- Speaker #0
« Zénith, et si le vrai vous n'avait jamais eu le droit d'exister jusqu'à maintenant ? » Sabira Trifi
- Speaker #1
Bienvenue dans Zenith. Zenith, c'est la rencontre du zen, l'esprit, et du hit, le corps en mouvement. Atteindre son Zenith, c'est aligner votre être intérieur et votre vie extérieure pour exprimer votre vérité, la vérité. Je m'appelle Sabira Trifi, coach, mentor et fondatrice de Zenith. Ici nous explorons comment libérer ce qui est déjà en vous et activer ce potentiel pour qu'il prenne toute sa place dans le monde. Chaque semaine en solo ou avec des invités inspirants je vous partage des clés, des perspectives et des expériences pour dépasser vos blocages, vous autoriser vos choix et incarner pleinement votre vision. Parce que tout changement durable commence à l'intérieur. Bonjour à toutes et à tous, bonjour Arash.
- Speaker #2
Bonjour Samira.
- Speaker #1
Bonjour. Aujourd'hui je suis ravie d'accueillir Arash Zarempour, chercheur en orthodontie et occlusodontie, conférencier et président de l'Académie européenne d'orthodontie et d'oclusodontie numérique. Aujourd'hui, ce n'est pas seulement le scientifique que je reçois, c'est aussi le penseur, l'homme passionné par les sagesses du monde et les textes anciens et les lois qui gouvernent l'évolution humaine. J'ai eu la chance de rencontrer Arash Zarimpour et de suivre une formation avec lui à l'IFPH. Donc Arash, bonjour, je suis vraiment ravie de t'avoir avec moi aujourd'hui dans l'émission.
- Speaker #2
Écoute, je suis ravi d'être là, Sabira. Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus et qu'on n'avait pas eu l'occasion de partager. Donc on va le faire en public, c'est très bien. Je suis très content d'être là et de pouvoir partager cette matinée ensemble avec vos auditeurs.
- Speaker #1
Merci beaucoup Arash, moi aussi je suis vraiment heureuse. J'ai appris tellement de choses avec toi qui ont été précieuses pour ma vie que je voulais l'ouvrir aux autres. Je voulais que tu nous expliques le phénomène de récapitulation. Donc, pour les auditeurs qui ne connaissent pas ce terme, est-ce que déjà tu pourrais expliquer ce que c'est que la récapitulation ? Mais avant, peux-tu partager avec nous en quoi la grossesse est finalement une récapitulation de l'évolution depuis l'origine du vivant ? Parce que je trouve que là, on voit vraiment comme la vie est extraordinaire.
- Speaker #2
Écoute, moi j'ai toujours été passionné par l'embryologie en fait. Je me rappelle quand j'étais étudiant, c'est un des sujets qui m'avait le plus touché en médecine en général. Je vais même aller faire un certificat d'études supérieures en embryologie crânienne et faciale, qui était plus lié à mon métier. Mais simplement pour voir la magie de ce qui se passe, j'ai toujours été touché par le fait qu'une seule cellule ou un atome peut donner un être vivant. Quand tu regardes un œuf, tu te dis « mais attends, cet œuf c'est juste des liquides là-dedans » et tout d'un coup ça devient un poussin. Il y a une magie qui nous dépasse d'ailleurs de très loin encore, même si on fait beaucoup de progrès, on ne comprend pas du tout comment ça se passe. Ce qui est intéressant, c'est que tu as finalement ce qu'on appelle un gamètre, c'est-à-dire une cellule de la maman et une cellule du papa qui vont se mélanger. Et en fait, comment est-ce que ces deux petites cellules décédées, ce sont des demi-cellules en fait, qui vont fusionner pour donner une première cellule. Et dans toute cette cellule, tu as toute l'information de l'univers. C'est ça qui est incroyable. Cette cellule sait déjà ce que sera l'être qu'elle va créer. Et quand elle se décuple, qu'elle a des cellules filles, comme on dit qu'elles se reproduisent, Chaque nouvelle cellule qui arrive, elle est non différenciée au début. C'est-à-dire que c'est une cellule qui est capable de tout. Mais elle sait qu'elle va devenir une cellule de tel tissu, une cellule de tel organe, une cellule du cerveau, du poumon, du foie, de la peau. C'est-à-dire que quelque part, il y a une information qui est déjà là. C'est ça qui est la chose la plus compliquée à nous à comprendre, c'est que l'information est déjà là. On a l'impression de vivre dans un carcan d'espace-temps fermé, mais en fait on ne se rend pas compte que peut-être au niveau un peu plus large, au niveau de notre âme, des informations qu'il y a dans nos cellules, dans notre ADN, dans l'atome. Maintenant on parle bientôt d'ordinateur quantique où on mettra des informations pas possibles dans un seul atome. C'est ça, c'est-à-dire que ces atomes, cette énergie qui est dans le cœur de la cellule, a déjà l'information pour savoir quel sera l'être... qui va être créé plus tard, et quel est le rôle de chaque cellule. Et puis il y a aussi une hiérarchie qui va aller d'abord, est-ce que c'est le cœur qu'on crée d'abord, ou c'est les poumons, ou c'est le cerveau, etc., tout digestif. Donc il y a une sorte d'usinage et d'une mise en place dont l'information est déjà quelque part, et c'est juste des informations qui vont se révéler en fait. C'est ça qui est incroyable dans la création, dans les neuf mois, comme tu disais. Ok, ce sont juste des cellules qui se reproduisent, mais comment ces cellules vont savoir quel est le rôle qu'elles vont jouer ? Quelle est l'identité qu'elles vont avoir ? Parce que beaucoup d'êtres humains ont des crises identitaires aujourd'hui, alors que leur âme, leurs graines de départ, c'est déjà qui ils sont. Tu ne peux pas prendre la graine d'un pommier et demander qu'elle te donne des poires, tu vois ? Aujourd'hui, un des gros problèmes sociétal qu'on a, c'est que des pommiers veulent faire des belles poires. Et des poires veulent faire des fraises et ainsi de suite. Et ça ne marche pas parce que tu vois sur un réseau qu'un tel fait des belles poires. Le dire « je vais être le meilleur pommier de la planète parce que je suis fait pour ça. Ma graine, c'est une graine de pommier. Je vais faire les plus belles pommes du monde. » Non, tu vas aller essayer de faire des poires. Et tu n'auras jamais une cellule embryologique qui va dire « tiens, j'ai décidé finalement, je ne veux pas être une cellule séloir. Moi, j'ai envie de… » Je vais faire grève ou sinon je vais aller faire ce que je veux. Ça ne marche pas. Et c'est ça qui est magique dans la capitulation, c'est de suivre, d'accepter en fait qui on est, ce qu'on est dans le cœur en fait, ce pourquoi notre âme nous a mis sur cette terre aujourd'hui et de vivre les expériences qui nous correspondent et pas de faire des crises d'identité et de vivre les expériences des autres. Par peur ou par culpabilité de toute façon en général.
- Speaker #1
C'est un vrai sujet et je pense que c'est un sujet aujourd'hui particulièrement important. J'accompagne des dirigeants, quand les gens arrivent ils ont un objectif. Leur intention c'est de se dire je vais me débarrasser des plafonds de verre et puis je vais atteindre mes objectifs. Puis au bout d'un certain nombre d'années je me suis rendu compte que de plus en plus de gens qui venaient au cabinet avec cette intention avaient un problème plus profond que les mécanismes d'autosabotage. Ils n'étaient pas du tout reliés à leur raison d'être. Ils ne sont pas du tout reliés en fait à leur véritable nature, à leur essence. Ils courent derrière des objectifs pour lesquels on les a préparés, conditionnés, formatés, ou qui leur ont donné envie mais qui n'ont absolument rien à voir en fait avec qui ils sont vraiment. Et la question, c'est vrai que c'est des sujets que j'adorais aborder avec toi, du coup j'y vais, mais la question de notre raison d'être. Tu le dis quand on est encore sous le format cellule dans le ventre de notre maman, la question ne se pose pas, on est animé par une force. Puis après on vient sur Terre et puis on est influencé. Influencé par plein de choses extérieures, notre attention elle est complètement vampirisée à l'extérieur. On s'éloigne de notre propre port intérieur. Et tu vois Arash, comment faire quand on s'est à ce point éloigné de sa nature première ? C'est-à-dire quand on a complètement oublié qu'on est un pommier ou qu'on n'en a jamais pris conscience.
- Speaker #2
C'est déjà faut en prendre conscience et là c'est déjà un certain niveau d'évolution. Parce que, moi, s'il y a une chose que je conseille aux gens d'aller étudier, c'est le bouquin d'Attard, le livre d'Attard qui s'appelle… Enfin, ça a été traduit par la Conférence des oiseaux. Le
- Speaker #1
Cantique des oiseaux aussi.
- Speaker #2
Oui, il t'explique… C'est un poète persan qui, dans le XVIe siècle, qui t'explique qu'en fait, dans la nature… C'est des allégories évidemment, mais il te dit qu'il y a des oiseaux et il y a des bovins. Et les bovins sont des gens où tu vas les mettre dans un enclos et à partir du moment où tu leur donnes de l'herbe, ils ne se préoccupent de rien, ils sont contents d'avoir brouté l'herbe toute la journée et ils ne veulent même pas savoir ce qui se passe. Et tu ne peux pas expliquer à un bœuf qu'il peut aller voler par exemple, parce qu'il a été complètement formaté pour être bœuf. Et un bœuf en fin de compte finalement ça sert à finir dans une assiette ou à tirer une charrue. C'est tout un système qui est mis en place. Quand tu parles d'un oiseau, lui il a la capacité de voler. Et là il t'explique qu'il y a encore autre chose parce que parmi ceux qui ont compris qu'ils étaient oiseaux et qu'ils pouvaient voler, en fait quand tu es dans une cage par exemple, si tu ouvres la porte de la cage, tous les oiseaux ne partiront pas sans voler. Pour aller faire ce fameux voyage des sept pays ou des sept vallées dont il parle, qui sont en fait l'évolution d'un être humain dans sa vie, ontogénique, Mais tu dis que là, il y a énormément de gens qui vont par peur ou par culpabilité, par peur de l'inconnu ou par culpabilité d'abandonner quelque chose, ils vont avoir du mal à aller s'envoler et aller vivre leur vie et leur vraie nature comme tu disais et aller s'occuper de leurs projets, de leurs raisons d'être. La plupart vont rester en fait. Et ceux qui souffrent le plus dans ces trois catégories de personnes sont les oiseaux qui voient la porte ouverte mais qui n'y vont pas. Tant que tu n'as pas pris conscience que tu peux voler de tes proposels, ou tu peux t'envoyer, c'est pas grave. Et ça, c'est pas nouveau. Tous les gouvernements et tous les pouvoirs humains depuis la nuit des temps ont essayé de garder les gens dans la peur où... ou dans le loisir. Quand ton cerveau est tout le temps en train de s'amuser, avoir des loisirs ou avoir peur de quelque chose, tu n'as plus le temps de réaliser qui tu es, de suivre ton cœur ou ta raison d'être. Tu es soit en train de te battre pour éviter la souffrance, soit tu es dispersé par tout type de choses qu'on va te mettre devant pour t'occuper des jeux, du sport, aujourd'hui les réseaux sociaux, etc., Donc si tu vois la société d'aujourd'hui, on est bombardé soit de loisirs et de films et de séries, etc. Bien plus qu'avant, soit par des peurs de terrorisme, de guerre, etc. Et ça c'est pas nouveau. Mais du coup qui est-ce qui pendant ce temps-là va avoir le courage de passer outre tout ça et d'aller écouter vraiment sa nature profonde et vivre son chemin de vie ? Donc la plupart des gens vont finalement faire avoir un petit revenu, rester dans leur système et qu'on les embête pas. Ceux qui vont prendre conscience maintenant qu'ils ne sont pas faits pour ce qu'ils vivent à l'heure actuelle et qu'ils sont faits pour autre chose, soit ils prennent le courage de le faire. Et là évidemment il y aura toutes les peines et les souffrances et les plaisirs qui iront avec. Mais au moins ils font un choix d'aller vivre leur vie pleinement. Soit ils savent mais n'y vont pas. Et c'est là où les burn-out, les douleurs, les crises d'identité, tout ce qui va avec se créent parce qu'on est bloqué en fait. dans un système où on sait qu'on veut en sortir, mais notre cerveau gauche ou la raison, si tu veux, nous empêche de le faire par peur ou par culpabilité.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Alors Arash, pour la catégorie des personnes, de ces oiseaux qui restent dans la cage, qui savent qu'ils peuvent voler, mais qui sont terrifiés à l'idée de sortir du connu, qu'est-ce que tu conseillerais toi par expérience pour ces personnes-là ?
- Speaker #2
Je pense qu'il faut du travail, c'est-à-dire que… La plupart des gens, on ne voit pas l'or derrière le chaos. Avant qu'on arrive à voir qu'il y a toujours un or derrière un chaos, il y a un travail à faire et un travail qui passe par de l'acceptation déjà. Évidemment, comme tu disais, avoir un projet de vie, avoir un telos qui peut être à court, moyen ou long terme, ce n'est pas très rare. Mais il faut se mettre des buts à atteindre. Ça, c'est très important parce qu'on dit classiquement qu'un bateau qui n'a pas de port à atteindre… En fait, il va tourner en rond. Il n'y a pas de vent favorable. Il faut que vous... Il y a un port. Il faut une destination. Donc déjà, il faut un travail. Et la plupart des gens cherchent tout de suite des destinations, des projets pharaoniques ou de leur âme, etc. Non, non, il faut des choses simples au début à 6 mois, puis à 1 an, puis à 5 ans et à 10 ans. Déjà, le cerveau humain, le cerveau Ausha besoin de structure. Et tu verras beaucoup de formations, de soi-disant séminaires, machin, truc bluche, qui d'une certaine façon proposent aux gens de ne développer que leur cerveau droit, d'écouter leur cœur, etc., mais sans aucune structure. Et on est binaire, c'est-à-dire qu'on a bien sûr besoin de rêver, d'écouter nos rêves, notre cœur et notre raison d'être, mais sans structure. En fait, tu ne peux pas. Donc il y a un travail à faire derrière structurel d'organiser sa vie par processus. par paquet, par petite partie, par étape. De toute façon, on n'évolue que par étape. Ce sont des sauts qu'on fait régulièrement. Donc mettre des petites étapes au départ et se cantonner à ça, être concentré à 100%, esprit, argent, énergie et tout. Mais tout en fait sur nos étapes. Apprendre à se détacher de tout ce qui n'est pas dans le centre de ce qu'on veut faire. Et là, il y a un travail à faire sur la peur, évidemment, et sur la culpabilité parce que Beaucoup de gens ont peur de l'inconnu et de la transformation, ça se comprend évidemment. Et beaucoup ont ce problème de culpabilité aussi, du "quand dira-t-on" ? D'abandonner, d'être abandonné, peur de perdre et peur d'abandonner. Donc il y a un travail à faire et souvent ce travail n'est pas mental. C'est ça aussi qui est pas évident pour les gens. La structure elle est cerveau gauche, il y a une structuration à mettre au niveau mental, être organisé pour ça. Un coach peut très bien les aider, comme tu fais à dire A B C D, tu vas arriver de A à Z. Tu ne peux pas faire A Y Z, il faut que tu fasses A B C D E. Il n'y a pas d'économie du chemin. Il faut passer toutes les étapes. D'ailleurs, c'est ça la récapitulation. Jamais la nature ne va faire A X, elle va faire A B C D. Elle va prendre le temps de passer étape par étape. Donc apprendre ça aux gens et ensuite corporellement, de façon subconsciente, leur permettre de passer à travers leurs peurs et leurs culpabilités parce que Ça c'est du subconscient. C'est-à-dire que ce sont des croyances limitantes qui sont ancrées en nous, dans notre cerveau droit, dans notre machine de programmation. Et ça ne se déprogramme pas avec le cerveau gauche où ça prend 25 ans, on peut aller faire un travail psychiatrique ou psychothérapeutique ou lire des livres, mais ça va prendre beaucoup de temps alors que notre corps a une mémoire profonde. elle est liée au subconscient. Le subconscient, il passe par le corps et il faut faire un travail corporel. Parce qu'il y a plein de moyens techniques différents dans le monde. Ne serait-ce que faire un sport de façon très régulière, ça permet au corps de prendre confiance, d'être bien et du coup lâcher prise sur des phénomènes de peur ou de culpabilité. C'est une association cerveau droit-cerveau gauche, un peu Yin-Yang si tu veux, où il faut travailler la structure d'un côté et le cœur de l'autre, le fond et la forme.
- Speaker #1
Je trouve que c'est vraiment précieux parce qu'en effet, on le voit dans l'évolution, que dès qu'on veut changer de niveau, dès qu'on veut passer à autre chose, on est confronté d'une part à l'inconnu, donc on ne peut envisager ce prochain palier qu'avec ce qu'on connaît déjà, donc c'est de fait assez limité, et ça va de fait induire un regard qui peut justement déployer des peurs, etc., Le tip c'est de pouvoir aussi comprendre les règles du jeu. Moi j'aime bien parler de règles du jeu, J-E, parce que je trouve qu'on nous a pas appris ça, moi je l'ai appris en partie avec toi. Est-ce que tu nous parlais un peu de ça, de satellisation ?
- Speaker #2
S'il y avait une loi universelle, comme on dit, un truc à comprendre pour tout le monde et qui est très difficile à appliquer, c'est ce qu'on appelle la loi de la conservation. Parce que quand on regarde comment se passe l'évolution, quand on parle de cône d'évolution, pourquoi on parle de cône ? Parce qu'avec l'évolution, le temps s'accélère et la matière se concentre, se rétracte. Si tu compares un ordinateur des années 70, des super ordinateurs IBM d'il y a 60 ans, à un iPhone aujourd'hui, tu vois comment la taille a changé. Et dans cette récapitulation, en fait, on a fait, refait, refait, et à chaque fois, on a fait plus petit, plus concentré, jusqu'à arriver à des petits ordinateurs, des petits MacBooks, des trucs comme ça. Donc, on a beaucoup diminué la taille. Et c'est beaucoup plus rapide aujourd'hui. Un iPhone est 3-4 millions de fois plus rapide en calcul que le super ordinateur qui a posé Apollo sur la Lune. Et l'autre, il faisait la taille d'une salle. Donc, aujourd'hui, on a un petit truc dans nos mains et ça va aller de plus en plus vite. Donc, il y a quelque chose qui est plus concentré, plus rapide à chaque fois. C'est pour ça que c'est en forme de col. Et du coup, ça dégage plus de temps et d'énergie pour faire autre chose. C'est ce que Spinoza appelait le conatus. À force de le faire, on dégage de l'énergie. Teilhard de Chardin explique ça très bien aussi. Donc l'évolution en fait, ça se fait par palier et chaque palier est bipolaire. C'est-à-dire qu'on est des êtres binaires, on vit dans une matière qui est faite de plus et de moins. Donc on ne peut pas éviter à chaque palier d'avoir du moins et du plus. C'est-à-dire on aura dans notre vie des souffrances et du plaisir. Et essayer d'éviter tout le temps la souffrance avant de chercher du plaisir immédiat, C'est la pire erreur que peut faire un être humain parce qu'il n'y arrivera jamais. Et quand tu prends de l'âge, tu te rends compte dans ta vie, tu as eu des hauts et des bas, tu as eu des plaisirs, des souffrances, et c'est ça la vie. La vie c'est de vivre toutes les expériences. C'est pas d'essayer d'en éviter certaines et d'avoir que les autres. Ça ne marchera jamais. Et donc les gens qui perdent leur temps et qui à l'extrême tombent dans de la drogue pour avoir de la dopamine instantanée parce qu'ils veulent du plaisir instantané tout de suite et oublier toutes les... Les mères de leur vie, c'est pour ça qu'ils passent par la drogue finalement. Il n'y a rien de plus compliqué que ça. Mais si tu acceptes que dans ta vie, dans chaque palier où tu arrives, tu auras du plaisir et de la souffrance, mais que les deux font partie de la vie, et que tu arrives à aimer les deux, de façon quasi simultanée, de façon inconditionnelle, et de finalement choisir quelles vont être tes peines, ou tu vas mettre de l'effort, ou tu vas en baver, et quels seront tes plaisirs, quels seront tes gains, finalement la vie se met à tourner... et à être entière, en fait. Et c'est ça la loi de la conservation, comprendre qu'on ne peut pas gagner sans perdre, ou qu'on ne peut pas perdre sans gagner. C'est très difficile à adapter, à appliquer dans la vie de tous les jours, mais le jour où tu arrives à appliquer ça, toutes tes peurs et tes culpabilités diminuent, parce que tu te rends compte que si tu as peur de perdre quelque chose, tu n'as pas vu qu'en perdant telle chose, tu allais gagner ailleurs. perdre au niveau professionnel, au niveau financier, avoir plus de temps avec la famille ou plus de temps pour ta santé. Et ainsi de suite, c'est-à-dire que c'est un équilibre de toutes les catégories de vie d'arriver à mettre en place et se rendre compte qu'il vaut mieux faire le choix de dire je veux perdre là pour gagner là, plutôt que de dire je veux gagner et gagner et puis du coup l'univers va te faire perdre de toute façon soit de la santé avec des symptômes, soit de forme de amitié familiale, sociale, et ainsi de suite. Pour qui il y a un équilibre ? Et quand tu comprends l'équilibre dans ta vie, que tout est parfait, et que tu arrives à une attitude de gratitude parce que le grand secret c'est ça, c'est d'avoir la gratitude tous les jours pour ce qu'on dit D'ailleurs, la plupart d'entre nous, heureusement, ne vivent pas des grandes tragédies dans leur vie. On n'habite pas tous en Écrénou à Gaza. La plupart d'entre nous, on a des petits bobos de tous les jours, des petites merdes de tous les jours qui font que ça nous frustre. On est débordé par l'espace-temps. Mais on n'a pas des grandes tragédies. Donc, c'est prendre un petit moment tous les matins pour avoir de la gratitude pour notre vie, pour ce qu'on appelait les trois colonnes, tu te rappelles ? Avoir de la gratitude pour le passé, tout ce qu'on a vécu. Gratitude pour le moment présent. C'est très facile de créer une attitude de gratitude. Levez-vous le matin et quand vous allumez la lumière, mais comment est-ce qu'il y a de la lumière dans votre chambre ? Vous allez prendre une douche, vous mettez l'eau chaude. Mais d'où est-ce qu'elle arrive cette eau chaude ? Vous avez un toit, vous avez de la nourriture. C'est-à-dire que si tu prends l'habitude d'avoir de la gratitude pour tout ça, pour la vie, on n'est pas dans le même état. Et on a de la gratitude pour tout. Et quand on comprend la perfection dans notre vie actuelle, c'est là où on fait une sorte de saut d'évolution et qu'on passe au niveau d'après. Et là, ça recommence. Il y a un nouveau chaos qui s'installe parce que c'est l'inconnu. On a de nouveau des plaisirs et des souffrances qui se mélangent jusqu'au moment où on comprend à nouveau la perfection dans ce nouveau palier, qu'on a de la gratitude pour ce nouveau palier et hop, on passe au palier d'après. Donc, ce sont des cycles, en fait, des spirales de plaisir et de souffrance qui se font à chaque palier. Donc, si tu essaies d'éviter tout le temps de la souffrance, le palier ne sera jamais entièrement intégré. Il faut l'intégrer complètement pour le transcender. En fait, on transcende de palier à palier et la transcendance vient par l'acceptation inconditionnelle de tout ce que ce palier comprend et non pas en voir que la moitié. C'est ça l'évolution, c'est d'accepter de voir toute la perfection du palier qui nous dépasse encore une fois et pour ça il faut être comme un enfant il faut laisser le petit enfant en nous s'exprimer. Un enfant, imagine quand tu sors du ventre de ta mère, on parle de l'embryologie le choc de l'inconnu que c'est pour un être vivant de passer d'un environnement liquide sombre, etc. tout d'un coup avec de l'oxygène, de la lumière des milliers de kilomètres de possibilités et des bruits partout et des couleurs etc. C'est un choc énorme. On a tous passé. Donc on sait le faire en fait. Ou quand on s'est mis debout la première fois la station debout notre colonne vertébrale qui tout d'un coup se redresse c'est quelque chose de phénoménal, on ne voit plus la vie de la même façon, le bébé quand il se met debout toute sa vie change et il accepte, il accepte de tomber 150 000 fois et se relever c'est pas grave, il veut y aller lui.
- Speaker #1
Avec légèreté
- Speaker #2
Oui avec légèreté, avec du rire c'est pas grave, et nous plus on grandit, plus on s'accroche on cristallise les peurs de perdre etc. et on ne veut pas que ça change, on veut tout rester comme avant et ça ne marche pas Il faut accepter que la vie, c'est du mouvement en fait. Et il y a les deux, il y aura toujours les deux. Donc la conservation, comprendre la conservation et la gratitude.
- Speaker #1
C'est fondamental ce que tu dis. C'est vrai qu'on l'observe quand on est enfant, on a cet esprit-là. On n'est pas en résistance, on ne lutte pas. Ça vient après ça, pour certains, pour beaucoup.
- Speaker #2
Ça c'est l'épigénétique, c'est tout l'effet de la société. C'est le conditionnement socio-culturel et religieux qui fait qu'on a... On commence à mettre des labels de bien et de mal dans notre vie. En fait, c'est ça qui est le pire, c'est de mettre des labels sur nous et sur des gens et sur des choses. Ça, c'est bien, ça, c'est mal. Et en fonction de nos valeurs, nos croyances, en plus, ce n'est pas les mêmes. Quelque chose qui est bien pour l'autre peut être mal pour un autre et vice-versa. Donc, ce ne sont que des choses qui sont « virtuelles » , inventées par la société. Évidemment, il faut mettre des limites dans une société. Tout le monde peut faire tout ce qu'il veut. mais les labels du bien et de mal souvent nous limitent dans des croyances limitantes, comme on disait.
- Speaker #1
Justement, les croyances limitantes, c'est un sujet que tu abordes et qui est précieux, parce que là encore il y a des personnes qui sont conscientes de cette notion de croyance limitante, puis il y en a d'autres qui pensent que ce qu'ils voient dans leur vie, c'est la réalité. Et moi, j'ai appris à différencier les deux grâce à toi, entre réalité et actualité. Tout le monde n'a pas eu l'opportunité de faire une formation comme j'ai pu la faire avec toi. Est-ce que tu as envie de parler de ça ? Parce que ça permet aussi de prendre un peu de distance, de se décoller un peu de ces lunettes qu'on croit être transparentes alors qu'elles sont teintées finalement.
- Speaker #2
Oui, mais pour ça, il faut comprendre comment est-ce qu'on a été conditionnés depuis... ontogéniquement, on parle de l'enfance, mais effectivement, ça remonte même si ancestral. De génération après génération, quand tu as été entraîné à croire des choses et à créer encore une fois des labels... Et puis, tu as vécu des expériences personnelles dans ta vie qui t'ont fait mettre d'autres labels encore de bien ou de mal sur des choses. En fait, c'est ça. C'est-à-dire que notre passé est notre histoire. Et en fonction de notre histoire, on va créer notre futur qui est pour l'instant mystérieux. Donc, d'un point de vue moteur, le futur est moteur. Si tu veux, il va falloir bouger pour y aller. Et le passé, il est sensitif. Il est dans nos mémoires sensitives. Et tout ce qu'on a vécu dans le passé, en fait, et qu'on a notre histoire. personnel en fait on a fait notre réalité comme tu disais. Et notre réalité c'est une réalité toute relative déjà, qui est sur une seule des dimensions qu'on a vécu, en ayant un filtre qui n'a vu qu'une certaine partie de la réalité.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #2
Alors que l'actualité c'est quelque chose qui est beaucoup plus complexe, qui comprend toutes les différentes possibilités et probabilités que nous on n'a pas vu dans notre code de vision qui est étriqué finalement puisque... Comme tous nos cinq sens, ils sont très limités. Donc on ne voit que certaines choses. D'ailleurs, il suffit de voir... Tu prends cinq personnes qui assistent à un accident de voiture ou à un accident en général dans la rue, ils ne te raconteront pas la même chose. Et s'ils sont sur le trottoir et s'ils sont au dixième étage, ils ne te raconteront pas la même chose non plus parce qu'ils n'ont pas vu les mêmes choses. Mais l'actualité, c'est l'accident. En fait, l'événement lui-même, il est le même. Un événement est un événement. C'est nous qui mettrons des labels ensuite sur cet événement en fonction de nos filtres. qu'on a créé depuis notre enfance et avant. Et on filtre tout ce qui se passe autour de nous. Donc si tu travailles un peu sur ton passé, pour modifier tes croyances et tes labels, en fait ton filtre va être différent. Et tu vas commencer à voir les choses différemment dans le présent et avoir du coup une... au lieu d'être dans de la réaction par rapport au futur, être dans de l'action. C'est pareil, ne pas être en train de réagir contre quelque chose que tu vas penser mauvais pour toi et penser que tu vas plus perdre que gagner, donc ça va te faire peur, ou alors penser que tu vas plus gagner que perdre, ça va t'exciter. En fait, tout ça c'est purement illusoire, puisqu'il y aura toujours les deux. Il faut juste être dans l'action et dire moi je veux ça parce que c'est mon telos, ma raison d'être, ou en fait le plan que j'ai mis pour moi, et de suivre ça dans l'action et ne pas avoir peur de s'attirer encore une fois les deux... face de la médaille, c'est-à-dire les souffrances et les plaisirs qui vont avec. Mais rester concentré sur notre chemin de vie et sur la direction qu'on veut atteindre, sur la cible. Voilà, donc c'est ça en fait, d'arriver à se détacher dans le passé de nos labels et nous permettre d'être plus dans l'action au jour d'aujourd'hui avant une identité qui change, en fait, par rapport à nos croyances et tout ce pour lequel on a été éduqué et tous les fils qu'on nous a... à inculquer au niveau de société.
- Speaker #1
Tout à fait. Quand tu parles de label, je vais donner un exemple pour les auditeurs et tu me diras si ça correspond à ce que tu veux dire mais... On pourrait prendre l'exemple d'une personne qui a vécu avec un couple parental dysfonctionnel, voilà, et qui a collé l'étiquette, le label "couple souffrance", on va dire ça comme ça, et qui va se promener dans la vie avec ce marqueur subconscient, et qui va filtrer l'actualité, donc toutes les rencontres, les possibilités avec cette teinte, avec cette couleur qui aura été imprimée sur le plan émotionnel. Et finalement ça va créer un espèce de filtre, ça va biaiser en fait, ça va biaiser l'opportunité, ça va biaiser la possible rencontre parce que finalement on n'est plus en relation d'une certaine façon Avec une réalité objective, on est en relation avec une projection qui a été enregistrée. Est-ce que c'est bien ça que tu veux dire ?
- Speaker #0
Quand tu parles de la belle.
- Speaker #1
Tu parles de couleur, parce que c'est vrai que cet arc-en-ciel de couleur, de lumière visible est très limité, encore une fois. Et c'est toujours comprendre qu'on a des sens ultra limités. On ne voit qu'une partie de la vérité ou de l'actualité. Et on crée notre propre réalité. D'ailleurs, Rumi, que tout le monde connaît maintenant, a un poème fantastique où il dit que l'amour n'est pas fait de couleurs, les couleurs sont des mensonges. C'est ça. tu mets de la couleur en fait tu mens c'est à dire que tu vois et si tu regardes le film Matrix je sais pas si tu te rappelles dans Matrix quand ils sortaient de la Matrix et ils allaient dans l'actualité dans leur vaisseau tout était verdâtre il y avait des couleurs et ils avaient très bien compris ça comme beaucoup d'autres choses dans ce film mais c'est à dire que les couleurs c'est très joli mais c'est éphémère et c'est l'illusion en fait de ton cerveau qui voit des choses Tu vas te rendre compte qu'il est qu'illusion. En fait, tu vois les choses à l'envers, à l'intérieur de ta tête, à derrière, et ton cerveau reconstruit des images. Parce que c'est que des 1 et des 0 comme un ordinateur. Ce sont des cellules qui prennent des informations de lumière, de photons, et qui construisent des images. C'est-à-dire qu'on construit entièrement le monde dans lequel on vit. C'est une construction mentale, parce qu'on nous a dit ça c'est un ordinateur, ça c'est une table, ça c'est une chaise. Donc on reconstruit à partir de ce qu'on connaît. c'est ce que tu disais tu ne peux reconstruire que à partir de ce que tu connais à partir du moment où tu connais autre chose tu vas construire autre chose mais pour ça il faut faire l'effort d'aller apprendre de voyager à l'intérieur et à l'extérieur évidemment et voir d'autres facettes et accepter peut-être d'autres informations et à ce moment là ton filtre change et là tu vas voir les choses sous un autre angle et c'est pareil pour les parents tu peux avoir comme tu disais une expérience parentale qui soit négative et tu mets un label négatif et tu penses que être en couple, c'est mal, c'est pareil pour l'argent, c'est pareil pour les mêmes choses. Et après, les expériences de la vie, c'est de la chance pour faire que tu vas tomber amoureux, que quelqu'un va te faire vivre quelque chose de complètement différent ou que tu vas rencontrer des couples qui ont une expérience complètement différente de tes parents une fois, deux fois, trois fois. Et ça aussi, d'ailleurs, c'est un truc qui est intéressant, c'est que pour casser des croyances limitantes, ça ne se fait pas en un coup de cuillère à peau, il faut des rituels, il faut le refaire et le refaire. d'ailleurs le cerveau Avant d'arriver à abandonner une certaine programmation consciente et subconsciente et à accepter une nouvelle programmation, il faut déprogrammer. Et la déprogrammation passe par du dumping, c'est-à-dire des rituels de tout le temps voir des choses différentes. Jusqu'au moment où ton cerveau dira « mais ce que je croyais, moi, finalement, c'était limité et j'ai vu beaucoup, beaucoup de choses qui sont l'inverse. » C'est quoi la vérité ? Et là, ça fait un collapse, c'est-à-dire que le cerveau s'effondre et la croyance s'effondre. En disant, bah oui, mais en fait, j'ai vécu dans un village, entre guillemets, de croyances, et il y a des villes fantastiques où il y a 20 millions d'habitants. La vérité, c'est pas ce qui se passait dans mon village. C'est dans tout ce qui se passe dans les grandes villes du monde, et dans tous les pays, et dans toutes les croyances, et dans toutes les religions, et dans toutes les spiritualités, tu vois. Et d'accepter d'aller, de s'ouvrir. Et le bœuf, il n'acceptera pas. il faut avoir ce côté oiseau, c'est-à-dire que tu peux pas forcer des gens. à se transformer ou à changer ou à aller faire autre chose. Donc, ceux qui ne veulent pas, il faut les laisser tranquilles. Peut-être que ce n'est pas le moment, encore une fois, dans ces niveaux d'évolution ontogénique ou phylogénique, dans quelques autres générations, ils auront envie de sourire à ça. Ce n'est pas grave, c'est comme ça. Il faut du tout dans un monde. Mais ceux qui ont envie de passer le cap et de faire cet effort, c'est un effort de travail, encore une fois, pour y arriver.
- Speaker #0
Et Simon ? Pour conclure, Arash, tu devais t'adresser à l'oiseau qui a peur. La cage est ouverte, il vient de réaliser qu'il était oiseau. Mais ses copains sont partis et il est resté dans la cage en se posant des questions. Qu'est-ce que tu dirais à cet oiseau-là si tu pouvais lui permettre ce switch ?
- Speaker #1
Ce que tu dis, c'est exactement le livre d'Atta. parce que le livre commence avec la HUP qui est la... en gros le guide des oiseaux et qui évidemment si vous n'avez jamais connu ce livre je vous spoil un peu parce que évidemment c'est un voyage intérieur alors attends,
- Speaker #0
juste une seconde, je vais le montrer parce qu'il est là, regarde le cantique des oiseaux voilà,
- Speaker #1
très bien c'est l'occasion de le voir avec plusieurs illustrations c'est toujours compliqué de traduire des poèmes du persan du XIIIe siècle mais l'esprit est là Et comment commence ce livre ? En fait, la hub qui propose aux oiseaux de partir pour ce voyage, toute la première moitié du livre, ce sont les oiseaux qui trouvent des excuses. On ne peut pas y aller. Donc par exemple, l'aigle va dire « Mais moi je vole beaucoup trop vite pour vous, trop haut, je ne peux pas partir. » Ou la chouette va dire « Moi je ne vois pas clair, je ne peux pas partir. » Et donc la huile va démonter un par un les arguments de tous ces oiseaux qui viennent pour trouver des excuses pour ne pas y aller. Et à la fin, il y en a 30 qui y vont. C'est 30, pardon. 30 qui y vont.
- Speaker #0
30.
- Speaker #1
30. C'est-à-dire qu'en gros, elle te dit qu'il y a 30% qui y vont. Ouais.
- Speaker #0
En gros.
- Speaker #1
et les 30 qui partent et ils vont vivre cette vallée d'évolution et dans chaque vallée ils vont souffrir l'enfer pour passer à travers mais évoluer et en échange avoir bien sûr tous les avantages et l'évolution et avoir leur sens qu'ils vont se décupler et grandir avec leur voyage jusqu'à ce qu'ils arrivent au bout du voyage donc c'est exactement ça chaque excuse se démonte Chaque excuse sera très souvent basée sur de l'ego, trop ou pas assez d'ego, peur de perdre ou culpabilité d'abandonner. Finalement, ça tourne très souvent en rond et ça remonte très souvent à des labels d'enfance, encore une fois. Donc, être dans une communauté, avoir peur du jugement, lève-toi et attends. Peur de perdre quelque chose, quand tu perds, tu gagneras autre chose. En fait, chaque étape se travaille à chaque niveau. la complexité augmente avec l'évolution. Et donc, ce sera de plus en plus complexe de toute façon. Les complexités qu'on avait à gérer en tant qu'enfant, en tant que jeune adulte, ne sont pas les mêmes complexités qu'en tant que grand adulte, puis en tant que seigneur. Donc, ça, c'est normal d'avoir une complexité qui augmente avec la vie. Et donc, la résolution de chaque niveau va être de plus en plus complexe. Mais comme on récapitule, en fait, on va avoir plus de facilité à chaque fois, on va être plus rapide. pour résoudre des sujets de plus en plus compliqués. Et chaque nouvelle génération va résoudre des sujets encore plus complexes. Parce qu'ils auront des bagages et des informations déjà dans la récapitulation. Et pour en finir, ce qu'on n'a pas transcendé et compris dans chaque palier, il faudra y revenir pour le finir. C'est ça qu'on appelle le pédomorphisme. Parce que la récapitulation te fait évoluer, mais si tu vas trop vite, en fait, en oubliant des étapes, le système va nous ramener, c'est un peu l'échec de Jacob, on va retomber dans nos travers, c'est exactement ça, dans des crises infantiles, c'est pour ça qu'on appelle ça du pédomorphisme, pour venir gérer nos frustrations, nos émotions de colère, de peur, de culpabilité par rapport à quelque chose qu'on n'a pas géré dans un certain palier. Donc des grandes crises de colère, par exemple, quand un adulte se tape une crise de colère, met un coup de poing à quelqu'un ou casse quelque chose, c'est retomber en enfance dans un... dans un système de quelque chose qui le frustre et que son système nerveux n'arrive pas en fait à gérer, donc il en vient à la violence par exemple. Mais s'il apprend à gérer et à aimer cette frustration, ce qui a fait qu'à l'époque il y a eu ce label encore qui a été posé, à ce moment-là cette colère ne reviendra plus. C'est un travail par étage.
- Speaker #0
C'est intéressant je trouve de t'entendre dire ça parce que ça montre aussi, tout à l'heure tu as dit apprendre à aimer tout ce qui vient à nous. Et je trouve qu'on peut plus facilement aimer tout ce qui vient à nous quand on est conscient que tout est au service de notre progression, de notre évolution. Parce que c'est aussi un fondement dans ta conscience, tu vois. Et donc ça permet d'apprendre à aimer quand on sait que, par exemple, on a pété un câble. C'est quand même pas pareil de se dire « Ah tiens, à nouveau ça, ça ressort dans mes relations. » Il y a quelque chose que je n'ai pas guéri en moi, que je n'ai pas réglé en moi. Ce n'est pas la même dynamique de penser comme ça et de le voir comme une opportunité pour travailler sur soi que de se ronger par la culpabilité, de passer dans la phase d'autodestruction, tu vois, qui n'en vient finalement. Et je trouve que c'est pour ça que j'avais très envie de partager ces échanges avec toi. C'est justement pour qu'on puisse avoir une grille de lecture qui nous permette d'avoir une attitude. correspondante à ce pour quoi on est là, c'est-à-dire grandir, évoluer, et que ce processus-là n'a pas de fin.
- Speaker #1
Il y a une différence entre l'évolution et la révolution. Quand ta vie se met à avoir une révolution, c'est-à-dire que les choses reviennent tout le temps, les mêmes relations, par exemple, empoisonnées, les mêmes problèmes reviennent et reviennent, c'est quelque chose qui est dans la révolution. Et donc, cette récapitulation épédomorphée se rend tournée en rond. Ça ne permet pas d'évoluer. Et pour évoluer, il faut aller apprendre justement à aimer la perfection de la vie à ce moment-là. Et c'est à ce moment-là que la révolution s'arrête. et qu'on passe à de l'évolution et qu'on passe à l'étape d'après. Et là, une nouvelle révolution commence. C'est pour ça que c'est cyclique. On fait de la révolution et on comprend que tout est parfait. On voit l'ordre derrière le chaos. On aime, on s'aime et on aime les autres de façon inconditionnelle complète et on passe à l'étape d'après. Et c'est pour ça qu'au fur et à mesure, une gratitude s'installe jusqu'à la plénitude. C'est quoi la plénitude ? La plénitude, c'est de se rendre compte que tout est parfait. Tu as déjà tout. et le plus grand cadeau c'est d'accueillir d'accepter qu'on a déjà tout. Comme ta cellule qui a déjà toutes les informations, tu as déjà tout en toi. Donc tout le reste, ce ne sont que des échanges, des partages, etc. avec des croyances qui nous font être dans la réaction par rapport aux autres. Mais on a déjà tout. Et avoir de la gratitude pour ce qu'on est déjà, pour ce qu'on a déjà et ce qu'on est déjà, en fait, permet d'avoir une grande force parce que la plénitude, finalement, te dit ce qui se passe avec l'âge. En plus, on vieillit, moins on a besoin des autres, moins on est dépendant, moins on a besoin de ce que tu as. prouver quoi que ce soit ou prouver quoi que ce soit aux autres, parce que la plénitude s'installe. Et si on veut être un peu plus spirituel, parler d'immanence et de croire à l'âme, etc., peut-être qu'il y a des choses qui nous dépassent et que notre âme, elle, elle sait où elle va. Et qu'elle passe de corps en corps, de génération en génération, et qu'elle a un agenda, elle, qu'elle connaît très bien, que nous sommes des êtres célestes qui vivons des expériences terrestres. Et acceptons de vivre toutes ces expériences. Moi, dans ma vie, j'ai essayé de vivre toutes les expériences que je pouvais.
- Speaker #0
Sans peur,
- Speaker #1
culpabilité, ni jugement, ni tabou, ni rien. Tu vis des expériences dans ta vie, et les expériences vont juste nourrir ton âme, et tu n'auras pas un livre dans la vie d'après. Tu ne vas pas les donner en poison à tes enfants pour qu'ils les vivent à ta place. C'est souvent ça aussi, tu vois, les transferts générationnels. C'est des choses que je n'ai pas vécues, mes enfants vont le vivre. Donc plus je vis des choses, moins j'en aurai à vivre dans les vies d'après, et moins mes enfants auront à les vivre à ma place. Donc c'est aussi ça, c'est d'accepter les expériences de la vie. Parfois ça se passe bien, parfois ça se passe mal, mais ça fait partie de la vie. Et comme tu dis, il y a quelque chose qui nous dépasse, comme la cellule qui sait qu'elle sera cellule du foie, mais avant qu'elle n'y arrive, il y a un peu de travail. Eh bien nous, on a du travail, mais au lieu de penser que… C'est comme quand tu prends un bateau, si tu penses qu'à la destination finale, mais tu ne profites pas du voyage. ou que tu es malade et que tu es dans la cale en train de vomir pendant tout le voyage, tu ne vis pas le voyage. C'est sûr. C'est ça. Tu trouves le voyage, ça, c'est l'enfer. Vivement la mort, vivement la retraite, vivement le bonheur. On entend ça. Le voyage, tous les jours, va sur le pont, regarde le soleil. Si tu as envie de vomir, vomis, ce n'est pas grave. Vis le truc à fond plutôt que d'aller te mettre dans la cale, dire que ce voyage, c'est l'enfer, le capitaine est un con, l'eau, il y a trop de vagues, il ne fait pas beau, le bateau pue. Enfin, à un moment, tu te... Tu pourris toi-même, en fait, d'expérience.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et tu mets ça sur le dos de tout le monde. Mais en fait, on crée nos propres complications à chaque palier. C'est jamais les autres. Jamais ce seront les autres qui, à cause des uns ou des autres. C'est à nous. Et tu n'es pas content. Tu te lèves, tu t'en vas. Tu vas ailleurs. Tu changes d'expérience. Tu changes d'environnement. Tu changes de collaborateur. Tu changes ce que tu veux. Nous sommes des êtres libres. mais pour ça il faut un petit travail sur la peur et la culpabilité c'est toujours pareil
- Speaker #0
On ferait un petit travail. Je suis d'accord avec toi. Merci beaucoup, Arash. Vraiment, ça fait du bien. Je te remercie. Ça a toujours un plaisir de partager avec toi. Écoute, peut-être, si ton employé temps le permet, on aura peut-être l'occasion un jour de repartager un échange parce que je trouve que c'est vraiment des informations tellement précieuses. Et puis, on est souvent inspiré par ce que les autres ont réalisé intérieurement. Et du coup, quand c'est incarné, réalisé, ça passe... ça passe dans le cœur des autres et dans leur esprit. Merci beaucoup pour ce moment à rage. Est-ce que tu as envie de dire un dernier mot pour conclure aux auditeurs qui traverseraient eux-mêmes leur saison ?
- Speaker #1
J'espère que le petit échange qu'on a eu a été enrichissant pour eux. Je vous dis, fassent confiance à leurs graines.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Une graine, il faut la mettre au fond d'un trou. Dans le noir et la rosée, il faut du soleil et de la pluie pour que ça donne un bel arbre. Au premier, que du soleil ça ne marche pas et que de la pluie ça ne marche pas non plus. Donc accepter le soleil et la pluie pour que leurs graines en fait mûrissent et accepter ce qu'ils sont pour donner le meilleur d'eux-mêmes dans cette vie, donner les plus belles pommes qu'ils peuvent sans peur de culpabilité. C'est ça qui créera l'attitude de gratitude quotidienne qu'il faut dans la vie.
- Speaker #0
C'est une super conclusion. Merci beaucoup Arash pour ce moment. Je te dis à très bientôt. Merci aux auditeurs qui nous ont écoutés. On vous souhaite une belle germination. Je ne sais pas si ça se dit, mais on leur souhaite. Et on vous dit à bientôt. Bon vol pour tous les oiseaux qui osent sortir de leur cage. Et puis à très bientôt sur une autre émission de Zenith. Merci d'avoir écouté cet épisode. Pour soutenir Zenith, abonnez-vous et laissez 5 étoiles sur Appel Podcast. C'est le meilleur moyen de faire grandir ce podcast. Et pour aller plus loin, retrouvez-moi sur Instagram ou inscrivez-vous à ma newsletter. J'y partage des ressources concrètes pour vivre une vie alignée à votre vérité et à votre plus haut potentiel. Prenez soin de vous. et à très vite pour une nouvelle exploration de votre puissance intérieure. Ciao !