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Vivre le diabète

46. Episode spécial Podcasthon : Les Déesses Sucrées, une communauté pour les femmes diabétiques de type 1 | Vivre le diabète

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35min |18/03/2025
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35min |18/03/2025
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Description

🎙 Épisode spécial Podcasthon : Les Déesses Sucrées, une communauté pour les femmes diabétiques de type 1.


Dans le cadre du Podcasthon, cet événement caritatif mondial qui met en lumière des associations à but non lucratif, j’ai choisi de vous faire découvrir Les Déesses Sucrées, une association dédiée aux femmes diabétiques de type 1.


Pour en parler, je reçois Cloé Neher, présidente et Elsa Pardo Gracia, vice-présidente. Ensemble, elles ont cofondé cette association unique : créer un espace de soutien, d’échange et d’empowerment pour les femmes vivant avec le diabète de type 1.


Dans cet épisode, nous évoquons :

✨ La naissance et la mission des Déesses Sucrées

✨ Les défis spécifiques aux femmes diabétiques de type 1

✨ L’importance de la sororité et du partage d’expérience

✨ Les actions concrètes mises en place par l’association

✨ Comment rejoindre et soutenir cette belle initiative


Un épisode inspirant et engagé qui met à l’honneur la force de la communauté et du collectif !


🔗 Retrouvez Les Déesses Sucrées :

Soutenez l’association et partagez cet épisode !


🎧 Bonne écoute et à très vite dans Vivre le diabète !

“Et n’oubliez pas, plus vous apprenez sur votre maladie, mieux vous la gérez !”


Je t’invite à me contacter par email si tu souhaites partager ton expérience, je serai ravie de partager ton récit dans l'un de mes futurs épisodes.


Si tu souhaites soutenir le podcast, je t'invite à laisser 5 étoiles et un avis sur Apple Podcast, Spotify ou sur ta plateforme d'écoute préférée !

Cela aide le podcast à parvenir à d'autres personnes concernées par le sujet et à me motiver à produire toujours plus de nouveaux épisodes. Merci ! 😊


Tu peux soutenir financièrement mon travail grâce à la plateforme Tipee ICI

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Ou bien tu peux toujours être un relais en partageant mes contenus ! 

Je te remercie sincèrement !

_______________________

🔵 Me contacter par email : nathalie.vivrelediabete@gmail.com

🔵 S’abonner à ma newsletter sur : https://podcast.ausha.co/vivre-le-diabete 

🔵 Me rejoindre sur Instagram : Nathalie Paoletti et Vivre le diabète 

🔵 Ma chaîne YouTube : Vivre le diabète

🔵 Site internet : www.vivrelediabete.fr

_______________________

Crédit musique : Xavier Renucci 



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Nathalie

    Bienvenue dans cet épisode spécial de Vivre le Diabète, enregistré dans le cadre du Podcasthon, un événement caritatif où les podcasteuses et les podcasteurs du monde entier mettent en lumière des associations à but non lucratif. Pour ma part, j'ai choisi de vous parler d'une association qui me tient particulièrement à cœur, les Déesses Sucrées, dédiée aux femmes diabétiques de type 1 comme moi. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Cloé Neher, présidente de l'association et Elsa Pardo Gracia, vice-présidente. Ensemble, elles œuvrent pour créer un espace de soutien, d'échange et d'empowerment pour les femmes vivant avec le diabète de type 1, pour que "plus jamais aucune femme ne souffre seule de sa maladie" . Dans cet épisode, nous allons découvrir comment est née cette association, quels sont ses objectifs, ses actions concrètes et son impact sur la communauté. Nous parlerons aussi des défis spécifiques rencontrés par les femmes diabétiques et de l'importance d'une sororité forte pour mieux vivre avec la maladie. Je suis Nathalie, diabétique de type 1 depuis février 2010. Je m'adresse à toi qui viens de déclarer un diabète, à toi qui es diabétique de type 1 ou de type 2, ou à toi qui es en pré-diabète, mais aussi à toi qui soutiens et aides, que tu sois parent ou conjoint, etc. Je m'adresse également à toute personne désireuse de savoir ce qu'est le diabète vu par une patiente diabétique. Désormais, tu peux soutenir financièrement mon travail grâce à la plateforme Tipeee dont tu trouveras le lien dans les notes de l'épisode. Ou bien, tu peux toujours être un relais en partageant mes contenus. Je te remercie sincèrement. Et avant de commencer, si cet épisode vous plaît, pensez à le partager au moins à une personne, à laisser 5 étoiles et un avis sur votre plateforme d'écoute préférée. Ça m'aide énormément. à faire grandir ce podcast et à toucher encore plus de monde. Bonne écoute et n'oubliez pas, plus vous apprenez sur votre maladie, mieux vous la gérez. Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour. Bonjour Elsa, bonjour Cloé.

  • Cloé

    Bonjour.

  • Nathalie

    Cloé et Elsa, pouvez-vous vous présenter ?

  • Cloé

    Oui. Alors, je m'appelle Cloé, j'ai 32 ans, j'habite à Rouen, je suis diabétique de type 1 depuis mes 14 ans, j'ai écrit un livre sur ma vie avec la maladie, je suis la présidente de l'association Les Déesses Sucrées, je suis aussi psychopraticienne en thérapie brève et j'accompagne les personnes atteintes de diabète sur la gestion psycho-émotionnelle de la maladie et ou des troubles des conduites alimentaires avec le diabète, avec un lien avec le diabète ou pas d'ailleurs.

  • Elsa

    Et moi c'est Elsa, j'ai 33 ans, j'habite en Guadeloupe et je suis diabétique depuis l'âge de 17 ans. Je travaille dans la communication audiovisuelle et je suis la vice-présidente de l'asso des déesses sucrées.

  • Nathalie

    Pouvez-vous nous raconter la genèse de l'association Les déesses sucrées et comment est née cette initiative ?

  • Cloé

    Alors déjà, je pense que c'est bien de dire que c'est l'histoire d'une rencontre entre Elsa et moi. Donc c'est déjà l'histoire d'une très belle amitié solide qui a pu se nouer et se solidifier parce qu'on était toutes les deux atteintes de la même pathologie. Et puis, ça vient d'un désir commun de créer un réseau de soutien pour femmes, chose qui nous a, à titre personnel, beaucoup manqué durant notre adolescence et le début de notre âge adulte. Au départ, on s'est dit qu'on montrait un collectif qui nous permettrait de faire des réunions assez informelles, peut-être une fois par mois, une fois toutes les deux mois. Et en fait, face au succès que ça a eu sur Paris, parce qu'à la base, on était toutes les deux sur Paris, on s'est dit, OK, il faut qu'on aille plus loin. Donc on a rendu les choses un petit peu plus formelles et légales. Et puis on est devenu une association. C'était en été 2022. Et puis, depuis qu'on a les statuts d'association loi 1901, on s'évertue à créer des événements dont on vous parlera un petit peu après. Mais à la base, effectivement, c'est l'histoire d'une rencontre. C'est l'histoire d'un rêve commun et d'ambition partagée autour de la santé mentale de la femme diabétique.

  • Nathalie

    Alors, quelles sont les missions principales de l'association ?

  • Cloé

    Alors, les missions principales de l'association, c'est déjà d'identifier les femmes atteintes d'un diabète de type 1 partout en France, de pouvoir les connecter, donc les rassembler entre elles, et de les mettre en lien, en contact avec une ambassadrice en région qu'on a au préalable nous identifié. Donc, on en a maintenant pratiquement 20 à travers la France. Le but étant, en fait, de les faire intégrer ces communautés-là de soutien à travers lesquelles elles peuvent s'exprimer, notamment via un groupe WhatsApp qui est actif 24h sur 24. Et l'ambassadrice de la région peut, au gré de ses envies et des besoins de la communauté, imaginer et organiser des événements qui sont la plupart du temps gratuits, mais qui peuvent aussi prendre des formes spécifiques autour du bien-être, du sport, de la relaxation, du voyage. Tout un tas de thèmes sont abordés par le biais de ces événements-là. Notre mission, c'est vraiment d'être en soutien de la santé mentale des femmes atteintes d'un diabète. On n'est vraiment pas dans le pratico-pratique, on ne va pas donner de conseils médicaux puisqu'on ne se substitue pas du tout à l'accompagnement d'un professionnel de santé, ou de professionnels de santé d'ailleurs. Nous, on va vraiment intervenir sur le soutien psychologique et tous les sujets en lien avec la santé mentale des femmes atteintes de diabète. C'est vraiment ça. Et puis, il y a aussi un pan de notre activité qui... qui se concentrent en fait sur la sensibilisation, l'information auprès du grand public, mais aussi des professionnels de santé qui ne sont pas toujours formés en fait, ni informés d'ailleurs au sujet du diabète de type 1. Donc voilà, grosso modo.

  • Elsa

    Et si je peux compléter le discours de Cloé, en fait notre mission elle se résume tout simplement à la signature, si je puis dire, de notre asso, c'est pour que... "Plus jamais aucune femme ne souffre seule de sa maladie". Et en fait, ça veut tout dire. C'est-à-dire qu'on veut sortir les femmes de leur isolement. On sait que le diabète de type 1, en général, il n'y en a qu'un dans une famille. Et on est souvent seule dans notre microcosme social, dans notre entourage, entre la sphère boulot, la sphère perso, la sphère familiale. On est souvent seule à être diabétique de type 1. Et le but de l'asso, c'est justement de dire, vous n'êtes pas seule, rejoignez-nous. Rejoignez des femmes qui vous ressemblent, rejoignez des femmes qui vivent les mêmes problématiques que vous, qui traversent les mêmes difficultés. Et grâce à ces rencontres, ça permet de se sentir tout simplement accompagnée, soutenue et de pouvoir finalement parler le même langage avec des personnes qui vivent les mêmes choses que nous. Et c'est une asso qui véhicule beaucoup de joie, beaucoup de bonne humeur, beaucoup de beaux moments parce que l'objectif, évidemment, même si on... On partage nos difficultés, c'est aussi de partager nos victoires et c'est aussi de s'inspirer les unes les autres. C'est la magie de ces rencontres, c'est qu'à travers les événements, on peut avoir un coup de cœur, on peut avoir un coup de foudre amical pour une autre femme diabétique comme nous et on peut avancer ensemble dans le chemin de la maladie pour toujours plus d'acceptation, de bien-être et pour, in fine, aussi aider notre sphère mentale.

  • Nathalie

    Et je suppose que c'est pour ça que votre engagement est spécifiquement voué aux femmes diabétiques de type 1 ?

  • Cloé

    Oui, en fait, on s'est rendu compte que, alors même si le diabète impacte aussi les hommes et qu'il n'y a aucun sujet autour de ça, on avait envie de faire quelque chose pour les femmes et pas contre les hommes, parce qu'on s'est rendu compte qu'en tant que femmes, on avait quand même des problématiques spécifiques à appréhender et avec lesquelles vivre au quotidien, les hormones. une propension plus nette à développer des troubles anxieux, des troubles de l'humeur, peut-être aussi des troubles des consuites alimentaires, en lien avec notre sexe. Il y a aussi la grossesse, la ménopause, je ne sais pas si je l'ai dit, mais je le redis. Il y a tout un tas de choses qu'on a, nous, à traverser, qui sont spécifiques parce que ça pose aussi des contraintes dans la gestion de la glycémie, de la maladie. Donc, nous, on avait vraiment envie de s'adresser à ces problématiques-là et puis faire en sorte que tout ce qu'on crée à travers l'asso représente un safe space pour les femmes, pour qu'elles puissent s'exprimer sans avoir peur d'être peut-être jugées ou d'avoir un regard masculin sur elles. Donc nous, c'était important d'infuser, d'injecter dans l'asso un ADN plutôt sororal, très empouvoirant pour la femme et vraiment d'enluminer, de faire la lumière sur ces problématiques-là qu'on rencontre, nous, en tant que femmes.

  • Nathalie

    Et quelles sont justement les principales actions que vous mettez en place pour accompagner ces femmes diabétiques ?

  • Elsa

    Oui, alors on a une présence en fait sur le terrain en événementiel et une présence digitale. Donc sur le terrain, comme le disait tout à l'heure Cloé, en fait on a tissé un réseau d'une vingtaine d'ambassadrices sur environ 12-13 régions de France. On est bien représentés dans toute la France et en fait chaque ambassadrice a sa communauté de Déesses sucrées et organise des événements qui peuvent être mensuels, qui permettent aux femmes diabétiques de type 1 de se retrouver entre elles, autour d'un café, un resto, une activité de loisirs. Et puis même parfois, au gré des partenariats et des opportunités, on peut même créer des événements avec des thérapeutes, avec des intervenants spécialisés dans la gestion du diabète. On peut avoir des événements qui vont être autour de la santé mentale, qui vont être... pilotés par Cloé ou des événements autour du yoga, du sport ou autour de la nutrition. Enfin, on essaye d'avoir un panel, de s'entourer d'un panel d'intervenants spécialisés dans la gestion du diabète de type 1 pour justement apporter tout un tas de ressources et d'outils aux femmes de l'association. Nos événements présentiels démarrent et partent déjà de là. Ensuite, on a eu une grande initiative qui s'appelle le Café Coaching que nous avons inventé avec Cloé Neher et Laura Geniez, qui est une chère amie à nous et qui est également diabétique de type 1 et qui est coach accompagnatrice de la maladie chronique. Et du coup, à nous trois, nous avons, si je puis dire, inventé un atelier qui est peut-être l'atelier dont on aurait rêvé avoir accès quand on était plus jeune, qui est un atelier sur la gestion émotionnelle du diabète en fait. Et cet atelier qui dure quatre heures, nous l'avons organisé dans une dizaine de villes en France, ce qui nous a permis d'aller vraiment à la rencontre de centaines de femmes diabétiques de type 1 et pour lesquelles pendant cet atelier, nous avons ouvert un espace de parole qui soit safe et sécurisé. Et surtout... pour leur donner des outils pour mieux assumer, voire accepter la maladie, et des outils aussi pour mieux gérer les aléas de la maladie, toujours au niveau émotionnel, santé mentale, impact sur le regard qu'on a sur soi, sur son image du corps, sur son estime. Voilà, donc cette initiative a duré un peu plus de deux ans. Ça a été un peu notre projet phare, notre projet aussi de présentation au monde, si je puis dire. Et nous allons bientôt réfléchir à un nouveau concept d'atelier, justement, qui puisse, dans cette même veine, continuer d'apporter toujours plus de soutien et d'outils à nos sœurs sucrées, comme on aime les appeler. Dans la sphère événementielle, on a aussi créé un séjour du coup 100% femmes DT1 qu'on aime appeler 0% charge mentale, qui est un séjour que l'on fait sur un catamaran, donc c'est une croisière d'une semaine que l'on organise en Croatie chaque année. Nous avons déjà organisé deux éditions spectaculaires. Et l'idée, c'est d'avoir huit femmes diabétiques de type 1 sur un bateau, accompagnées de deux professeurs de yoga, qui sont formées et sensibilisées à la gestion d'un diabète de type 1. Et pendant une semaine, en fait, elles vont avoir le loisir non seulement de voyager, puisqu'elles vont découvrir les îles croates, elles vont avoir la chance de vivre sur un catamaran haut de gamme, d'être aux petits oignons, puisque les deux professeurs de yoga avec qui nous travaillons sont des femmes qui vont leur permettre de travailler sur... leur gestion émotionnelle de la maladie, mais aussi faire du yoga tous les jours, une activité physique adaptée, des menus adaptés. Enfin voilà, un petit séjour rêvé pour la femme DT1. Et on réfléchit à... à dupliquer ce type de séjour, mais sous d'autres formes, sur des formats plus courts, peut-être plus accessibles, terrestres, en France métropolitaine. Donc, on a ça un peu dans les backstage. On espère pouvoir vous en dire bientôt un peu plus. Puis sur la sphère digitale, on est très présente aussi. On a créé une plateforme, un forum, si je puis dire, qui est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 qui permet à toutes les femmes francophones de s'inscrire, c'est gratuit, et d'avoir, en fait, tout simplement accès au soutien de toute la communauté. Si on a une question, si on a un doute, si on a juste besoin de parler, c'est sur Discord que ça se passe. Ça s'appelle le Temple des Déesses. Et... Au-delà de la fonction de forum, on organise aussi des visioconférences pour donner la parole à nos sœurs sucrées et parler des thématiques qui leur incombent et qui sont importantes pour elles. Ensuite, on est présente sur les réseaux sociaux. On essaye de sensibiliser beaucoup, informer beaucoup. Cloé, justement, avec sa casquette de psychopraticienne spécialisée dans le diabète et les TCA, va faire beaucoup de contenu autour de l'alimentation, du diabète de type 1, de toutes les intrications qu'il y a entre les deux, et sur tout ce qui est acceptation de la maladie, image de soi. Donc voilà, on essaye d'être autant présente sur le digital que sur le terrain pour apporter un maximum à toute notre communauté.

  • Nathalie

    Je suppose que tout cela a un impact considérable auprès des femmes qui rejoignent l'association. Est-ce que vous avez des exemples pour nous dire qu'est-ce qu'elles ressentent, comment elles le vivent ?

  • Elsa

    Oui, alors on a... On reçoit toujours des témoignages magnifiques, qu'ils soient en message privé par les réseaux sociaux ou tout simplement quand on rencontre ces femmes en présentiel. Souvent, on nous dit merci. Merci d'exister, merci d'avoir créé ça. J'en avais tant besoin. Et ça, c'est la plus belle reconnaissance. On a beaucoup de gratitude pour toutes les femmes qui font ce pas vers nous, qui rejoignent l'association, qui en plus s'impliquent dans l'association. J'en profite pour envoyer un énorme bisou à nos ambassadrices qui font un travail formidable sur le terrain, en région. On a beaucoup de messages de femmes qui disent que grâce à l'asso, grâce au fait qu'elles nous ont connues sur les réseaux, même si elles ne nous ont jamais connues en vrai, juste le fait de voir que des femmes s'en sortent. Le fait d'avoir ce modèle d'inspiration, de voir qu'il y a des femmes qui ont la même maladie qu'elles, mais qui pourtant sont heureuses, ont une vie épanouie, ont réussi à dépasser le diagnostic qui est terrible au départ, les premières années qui sont souvent dures, parce qu'évidemment, toute notre vie change avec un diabète de type 1. Le fait d'avoir accès à ces sources d'inspiration qui montrent que c'est possible de vivre avec et d'être heureux. Ça leur ouvre une voie, ça leur ouvre le champ des possibles. Beaucoup de femmes s'autorisent à faire des choses qu'elles s'étaient empêchées de faire au fur et à mesure que la maladie s'installait. Voilà, sans entrer dans les détails, c'est une maladie qui peut pousser à beaucoup de restrictions. Et le fait de voir qu'il y a des personnes qui vivent librement aussi, ça leur a permis de recommencer à voyager, de recommencer à faire du sport. de recommencer à sortir en société, d'aller manger au resto, d'avoir une vie sociale plus épanouie. Voilà. Et pour beaucoup de femmes, ça a été vecteur d'une belle évolution dans leur vie. Et les plus beaux messages, c'est les rencontres amicales. Parce qu'au-delà de peut-être avoir un modèle d'inspiration, ce qui est déjà très important dans une vie, mais juste rencontrer cette amie avec qui on peut être 100% soi-même, avec qui on peut parler de tout, tout ce qui ne va pas, avec qui on peut simplement échanger sur les mêmes problématiques, ça apporte beaucoup de réconfort, beaucoup de soutien et ça leur permet d'évoluer ensemble et de ne plus être seule, tout simplement.

  • Nathalie

    Oui, ça je comprends. Et justement, quels sont ces grands défis que rencontrent les femmes DT1, si vous pouvez expliquer, par rapport ne serait-ce que la maladie, qu'est-ce qu'a aussi le diabète de type 1 ? Et qu'est-ce que le diabète de type 1 féminin, on va dire, pour une femme, qu'est-ce qu'elle peut rencontrer comme défi ?

  • Cloé

    Disons que la maladie, elle vient ébranler et fragiliser trois piliers qui sont fondamentaux. L'estime de soi, le rapport au corps et le rapport à l'alimentation. Déjà, pour une femme qui n'est pas atteinte d'une pathologie comme le diabète, ce sont des piliers qui doivent être solides mais qui en réalité ne le sont pas, à cause de tout un tas d'injonctions sociétales, à cause de l'histoire personnelle, etc. Donc quand le diabète arrive, il vient rajouter un coup de marteau dans ces piliers-là et donc on peut se sentir très vulnérable, très fragile sur ces thèmes-là, sur ces sphères-là dans sa vie. C'est-à-dire qu'étant donné que l'alimentation est un biais de contrôle, est un biais d'une variable d'ajustement dans des glycémies, en fait, on va pouvoir développer un rapport tout à fait sain vis-à-vis de l'alimentation. Idem au niveau du rapport au corps. Accepter un corps qui est médicalisé, accepter un corps qu'on peut sentir, percevoir et imaginer comme étant plus faible, c'est compliqué. Et puis, au niveau de l'estime de soi, c'est compliqué aussi de se réidentifier, de s'identifier à nouveau, sous le prisme de « maintenant, je vis avec une maladie » . Donc, ce sont des thématiques pourtant qui sont très importantes dans la construction identitaire et dans le savoir-vivre avec soi-même, dans la relation intrapersonnelle. qu'on peut nourrir et alimenter tout au long de sa vie, c'est compliqué d'intégrer le diabète à ça. Parce qu'il vient faire des dégâts autour de ces thématiques-là. Donc effectivement, nous on aborde des thèmes tels que le contrôle et l'hyper-contrôle qui viennent se réveiller et se mettre en place dans la gestion de la maladie, souvent en lien avec une peur immense de la mort ou des conséquences, et qui est une manière de garder le contrôle et de reprendre le contrôle sur un corps défaillant. On vient travailler aussi et parler du rapport au corps, donc de l'image de soi, l'amour de soi, l'acceptation de soi, la compréhension de soi aussi et la réappropriation de son corps. Donc ça, ce sont des thématiques hyper importantes. On peut parler aussi plus spécifiquement de la peur de l'hypoglycémie en lien avec des traumatismes, avec des expériences passées qui ont été douloureuses, avec la peur de se sentir mal, de perdre connaissance, etc. Il peut y avoir aussi des sujets en lien avec la confiance en soi aussi. Et puis le rapport au dispositif, par exemple. Tout ça, ce sont des thématiques qui peuvent être abordées en long, en large et en travers puisque ça pose des enjeux dans la santé mentale et dans la santé globale de la femme atteinte d'un diabète. Et puis, je l'ai dit, avec un gros focus sur l'alimentation puisque c'est vraiment en premier plan. La gestion de l'alimentation, c'est tout le temps. C'est le matin, le midi, le soir. C'est entre les repas aussi parfois. C'est aussi la nuit. Et donc, du coup, c'est pour ça que moi, j'ai décidé aussi d'approfondir et de me spécialiser sur l'accompagnement de l'alimentation troublée ou des troubles des conduites alimentaires en lien avec le diabète parce que malheureusement, ça touche beaucoup de personnes, notamment des femmes atteintes de diabète. Donc, voilà un petit peu les thèmes qui sont, on va dire, les plus prégnants dans la vie d'une femme atteinte d'un diabète. Et puis aussi, très important, je ne l'ai pas mis en lumière, mais on va dire le lien à l'autre aussi, la relation à l'autre. Donc quand je dis l'autre, ça peut être dans les relations intimes, dans les relations amoureuses, dans les relations amicales, professionnelles, mais aussi dans les relations avec les professionnels de santé qui nous suivent. Voilà, c'est comment trouver ma place vis-à-vis de l'autre et comment est-ce que je donne une place à mon diabète dans ma relation à l'autre. Donc le lien à l'autre est vachement, vachement, vachement important. Et puis il y a cette dimension aussi de stress et d'angoisse, on va aborder de charge mentale qui est très en lien avec la régulation du système nerveux et avec les différentes réponses de notre système nerveux face aux dangers et au stress, qui moi est une approche qui m'intéresse beaucoup et qui fait qu'on essaie d'aborder aussi beaucoup de techniques et d'outils pour venir réguler ses émotions, enfin son stress plutôt, appréhender ses émotions et les traverser, pour venir apaiser le stress dans le corps, puisqu'on peut aussi se dire sans... sans sourciller que le stress va aussi être très déterminant dans la gestion de nos glycémies. Donc il y a aussi beaucoup de psychocorpos dans notre manière d'aborder les choses avec un focus sur la détente, la relaxation, le bien-être, la respiration. Toutes ces techniques-là, qui ne sont pas forcément conventionnelles, mais qui nous aident, nous ont aidés, continuent à nous aider au quotidien et en lesquelles on croit profondément.

  • Elsa

    Et puis si je peux ajouter une petite chose pour... Peut-être les personnes qui ne connaissent pas le diabète de type 1, en fait, les défis que rencontrent les personnes atteintes de cette maladie sont quotidiens, puisque nous devons gérer notre glycémie 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec de l'insuline et l'alimentation, plus, sans rentrer dans les détails, une hygiène de vie autour qui va pouvoir aider cette gestion de la glycémie. On va dire que grosso modo, il faut qu'on calcule en permanence ce que notre corps ingère et ce que notre corps dépense pour pouvoir ajuster la dose de notre médicament, qui est l'insuline. Et en fait, ces ajustements, ces calculs vont prendre une place énorme dans notre quotidien et dans nos choix de chaque instant. Et du coup, en fait, on est sujet à avoir des hypoglycémies ou des hyperglycémies, c'est-à-dire trop de sucre dans le sang pas assez de sucre dans le sang. Et nos défis quotidiens, c'est d'avoir à gérer ce corps qui est finalement défaillant sur ce point et de devoir continuer une vie normale, c'est-à-dire aller travailler, faire des réunions, s'occuper de sa famille si on est déjà maman, avoir une vie sociale, avoir une vie de couple et intime si on en a une. Et en fait, le diabète vient s'immiscer dans toutes les sphères de notre vie. Et le défi, c'est d'accepter qu'il va faire partie de notre vie maintenant. Peut-être aussi de le dire aux autres, parce que parfois, la maladie peut être taboue. Parfois, on peut vouloir cacher qu'on est diabétique, puisque évidemment, c'est une maladie invisible. Donc, si on le souhaite, on peut très bien ne pas dire qu'on est malade. Mais pourtant, elle a un impact certain sur notre physique et notre psychologie au quotidien. Et donc le défi, c'est justement d'arriver à garder une vie normale, alors que derrière, il faut soutenir en permanence ce corps qui peut partir en hyper ou en hypo pour plein de raisons incontrôlées.

  • Nathalie

    Comment peut-on rejoindre et s'impliquer dans la communauté des déesses sucrées ?

  • Cloé

    On communique beaucoup auprès des professionnels de santé et du réseau diabète, c'est-à-dire les pharmacies, les prestataires de santé, qui pour la plupart nous connaissent déjà. Parfois, ces personnes-là vont être relais de l'existence de l'association et vont pouvoir donner aux patientes nos coordonnées. Et sinon, nous, on communique beaucoup à travers les réseaux sociaux, notamment Instagram, qui est la plateforme... sur laquelle on est les plus présentes et où on insiste bien sur le fait que pour nous rejoindre, il y a deux choses qui sont primordiales. Déjà, adhérer à l'association. C'est un petit geste, mais pour nous, il n'est pas petit du tout parce que c'est vraiment une manière de nous soutenir qui est très importante. Il ne faut pas minimiser ça. Pour nous, c'est très important de nous soutenir via l'adhésion. Donc déjà, première étape, c'est adhérer. Ensuite, on peut être mis en contact avec l'ambassadrice, s'il y en a une, de sa région. Et donc, lorsqu'on rentre en contact avec l'ambassadrice, c'est soit elle qui nous repère quand on a fait l'adhésion ou alors c'est l'adhérente qui va prendre contact avec elle parce qu'elle l'aura identifiée grâce aux publications qu'on a faites sur les réseaux. Donc, une fois que la mise en lien est faite, la personne va être intégrée au groupe WhatsApp qui est déjà existant et donc elle va pouvoir, dès ce moment-là, participer à toute la vie de la communauté en région, participer à des événements, des rencontres informelles ou pas, poser ses questions, discuter, s'investir dans des dialogues à travers la communauté et le groupe WhatsApp. Et puis si malheureusement il n'y a pas d'ambassadrice sur la région de la personne, il y a toute l'activité sur les réseaux sociaux et puis il y a aussi notre forum Discord qui offre la possibilité de discuter sur tout un tas de thématiques tout le temps, H24. Et par le biais duquel on organise aussi... une réunion en digital, en fait, en distanciel, une fois par mois. Donc, c'est l'alternative pour les personnes qui n'ont pas la chance d'avoir une communauté existante, tout en sachant que nous, ce qu'on souhaite, c'est que les communautés continuent à grandir et puis à se créer aussi à travers la France. Et que donc, si une femme identifie un potentiel sur sa région, dans sa ville, et qu'elle pense qu'elle peut recruter et puis rassembler les femmes atteintes de diabète sur sa ville, dans sa région. C'est hyper chouette aussi, puisque ça donne et ça offre plus de possibilités aux femmes de s'affilier justement à une communauté. Donc le but, c'est que là, on est 19 ou 20 communautés. Le but, c'est que ça puisse encore prendre de l'ampleur et que les zones qui ne sont pas ouvertes actuellement le soient par le biais de la création d'une nouvelle communauté. Voilà. Donc grosso modo, pour résumer, toutes les informations sont soit sur notre site internet, soit sur notre compte Instagram, soit sur notre page Hello Asso, où vous pouvez d'ailleurs retrouver toutes les billetteries en cours. Et puis la page pour adhérer, qui est très simple, très intuitive et qui vous permet de faire officiellement partie de la bande. Voilà.

  • Nathalie

    Comment les auditeurs peuvent-ils vous soutenir ? Est-ce que vous acceptez le sponsoring, le mécénat, les dons ? Dites-moi tout ça. Elsa : Pour nous soutenir, évidemment déjà adhérer, puisque adhérer, ça permet non seulement de faire grossir l'association. Plus on a de femmes qui adhèrent, plus l'association prend de l'ampleur, du poids et ça légitimise nos missions, ça légitimise auprès des professionnels de santé l'importance de la prise en charge de la santé mentale chez les femmes atteintes de diabète de type 1. Donc plus on est nombreuses, plus on gagne en crédibilité. Et tout ça nous permet à nous d'aller chercher des subventions, d'aller chercher des dons auprès des entreprises. Donc déjà, le nombre d'adhérents compte énormément pour nous pour continuer de grandir. Évidemment, l'adhésion permet de donner un peu de sous à l'association, puisque sans argent, on ne peut pas se développer. Donc l'adhésion coûte 15 euros par an et elle vous permet d'avoir accès à... tout ce que l'on vous a expliqué auparavant en termes de services que l'on propose gratuitement. Et puis finalement, oui, on recherche des mécénats, on recherche des partenariats, on recherche des subventions. Évidemment, vous pouvez aussi donner, que vous soyez DT1 vous-même ou proche d'un DT1 et que ce soit une cause qui, évidemment, vous touche et à laquelle vous êtes sensibilisés, vous pouvez aussi faire des dons sur notre plateforme Hello Asso, qui sont défiscalisés par ailleurs, puisque nous sommes une association à but non lucratif. Donc vous pouvez donner autant que vous le souhaitez, vous récupérez 60% de votre don à chaque déclaration fiscale. Et puis bien sûr, si jamais vous travaillez dans un secteur qui pourrait être intéressé pour en fait... subventionner une asso, faire du mécénat, du sponsoring avec une asso. Parfois, il y a des grosses entreprises qui recherchent justement à financer des projets. Eh bien, pensez à nous, mettez-nous en contact, contactez-nous. Vous pouvez nous contacter sur notre Instagram déesses_sucrées, où vous trouvez notre contact sur notre site internet Déesses sucrées. Et nous, en fait, on serait ravis d'élaborer des projets qui soient financés parce qu'à l'heure actuelle, il faut dire que tout ce qu'on a déployé, on l'a fait bénévolement. Donc maintenant, on est presque une équipe de 20 personnes à bosser avec tout notre cœur et toute notre énergie pour que ce projet grandisse entre Cloé et moi et les ambassadrices. Donc on se retrouve à un stade de notre développement où nous avons énormément d'idées. Nous avons en tête plein de projets à réaliser. Mais le nerf de la guerre, ça reste les sous. Donc si jamais nos projets vous font tilt, vous avez envie de nous aider, pensez à nous parce que c'est grâce à l'argent aussi qu'on pourra déployer encore plus nos missions. Si vous aviez un message à faire passer aux femmes diabétiques qui nous écoutent aujourd'hui, quel serait-il ?

  • Elsa

    Le message c'est vous n'êtes pas seules. Vous n'êtes pas seules, rejoignez-nous. Vous n'êtes pas seules à vivre cette maladie. Plein de femmes comme vous vivent les mêmes problématiques, les mêmes sujets, passent aussi par les mêmes étapes à partir du moment du diagnostic, même jusqu'à encore plusieurs années après. En fait, on se rend compte quand on partage nos vécus que vraiment on passe par les mêmes étapes de, bien évidemment, de colère, de rejet, de déni, de ce sentiment d'injustice. Voilà, tout plein de... finalement de choses très naturelles qui peuvent sembler a posteriori presque normales mais quand on les vit, mais quand on les vit seules c'est d'autant plus douloureux donc n'hésitez pas à rejoindre la communauté n'hésitez pas à intégrer un groupe de Déesses si vous en avez un dans votre région appelez à l'aide si ça ne va pas ne restez pas seules en fait ne restez pas seules avec toutes ces difficultés on est là pour ça, on les a vécues aussi on a plein de choses à partager, on a plein de ressources à vous donner, on a plein d'espoir à vous donner, plein d'outils aussi pour justement vous aider à dépasser les phases compliquées. Et puis aussi, au-delà de tout ce que l'on met en place au niveau asso, événementiel, digital, on est aussi en train de construire un carnet de... un réseau, en fait. On appelle ça le carnet d'adresse des Déesses. C'est un réseau de thérapeutes que l'on est en train de choisir, si je puis dire, ou qui viennent à nous naturellement, qui sont des personnes qui sont soit des personnes déjà diabétiques de type 1 qui ont eu cette vocation de se former dans une médecine particulière ou une thérapie particulière pour venir justement en aide à leur propre communauté, soit des personnes qui sont déjà thérapeutes ou professionnelles de santé qui n'ont pas la maladie, mais qui pourtant sont formés, sensibilisés et qui ont un attrait particulier pour aider les personnes ayant un diabète de type 1. Donc, ce réseau, on est en train de le construire. Et justement, dès qu'on voit une personne qui est en souffrance ou qui a une problématique très précise et qu'évidemment, l'asso ne peut pas aller plus loin parce qu'on ne va jamais remplacer un professionnel de santé, on va mettre en lien cette personne avec... Le bon professionnel, parce que dans le chemin de la maladie, comme dans beaucoup d'autres maladies chroniques, souvent on met du temps à trouver le bon professionnel de santé, le bon thérapeute qui va pouvoir avoir les bonnes clés pour nous aider à guérir ou nous en sortir. Et nous, on fait justement ce travail avec Cloé et avec notre réseau pour identifier ces bonnes personnes afin de limiter la perte de temps et limiter aussi la souffrance puisque quand on tombe sur la bonne personne directement, ça permet aussi de guérir plus vite, d'avancer plus vite. Donc voilà, ne restez pas seule. On est là. N'ayez pas peur de nous rejoindre. Toutes les ambassadrices et toutes les femmes qui rejoignent notre asso sont vraiment des personnes bienveillantes. On prône vraiment des valeurs de sororité, de bienveillance, d'entraide, de joie, de bonne humeur. On peut être vulnérables ensemble, on peut pleurer ensemble, tout comme on peut rire ensemble. Ce ne sont que des bons moments. Profitez-en !

  • Nathalie

    Nous arrivons à la fin de cet épisode spécial du podcaston où j'ai eu le plaisir d'échanger avec Cloé, Elsa des déesses sucrées. Leur engagement pour les femmes diabétiques de type 1 est une véritable source d'inspiration et j'espère que cette conversation vous aura permis de mieux comprendre l'importance du soutien, de l'échange et de la sororité dans la gestion du diabète. Vous avez maintenant la possibilité de les soutenir en faisant un don sur le site internet des Déesses Sucrées et de les suivre sur Instagram. Tous les liens seront dans les notes de l'épisode. Au revoir à toutes et à tous et prenez bien soin de vous.

  • Cloé

    Merci beaucoup de nous avoir écoutés et accordé un petit peu de votre temps n'hésitez pas à aller voir un petit peu tout ce qu'on fait on a aussi la chance d'être en lien avec d'autres femmes entrepreneurs dans le milieu du diabète qui forment notre réseau et on a toutes des casquettes différentes, le but étant d'aider les personnes atteintes de diabète à mieux vivre au quotidien sur tout un tas de sphères différentes donc n'hésitez pas à aller vous balader sur le compte Instagram vous verrez qu'il y a plein plein d'aides, de types d'aides différents qu'on peut apporter aux personnes concernées, que c'est vraiment une très belle communauté. Donc voilà, merci beaucoup. Et puis, bonne journée à tous les auditeurs.

  • Elsa

    Merci beaucoup pour votre écoute. À très bientôt.

  • Nathalie

    Je te remercie pour ton écoute. Si cet épisode t'a plu, que tu souhaites soutenir le podcast, je t'invite à le partager autour de toi, à t'abonner pour être averti du prochain épisode, à laisser 5 étoiles et un avis sur ta plateforme d'écoute. Tu as la possibilité aussi de me contacter soit sur mon compte Instagram, soit par e-mail que tu trouveras dans les notes du podcast. Je te dis à très vite pour un nouvel épisode de Vivre le diabète à la recherche de l'équilibre. Prends bien soin de toi.

Chapters

  • Présentation

    02:16

  • La genèse des Déesses Sucrées

    02:58

  • Les missions de l'association

    04:11

  • Pourquoi pour des femmes DT1 ?

    07:23

  • Les principales actions

    08:46

  • Les impacts

    14:24

  • Les grands défis

    17:13

  • Comment rejoindre les Déesses sucrées ?

    24:09

  • Comment soutenir les Déesses sucrées ?

    27:18

  • Message pour les femmes DT1

    30:23

  • Conclusion

    34:03

Description

🎙 Épisode spécial Podcasthon : Les Déesses Sucrées, une communauté pour les femmes diabétiques de type 1.


Dans le cadre du Podcasthon, cet événement caritatif mondial qui met en lumière des associations à but non lucratif, j’ai choisi de vous faire découvrir Les Déesses Sucrées, une association dédiée aux femmes diabétiques de type 1.


Pour en parler, je reçois Cloé Neher, présidente et Elsa Pardo Gracia, vice-présidente. Ensemble, elles ont cofondé cette association unique : créer un espace de soutien, d’échange et d’empowerment pour les femmes vivant avec le diabète de type 1.


Dans cet épisode, nous évoquons :

✨ La naissance et la mission des Déesses Sucrées

✨ Les défis spécifiques aux femmes diabétiques de type 1

✨ L’importance de la sororité et du partage d’expérience

✨ Les actions concrètes mises en place par l’association

✨ Comment rejoindre et soutenir cette belle initiative


Un épisode inspirant et engagé qui met à l’honneur la force de la communauté et du collectif !


🔗 Retrouvez Les Déesses Sucrées :

Soutenez l’association et partagez cet épisode !


🎧 Bonne écoute et à très vite dans Vivre le diabète !

“Et n’oubliez pas, plus vous apprenez sur votre maladie, mieux vous la gérez !”


Je t’invite à me contacter par email si tu souhaites partager ton expérience, je serai ravie de partager ton récit dans l'un de mes futurs épisodes.


Si tu souhaites soutenir le podcast, je t'invite à laisser 5 étoiles et un avis sur Apple Podcast, Spotify ou sur ta plateforme d'écoute préférée !

Cela aide le podcast à parvenir à d'autres personnes concernées par le sujet et à me motiver à produire toujours plus de nouveaux épisodes. Merci ! 😊


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Ou bien tu peux toujours être un relais en partageant mes contenus ! 

Je te remercie sincèrement !

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🔵 Me contacter par email : nathalie.vivrelediabete@gmail.com

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🔵 Me rejoindre sur Instagram : Nathalie Paoletti et Vivre le diabète 

🔵 Ma chaîne YouTube : Vivre le diabète

🔵 Site internet : www.vivrelediabete.fr

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Crédit musique : Xavier Renucci 



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Nathalie

    Bienvenue dans cet épisode spécial de Vivre le Diabète, enregistré dans le cadre du Podcasthon, un événement caritatif où les podcasteuses et les podcasteurs du monde entier mettent en lumière des associations à but non lucratif. Pour ma part, j'ai choisi de vous parler d'une association qui me tient particulièrement à cœur, les Déesses Sucrées, dédiée aux femmes diabétiques de type 1 comme moi. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Cloé Neher, présidente de l'association et Elsa Pardo Gracia, vice-présidente. Ensemble, elles œuvrent pour créer un espace de soutien, d'échange et d'empowerment pour les femmes vivant avec le diabète de type 1, pour que "plus jamais aucune femme ne souffre seule de sa maladie" . Dans cet épisode, nous allons découvrir comment est née cette association, quels sont ses objectifs, ses actions concrètes et son impact sur la communauté. Nous parlerons aussi des défis spécifiques rencontrés par les femmes diabétiques et de l'importance d'une sororité forte pour mieux vivre avec la maladie. Je suis Nathalie, diabétique de type 1 depuis février 2010. Je m'adresse à toi qui viens de déclarer un diabète, à toi qui es diabétique de type 1 ou de type 2, ou à toi qui es en pré-diabète, mais aussi à toi qui soutiens et aides, que tu sois parent ou conjoint, etc. Je m'adresse également à toute personne désireuse de savoir ce qu'est le diabète vu par une patiente diabétique. Désormais, tu peux soutenir financièrement mon travail grâce à la plateforme Tipeee dont tu trouveras le lien dans les notes de l'épisode. Ou bien, tu peux toujours être un relais en partageant mes contenus. Je te remercie sincèrement. Et avant de commencer, si cet épisode vous plaît, pensez à le partager au moins à une personne, à laisser 5 étoiles et un avis sur votre plateforme d'écoute préférée. Ça m'aide énormément. à faire grandir ce podcast et à toucher encore plus de monde. Bonne écoute et n'oubliez pas, plus vous apprenez sur votre maladie, mieux vous la gérez. Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour. Bonjour Elsa, bonjour Cloé.

  • Cloé

    Bonjour.

  • Nathalie

    Cloé et Elsa, pouvez-vous vous présenter ?

  • Cloé

    Oui. Alors, je m'appelle Cloé, j'ai 32 ans, j'habite à Rouen, je suis diabétique de type 1 depuis mes 14 ans, j'ai écrit un livre sur ma vie avec la maladie, je suis la présidente de l'association Les Déesses Sucrées, je suis aussi psychopraticienne en thérapie brève et j'accompagne les personnes atteintes de diabète sur la gestion psycho-émotionnelle de la maladie et ou des troubles des conduites alimentaires avec le diabète, avec un lien avec le diabète ou pas d'ailleurs.

  • Elsa

    Et moi c'est Elsa, j'ai 33 ans, j'habite en Guadeloupe et je suis diabétique depuis l'âge de 17 ans. Je travaille dans la communication audiovisuelle et je suis la vice-présidente de l'asso des déesses sucrées.

  • Nathalie

    Pouvez-vous nous raconter la genèse de l'association Les déesses sucrées et comment est née cette initiative ?

  • Cloé

    Alors déjà, je pense que c'est bien de dire que c'est l'histoire d'une rencontre entre Elsa et moi. Donc c'est déjà l'histoire d'une très belle amitié solide qui a pu se nouer et se solidifier parce qu'on était toutes les deux atteintes de la même pathologie. Et puis, ça vient d'un désir commun de créer un réseau de soutien pour femmes, chose qui nous a, à titre personnel, beaucoup manqué durant notre adolescence et le début de notre âge adulte. Au départ, on s'est dit qu'on montrait un collectif qui nous permettrait de faire des réunions assez informelles, peut-être une fois par mois, une fois toutes les deux mois. Et en fait, face au succès que ça a eu sur Paris, parce qu'à la base, on était toutes les deux sur Paris, on s'est dit, OK, il faut qu'on aille plus loin. Donc on a rendu les choses un petit peu plus formelles et légales. Et puis on est devenu une association. C'était en été 2022. Et puis, depuis qu'on a les statuts d'association loi 1901, on s'évertue à créer des événements dont on vous parlera un petit peu après. Mais à la base, effectivement, c'est l'histoire d'une rencontre. C'est l'histoire d'un rêve commun et d'ambition partagée autour de la santé mentale de la femme diabétique.

  • Nathalie

    Alors, quelles sont les missions principales de l'association ?

  • Cloé

    Alors, les missions principales de l'association, c'est déjà d'identifier les femmes atteintes d'un diabète de type 1 partout en France, de pouvoir les connecter, donc les rassembler entre elles, et de les mettre en lien, en contact avec une ambassadrice en région qu'on a au préalable nous identifié. Donc, on en a maintenant pratiquement 20 à travers la France. Le but étant, en fait, de les faire intégrer ces communautés-là de soutien à travers lesquelles elles peuvent s'exprimer, notamment via un groupe WhatsApp qui est actif 24h sur 24. Et l'ambassadrice de la région peut, au gré de ses envies et des besoins de la communauté, imaginer et organiser des événements qui sont la plupart du temps gratuits, mais qui peuvent aussi prendre des formes spécifiques autour du bien-être, du sport, de la relaxation, du voyage. Tout un tas de thèmes sont abordés par le biais de ces événements-là. Notre mission, c'est vraiment d'être en soutien de la santé mentale des femmes atteintes d'un diabète. On n'est vraiment pas dans le pratico-pratique, on ne va pas donner de conseils médicaux puisqu'on ne se substitue pas du tout à l'accompagnement d'un professionnel de santé, ou de professionnels de santé d'ailleurs. Nous, on va vraiment intervenir sur le soutien psychologique et tous les sujets en lien avec la santé mentale des femmes atteintes de diabète. C'est vraiment ça. Et puis, il y a aussi un pan de notre activité qui... qui se concentrent en fait sur la sensibilisation, l'information auprès du grand public, mais aussi des professionnels de santé qui ne sont pas toujours formés en fait, ni informés d'ailleurs au sujet du diabète de type 1. Donc voilà, grosso modo.

  • Elsa

    Et si je peux compléter le discours de Cloé, en fait notre mission elle se résume tout simplement à la signature, si je puis dire, de notre asso, c'est pour que... "Plus jamais aucune femme ne souffre seule de sa maladie". Et en fait, ça veut tout dire. C'est-à-dire qu'on veut sortir les femmes de leur isolement. On sait que le diabète de type 1, en général, il n'y en a qu'un dans une famille. Et on est souvent seule dans notre microcosme social, dans notre entourage, entre la sphère boulot, la sphère perso, la sphère familiale. On est souvent seule à être diabétique de type 1. Et le but de l'asso, c'est justement de dire, vous n'êtes pas seule, rejoignez-nous. Rejoignez des femmes qui vous ressemblent, rejoignez des femmes qui vivent les mêmes problématiques que vous, qui traversent les mêmes difficultés. Et grâce à ces rencontres, ça permet de se sentir tout simplement accompagnée, soutenue et de pouvoir finalement parler le même langage avec des personnes qui vivent les mêmes choses que nous. Et c'est une asso qui véhicule beaucoup de joie, beaucoup de bonne humeur, beaucoup de beaux moments parce que l'objectif, évidemment, même si on... On partage nos difficultés, c'est aussi de partager nos victoires et c'est aussi de s'inspirer les unes les autres. C'est la magie de ces rencontres, c'est qu'à travers les événements, on peut avoir un coup de cœur, on peut avoir un coup de foudre amical pour une autre femme diabétique comme nous et on peut avancer ensemble dans le chemin de la maladie pour toujours plus d'acceptation, de bien-être et pour, in fine, aussi aider notre sphère mentale.

  • Nathalie

    Et je suppose que c'est pour ça que votre engagement est spécifiquement voué aux femmes diabétiques de type 1 ?

  • Cloé

    Oui, en fait, on s'est rendu compte que, alors même si le diabète impacte aussi les hommes et qu'il n'y a aucun sujet autour de ça, on avait envie de faire quelque chose pour les femmes et pas contre les hommes, parce qu'on s'est rendu compte qu'en tant que femmes, on avait quand même des problématiques spécifiques à appréhender et avec lesquelles vivre au quotidien, les hormones. une propension plus nette à développer des troubles anxieux, des troubles de l'humeur, peut-être aussi des troubles des consuites alimentaires, en lien avec notre sexe. Il y a aussi la grossesse, la ménopause, je ne sais pas si je l'ai dit, mais je le redis. Il y a tout un tas de choses qu'on a, nous, à traverser, qui sont spécifiques parce que ça pose aussi des contraintes dans la gestion de la glycémie, de la maladie. Donc, nous, on avait vraiment envie de s'adresser à ces problématiques-là et puis faire en sorte que tout ce qu'on crée à travers l'asso représente un safe space pour les femmes, pour qu'elles puissent s'exprimer sans avoir peur d'être peut-être jugées ou d'avoir un regard masculin sur elles. Donc nous, c'était important d'infuser, d'injecter dans l'asso un ADN plutôt sororal, très empouvoirant pour la femme et vraiment d'enluminer, de faire la lumière sur ces problématiques-là qu'on rencontre, nous, en tant que femmes.

  • Nathalie

    Et quelles sont justement les principales actions que vous mettez en place pour accompagner ces femmes diabétiques ?

  • Elsa

    Oui, alors on a une présence en fait sur le terrain en événementiel et une présence digitale. Donc sur le terrain, comme le disait tout à l'heure Cloé, en fait on a tissé un réseau d'une vingtaine d'ambassadrices sur environ 12-13 régions de France. On est bien représentés dans toute la France et en fait chaque ambassadrice a sa communauté de Déesses sucrées et organise des événements qui peuvent être mensuels, qui permettent aux femmes diabétiques de type 1 de se retrouver entre elles, autour d'un café, un resto, une activité de loisirs. Et puis même parfois, au gré des partenariats et des opportunités, on peut même créer des événements avec des thérapeutes, avec des intervenants spécialisés dans la gestion du diabète. On peut avoir des événements qui vont être autour de la santé mentale, qui vont être... pilotés par Cloé ou des événements autour du yoga, du sport ou autour de la nutrition. Enfin, on essaye d'avoir un panel, de s'entourer d'un panel d'intervenants spécialisés dans la gestion du diabète de type 1 pour justement apporter tout un tas de ressources et d'outils aux femmes de l'association. Nos événements présentiels démarrent et partent déjà de là. Ensuite, on a eu une grande initiative qui s'appelle le Café Coaching que nous avons inventé avec Cloé Neher et Laura Geniez, qui est une chère amie à nous et qui est également diabétique de type 1 et qui est coach accompagnatrice de la maladie chronique. Et du coup, à nous trois, nous avons, si je puis dire, inventé un atelier qui est peut-être l'atelier dont on aurait rêvé avoir accès quand on était plus jeune, qui est un atelier sur la gestion émotionnelle du diabète en fait. Et cet atelier qui dure quatre heures, nous l'avons organisé dans une dizaine de villes en France, ce qui nous a permis d'aller vraiment à la rencontre de centaines de femmes diabétiques de type 1 et pour lesquelles pendant cet atelier, nous avons ouvert un espace de parole qui soit safe et sécurisé. Et surtout... pour leur donner des outils pour mieux assumer, voire accepter la maladie, et des outils aussi pour mieux gérer les aléas de la maladie, toujours au niveau émotionnel, santé mentale, impact sur le regard qu'on a sur soi, sur son image du corps, sur son estime. Voilà, donc cette initiative a duré un peu plus de deux ans. Ça a été un peu notre projet phare, notre projet aussi de présentation au monde, si je puis dire. Et nous allons bientôt réfléchir à un nouveau concept d'atelier, justement, qui puisse, dans cette même veine, continuer d'apporter toujours plus de soutien et d'outils à nos sœurs sucrées, comme on aime les appeler. Dans la sphère événementielle, on a aussi créé un séjour du coup 100% femmes DT1 qu'on aime appeler 0% charge mentale, qui est un séjour que l'on fait sur un catamaran, donc c'est une croisière d'une semaine que l'on organise en Croatie chaque année. Nous avons déjà organisé deux éditions spectaculaires. Et l'idée, c'est d'avoir huit femmes diabétiques de type 1 sur un bateau, accompagnées de deux professeurs de yoga, qui sont formées et sensibilisées à la gestion d'un diabète de type 1. Et pendant une semaine, en fait, elles vont avoir le loisir non seulement de voyager, puisqu'elles vont découvrir les îles croates, elles vont avoir la chance de vivre sur un catamaran haut de gamme, d'être aux petits oignons, puisque les deux professeurs de yoga avec qui nous travaillons sont des femmes qui vont leur permettre de travailler sur... leur gestion émotionnelle de la maladie, mais aussi faire du yoga tous les jours, une activité physique adaptée, des menus adaptés. Enfin voilà, un petit séjour rêvé pour la femme DT1. Et on réfléchit à... à dupliquer ce type de séjour, mais sous d'autres formes, sur des formats plus courts, peut-être plus accessibles, terrestres, en France métropolitaine. Donc, on a ça un peu dans les backstage. On espère pouvoir vous en dire bientôt un peu plus. Puis sur la sphère digitale, on est très présente aussi. On a créé une plateforme, un forum, si je puis dire, qui est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 qui permet à toutes les femmes francophones de s'inscrire, c'est gratuit, et d'avoir, en fait, tout simplement accès au soutien de toute la communauté. Si on a une question, si on a un doute, si on a juste besoin de parler, c'est sur Discord que ça se passe. Ça s'appelle le Temple des Déesses. Et... Au-delà de la fonction de forum, on organise aussi des visioconférences pour donner la parole à nos sœurs sucrées et parler des thématiques qui leur incombent et qui sont importantes pour elles. Ensuite, on est présente sur les réseaux sociaux. On essaye de sensibiliser beaucoup, informer beaucoup. Cloé, justement, avec sa casquette de psychopraticienne spécialisée dans le diabète et les TCA, va faire beaucoup de contenu autour de l'alimentation, du diabète de type 1, de toutes les intrications qu'il y a entre les deux, et sur tout ce qui est acceptation de la maladie, image de soi. Donc voilà, on essaye d'être autant présente sur le digital que sur le terrain pour apporter un maximum à toute notre communauté.

  • Nathalie

    Je suppose que tout cela a un impact considérable auprès des femmes qui rejoignent l'association. Est-ce que vous avez des exemples pour nous dire qu'est-ce qu'elles ressentent, comment elles le vivent ?

  • Elsa

    Oui, alors on a... On reçoit toujours des témoignages magnifiques, qu'ils soient en message privé par les réseaux sociaux ou tout simplement quand on rencontre ces femmes en présentiel. Souvent, on nous dit merci. Merci d'exister, merci d'avoir créé ça. J'en avais tant besoin. Et ça, c'est la plus belle reconnaissance. On a beaucoup de gratitude pour toutes les femmes qui font ce pas vers nous, qui rejoignent l'association, qui en plus s'impliquent dans l'association. J'en profite pour envoyer un énorme bisou à nos ambassadrices qui font un travail formidable sur le terrain, en région. On a beaucoup de messages de femmes qui disent que grâce à l'asso, grâce au fait qu'elles nous ont connues sur les réseaux, même si elles ne nous ont jamais connues en vrai, juste le fait de voir que des femmes s'en sortent. Le fait d'avoir ce modèle d'inspiration, de voir qu'il y a des femmes qui ont la même maladie qu'elles, mais qui pourtant sont heureuses, ont une vie épanouie, ont réussi à dépasser le diagnostic qui est terrible au départ, les premières années qui sont souvent dures, parce qu'évidemment, toute notre vie change avec un diabète de type 1. Le fait d'avoir accès à ces sources d'inspiration qui montrent que c'est possible de vivre avec et d'être heureux. Ça leur ouvre une voie, ça leur ouvre le champ des possibles. Beaucoup de femmes s'autorisent à faire des choses qu'elles s'étaient empêchées de faire au fur et à mesure que la maladie s'installait. Voilà, sans entrer dans les détails, c'est une maladie qui peut pousser à beaucoup de restrictions. Et le fait de voir qu'il y a des personnes qui vivent librement aussi, ça leur a permis de recommencer à voyager, de recommencer à faire du sport. de recommencer à sortir en société, d'aller manger au resto, d'avoir une vie sociale plus épanouie. Voilà. Et pour beaucoup de femmes, ça a été vecteur d'une belle évolution dans leur vie. Et les plus beaux messages, c'est les rencontres amicales. Parce qu'au-delà de peut-être avoir un modèle d'inspiration, ce qui est déjà très important dans une vie, mais juste rencontrer cette amie avec qui on peut être 100% soi-même, avec qui on peut parler de tout, tout ce qui ne va pas, avec qui on peut simplement échanger sur les mêmes problématiques, ça apporte beaucoup de réconfort, beaucoup de soutien et ça leur permet d'évoluer ensemble et de ne plus être seule, tout simplement.

  • Nathalie

    Oui, ça je comprends. Et justement, quels sont ces grands défis que rencontrent les femmes DT1, si vous pouvez expliquer, par rapport ne serait-ce que la maladie, qu'est-ce qu'a aussi le diabète de type 1 ? Et qu'est-ce que le diabète de type 1 féminin, on va dire, pour une femme, qu'est-ce qu'elle peut rencontrer comme défi ?

  • Cloé

    Disons que la maladie, elle vient ébranler et fragiliser trois piliers qui sont fondamentaux. L'estime de soi, le rapport au corps et le rapport à l'alimentation. Déjà, pour une femme qui n'est pas atteinte d'une pathologie comme le diabète, ce sont des piliers qui doivent être solides mais qui en réalité ne le sont pas, à cause de tout un tas d'injonctions sociétales, à cause de l'histoire personnelle, etc. Donc quand le diabète arrive, il vient rajouter un coup de marteau dans ces piliers-là et donc on peut se sentir très vulnérable, très fragile sur ces thèmes-là, sur ces sphères-là dans sa vie. C'est-à-dire qu'étant donné que l'alimentation est un biais de contrôle, est un biais d'une variable d'ajustement dans des glycémies, en fait, on va pouvoir développer un rapport tout à fait sain vis-à-vis de l'alimentation. Idem au niveau du rapport au corps. Accepter un corps qui est médicalisé, accepter un corps qu'on peut sentir, percevoir et imaginer comme étant plus faible, c'est compliqué. Et puis, au niveau de l'estime de soi, c'est compliqué aussi de se réidentifier, de s'identifier à nouveau, sous le prisme de « maintenant, je vis avec une maladie » . Donc, ce sont des thématiques pourtant qui sont très importantes dans la construction identitaire et dans le savoir-vivre avec soi-même, dans la relation intrapersonnelle. qu'on peut nourrir et alimenter tout au long de sa vie, c'est compliqué d'intégrer le diabète à ça. Parce qu'il vient faire des dégâts autour de ces thématiques-là. Donc effectivement, nous on aborde des thèmes tels que le contrôle et l'hyper-contrôle qui viennent se réveiller et se mettre en place dans la gestion de la maladie, souvent en lien avec une peur immense de la mort ou des conséquences, et qui est une manière de garder le contrôle et de reprendre le contrôle sur un corps défaillant. On vient travailler aussi et parler du rapport au corps, donc de l'image de soi, l'amour de soi, l'acceptation de soi, la compréhension de soi aussi et la réappropriation de son corps. Donc ça, ce sont des thématiques hyper importantes. On peut parler aussi plus spécifiquement de la peur de l'hypoglycémie en lien avec des traumatismes, avec des expériences passées qui ont été douloureuses, avec la peur de se sentir mal, de perdre connaissance, etc. Il peut y avoir aussi des sujets en lien avec la confiance en soi aussi. Et puis le rapport au dispositif, par exemple. Tout ça, ce sont des thématiques qui peuvent être abordées en long, en large et en travers puisque ça pose des enjeux dans la santé mentale et dans la santé globale de la femme atteinte d'un diabète. Et puis, je l'ai dit, avec un gros focus sur l'alimentation puisque c'est vraiment en premier plan. La gestion de l'alimentation, c'est tout le temps. C'est le matin, le midi, le soir. C'est entre les repas aussi parfois. C'est aussi la nuit. Et donc, du coup, c'est pour ça que moi, j'ai décidé aussi d'approfondir et de me spécialiser sur l'accompagnement de l'alimentation troublée ou des troubles des conduites alimentaires en lien avec le diabète parce que malheureusement, ça touche beaucoup de personnes, notamment des femmes atteintes de diabète. Donc, voilà un petit peu les thèmes qui sont, on va dire, les plus prégnants dans la vie d'une femme atteinte d'un diabète. Et puis aussi, très important, je ne l'ai pas mis en lumière, mais on va dire le lien à l'autre aussi, la relation à l'autre. Donc quand je dis l'autre, ça peut être dans les relations intimes, dans les relations amoureuses, dans les relations amicales, professionnelles, mais aussi dans les relations avec les professionnels de santé qui nous suivent. Voilà, c'est comment trouver ma place vis-à-vis de l'autre et comment est-ce que je donne une place à mon diabète dans ma relation à l'autre. Donc le lien à l'autre est vachement, vachement, vachement important. Et puis il y a cette dimension aussi de stress et d'angoisse, on va aborder de charge mentale qui est très en lien avec la régulation du système nerveux et avec les différentes réponses de notre système nerveux face aux dangers et au stress, qui moi est une approche qui m'intéresse beaucoup et qui fait qu'on essaie d'aborder aussi beaucoup de techniques et d'outils pour venir réguler ses émotions, enfin son stress plutôt, appréhender ses émotions et les traverser, pour venir apaiser le stress dans le corps, puisqu'on peut aussi se dire sans... sans sourciller que le stress va aussi être très déterminant dans la gestion de nos glycémies. Donc il y a aussi beaucoup de psychocorpos dans notre manière d'aborder les choses avec un focus sur la détente, la relaxation, le bien-être, la respiration. Toutes ces techniques-là, qui ne sont pas forcément conventionnelles, mais qui nous aident, nous ont aidés, continuent à nous aider au quotidien et en lesquelles on croit profondément.

  • Elsa

    Et puis si je peux ajouter une petite chose pour... Peut-être les personnes qui ne connaissent pas le diabète de type 1, en fait, les défis que rencontrent les personnes atteintes de cette maladie sont quotidiens, puisque nous devons gérer notre glycémie 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec de l'insuline et l'alimentation, plus, sans rentrer dans les détails, une hygiène de vie autour qui va pouvoir aider cette gestion de la glycémie. On va dire que grosso modo, il faut qu'on calcule en permanence ce que notre corps ingère et ce que notre corps dépense pour pouvoir ajuster la dose de notre médicament, qui est l'insuline. Et en fait, ces ajustements, ces calculs vont prendre une place énorme dans notre quotidien et dans nos choix de chaque instant. Et du coup, en fait, on est sujet à avoir des hypoglycémies ou des hyperglycémies, c'est-à-dire trop de sucre dans le sang pas assez de sucre dans le sang. Et nos défis quotidiens, c'est d'avoir à gérer ce corps qui est finalement défaillant sur ce point et de devoir continuer une vie normale, c'est-à-dire aller travailler, faire des réunions, s'occuper de sa famille si on est déjà maman, avoir une vie sociale, avoir une vie de couple et intime si on en a une. Et en fait, le diabète vient s'immiscer dans toutes les sphères de notre vie. Et le défi, c'est d'accepter qu'il va faire partie de notre vie maintenant. Peut-être aussi de le dire aux autres, parce que parfois, la maladie peut être taboue. Parfois, on peut vouloir cacher qu'on est diabétique, puisque évidemment, c'est une maladie invisible. Donc, si on le souhaite, on peut très bien ne pas dire qu'on est malade. Mais pourtant, elle a un impact certain sur notre physique et notre psychologie au quotidien. Et donc le défi, c'est justement d'arriver à garder une vie normale, alors que derrière, il faut soutenir en permanence ce corps qui peut partir en hyper ou en hypo pour plein de raisons incontrôlées.

  • Nathalie

    Comment peut-on rejoindre et s'impliquer dans la communauté des déesses sucrées ?

  • Cloé

    On communique beaucoup auprès des professionnels de santé et du réseau diabète, c'est-à-dire les pharmacies, les prestataires de santé, qui pour la plupart nous connaissent déjà. Parfois, ces personnes-là vont être relais de l'existence de l'association et vont pouvoir donner aux patientes nos coordonnées. Et sinon, nous, on communique beaucoup à travers les réseaux sociaux, notamment Instagram, qui est la plateforme... sur laquelle on est les plus présentes et où on insiste bien sur le fait que pour nous rejoindre, il y a deux choses qui sont primordiales. Déjà, adhérer à l'association. C'est un petit geste, mais pour nous, il n'est pas petit du tout parce que c'est vraiment une manière de nous soutenir qui est très importante. Il ne faut pas minimiser ça. Pour nous, c'est très important de nous soutenir via l'adhésion. Donc déjà, première étape, c'est adhérer. Ensuite, on peut être mis en contact avec l'ambassadrice, s'il y en a une, de sa région. Et donc, lorsqu'on rentre en contact avec l'ambassadrice, c'est soit elle qui nous repère quand on a fait l'adhésion ou alors c'est l'adhérente qui va prendre contact avec elle parce qu'elle l'aura identifiée grâce aux publications qu'on a faites sur les réseaux. Donc, une fois que la mise en lien est faite, la personne va être intégrée au groupe WhatsApp qui est déjà existant et donc elle va pouvoir, dès ce moment-là, participer à toute la vie de la communauté en région, participer à des événements, des rencontres informelles ou pas, poser ses questions, discuter, s'investir dans des dialogues à travers la communauté et le groupe WhatsApp. Et puis si malheureusement il n'y a pas d'ambassadrice sur la région de la personne, il y a toute l'activité sur les réseaux sociaux et puis il y a aussi notre forum Discord qui offre la possibilité de discuter sur tout un tas de thématiques tout le temps, H24. Et par le biais duquel on organise aussi... une réunion en digital, en fait, en distanciel, une fois par mois. Donc, c'est l'alternative pour les personnes qui n'ont pas la chance d'avoir une communauté existante, tout en sachant que nous, ce qu'on souhaite, c'est que les communautés continuent à grandir et puis à se créer aussi à travers la France. Et que donc, si une femme identifie un potentiel sur sa région, dans sa ville, et qu'elle pense qu'elle peut recruter et puis rassembler les femmes atteintes de diabète sur sa ville, dans sa région. C'est hyper chouette aussi, puisque ça donne et ça offre plus de possibilités aux femmes de s'affilier justement à une communauté. Donc le but, c'est que là, on est 19 ou 20 communautés. Le but, c'est que ça puisse encore prendre de l'ampleur et que les zones qui ne sont pas ouvertes actuellement le soient par le biais de la création d'une nouvelle communauté. Voilà. Donc grosso modo, pour résumer, toutes les informations sont soit sur notre site internet, soit sur notre compte Instagram, soit sur notre page Hello Asso, où vous pouvez d'ailleurs retrouver toutes les billetteries en cours. Et puis la page pour adhérer, qui est très simple, très intuitive et qui vous permet de faire officiellement partie de la bande. Voilà.

  • Nathalie

    Comment les auditeurs peuvent-ils vous soutenir ? Est-ce que vous acceptez le sponsoring, le mécénat, les dons ? Dites-moi tout ça. Elsa : Pour nous soutenir, évidemment déjà adhérer, puisque adhérer, ça permet non seulement de faire grossir l'association. Plus on a de femmes qui adhèrent, plus l'association prend de l'ampleur, du poids et ça légitimise nos missions, ça légitimise auprès des professionnels de santé l'importance de la prise en charge de la santé mentale chez les femmes atteintes de diabète de type 1. Donc plus on est nombreuses, plus on gagne en crédibilité. Et tout ça nous permet à nous d'aller chercher des subventions, d'aller chercher des dons auprès des entreprises. Donc déjà, le nombre d'adhérents compte énormément pour nous pour continuer de grandir. Évidemment, l'adhésion permet de donner un peu de sous à l'association, puisque sans argent, on ne peut pas se développer. Donc l'adhésion coûte 15 euros par an et elle vous permet d'avoir accès à... tout ce que l'on vous a expliqué auparavant en termes de services que l'on propose gratuitement. Et puis finalement, oui, on recherche des mécénats, on recherche des partenariats, on recherche des subventions. Évidemment, vous pouvez aussi donner, que vous soyez DT1 vous-même ou proche d'un DT1 et que ce soit une cause qui, évidemment, vous touche et à laquelle vous êtes sensibilisés, vous pouvez aussi faire des dons sur notre plateforme Hello Asso, qui sont défiscalisés par ailleurs, puisque nous sommes une association à but non lucratif. Donc vous pouvez donner autant que vous le souhaitez, vous récupérez 60% de votre don à chaque déclaration fiscale. Et puis bien sûr, si jamais vous travaillez dans un secteur qui pourrait être intéressé pour en fait... subventionner une asso, faire du mécénat, du sponsoring avec une asso. Parfois, il y a des grosses entreprises qui recherchent justement à financer des projets. Eh bien, pensez à nous, mettez-nous en contact, contactez-nous. Vous pouvez nous contacter sur notre Instagram déesses_sucrées, où vous trouvez notre contact sur notre site internet Déesses sucrées. Et nous, en fait, on serait ravis d'élaborer des projets qui soient financés parce qu'à l'heure actuelle, il faut dire que tout ce qu'on a déployé, on l'a fait bénévolement. Donc maintenant, on est presque une équipe de 20 personnes à bosser avec tout notre cœur et toute notre énergie pour que ce projet grandisse entre Cloé et moi et les ambassadrices. Donc on se retrouve à un stade de notre développement où nous avons énormément d'idées. Nous avons en tête plein de projets à réaliser. Mais le nerf de la guerre, ça reste les sous. Donc si jamais nos projets vous font tilt, vous avez envie de nous aider, pensez à nous parce que c'est grâce à l'argent aussi qu'on pourra déployer encore plus nos missions. Si vous aviez un message à faire passer aux femmes diabétiques qui nous écoutent aujourd'hui, quel serait-il ?

  • Elsa

    Le message c'est vous n'êtes pas seules. Vous n'êtes pas seules, rejoignez-nous. Vous n'êtes pas seules à vivre cette maladie. Plein de femmes comme vous vivent les mêmes problématiques, les mêmes sujets, passent aussi par les mêmes étapes à partir du moment du diagnostic, même jusqu'à encore plusieurs années après. En fait, on se rend compte quand on partage nos vécus que vraiment on passe par les mêmes étapes de, bien évidemment, de colère, de rejet, de déni, de ce sentiment d'injustice. Voilà, tout plein de... finalement de choses très naturelles qui peuvent sembler a posteriori presque normales mais quand on les vit, mais quand on les vit seules c'est d'autant plus douloureux donc n'hésitez pas à rejoindre la communauté n'hésitez pas à intégrer un groupe de Déesses si vous en avez un dans votre région appelez à l'aide si ça ne va pas ne restez pas seules en fait ne restez pas seules avec toutes ces difficultés on est là pour ça, on les a vécues aussi on a plein de choses à partager, on a plein de ressources à vous donner, on a plein d'espoir à vous donner, plein d'outils aussi pour justement vous aider à dépasser les phases compliquées. Et puis aussi, au-delà de tout ce que l'on met en place au niveau asso, événementiel, digital, on est aussi en train de construire un carnet de... un réseau, en fait. On appelle ça le carnet d'adresse des Déesses. C'est un réseau de thérapeutes que l'on est en train de choisir, si je puis dire, ou qui viennent à nous naturellement, qui sont des personnes qui sont soit des personnes déjà diabétiques de type 1 qui ont eu cette vocation de se former dans une médecine particulière ou une thérapie particulière pour venir justement en aide à leur propre communauté, soit des personnes qui sont déjà thérapeutes ou professionnelles de santé qui n'ont pas la maladie, mais qui pourtant sont formés, sensibilisés et qui ont un attrait particulier pour aider les personnes ayant un diabète de type 1. Donc, ce réseau, on est en train de le construire. Et justement, dès qu'on voit une personne qui est en souffrance ou qui a une problématique très précise et qu'évidemment, l'asso ne peut pas aller plus loin parce qu'on ne va jamais remplacer un professionnel de santé, on va mettre en lien cette personne avec... Le bon professionnel, parce que dans le chemin de la maladie, comme dans beaucoup d'autres maladies chroniques, souvent on met du temps à trouver le bon professionnel de santé, le bon thérapeute qui va pouvoir avoir les bonnes clés pour nous aider à guérir ou nous en sortir. Et nous, on fait justement ce travail avec Cloé et avec notre réseau pour identifier ces bonnes personnes afin de limiter la perte de temps et limiter aussi la souffrance puisque quand on tombe sur la bonne personne directement, ça permet aussi de guérir plus vite, d'avancer plus vite. Donc voilà, ne restez pas seule. On est là. N'ayez pas peur de nous rejoindre. Toutes les ambassadrices et toutes les femmes qui rejoignent notre asso sont vraiment des personnes bienveillantes. On prône vraiment des valeurs de sororité, de bienveillance, d'entraide, de joie, de bonne humeur. On peut être vulnérables ensemble, on peut pleurer ensemble, tout comme on peut rire ensemble. Ce ne sont que des bons moments. Profitez-en !

  • Nathalie

    Nous arrivons à la fin de cet épisode spécial du podcaston où j'ai eu le plaisir d'échanger avec Cloé, Elsa des déesses sucrées. Leur engagement pour les femmes diabétiques de type 1 est une véritable source d'inspiration et j'espère que cette conversation vous aura permis de mieux comprendre l'importance du soutien, de l'échange et de la sororité dans la gestion du diabète. Vous avez maintenant la possibilité de les soutenir en faisant un don sur le site internet des Déesses Sucrées et de les suivre sur Instagram. Tous les liens seront dans les notes de l'épisode. Au revoir à toutes et à tous et prenez bien soin de vous.

  • Cloé

    Merci beaucoup de nous avoir écoutés et accordé un petit peu de votre temps n'hésitez pas à aller voir un petit peu tout ce qu'on fait on a aussi la chance d'être en lien avec d'autres femmes entrepreneurs dans le milieu du diabète qui forment notre réseau et on a toutes des casquettes différentes, le but étant d'aider les personnes atteintes de diabète à mieux vivre au quotidien sur tout un tas de sphères différentes donc n'hésitez pas à aller vous balader sur le compte Instagram vous verrez qu'il y a plein plein d'aides, de types d'aides différents qu'on peut apporter aux personnes concernées, que c'est vraiment une très belle communauté. Donc voilà, merci beaucoup. Et puis, bonne journée à tous les auditeurs.

  • Elsa

    Merci beaucoup pour votre écoute. À très bientôt.

  • Nathalie

    Je te remercie pour ton écoute. Si cet épisode t'a plu, que tu souhaites soutenir le podcast, je t'invite à le partager autour de toi, à t'abonner pour être averti du prochain épisode, à laisser 5 étoiles et un avis sur ta plateforme d'écoute. Tu as la possibilité aussi de me contacter soit sur mon compte Instagram, soit par e-mail que tu trouveras dans les notes du podcast. Je te dis à très vite pour un nouvel épisode de Vivre le diabète à la recherche de l'équilibre. Prends bien soin de toi.

Chapters

  • Présentation

    02:16

  • La genèse des Déesses Sucrées

    02:58

  • Les missions de l'association

    04:11

  • Pourquoi pour des femmes DT1 ?

    07:23

  • Les principales actions

    08:46

  • Les impacts

    14:24

  • Les grands défis

    17:13

  • Comment rejoindre les Déesses sucrées ?

    24:09

  • Comment soutenir les Déesses sucrées ?

    27:18

  • Message pour les femmes DT1

    30:23

  • Conclusion

    34:03

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Description

🎙 Épisode spécial Podcasthon : Les Déesses Sucrées, une communauté pour les femmes diabétiques de type 1.


Dans le cadre du Podcasthon, cet événement caritatif mondial qui met en lumière des associations à but non lucratif, j’ai choisi de vous faire découvrir Les Déesses Sucrées, une association dédiée aux femmes diabétiques de type 1.


Pour en parler, je reçois Cloé Neher, présidente et Elsa Pardo Gracia, vice-présidente. Ensemble, elles ont cofondé cette association unique : créer un espace de soutien, d’échange et d’empowerment pour les femmes vivant avec le diabète de type 1.


Dans cet épisode, nous évoquons :

✨ La naissance et la mission des Déesses Sucrées

✨ Les défis spécifiques aux femmes diabétiques de type 1

✨ L’importance de la sororité et du partage d’expérience

✨ Les actions concrètes mises en place par l’association

✨ Comment rejoindre et soutenir cette belle initiative


Un épisode inspirant et engagé qui met à l’honneur la force de la communauté et du collectif !


🔗 Retrouvez Les Déesses Sucrées :

Soutenez l’association et partagez cet épisode !


🎧 Bonne écoute et à très vite dans Vivre le diabète !

“Et n’oubliez pas, plus vous apprenez sur votre maladie, mieux vous la gérez !”


Je t’invite à me contacter par email si tu souhaites partager ton expérience, je serai ravie de partager ton récit dans l'un de mes futurs épisodes.


Si tu souhaites soutenir le podcast, je t'invite à laisser 5 étoiles et un avis sur Apple Podcast, Spotify ou sur ta plateforme d'écoute préférée !

Cela aide le podcast à parvenir à d'autres personnes concernées par le sujet et à me motiver à produire toujours plus de nouveaux épisodes. Merci ! 😊


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Ou bien tu peux toujours être un relais en partageant mes contenus ! 

Je te remercie sincèrement !

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🔵 Me contacter par email : nathalie.vivrelediabete@gmail.com

🔵 S’abonner à ma newsletter sur : https://podcast.ausha.co/vivre-le-diabete 

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🔵 Site internet : www.vivrelediabete.fr

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Crédit musique : Xavier Renucci 



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Nathalie

    Bienvenue dans cet épisode spécial de Vivre le Diabète, enregistré dans le cadre du Podcasthon, un événement caritatif où les podcasteuses et les podcasteurs du monde entier mettent en lumière des associations à but non lucratif. Pour ma part, j'ai choisi de vous parler d'une association qui me tient particulièrement à cœur, les Déesses Sucrées, dédiée aux femmes diabétiques de type 1 comme moi. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Cloé Neher, présidente de l'association et Elsa Pardo Gracia, vice-présidente. Ensemble, elles œuvrent pour créer un espace de soutien, d'échange et d'empowerment pour les femmes vivant avec le diabète de type 1, pour que "plus jamais aucune femme ne souffre seule de sa maladie" . Dans cet épisode, nous allons découvrir comment est née cette association, quels sont ses objectifs, ses actions concrètes et son impact sur la communauté. Nous parlerons aussi des défis spécifiques rencontrés par les femmes diabétiques et de l'importance d'une sororité forte pour mieux vivre avec la maladie. Je suis Nathalie, diabétique de type 1 depuis février 2010. Je m'adresse à toi qui viens de déclarer un diabète, à toi qui es diabétique de type 1 ou de type 2, ou à toi qui es en pré-diabète, mais aussi à toi qui soutiens et aides, que tu sois parent ou conjoint, etc. Je m'adresse également à toute personne désireuse de savoir ce qu'est le diabète vu par une patiente diabétique. Désormais, tu peux soutenir financièrement mon travail grâce à la plateforme Tipeee dont tu trouveras le lien dans les notes de l'épisode. Ou bien, tu peux toujours être un relais en partageant mes contenus. Je te remercie sincèrement. Et avant de commencer, si cet épisode vous plaît, pensez à le partager au moins à une personne, à laisser 5 étoiles et un avis sur votre plateforme d'écoute préférée. Ça m'aide énormément. à faire grandir ce podcast et à toucher encore plus de monde. Bonne écoute et n'oubliez pas, plus vous apprenez sur votre maladie, mieux vous la gérez. Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour. Bonjour Elsa, bonjour Cloé.

  • Cloé

    Bonjour.

  • Nathalie

    Cloé et Elsa, pouvez-vous vous présenter ?

  • Cloé

    Oui. Alors, je m'appelle Cloé, j'ai 32 ans, j'habite à Rouen, je suis diabétique de type 1 depuis mes 14 ans, j'ai écrit un livre sur ma vie avec la maladie, je suis la présidente de l'association Les Déesses Sucrées, je suis aussi psychopraticienne en thérapie brève et j'accompagne les personnes atteintes de diabète sur la gestion psycho-émotionnelle de la maladie et ou des troubles des conduites alimentaires avec le diabète, avec un lien avec le diabète ou pas d'ailleurs.

  • Elsa

    Et moi c'est Elsa, j'ai 33 ans, j'habite en Guadeloupe et je suis diabétique depuis l'âge de 17 ans. Je travaille dans la communication audiovisuelle et je suis la vice-présidente de l'asso des déesses sucrées.

  • Nathalie

    Pouvez-vous nous raconter la genèse de l'association Les déesses sucrées et comment est née cette initiative ?

  • Cloé

    Alors déjà, je pense que c'est bien de dire que c'est l'histoire d'une rencontre entre Elsa et moi. Donc c'est déjà l'histoire d'une très belle amitié solide qui a pu se nouer et se solidifier parce qu'on était toutes les deux atteintes de la même pathologie. Et puis, ça vient d'un désir commun de créer un réseau de soutien pour femmes, chose qui nous a, à titre personnel, beaucoup manqué durant notre adolescence et le début de notre âge adulte. Au départ, on s'est dit qu'on montrait un collectif qui nous permettrait de faire des réunions assez informelles, peut-être une fois par mois, une fois toutes les deux mois. Et en fait, face au succès que ça a eu sur Paris, parce qu'à la base, on était toutes les deux sur Paris, on s'est dit, OK, il faut qu'on aille plus loin. Donc on a rendu les choses un petit peu plus formelles et légales. Et puis on est devenu une association. C'était en été 2022. Et puis, depuis qu'on a les statuts d'association loi 1901, on s'évertue à créer des événements dont on vous parlera un petit peu après. Mais à la base, effectivement, c'est l'histoire d'une rencontre. C'est l'histoire d'un rêve commun et d'ambition partagée autour de la santé mentale de la femme diabétique.

  • Nathalie

    Alors, quelles sont les missions principales de l'association ?

  • Cloé

    Alors, les missions principales de l'association, c'est déjà d'identifier les femmes atteintes d'un diabète de type 1 partout en France, de pouvoir les connecter, donc les rassembler entre elles, et de les mettre en lien, en contact avec une ambassadrice en région qu'on a au préalable nous identifié. Donc, on en a maintenant pratiquement 20 à travers la France. Le but étant, en fait, de les faire intégrer ces communautés-là de soutien à travers lesquelles elles peuvent s'exprimer, notamment via un groupe WhatsApp qui est actif 24h sur 24. Et l'ambassadrice de la région peut, au gré de ses envies et des besoins de la communauté, imaginer et organiser des événements qui sont la plupart du temps gratuits, mais qui peuvent aussi prendre des formes spécifiques autour du bien-être, du sport, de la relaxation, du voyage. Tout un tas de thèmes sont abordés par le biais de ces événements-là. Notre mission, c'est vraiment d'être en soutien de la santé mentale des femmes atteintes d'un diabète. On n'est vraiment pas dans le pratico-pratique, on ne va pas donner de conseils médicaux puisqu'on ne se substitue pas du tout à l'accompagnement d'un professionnel de santé, ou de professionnels de santé d'ailleurs. Nous, on va vraiment intervenir sur le soutien psychologique et tous les sujets en lien avec la santé mentale des femmes atteintes de diabète. C'est vraiment ça. Et puis, il y a aussi un pan de notre activité qui... qui se concentrent en fait sur la sensibilisation, l'information auprès du grand public, mais aussi des professionnels de santé qui ne sont pas toujours formés en fait, ni informés d'ailleurs au sujet du diabète de type 1. Donc voilà, grosso modo.

  • Elsa

    Et si je peux compléter le discours de Cloé, en fait notre mission elle se résume tout simplement à la signature, si je puis dire, de notre asso, c'est pour que... "Plus jamais aucune femme ne souffre seule de sa maladie". Et en fait, ça veut tout dire. C'est-à-dire qu'on veut sortir les femmes de leur isolement. On sait que le diabète de type 1, en général, il n'y en a qu'un dans une famille. Et on est souvent seule dans notre microcosme social, dans notre entourage, entre la sphère boulot, la sphère perso, la sphère familiale. On est souvent seule à être diabétique de type 1. Et le but de l'asso, c'est justement de dire, vous n'êtes pas seule, rejoignez-nous. Rejoignez des femmes qui vous ressemblent, rejoignez des femmes qui vivent les mêmes problématiques que vous, qui traversent les mêmes difficultés. Et grâce à ces rencontres, ça permet de se sentir tout simplement accompagnée, soutenue et de pouvoir finalement parler le même langage avec des personnes qui vivent les mêmes choses que nous. Et c'est une asso qui véhicule beaucoup de joie, beaucoup de bonne humeur, beaucoup de beaux moments parce que l'objectif, évidemment, même si on... On partage nos difficultés, c'est aussi de partager nos victoires et c'est aussi de s'inspirer les unes les autres. C'est la magie de ces rencontres, c'est qu'à travers les événements, on peut avoir un coup de cœur, on peut avoir un coup de foudre amical pour une autre femme diabétique comme nous et on peut avancer ensemble dans le chemin de la maladie pour toujours plus d'acceptation, de bien-être et pour, in fine, aussi aider notre sphère mentale.

  • Nathalie

    Et je suppose que c'est pour ça que votre engagement est spécifiquement voué aux femmes diabétiques de type 1 ?

  • Cloé

    Oui, en fait, on s'est rendu compte que, alors même si le diabète impacte aussi les hommes et qu'il n'y a aucun sujet autour de ça, on avait envie de faire quelque chose pour les femmes et pas contre les hommes, parce qu'on s'est rendu compte qu'en tant que femmes, on avait quand même des problématiques spécifiques à appréhender et avec lesquelles vivre au quotidien, les hormones. une propension plus nette à développer des troubles anxieux, des troubles de l'humeur, peut-être aussi des troubles des consuites alimentaires, en lien avec notre sexe. Il y a aussi la grossesse, la ménopause, je ne sais pas si je l'ai dit, mais je le redis. Il y a tout un tas de choses qu'on a, nous, à traverser, qui sont spécifiques parce que ça pose aussi des contraintes dans la gestion de la glycémie, de la maladie. Donc, nous, on avait vraiment envie de s'adresser à ces problématiques-là et puis faire en sorte que tout ce qu'on crée à travers l'asso représente un safe space pour les femmes, pour qu'elles puissent s'exprimer sans avoir peur d'être peut-être jugées ou d'avoir un regard masculin sur elles. Donc nous, c'était important d'infuser, d'injecter dans l'asso un ADN plutôt sororal, très empouvoirant pour la femme et vraiment d'enluminer, de faire la lumière sur ces problématiques-là qu'on rencontre, nous, en tant que femmes.

  • Nathalie

    Et quelles sont justement les principales actions que vous mettez en place pour accompagner ces femmes diabétiques ?

  • Elsa

    Oui, alors on a une présence en fait sur le terrain en événementiel et une présence digitale. Donc sur le terrain, comme le disait tout à l'heure Cloé, en fait on a tissé un réseau d'une vingtaine d'ambassadrices sur environ 12-13 régions de France. On est bien représentés dans toute la France et en fait chaque ambassadrice a sa communauté de Déesses sucrées et organise des événements qui peuvent être mensuels, qui permettent aux femmes diabétiques de type 1 de se retrouver entre elles, autour d'un café, un resto, une activité de loisirs. Et puis même parfois, au gré des partenariats et des opportunités, on peut même créer des événements avec des thérapeutes, avec des intervenants spécialisés dans la gestion du diabète. On peut avoir des événements qui vont être autour de la santé mentale, qui vont être... pilotés par Cloé ou des événements autour du yoga, du sport ou autour de la nutrition. Enfin, on essaye d'avoir un panel, de s'entourer d'un panel d'intervenants spécialisés dans la gestion du diabète de type 1 pour justement apporter tout un tas de ressources et d'outils aux femmes de l'association. Nos événements présentiels démarrent et partent déjà de là. Ensuite, on a eu une grande initiative qui s'appelle le Café Coaching que nous avons inventé avec Cloé Neher et Laura Geniez, qui est une chère amie à nous et qui est également diabétique de type 1 et qui est coach accompagnatrice de la maladie chronique. Et du coup, à nous trois, nous avons, si je puis dire, inventé un atelier qui est peut-être l'atelier dont on aurait rêvé avoir accès quand on était plus jeune, qui est un atelier sur la gestion émotionnelle du diabète en fait. Et cet atelier qui dure quatre heures, nous l'avons organisé dans une dizaine de villes en France, ce qui nous a permis d'aller vraiment à la rencontre de centaines de femmes diabétiques de type 1 et pour lesquelles pendant cet atelier, nous avons ouvert un espace de parole qui soit safe et sécurisé. Et surtout... pour leur donner des outils pour mieux assumer, voire accepter la maladie, et des outils aussi pour mieux gérer les aléas de la maladie, toujours au niveau émotionnel, santé mentale, impact sur le regard qu'on a sur soi, sur son image du corps, sur son estime. Voilà, donc cette initiative a duré un peu plus de deux ans. Ça a été un peu notre projet phare, notre projet aussi de présentation au monde, si je puis dire. Et nous allons bientôt réfléchir à un nouveau concept d'atelier, justement, qui puisse, dans cette même veine, continuer d'apporter toujours plus de soutien et d'outils à nos sœurs sucrées, comme on aime les appeler. Dans la sphère événementielle, on a aussi créé un séjour du coup 100% femmes DT1 qu'on aime appeler 0% charge mentale, qui est un séjour que l'on fait sur un catamaran, donc c'est une croisière d'une semaine que l'on organise en Croatie chaque année. Nous avons déjà organisé deux éditions spectaculaires. Et l'idée, c'est d'avoir huit femmes diabétiques de type 1 sur un bateau, accompagnées de deux professeurs de yoga, qui sont formées et sensibilisées à la gestion d'un diabète de type 1. Et pendant une semaine, en fait, elles vont avoir le loisir non seulement de voyager, puisqu'elles vont découvrir les îles croates, elles vont avoir la chance de vivre sur un catamaran haut de gamme, d'être aux petits oignons, puisque les deux professeurs de yoga avec qui nous travaillons sont des femmes qui vont leur permettre de travailler sur... leur gestion émotionnelle de la maladie, mais aussi faire du yoga tous les jours, une activité physique adaptée, des menus adaptés. Enfin voilà, un petit séjour rêvé pour la femme DT1. Et on réfléchit à... à dupliquer ce type de séjour, mais sous d'autres formes, sur des formats plus courts, peut-être plus accessibles, terrestres, en France métropolitaine. Donc, on a ça un peu dans les backstage. On espère pouvoir vous en dire bientôt un peu plus. Puis sur la sphère digitale, on est très présente aussi. On a créé une plateforme, un forum, si je puis dire, qui est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 qui permet à toutes les femmes francophones de s'inscrire, c'est gratuit, et d'avoir, en fait, tout simplement accès au soutien de toute la communauté. Si on a une question, si on a un doute, si on a juste besoin de parler, c'est sur Discord que ça se passe. Ça s'appelle le Temple des Déesses. Et... Au-delà de la fonction de forum, on organise aussi des visioconférences pour donner la parole à nos sœurs sucrées et parler des thématiques qui leur incombent et qui sont importantes pour elles. Ensuite, on est présente sur les réseaux sociaux. On essaye de sensibiliser beaucoup, informer beaucoup. Cloé, justement, avec sa casquette de psychopraticienne spécialisée dans le diabète et les TCA, va faire beaucoup de contenu autour de l'alimentation, du diabète de type 1, de toutes les intrications qu'il y a entre les deux, et sur tout ce qui est acceptation de la maladie, image de soi. Donc voilà, on essaye d'être autant présente sur le digital que sur le terrain pour apporter un maximum à toute notre communauté.

  • Nathalie

    Je suppose que tout cela a un impact considérable auprès des femmes qui rejoignent l'association. Est-ce que vous avez des exemples pour nous dire qu'est-ce qu'elles ressentent, comment elles le vivent ?

  • Elsa

    Oui, alors on a... On reçoit toujours des témoignages magnifiques, qu'ils soient en message privé par les réseaux sociaux ou tout simplement quand on rencontre ces femmes en présentiel. Souvent, on nous dit merci. Merci d'exister, merci d'avoir créé ça. J'en avais tant besoin. Et ça, c'est la plus belle reconnaissance. On a beaucoup de gratitude pour toutes les femmes qui font ce pas vers nous, qui rejoignent l'association, qui en plus s'impliquent dans l'association. J'en profite pour envoyer un énorme bisou à nos ambassadrices qui font un travail formidable sur le terrain, en région. On a beaucoup de messages de femmes qui disent que grâce à l'asso, grâce au fait qu'elles nous ont connues sur les réseaux, même si elles ne nous ont jamais connues en vrai, juste le fait de voir que des femmes s'en sortent. Le fait d'avoir ce modèle d'inspiration, de voir qu'il y a des femmes qui ont la même maladie qu'elles, mais qui pourtant sont heureuses, ont une vie épanouie, ont réussi à dépasser le diagnostic qui est terrible au départ, les premières années qui sont souvent dures, parce qu'évidemment, toute notre vie change avec un diabète de type 1. Le fait d'avoir accès à ces sources d'inspiration qui montrent que c'est possible de vivre avec et d'être heureux. Ça leur ouvre une voie, ça leur ouvre le champ des possibles. Beaucoup de femmes s'autorisent à faire des choses qu'elles s'étaient empêchées de faire au fur et à mesure que la maladie s'installait. Voilà, sans entrer dans les détails, c'est une maladie qui peut pousser à beaucoup de restrictions. Et le fait de voir qu'il y a des personnes qui vivent librement aussi, ça leur a permis de recommencer à voyager, de recommencer à faire du sport. de recommencer à sortir en société, d'aller manger au resto, d'avoir une vie sociale plus épanouie. Voilà. Et pour beaucoup de femmes, ça a été vecteur d'une belle évolution dans leur vie. Et les plus beaux messages, c'est les rencontres amicales. Parce qu'au-delà de peut-être avoir un modèle d'inspiration, ce qui est déjà très important dans une vie, mais juste rencontrer cette amie avec qui on peut être 100% soi-même, avec qui on peut parler de tout, tout ce qui ne va pas, avec qui on peut simplement échanger sur les mêmes problématiques, ça apporte beaucoup de réconfort, beaucoup de soutien et ça leur permet d'évoluer ensemble et de ne plus être seule, tout simplement.

  • Nathalie

    Oui, ça je comprends. Et justement, quels sont ces grands défis que rencontrent les femmes DT1, si vous pouvez expliquer, par rapport ne serait-ce que la maladie, qu'est-ce qu'a aussi le diabète de type 1 ? Et qu'est-ce que le diabète de type 1 féminin, on va dire, pour une femme, qu'est-ce qu'elle peut rencontrer comme défi ?

  • Cloé

    Disons que la maladie, elle vient ébranler et fragiliser trois piliers qui sont fondamentaux. L'estime de soi, le rapport au corps et le rapport à l'alimentation. Déjà, pour une femme qui n'est pas atteinte d'une pathologie comme le diabète, ce sont des piliers qui doivent être solides mais qui en réalité ne le sont pas, à cause de tout un tas d'injonctions sociétales, à cause de l'histoire personnelle, etc. Donc quand le diabète arrive, il vient rajouter un coup de marteau dans ces piliers-là et donc on peut se sentir très vulnérable, très fragile sur ces thèmes-là, sur ces sphères-là dans sa vie. C'est-à-dire qu'étant donné que l'alimentation est un biais de contrôle, est un biais d'une variable d'ajustement dans des glycémies, en fait, on va pouvoir développer un rapport tout à fait sain vis-à-vis de l'alimentation. Idem au niveau du rapport au corps. Accepter un corps qui est médicalisé, accepter un corps qu'on peut sentir, percevoir et imaginer comme étant plus faible, c'est compliqué. Et puis, au niveau de l'estime de soi, c'est compliqué aussi de se réidentifier, de s'identifier à nouveau, sous le prisme de « maintenant, je vis avec une maladie » . Donc, ce sont des thématiques pourtant qui sont très importantes dans la construction identitaire et dans le savoir-vivre avec soi-même, dans la relation intrapersonnelle. qu'on peut nourrir et alimenter tout au long de sa vie, c'est compliqué d'intégrer le diabète à ça. Parce qu'il vient faire des dégâts autour de ces thématiques-là. Donc effectivement, nous on aborde des thèmes tels que le contrôle et l'hyper-contrôle qui viennent se réveiller et se mettre en place dans la gestion de la maladie, souvent en lien avec une peur immense de la mort ou des conséquences, et qui est une manière de garder le contrôle et de reprendre le contrôle sur un corps défaillant. On vient travailler aussi et parler du rapport au corps, donc de l'image de soi, l'amour de soi, l'acceptation de soi, la compréhension de soi aussi et la réappropriation de son corps. Donc ça, ce sont des thématiques hyper importantes. On peut parler aussi plus spécifiquement de la peur de l'hypoglycémie en lien avec des traumatismes, avec des expériences passées qui ont été douloureuses, avec la peur de se sentir mal, de perdre connaissance, etc. Il peut y avoir aussi des sujets en lien avec la confiance en soi aussi. Et puis le rapport au dispositif, par exemple. Tout ça, ce sont des thématiques qui peuvent être abordées en long, en large et en travers puisque ça pose des enjeux dans la santé mentale et dans la santé globale de la femme atteinte d'un diabète. Et puis, je l'ai dit, avec un gros focus sur l'alimentation puisque c'est vraiment en premier plan. La gestion de l'alimentation, c'est tout le temps. C'est le matin, le midi, le soir. C'est entre les repas aussi parfois. C'est aussi la nuit. Et donc, du coup, c'est pour ça que moi, j'ai décidé aussi d'approfondir et de me spécialiser sur l'accompagnement de l'alimentation troublée ou des troubles des conduites alimentaires en lien avec le diabète parce que malheureusement, ça touche beaucoup de personnes, notamment des femmes atteintes de diabète. Donc, voilà un petit peu les thèmes qui sont, on va dire, les plus prégnants dans la vie d'une femme atteinte d'un diabète. Et puis aussi, très important, je ne l'ai pas mis en lumière, mais on va dire le lien à l'autre aussi, la relation à l'autre. Donc quand je dis l'autre, ça peut être dans les relations intimes, dans les relations amoureuses, dans les relations amicales, professionnelles, mais aussi dans les relations avec les professionnels de santé qui nous suivent. Voilà, c'est comment trouver ma place vis-à-vis de l'autre et comment est-ce que je donne une place à mon diabète dans ma relation à l'autre. Donc le lien à l'autre est vachement, vachement, vachement important. Et puis il y a cette dimension aussi de stress et d'angoisse, on va aborder de charge mentale qui est très en lien avec la régulation du système nerveux et avec les différentes réponses de notre système nerveux face aux dangers et au stress, qui moi est une approche qui m'intéresse beaucoup et qui fait qu'on essaie d'aborder aussi beaucoup de techniques et d'outils pour venir réguler ses émotions, enfin son stress plutôt, appréhender ses émotions et les traverser, pour venir apaiser le stress dans le corps, puisqu'on peut aussi se dire sans... sans sourciller que le stress va aussi être très déterminant dans la gestion de nos glycémies. Donc il y a aussi beaucoup de psychocorpos dans notre manière d'aborder les choses avec un focus sur la détente, la relaxation, le bien-être, la respiration. Toutes ces techniques-là, qui ne sont pas forcément conventionnelles, mais qui nous aident, nous ont aidés, continuent à nous aider au quotidien et en lesquelles on croit profondément.

  • Elsa

    Et puis si je peux ajouter une petite chose pour... Peut-être les personnes qui ne connaissent pas le diabète de type 1, en fait, les défis que rencontrent les personnes atteintes de cette maladie sont quotidiens, puisque nous devons gérer notre glycémie 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec de l'insuline et l'alimentation, plus, sans rentrer dans les détails, une hygiène de vie autour qui va pouvoir aider cette gestion de la glycémie. On va dire que grosso modo, il faut qu'on calcule en permanence ce que notre corps ingère et ce que notre corps dépense pour pouvoir ajuster la dose de notre médicament, qui est l'insuline. Et en fait, ces ajustements, ces calculs vont prendre une place énorme dans notre quotidien et dans nos choix de chaque instant. Et du coup, en fait, on est sujet à avoir des hypoglycémies ou des hyperglycémies, c'est-à-dire trop de sucre dans le sang pas assez de sucre dans le sang. Et nos défis quotidiens, c'est d'avoir à gérer ce corps qui est finalement défaillant sur ce point et de devoir continuer une vie normale, c'est-à-dire aller travailler, faire des réunions, s'occuper de sa famille si on est déjà maman, avoir une vie sociale, avoir une vie de couple et intime si on en a une. Et en fait, le diabète vient s'immiscer dans toutes les sphères de notre vie. Et le défi, c'est d'accepter qu'il va faire partie de notre vie maintenant. Peut-être aussi de le dire aux autres, parce que parfois, la maladie peut être taboue. Parfois, on peut vouloir cacher qu'on est diabétique, puisque évidemment, c'est une maladie invisible. Donc, si on le souhaite, on peut très bien ne pas dire qu'on est malade. Mais pourtant, elle a un impact certain sur notre physique et notre psychologie au quotidien. Et donc le défi, c'est justement d'arriver à garder une vie normale, alors que derrière, il faut soutenir en permanence ce corps qui peut partir en hyper ou en hypo pour plein de raisons incontrôlées.

  • Nathalie

    Comment peut-on rejoindre et s'impliquer dans la communauté des déesses sucrées ?

  • Cloé

    On communique beaucoup auprès des professionnels de santé et du réseau diabète, c'est-à-dire les pharmacies, les prestataires de santé, qui pour la plupart nous connaissent déjà. Parfois, ces personnes-là vont être relais de l'existence de l'association et vont pouvoir donner aux patientes nos coordonnées. Et sinon, nous, on communique beaucoup à travers les réseaux sociaux, notamment Instagram, qui est la plateforme... sur laquelle on est les plus présentes et où on insiste bien sur le fait que pour nous rejoindre, il y a deux choses qui sont primordiales. Déjà, adhérer à l'association. C'est un petit geste, mais pour nous, il n'est pas petit du tout parce que c'est vraiment une manière de nous soutenir qui est très importante. Il ne faut pas minimiser ça. Pour nous, c'est très important de nous soutenir via l'adhésion. Donc déjà, première étape, c'est adhérer. Ensuite, on peut être mis en contact avec l'ambassadrice, s'il y en a une, de sa région. Et donc, lorsqu'on rentre en contact avec l'ambassadrice, c'est soit elle qui nous repère quand on a fait l'adhésion ou alors c'est l'adhérente qui va prendre contact avec elle parce qu'elle l'aura identifiée grâce aux publications qu'on a faites sur les réseaux. Donc, une fois que la mise en lien est faite, la personne va être intégrée au groupe WhatsApp qui est déjà existant et donc elle va pouvoir, dès ce moment-là, participer à toute la vie de la communauté en région, participer à des événements, des rencontres informelles ou pas, poser ses questions, discuter, s'investir dans des dialogues à travers la communauté et le groupe WhatsApp. Et puis si malheureusement il n'y a pas d'ambassadrice sur la région de la personne, il y a toute l'activité sur les réseaux sociaux et puis il y a aussi notre forum Discord qui offre la possibilité de discuter sur tout un tas de thématiques tout le temps, H24. Et par le biais duquel on organise aussi... une réunion en digital, en fait, en distanciel, une fois par mois. Donc, c'est l'alternative pour les personnes qui n'ont pas la chance d'avoir une communauté existante, tout en sachant que nous, ce qu'on souhaite, c'est que les communautés continuent à grandir et puis à se créer aussi à travers la France. Et que donc, si une femme identifie un potentiel sur sa région, dans sa ville, et qu'elle pense qu'elle peut recruter et puis rassembler les femmes atteintes de diabète sur sa ville, dans sa région. C'est hyper chouette aussi, puisque ça donne et ça offre plus de possibilités aux femmes de s'affilier justement à une communauté. Donc le but, c'est que là, on est 19 ou 20 communautés. Le but, c'est que ça puisse encore prendre de l'ampleur et que les zones qui ne sont pas ouvertes actuellement le soient par le biais de la création d'une nouvelle communauté. Voilà. Donc grosso modo, pour résumer, toutes les informations sont soit sur notre site internet, soit sur notre compte Instagram, soit sur notre page Hello Asso, où vous pouvez d'ailleurs retrouver toutes les billetteries en cours. Et puis la page pour adhérer, qui est très simple, très intuitive et qui vous permet de faire officiellement partie de la bande. Voilà.

  • Nathalie

    Comment les auditeurs peuvent-ils vous soutenir ? Est-ce que vous acceptez le sponsoring, le mécénat, les dons ? Dites-moi tout ça. Elsa : Pour nous soutenir, évidemment déjà adhérer, puisque adhérer, ça permet non seulement de faire grossir l'association. Plus on a de femmes qui adhèrent, plus l'association prend de l'ampleur, du poids et ça légitimise nos missions, ça légitimise auprès des professionnels de santé l'importance de la prise en charge de la santé mentale chez les femmes atteintes de diabète de type 1. Donc plus on est nombreuses, plus on gagne en crédibilité. Et tout ça nous permet à nous d'aller chercher des subventions, d'aller chercher des dons auprès des entreprises. Donc déjà, le nombre d'adhérents compte énormément pour nous pour continuer de grandir. Évidemment, l'adhésion permet de donner un peu de sous à l'association, puisque sans argent, on ne peut pas se développer. Donc l'adhésion coûte 15 euros par an et elle vous permet d'avoir accès à... tout ce que l'on vous a expliqué auparavant en termes de services que l'on propose gratuitement. Et puis finalement, oui, on recherche des mécénats, on recherche des partenariats, on recherche des subventions. Évidemment, vous pouvez aussi donner, que vous soyez DT1 vous-même ou proche d'un DT1 et que ce soit une cause qui, évidemment, vous touche et à laquelle vous êtes sensibilisés, vous pouvez aussi faire des dons sur notre plateforme Hello Asso, qui sont défiscalisés par ailleurs, puisque nous sommes une association à but non lucratif. Donc vous pouvez donner autant que vous le souhaitez, vous récupérez 60% de votre don à chaque déclaration fiscale. Et puis bien sûr, si jamais vous travaillez dans un secteur qui pourrait être intéressé pour en fait... subventionner une asso, faire du mécénat, du sponsoring avec une asso. Parfois, il y a des grosses entreprises qui recherchent justement à financer des projets. Eh bien, pensez à nous, mettez-nous en contact, contactez-nous. Vous pouvez nous contacter sur notre Instagram déesses_sucrées, où vous trouvez notre contact sur notre site internet Déesses sucrées. Et nous, en fait, on serait ravis d'élaborer des projets qui soient financés parce qu'à l'heure actuelle, il faut dire que tout ce qu'on a déployé, on l'a fait bénévolement. Donc maintenant, on est presque une équipe de 20 personnes à bosser avec tout notre cœur et toute notre énergie pour que ce projet grandisse entre Cloé et moi et les ambassadrices. Donc on se retrouve à un stade de notre développement où nous avons énormément d'idées. Nous avons en tête plein de projets à réaliser. Mais le nerf de la guerre, ça reste les sous. Donc si jamais nos projets vous font tilt, vous avez envie de nous aider, pensez à nous parce que c'est grâce à l'argent aussi qu'on pourra déployer encore plus nos missions. Si vous aviez un message à faire passer aux femmes diabétiques qui nous écoutent aujourd'hui, quel serait-il ?

  • Elsa

    Le message c'est vous n'êtes pas seules. Vous n'êtes pas seules, rejoignez-nous. Vous n'êtes pas seules à vivre cette maladie. Plein de femmes comme vous vivent les mêmes problématiques, les mêmes sujets, passent aussi par les mêmes étapes à partir du moment du diagnostic, même jusqu'à encore plusieurs années après. En fait, on se rend compte quand on partage nos vécus que vraiment on passe par les mêmes étapes de, bien évidemment, de colère, de rejet, de déni, de ce sentiment d'injustice. Voilà, tout plein de... finalement de choses très naturelles qui peuvent sembler a posteriori presque normales mais quand on les vit, mais quand on les vit seules c'est d'autant plus douloureux donc n'hésitez pas à rejoindre la communauté n'hésitez pas à intégrer un groupe de Déesses si vous en avez un dans votre région appelez à l'aide si ça ne va pas ne restez pas seules en fait ne restez pas seules avec toutes ces difficultés on est là pour ça, on les a vécues aussi on a plein de choses à partager, on a plein de ressources à vous donner, on a plein d'espoir à vous donner, plein d'outils aussi pour justement vous aider à dépasser les phases compliquées. Et puis aussi, au-delà de tout ce que l'on met en place au niveau asso, événementiel, digital, on est aussi en train de construire un carnet de... un réseau, en fait. On appelle ça le carnet d'adresse des Déesses. C'est un réseau de thérapeutes que l'on est en train de choisir, si je puis dire, ou qui viennent à nous naturellement, qui sont des personnes qui sont soit des personnes déjà diabétiques de type 1 qui ont eu cette vocation de se former dans une médecine particulière ou une thérapie particulière pour venir justement en aide à leur propre communauté, soit des personnes qui sont déjà thérapeutes ou professionnelles de santé qui n'ont pas la maladie, mais qui pourtant sont formés, sensibilisés et qui ont un attrait particulier pour aider les personnes ayant un diabète de type 1. Donc, ce réseau, on est en train de le construire. Et justement, dès qu'on voit une personne qui est en souffrance ou qui a une problématique très précise et qu'évidemment, l'asso ne peut pas aller plus loin parce qu'on ne va jamais remplacer un professionnel de santé, on va mettre en lien cette personne avec... Le bon professionnel, parce que dans le chemin de la maladie, comme dans beaucoup d'autres maladies chroniques, souvent on met du temps à trouver le bon professionnel de santé, le bon thérapeute qui va pouvoir avoir les bonnes clés pour nous aider à guérir ou nous en sortir. Et nous, on fait justement ce travail avec Cloé et avec notre réseau pour identifier ces bonnes personnes afin de limiter la perte de temps et limiter aussi la souffrance puisque quand on tombe sur la bonne personne directement, ça permet aussi de guérir plus vite, d'avancer plus vite. Donc voilà, ne restez pas seule. On est là. N'ayez pas peur de nous rejoindre. Toutes les ambassadrices et toutes les femmes qui rejoignent notre asso sont vraiment des personnes bienveillantes. On prône vraiment des valeurs de sororité, de bienveillance, d'entraide, de joie, de bonne humeur. On peut être vulnérables ensemble, on peut pleurer ensemble, tout comme on peut rire ensemble. Ce ne sont que des bons moments. Profitez-en !

  • Nathalie

    Nous arrivons à la fin de cet épisode spécial du podcaston où j'ai eu le plaisir d'échanger avec Cloé, Elsa des déesses sucrées. Leur engagement pour les femmes diabétiques de type 1 est une véritable source d'inspiration et j'espère que cette conversation vous aura permis de mieux comprendre l'importance du soutien, de l'échange et de la sororité dans la gestion du diabète. Vous avez maintenant la possibilité de les soutenir en faisant un don sur le site internet des Déesses Sucrées et de les suivre sur Instagram. Tous les liens seront dans les notes de l'épisode. Au revoir à toutes et à tous et prenez bien soin de vous.

  • Cloé

    Merci beaucoup de nous avoir écoutés et accordé un petit peu de votre temps n'hésitez pas à aller voir un petit peu tout ce qu'on fait on a aussi la chance d'être en lien avec d'autres femmes entrepreneurs dans le milieu du diabète qui forment notre réseau et on a toutes des casquettes différentes, le but étant d'aider les personnes atteintes de diabète à mieux vivre au quotidien sur tout un tas de sphères différentes donc n'hésitez pas à aller vous balader sur le compte Instagram vous verrez qu'il y a plein plein d'aides, de types d'aides différents qu'on peut apporter aux personnes concernées, que c'est vraiment une très belle communauté. Donc voilà, merci beaucoup. Et puis, bonne journée à tous les auditeurs.

  • Elsa

    Merci beaucoup pour votre écoute. À très bientôt.

  • Nathalie

    Je te remercie pour ton écoute. Si cet épisode t'a plu, que tu souhaites soutenir le podcast, je t'invite à le partager autour de toi, à t'abonner pour être averti du prochain épisode, à laisser 5 étoiles et un avis sur ta plateforme d'écoute. Tu as la possibilité aussi de me contacter soit sur mon compte Instagram, soit par e-mail que tu trouveras dans les notes du podcast. Je te dis à très vite pour un nouvel épisode de Vivre le diabète à la recherche de l'équilibre. Prends bien soin de toi.

Chapters

  • Présentation

    02:16

  • La genèse des Déesses Sucrées

    02:58

  • Les missions de l'association

    04:11

  • Pourquoi pour des femmes DT1 ?

    07:23

  • Les principales actions

    08:46

  • Les impacts

    14:24

  • Les grands défis

    17:13

  • Comment rejoindre les Déesses sucrées ?

    24:09

  • Comment soutenir les Déesses sucrées ?

    27:18

  • Message pour les femmes DT1

    30:23

  • Conclusion

    34:03

Description

🎙 Épisode spécial Podcasthon : Les Déesses Sucrées, une communauté pour les femmes diabétiques de type 1.


Dans le cadre du Podcasthon, cet événement caritatif mondial qui met en lumière des associations à but non lucratif, j’ai choisi de vous faire découvrir Les Déesses Sucrées, une association dédiée aux femmes diabétiques de type 1.


Pour en parler, je reçois Cloé Neher, présidente et Elsa Pardo Gracia, vice-présidente. Ensemble, elles ont cofondé cette association unique : créer un espace de soutien, d’échange et d’empowerment pour les femmes vivant avec le diabète de type 1.


Dans cet épisode, nous évoquons :

✨ La naissance et la mission des Déesses Sucrées

✨ Les défis spécifiques aux femmes diabétiques de type 1

✨ L’importance de la sororité et du partage d’expérience

✨ Les actions concrètes mises en place par l’association

✨ Comment rejoindre et soutenir cette belle initiative


Un épisode inspirant et engagé qui met à l’honneur la force de la communauté et du collectif !


🔗 Retrouvez Les Déesses Sucrées :

Soutenez l’association et partagez cet épisode !


🎧 Bonne écoute et à très vite dans Vivre le diabète !

“Et n’oubliez pas, plus vous apprenez sur votre maladie, mieux vous la gérez !”


Je t’invite à me contacter par email si tu souhaites partager ton expérience, je serai ravie de partager ton récit dans l'un de mes futurs épisodes.


Si tu souhaites soutenir le podcast, je t'invite à laisser 5 étoiles et un avis sur Apple Podcast, Spotify ou sur ta plateforme d'écoute préférée !

Cela aide le podcast à parvenir à d'autres personnes concernées par le sujet et à me motiver à produire toujours plus de nouveaux épisodes. Merci ! 😊


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Ou bien tu peux toujours être un relais en partageant mes contenus ! 

Je te remercie sincèrement !

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🔵 Me contacter par email : nathalie.vivrelediabete@gmail.com

🔵 S’abonner à ma newsletter sur : https://podcast.ausha.co/vivre-le-diabete 

🔵 Me rejoindre sur Instagram : Nathalie Paoletti et Vivre le diabète 

🔵 Ma chaîne YouTube : Vivre le diabète

🔵 Site internet : www.vivrelediabete.fr

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Crédit musique : Xavier Renucci 



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Nathalie

    Bienvenue dans cet épisode spécial de Vivre le Diabète, enregistré dans le cadre du Podcasthon, un événement caritatif où les podcasteuses et les podcasteurs du monde entier mettent en lumière des associations à but non lucratif. Pour ma part, j'ai choisi de vous parler d'une association qui me tient particulièrement à cœur, les Déesses Sucrées, dédiée aux femmes diabétiques de type 1 comme moi. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Cloé Neher, présidente de l'association et Elsa Pardo Gracia, vice-présidente. Ensemble, elles œuvrent pour créer un espace de soutien, d'échange et d'empowerment pour les femmes vivant avec le diabète de type 1, pour que "plus jamais aucune femme ne souffre seule de sa maladie" . Dans cet épisode, nous allons découvrir comment est née cette association, quels sont ses objectifs, ses actions concrètes et son impact sur la communauté. Nous parlerons aussi des défis spécifiques rencontrés par les femmes diabétiques et de l'importance d'une sororité forte pour mieux vivre avec la maladie. Je suis Nathalie, diabétique de type 1 depuis février 2010. Je m'adresse à toi qui viens de déclarer un diabète, à toi qui es diabétique de type 1 ou de type 2, ou à toi qui es en pré-diabète, mais aussi à toi qui soutiens et aides, que tu sois parent ou conjoint, etc. Je m'adresse également à toute personne désireuse de savoir ce qu'est le diabète vu par une patiente diabétique. Désormais, tu peux soutenir financièrement mon travail grâce à la plateforme Tipeee dont tu trouveras le lien dans les notes de l'épisode. Ou bien, tu peux toujours être un relais en partageant mes contenus. Je te remercie sincèrement. Et avant de commencer, si cet épisode vous plaît, pensez à le partager au moins à une personne, à laisser 5 étoiles et un avis sur votre plateforme d'écoute préférée. Ça m'aide énormément. à faire grandir ce podcast et à toucher encore plus de monde. Bonne écoute et n'oubliez pas, plus vous apprenez sur votre maladie, mieux vous la gérez. Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour. Bonjour Elsa, bonjour Cloé.

  • Cloé

    Bonjour.

  • Nathalie

    Cloé et Elsa, pouvez-vous vous présenter ?

  • Cloé

    Oui. Alors, je m'appelle Cloé, j'ai 32 ans, j'habite à Rouen, je suis diabétique de type 1 depuis mes 14 ans, j'ai écrit un livre sur ma vie avec la maladie, je suis la présidente de l'association Les Déesses Sucrées, je suis aussi psychopraticienne en thérapie brève et j'accompagne les personnes atteintes de diabète sur la gestion psycho-émotionnelle de la maladie et ou des troubles des conduites alimentaires avec le diabète, avec un lien avec le diabète ou pas d'ailleurs.

  • Elsa

    Et moi c'est Elsa, j'ai 33 ans, j'habite en Guadeloupe et je suis diabétique depuis l'âge de 17 ans. Je travaille dans la communication audiovisuelle et je suis la vice-présidente de l'asso des déesses sucrées.

  • Nathalie

    Pouvez-vous nous raconter la genèse de l'association Les déesses sucrées et comment est née cette initiative ?

  • Cloé

    Alors déjà, je pense que c'est bien de dire que c'est l'histoire d'une rencontre entre Elsa et moi. Donc c'est déjà l'histoire d'une très belle amitié solide qui a pu se nouer et se solidifier parce qu'on était toutes les deux atteintes de la même pathologie. Et puis, ça vient d'un désir commun de créer un réseau de soutien pour femmes, chose qui nous a, à titre personnel, beaucoup manqué durant notre adolescence et le début de notre âge adulte. Au départ, on s'est dit qu'on montrait un collectif qui nous permettrait de faire des réunions assez informelles, peut-être une fois par mois, une fois toutes les deux mois. Et en fait, face au succès que ça a eu sur Paris, parce qu'à la base, on était toutes les deux sur Paris, on s'est dit, OK, il faut qu'on aille plus loin. Donc on a rendu les choses un petit peu plus formelles et légales. Et puis on est devenu une association. C'était en été 2022. Et puis, depuis qu'on a les statuts d'association loi 1901, on s'évertue à créer des événements dont on vous parlera un petit peu après. Mais à la base, effectivement, c'est l'histoire d'une rencontre. C'est l'histoire d'un rêve commun et d'ambition partagée autour de la santé mentale de la femme diabétique.

  • Nathalie

    Alors, quelles sont les missions principales de l'association ?

  • Cloé

    Alors, les missions principales de l'association, c'est déjà d'identifier les femmes atteintes d'un diabète de type 1 partout en France, de pouvoir les connecter, donc les rassembler entre elles, et de les mettre en lien, en contact avec une ambassadrice en région qu'on a au préalable nous identifié. Donc, on en a maintenant pratiquement 20 à travers la France. Le but étant, en fait, de les faire intégrer ces communautés-là de soutien à travers lesquelles elles peuvent s'exprimer, notamment via un groupe WhatsApp qui est actif 24h sur 24. Et l'ambassadrice de la région peut, au gré de ses envies et des besoins de la communauté, imaginer et organiser des événements qui sont la plupart du temps gratuits, mais qui peuvent aussi prendre des formes spécifiques autour du bien-être, du sport, de la relaxation, du voyage. Tout un tas de thèmes sont abordés par le biais de ces événements-là. Notre mission, c'est vraiment d'être en soutien de la santé mentale des femmes atteintes d'un diabète. On n'est vraiment pas dans le pratico-pratique, on ne va pas donner de conseils médicaux puisqu'on ne se substitue pas du tout à l'accompagnement d'un professionnel de santé, ou de professionnels de santé d'ailleurs. Nous, on va vraiment intervenir sur le soutien psychologique et tous les sujets en lien avec la santé mentale des femmes atteintes de diabète. C'est vraiment ça. Et puis, il y a aussi un pan de notre activité qui... qui se concentrent en fait sur la sensibilisation, l'information auprès du grand public, mais aussi des professionnels de santé qui ne sont pas toujours formés en fait, ni informés d'ailleurs au sujet du diabète de type 1. Donc voilà, grosso modo.

  • Elsa

    Et si je peux compléter le discours de Cloé, en fait notre mission elle se résume tout simplement à la signature, si je puis dire, de notre asso, c'est pour que... "Plus jamais aucune femme ne souffre seule de sa maladie". Et en fait, ça veut tout dire. C'est-à-dire qu'on veut sortir les femmes de leur isolement. On sait que le diabète de type 1, en général, il n'y en a qu'un dans une famille. Et on est souvent seule dans notre microcosme social, dans notre entourage, entre la sphère boulot, la sphère perso, la sphère familiale. On est souvent seule à être diabétique de type 1. Et le but de l'asso, c'est justement de dire, vous n'êtes pas seule, rejoignez-nous. Rejoignez des femmes qui vous ressemblent, rejoignez des femmes qui vivent les mêmes problématiques que vous, qui traversent les mêmes difficultés. Et grâce à ces rencontres, ça permet de se sentir tout simplement accompagnée, soutenue et de pouvoir finalement parler le même langage avec des personnes qui vivent les mêmes choses que nous. Et c'est une asso qui véhicule beaucoup de joie, beaucoup de bonne humeur, beaucoup de beaux moments parce que l'objectif, évidemment, même si on... On partage nos difficultés, c'est aussi de partager nos victoires et c'est aussi de s'inspirer les unes les autres. C'est la magie de ces rencontres, c'est qu'à travers les événements, on peut avoir un coup de cœur, on peut avoir un coup de foudre amical pour une autre femme diabétique comme nous et on peut avancer ensemble dans le chemin de la maladie pour toujours plus d'acceptation, de bien-être et pour, in fine, aussi aider notre sphère mentale.

  • Nathalie

    Et je suppose que c'est pour ça que votre engagement est spécifiquement voué aux femmes diabétiques de type 1 ?

  • Cloé

    Oui, en fait, on s'est rendu compte que, alors même si le diabète impacte aussi les hommes et qu'il n'y a aucun sujet autour de ça, on avait envie de faire quelque chose pour les femmes et pas contre les hommes, parce qu'on s'est rendu compte qu'en tant que femmes, on avait quand même des problématiques spécifiques à appréhender et avec lesquelles vivre au quotidien, les hormones. une propension plus nette à développer des troubles anxieux, des troubles de l'humeur, peut-être aussi des troubles des consuites alimentaires, en lien avec notre sexe. Il y a aussi la grossesse, la ménopause, je ne sais pas si je l'ai dit, mais je le redis. Il y a tout un tas de choses qu'on a, nous, à traverser, qui sont spécifiques parce que ça pose aussi des contraintes dans la gestion de la glycémie, de la maladie. Donc, nous, on avait vraiment envie de s'adresser à ces problématiques-là et puis faire en sorte que tout ce qu'on crée à travers l'asso représente un safe space pour les femmes, pour qu'elles puissent s'exprimer sans avoir peur d'être peut-être jugées ou d'avoir un regard masculin sur elles. Donc nous, c'était important d'infuser, d'injecter dans l'asso un ADN plutôt sororal, très empouvoirant pour la femme et vraiment d'enluminer, de faire la lumière sur ces problématiques-là qu'on rencontre, nous, en tant que femmes.

  • Nathalie

    Et quelles sont justement les principales actions que vous mettez en place pour accompagner ces femmes diabétiques ?

  • Elsa

    Oui, alors on a une présence en fait sur le terrain en événementiel et une présence digitale. Donc sur le terrain, comme le disait tout à l'heure Cloé, en fait on a tissé un réseau d'une vingtaine d'ambassadrices sur environ 12-13 régions de France. On est bien représentés dans toute la France et en fait chaque ambassadrice a sa communauté de Déesses sucrées et organise des événements qui peuvent être mensuels, qui permettent aux femmes diabétiques de type 1 de se retrouver entre elles, autour d'un café, un resto, une activité de loisirs. Et puis même parfois, au gré des partenariats et des opportunités, on peut même créer des événements avec des thérapeutes, avec des intervenants spécialisés dans la gestion du diabète. On peut avoir des événements qui vont être autour de la santé mentale, qui vont être... pilotés par Cloé ou des événements autour du yoga, du sport ou autour de la nutrition. Enfin, on essaye d'avoir un panel, de s'entourer d'un panel d'intervenants spécialisés dans la gestion du diabète de type 1 pour justement apporter tout un tas de ressources et d'outils aux femmes de l'association. Nos événements présentiels démarrent et partent déjà de là. Ensuite, on a eu une grande initiative qui s'appelle le Café Coaching que nous avons inventé avec Cloé Neher et Laura Geniez, qui est une chère amie à nous et qui est également diabétique de type 1 et qui est coach accompagnatrice de la maladie chronique. Et du coup, à nous trois, nous avons, si je puis dire, inventé un atelier qui est peut-être l'atelier dont on aurait rêvé avoir accès quand on était plus jeune, qui est un atelier sur la gestion émotionnelle du diabète en fait. Et cet atelier qui dure quatre heures, nous l'avons organisé dans une dizaine de villes en France, ce qui nous a permis d'aller vraiment à la rencontre de centaines de femmes diabétiques de type 1 et pour lesquelles pendant cet atelier, nous avons ouvert un espace de parole qui soit safe et sécurisé. Et surtout... pour leur donner des outils pour mieux assumer, voire accepter la maladie, et des outils aussi pour mieux gérer les aléas de la maladie, toujours au niveau émotionnel, santé mentale, impact sur le regard qu'on a sur soi, sur son image du corps, sur son estime. Voilà, donc cette initiative a duré un peu plus de deux ans. Ça a été un peu notre projet phare, notre projet aussi de présentation au monde, si je puis dire. Et nous allons bientôt réfléchir à un nouveau concept d'atelier, justement, qui puisse, dans cette même veine, continuer d'apporter toujours plus de soutien et d'outils à nos sœurs sucrées, comme on aime les appeler. Dans la sphère événementielle, on a aussi créé un séjour du coup 100% femmes DT1 qu'on aime appeler 0% charge mentale, qui est un séjour que l'on fait sur un catamaran, donc c'est une croisière d'une semaine que l'on organise en Croatie chaque année. Nous avons déjà organisé deux éditions spectaculaires. Et l'idée, c'est d'avoir huit femmes diabétiques de type 1 sur un bateau, accompagnées de deux professeurs de yoga, qui sont formées et sensibilisées à la gestion d'un diabète de type 1. Et pendant une semaine, en fait, elles vont avoir le loisir non seulement de voyager, puisqu'elles vont découvrir les îles croates, elles vont avoir la chance de vivre sur un catamaran haut de gamme, d'être aux petits oignons, puisque les deux professeurs de yoga avec qui nous travaillons sont des femmes qui vont leur permettre de travailler sur... leur gestion émotionnelle de la maladie, mais aussi faire du yoga tous les jours, une activité physique adaptée, des menus adaptés. Enfin voilà, un petit séjour rêvé pour la femme DT1. Et on réfléchit à... à dupliquer ce type de séjour, mais sous d'autres formes, sur des formats plus courts, peut-être plus accessibles, terrestres, en France métropolitaine. Donc, on a ça un peu dans les backstage. On espère pouvoir vous en dire bientôt un peu plus. Puis sur la sphère digitale, on est très présente aussi. On a créé une plateforme, un forum, si je puis dire, qui est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 qui permet à toutes les femmes francophones de s'inscrire, c'est gratuit, et d'avoir, en fait, tout simplement accès au soutien de toute la communauté. Si on a une question, si on a un doute, si on a juste besoin de parler, c'est sur Discord que ça se passe. Ça s'appelle le Temple des Déesses. Et... Au-delà de la fonction de forum, on organise aussi des visioconférences pour donner la parole à nos sœurs sucrées et parler des thématiques qui leur incombent et qui sont importantes pour elles. Ensuite, on est présente sur les réseaux sociaux. On essaye de sensibiliser beaucoup, informer beaucoup. Cloé, justement, avec sa casquette de psychopraticienne spécialisée dans le diabète et les TCA, va faire beaucoup de contenu autour de l'alimentation, du diabète de type 1, de toutes les intrications qu'il y a entre les deux, et sur tout ce qui est acceptation de la maladie, image de soi. Donc voilà, on essaye d'être autant présente sur le digital que sur le terrain pour apporter un maximum à toute notre communauté.

  • Nathalie

    Je suppose que tout cela a un impact considérable auprès des femmes qui rejoignent l'association. Est-ce que vous avez des exemples pour nous dire qu'est-ce qu'elles ressentent, comment elles le vivent ?

  • Elsa

    Oui, alors on a... On reçoit toujours des témoignages magnifiques, qu'ils soient en message privé par les réseaux sociaux ou tout simplement quand on rencontre ces femmes en présentiel. Souvent, on nous dit merci. Merci d'exister, merci d'avoir créé ça. J'en avais tant besoin. Et ça, c'est la plus belle reconnaissance. On a beaucoup de gratitude pour toutes les femmes qui font ce pas vers nous, qui rejoignent l'association, qui en plus s'impliquent dans l'association. J'en profite pour envoyer un énorme bisou à nos ambassadrices qui font un travail formidable sur le terrain, en région. On a beaucoup de messages de femmes qui disent que grâce à l'asso, grâce au fait qu'elles nous ont connues sur les réseaux, même si elles ne nous ont jamais connues en vrai, juste le fait de voir que des femmes s'en sortent. Le fait d'avoir ce modèle d'inspiration, de voir qu'il y a des femmes qui ont la même maladie qu'elles, mais qui pourtant sont heureuses, ont une vie épanouie, ont réussi à dépasser le diagnostic qui est terrible au départ, les premières années qui sont souvent dures, parce qu'évidemment, toute notre vie change avec un diabète de type 1. Le fait d'avoir accès à ces sources d'inspiration qui montrent que c'est possible de vivre avec et d'être heureux. Ça leur ouvre une voie, ça leur ouvre le champ des possibles. Beaucoup de femmes s'autorisent à faire des choses qu'elles s'étaient empêchées de faire au fur et à mesure que la maladie s'installait. Voilà, sans entrer dans les détails, c'est une maladie qui peut pousser à beaucoup de restrictions. Et le fait de voir qu'il y a des personnes qui vivent librement aussi, ça leur a permis de recommencer à voyager, de recommencer à faire du sport. de recommencer à sortir en société, d'aller manger au resto, d'avoir une vie sociale plus épanouie. Voilà. Et pour beaucoup de femmes, ça a été vecteur d'une belle évolution dans leur vie. Et les plus beaux messages, c'est les rencontres amicales. Parce qu'au-delà de peut-être avoir un modèle d'inspiration, ce qui est déjà très important dans une vie, mais juste rencontrer cette amie avec qui on peut être 100% soi-même, avec qui on peut parler de tout, tout ce qui ne va pas, avec qui on peut simplement échanger sur les mêmes problématiques, ça apporte beaucoup de réconfort, beaucoup de soutien et ça leur permet d'évoluer ensemble et de ne plus être seule, tout simplement.

  • Nathalie

    Oui, ça je comprends. Et justement, quels sont ces grands défis que rencontrent les femmes DT1, si vous pouvez expliquer, par rapport ne serait-ce que la maladie, qu'est-ce qu'a aussi le diabète de type 1 ? Et qu'est-ce que le diabète de type 1 féminin, on va dire, pour une femme, qu'est-ce qu'elle peut rencontrer comme défi ?

  • Cloé

    Disons que la maladie, elle vient ébranler et fragiliser trois piliers qui sont fondamentaux. L'estime de soi, le rapport au corps et le rapport à l'alimentation. Déjà, pour une femme qui n'est pas atteinte d'une pathologie comme le diabète, ce sont des piliers qui doivent être solides mais qui en réalité ne le sont pas, à cause de tout un tas d'injonctions sociétales, à cause de l'histoire personnelle, etc. Donc quand le diabète arrive, il vient rajouter un coup de marteau dans ces piliers-là et donc on peut se sentir très vulnérable, très fragile sur ces thèmes-là, sur ces sphères-là dans sa vie. C'est-à-dire qu'étant donné que l'alimentation est un biais de contrôle, est un biais d'une variable d'ajustement dans des glycémies, en fait, on va pouvoir développer un rapport tout à fait sain vis-à-vis de l'alimentation. Idem au niveau du rapport au corps. Accepter un corps qui est médicalisé, accepter un corps qu'on peut sentir, percevoir et imaginer comme étant plus faible, c'est compliqué. Et puis, au niveau de l'estime de soi, c'est compliqué aussi de se réidentifier, de s'identifier à nouveau, sous le prisme de « maintenant, je vis avec une maladie » . Donc, ce sont des thématiques pourtant qui sont très importantes dans la construction identitaire et dans le savoir-vivre avec soi-même, dans la relation intrapersonnelle. qu'on peut nourrir et alimenter tout au long de sa vie, c'est compliqué d'intégrer le diabète à ça. Parce qu'il vient faire des dégâts autour de ces thématiques-là. Donc effectivement, nous on aborde des thèmes tels que le contrôle et l'hyper-contrôle qui viennent se réveiller et se mettre en place dans la gestion de la maladie, souvent en lien avec une peur immense de la mort ou des conséquences, et qui est une manière de garder le contrôle et de reprendre le contrôle sur un corps défaillant. On vient travailler aussi et parler du rapport au corps, donc de l'image de soi, l'amour de soi, l'acceptation de soi, la compréhension de soi aussi et la réappropriation de son corps. Donc ça, ce sont des thématiques hyper importantes. On peut parler aussi plus spécifiquement de la peur de l'hypoglycémie en lien avec des traumatismes, avec des expériences passées qui ont été douloureuses, avec la peur de se sentir mal, de perdre connaissance, etc. Il peut y avoir aussi des sujets en lien avec la confiance en soi aussi. Et puis le rapport au dispositif, par exemple. Tout ça, ce sont des thématiques qui peuvent être abordées en long, en large et en travers puisque ça pose des enjeux dans la santé mentale et dans la santé globale de la femme atteinte d'un diabète. Et puis, je l'ai dit, avec un gros focus sur l'alimentation puisque c'est vraiment en premier plan. La gestion de l'alimentation, c'est tout le temps. C'est le matin, le midi, le soir. C'est entre les repas aussi parfois. C'est aussi la nuit. Et donc, du coup, c'est pour ça que moi, j'ai décidé aussi d'approfondir et de me spécialiser sur l'accompagnement de l'alimentation troublée ou des troubles des conduites alimentaires en lien avec le diabète parce que malheureusement, ça touche beaucoup de personnes, notamment des femmes atteintes de diabète. Donc, voilà un petit peu les thèmes qui sont, on va dire, les plus prégnants dans la vie d'une femme atteinte d'un diabète. Et puis aussi, très important, je ne l'ai pas mis en lumière, mais on va dire le lien à l'autre aussi, la relation à l'autre. Donc quand je dis l'autre, ça peut être dans les relations intimes, dans les relations amoureuses, dans les relations amicales, professionnelles, mais aussi dans les relations avec les professionnels de santé qui nous suivent. Voilà, c'est comment trouver ma place vis-à-vis de l'autre et comment est-ce que je donne une place à mon diabète dans ma relation à l'autre. Donc le lien à l'autre est vachement, vachement, vachement important. Et puis il y a cette dimension aussi de stress et d'angoisse, on va aborder de charge mentale qui est très en lien avec la régulation du système nerveux et avec les différentes réponses de notre système nerveux face aux dangers et au stress, qui moi est une approche qui m'intéresse beaucoup et qui fait qu'on essaie d'aborder aussi beaucoup de techniques et d'outils pour venir réguler ses émotions, enfin son stress plutôt, appréhender ses émotions et les traverser, pour venir apaiser le stress dans le corps, puisqu'on peut aussi se dire sans... sans sourciller que le stress va aussi être très déterminant dans la gestion de nos glycémies. Donc il y a aussi beaucoup de psychocorpos dans notre manière d'aborder les choses avec un focus sur la détente, la relaxation, le bien-être, la respiration. Toutes ces techniques-là, qui ne sont pas forcément conventionnelles, mais qui nous aident, nous ont aidés, continuent à nous aider au quotidien et en lesquelles on croit profondément.

  • Elsa

    Et puis si je peux ajouter une petite chose pour... Peut-être les personnes qui ne connaissent pas le diabète de type 1, en fait, les défis que rencontrent les personnes atteintes de cette maladie sont quotidiens, puisque nous devons gérer notre glycémie 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec de l'insuline et l'alimentation, plus, sans rentrer dans les détails, une hygiène de vie autour qui va pouvoir aider cette gestion de la glycémie. On va dire que grosso modo, il faut qu'on calcule en permanence ce que notre corps ingère et ce que notre corps dépense pour pouvoir ajuster la dose de notre médicament, qui est l'insuline. Et en fait, ces ajustements, ces calculs vont prendre une place énorme dans notre quotidien et dans nos choix de chaque instant. Et du coup, en fait, on est sujet à avoir des hypoglycémies ou des hyperglycémies, c'est-à-dire trop de sucre dans le sang pas assez de sucre dans le sang. Et nos défis quotidiens, c'est d'avoir à gérer ce corps qui est finalement défaillant sur ce point et de devoir continuer une vie normale, c'est-à-dire aller travailler, faire des réunions, s'occuper de sa famille si on est déjà maman, avoir une vie sociale, avoir une vie de couple et intime si on en a une. Et en fait, le diabète vient s'immiscer dans toutes les sphères de notre vie. Et le défi, c'est d'accepter qu'il va faire partie de notre vie maintenant. Peut-être aussi de le dire aux autres, parce que parfois, la maladie peut être taboue. Parfois, on peut vouloir cacher qu'on est diabétique, puisque évidemment, c'est une maladie invisible. Donc, si on le souhaite, on peut très bien ne pas dire qu'on est malade. Mais pourtant, elle a un impact certain sur notre physique et notre psychologie au quotidien. Et donc le défi, c'est justement d'arriver à garder une vie normale, alors que derrière, il faut soutenir en permanence ce corps qui peut partir en hyper ou en hypo pour plein de raisons incontrôlées.

  • Nathalie

    Comment peut-on rejoindre et s'impliquer dans la communauté des déesses sucrées ?

  • Cloé

    On communique beaucoup auprès des professionnels de santé et du réseau diabète, c'est-à-dire les pharmacies, les prestataires de santé, qui pour la plupart nous connaissent déjà. Parfois, ces personnes-là vont être relais de l'existence de l'association et vont pouvoir donner aux patientes nos coordonnées. Et sinon, nous, on communique beaucoup à travers les réseaux sociaux, notamment Instagram, qui est la plateforme... sur laquelle on est les plus présentes et où on insiste bien sur le fait que pour nous rejoindre, il y a deux choses qui sont primordiales. Déjà, adhérer à l'association. C'est un petit geste, mais pour nous, il n'est pas petit du tout parce que c'est vraiment une manière de nous soutenir qui est très importante. Il ne faut pas minimiser ça. Pour nous, c'est très important de nous soutenir via l'adhésion. Donc déjà, première étape, c'est adhérer. Ensuite, on peut être mis en contact avec l'ambassadrice, s'il y en a une, de sa région. Et donc, lorsqu'on rentre en contact avec l'ambassadrice, c'est soit elle qui nous repère quand on a fait l'adhésion ou alors c'est l'adhérente qui va prendre contact avec elle parce qu'elle l'aura identifiée grâce aux publications qu'on a faites sur les réseaux. Donc, une fois que la mise en lien est faite, la personne va être intégrée au groupe WhatsApp qui est déjà existant et donc elle va pouvoir, dès ce moment-là, participer à toute la vie de la communauté en région, participer à des événements, des rencontres informelles ou pas, poser ses questions, discuter, s'investir dans des dialogues à travers la communauté et le groupe WhatsApp. Et puis si malheureusement il n'y a pas d'ambassadrice sur la région de la personne, il y a toute l'activité sur les réseaux sociaux et puis il y a aussi notre forum Discord qui offre la possibilité de discuter sur tout un tas de thématiques tout le temps, H24. Et par le biais duquel on organise aussi... une réunion en digital, en fait, en distanciel, une fois par mois. Donc, c'est l'alternative pour les personnes qui n'ont pas la chance d'avoir une communauté existante, tout en sachant que nous, ce qu'on souhaite, c'est que les communautés continuent à grandir et puis à se créer aussi à travers la France. Et que donc, si une femme identifie un potentiel sur sa région, dans sa ville, et qu'elle pense qu'elle peut recruter et puis rassembler les femmes atteintes de diabète sur sa ville, dans sa région. C'est hyper chouette aussi, puisque ça donne et ça offre plus de possibilités aux femmes de s'affilier justement à une communauté. Donc le but, c'est que là, on est 19 ou 20 communautés. Le but, c'est que ça puisse encore prendre de l'ampleur et que les zones qui ne sont pas ouvertes actuellement le soient par le biais de la création d'une nouvelle communauté. Voilà. Donc grosso modo, pour résumer, toutes les informations sont soit sur notre site internet, soit sur notre compte Instagram, soit sur notre page Hello Asso, où vous pouvez d'ailleurs retrouver toutes les billetteries en cours. Et puis la page pour adhérer, qui est très simple, très intuitive et qui vous permet de faire officiellement partie de la bande. Voilà.

  • Nathalie

    Comment les auditeurs peuvent-ils vous soutenir ? Est-ce que vous acceptez le sponsoring, le mécénat, les dons ? Dites-moi tout ça. Elsa : Pour nous soutenir, évidemment déjà adhérer, puisque adhérer, ça permet non seulement de faire grossir l'association. Plus on a de femmes qui adhèrent, plus l'association prend de l'ampleur, du poids et ça légitimise nos missions, ça légitimise auprès des professionnels de santé l'importance de la prise en charge de la santé mentale chez les femmes atteintes de diabète de type 1. Donc plus on est nombreuses, plus on gagne en crédibilité. Et tout ça nous permet à nous d'aller chercher des subventions, d'aller chercher des dons auprès des entreprises. Donc déjà, le nombre d'adhérents compte énormément pour nous pour continuer de grandir. Évidemment, l'adhésion permet de donner un peu de sous à l'association, puisque sans argent, on ne peut pas se développer. Donc l'adhésion coûte 15 euros par an et elle vous permet d'avoir accès à... tout ce que l'on vous a expliqué auparavant en termes de services que l'on propose gratuitement. Et puis finalement, oui, on recherche des mécénats, on recherche des partenariats, on recherche des subventions. Évidemment, vous pouvez aussi donner, que vous soyez DT1 vous-même ou proche d'un DT1 et que ce soit une cause qui, évidemment, vous touche et à laquelle vous êtes sensibilisés, vous pouvez aussi faire des dons sur notre plateforme Hello Asso, qui sont défiscalisés par ailleurs, puisque nous sommes une association à but non lucratif. Donc vous pouvez donner autant que vous le souhaitez, vous récupérez 60% de votre don à chaque déclaration fiscale. Et puis bien sûr, si jamais vous travaillez dans un secteur qui pourrait être intéressé pour en fait... subventionner une asso, faire du mécénat, du sponsoring avec une asso. Parfois, il y a des grosses entreprises qui recherchent justement à financer des projets. Eh bien, pensez à nous, mettez-nous en contact, contactez-nous. Vous pouvez nous contacter sur notre Instagram déesses_sucrées, où vous trouvez notre contact sur notre site internet Déesses sucrées. Et nous, en fait, on serait ravis d'élaborer des projets qui soient financés parce qu'à l'heure actuelle, il faut dire que tout ce qu'on a déployé, on l'a fait bénévolement. Donc maintenant, on est presque une équipe de 20 personnes à bosser avec tout notre cœur et toute notre énergie pour que ce projet grandisse entre Cloé et moi et les ambassadrices. Donc on se retrouve à un stade de notre développement où nous avons énormément d'idées. Nous avons en tête plein de projets à réaliser. Mais le nerf de la guerre, ça reste les sous. Donc si jamais nos projets vous font tilt, vous avez envie de nous aider, pensez à nous parce que c'est grâce à l'argent aussi qu'on pourra déployer encore plus nos missions. Si vous aviez un message à faire passer aux femmes diabétiques qui nous écoutent aujourd'hui, quel serait-il ?

  • Elsa

    Le message c'est vous n'êtes pas seules. Vous n'êtes pas seules, rejoignez-nous. Vous n'êtes pas seules à vivre cette maladie. Plein de femmes comme vous vivent les mêmes problématiques, les mêmes sujets, passent aussi par les mêmes étapes à partir du moment du diagnostic, même jusqu'à encore plusieurs années après. En fait, on se rend compte quand on partage nos vécus que vraiment on passe par les mêmes étapes de, bien évidemment, de colère, de rejet, de déni, de ce sentiment d'injustice. Voilà, tout plein de... finalement de choses très naturelles qui peuvent sembler a posteriori presque normales mais quand on les vit, mais quand on les vit seules c'est d'autant plus douloureux donc n'hésitez pas à rejoindre la communauté n'hésitez pas à intégrer un groupe de Déesses si vous en avez un dans votre région appelez à l'aide si ça ne va pas ne restez pas seules en fait ne restez pas seules avec toutes ces difficultés on est là pour ça, on les a vécues aussi on a plein de choses à partager, on a plein de ressources à vous donner, on a plein d'espoir à vous donner, plein d'outils aussi pour justement vous aider à dépasser les phases compliquées. Et puis aussi, au-delà de tout ce que l'on met en place au niveau asso, événementiel, digital, on est aussi en train de construire un carnet de... un réseau, en fait. On appelle ça le carnet d'adresse des Déesses. C'est un réseau de thérapeutes que l'on est en train de choisir, si je puis dire, ou qui viennent à nous naturellement, qui sont des personnes qui sont soit des personnes déjà diabétiques de type 1 qui ont eu cette vocation de se former dans une médecine particulière ou une thérapie particulière pour venir justement en aide à leur propre communauté, soit des personnes qui sont déjà thérapeutes ou professionnelles de santé qui n'ont pas la maladie, mais qui pourtant sont formés, sensibilisés et qui ont un attrait particulier pour aider les personnes ayant un diabète de type 1. Donc, ce réseau, on est en train de le construire. Et justement, dès qu'on voit une personne qui est en souffrance ou qui a une problématique très précise et qu'évidemment, l'asso ne peut pas aller plus loin parce qu'on ne va jamais remplacer un professionnel de santé, on va mettre en lien cette personne avec... Le bon professionnel, parce que dans le chemin de la maladie, comme dans beaucoup d'autres maladies chroniques, souvent on met du temps à trouver le bon professionnel de santé, le bon thérapeute qui va pouvoir avoir les bonnes clés pour nous aider à guérir ou nous en sortir. Et nous, on fait justement ce travail avec Cloé et avec notre réseau pour identifier ces bonnes personnes afin de limiter la perte de temps et limiter aussi la souffrance puisque quand on tombe sur la bonne personne directement, ça permet aussi de guérir plus vite, d'avancer plus vite. Donc voilà, ne restez pas seule. On est là. N'ayez pas peur de nous rejoindre. Toutes les ambassadrices et toutes les femmes qui rejoignent notre asso sont vraiment des personnes bienveillantes. On prône vraiment des valeurs de sororité, de bienveillance, d'entraide, de joie, de bonne humeur. On peut être vulnérables ensemble, on peut pleurer ensemble, tout comme on peut rire ensemble. Ce ne sont que des bons moments. Profitez-en !

  • Nathalie

    Nous arrivons à la fin de cet épisode spécial du podcaston où j'ai eu le plaisir d'échanger avec Cloé, Elsa des déesses sucrées. Leur engagement pour les femmes diabétiques de type 1 est une véritable source d'inspiration et j'espère que cette conversation vous aura permis de mieux comprendre l'importance du soutien, de l'échange et de la sororité dans la gestion du diabète. Vous avez maintenant la possibilité de les soutenir en faisant un don sur le site internet des Déesses Sucrées et de les suivre sur Instagram. Tous les liens seront dans les notes de l'épisode. Au revoir à toutes et à tous et prenez bien soin de vous.

  • Cloé

    Merci beaucoup de nous avoir écoutés et accordé un petit peu de votre temps n'hésitez pas à aller voir un petit peu tout ce qu'on fait on a aussi la chance d'être en lien avec d'autres femmes entrepreneurs dans le milieu du diabète qui forment notre réseau et on a toutes des casquettes différentes, le but étant d'aider les personnes atteintes de diabète à mieux vivre au quotidien sur tout un tas de sphères différentes donc n'hésitez pas à aller vous balader sur le compte Instagram vous verrez qu'il y a plein plein d'aides, de types d'aides différents qu'on peut apporter aux personnes concernées, que c'est vraiment une très belle communauté. Donc voilà, merci beaucoup. Et puis, bonne journée à tous les auditeurs.

  • Elsa

    Merci beaucoup pour votre écoute. À très bientôt.

  • Nathalie

    Je te remercie pour ton écoute. Si cet épisode t'a plu, que tu souhaites soutenir le podcast, je t'invite à le partager autour de toi, à t'abonner pour être averti du prochain épisode, à laisser 5 étoiles et un avis sur ta plateforme d'écoute. Tu as la possibilité aussi de me contacter soit sur mon compte Instagram, soit par e-mail que tu trouveras dans les notes du podcast. Je te dis à très vite pour un nouvel épisode de Vivre le diabète à la recherche de l'équilibre. Prends bien soin de toi.

Chapters

  • Présentation

    02:16

  • La genèse des Déesses Sucrées

    02:58

  • Les missions de l'association

    04:11

  • Pourquoi pour des femmes DT1 ?

    07:23

  • Les principales actions

    08:46

  • Les impacts

    14:24

  • Les grands défis

    17:13

  • Comment rejoindre les Déesses sucrées ?

    24:09

  • Comment soutenir les Déesses sucrées ?

    27:18

  • Message pour les femmes DT1

    30:23

  • Conclusion

    34:03

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