NathaliePasser sous pompe à insuline est déjà une grande étape, mais passer en boucle semi-fermée, c'est encore un autre cap. Dans cet épisode, j'ai eu envie de vous raconter de l'intérieur mon expérience. Trois jours d'hospitalisation de jour à l'Hôpital Européen de Marseille pour passer en boucle semi-fermée avec la pompe à insuline, l'Omnipod 5. Je vais vous partager mon parcours, pourquoi j'ai attendu si longtemps, comment se sont déroulés ces trois jours, ce que j'ai appris, l'essentiel de ce que j'ai ressenti. Si vous vous posez des questions sur la pompe à insuline, la boucle semi-fermée, ou si vous êtes simplement curieux de savoir comment ça se passe concrètement, cet épisode est pour vous. Vivre le diabète à la recherche de l'équilibre, le podcast qui vous accompagne au quotidien avec des conseils et des témoignages inspirants autour du diabète. Je suis Nathalie, j'ai un diabète de type 1 depuis février 2010. Je m'adresse à toutes les personnes concernées par le diabète, patients, aidants ou simplement celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre cette maladie. Tous mes contenus sont gratuits. Si vous aimez mon podcast, vous avez la possibilité de soutenir mon travail grâce à la plateforme Tipeee dont vous trouverez le lien dans les notes de l'épisode. Ou bien, vous pouvez toujours être un relais en partageant mes contenus. Merci pour votre soutien. Et avant de commencer... Si cet épisode vous plaît, pensez à vous abonner, à le partager, à laisser 5 étoiles et un petit mot doux sur votre plateforme d'écoute préférée ou bien sur ma chaîne YouTube. Ça aide énormément à faire grandir ce podcast et à toucher encore plus de monde. Vous pouvez également vous inscrire à ma newsletter et recevoir en cadeau une fiche de suivi des sites de pose des dispositifs médicaux, simple, clair et pratique. Retrouvez le lien dans les notes de l'épisode. Bonne écoute et n'oubliez pas, plus vous apprenez sur votre maladie, mieux vous la gérez. Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour. Trois jours à l'hôpital, une nouvelle pompe, un algorithme qui apprend à me connaître et moi qui réapprend à lâcher prise. Passage en boucle semi-fermée. Mon diabète de type 1 s'est déclaré en février 2010. A l'époque, je suis sous stylo d'insuline, je fais mon stage d'insulinothérapie en décembre 2015, puis en janvier 2022, je passe enfin sous pompe à insuline avec l'omnipod DASH. J'ai attendu 12 ans avant de passer sous pompe. Pourquoi ? D'abord parce que je gérais plutôt bien mon diabète sous stylo. Je n'éprouvais pas le besoin de changer et surtout... Je n'arrivais pas à me projeter avec un dispositif accroché en permanence à mon corps. À ce moment-là, seules les pompes avec tubulure existaient. Et très honnêtement, je ne les trouvais pas pratiques du tout. Je savais qu'une pompe sans tubulure allait arriver, alors j'ai attendu. On me disait souvent « tu verras, la pompe simplifie la gestion du diabète » . J'écoutais sans vraiment me sentir concernée. Puis, l'omnipod. La pompe sans tubulure est arrivée. Là, j'ai commencé à m'y intéresser sérieusement et j'ai décidé de franchir le pas. Je suis passée sous Omnipod Dash en 2022 et je peux le dire aujourd'hui, je n'ai jamais regretté ce choix. La gestion du diabète est devenue plus simple, plus souple, plus confortable. L'arrivée des pompes en boucle semi-fermée. Entre-temps, une nouvelle avancée majeure a vu le jour. Les pompes à insuline en boucle semi-fermée. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Une pompe en boucle semi-fermée ajuste automatiquement l'administration de l'insuline grâce à un algorithme en se basant sur les données transmises par le capteur de glycémie en continu. De notre côté, nous devons toujours indiquer les glucides consommés lors des repas. C'est pour cette raison qu'on parle de boucle semi-fermée. On parlera de boucle totalement fermée le jour où nous n'aurons plus besoin d'annoncer les glucides. Et ce jour-là n'est probablement pas si loin. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à écouter l'épisode « La pompe à insuline en boucle fermée avec Sylvain, infirmier à Corsica Santé » publié en novembre 2024. Encore de l'attente. Au départ, Seules les pompes avec tubulure étaient proposées en boucle semi-fermée. J'ai donc attendu que l'omnipod soit concernée elle aussi. Quand l'Omnipod 5 est enfin arrivé, je ne remplissais plus les critères. Je gérais mon diabète, ma glycémie était équilibrée et l'un des critères d'accès était d'avoir une HbA1c supérieure à 8%. La priorité était donnée aux personnes en grande difficulté et c'était tout à fait logique. Puis, en 2025, la HAS, la Haute Autorité de Santé, a supprimé ce critère. J'ai alors refait une demande. Et en janvier 2026, j'ai obtenu un rendez-vous à l'hôpital européen de Marseille, dans le service du docteur Denis Raccah, pour un stage de 3 jours en hôpital de jour, afin de passer en boucle semi-fermée avec la pompe à insuline Omnipod 5. Les préparatifs du stage. Avant le stage, j'ai eu un rendez-vous chez mon prestataire de santé pour transmettre toutes les données de la pompe, paramétrer le logiciel de télésurveillance, récupérer le matériel, les pods Omnipod 5, la télécommande, qu'on appelle aussi le contrôleur, et bien sûr l'insuline. L'hôpital m'a également demandé de remplir un carnet alimentaire pendant les trois jours précédant le stage. Repas, calcul des glucides, unité d'insuline injectée. Ces informations permettent à la diététicienne et aux médecins de vérifier et d'ajuster les ratios si nécessaire. Vivant en Corse, nous n'avons pas encore la possibilité de faire poser les pompes à insuline sur place. Cela devrait évoluer courant 2026. Comme beaucoup de diabétiques de type 1 insulaire, j'ai donc dû me rendre sur le continent. J'ai choisi Marseille. Le stage se déroulant en hôpital du jour. L'hébergement à l'hôtel est prévu pour les personnes venant de loin. Et je tiens à le rappeler, en France, le transport et l'hébergement sont pris en charge par la Sécurité sociale. Le stage, trois jours en hospitalisation de jour. Jour 1. Après une nuit à l'hôtel, je descends prendre le petit déjeuner à 8h et je tombe sur Élodie, une jeune femme DT1 que je connais, originaire de l'île Rousse. Elle aussi vient pour la mise sous pompe à l'hôpital européen. Quelle joie de la retrouver et de savoir qu'on allait vivre cette expérience ensemble. Nous partons donc à pied, direction l'hôpital, situé à une dizaine de minutes. Le rendez-vous de 9h à 14h. Nous sommes accueillis dans une salle d'éducation thérapeutique du patient. Nous serons 5 au total, 2 femmes et 3 hommes, 2 personnes de Marseille, une du Vaucluse et Elodie et moi venues de Corse. Nous sommes tous sous Omnipod Dash, 3 avec le capteur Freestyle Libre 2, 2 avec le Dexcom G6, dont moi. Nos parcours diabète sont très différents. Fabrice, 47 ans de diabète, Serge, 25 ans, Christophe, 8 ans, Elodie, 23 ans, moi, 16 ans. Deux infirmières, une diététicienne et un diabétologue nous accompagnent. L'infirmière nous explique les capteurs compatibles, Dexcom G6 et Freestyle Libre 2, la connexion avec l'OmniPod 5, puis nous procédons à la pose de la pompe. Nous entrons toutes les données, mais la pompe reste en mode manuel pour le moment. Le passage en automatisé se fera plus tard. Le déjeuner se fait sur place avec la diététicienne sous forme d'atelier glucides. Nous calculons ensemble dans une très bonne ambiance et franchement, on se débrouille très bien. Première différence notable. Comme le capteur est connecté à la pompe, il n'est plus nécessaire d'entrer la glycémie. Nous indiquons uniquement les glucides. Pour moi, c'est déjà un vrai soulagement. Jour 2. Dans la nuit, grosse hyperglycémie. J'ai mal estimé les glucides du repas du soir pris au restaurant et je n'ai pas injecté assez d'insuline. C'est une journée off, sans rendez-vous à l'hôpital. Je continue à expérimenter la pompe mais la gestion des repas est plus compliquée. Je ne suis pas chez moi, je ne pèse pas mes aliments et je mange à l'extérieur. Jour 3. Cette nuit-là, aucune alarme. J'ai mieux géré le dîner de la veille et la matinée se passe calmement. Le rendez-vous de 14h à 17h. Retour à l'hôpital dans la salle d'ETP. Nous faisons le point sur la journée off. Puis vient le moment tant attendu. Le passage du mode manuel au mode automatisé. Ça y est, nous sommes officiellement en boucle semi-fermée. Et je suis ravie. L'infirmière et le diabétologue nous forment au fonctionnement de ce nouveau mode. Les ratios insuline-glucide et le glucose cible deviennent centraux. Le glucose cible, c'est la valeur de la glycémie que l'on se fixe comme objectif, celle vers laquelle la pompe va chercher à nous amener en permanence. Pour ma part, mon glucose cible est fixé à 130 mg par décilitre. En mode automatisé, les débits basaux ne sont plus pris en compte. C'est l'algorithme qui ajuste l'insuline en continu. Le diabétologue nous explique que les 15 premiers jours servent à l'apprentissage de l'algorithme. Il faudra parfois l'aider. En cas d'hypoglycémie, ne prendre que la moitié du resucrage habituel. En cas d'hyperglycémie persistante, faire des corrections si nécessaire. Avant de partir, nous recevons notre planning de suivi. Un rendez-vous en visio par semaine pendant un mois avec un diabétologue, puis deux mois de télésurveillance par les infirmières. Et maintenant, nous repartons tous en boucle semi-fermée avec de l'enthousiasme et un peu d'appréhension. De mon côté, ces trois jours ont été marqués par quelques hyperglycémies liées au contexte. déplacement, repas à l'extérieur, absence de pesée. Je suis convaincue que tout va s'ajuster une fois rentrée chez moi, avec mes habitudes, une alimentation plus équilibrée et mes repères. Dans un prochain épisode, je vous raconterai comment la boucle semi-fermée s'est comportée sur la durée, ce qu'elle a changé pour mes nuits et surtout pour ma charge mentale. Ces trois jours ont été intenses, riches, parfois déstabilisants, mais surtout très rassurants. Passer en boucle semi-fermée, ce n'est pas magique, ce n'est pas parfait et ce n'est pas immédiat. Il y a un temps d'apprentissage pour la pompe, mais aussi pour nous. Entre les repas pris à l'extérieur, l'absence de mes repères habituels et mes erreurs de calcul, j'ai connu quelques hyperglycémies. Mais je sais que tout cela fait partie du processus et que l'équilibre va se construire avec le temps. Aujourd'hui, je repars avec une nouvelle technologie, mais surtout avec l'espoir d'un quotidien un peu plus léger, de nuits plus sereines et d'une charge mentale allégée. Au revoir à toutes et à tous et prenez bien soin de vous ! Je te remercie pour ton écoute. Si cet épisode t'a plu, que tu souhaites soutenir le podcast, je t'invite à le partager autour de toi, à t'abonner pour être averti du prochain épisode, à laisser 5 étoiles et un avis sur ta plateforme d'écoute. Tu as la possibilité aussi de me contacter, soit sur mon compte Instagram, soit par e-mail que tu trouveras dans les notes du podcast. Je te dis à très vite pour un nouvel épisode de Vivre le diabète à la recherche de l'équilibre. Prends bien soin de toi.