- Speaker #0
Zéro déchet au boulot !
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast qui vous accompagne vers le zéro déchet au travail. Vous êtes sensible à prendre soin de la planète, œuvrer pour diminuer les déchets à la maison, mais au travail c'est le désastre. Gâchis de papier, d'emballage, indifférence des collègues,
- Speaker #0
vous vous sentez démunis face à l'ampleur de la tâche. Alors bonne nouvelle, ce podcast s'adresse à tous ceux qui souhaitent avancer de manière positive et concrète dans une démarche de diminution des déchets en entreprise. Allez, place au sujet du jour.
- Speaker #1
Bienvenue pour ce nouvel épisode. Lors du dernier épisode de ce podcast, nous avons évoqué des pistes pour réussir l'installation du composteur au boulot. En effet, en allant travailler chaque jour, chacun produit des biodéchets lors des temps des repas le midi, les pots entre collègues, en buvant même un café. Ces biodéchets et autres épluchures finissent le plus souvent dans la poubelle de cuisine avec les autres déchets. Aujourd'hui, 70% des biodéchets en France sont incinérés ou enfouis. Depuis janvier 2024, la loi nous invite à collecter à part ces déchets, appelés trisources, en généralisant pour tous des solutions de collecte et de dépôt des biodéchets. Cela signifie que les collectivités œuvrent de différentes façons pour nous apporter des solutions concernant ces fameux biodéchets. Aujourd'hui, dans cet épisode, nous allons mettre les mains dans la terre. Nous allons partir à la découverte d'un exemple d'installation d'un composteur partagé à Los Anguel, dans le nord. Ce composteur est installé sur la base du 11-19, au pied des terrils, dans un ancien espace minier. Pour parler de la mise en œuvre concrète d'un tel projet, j'ai invité Ariane Ponce, du CERD, et Hélène Decarnin du CPE Chelles d'Ethéryl. Mesdames, bonjour.
- Speaker #2
Bonjour.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Alors Ariane Ponce et Hélène Decarnin, pouvez-vous vous présenter brièvement ? Quels sont vos emplois et structures respectives ?
- Speaker #2
Donc moi Ariane Ponce, je suis chargée de mission à l'ODEMA, c'est l'Observatoire des Chaises Matières, qui est porté par le CERD, le Centre Ressources du Développement Durable. Et ma mission, c'est de suivre l'ensemble des déchets et de la matière en région, haute France.
- Speaker #1
Bien, merci. Et pour vous, Hélène ?
- Speaker #0
Et moi, Hélène Decavin, je suis guide animatrice nature, patrimoine et développement durable au CPE, du coup, chaîne d'éthérie.
- Speaker #1
D'accord, donc plutôt que de l'animation sur la nature, sur le territoire, la chaîne d'éthérie.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Animation nature est aussi le grand axe du développement durable.
- Speaker #1
Et est-ce que vous pouvez expliquer toutes les deux, plus particulièrement, quel est votre lien avec les déchets ?
- Speaker #2
Alors moi, j'ai pour mission de suivre l'ensemble des déchets. Donc ça va des déchets ménagers assimilés, les DMA, aux déchets d'activité économique, les DAE, et même les déchets du bâtiment, enfin l'ensemble des déchets qu'on peut retrouver en région. voire même au-delà, on suit la matière. Et donc, pour suivre les objectifs réglementaires, donc suivre les indicateurs du SRADET, dans le but d'outiller les politiques publiques, donc les politiques régionales, mais aussi notre vocation est d'aider les politiques territoriales et donc de mettre à disposition ces indicateurs, ces données à des échelles plus fines. pour que les territoires puissent s'appuyer sur ces données et trouver des solutions concrètes à mettre en place sur leurs territoires.
- Speaker #1
Le déchet, c'est votre sujet.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Très bien. Et pour vous Hélène, quel est votre lien sur le déchet ? Pourquoi ça vous intéresse cette question-là ?
- Speaker #0
Alors moi, en tant qu'animatrice, je suis dans les écoles des animations sur déjà une partie du tri des déchets. essayer de comprendre et essayer de diminuer les déchets, donc là avec autant des enfants que ça peut être aussi des adultes, accompagnement de programmes aussi. qui tend, on va dire, sur le zéro déchet. Et via d'autres animations, et là plus sur le côté, mon jardin naturel ou les pratiques du jardinage ou plein d'autres choses, on aborde justement ces thématiques du compostage, voire même du lombricompostage. On peut installer des lombricomposteurs dans les écoles. Là, il y a quelque temps, je l'avais installé aussi dans le fils de touriste de Lens-Liva, pour inciter justement à gérer au mieux ces biodéchets.
- Speaker #1
Très bien. Ariane, depuis quelques mois, un composteur a vu le jour à proximité de vos locaux. Alors pouvez-vous nous présenter la genèse de ce projet et pourquoi et comment a-t-il vu le jour ?
- Speaker #2
Alors notre composteur partagé... C'est issu de discussions que j'ai eues avec des collègues, et plus spécifiquement avec le directeur Emmanuel Bertin du CERD, de ma structure. Je lui ai parlé un petit peu de ma volonté d'avoir le tri des biodéchets sur nos lieux de travail. Et donc il m'a encouragée sur mon projet, et donc il m'a donné des contacts de la CAL, c'est la Communauté d'Acclomération de Lens-Livien. qui regroupe des communes du Nord et du Pas-de-Calais. Et pourquoi la cale ? Parce que notre base 11-19 appartient à la cale, et donc on devait demander l'autorisation si on mettait en place le tri à la source du biodéchet, et de voir un petit peu quel type de tri à la source qu'on pouvait mettre en place. Parce que l'idée n'était pas de mettre en place que pour notre structure, mais de lancer un projet commun sur la base.
- Speaker #1
Et alors la base, est-ce que vous pouvez expliquer ce que c'est ?
- Speaker #0
En fait, ce qu'on appelle la base du 11-19, c'est justement l'ancien site minier où on est dessus. Donc c'est un site minier qui est rattaché à l'ancienne fosse 11 et l'ancienne fosse 19 des mines de Lens, qui a cessé d'activer en 1986, qui a été préservée dès les années 90. Au fur et à mesure, c'est un site qui a été restauré, réhabilité pour accueillir des structures d'éducation à l'environnement, développement durable. On a également aussi Culture Commune qui est scène nationale, qui est également chez nous. On est vraiment en fait sur une réhabilitation de l'industrie minière sur un site bien spécifique. Et c'est pour ça qu'on ne peut pas, entre guillemets, non plus y faire tout et n'importe quoi. Comme on est classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, et depuis 2012, on fait partie des éléments qui sont rentrés dans la liste de l'UNESCO, on est soumis à l'architecte des monuments de France. Ce qui fait que par rapport à la démarche, peut-être qu'Ariane en parlera après, mais c'est vrai que là, par rapport à la démarche d'installation d'un composteur, j'ai pris un petit peu ma casquette liée au patrimoine minier. Essayer d'orienter un petit peu, parce que par rapport à l'architecte des monuments en France et par rapport aux propriétaires, il y a des choses qu'on peut faire et des choses qu'on ne peut pas faire. Et du coup, il a fallu la concertation de ce côté-là.
- Speaker #1
Et donc, Ariane, vous avez pris contact avec la communauté de communes. Et qu'est-ce que vous avez fait avec cette communauté de communes ?
- Speaker #2
C'est ça. Donc, l'idée était de creuser un petit peu les différentes possibilités qui s'offraient à nous. C'est vrai que je venais de rencontrer un acteur aussi du territoire qui, en fait, c'est une association Recycle. qui proposait la collecte des biodéchets à vélo. Je me suis dit que c'était peut-être une possibilité au-delà du composteur partagé. Et finalement, la CAL préférait, enfin la communauté d'agglomération, préférait nous proposer un composteur, de mettre en place un composteur partagé sur la CAL. Et pour ce faire, il fallait remplir un dossier d'appel à candidature, le faire passer devant les élus. Et en fait, dans ce dossier, il fallait trouver deux référents. C'est là que j'ai proposé, j'ai envoyé un mail à l'ensemble, avec l'appui d'Emmanuel, mon directeur, à l'ensemble des structures sur la base, proposer des volontaires pour devenir référents, pour participer à ce projet. C'est là que se sont mobilisés le CD2E, une structure voisine, ainsi que le CPELN. On était trois structures, j'ai pu monter le dossier, il a été validé par les élus. Et ensuite, l'objectif était, c'est vrai que je n'ai pas dit, on a réussi à construire une petite équipe finalement d'une petite dizaine de référents, un futur référent, parce qu'on n'était pas encore formés, puisque pour être référent, il faut être formé, donc une demi-journée, au bon tri, un petit peu à l'organisation de ce composteur, comment on l'entretient, etc. Donc cette formation, on a réussi à, je ne sais plus, on a été formés en juillet, quelque chose comme ça, juin-juillet. Une fois formé, ça nous a permis de mettre en place le composteur, il me semble, en juillet sur la base. On a réfléchi ensemble où le positionner, quels points stratégiques, parce que notre base est touristique. L'idée était qu'on ne retrouve pas dans notre composteur partagé d'autres déchets, mais qu'elle soit aussi stratégique, que chaque structure puisse y aller facilement. Une fois le composteur partagé, on s'est dit qu'on allait inaugurer. le composteur pour un petit peu informer l'ensemble des structures qu'on avait mis en place à un composteur partagé et que s'ils voulaient mettre en place le tri à la source dans leur structure, ils étaient la bienvenue. Et donc en septembre, on a fait une petite inauguration qu'on a appelée la composteur et on a invité l'ensemble des personnes sur la base à venir le temps d'un midi. On avait fait quoi ? Une salade de fruits pour un petit peu créer des petits déchets biodégradables. Et on avait organisé différents temps avec un discours d'inauguration un petit peu officiel. On avait préparé un quiz pour faire une animation au tri. C'était un jeu de sensibilisation. Et puis l'idée, c'était aussi de partager notre projet. Et grâce à ce moment-là, on a réussi à intégrer une nouvelle structure à notre projet, nos cultures communes. Et donc, la prochaine étape sera de former deux référents qui sont volontaires pour intégrer l'équipe des référents sur la base. Et finalement, cet événement, ça a marqué un petit peu le début de la mise en place du tri à la source sur notre base, puisque la CAHL nous a donné à disposition des biosos. On a donné à chaque structure où il y avait au moins un référent. Et donc, on est rentré dans une phase un petit peu d'adaptation, de mise en place du tri. Donc bien sûr, Hélène saura mieux le dire, mais il y a eu une phase un peu de contrôle parce qu'on trouvait bien sûr quelques erreurs. Moi, je n'étais la première à en faire. Et donc, pendant les premiers mois, on a été assez vigilants sur le tri, ce qu'on y retrouvait pour justement sensibiliser. On a fait aussi quelques... pancarte un petit peu de sensibilisation en disant voilà ça on l'accepte dans le composteur mais en petits morceaux parce que c'est un composteur tout jeune donc il faut être un peu plus vigilant là dessus etc l'idée du référent c'est justement qui porte la voix un petit peu dans chaque structure sur les
- Speaker #1
petites attentions à faire pour la bonne réalisation et la bonne gestion du composteur ok alors si je me trompe pas le composteur vous a été fourni ? par la cale ?
- Speaker #2
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et à quoi ressemble-t-il ?
- Speaker #2
Alors, c'est trois grands bacs en bois. Je ne sais pas si c'est un bac, c'est le meilleur mot. Et donc, ils sont assez volumineux. En fait, c'est une taille standard. On n'a pas eu forcément de choix là-dessus. C'est vrai que c'est la cale qui a décidé pour nous. Donc finalement, c'est ce qu'on retrouve dans les composteurs partagés qu'on retrouve dans la rue. C'est le même type de structure. Et donc, je laisse Hélène sur les mots-clés, sur les différents bacs, pour ne pas me tromper.
- Speaker #1
On va y venir justement. Si on parle de questions pratiques, petite question pour Hélène qui est la spécialiste du compostage. Qu'est-ce qu'on met dans un composteur ? Qu'est-ce qu'il faut éviter ? Et comment prend-on soin de son compost pour avoir un compost de qualité ?
- Speaker #0
Alors, dans le composteur, on peut y mettre déjà beaucoup de choses. Mais c'est vrai qu'il faut faire attention sur certains trucs. Ça va être essentiellement puisqu'il y a des déchets de cuisine, épluchures de légumes, épluchures de fruits, un mar de café, sachets de thé, sans la petite étiquette qui est collée au bout et le fil aussi. Ça, il faut faire attention justement à essayer de retirer ça. Après, ça peut être aussi des déchets genre la petite boîte à œufs cartonnée avec pareil l'étiquette qui est collée dessus. penser à retirer. Ça peut être de l'essitou qui a été utilisé pour essuyer la table, ça peut être aussi un miel intérieur. Il y a vraiment beaucoup de choses qui se compostent, d'où l'intérêt d'avoir un composteur, comme ça, ça permet vraiment de limiter les déchets dans la poubelle. Au niveau des petites idées reçues, souvent on dit qu'on ne peut pas composter les agrumes. ça acidifie le compost, etc. Alors là, pareil, je dirais oui et non, ça dépend. Les agrumes, oui, on peut les mettre. Par contre, ce qu'il faut penser à faire, c'est couper, par exemple, les épluchures de clémentine ou épluchures d'orange, les couper en petits morceaux pour qu'elles soient plus facilement assimilables. Parce qu'en fait, le composteur, c'est plein d'animaux, plein de micro-organismes qui vont avoir chacun un rôle à jouer. Et si, par exemple, mon orange, je la jette comme ça, forcément, elle mettra beaucoup plus de temps à se dégrader. que si je pense à la couper en petits morceaux. Ce qu'on va surtout éviter de mettre au niveau des apports, ça va être tout ce qui est viande, poisson. Alors là, tout simplement, c'est pour éviter aussi que ça fermente, qu'il y ait la production de mauvaises odeurs. Souvent, quand on a des mauvaises expériences avec le compostage, ça va être surtout sur la fermentation, sur les mauvaises odeurs, ou alors la présence de nuisibles. comme le rat. Après, il ne faut pas non plus prendre la présence du rat comme une excuse pour ne pas installer de compost. En fait, le rat a déjà un territoire. Donc, si vous avez un rat dans votre composteur, c'est que le composteur a déjà été installé sur le territoire du rat et ce n'est pas le composteur qui a ramené le rat sur votre territoire. Et là, justement, pour éviter tout ça, il y a plein de choses aussi à faire en amont ou pendant les techniques de compostage. En amont, ça va être installé à grillage au fond. un grillage de maxi, un maillage de 1 cm. On peut le doubler avec des briques espacées, pareil, d'un centimètre, ou des dalles qu'on peut récupérer, parce que le but, ce n'est pas non plus d'acheter des choses neuves aussi, ça peut être aussi partir sur de la récupération. Et dans l'entretien, je ne vais pas dire au quotidien, mais sur la semaine, ça va être vraiment bien de brasser la matière. Le but d'aérer, déjà ça facilite la dégradation, mais ça va déstructurer notre futur compost et les nuisibles ne vont pas forcément aimer. Dans tout ça aussi, ce qu'il faut faire attention, c'est que par exemple, on peut y mettre des pâtes, on peut y mettre du riz. Mais s'ils sont nature, s'il y a du beurre, s'il y a de la sauce, forcément on ne les mettra pas dedans. Et c'est ça, quand on veut installer un composteur, souvent on a justement ces journées ou ces demi-journées de formation avec ces bons gestes à avoir. Et du coup, c'est tout ça qu'on aborde dans le cadre des rencontres, des formations. Et ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que plus on va couper, plus on va mettre petit. Déjà, ça se sera assimilé beaucoup plus rapidement et ce sera aussi beaucoup plus facile à mélanger parce que pareil, ça fait partie des règles du composteur. Ce qu'on va éviter surtout... C'est tout ce qui est excréments, par exemple l'excrément de chien ou alors la litière du chat. Alors là, ce n'est pas parce que ça ne se composte pas, c'est tout simplement pour des raisons sanitaires et éviter justement des maladies. Mais après, en soi, il y a plus de choses qui se compostent que des choses qui ne se compostent pas.
- Speaker #1
Ariane, vous avez aussi en charge ce fameux composteur. Sur la base, le composteur se remplit de quoi ? Qui ramène quoi ? Est-ce qu'il y a des personnes qui ramènent leur propre ? compost de maison, par exemple ? Comment ça se passe ?
- Speaker #2
Sur la base, on est des petites structures, donc on n'a pas de cantine. C'est vrai que les déchets qu'on va retrouver, c'est des déchets, des épluchures de pommes pour un goûter ou notre dessert. Donc, ce n'est pas très volumineux. Mais en fait, on s'est rendu compte qu'en mettant à disposition ce composteur partagé sur la base, les employés apportaient leur bac aussi personnel. Et donc, c'est pour ça que finalement, on se retrouve avec des volumes quand même assez surprenants, conséquents, bien plus qu'on ne l'imaginait. Mais au-delà de ce fait, on n'a pas non plus beaucoup de déchets sur notre base.
- Speaker #1
Finalement, c'est surtout un outil de sensibilisation et de tri des biodéchets dans les structures parce qu'il était inexistant, voire chez les particuliers qui travaillent sur cette base. Finalement, ça apporte ça, vraisemblablement. Et si je ne me trompe pas, sur un composteur, on doit aussi apporter de la matière sèche. Est-ce que, Hélène, vous pouvez nous expliquer pourquoi et comment on la trouve ?
- Speaker #0
S'il y a, par rapport à l'apport, etc. Il faut vraiment mettre du brouillat de branches, du brouillat d'arbres. Et quand on installe, il faut vraiment faire attention à bien avoir ce brouillat, bien le contacter. Nous, c'est la ville de Los Angeles qui nous a fourni ce brouillat de branches. On a tout à l'heure rien parlé des trois bacs. Au niveau des bacs, on a le bac d'apport. Là, on vient déverser nos biodéchets. On a ce bac qui est de réserve de matière brune. Ce qui fait qu'à chaque apport... On a cette matière brune qu'on prend et on vient recouvrir les apports. Pour garder justement, parce que c'est ça aussi le compostage, c'est un équilibre entre le vert et le marron et le sec et l'humide. Au niveau des matières sèches, au niveau des matières humides, c'est tout un équilibre à avoir. Et justement, ce broyat de branches qui est en fait humide et chargé aussi de micro-organismes va... permettre l'accélération de la décomposition, mais va permettre aussi à l'air de circuler, l'air qui est aussi vachement important pour la dégradation de la matière. Et c'est pour ça aussi, dans un composteur, il faut mélanger, il faut aérer, pour garder justement ce procédé, on va dire, actif. Et c'est ce qui va éviter justement d'avoir des soucis, de blocs qui vont se créer, éventuellement aussi créer des... problèmes de fermentation, etc. Donc c'est vrai que quand on veut se lancer surtout sur un composteur partagé, parce que composteur à la maison c'est différent, mais sur un composteur partagé cette alimentation de matière brune est très très très importante et c'est ce qui va faire aussi que du coup le compost va se remplir en volume. C'est vrai que là quand on regarde chez nous par rapport aux apports qu'on fait on regarde, je ne vais pas dire qu'il est déjà à moitié rempli mais presque. Mais c'est surtout que ce broyat prend de la place. Mais au fur et à mesure où le compost va se faire, au fur et à mesure, ça va se tasser. C'est pour ça qu'on a un troisième bac, qui va être soit le bac de maturation, soit on va condamner le bac dans lequel on apporte aujourd'hui, histoire que pendant plusieurs mois, le processus continue à se faire, les apports continuent à bien se transformer en bon compost, ce qu'on appelle la maturation. Et pendant ce temps-là, le bac qui est resté vide, on vient apporter dedans. Et comme ça, on n'est pas bloqué en se disant qu'on est sur l'étape de maturation et qu'on ne peut plus rien faire. On joue comme ça, justement, avec les deux bacs. Et quand on aura, alors là, ce n'est pas encore le cas, mais quand notre compost arrivera à maturation, il aura vraiment beaucoup perdu de volume. Ce qui fait que là, si on arrête le bac plein, il se sera tassé quasiment à la moitié, voire jusqu'à un tiers. Parce qu'il ne faut pas le crier, ça reste de l'eau. C'est pour ça que c'est aussi une aberration que nos déchets se retrouvent en incinérateur, parce qu'en fait, on brûle de l'eau, avec des conséquences sur les gaz à effet de serre. C'est vrai que quand on pense gaz à effet de serre, on pense aux camions, à l'avion ou au bateau qui va polluer ou à la voiture par rapport au trajet. Mais en fait, non, nos biodéchets participent aussi à cette production de gaz à effet de serre, et autant les valoriser justement via le compost.
- Speaker #1
Tout à fait. Alors justement, d'ici quelques mois, vous allez obtenir un compost qui sera mûr, un engrais de qualité. Comment pensez-vous utiliser ce compost obtenu ?
- Speaker #2
C'est une très bonne question. On n'y a pas encore réfléchi. J'ai imaginé, pourquoi pas, organiser un petit peu le midi lors de l'inauguration. C'est créer un moment sur la base où on pourrait peut-être faire des dons de compost. Ou imaginer utiliser le compost sur la base. Et pourquoi pas se lancer dans des projets collectifs, je ne sais pas, de potager, j'en sais rien. C'est vrai que ce projet a montré qu'il y avait une réelle dynamique à créer sur la base et qu'il y avait pas mal de volontaires qui attendaient juste un coup de pouce ou un moment pour partager ensemble un projet commun sur la base. Et c'est vrai que le composteur partagé, c'est un peu comme un moment de partage. Ça crée du lien social entre les collaborateurs. Ça va plus loin qu'un simple geste de tri. C'est plutôt une dynamique qui est en train de se créer. Et donc, on peut tout imaginer pour le futur de ce compost. Je ne sais pas si tu as des idées, Hélène ?
- Speaker #0
C'est vrai que le compost, c'est ça. Si le but, c'était de créer du lien. Sur la base, je crois qu'aujourd'hui, on est plus d'une centaine, voire 150, 200 à travailler. Sans compter ceux qui sont de passage pour des réunions, pour des meetings. C'est une base qui est très fréquentée. Il y a quelques personnes qu'on connaît parce qu'on croise dans les réunions. Il y en a certains, on se connaît parce qu'on est... On est partenaire depuis de nombreuses années. Mais avec toutes les nouvelles têtes qui arrivent aussi au fur et à mesure, puis après, il ne faut pas l'oublier, c'est aussi le travail de chacun. On a facilement les ornières. Avoir ce composteur, avoir ce temps. comme on a eu pour l'inauguration, là on va refaire un petit temps entre nous aussi au moment du printemps, ça crée du lien, ça permet de connaître et des fois de discuter, des fois de projets communs, de voir qu'on travaille sur le même sujet mais qu'on est dans deux structures différentes, il y a une volonté. Et puis après, en fonction de ça, il y a toujours la solution de se distribuer du compost entre nous, ce sera l'excuse pour recréer un événement et se retrouver encore une fois. Pourquoi pas, après, même si... Parce qu'on est proche aussi de la cité minière. Enfin, quand on parle d'éléments miniers, on a forcément la fosse, on a les terribles, on a aussi les maisons, les habitations qui sont en proximité. On a des gens qui sont curieux, qui viennent, ils regardent, ils disent, tiens, moi, j'habite à côté. Est-ce que je peux ? Est-ce que je peux pas ? Est-ce que... Bah, oui, si vous faites attention, pourquoi pas. Bon, après, il faudrait maler le bio-saut pour ramener tout ça. Mais pourquoi pas aussi recréer du lien avec les habitants. si vous savez... Pour l'instant, c'est vrai que notre composteur est assez jeune. Il n'est pas encore du tout arrivé à maturité. Mais je pense qu'on essaiera de réfléchir à un truc assez sympa, soit avec les acteurs, soit ouvrir un petit peu plus grand. Puis bon, après, on n'est pas des drôles, comme on dit, qui veut bien. C'est pour passer un bon moment, voilà.
- Speaker #1
On est accueillants dans le Nord.
- Speaker #2
C'est vrai qu'au-delà de la matière que l'on tient, le compost, on se rend compte que ça devient un outil, notre composteur partagé. Puisque, voilà, Hélène l'utilise dans le cadre de ses missions, dans ses PIE. Mais également, donc la CAL est revenue vers nous pour une journée avec 80 collégiens. Et donc, notre composteur, c'était une petite visite un peu organisée pour sensibiliser justement les collégiens à se trier à la source des biodéchets. Il y a également ma collègue Mathilde, ternisienne, à l'Observatoire, qui a réalisé une petite vidéo pour Ta Voix, la Voix du Nord. pour justement expliquer ludiquement que signifie le tri à la source des biodéchets. Et donc, tout ça, c'était à côté de notre composteur partagé. Donc, finalement, on se rend compte qu'il y a une dynamique qui devient une star, dans le même cadre que ce podcast.
- Speaker #1
En fait, c'est devenu surtout un outil de sensibilisation, un outil pédagogique, finalement, autour de vous, entre les collègues, mais au-delà des collègues, auprès des collèges du coin, de la communauté de communes. Donc, bravo.
- Speaker #0
D'une initiative personnelle, c'est devenu une petite star à lui tout seul. Alors, si on parle de temps investi, donc vous êtes bénévolement investi sur la gestion de ce composteur, il y a eu une demi-journée de formation, il y a eu des temps d'inauguration. Si on parle de temps au quotidien, combien de temps ça prend de prendre soin de ce composteur ? Qu'est-ce que ça représente comme travail ?
- Speaker #1
En fait, quand on regarde, ça ne prend pas forcément beaucoup de temps. À partir du moment où on a les bons gestes, à partir du moment où on met les bonnes choses en bio-saut, à partir du moment où c'est coupé en petits morceaux, à partir du moment où les personnes qui apportent justement ces biodéchets remettent un petit peu de broyat par-dessus, ou alors s'il y a de la matière brune, donc serviettes, cartons, etc. dans les bio-sauts, que tout ça est respecté, en fait, ça ne prend vraiment pas beaucoup. Ça, il dit mettre mon nez quand je passe. Après, vraiment, pour mélanger, aérer, etc., soit je le fais entre deux quand j'ai envie de faire ma pause, plutôt que de faire la pause cigarette. Comme je ne fume pas, je fais ma pause compost, ce qui est assez sympa. Ou alors, au moins une fois par semaine, et souvent, c'est soit le mercredi, puisque c'est une journée où j'ai un peu plus le temps, soit le vendredi soir avant de partir, là où je donne un petit coup de griffe ou un petit coup d'aérateur. pour brasser la matière qui a été apportée. Mais en fait, c'est vraiment que quelques minutes. Ce n'est pas chronophage. À partir du moment où tous les gestes sont respectés, en tant que tel, ce n'est pas forcément chronophage. Ce qui m'a pris le plus le temps, on va dire, et encore j'ai été aidée, c'était quand on a été livré avec le broyat. Parce qu'en fait, le petit tracteur qui nous a livré le broyat ne pouvait pas accéder. pour remplir le bac à broyage. Il y avait un petit plot auquel on n'est pas forcément pensé. Et du coup, ils ont tout vidé à côté. Et là, hop, avec l'appel, il a fallu tout charger et tout remplir. Mais voilà, ça nous a pris une heure. On était trois, quatre au-dessus. Et puis au courant, ça refait aussi un moment convivial. Après, je pense que ce qui nous reprendra du temps, c'est soit si on décide justement de tout remélanger, le compte On transvient la bac à un autre pour le laisser en bac de maturation. Mais en tout cas, au quotidien ou sur une semaine, c'est vraiment pas du tout chronophage. Alors, il faut le prendre... Enfin, moi, je sais que perso... Après, je ne sais pas comment tu vois ça au niveau du CERN. Mais moi, je sais que perso, je le prends vraiment comme la pause café, la pause clope. En fait, moi, c'est ma pause compost. Et j'évacue. Et c'est là où je repose aussi un petit peu mon esprit par rapport à ça.
- Speaker #2
C'est une excuse pour aller dehors. Moi, je dis ça à mes collègues pour prendre un peu de soleil entre deux réunions. Je vais vider le bio-saut dans le compost. Comme ça, ça me fait une petite pause de cinq minutes. Je prends le soleil et ça fait du bien.
- Speaker #0
Et puis, si j'ai bien compris, vous êtes potentiellement une petite douzaine. S'il y a des travaux un peu plus costauds, comme transvider les bacs, ramener la matière sèche, vous êtes potentiellement une douzaine à pouvoir gérer. et œuvrer pour ce composteur collectif. Donc, j'imagine que le travail aussi peut être partagé. Même si j'ai bien compris, il est vraiment bichonné par Hélène.
- Speaker #1
Après, j'ai l'avantage qu'on est juste à côté de mon bureau. Donc,
- Speaker #0
on entend les autres,
- Speaker #1
ils sont proches, mais ils ont quand même quelques mètres à faire. Tandis que moi, j'ouvre la porte et j'y suis direct.
- Speaker #0
Il a été placé stratégiquement.
- Speaker #1
On va dire ça.
- Speaker #0
Pense à Hélène notamment. Qui est plutôt experte au niveau du composteur. Si par exemple, dans mon travail, je n'ai pas un accès extérieur, est-ce qu'il existe d'autres solutions pour trier et valoriser mes biodéchets ? Comment je peux faire autrement ?
- Speaker #1
Avoir un lombricomposteur. C'est tout simplement les composteurs d'appartements. Là, c'est essentiellement avec des verres, des verres de fumier, verres rouges de fumier qui vont travailler et qui vont dégrader la... dégrader la matière. C'est à peu près les mêmes gestes que le compostage. Là, par contre, il y a un peu plus de restrictions. Là, par exemple, tout ce qui est agrumes, etc., on ne va pas mettre dedans. On ne va pas mettre non plus si vous avez de l'ail, des oignons, des choses comme ça, parce que l'ail, forcément, c'est vermifuge. Dans le vermicomposteur, c'est des verres. Donc, on va éviter quand même. Et puis, en fait, au fur et à mesure, il y a aussi des micro-organismes qui vont arriver. Mais voilà, même si on n'a pas accès aux extérieurs, même si on n'a pas de... la possibilité d'aménager de bacs, de collectes en composteur partagé. Il y a cette solution justement du vermicompostage. Moi, j'en ai un aussi dans les bureaux. D'ailleurs, nous, ça fait depuis de nombreuses années qu'on a le vermicomposteur. C'est vrai que là... Avec Ariane et le CERN, c'était sympa d'avoir l'installation du composteur sur les extérieurs. C'est aussi des demandes qui parfois me sont faites. Par exemple, c'était le cas il y a quelques années avec l'office de tourisme de l'Ancien Verne. En plus, là, c'est tombé aussi sur la semaine européenne de la réduction de déchets où j'avais des interventions à faire. Et ça venait un petit peu d'eux en disant que c'est vrai que nous, on s'est rendu compte qu'on avait beaucoup de thé, de café, on mange la nuit, on a des épluchures, etc. Et eux, ils sont pour le peu en plein centre-ville de la ville de Lens, donc zéro carré d'herbe. Et ils me disent, mais comment on peut faire ? Si tu veux, on installe un vernis composteur. Et du coup, là, ça fait près de cinq ans, je crois, quelque chose comme ça, où ils ont un vernis composteur installé. Et pareil, ils le bichonnent. Et quand on va là-bas, c'est entouré de belles fleurs, de belles fleurs verte d'intérieur. Et justement, l'intérêt aussi du vernis composteur, Merci. qu'on va pouvoir récupérer ce qu'on appelle l'ombrité ou le vermité. Donc c'est un jus, c'est de l'exivia qu'on ne récupère pas en fait dans le compost classique qui s'infiltre en fait dans le composteur classique, s'infiltre dans le sol. Là l'avantage du vermicomposteur c'est qu'on va pouvoir le récupérer et s'en servir aussi en engrais liquide, alors dilué, dilué dans 10 fois son volume ou alors si on l'utilise pur ça peut être aussi un désherbant. Donc c'est aussi du coup une solution de compostage et ça va être aussi la solution. Le champ de compostage, par exemple, quand on habite en appartement.
- Speaker #0
Quand on n'a pas d'extérieur dans ses bureaux. Et si je ne me trompe pas, il existe aussi des solutions de collecte, dont vous avez parlé au tout début, Ariane. Comment ça se passe, les collectes ?
- Speaker #2
Il y a des associations qui sont en train de se créer. Je venais de rencontrer l'association Recycle. Il me semble que son périmètre, c'est surtout le périmètre Lance-Lievain, la cale. Je sais qu'il y en a d'autres sur l'île, j'en vois. C'est des collectes de biodéchets à vélo. Ça, c'est un coût, je crois, de collecte, mais il faudrait se rapprocher de ces associations.
- Speaker #0
Il y a aussi les alchimistes qui sont assez connus. En fait, effectivement, le pendant, c'est de payer finalement la collecte de ces biodéchets pour qu'ensuite, ils soient transformés en compost de manière un peu plus industrielle, il me semble. Alors, si on prend un peu de hauteur, et ce sera notre dernière question, qu'est-ce que vous a apporté l'installation du composteur au travail ? Selon vous, quels sont les bénéfices constatés ?
- Speaker #2
Ça a créé une dynamique. Au-delà du tri, ça a permis justement que je rencontre Hélène, du CPIE, tout simplement. Ça a permis de créer des liens entre les structures. Pareil pour culture commune. Je ne connaissais pas Amandine, je ne connaissais pas Marine. Et donc, c'est vraiment intéressant le fait que... Mettre en place un composteur partagé, ça peut permettre de créer du lien, tout simplement. Au-delà de nos missions, parce que c'est vrai que, comme disait Hélène, on a des œillères, on travaille, c'est vrai qu'on pense souvent à créer ce lien, mais on n'a pas l'occasion. Et là, le composteur partagé, c'était une opportunité de créer du lien. Et au-delà de créer ce lien, ça permet aussi d'échanger sur nos missions, parce qu'on se rend compte qu'avec Hélène, il y a des liens à faire plus largement. Et au-delà de ce lien, ça permet aussi de créer d'autres projets, je pense, parce que le Composteur, c'était un projet, mais je pense qu'on a créé une petite équipe qui a envie de faire bien plus que du tri à la source des biodéchets. On parle souvent peut-être de faire venir un food truck sur la base et d'échanger un moment, le temps d'un midi, pour se rencontrer, faire connaissance, etc. C'est un peu une aventure humaine. autour d'un geste de tri.
- Speaker #0
Une étincelle pour créer du lien. C'est ça. Et pour vous Hélène, quels sont les bénéfices ? Qu'est-ce que ça vous a apporté ?
- Speaker #1
C'est ça en fait, c'est vraiment créer du lien entre les différentes structures, apprendre à se connaître sur d'autres temps, ou voir des personnes qu'on ne devrait pas forcément jamais rencontrer parce qu'on n'a pas forcément la même mission, mais qu'on rencontre justement via ce compostage. Après je sais que nous, au niveau de l'équipe, alors plus interne à la chaîne Néthérie, je sais que quand on a installé ça, c'est vrai que ça a relancé des questions. Mais même des questions basiques sur les gestes de tri, ça je mets où ? Est-ce que je mets vraiment en poubelle jaune ? Ça se recycle ? Et du coup des questions pour vraiment se conforter dans les bons gestes. Et que ce soit les choses à mettre dans la poubelle de tri ou dans le vermicomposteur ou dans le seau pour le compostage. Alors nous, après, c'est aussi ce qu'on va essayer de développer à plus large échelle, et notamment essayer de sensibiliser, parce qu'on accueille aussi des personnes, des bénévoles, aussi des personnes en formation, et vraiment on essaie de les sensibiliser à ça en disant, attention, on essaie de nous faire attention à nos déchets, on trie nos déchets, maintenant il y a le composteur, quand vous venez chez nous, essayez vous aussi de faire attention et de bien trier vos déchets. mais pour moi là je ne rejoins complètement rien de ce côté là c'est vrai que pour moi c'est vraiment le côté aventure humaine en fait donc voilà c'est ça et là pour moi ce côté compost c'est vraiment dans la dynamique en fait la part humaine Et sur l'endemme, c'est vrai que cette barre humaine, on l'oublie souvent, mais en fait, c'est ce qui est la plus importante.
- Speaker #0
Bien, c'est une belle conclusion. Chers auditeurs, si la mise en place d'un composteur vous donne envie, je vous renvoie à l'épisode précédent pour vous poser les bonnes questions avant de vous lancer. Je vous partage aussi le guide de l'ADEME, comment réussir son compost dans le descriptif de ce podcast. Vous verrez, il est vraiment bien fait. Merci Hélène Decarnin et Ariane Ponce pour vos témoignages. inspirant.
- Speaker #1
Merci. Merci.
- Speaker #0
Et je vous souhaite une excellente journée.
- Speaker #1
Au plaisir.
- Speaker #2
Bonne journée.
- Speaker #1
Bonne journée. Merci pour votre écoute. Je suis Sophie Free. Dans la vie,
- Speaker #0
je travaille pour sensibiliser au développement durable. Et je parle notamment du zéro déchet. Pour cela, je propose des ateliers, des conférences, des formations... professionnalisante, un blog Sophia Naturel et je suis aussi auteur de livres sur le sujet. Retrouvez toutes mes informations sur le site sophie-o-naturel.fr Au plaisir !