- Speaker #0
Zenhiit, et si le vrai vous n'avait jamais eu le droit d'exister jusqu'à maintenant ? Sabira Trifi
- Speaker #1
Bienvenue dans Zenhiit. Zenhiit, c'est la rencontre du zen, l'esprit, et du hiit, le corps en mouvement. Atteindre son Zenhiit ? C'est aligner votre être intérieur et votre vie extérieure pour exprimer votre vérité la plus haute. Je m'appelle Sabira Trifi, coach, mentor et fondatrice de Zenhiit. Ici, nous explorons comment libérer ce qui est déjà en vous et activer ce potentiel pour qu'il prenne toute sa place dans le monde. Chaque semaine, en solo ou avec des invités inspirants, je vous partage des clés, des perspectives et des expériences pour dépasser vos blocages Vous autorisez vos choix et incarnez pleinement votre vision, parce que tout changement durable commence à l'intérieur. Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, nous allons parler de performance, de blocage invisible et de libération. intérieure. Et si la clé pour exprimer notre plein potentiel était d'apprendre à libérer notre système nerveux ? Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir Pierre David, fondateur de l'Académie de la haute performance et créateur de la méthode de la dépolarisation. Bonjour Pierre, bienvenue dans cette émission de Zenith.
- Speaker #2
Bonjour Sabia, merci de me recevoir.
- Speaker #1
Je suis ravie de te retrouver, tu le sais. Alors Pierre ? J'aimerais déjà qu'on commence par te présenter, par présenter ton parcours. Donc tu es un ancien sportif haut niveau de boxe française, de savate boxe française.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Est-ce que tu veux nous dire comment tu es passé de ce sportif de haut niveau à être inspiré par cette méthode de dépolarisation ?
- Speaker #2
Ouais, ben justement, en tant que sportif de haut niveau, donc moi j'avais la particularité d'être tout le temps numéro 2. c'est à dire que j'étais en équipe de France de Savatebox française mais toujours en numéro 2 donc dès que j'arrivais en finale je perdais mes moyens dans les vestiaires je savais que c'était perdu et je voulais juste rentrer chez moi et donc à l'époque, c'est un peu dommage quand on s'entraîne plusieurs fois par jour et 5 jours par semaine et du coup à cette époque j'avais testé plein de choses j'avais commencé l'hypno je pense en 2011 en club on avait de la sophrologie en équipe de France on avait de la préparation mentale classique ça m'avait aidé mais le blocage de fond était toujours présent Et j'avais une question éternelle qui était là, qui était la question « qui suis-je ? » . Et après ma carrière en 2015, j'ai commencé à me former moi-même en hypnose, un sujet de neurosciences, un sujet du Seine qu'on a fait ensemble. Le blocage du fond était toujours présent et donc j'ai décidé de partir en vipassana, sans lire, sans crier, sans parler, chez des moines, en méditation. Et là, j'ai eu une des réponses à mes questions sur lesquelles on est des êtres humains, pas que des êtres, pas que des humains, mais des êtres humains. Et donc, il y a vraiment deux parties en nous. j'avais la réponse mais j'avais pas l'outil encore pour pouvoir me libérer et ça j'ai trouvé avec le docteur John qui donnait des cours à Londres où j'ai vu qu'après un de ses séminaires tout simplement j'ai senti que là il y a quelque chose qui avait changé et j'ai continué de me former avec lui et de mon côté j'ai testé avec un sportif, deux, trois, quatre et puis en fait rapidement j'ai vu qu'il y avait un pattern qui était là et donc la dépolarisation est née et en même temps les premiers champions du monde que j'ai accompagnés sont nés également donc Voilà le parcours.
- Speaker #1
C'est vraiment ton cheminement personnel en tant que sportif de haut niveau confronté à ces limites invisibles qui t'a conduit à aller chercher. Et c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup et sur lequel je travaille beaucoup. On est des êtres et des humains, mais pas que des êtres et pas que des humains. J'adore ta formulation. Et du coup, finalement, à travers cette méthode de la dépolarisation, tu as réussi à imbriquer, à inclure ces deux dimensions.
- Speaker #2
tu vois par exemple quand on forme les gens qui viennent se former vu qu'aujourd'hui on est organisé de formation on est certifié chiffrance compétence et donc on forme des gens, des coachs en dépolarisation on leur amène vraiment dès le premier module on leur amène à apprendre à penser de deux points de vue on a le point de vue humain qui est le point de vue humus c'est la terre, le point de vue existence le point de vue qui est relatif c'est à dire dans ce point de vue humain on va classer les choses dans c'est bien c'est mal c'est l'Est, c'est l'Ouest mais tout ça sont que des points de vue relatifs à justement un angle de vue dans un espace, localisés dans un espace et dans un temps. En revanche, on leur apprend aussi à penser à partir de la partie être, qui est d'un point de vue plus absolu, informel, intemporel. Là, c'est, par exemple, si on prend de la hauteur et qu'on va dans l'univers et qu'on regarde la Terre, on va voir que finalement, il n'y a plus d'est, plus d'ouest, plus de nord, plus de sud. Et donc, ce point de vue bien-mal est vrai que d'un point de vue humain. Mais d'un point de vue plus de l'être, eh bien, on va voir plus une notion de bien, ce qui ordonne. et de mal, ce qui désordonne, donc qui crée du chaos, avec la notion d'entropie et de gantropie.
- Speaker #1
Claire. Alors, tu as pu accompagner tes premiers joueurs sportifs de haut niveau qui ont gagné les JO.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. On fait des médaillés aux JO, c'est ça. Oui, exactement. On a eu des médaillés aux JO et des champions du monde. On a eu quatre médaillés aux Jeux olympiques que j'ai eu la chance d'accompagner. Et plusieurs, aujourd'hui, je pense, on ne les compte plus, plusieurs dizaines de champions du monde accompagnés.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux expliquer, pour les personnes qui ne sont pas du tout sensibilisées à notre dimension, à notre caractère multidimensionnel en tant qu'être humain, est-ce que tu peux expliquer un petit peu ce qu'est la dépolarisation et ce que ça induit ?
- Speaker #2
Donc la dépolarisation, c'est vraiment cette notion de dépolariser, de changer de fil, de changer de regard pour pouvoir s'autoriser à atteindre nos objectifs. Pourquoi ? Parce que dans le monde justement humain, on a grandi avec des dogmes sociaux et moraux. Il faut être humble, il faut être altruiste, il faut être bienveillant, il faut être gentil, honnête, etc. Et donc en s'armant de ces étiquettes-là et en y tenant, c'est important d'être humble, et bien parfois on va avoir un objectif qui est important pour nous mais on va ne... pas s'autoriser à y aller à 200% parce qu'on va se dire, mais non, je suis qui pour y arriver ? Je ne mérite pas. Les autres aussi s'entraînent autant. Les autres aussi travaillent autant. Pourquoi moi ? Et donc, tout cela, notamment en France, on est beaucoup polarisé sur la notion d'humilité, c'est bien, et arrogance, c'est mal. Or, les deux choses sont que des illusions, des illusions de l'esprit. Moi, j'aime bien, dans mon livre, justement, Préparation mentale gagnante, j'essaye d'amener les gens à dire, OK, maintenant, on va penser d'un point de vue factuel. c'est à dire que arrogant c'est un concept, ce n'est pas un fait humble c'est un concept, ce n'est pas un fait et si on regarde par exemple je me rappelle avec une athlète, on regarde un tel est arrogant, factuellement qu'est-ce qu'il a fait ? il dit qu'il a gagné ou il dit qu'il est meilleur, est-ce qu'il y croit ? bah oui il y croit en fait il nous renvoie l'image d'arrogant mais lui factuellement il dit qu'il est meilleur et par exemple avec un autre athlète qui admirait Federer parce qu'il disait qu'il était humble Quand je lui dis, arrête-toi au moment où tu le perçois humble, factuellement, qu'est-ce qu'il fait ? Il dit qu'il a gagné, mais que l'autre a bien joué. Et du coup, vu qu'il vient soutenir les systèmes de valeur de l'autre en mode l'autre a bien joué, mais qu'il dit qu'il a gagné, ça passe comme humble. Alors que l'autre qui dit, j'étais meilleur et les autres ont été moins bons, ça passe comme arrogant. Alors que les deux choses sont des factuels. Et selon comment on a été éduqué, on va juger ça, on sait bien où c'est mal, et donc créer un concept d'arrogance ou d'humilité. Et nous, si on s'attache à ces concepts-là, par exemple, à l'époque, quand j'étais sportif de haut niveau, c'était très important pour moi d'être perçu et d'être quelqu'un d'humble. Du coup, j'étais tout le temps deuxième. Aujourd'hui, en entrepreneuriat, ce qui fait que l'entreprise a aussi bien performé et très vite, on est passé leader du marché sur le monde de la préparation mentale en sport, c'est que l'arrogance et l'humilité, ce sont des concepts qui sont très loin pour moi. Je m'en contrefiche d'être arrogant ou d'être humble. J'ai juste envie d'être connecté à ma mission.
- Speaker #1
C'est très intéressant parce que c'est vrai qu'on a tous été conditionnés à avoir un regard polarisé. C'est bien, c'est mal. C'est bien d'être gentil, généreux. C'est mal d'être égoïste. Et c'est vrai qu'on ne voit pas que finalement, ces conditionnements vont être les premiers murs qui s'imposent à nous entre notre vision, nos objectifs et notre état actuel, en fait.
- Speaker #2
Oui, exactement.
- Speaker #1
Comment tu pourrais l'expliquer ? L'importance, justement, de sortir de ce carcan d'idées reçues. Comment on peut faire ? Comment on peut faire pour identifier qu'on est polarisé ? Comment on peut faire pour identifier les murs auxquels on se confronte ?
- Speaker #2
Alors ça, c'est très, très, très simple. C'est simplement regarder les traits de caractère qui vous agacent le plus. Si vous êtes tout le temps numéro 2, si vous n'osez pas prendre votre place, il est très fort probable que les gens... pour prendre un langage familier, mais c'est celui qui ressort souvent, les gens qui se la pètent, les gens arrogants vous agacent. Si vous avez, par exemple, des tendances à en faire trop, des tendances au burn-out, etc., il est très probable que c'est important pour vous d'être altruiste et du coup, vous ne supportez pas les gens égoïstes. Et donc, j'aime bien dans les équipes, quand il y a une personne qui est en train de se cramer, et je dis chuuut. pratiquement sûr que dans ton équipe, il y a quelqu'un qui part pile à l'heure, qui s'en fiche que le travail est fini ou pas, il part. Ah bah oui, non mais complètement. Donc lui, il est en train d'exprimer ce que toi, tu réprimes. Donc la première étape est vraiment d'être conscient qu'on a peur d'être jugé des traits de caractère que l'on juge. Et donc tous les traits de caractère que l'on juge sont pour nous vraiment précieux parce qu'ils nous indiquent les points que nous, on ne s'autorise pas à accomplir. Il y a des gens des fois qui sont formés des paroles hum en développement personnel, et du coup, ils vont dire, mais moi, je ne juge pas. Non, non, non, la partie humaine, elle juge constamment. Elle va dire, c'est moi, ce n'est pas moi. Et du coup, plus on va être capable de se connecter à ce que l'on juge, plus on va pouvoir identifier les zones d'ombre et plus on va voir que derrière chaque trait de caractère que l'on juge, c'est très souvent un trait de caractère, si nous, on s'autorise à le développer sous notre forme, ça changera notre vie. Pour quelqu'un qui perçoit les gens arrogants, ok l'envers de ça c'est quoi ah bah il est confiant Ok, si toi demain, tu n'es plus confiant, ça a changé quoi ? Ah ben, ça a tout changé. Si je vois quelqu'un d'égoïste, ok, ça changerait quoi pour toi si tu pensais plus à toi ? Ah ben, ça changerait tout aussi. Mais tant que je le juge, je ne peux pas y accéder.
- Speaker #1
Donc, dans ce que tu partages, on voit bien que finalement, on a peur de payer le prix du jugement, de la condamnation de notre environnement. Alors, quand une personne a repéré, par exemple, qu'elle ne sait pas marquer son territoire, elle ne sait pas affirmer, elle ne sait pas s'affirmer, parce que justement, elle veut passer pour quelqu'un de généreux, d'altruiste, et que la conséquence à ça, c'est le burn-out, l'épuisement. Donc, imaginons, elle repère ce trait de caractère qu'elle réprime. Donc, l'importance de s'affirmer, d'être égoïste, de penser à soi. Est-ce que tu penses que ça suffit, ou est-ce qu'il faut aussi pouvoir faire un travail pour... En arriver au stade où on se dit finalement, j'en ai rien à faire de ce qu'on pense de moi. Peu importe.
- Speaker #2
Justement, là, c'est vraiment identifier le trait de caractère qui nous agresse, c'est la toute première étape. La deuxième étape, c'est se le réapproprier. Je veux vraiment me réapproprier ce trait de caractère. Comment on fait pour ça ? C'est aller voir sous quelle forme aujourd'hui j'exprime déjà ce trait de caractère. Et là, les gens très sourds vont dire, « Non mais jamais, tu te rends compte, moi je fais jamais ça, etc. » Et du coup, OK, mais il va voir quand même sur quelle forme. Et on va voir que sous notre forme à nous, eh bien, on l'exprime déjà. Par exemple, avec une athlète qui était justement polarisée sur une personne arrogante, elle dit qu'elle va gagner, qu'elle va battre les autres. Mais moi, elle me dit, je ne fais jamais ça. OK, regarde, quand est-ce que tu le fais ? Eh bien, je ne le fais jamais. Attends, au niveau international, quand tu as des tours régionaux, départementaux ou régionaux, en France, est-ce que tu l'exprimes ? Elle fait, oui, mais là, c'est normal. Et du coup, elle fait... Je dis, OK, est-ce qu'il y a des gens de ton club qui ont du mal déjà à être à ce niveau-là ? Elle fait, ben oui, c'est vrai. Et là, elle réalise que, wow, en fait, à mon niveau, à son niveau, mais à un niveau qu'elle pensait normal, elle l'exprimait déjà. Et donc, ça, c'est vraiment la deuxième étape de voir que sous notre forme, on l'exprime déjà. Et en fait, à ce moment-là, on va souvent ressentir la culpabilité. On va se dire, mince, mais finalement, je ne suis pas si bien que ce que je pensais. Ensuite, c'est aller voir justement les bénéfices pour l'environnement d'exprimer ce trait de caractère-là pour valider qu'en fait... J'exprime, j'aide les autres à grandir, à prendre leur place. Et finalement, les autres aussi ont le droit de poser leurs limites et de ne pas rentrer dans le triangle de Karpman, victime, persécuteur, sauveur. J'ai le pouvoir de faire du mal à quelqu'un, quelqu'un a le pouvoir de me faire du mal et je peux sauver quelqu'un pour pouvoir justement laisser les autres évoluer en alignement.
- Speaker #1
Et quand elles se débarrassent de cette charge de culpabilité qui finalement est très reliée à un niveau de conscience, c'est vraiment pour moi, j'aime bien cette phrase, comprendre les règles du jeu J-E. C'est important de comprendre les règles du jeu, c'est une phrase que j'utilise beaucoup, parce que je réalise vraiment que tout est histoire de niveau de conscience, d'appréhender, comme tu dis, les règles universelles, les lois universelles, et de pouvoir les ramener dans notre dimension, en fait, tridimensionnelle, limitée, polarisée, etc. Quand cette femme prend conscience qu'elle exprime déjà ses traits de caractère sous une certaine forme, et qu'elle se débarrasse de la culpabilité, que tu l'encourages, tu l'accompagnes, en fait, pour accepter ça. et finalement se réapproprier ce trait de caractère en l'assumant, est-ce que naturellement, elle se libère du regard des autres ou est-ce qu'il y a encore une étape à suivre à ça ?
- Speaker #2
Oui, justement. Alors là, c'est la première étape. En général, on se libère par rapport à ça et on se dit « Ok, si demain quelqu'un me juge de ça, c'est ok. » Ensuite, en effet, la dernière étape, c'est aller voir la personne miroir du départ, quels sont les bénéfices pour nous qu'elle exprime ce trait de caractère-là. Par exemple, si je reprends avec cet athlète, quels sont les bénéfices pour toi que cet athlète-là spécifiquement ? dit qu'elle va battre les autres. Clairement, quand tu as dit ça, ça me challenge. Du coup, je me dépasse, j'en fais plus. Franchement, grâce à ça, l'autre fois, j'ai fait une super perf. Ce que tu es en train de me dire, c'est grâce au fait qu'elle exprime cet autre caractère-là, toi, tu fais cette super perf, alors qu'il se passerait quoi si elle était toute gentille, si c'était une amie, etc. Clairement, je n'aurais pas le petit coup de boost supplémentaire pour accélérer et je n'aurais jamais battu mon record, par exemple. Et là, la personne voit que c'est parfait, merci. que pour évoluer, on va être soutenu et challengé au même degré. Et ça, on n'apprend pas ça à l'école. À l'école, on croit que le bien, c'est ce qui nous soutient, que le mal, c'est ce qui nous challenge. Alors qu'en réalité, on apprend à penser que du point de vue humain à l'école. Alors qu'en réalité, on a besoin des deux pour évoluer. Et quand la personne prend conscience de ça, qu'elle a des larmes de gratitude pour l'autre, et pour ce trait de caractère-là, boum, là c'est bon, on sait que naturellement, elle passe à un autre niveau.
- Speaker #1
C'est passionnant, c'est un sujet. qui me semble tellement important de souligner l'importance de voir qu'on est... Grandir, c'est être challengé, supporter au même degré. Et si tu veux bien, on va reprendre ça, parce que je pense qu'on a tous les deux... On accompagne des gens, donc on voit aussi la souffrance humaine en face. Et c'est vrai que cette conception, cette espèce de rapport au monde, de se dire... Quand un cadeau arrive, je me réjouis, c'est super, sans voir le prix à payer. Et quand quelque chose de difficile arrive, c'est un drame, je m'effondre sans voir le cadeau gâché. Est-ce que tu veux bien qu'on reprenne ça pour les auditeurs ? Parce que je me dis que pour chacun d'entre eux, peut-être, si certains vivent un divorce, une perte, la perte d'un être cher, la perte d'un emploi ou des difficultés financières, peu importe, ça peut aussi s'appliquer dans nos vies personnelles. Est-ce que tu veux bien en parler un petit peu pour que les gens puissent se nourrir aussi de ce regard ?
- Speaker #2
Oui, c'est que nous, on est dans une société, on est éduqués au gain et à la perte. Genre, c'est bien, c'est mal. En réalité, ce n'est pas comme ça. Comme tu l'as dit, derrière chaque fardeau, il y a un cadeau. Si on sait le reconnaître, si on est armé pour le reconnaître. Justement, par exemple, j'ai une dame à un de mes séminaires. Donc là, c'était vraiment, je pense, c'est la séance qui m'a le plus impressionné. Genre, à 78 ans, elle avait depuis 2015... 4 je crois, elle avait subi une bref une grosse arnaque ce qui fait qu'elle avait été dépossédée de plein de choses et elle disait mais ça c'était horrible, j'ai perdu ça, j'ai perdu mon mari j'ai perdu tout ça et à ce moment-là à un moment donc on creuse, on creuse, c'était vraiment très long et à un moment donné elle connecte les points et elle se dit wow mais en fait à mes 14 ans je me rappelle que j'ai eu deux choix, j'ai eu le choix entre être la fille parfaite aux yeux de mes parents ou prendre ma vie en main et créer mon truc et fait à ce moment-là j'ai choisi d'être la fille parfaite et de et bien aux yeux de mes parents et du coup elle fait des liens toute seule et à un moment donné elle réalise qu'au moment où elle a été dépossédée et arnaquée c'est là où elle s'est récupérée elle-même et qu'elle a commencé à dire non etc et du coup elle fait wow et du coup je lui dis ok au moment où tu es dépossédée du coup tout ce qui est matériel qu'est-ce qui se passe ? elle me dit c'est à ce moment où je me suis récupérée moi-même elle a eu des larmes de gratitude en mode elle a connecté et à la fin de la séance elle disait franchement c'est son fils qui l'avait amené au séminaire ... j'étais en train de penser que j'allais mourir à petit feu qu'il me restait deux ans à vivre et là je suis reparti pour dix ans quoi, je suis reconnecté à ma mission je me suis incarné de nouveau et c'était dans l'effet le plus marquant comme ça mais à chaque fois qu'on regarde derrière une perte il y a du gain rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme mais du coup c'est arriver à reconnaître sous quelle forme le gain est là et ça c'est vraiment la partie haute du cerveau, la partie basse c'est juste entre perte et gain et Et plus on arrive à faire fonctionner le cerveau pour reconnaître les cadeaux cachés dans les fardeaux apparents, plus on peut évoluer en se disant « Bon, là, ça a été dur, mais je peux passer à autre chose next. » Sinon, on boucle.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Sinon, on est enfermé dans une rue qui tourne sur elle-même.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Tout à fait. C'est puissant, ce que tu dis, parce que ça veut dire, si on se place d'un point de vue, on va dire, philosophique, ça veut dire que la vie nous soutient tout le temps, finalement. Il y a un équilibre parfait.
- Speaker #2
Oui, exactement. En tout cas, la vie, je ne sais pas s'il y a une force ou je ne sais pas, mais en tout cas, il y a quelque chose qui… Tout est là pour nous servir et pour nous aider à grandir, en tout cas.
- Speaker #1
C'est ça, tout à fait. Si on a les yeux pour voir.
- Speaker #2
Exactement. Si on est armé, s'il y a les yeux pour voir.
- Speaker #1
Oui, et c'est là vraiment que j'invite les auditeurs, s'ils sont dans cette vision polarisée qui conduit à la souffrance, à vraiment considérer, parce qu'en France aussi, j'ai observé qu'on a... pas cette culture d'investir sur soi. Ça, c'est vraiment quelque chose...
- Speaker #2
Ouais. En France, moi, pour me former énormément aux États-Unis, ils ont des prix qui sont beaucoup plus élevés que les nôtres, mais en même temps, ils ne sont pas soutenus comme chez nous. Nous, on est habitués à avoir plein d'aides. Quand on a une entreprise, très souvent, les gens disent « Est-ce que je peux passer ça dans les opcos ? » Il y a tout le temps une aide pour pouvoir se former. Moi, je n'ai jamais utilisé d'aide pour me former. Et je pense qu'à un moment donné aussi, c'est pareil pour la sécurité sociale. En Allemagne, par exemple, tu veux des médicaments, ce n'est pas remboursé, du moins pas tout le temps. Du coup, il n'y a pas une même culture. Et donc, chez nous, en France, on est plus en train d'attendre que l'État va nous soutenir, que quelqu'un va nous aider. Et ce qui est bien, parce que ça permet, en France, le gros point positif, ça permet que si on a un coup de mou pendant six mois, un an, on peut prendre le temps pour se remettre et on est soutenu là-dessus. Et le prix à payer de ça, c'est que du coup, on n'a pas une démarche qui est proactive où on va investir, on se dit que ce n'est pas grave si je perds, au moins j'avance, etc.
- Speaker #1
Je partage complètement. C'est vraiment ce que j'observe aussi. Alors, chez les entrepreneurs, évidemment, c'est différent parce que leur expérience leur montre que tout dépend d'eux et que c'est leur pleine responsabilité. Mais je pense qu'on ne nous a pas appris, c'est ce que tu dis à l'école, à avoir... qu'on est le vortex au centre de notre réalité, que c'est nous qui sommes au centre et que tout ce qui arrive dans notre vie est là pour nous faire grandir. Et donc, c'est à nous d'aller apprendre à lire cette réalité, à s'en servir. C'est vraiment important d'apprendre, d'essayer de comprendre comment je peux changer de regard pour que je puisse reprendre le pouvoir sur ma vie.
- Speaker #2
C'est clair que c'est important. Pour moi, aujourd'hui, c'est quelque chose, notre énergie, vu qu'on est des êtres humains, mon état d'être, mon état énergétique va amener le corps à faire des choses et augmenter ou pas les probabilités d'obtenir un résultat. Et je sais qu'aujourd'hui, tu vois, les pensées, le travail sur les pensées et les émotions, c'est quelque chose que je valorise en premier, ce qui n'était pas le cas il y a dix ans. Mais aujourd'hui, c'est quelque chose que je valorise et je me dis en fait, c'est ici, s'il y a bien un endroit où investir. souvent je me dis s'il devait me rester 500 euros en poche je pense que je prendrais un coaching ouais mais oui je comprends parce que je sais que si je change mes perceptions comme dit John Demartini dès qu'on change nos perceptions nos décisions changent et nos actions changent donc perception décision action et du coup automatiquement s'il y a un blocage dans notre vie c'est très très très très souvent un problème de perception alors c'est intéressant est-ce que
- Speaker #1
Sur cette dernière partie de l'émission, s'il y a des personnes qui ont des projets, que ce soit en tant qu'entrepreneurs, en tant que sportifs, qui ont l'ambition de devenir numéro un, de vraiment réaliser leur rêve, quels seraient les conseils, Pierre, que tu donnerais ? Alors, dans l'ordre, pour toi, quelles sont les conditions à rassembler pour pouvoir vraiment réaliser un rêve, le mettre au monde ?
- Speaker #2
Déjà, c'est... Être sûr de se libérer des dogmes sociaux qui peuvent nous empêcher et créer des contradictions pour s'autoriser à aller vers cet objectif-là. Est-ce que je suis OK sur le fait que je m'en fiche d'être un, je m'en fiche d'être perçu comme méchant, je m'en fiche d'être perçu comme égoïste ? Encore une fois, ce n'est pas qu'on va l'être, c'est qu'on s'en fiche d'être perçu comme ça. Donc, être sûr qu'il n'y ait pas de contradictions par rapport à ça. Ensuite, voir si c'est vraiment en ligne avec nous, c'est-à-dire voir le prix à payer. par exemple nous avec les médaillés olympiques qu'on a accompagnés toutes et tous ont fait l'exercice de noter 30-40 inconvénients à obtenir une médaille et 30-40 bénéfices si on ne l'obtient pas. Pour être totalement dépollué, dire est-ce que j'y vais pour la bonne chose ? Parce que si on est aligné, alors le prix à payer, on est vraiment OK. Et il n'y a pas de ça va être dur, c'est non, j'y vais, c'est normal. Je pense que c'est vraiment les deux premières étapes. Et ensuite, se dire est-ce que j'ai l'identité, donc est-ce que j'ai les standards, l'identité pour générer ce résultat de manière naturelle ?
- Speaker #1
Quand tu parles d'identité, il y a beaucoup de gens qui ne savent pas à quoi tu te réfères, qui ne sont pas sensibilisés à l'identité. Est-ce que tu veux dire un mot sur ça ?
- Speaker #2
Oui, c'est-à-dire que lorsqu'on se visualise réaliser l'objectif, est-ce que c'est normal pour nous ? C'est-à-dire que, par exemple, si nous on accompagne quelqu'un qui veut être champion du monde, si je lui dis « dis-moi haute voix, tu vas être champion du monde » , et s'il dit « je vais être champion du monde » , c'est l'hésitant. On sait que le corps n'a pas validé l'objectif comme normal. Et comme disait Manny à l'époque, Manny et Sam, tout ce que le subconscient a validé comme normal, il le manifeste sans effort. Et là, pour nous, c'est pareil. C'est-à-dire que quand on a un objectif, que ce soit pour un entrepreneur générer tel chiffre d'affaires ou pour un sportif avoir tel titre. Est-ce que c'est normal pour nous ou alors est-ce qu'on est euphorique ou hésitant à l'idée de se visualiser, de l'obtenir ? Donc, apparemment, le but, c'est que ça va être normal, comme si tu disais « je m'appelle Sabira » . C'est normal, il n'y a pas de charge émotionnelle.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est important, ce sujet, d'assumer, de checker si on a la bonne identité. J'ai pu observer ça, tu sais, avec une promotion de jeunes managers. J'ai utilisé le théâtre pour jouer le rôle de l'objectif qu'ils avaient. Donc, par exemple, un jeune me disait qu'il voulait être chef d'entreprise. Je lui disais, OK, mets-toi sur scène et montre-nous qui tu es. Et finalement, il était tétanisé et tout ce qui sortait de sa bouche allait à l'envers de ce qu'il désirait. Il exprimait tout le contraire. Et en fait, ça l'a surpris. Il m'a dit, mais je ne peux pas, j'ai tellement honte, je ne peux pas faire ça.
- Speaker #2
Excellent.
- Speaker #1
Et je trouve que c'est intéressant parce que ça rejoint vraiment ce que tu exprimes. C'est-à-dire, est-ce qu'on est au clair avec ce qu'on a envie de réaliser, de manifester dans notre vie ? Est-ce que c'est déjà OK pour nous avant de l'offrir au monde ?
- Speaker #2
Oui, c'est ça, exactement.
- Speaker #1
Et là, souvent, comme tu dis, on est pollué, on est complètement… Moi, j'ai l'image d'une prison, en fait, avec des barreaux invisibles. On est complètement enfermé. par notre morale, nos croyances et tout ce que tu viens d'identifier et dont on vient de parler. Est-ce que tu as un dernier mot à dire avant de clôturer cette émission ? Un conseil ?
- Speaker #2
Le conseil, c'est l'important. C'est ce que je dis depuis 7-8 ans, c'est l'important n'est pas ce que vous faites, mais qui vous devenez. D'ailleurs, qui vous devenez, c'est un être humain qui reconnaît chaque trait de caractère chez lui et qui est OK avec ça.
- Speaker #1
Ça, c'est une phrase qui est puissante. L'important n'est pas ce que vous faites, mais qui vous devenez, c'est ça ?
- Speaker #2
C'est ça. Parce que derrière chaque challenge matériel, et ça, des fois, avec des entrepreneurs de haut niveau, derrière chaque challenge matériel, c'est quasiment tout le temps un trait de caractère que je n'ai pas reconnu. Et c'est pour ça que j'attire ce challenge-là.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Pierre, pour cette émission. Il y aurait matière à discuter beaucoup plus longtemps pour clarifier tous ces points, mais je suis ravie. Merci beaucoup pour ce moment, Pierre. À très bientôt, j'espère.
- Speaker #0
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- Speaker #1
J'y partage des ressources concrètes. pour vivre une vie alignée à votre vérité et à votre plus haut potentiel. Prenez soin de vous et à très vite pour une nouvelle exploration de votre puissance intérieure. Ciao !