qui est intéressé par PIMPE son TDH. On pourra en discuter ensemble. Ça va faire tellement plaisir de te lire et de te répondre. Je trouve ça très important de pouvoir quand même être en contact ensemble et pouvoir s'entraider dans la gestion de notre quotidien TDAH. Ne manque pas dans le prochain épisode où on parlera de la communication. En attendant, n'hésite pas à liker cet épisode et à t'abonner au podcast Vie de TDAH. ce podcast en évolution sur le TDAH adulte. À bientôt,