Description
Imaginez un agent de la circulation infatigable, insensible aux gaz d’échappement et capable de verbaliser 24 heures sur 24 sans jamais ciller.
Et bien ce n'est plus de la science-fiction.
En Chine, le constructeur Aimoga Robotics vient de passer à la vitesse supérieure en signant un contrat pour le déploiement de 1000 robots policiers humanoïdes.
De nouveaux agents de police
D’abord, comprenons bien ce que sont ces nouveaux agents qui patrouillent déjà dans la ville de Wuhu.
Contrairement aux prototypes de laboratoires qui tentent de marcher avec difficulté, Aimoga a fait un choix pragmatique pour ses robots de circulation. Ils ont une apparence humanoïde très réaliste en haut, avec uniforme et gilet réfléchissant, mais une base mobile à roulettes en bas.
Ce compromis permet une autonomie et une stabilité cruciales en milieu urbain. Équipés de six caméras et d'une batterie de capteurs, ces robots sont capables de mouvoir leurs bras pour diriger les flux de véhicules, de détecter des comportements anormaux et de diffuser des consignes vocales aux piétons.
Des extensions mobiles de la "Smart City"
Ensuite, au-delà de la simple régulation du trafic, ces machines s'imposent comme des outils de productivité redoutables pour les municipalités. Connectés directement aux systèmes de signalisation urbaine, ils agissent comme des extensions mobiles de la "Smart City".
Mais leur fonction la plus concrète pour le portefeuille des automobilistes reste la verbalisation automatisée.
Grâce à la reconnaissance optique de caractères, ils lisent les plaques d'immatriculation en temps réel pour constater les infractions au stationnement.
40 000 euros par robot
Enfin, l'argument massue mis en avant par Aimoga concerne la gestion des ressources humaines et la santé au travail.
L'objectif affiché n'est pas de remplacer totalement l'officier de police, mais de le soustraire aux tâches les plus pénibles et dangereuses.
Rester debout pendant des heures sous une chaleur extrême, dans le bruit et les particules fines des gaz d'échappement, est un défi sanitaire majeur.
En déléguant ces postes aux robots, les forces de l'ordre peuvent se concentrer sur d'autres missions de sécurité.
A condition de payer 40 000 euros par robot.
Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
