- Speaker #0
Je pense que je me suis longtemps imaginé comme un robot de productivité, aussi bien pour la muscu que l'entreprenariat. Avant, c'était Terminator, Schwarzenegger. Hop, on fait les choses comme un robot. J'étais content d'incarner ce rôle entre mes 20 et mes 30 ans. J'avais besoin d'être cette machine de productivité. Aujourd'hui, plus du tout.
- Speaker #1
Dans un monde où la réussite se mesure souvent en chiffres et en croissance, ce podcast explore ce qui se cache derrière l'art de durer quand on entreprend. Avec ses hauts et ses bas, ses échecs et la résilience qu'il faut pour se relever. Bienvenue dans Work in Progress, un podcast signé Conto, le compte pro-français qui accompagne déjà plus de 600 000 entrepreneurs et entrepreneuses. Ici, pas de recettes miracles, juste des conversations honnêtes avec celles et ceux qui ont décidé d'entreprendre sans se perdre. Je m'appelle Estelle Djanjo, je suis une entrepreneuse de l'information parce que ça me permet de faire un journalisme sur mesure tel que je le perçois. Et je suis ravie d'animer ce podcast pour parler avec d'autres indépendants qui ont décidé de créer leur propre voix. Mon invité d'aujourd'hui vient de Lyon et dès son enfance, il développe une passion pour le cinéma et les jeux vidéo. Mais c'est le sport qui va changer sa trajectoire. Coach, fondateur de Fitmas et de Gymnas, entrepreneur à la tête de 6 structures, dans un milieu qui survit aux raccourcis, il a choisi la longueur. Bien vu dans son work in progress, Nassim Saïli.
- Speaker #0
Bonjour Estelle.
- Speaker #1
Bienvenue dans Work in Progress.
- Speaker #0
Merci, trop content d'être là.
- Speaker #1
T'es entrepreneur dans le sport, dans la nutrition, sur YouTube, t'as un podcast. Là, il va falloir que tu nous expliques un petit peu comment tout ça a commencé. Mais avant de commencer, ça serait cool que tu nous racontes un peu déjà d'où tu viens. C'est vrai que je suis assez fascinée par ton parcours. T'as fait des études de cinéma, t'as fait des études aussi d'art, t'es un peu geek. Et en même temps, tu as fini coach sportif ?
- Speaker #0
100% geek, je l'étais, je le suis toujours.
- Speaker #1
Toujours aujourd'hui ?
- Speaker #0
Oui, sûr et certain.
- Speaker #1
Donc tu as 38 ans, tu es lyonnais.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux aussi nous décrire un petit peu, te présenter et nous dire quel métier tu voulais faire enfant et ce que tu fais aujourd'hui ?
- Speaker #0
Ok, je pense que le métier que je fais aujourd'hui, ça s'apparente quand même beaucoup à du coaching. Coaching sportif et je pense que c'est le premier métier que j'ai fait quand je suis rentré dans la vie active. après avoir fait mes études, etc. Donc, je me suis défini pendant très longtemps comme coach sportif avant d'être entrepreneur. Et après, ça a évolué un petit peu avec les projets qui se sont mis en place et les entreprises que j'ai aujourd'hui qui se sont créées. Donc, coach sportif à la base. Et puis ensuite, je peux me définir comme passionné de musculation et vraiment passionné d'entrepreneuriat. Donc, j'ai essayé de trouver le moyen de mêler les deux pour avoir l'activité que j'ai aujourd'hui.
- Speaker #1
T'as grandi dans une famille que tu décris comme modeste, tu m'as dit t'aimes pas le terme pauvre ?
- Speaker #0
En fait, pourquoi je préfère modeste ? Parce que lorsque j'étais petit, je ne réalisais pas du tout le niveau social de ma famille. Tu vois, pour moi, j'ai grandi dans une famille où je manquais de rien, on mangeait bien, on était relativement bien habillés. Alors certes, on partait pas en vacances tous les ans, voire même pas tous les deux ans, mais j'ai mis que très longtemps à réaliser que j'étais dans une famille modeste, voire même pauvre, on peut le dire. Donc, c'est pour ça que... Modeste comme terme, ça me va assez bien.
- Speaker #1
Et à quel moment tu réalises finalement le niveau social de ta famille ?
- Speaker #0
J'ai encore le moment précis en tête, c'est quand j'ai eu mon bac, bac scientifique en 2005, après je suis allé à la fac. Donc je cherche un appart et je fais les formalités pour m'inscrire à la fac. Je fais une demande de bourse, normal, et qu'est-ce que je vois ? Echelon 5, donc échelon maximal. Et lorsque mon père m'avait filé sa fiche d'imposition, pour justifier des revenus de la famille, Je me suis dit « Attends, si peu, si peu ! » Et encore, ça c'était en 2005, donc probablement que c'était encore plus bas quand j'étais adolescent et quand j'étais un petit peu plus jeune. Et là, je me suis dit « Comment est-ce qu'ils ont fait pour gérer un foyer de 5 personnes, donc les deux parents plus les trois enfants, avec aussi peu, sans que moi je ne réalise à quel point c'était chaud ? » Je vois encore ma mère faire les calculs au supermarché pour voir si jamais ça passait dans le budget. Personnellement, je ne réalisais pas. Quand j'étais petit, je voyais même ça un peu comme un jeu. Je me disais, attends, c'est marrant, on va essayer de choisir des trucs...
- Speaker #1
Sortons la calculette !
- Speaker #0
Sortons la calculette, c'est cool comme jeu ! En fait, c'est pas un jeu pour eux. Mais le fait de l'avoir un peu intériorisé comme jeu, ça m'a pas trop fait réaliser l'environnement dans lequel je grandissais. Et c'est tant mieux, parce que j'ai que des bons souvenirs, j'ai une majorité de bons souvenirs de mon enfance et de mon adolescence.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce que t'es le premier de ta famille à être parti à l'université ? Y'a pas de bac plus 5 autour de toi, pas de modèle ? de personnes qui ont fait des études supérieures ?
- Speaker #0
Le seul exemple que j'avais, c'était mon grand frère qui allait à la fac. Donc je n'étais pas le premier, mais pas de master, pas de doctorat. de trucs, choses comme ça.
- Speaker #1
En préparant cette interview, il y a un truc que tu m'as dit que j'ai adoré, c'est le fait que tu aies des figures de film, des figures des années 90, qui t'ont largement inspiré, et qu'on fait un peu de... qu'on nourrit l'adolescent en toi, j'aimerais savoir un peu plus, concrètement, pourquoi ?
- Speaker #0
Mais ça n'a pas nourri l'adolescent, ça a nourri l'enfant, je pense, avant ça. Pile poil, j'ai grandi dans les années 90, et la pop culture, évidemment, a une grosse influence Je pense sur mon développement. Faut garder aussi en tête que mon père travaillait beaucoup. Il était ouvrier, donc forcément, ça enchaînait les heures. Donc évidemment, American Dream, Self Made Man, forcément, tu commences à t'identifier un petit peu. Et bon, je pense que c'est un secret pour personne. Si je fais de la musculation aussi, c'est probablement parce que j'ai eu des modèles, figures, entre guillemets, qui étaient bodybuildés, en gros, Schwarzenegger, Stallone, Van Damme, etc. Et forcément, je pense que ça a joué dans mon désir. déjà d'être entrepreneur. Et aussi, ça a façonné ma passion pour la musculation et tout ce qu'il pourrait y avoir autour. Et le cinéma aussi, en fait, c'est tout bête. Donc, je suis vraiment l'exemple parfait de celui qui a grandi dans les années 90.
- Speaker #1
Mais après, il y a aussi des personnages que tu kiffes qui sont aussi obsédés par la technique. Parce que tu m'as parlé de Bruce Lee, tu m'as parlé de Zidane, tu m'as parlé de Mohamed Ali, de Michael Jordan. Au-delà du physique, c'est avant tout des icônes de sport. qui sont connus pour l'aspect stratège, l'aspect marketing de leur propre image. Mohamed Ali, c'est ça aussi qui est intéressant. Et Jordan aussi. Et Michael Jordan, avec la chaussure qu'il va avec, et le fait qu'il a voulu être plus qu'un simple sportif et devenir une image marketing finalement. Tu te reconnais un petit peu dans ce type de personnage ?
- Speaker #0
Oui, complètement, parce qu'avec ces exemples que tu cites, il y a une approche un peu globale. Ils ne sont pas juste restés dans le sport ou le cinéma. Je cite encore une fois Schwarzenegger. Il était entrepreneur à succès avant même de faire du cinéma. Il a été bodybuilder, après il est devenu millionnaire avec des investissements immobiliers, et ensuite il s'est lancé dans le cinéma. Et la politique. Et la politique, absolument. Et sûrement d'autres choses. Donc tu vois, c'est pour moi l'exemple même de l'entrepreneur. Et c'est vrai que les Jordan, les Mohamed Ali, les Bruce Lee, qui a mêlé art martiaux et philosophie, j'apprécie beaucoup ces personnes qui ne sont pas restées juste dans une seule chose, mais qui qui ont essayé de s'améliorer dans la globalité.
- Speaker #1
Et finalement, encore une fois, tu étais enfant. Si on arrive à l'adolescence, donc on est au début des années 2000, à quoi ressemblait le jeune Nassim de 13-14 ans physiquement ?
- Speaker #0
Alors physiquement, je te dresse le tableau. Pas du tout sportif, vraiment pas du tout. Je ne me considérais pas comme particulièrement maigre ou gros. J'avais le physique d'un adolescent en pleine croissance. J'étais très timide. vraiment très timide. J'étais bon élève et j'aimais bien les jeux vidéo. Donc c'était un petit peu ça mon quotidien. Et j'aimais bien tout ce qui était loisirs créatifs, donc dessin, peinture. Mais ça, c'était depuis l'enfance. Mais à l'adolescence, ça a continué à se développer.
- Speaker #1
Et comment tu as commencé à exister sur les réseaux sociaux ? C'est parce que c'est arrivé au début des années 2010 à peu près ?
- Speaker #0
Oui, exactement. Honnêtement, je pense qu'il n'y a pas eu de grosses réflexions derrière ça. Je me suis dit, je vais me mettre devant une caméra. Et ça tombait bien parce qu'à l'époque, mon frère avait acheté une caméra et il s'en servait pour prendre des photos en vacances. Et moi, je me suis dit, elle filme cette caméra, je vais essayer de me filmer aussi. Donc, c'était vraiment quelque chose d'un peu improvisé. Ce n'était pas trop réfléchi, mais j'ai vite pris goût à me filmer et parler et le publier et avoir les retours. Parce que les retours, c'était trop bien, je n'ai jamais eu de conseils comme ça. Les seuls conseils que j'avais, c'était dans les magazines ou dans les vestiaires de salles de sport. Et ils n'étaient pas, comment dire...
- Speaker #1
Quel type de conseils que tu donnais les premiers conseils c'était quoi ?
- Speaker #0
C'était des trucs tout bêtes genre comment avoir des abdos, comment développer les pectoraux Je me basais sur ce que les personnes étaient les plus susceptibles de taper dans la barre de recherche
- Speaker #1
C'est ça les plus grosses recherches c'est ça ? C'est pecs et abdos ?
- Speaker #0
Je pense, je pense que ça l'est toujours aujourd'hui mais à l'époque en tout cas personnellement c'est ce que je cherchais aussi Donc je me suis dit tout bêtement allez vas-y, je fais des petites capsules de 4 minutes, c'était des vidéos pas très longues Mais j'essaye d'apporter un maximum de valeur et surtout de répondre à des questions qui n'ont pas toujours de réponse ou alors les réponses sont un petit peu floues. Je re-mentionne le pratiquant de musculation dans les vestiaires de la salle qui, avec sa bro-science, tu sais c'est un peu la science improvisée qui n'a pas trop de fondement, va t'expliquer comment avoir des abdos ou comment développer les pectoraux. On n'avait jamais de réponse précise et scientifique donc c'est ça que j'ai essayé d'apporter.
- Speaker #1
La bro-science, là, je crois que je vais grave le ressortir. Oui, tu connais cette termine. Absolument pas, mais non, c'est une partie de mon vocabulaire. Mais avant ça, c'est vrai que tu t'es mis à la musculation. Il y a la période, effectivement, entre le moment où toi, tu es à la fac, tu aimes l'art, mais tu sens que ça peut-être que ça t'ennuie un peu d'être effectivement tout le temps assis ou derrière un ordinateur. Ton frère t'amène à la salle parce qu'il aimerait que tu arrêtes de jouer un petit peu à la play et d'être devant les écrans. Et à ce moment-là, tu as un déclic, c'est ça ?
- Speaker #0
A l'en-haut. Je sais pas si j'ai un déclic, mais en tout cas, pour la petite histoire, déjà à l'époque, c'était interdit de s'inscrire à la salle avant 18 ans. Aujourd'hui, on peut avec une autorisation parentale, avant c'était interdit. Donc déjà, de toute façon, je devais attendre mes 18 ans. Et lorsque j'ai eu mes 18 ans, mon frère, quelques mois après, effectivement, il m'a dit, « Allez, on vient à la salle » , parce que lui a toujours fait du sport. Donc on est allés à la salle tous les deux. Ça s'est mal passé pour moi, parce que j'ai failli faire un malaise. Mais du coup, j'ai plutôt bien accroché, bizarrement, on sait pas pourquoi. Et j'y suis retourné le lendemain avec lui, et le surlendemain, et on s'est entraînés ensemble pendant... les deux, trois premières années de ma pratique.
- Speaker #1
Mais qu'est-ce que t'allais chercher finalement à la salle quand t'y allais ? Alors avec ou sans ton grand frère pour le coup ? Quel type de satisfaction tu tirais d'aller là-bas ?
- Speaker #0
En fait c'était l'idée de, alors ça va être bête à dire, mais de souffrir pour progresser. Maintenant j'ai évidemment évolué par rapport à ce constat-là et j'utilise plus la souffrance comme justificatif de ma progression. Mais à l'époque c'était le cas. À l'époque c'était le cas, encore une fois passionné de pop-lut. pop culture, on s'imaginait des personnages de Dragon Ball Z qui s'entraînent dur, qui souffrent pour progresser. On avait ça en tête. J'avais 18 ans, mon frère 21. Donc évidemment, on n'a pas la maturité qu'on a aujourd'hui. À l'époque, c'est ce qui nous inspirait. Et c'est pour ça qu'on avait envie de retourner à la salle.
- Speaker #1
À quoi ça ressemblait, la salle de sport, quand tu as commencé en 2006 ? En
- Speaker #0
2006, hyper différent de ce qu'il y a aujourd'hui. Fitness Park, Basic Fit, etc. Ça a dû apparaître en France, je dirais, vers 2012. Donc on est six ans avant l'apparition des grosses chaînes de salles de sport. Les salles, c'était plutôt des clubs. Quand je dis club, quand tu rentres, tout le monde se dit bonjour. Tout le monde se connaît à peu près. Je ne dis pas que dans les salles aujourd'hui, personne ne se dit bonjour. On ne dit pas bonjour. Personne ne me calcule. À l'époque, c'était vraiment on dit bonjour aux gérants de la salle, on dit bonjour aux adhérents. Et il y avait vraiment cette logique de club, de la même façon que tu pourrais aller au club de foot, au club de tennis, au club de basket. Donc c'était une ambiance... certes un peu de quartier, sans que ce soit péjoratif ou quoi, c'était vraiment une ambiance conviviale et amicale.
- Speaker #1
C'est vrai qu'encore une fois, ce que je retiens dans ce que tu me dis, c'est que tu as un rapport aussi familial, mine de rien, à ta première pratique sportive. Complètement. Familiale, mais même familière, parce que c'était... Tu parles d'un club de sport, finalement, presque... C'est comme une salle municipale qui appartient à l'Amérique.
- Speaker #0
Oui, 100%, c'est exactement ça. Et avec toute la compétitivité que ça peut induire. Donc forcément, des personnes qu'on ne connaissait pas le lundi, ils font la même séance que nous. Ah bah tout de suite, il y a des liens qui peuvent se créer. Après, on essaye de voir qui va être le plus fort sur du développé couché, mais en toute bienveillance. Et ça apporte quand même un petit peu de piquant à la pratique. Et c'est un peu sympa. Alors je ne vais pas faire le boomer à dire qu'aujourd'hui, avec nos casques, on ne se calcule plus, on ne se dit plus bonjour, etc. Mais c'est quand même un peu aussi une réalité de la salle. Il y a plein d'avantages aux grandes chaînes de salles de sport, mais il faut l'avouer, il y a aussi quelques inconvénients.
- Speaker #1
Mais la sociabilisation de la salle, c'est un sujet effectivement hyper intéressant. Pour revenir un petit peu sur l'envie qui t'a poussé à créer tes premières vidéos et ta chaîne YouTube, le but était pour toi de débunker les idées reçues sur la musculation et de vulgariser. Tu avais cette obsession de revenir vers le scientifique.
- Speaker #0
100%. Alors déjà, effectivement, au début, je pense que la volonté, c'était de dépoussiérer la musculation. 2006, tu rentres dans une salle de sport. Alors certes, c'est un club, c'est convivial, etc. Mais c'est à l'ancienne. J'ai l'impression qu'entre 1980 et 2006, la muscu, tu vois, n'a pas beaucoup changé. Parce que le mythe du bodybuilder qui n'a rien dans la tête, qui travaille que les pectoraux et les bras, bon ben ça va, ça c'était dans les années 80 et encore, c'était aussi un cliché à l'époque. On n'en veut plus, on veut quelqu'un qui prend soin de son corps, qui fait les choses de manière intelligente, entre guillemets, ou en tout cas, en toute connaissance de cause. Il n'y avait pas tant de scammers ou de vendeurs de rêves. Mais il y avait beaucoup de personnes qui... disait n'importe quoi, mais elle ne réalisait pas qu'elle disait n'importe quoi. Parce qu'il n'y avait pas autant de connaissances qu'aujourd'hui, pas autant d'articles scientifiques, pas autant de prises de recul. Donc les personnes qui donnaient des conseils de muscules le donnaient à travers leur propre prise. Mais sauf que ça ne fonctionne pas de la même façon pour tout le monde.
- Speaker #1
Est-ce que tu n'as pas l'impression que tu es en guerre contre la satisfaction instantanée aussi pour certains ?
- Speaker #0
Oui, tu as tout dit. C'est clair que... perdre du gras en 4 semaines ou moins, ou alors développer un physique herculéen en quelques jours, évidemment, ce n'est pas possible. Et évidemment, pas mal de personnes surfent dessus pour essayer d'attirer l'attention. Ça, c'est un gros sujet. Et effectivement, c'est très compliqué de combattre ça parce que, du coup, dans mon discours, je vais être l'inverse, mais ça va être beaucoup moins sexy. Le discours, ça va être, tu veux changer ton corps, tu veux même cultiver ton corps, mais aussi ton esprit. Ça va prendre des années, peut-être même une décennie, peut-être même deux décennies. Ça fait deux décennies que je fais ce sport et je peux encore progresser. Donc c'est sûr que pour certains, ça peut être un peu décourageant.
- Speaker #1
Et à ton avis, qu'est-ce qui pousse les gens à vouloir avoir ce corps immédiatement aussi ?
- Speaker #0
Je pense qu'on aimerait tous que ça aille plus vite. Je pense que moi-même, des fois, je me surprends à prendre des raccourcis sur des choses qui ne sont pas la musculation, mais ça peut être d'autres sujets. Donc, à mon avis, c'est la nature humaine. Et c'est très, très difficile de s'en détacher. Et quand tu as des personnes qui ont un peu un rôle d'autorité, c'est-à-dire qu'ils ont un gros following sur les réseaux sociaux ou qui sont particulièrement musclés... T'encourages à faire des choses, tu vois, pour avoir de la satisfaction instantanée, c'est très difficile en tant que pratiquant de pouvoir résister à ça.
- Speaker #1
Pour revenir sur Fitmas, comment on passe, Nassim, de « je fais des vidéos sur Internet » à « je crée ma propre entreprise » .
- Speaker #0
J'ai commencé par le coaching personnalisé en 2011, donc juste après mon diplôme d'éducateur sportif. J'ai dû faire ça pendant deux ans. Ensuite, il y a eu la création de ma chaîne YouTube. Et puis, avec la chaîne YouTube qui a commencé à progresser, je me suis dit, c'est dommage de donner des conseils uniquement aux personnes que je coach en présentiel dans une salle de sport. Donc, comment est-ce que je pourrais aller un petit peu plus loin et essayer d'aider toutes les personnes qui se sont abonnées à ma chaîne YouTube ? Parce que je pense que, lors de la création de ma première entreprise, il y avait déjà plusieurs dizaines de milliers d'abonnés à la chaîne. Donc, je me suis dit, OK, je vais me lancer là-dedans, je vais créer une entreprise et puis créer un programme. que tous les pratiquants de musculation pourraient faire. Que ce soit des hommes, des femmes, des débutants, des expérimentés. Essayer de leur trouver quelque chose qui pourrait leur correspondre et qui pourrait les aider à transformer leur physique. Et du coup, j'ai créé FitNAS, parce que Nassim, fitness, bon, jeu de mots, il était tout trouvé. Et j'ai créé les programmes FitMass, parce que c'était pour développer sa masse musculaire. Donc voilà, programme FitMass en 2016. Alors FitNAS, aujourd'hui, c'est la holding. Et en dessous, il y a six entreprises. Donc, il y a VO2max, la première salle de sport. Il y a Gymnast, la deuxième salle de sport.
- Speaker #1
Toujours à Lyon.
- Speaker #0
Toujours à Lyon. Il y a ma société de production audiovisuelle avec laquelle je fais YouTube et tous les contenus sur les réseaux sociaux. Ensuite, il y a Fitmas Formation pour former les coachs. Il y a Fitmas Coaching pour le coaching personnalisé. Et puis, il y a Coalition Nutrition pour les compléments alimentaires. Trois entreprises où je suis tout seul et trois où je suis associé.
- Speaker #1
Et finalement, il y a une période qui, pour toi, est un peu difficile, c'est celle du Covid.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
Ou pour toi, tout s'arrête. Est-ce que tu peux nous expliquer comment, à ce moment-là, toi, tu arrives à te rémunérer, si c'est le cas ?
- Speaker #0
Alors, ce n'est pas le cas. Spoiler, pas de rémunération. C'est sûr que Covid, très, très dur, parce que salle de sport fermée. Donc déjà, j'ai deux entreprises, fini. Plus de source de revenus. Après, la partie formation et la partie coaching, les gens ne peuvent plus s'entraîner en salle de sport. Donc, plus aucun revenu. Les compléments alimentaires n'étaient pas encore lancés à cette époque. Donc vraiment, le revenu de chacune des entreprises, il a plongé. Heureusement, je pense que j'ai été de plutôt bons conseils quand je me suis lancé dans l'entrepreneuriat. Et j'ai eu une personne en particulier qui m'a mis en garde sur les débuts de l'entrepreneuriat et du fait qu'il valait mieux ne pas trop se verser d'argent, voir comment les activités prenaient, voir comment ça se développait, pour ensuite prendre les décisions les plus éclairées. Ça correspond bien avec mon caractère, parce que je suis quand même plutôt patient. plutôt organisé. Je ne suis pas trop dépensier, donc je préfère justement anticiper et pouvoir dormir sur mes deux oreilles s'il y a un problème. La personne qui m'a conseillé, c'est Taïeb. C'est le patron de la première salle de sport où j'ai été, en 2006. Et pour la petite histoire, cette salle de sport s'appelle VO2max et je l'ai listée dans la liste des entreprises parce que j'ai repris 50% en 2014 ou 2015, je ne sais plus.
- Speaker #1
De la salle de sport où tu as commencé à t'entraîner en 2006.
- Speaker #0
Exactement. Et je suis associé avec Taïeb. Donc, voilà. Belle histoire. J'ai commencé en tant que pratiquant, après j'étais stagiaire, après j'étais coach, et puis après j'étais associé. Et il a été de très très bons conseils parce que lui aussi est entrepreneur, mais entrepreneur des années 90, 90-90. Donc c'était une autre époque, mais au final pas tant que ça, parce que les conseils sont toujours un peu les mêmes.
- Speaker #1
Et ce qui est intéressant, en tout cas ce que je souligne, c'est que tu as réinvesti dans les salles, enfin des locaux où tu as grandi, où tu t'es développé aussi en tant que personne, en bas de chez toi.
- Speaker #0
c'est le rêve de pouvoir de pouvoir faire ça en fait. Et je suis bien conscient que c'est une partie de mon activité de toute façon. Mais c'était aussi important pour moi de pouvoir boucler la boucle et d'avoir commencé en tant que pratiquant et de finir entre guillemets en tant que patron.
- Speaker #1
Pour revenir sur tes entreprises, Nassim, est-ce que tu peux nous dire à partir de quand tu as commencé à faire, selon toi, un bon chiffre d'affaires ? Et comment tu en es arrivé là ?
- Speaker #0
Alors déjà, je pense que dès le lancement du premier programme, pour moi, c'était un chiffre d'affaires inespéré. J'étais hyper, hyper content des résultats. Hyper aussi content des retours des personnes qui avaient fait le premier programme. Donc, dès le début, il y a eu un gros chiffre d'affaires qui a été généré. Mais je dirais que ça a commencé à être régulier et plus lissé à partir de 2021. 2021, j'avais la possibilité de prédire un petit peu plus ce qu'il allait être possible de faire sur les prochains mois, les prochaines années. Et le fonds, les revenus générés ressemblaient plus à une entreprise classique.
- Speaker #1
Et on parle de combien pour la première fois ? Pour ton premier bon chiffre d'affaires.
- Speaker #0
C'était plus de 100 000 euros, c'est sûr. Pour le lancement, c'était en 2016, donc je n'ai plus les chiffres précis. C'était moins de 150, mais plus de 100.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Alors imagine, un coach sportif qui vient de se lancer, arrive à toucher autant de personnes au tout tout tout début. J'étais hyper content, mais tu vois, en personne patiente que je suis, j'imaginais déjà la suite. Je me disais, ok, c'est bien, ça va pouvoir solidifier mon activité. Je vais pouvoir faire d'autres choses par rapport à ça. Donc tout de suite, j'ai eu un peu la logique entrepreneuriale en me disant, ok, il y a un premier truc qui a marché. On va essayer de capitaliser sur ça.
- Speaker #1
Et comment tu t'es fait accompagner dans tout ça ?
- Speaker #0
Au début, c'était vraiment mon premier associé, Tayeb, avec lequel j'ai bien discuté. Et puis ensuite, j'ai fait d'autres rencontres. En l'occurrence, une personne qui m'a beaucoup aidé pour le marketing, digital surtout, parce que moi, je n'y connaissais rien. Et à partir de là, j'ai commencé à comprendre un petit peu plus le fonctionnement, à savoir quels outils je pouvais utiliser, à savoir comment mieux gérer une entreprise. Et tu vois, ça a permis de, je dirais, professionnaliser un petit peu plus. mon caractère entrepreneurial. Et du coup, j'ai créé mes premières boîtes. Conto est intervenu très très rapidement, en fait, dès la création des entreprises, parce que j'ai des comptes Conto pour à peu près toutes mes entreprises. Ça a facilité beaucoup la gestion. Et en fait, je veux avoir le minimum de friction, minimum d'obstacles, parce que ça fait perdre du temps, ça fait perdre de l'énergie. Donc je veux vraiment le truc le plus fluide possible. Et forcément, la gestion de son argent, il faut que ce soit fluide.
- Speaker #1
Et ton plus gros chiffre d'affaires ?
- Speaker #0
Sur un an ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est l'entreprise que j'ai où je fais des formations pour les futurs coachs. Donc je les forme à mieux appréhender ce métier-là, à compléter leurs connaissances qu'ils ont pu avoir avec le diplôme d'État, à mieux gérer leur image, à construire leur audience et leur communauté. Donc c'était sur l'entreprise de formation et c'était plusieurs millions sur un an.
- Speaker #1
T'as gagné beaucoup d'argent. Peut-être même plus que... tes parents auraient pu gagner en X années. Comment toi, t'arrives, encore une fois, à retrouver, à garder déjà les pieds sur terre ? Est-ce que tu t'es dit à un moment, qu'est-ce que je vais faire de tout cet argent ? C'est vraiment très arrogant, cette question.
- Speaker #0
Déjà, il y a le syndrome de l'imposteur en se disant, tout peut s'arrêter demain, donc forcément, on s'enflamme pas trop, évidemment. Et puis, du coup, je suis pas trop dépensier, pour le coup. Et tout l'argent que je gagne, je le remets dans mes entreprises pour continuer à les développer. J'ai vraiment la passion de continuer à développer les projets, plus qu'accumuler de l'argent pour le dépenser pour, je ne sais pas, des voitures, des montres, des vacances, etc. J'aime bien les vacances, il n'y a pas de souci. Mais tu vois, je préfère quand même investir dans le développement de mes propres entreprises. Tu vois, typiquement, les compléments alimentaires, ça coûte de l'argent de lancer des compléments. Et si je n'avais pas gagné de l'argent avec les formations, les programmes, etc. J'aurais mis probablement beaucoup plus longtemps à lancer cette marque.
- Speaker #1
Et tu dis qu'aujourd'hui, j'aimerais juste comprendre comment ça fonctionne, parce que tu dis qu'aujourd'hui, les compléments, c'est ce qui te ramène le plus de revenus.
- Speaker #0
Alors, c'est ce qui génère le plus de chiffre d'affaires. Parce que forcément, les compléments, t'en rachètes potentiellement tous les mois ou tous les deux mois. La formation, tu l'achètes une fois, tu te formes, et puis après, tu peux capitaliser sur toutes les connaissances que t'as accumulées. Les programmes de musculation, ils peuvent être « renouvelés » et bien moins régulièrement.
- Speaker #1
Où tu te vois effectivement dans dix ans ? Est-ce que tu as encore plus de boîtes ou est-ce que tu en as moins ? Tu ferais sur une seule ?
- Speaker #0
Probablement que j'en aurais moins. Alors je suis très content de la position que j'ai aujourd'hui. Ça demande quand même beaucoup d'organisation de pouvoir gérer tout ça en même temps. Il n'est pas impossible que dans le futur, j'en ai plus six, mais j'en ai que trois. Ce qui reste toujours pas mal. Mais il n'est pas impossible qu'il y ait un petit changement d'activité.
- Speaker #1
Et l'industrie de la musculation, dans dix ans, tu la vois comment ?
- Speaker #0
Alors selon moi, je vais me lancer dans les prédictions. Je pense que le sport est un peu cyclique, que la musculation a eu beaucoup de succès aux alentours de 2015. Il y a eu un peu un boom du fitness avec beaucoup d'influenceurs, les réseaux sociaux, le pilates, etc. Aujourd'hui, c'est un tout petit peu moins important qu'il y a dix ans en arrière. Aujourd'hui, on a plus d'aérox, on a plus de courses à pied, on a vu le marathon de Paris il y a quelques semaines. Avec une participation record, je pense que course à pied et IROX, ça va continuer à performer pendant quelques années.
- Speaker #1
IROX ?
- Speaker #0
IROX, c'est une compétition sportive qui combine de l'endurance, en l'occurrence de la course à pied, et des stations de renforcement musculaire. C'est un peu hybride. Et du coup, je pense que la musculation descend un tout petit peu et va remonter dans quelques années pour revenir à ce qu'elle était en 2015, c'est-à-dire gros boom du fitness. et un regain d'intérêt par rapport au grand public. Je pense de toute façon que... La musculation va continuer à se développer parce qu'on va comprendre à quel point c'est important pour la santé. Tout le monde devrait avoir un abonnement à la salle de sport. Et probablement qu'une grande majorité de la population en aura un dans 10 ou 15 ans. En plus, il y a des enjeux de santé qui, de toute façon, vont nécessiter une plus grande attention à notre forme physique. Ça peut être que l'évolution.
- Speaker #1
Nassim, on l'a dit, tu as six structures, donc salle, complément alimentaire, des formations, mais tu as aussi un podcast.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Là, on discute et pour le coup, tu abordes différents sujets qui vont à la fois de la nutrition, à l'immobilier, au dating et à mon préféré, à l'astrologie.
- Speaker #0
Ah, trop bien ! C'est un épisode génial, ça.
- Speaker #1
Ben oui, que j'ai écouté, où on découvre que tu es sans surprise capricorne. Sans surprise. Sans surprise, on peut parler de travail jusqu'à la fin de la journée, contrôle fric. 100%, 100%. Mais il adore ça en plus. Ouais,
- Speaker #0
t'es assumé, ouais.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous dire un peu plus pourquoi t'as voulu te lancer dans ce podcast-là, qui aborde vraiment des sujets qui, pour le coup, n'ont vraiment rien à voir avec la musculation.
- Speaker #0
Ouais, rien à voir avec la musculation. Bon, t'imagines qu'après une dizaine d'années sur YouTube à parler tout seul devant une caméra, C'est pas que c'est ennuyeux, mais c'est quand même cool de pouvoir s'adresser à un interlocuteur. Le but, c'était vraiment de m'entretenir avec des personnes qui ont une expertise qui est totalement différente que la mienne. Donc, c'est dans une logique de curiosité. Et évidemment, je m'intéresse à tous ces sujets, de près ou de loin, et surtout aux sujets vers lesquels je ne me dirigerais pas automatiquement. Typiquement, l'astrologie. Mais la personne concernée, donc Julia, qui était sur Là, on discute, elle est passionnante, elle a beaucoup de recul sur l'astrologie, et elle parle de ça de manière tellement passionnée que c'est intéressant de l'écouter.
- Speaker #1
Et est-ce que, je me demandais si la création de ce podcast, finalement, ça n'arrivait pas aussi au moment où toi, tu avais tes entreprises, tu déléguais aussi peut-être plus de tâches, et tu avais aussi le temps de créer, de revenir un petit peu à tes premiers amours, c'est-à-dire la création.
- Speaker #0
Complètement. C'est bien que tu mentionnes le fait de déléguer parce qu'effectivement, je pense que quelques mois après le premier confinement, j'ai pris une chargée de prod pour mes vidéos YouTube, ma chaîne principale, donc ma chaîne de conseil de musculation qui s'appelle Margot. Elle m'a beaucoup aidé sur la recherche de sujets, l'écriture de scripts, etc. Et surtout, avoir un œil un peu extérieur pour pouvoir proposer des sujets un peu plus diversifiés. Et du coup, ça m'a libéré du temps effectivement pour les podcasts. Et ça a continué à faire en sorte que ma chaîne principale continue à fonctionner après plus de 12 ans d'existence.
- Speaker #1
Je suis curieuse de savoir, qu'est-ce que Margot a vu que toi tu n'as pas vu ?
- Speaker #0
Je pense qu'en tant que passionné de musculation, j'ai vraiment l'impression que tout le monde va être intéressé par exactement la même chose que moi. Mais ce n'est pas le cas. Et depuis que Margot m'a rejoint, on s'ouvre à beaucoup de sujets sur la remise en forme en général. Donc le sommeil, la nutrition, le lifestyle, etc. Et il y a une approche un peu moins bodybuilding pure, et une approche un petit peu plus « holistique » . Et ça c'est génial, parce que du coup l'audience s'est un peu élargie, voire même beaucoup, et les vidéos continuent à fonctionner après autant de temps. Si on fait la comparaison entre mon contenu d'aujourd'hui et mon contenu d'il y a 8 ans, on voit qu'il y a 8 ans j'étais très très technique sur la musculation, ce qui était bien, ça plaisait à mes abonnés, et aujourd'hui je reste technique, mais sur des sujets un peu plus larges.
- Speaker #1
J'étais aussi curieuse de savoir... Quel était ton rapport avec les stéroïdes ? Étant donné qu'on ne peut pas parler de musculation sans parler des dérives que ça charrie aussi. Toi, en tout cas, tu es très clair là-dessus. Pour toi, c'est niette. Tu as créé ta propre marque de compléments alimentaires. Donc, tu estimes quand même qu'il y a quelque chose à faire, mais sans forcément se défoncer le corps.
- Speaker #0
Clairement, clairement. Il y a un monde entre les compléments alimentaires et les stéroïdes. Mais tu vois, dans la salle où j'ai commencé la musculation, C'était une salle club, ambiance très très amicale. Je pense que dans cette salle, personne ne prenait stéroïde. D'ailleurs, ce n'est pas que je pense et j'en suis sûr parce que mon fameux associé Taieb, ce n'est pas qu'il faisait la guerre, mais il faisait en sorte qu'on garde quand même l'essence même du sport, c'est-à-dire s'entraîner naturellement. J'ai toujours eu l'impression de pouvoir progresser sans ça. Et c'est le cas, tout le monde d'ailleurs peut progresser sans stéroïde. Après les compléments alimentaires, je t'avoue qu'au tout début, quand mon frère a acheté un pot de protes sur Internet, je me suis dit « Oh là là, qu'est-ce qu'il fait ? Il est en train de prendre des trucs dangereux. » C'est une catastrophe, c'était en 2007. Donc c'était il y a presque 20 ans. Évidemment, personne n'était formé sur la question. Et on avait encore un rapport envers les compléments alimentaires qui était, on ne sait pas ce que c'est. Il y a un gros mec musclé sur le pot. Ça ne peut pas être très bon pour la santé. Donc on va considérer que c'est des stéroïdes. Alors que bien sûr que ce n'est pas le cas. Et du coup, après, j'ai collaboré avec une première marque de compléments alimentaires qui est Optimum Nutrition. Je les ai rejoints. il me semble en 2012, si je ne dis pas de bêtises.
- Speaker #1
Quand tu as lancé ta chaîne YouTube du coup. Oui,
- Speaker #0
exactement, c'est ça. À peu près quand j'ai lancé ma chaîne YouTube. Et ça se passait très bien avec eux. Moi, je consommais de la protéine en poudre et de la créatine depuis un ou deux ans déjà, peut-être deux ou trois ans. Donc, je savais que ce n'était pas dangereux pour la santé. Je savais que pour quelqu'un qui fait du sport tous les jours, ça pouvait être intéressant comme ajout. Et puis, au fil des années, j'ai continué à améliorer mes connaissances sur le sujet pour au final me dire... Il y a des choses que j'aurais fait différemment par rapport au Optimum Nutrition, mais évidemment, ce n'est pas ma marque. Donc, autant se lancer. J'ai, disons-le, j'ai assez d'argent. J'ai la communauté pour pouvoir soutenir tout ça. Donc, je vais me lancer dans l'aventure.
- Speaker #1
Et donc, tu testes tes compléments alimentaires, c'est-à-dire que tu consommes toi-même tes propres compléments alimentaires. Évidemment.
- Speaker #0
Non seulement je les consomme, mais je fais mon petit chimiste avec ma petite liste d'ingrédients. Bon, tout n'est pas possible, mais en tout cas, j'ai une discussion avec le labo pour savoir ce qui est faisable ou pas. Donc oui, je suis impliqué vraiment du début à la fin.
- Speaker #1
Dans le podcast Work in Progress, on a une séquence qui s'appelle la carte blanche. Et donc, le précédent invité écrit une question un peu taboue, on va dire ça, à poser au prochain. Et donc, je te passe, je te lègue.
- Speaker #0
Je craque. Tu devrais. Ah ouais ? Est-ce que tu as déjà pris... De l'argent au black ? Qui va me mettre dans la sauce comme ça ? C'est qui ?
- Speaker #1
L'Ursaf.
- Speaker #0
Non, jamais. En fait, j'ai très vite eu une activité sur Internet et ce n'était pas possible, tout simplement. Donc, dès que j'ai lancé ma première entreprise, tout était encaissé sur mon site Internet. Donc, pas trop le choix à partir de là.
- Speaker #1
Et tu n'as jamais... effectivement, fait des rémunérations un peu comme tu étais coach sportif, individuellement, en one-one, avec quelqu'un ?
- Speaker #0
Non, même pas. J'avais mes petits clients à la salle, tout était déclaré. Je me suis mis en auto-entrepreneur très, très vite, avant même de finir ma formation de coach, parce que je savais qu'il fallait que je travaille direct. Donc non, tout s'est passé de manière très fluide et je n'ai pas eu besoin de le faire.
- Speaker #1
Tu dis que tu n'as jamais vu tes projets ratés comme des échecs. Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est une manière de te protéger ?
- Speaker #0
Non, non. Honnêtement, c'est vrai. Après, je t'avoue que j'ai jamais eu un gros, gros échec qui me faisait remettre toute ma vie en question. Par exemple, je sais pas moi, si demain, ma marque de complément, elle chute ou alors mes salles de sport doivent fermer, là, c'est différent. C'est quelque chose qui va quand même conditionner ton quotidien. Pour l'instant, les seuls échecs que j'ai eus, c'est des projets qui ont pas fonctionné, des programmes qui sont pas vendus comme j'aurais voulu qu'ils se vendent, des vidéos YouTube qui ont flopé. J'ai rien eu d'assez grave. pour que ce soit considéré comme un véritable échec. Et tous ces mini-échecs, en fin de compte, vraiment, c'était des leçons.
- Speaker #1
Le monde de la fitness ou le monde de la musculation, c'est aussi un espace où circulent parfois les discours qui sont très masculins. Comment tu fais pour éviter les pièges de ce milieu, la récupération, les clichés typiquement, et les discours, on va dire, simplistes ?
- Speaker #0
Déjà, j'essaye d'avoir un contenu bienveillant, dans le sens où... Quand je partage des vidéos sur YouTube ou sur Instagram, je pars du principe que c'est fait pour tout le monde, mais vraiment tout le monde. Jamais de la vie, je me considérais comme un gourou, ou quelqu'un qui a besoin qu'on le suive. Je veux être Nassim, le coach sportif. Vous prenez ce qu'il y a à apprendre en termes de conseils de musculation. Vous faites votre petite recette de votre côté, il n'y a pas de souci. Et puis, vous appliquez ce qui fait sens pour vous.
- Speaker #1
Tu disais que tu voulais aussi créer dans tes salles de sport. Un safe space, donc un espace sûr, dans ce milieu qui peut être à la fois compétitif, même toxique, ça veut dire quoi en fait un safe space dans le monde de la musculation ?
- Speaker #0
Ça veut dire que tout le monde puisse venir s'entraîner sans appréhension. Donc quand ils poussent la porte d'une de mes salles de sport, ils ne se disent pas « je ne me sens pas très bien, on me regarde de travers, je ne me sens pas à ma place, je ne me sens pas à l'aise, je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas si c'est vraiment pour moi » . Je veux vraiment qu'on puisse rentrer de la même manière. que j'ai pu rentrer dans une salle de sport, c'est un peu avec des étoiles plein les yeux, en me disant, c'est un environnement où il y a plein de possibilités.
- Speaker #1
Est-ce que tu as déjà eu l'impression, Nassim, qu'on projette sur toi une image que tu n'as pas choisie ?
- Speaker #0
Probablement, oui. Mais évidemment qu'au premier abord, on se dit, attends, Nassim, il est musclé, c'est un homme, il montre ses abdos et ses pectoraux, il parle de souffrance, de discipline, de régularité, ça peut être mal perçu par certains ou certaines. Mais j'ose espérer qu'à partir du moment où on m'entend parler, on m'entend prodiguer mes conseils et on comprend bien que je parle de musculation et de rien d'autre, je pense que ça doit rassurer. En tout cas, j'espère que ça rassure et toutes les personnes qui me suivent s'accordent à dire qu'elles ont trouvé ce qu'elles cherchaient en suivant mes conseils.
- Speaker #1
Est-ce que tu es prêt pour le moment Fast & Real ?
- Speaker #0
Ah ouais !
- Speaker #1
Fast and real, à ne pas confondre avec Fast and Furious, c'est une petite interview flash où l'idée, c'est que tu réponds au tac au tac, vraiment, le truc que tu sur-analyses le plus.
- Speaker #0
Tu vois, j'ai une petite bague pour mesurer mon sommeil. Je dois me coucher à une heure précise. C'est une bague ? Oui, c'est un petit tracker d'activité.
- Speaker #1
Alors, la caméra ne voit pas, mais il y a des...
- Speaker #0
Des petits capteurs dedans. Donc là, le but, c'est de me coucher à une heure précise, de me réveiller à une heure précise, de contrôler le nombre de fois où je vais me réveiller pour aller aux toilettes, par exemple. d'arrêter de regarder mes écrans à une certaine heure, de ne pas prendre de la caféine après une certaine heure. Tout ça pour que le sommeil se passe le mieux possible. Donc probablement que je suranalyse un petit peu le sommeil. Je considère vraiment que c'est le truc numéro un. Et pour moi, ça conditionne vraiment tout. Ça conditionne mon appétit, mon humeur, ma productivité. Et en tant qu'entrepreneur, qui plus est pratiquant de musculation et de sport en général, je n'ai pas le droit à l'erreur. Donc vraiment, je suis carré sur ça.
- Speaker #1
Donc on ne va pas t'amener en boîte. Une erreur que tu répètes encore aujourd'hui ?
- Speaker #0
Foncer tête baissée
- Speaker #1
Le plus gros mythe sur la musculation ?
- Speaker #0
C'est que c'est de la gonflette
- Speaker #1
Ce que ton public ne voit jamais ?
- Speaker #0
Ma vie perso, ma sensibilité
- Speaker #1
Salle de sport, surcôté ou sous-côté ?
- Speaker #0
Sous-côté, tout le monde doit avoir un abonnement en salle de sport De préférence une des miennes
- Speaker #1
Pardon Ça me permet de faire une passe des Fitness Park ou Basic Fit ?
- Speaker #0
Oh, Fitness Park.
- Speaker #1
Le moment où tu as été le plus seul ?
- Speaker #0
Je pense pendant cette période Covid.
- Speaker #1
Le moment où tu as voulu tout arrêter ?
- Speaker #0
Pendant cette période Covid. Elle a été dure, cette période Covid.
- Speaker #1
Là, je me demandais comment t'arrives aussi en tant qu'entrepreneur à trouver un équilibre qui te permette de ne pas saturer, parce qu'on a compris, tu es capricorne, tu aimes travailler, tu aimes travailler, tu aimes analyser, tu aimes travailler. C'est super, surtout quand on est autant productif que toi, mais comment t'arrives à trouver cet équilibre ? Par exemple, en discutant, tu me disais que tes journées étaient très routinières, tu avais besoin de ce rythme-là. Est-ce que tu as identifié pourquoi tu as besoin de ça ?
- Speaker #0
C'est rassurant. Et quand je sors dans cette routine, j'ai l'impression de nager en eau trouble et de ne pas savoir où je vais. Donc c'est assez compliqué. Et cette routine, même si parfois elle pourrait sembler contraignante, elle me permet de garder le cap.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui a changé finalement entre le Nassim, entrepreneur des années 2007-2017 et aujourd'hui ?
- Speaker #0
C'est premièrement délégué. J'allais dire évidemment avant je faisais tout tout seul, mais ce n'est pas si évident que ça. Mais pour le coup, je faisais tout tout seul. Mes montages vidéos, la gestion de mes entreprises, les différents projets. Et c'était une période quand même relativement compliquée. Mais au final, si c'était à refaire, je le referais. Parce que c'est ce qui m'a permis d'en arriver là aujourd'hui, je pense. Et le fait de déléguer, de faire confiance aux autres, ça m'a vraiment permis de t'apporter un peu plus de flexibilité à mon quotidien. Alors évidemment, je suis toujours routinier. Mais tu vois, aujourd'hui, j'ai des horaires un peu de bureau. La chose qui était complètement, mais impossible à avoir avant. Donc je commence à travailler à peu près à 9h, je termine de travailler à peu près à 17h. Ça me laisse toute la soirée pour profiter de mes proches, pour avoir le temps de m'ennuyer, un truc qui n'existait pas avant. Et ça, je pense que pour ma santé mentale... C'est quand même un bien fou.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on n'a pas, c'est un volet qu'on n'a pas trop abordé, mais tu parlais du Covid. Comment était ta santé mentale finalement ? Parce qu'on a compris que tu étais moins productive, mais tu ne nous as pas forcément dit ce que tu ressentais, ce qui s'est passé à ce moment-là.
- Speaker #0
Pas très bien. Et ça se voyait même sur mon physique. J'avais pris du poids, je n'étais pas dans les meilleures conditions. Alors, je continue à faire du sport, je continue à travailler, mais c'est clair que... Je n'étais pas aussi bien que je le suis aujourd'hui. Et aujourd'hui, il y a une plus grande tranquillité d'esprit. Il y a toujours le stress généré par l'entrepreneuriat, mais ça, je pense que je ne pourrais jamais m'en défaire. Et de toute façon, c'est aussi stimulant d'avoir ce stress-là. Mais personnellement, je me sens plus aligné avec ce que je fais au quotidien et ce que j'imagine pouvoir faire sur les moyens et longs termes.
- Speaker #1
Et toujours sur le fait de déléguer, d'avoir des équipes, finalement, tu transmets aussi et ils t'apprennent aussi. Ça n'a pas que d'un seul sens. Qu'est-ce que tes équipes t'apportent du coup ?
- Speaker #0
De la contradiction. De la contradiction aussi simple que ça. Parce que quand tu es entrepreneur, pour moi, c'était le cas, tu as l'impression d'avoir toujours raison. Parce que c'est un biais énorme de se dire j'ai pris des décisions qui m'ont amené à la croissance de mes activités. Donc, j'ai toujours raison. Raccourci de fou. Et quand tu t'entoures de personnes, et qu'elle te montre par A plus B que, évidemment, tu n'avais pas raison sur toute la ligne. Au début, c'est un peu embêtant.
- Speaker #1
Un peu de résistance.
- Speaker #0
Un peu de résistance, mais au final, tu te rends compte que c'est pour le bien, non seulement de tes activités, mais aussi en tant que personne, c'est pour ton propre bien. Parce qu'il n'y a rien de pire que d'imaginer d'avoir toujours raison.
- Speaker #1
Et pareil, concernant ton public, mais aussi tes clients, les personnes à la salle de sport, qu'est-ce que ces personnes, finalement, t'ont apporté au fil du temps ?
- Speaker #0
Il m'apporte une vision différente d'une part de la musculation, j'élargirais même du sport, et j'élargirais peut-être même encore plus de la vie en général. Tu m'as très bien décrit un capricorne, j'aime travailler, j'aime la musculation mais j'aime les mouvements parfaits, j'aime que mes sens de musculation ressemblent vraiment à une chorégraphie avec des mouvements au millimètre, et le fait d'avoir été confronté à d'autres personnes en salle de sport qui ont des envies totalement différentes. Du coup, ça me permet de sortir un petit peu de ma pratique qui était autocentrée et de comprendre que tout le monde ne fait pas du sport pour les mêmes raisons. Tout le monde ne fait pas de la musculation pour les mêmes raisons. Et ça, c'est quand même assez intéressant.
- Speaker #1
Et finalement, tu as accompagné vraiment beaucoup de gens pendant des années. Est-ce que tu as un nombre en tête ?
- Speaker #0
C'est dans plusieurs dizaines de milliers.
- Speaker #1
Tu as accompagné plusieurs dizaines de milliers de personnes ?
- Speaker #0
À distance, on parle avec tous les programmes, etc. Oui, cumulé. Ah oui, je pense qu'on doit être au moins 25, voire même 30 000.
- Speaker #1
OK. Qu'est-ce qui te fait rester finalement ?
- Speaker #0
C'est que même après 30 000 personnes accompagnées, je n'ai toujours pas tout découvert. Il y a toujours des profils qui sont, j'allais appeler ça des profils récalcitrants, peut-être c'est un peu péjoratif, mais des profils qui demandent une approche différente. Et qui dit approche différente, dit possibilité, opportunité pour moi de développer des connaissances différentes que je n'ai pas jusqu'à maintenant pour trouver la réponse. Un peu comme une énigme que j'essaierais d'élucider. Et je prends cette mission avec beaucoup de sérieux. Et c'est ce qui continue à me motiver. Au-delà de ma passion pour la musculation qui, je pense, ne disparaîtra jamais.
- Speaker #1
En même temps, ton corps change. Ta vie change. Si tu as un enfant demain, par exemple, est-ce que tu lui imposes une discipline à la Mbappé ? Est-ce que tu crées un projet Mbappé ?
- Speaker #0
Un projet Mbappé, oui.
- Speaker #1
Ou tu le laisses explorer ?
- Speaker #0
Je le laisse explorer, 100%. D'ailleurs, je suis tombé sur une étude scientifique hyper intéressante qui comparait les résultats d'enfants qui avaient été encouragés à faire une seule activité sportive à fond et à explorer plusieurs activités sportives. Et ceux qui avaient été encouragés par une seule activité sportive développaient un niveau exceptionnel dans l'adolescence, mais étaient plus à même de se blesser et de traverser des périodes de burn-out. Imagine, à l'adolescence, pas terrible. Alors que ceux qui exploraient plusieurs activités atteignez un niveau élevé un peu plus tard, mais avait beaucoup moins de chances de se blesser et de partir en burn-out. Donc je vais quand même encourager l'exploration de n'importe quelle activité sportive. Et tu vois, moi j'ai commencé à 18 ans, ça ne m'a pas empêché aujourd'hui de me considérer comme sportif.
- Speaker #1
Si quelqu'un part de zéro aujourd'hui, sans argent ou sans investissement, comment toi tu le conseillerais ?
- Speaker #0
Je lui dirais de bien dormir avant tout.
- Speaker #1
On va tous faire une grosse sieste après cette interview.
- Speaker #0
Non mais blague à part, je lui dirais de se faire confiance. Encore une fois, personne n'a la réponse. Donc autant expérimenter par tes propres moyens et autant le faire avec le plus de confiance possible.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu aurais aimé comprendre plus tôt sur toi-même ?
- Speaker #0
que je ne suis pas un robot. Je pense que je me suis longtemps imaginé comme un robot de productivité, aussi bien pour la muscu que l'entrepreneuriat. Je me suis souvent imaginé comme une machine qui pouvait faire des tâches répétitives parfois, mais qui l'amènerait à son but. Non, je ne suis pas une machine. Je suis un être humain. Je suis un vrai petit garçon. Je peux faire preuve de flexibilité. Je peux ne rien faire quand je n'ai pas envie. Je peux relâcher un petit peu la pression, ne pas trop me prendre au sérieux et aussi me faire confiance. Avant, c'était Terminator, Schwarzenegger. Hop, on fait les choses comme un robot et on ne prend pas en compte sa santé mentale, on ne prend pas en compte ses propres sensations. Non, on ignore tout ça pour arriver au but. Mais c'est clair que ce n'est pas quelque chose qu'on peut tenir sur le long terme.
- Speaker #1
Est-ce que c'est quelque chose qui te blesse aujourd'hui, qu'on puisse te percevoir comme tel ?
- Speaker #0
Non, non. Je suis plutôt à l'aise avec l'image que je renvoie, donc c'est OK. Mais c'est vrai que j'étais content d'incarner ce rôle entre mes 20 et mes 30 ans. Je n'avais besoin d'être cette machine de productivité aujourd'hui plus du tout.
- Speaker #1
On va pouvoir passer à la question au prochain invité.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Donc c'est ta mission. Nassim, cette enveloppe, l'idée c'est que je la récupère à la fin. Est-ce que tu peux écrire effectivement la question qui te trotte dans la tête pour le prochain entrepreneur ?
- Speaker #0
Bien sûr, cette question. je vais la partager. Est-ce que tu as déjà regretté d'être entrepreneur ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ça c'est sombre ça, mais je suis curieux d'avoir la réponse à cette question.
- Speaker #1
Et est-ce que on peut avoir la réponse à cette question te concernant ?
- Speaker #0
Alors, j'ai jamais regretté d'être entrepreneur, mais j'aurais quand même aimé qu'on me pose la question, parce qu'on a toujours l'impression que tout est beau, tout est rose, et qu'on est obligé d'apprécier ça. Alors que non, toute la possibilité de ne plus être entrepreneur, de faire autre chose, c'est OK à partir du moment où on est aligné. Mais je trouve que c'est bien de pouvoir en discuter avec des personnes qui sont passées par là et qui, potentiellement, ne le vivent pas de la même façon.
- Speaker #1
Merci Nassim d'avoir tenu la distance avec nous aujourd'hui. C'était Working Progress, le podcast qui parle de réussite sans en cacher les cicatrices. Merci de nous avoir écoutés. Je suis Estelle Jean-Jo et je vous retrouve pour le prochain épisode de ce podcast créé par Conto. À bientôt.