- Speaker #0
Mon invitée du jour, je la connais un peu différemment que la plupart de mes invités. J'ai rencontré Roxane à travers mes accompagnements. Depuis, je l'ai aussi vue évoluer lors d'une de mes retraites. J'ai eu la chance d'assister à une partie de son cheminement et de voir la femme qu'elle est devenue. Aujourd'hui, Roxane est maman de deux adolescentes, belle maman dans une famille récomposée, mais surtout conseillère en images et entrepreneur. Mais avant d'en arriver là, elle a traversé le deuil de sa maman, de sa sœur, le divorce, le burn-out et plusieurs moments où la vie l'a obligée à se réinventer. Aujourd'hui, on va parler de tout ça, mais surtout des vérités derrière le divorce. Chez Roxane, c'est sa capacité à continuer d'avancer, même quand la vie lui demande de recommencer une fois de plus. Bienvenue dans Zéro Filtre.
- Speaker #1
Être une femme, c'est terriblement compliqué.
- Speaker #0
Les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes droits.
- Speaker #2
Zéro filtre, un podcast qui t'invite à explorer des sujets dits tabous en toute simplicité.
- Speaker #3
Le jour où les femmes diront la vérité, les journées n'auront pas la même saveur.
- Speaker #2
Dans chaque épisode, plongée dans des témoignages honnêtes, de la confiance en soi à la maternité.
- Speaker #4
Tu as une vraie plateforme. Ce que tu dis a de l'importance. Je ne me suis jamais permis de souffler, ne serait-ce que 15 jours !
- Speaker #2
Zéro filtre, présenté par Isalina Kerman.
- Speaker #5
Votre capacité à changer tout ce qui est, démarre ici.
- Speaker #0
Bonjour Axelle. Salut Isaline. Aujourd'hui, t'as venu parler surtout de ce que c'est la vie après un divorce. Mais de manière, je dirais, je ne sais pas si c'est plus concrète, mais en tout cas plus ancrée dans la réalité d'une femme. Mais avant qu'on commence dans ce sujet passionnant, je vais te donner la parole pour te présenter avec tes propres mots. Je l'ai fait brièvement en intro, mais je pense que tu as des choses à ajouter. Donc Roxane, comment tu te présenterais avec tes propres mots ?
- Speaker #6
C'est son casquette, c'est ça ?
- Speaker #0
Non, c'est pour après celui-là. Voilà, voilà, on voit les habitués.
- Speaker #6
Quarantenaire.
- Speaker #0
Oui, c'est juste. Encore ? Bah oui.
- Speaker #6
Oui. Plutôt bien dans ses baskets, quand même, je dirais. Maintenant. Enfin, c'est le moment.
- Speaker #0
J'aime bien la précision du maintenant.
- Speaker #6
Oui, ça n'a pas toujours été le cas. Oui, bien dans mes rôles, en fait.
- Speaker #0
Vas-y, donne-moi un peu pour que ma question ait du sens après.
- Speaker #6
Non,
- Speaker #0
mais maman, t'as, j'ai dit, belle-maman.
- Speaker #6
Maman et belle-maman d'adolescent. C'est pas toujours facile, donc clairement. Mais ça me plaît, en fait, cette grande famille un peu bouillonnante et bruyante.
- Speaker #0
Oui, ça, je t'entends complètement.
- Speaker #6
Donc voilà, non, ça, je trouve que c'est assez sympa. Mon...
- Speaker #0
Et ta nouvelle casquette !
- Speaker #6
C'est ça ! Mais oui ! De conseillère en images !
- Speaker #0
Mais oui !
- Speaker #6
Je me sens totalement à ma place.
- Speaker #0
Mais comme ça me fait plaisir d'entendre ça !
- Speaker #6
C'est vraiment hyper cool, je le dis pas souvent en fait. Je sais pas pourquoi, j'ose pas me le dire je crois. C'est comme si ça rendait la chose concrète et pourtant, vraiment, ça a été une révélation. Et je suis persuadée au fond de moi que ça va bien se passer et qu'il va se passer des chouettes choses avec ça.
- Speaker #0
Alors, la fameuse question. Alors, qui es-tu Roxane, sans rôle ni casquette ?
- Speaker #6
C'est une question qui est toujours aussi compliquée. Je dirais une épicurienne quand même. Difficile à cerner parce que je ne me laisse pas cerner facilement. J'ai tendance à mettre beaucoup de barrières autour de moi, mais quand on me connaît, je suis plutôt assez sympa et assez rigolote. Je sais que ce n'est pas la première image qu'on a forcément de moi.
- Speaker #0
Ça nous fait un poids commun.
- Speaker #6
Voilà. Je construis des murs autour de moi. Mais une fois qu'on me connaît, je crois que je suis plutôt assez sympa.
- Speaker #0
Tu as vécu le divorce de tes parents.
- Speaker #6
Oui.
- Speaker #0
Le deuil de ta maman à 22 ans.
- Speaker #6
Oui.
- Speaker #0
Le deuil de ta sœur. Un burn-out.
- Speaker #6
Oui. Mon propre divorce.
- Speaker #0
Ton propre divorce.
- Speaker #6
Oui.
- Speaker #0
Oui. Et quand tu regardes ça maintenant en arrière, qu'est-ce qui t'a permis de rester debout justement ?
- Speaker #6
Mon caractère, je pense quand même vraiment. Je pense que j'ai quand même une force en moi, vraiment. Et puis, j'avais lu une phrase juste après le décès de Norman. qui m'avait marquée et qui était très juste, c'est tout ce qui ne me tue pas me rend plus forte. Et c'est ça en fait. Alors des fois après j'en rigolais et je disais mais forte à quel point ? Peut-être qu'au bout d'un moment il faut arrêter de me rendre forte. Mais c'est ça en fait, c'est de se dire que...
- Speaker #0
Justement tu te décris comme une guerrière je me souviens, avec des armes dans ton formulaire aussi. Cette force-là, elle t'a permis de surmonter ? Oui, voilà, survivre. C'est intéressant, un combat de semaine. Toutes ces épreuves. Mais est-ce qu'elle t'a aussi empêchée de faire quelque chose ?
- Speaker #6
Sûrement. De voir la vie de façon légère, je pense. Ça rend sérieux tout ça en fait.
- Speaker #0
T'as vite été sérieuse dans ton parcours. Oui,
- Speaker #6
clairement. Puis ça maintenant j'essaye d'apprendre à démonter on va dire ou déconstruire un peu ce côté-là en fait. Très ou trop carré, trop strict, trop... Ce qui m'amène au burn-out, clairement. Mon envie de perfection tout le temps.
- Speaker #0
T'en es où par rapport à ça aujourd'hui ?
- Speaker #6
Ça va mieux, vraiment.
- Speaker #0
Qu'est-ce que t'as ramené ? Tu me parlais de légèreté, j'imagine. C'est ça que t'as ramené ? T'as ramené d'autres choses ?
- Speaker #6
Un peu de lâcher prise quand même. Ça a été un grand truc pour moi. Pendant mes deux premières années de burn-out, j'entends... j'entendais tout le temps, mais il faut lâcher prise. Je me disais, mais arrêtez de me dire ça. Dites-moi quoi faire. Parce que quand on te dit ça, c'est hyper abstrait.
- Speaker #0
Tout à fait. Et puis, on a quand même l'image, en tout cas moi, quand on me le disait et que j'étais dans ma phase très fric contrôle. Lâche prise, tu lâches prise, donc tu fais quoi ? Tu tombes dans le vide ? Tu n'as pas du tout envie de tomber dans le vide. En fait, c'est vraiment très abstrait.
- Speaker #6
Contre-intuitif. Et c'est difficile de le comprendre. Lâcher prise, ça ne veut pas dire s'en ficher de tout.
- Speaker #0
Oui, ah oui.
- Speaker #6
En fait, c'est ça. Mais c'est prendre la vie différemment. S'il y a de la poussière, du chenille, ou qu'on n'a pas fait un repas. cinq plats pour des visites, ce n'est pas grave. Tout va bien se passer. Même si on fait juste une fondue. Voir la vie un peu plus simplement.
- Speaker #0
Oui. Est-ce que je peux oser te dire que c'est comme si on mettait le curseur d'importance un peu ailleurs ? Oui,
- Speaker #6
clairement. Et qu'on essayait ce côté parfait. De se dire que pour que l'anniversaire de notre enfant soit parfait, il faut quatre gâteaux. une décodine de pique-terreuse les anniversaires de mes filles pendant des années et pourtant je travaillais je faisais des anniversaires à thème mais un truc de fou la décoration, les cadeaux pour les copines le gâteau, tout était autour du thème je faisais de la pâte à sucre mais je me tuais puis en fait je me dis sûrement qu'elles ont gardé des bons souvenirs mais c'était pas forcément ça qui était le plus important qui t'a pu changer le regard sur ta vie ? Pas mon burn-out. Étonnamment, c'est ça.
- Speaker #0
Étonnamment, c'est ça ? C'est pas les deuils ?
- Speaker #6
Non. Non, parce que je dirais que les deuils, t'es en mode survie.
- Speaker #0
C'est intéressant. Et pas en burn-out ?
- Speaker #6
Ben si, mais en fait, t'essayes de te sauver, toi. En fait, je trouve que l'énergie est vraiment... Et pourtant, j'ai perdu ma maman, j'avais 23 ans, 22, 23. Ma sœur, cinq ans plus tard, les deux de cancer, les deux, je leur ai tenu la main quand elles sont décédées. Enfin, pas des moments très drôles de ma vie.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #6
Mais en fait, c'était pas, j'étais pas, ça me touchait pas à moi dans mon intégrité. Mon burn-out, c'était mon intégrité personnelle. C'est moi qui arrivais plus à avancer. Les deuils, alors, ça t'enlève ton énergie. Un deuil, c'est pas drôle, c'est pas voilà. Mais moi, dans l'histoire, j'allais bien. Tandis que mon burn-out, c'est moi qui n'allais pas bien. Et c'est moi qui n'arrivais plus à faire, en fait. À fonctionner, qu'il y avait des crises d'angoisse, qu'il y avait une phobie, j'arrivais plus à aller faire mes courses, ça devenait compliqué. Dans un grand centre commercial, c'était un enfer sur terre. Donc, c'est des choses comme ça, en fait. C'est ton fonctionnement de tous les jours que tu n'arrives plus à faire. Et c'est pour ça que là, au bout d'un moment, tu te dis, oula, là, il faut que ça bouge.
- Speaker #0
Donc c'est ça qui t'a permis de changer ton regard sur ta vie. Oui, je crois. Le deuil,
- Speaker #6
ça change. Ta façon de voir la vie, dans le sens de profiter de la vie, de te rendre compte que la vie est courte.
- Speaker #0
Oui, je suis d'accord. Ayant trahi ça récemment, ça te remet face à la fragilité de la vie. C'est ça. Et peut-être un petit rappel de où sont les priorités aussi. Oui,
- Speaker #6
clairement. Mais c'est moins ton intégrité personnelle qui est touchée. Je ne sais pas comment expliquer.
- Speaker #0
C'est clair. J'ai laissé un petit moment pour en parler après, parce que ce que tu aimerais venir parler aujourd'hui, si je ne me trompe pas, c'est du divorce, justement. Moi aussi, oui. De l'impact que ça a eu.
- Speaker #6
Oui.
- Speaker #0
Et parce qu'on n'en parle pas souvent. Non. De la facette que tu veux venir parler aujourd'hui. C'est vrai qu'on parle beaucoup des avocats, de la paperasse, etc. Oui. Je suis de parents divorcés, donc forcément c'est un thème qui me parle. Toi aussi ?
- Speaker #6
Oui, moi aussi.
- Speaker #0
Voilà. Et quand tu repenses à cette période de ta vie, du divorce, qu'est-ce que tu retiens ?
- Speaker #6
Celui de mes parents, Lumière.
- Speaker #0
Je sais pas, on va parler du tien peut-être ? Parce que je pense que c'est celui-là que t'es venu parler, l'impact qu'il a eu sur toi, ou au-dessus de ta maman aussi, je pense qu'elle a eu un impact sur sa vie de femme aussi.
- Speaker #6
Ben peut-être celui de mes parents a presque eu un plus gros impact que moi, que Lumière en fait.
- Speaker #0
D'accord, intéressant. Alors parle... Qu'est-ce que tu retiens du divorce de tes parents ?
- Speaker #6
Le divorce de mes parents, je l'ai plus subi. J'étais une enfant, j'avais 11 ans, donc je l'ai subi. C'était encore une époque dans les années 90 où le divorce était encore assez rare. Malgré tout, j'étais souvent la seule fille qui avait des parents divorcés. Et ça, c'était pas toujours facile, parce qu'il y avait beaucoup de jugement là-autour, je trouve.
- Speaker #0
Oui, je suis d'accord avec toi.
- Speaker #6
Et puis j'ai vu, en tant qu'enfant, mes parents, où ça s'est très mal passé, leur divorce a été vraiment très long, très compliqué. Mon papa s'est pas très bien comporté pendant le divorce, donc tout ça, ça a été très lourd. Puis j'ai vu ma maman survivre, et puis se battre. Et puis j'ai toujours eu cet exemple de femme forte, justement. qui lâche rien, clairement. Donc, moi, le mien, c'était, on ne guillemette plus facile.
- Speaker #0
Raconte-nous pourquoi c'était plus facile.
- Speaker #6
Déjà parce que le regard des gens a un peu changé quand même, parce qu'il y a beaucoup plus de divorces, je ne pense pas, non ?
- Speaker #0
Oui, c'est vrai qu'en classe, c'est rare d'avoir un seul enfant de parents divorcés.
- Speaker #6
Oui, c'est ça. Donc il y a un peu ce côté-là. Alors, c'est moi qui suis partie. Donc du coup, je ne l'ai pas subie, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'était un choix de vie.
- Speaker #6
C'est ça, clairement. Donc c'est aussi ça, la différence entre les deux. C'est que quand c'est un choix, on vit, je pense, les choses différemment que quand on subit. Et puis, avec mon expérience, tout n'est pas parfait. On n'a pas fait tout juste. Mais depuis le début, parce que j'avais eu cette expérience avec mes parents, qui se sont déchirés, où je n'ai pas eu de contact avec mon père pendant des années, j'ai dit, nous deux, c'est une chose, mais les filles, elles n'ont pas à subir ça. Je veux qu'on arrive à se parler et à s'entendre pour les filles. Même si c'est que pour ça, et que le reste, on ne peut plus se voir. Au moins pour ça, je veux qu'on arrive à le faire. J'irais qu'on a plus ou moins réussi jusqu'à maintenant. Donc, quand il s'agit de nos filles, on arrive toujours à plus ou moins parler.
- Speaker #0
À être convivial.
- Speaker #6
Ou poli.
- Speaker #0
Poli. D'accord. Donc, en fait, on voit qu'il y a une nette différence d'approche entre celui de tes parents et le tien. Qu'est-ce que tu as perdu dans ce divorce ? Qu'est-ce que tu as eu l'impression de perdre dans le divorce de tes parents ?
- Speaker #6
Ma facilité et mon associance. Ma facilité de vivre parce que mes parents, mon père avaient eu une entreprise quand j'étais toute petite qui venait de vendre avant le divorce. Mais mon papa avait un emploi. On manquait de rien. On était sur l'appartement. Tout allait bien. Puis du jour au lendemain, ça n'a plus été la même chose. Ma maman faisait juste un petit boulot comme ça avant, mais elle avait toujours fait la comptabilité de l'entreprise. Mais du jour au lendemain, elle a dû travailler, trouver du job. Les premiers boulots qu'elle trouvait, c'était les week-ends. J'avais 11 ans, mais j'étais seule le week-end. J'ai dû devenir indépendante et responsable à 11 ans. J'étais seule parce que mes frères et soeurs étaient déjà partis de la maison, vu que j'ai eu une grosse différence d'âge avec eux.
- Speaker #0
Ça fait quoi avec ma soeur ?
- Speaker #6
Voilà.
- Speaker #0
Elle a, ouais, pareil.
- Speaker #6
Donc, clairement, ce confort-là et cette facilité-là de voir ma maman se battre, de voir l'aider, de voir être sage, en guillemets. J'ai pas, j'ai aussi fait quand même quelques bêtises à l'adolescence, mais j'avais quand même toujours en tête ce côté où on rajoute pas une couche, en fait.
- Speaker #0
Ouais, t'étais responsabilisée très vite.
- Speaker #6
Oui, clairement.
- Speaker #0
Et si on se... plonge dans ton divorce à toi ? T'as eu une peur ? T'as eu l'impression de perdre quelque chose à ce moment-là aussi ?
- Speaker #6
Non, mais j'avais très peur que mes filles vivent, je crois que c'était ça en fait, cette compensation pour les anniversaires, pour tout. Me dire, parce que je ne travaillais pas juste avant de divorcer, j'ai repris le boulot quand j'ai divorcé, et à 60, et je disais, mais mes filles, elles ne pâtiront pas du fait que je travaille. Je ferai ce qu'il faut. Je m'épuiserai s'il faut, mais elles ne pâtiront pas du fait que je travaille. Elles ne vont pas passer leur journée à la crèche, ou au parascolaire.
- Speaker #0
Donc tu as mis cette exigence-là dans ton chemin, toi, parce que tu avais vécu ça. Voilà,
- Speaker #6
parce que j'avais été beaucoup toute seule, puis je me disais, mais ce n'est pas une vie, en fait. Quand j'entends, et je le dis sans aucun jugement, mais quand j'entends des femmes qui disent, oui, mais bon, ce n'est pas grave si je travaille, puis que j'ai quatre semaines de vacances par année, mes enfants, tout va bien. Non, en fait, non. Parce que c'est dur pour des enfants d'être seuls. Et pourtant, j'avais 11-12 ans, mais moi, je sais pas, ma meilleure... Mon baby-sitter, on va dire, c'était la télé, quoi. Vraiment, j'étais seule beaucoup, beaucoup, beaucoup à l'adolescence. Après, adolescence et adolescence. Et j'en veux pas un amant. Elle faisait ce qu'elle pouvait.
- Speaker #0
Mais tu l'as mal vécue.
- Speaker #6
Mais ça a été difficile, je trouve. Clairement. Et puis je pense que mon parcours scolaire et d'études n'a pas été optimisé avec ça.
- Speaker #0
Quelle phrase tu aurais eu besoin d'entendre à cette époque-là ? Qu'est-ce que t'aurais voulu qu'on te dise ?
- Speaker #6
C'est difficile ça comme question.
- Speaker #0
J'ai pas que des questions faciles.
- Speaker #6
Qu'est-ce qu'il faut dire ?
- Speaker #0
Ah ! Qu'est-ce qu'il faut dire ? Non,
- Speaker #6
qu'est-ce que t'as...
- Speaker #0
Qu'est-ce que t'aurais envie d'entendre ?
- Speaker #6
Quand j'avais 11-12 ans.
- Speaker #0
Si tu sais pas y répondre, c'est pas grave, je pense à la prochaine.
- Speaker #6
Non, mais peut-être... Reste insouciante, en fait. T'as pas à prendre cette charge. C'est pas ta charge. On va s'en sortir, mais c'est pas ta charge. Maman disait souvent, mais plus tard, quand j'avais 18, 20 ans par là autour, en rigolant, elle disait « Ah, mais on est un peu comme un vieux couple, les deux. » Et je pense que c'était ça, en fait. On avait un fonctionnement d'un côté... J'avais pas toujours une place, peut-être. Et comme je dis, je lui en veux pas, parce qu'elle a vraiment fait ce qu'elle pouvait. Mais je pense que j'avais pas toujours une place d'enfant insouciant.
- Speaker #0
T'as rapidement pris la place d'adulte, c'est ce qu'on entend, en tout cas, entre les lignes. OK.
- Speaker #6
Et puis j'aurais peut-être bien voulu être juste insouciante, puis être une ado insouciante qui avait pas à se prendre la tête pour l'argent, pour plein de trucs, en fait.
- Speaker #0
Donc oui, rapidement, tu as eu ce côté responsable, strict, inquiet. Clairement. Bon, le titre de l'épisode, on verra si ça reste celui-là, c'est ce qu'on ne dit jamais sur le divorce. Alors, selon toi, Roxane, qu'est-ce qu'on ne dit pas assez ? Qu'est-ce qu'on ne dit jamais ?
- Speaker #6
Plein de trucs. Au moins que ce n'est pas une fin, déjà. Il y a beaucoup de femmes, je pense plus que d'hommes sur ce coup-là, qui, une fois qu'elles ont divorcé, j'ai plusieurs amies qui sont divorcées, qui disent « Ah mais plus jamais, je veux plus jamais vivre avec un homme. »
- Speaker #0
Ah oui, d'accord.
- Speaker #6
Et puis je trouve que c'est dommage, en fait. C'est comme si tu as une mauvaise expérience, quelle qu'elle soit, tu dis « Bah plus jamais, je... » Je trouve qu'il ne faut pas se priver de ça, c'est pas parce que... On a le droit de faire des erreurs. Pour autant qu'on appelle notre ex à une erreur, c'est pas très sympa. On a le droit de se tromper, en fait. Ça veut pas dire qu'on peut pas retrouver quelqu'un, déjà. Je pense. Après, alors, les autres choses qu'on dit pas, c'est la réalité financière qui est là derrière, malgré tout. Parce que clairement, maintenant, les lois ont beaucoup changé. Donc au début du divorce, on va dire, tant que les enfants sont petits... La femme est clairement protégée, j'ai envie de dire avantagée, mais c'est peut-être pas le bon terme. Il y a beaucoup de choses qui sont faites quand même pour que la femme vive dans de bonnes conditions. Mais on ne parle pas de son futur, on ne parle pas de sa retraite, on ne parle pas de ce genre de choses. Puis là, il y a des gros, gros, gros manquements, des grosses lacunes dont personne ne sait. Et puis je trouve que ça, c'est pas toujours simple. Et puis après, le regard des gens, ça c'est difficile. Mais c'est comme tout dans la vie. Quand tu as des enfants, si tu te plaindres de tes enfants, tu les as choisis. Tu as voulu en faire. Le divorce, c'est la même chose. Tu ne vas pas te plaindre. Et puis, tu n'as pas toujours tes enfants, tu as des fois des week-ends pour toi. Oui, oui. Mais je trouve que ce n'est pas... C'est pas toute la réalité, parce que la réalité, c'est que malgré tout, on est quand même beaucoup seuls. Parce que ça reste notre ex-mari ou notre ex-femme, mais c'est plus quelqu'un avec lequel t'as forcément toujours envie de beaucoup parler, mais que t'es obligé d'avoir des contacts, une fois que t'as des enfants. Puis c'est ça, en fait, tu dois continuer d'élever des enfants avec quelqu'un que t'aimes plus, que t'as plus forcément envie de voir. En fait, c'est un grand apprentissage où tu fais le point dans ta poche. Tu apprends la diplomatie. C'est ça, je trouve.
- Speaker #0
OK. Donc, il y a vraiment trois sphères, je crois. Il y a la finance, tu as dit.
- Speaker #6
Oui.
- Speaker #0
L'aspect solitude. Oui,
- Speaker #6
quand même.
- Speaker #0
Et puis, tu as dit le jugement des autres.
- Speaker #6
Oui.
- Speaker #0
Actif. Justement, pour toi, c'était quoi le plus dur dans tout ça, dans cette période ?
- Speaker #6
Dans mon divorce ? Justement, le jugement, en fait. Il y a beaucoup de gens qui m'ont quand même tourné le dos. Après, ça permet de faire du tri, mais... Oui, clairement. Ou qui ne te tournent pas vraiment le dos, mais qui ne sont plus vraiment là non plus, quand même. Donc, ça revient au même.
- Speaker #0
Et tu peux... Malgré que les mentalités ont évolué, t'as quand même constaté ça ?
- Speaker #6
Oui, je trouve. Vu que c'est moi qui ai pris cette décision, en fait, mon ex-conjoint, c'était la victime dans l'histoire, c'était le pauvre. Ben oui, mais c'est ça. Alors que moi, c'était mon choix, puis j'avais qu'à assumer, puis prendre les coups. Et ça a peut-être été encore plus dur parce que je me suis très vite remise en couple. Et justement, les jugements sont encore plus violents, en fait. Ben oui, mais voilà, quoi. Arrête de te plaindre. C'est clair. Oui, clairement. Puis c'est ce que j'ai toujours dit à l'époque. Si tu divorces même ceux qui, soi-disant, partent pour quelqu'un d'autre, ton couple va mal. C'est ça, en fait, la base. Si ton couple va bien, t'as pas envie d'aller ailleurs. Donc en fait les gens oublient cette partie-là. Que pour réussir un mariage il faut être deux, pour le louper il faut être deux. Il y en a peut-être juste un qui a plus de courage que l'autre.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec ça.
- Speaker #6
Et que c'est ça qui est difficile. C'est parce que tu prends la décision, on va te juger, mais on va pas te dire... Moi j'ai entendu une ou deux personnes qui m'ont dit « t'as eu le courage de faire ce que nous on n'a pas eu le courage de faire » . Mais les autres ils se planquent là derrière. Puis on fait peur aux gens en plus. Il y a beaucoup de couples mariés à qui on fait peur une fois qu'on est divorcés. Tout à coup, on donnerait l'idée à leur femme de se barrer. Mais ça aussi, c'est terrible en fait. Ma maman le disait déjà à l'époque.
- Speaker #0
Tu vois une différence entre ce que tu as vécu toi et ce qu'a vécu ta maman par rapport à ce que tu es en train de raconter ? Non,
- Speaker #6
parce que ma maman, elle le disait que des amis couples mariés, il y en a beaucoup qu'elle ne voyait plus beaucoup.
- Speaker #0
Parce qu'une fois que t'es plus mariée, c'est comme si vous étiez un, quand vous étiez en couple, et après une fois divorcée, vous voyez plus les...
- Speaker #6
Ou le côté un peu... T'es une prédatrice. Tu deviens, entre guillemets, en chasse, si tu veux, donc il faut faire attention. Puis pas donner l'idée à madame que peut-être aller voir ailleurs, ce serait peut-être bien. Et c'est ça, en fait, qui est difficile. Puis ça, je pense, ça n'a pas tellement changé.
- Speaker #0
Tu l'as ressenti beaucoup, toi, dans ton divorce, du coup ?
- Speaker #6
Oui, moi, je l'ai pas mal ressenti, ça aussi, quand même.
- Speaker #0
Ça veut dire que ça a donné place à quoi, alors ? Ça a donné place à des nouvelles amitiés ou même pas ?
- Speaker #6
Oui, quand même. J'ai rencontré d'autres personnes. Clairement, j'ai quelques personnes qui sont restées, mais j'ai étoffé différemment un peu les rencontres. Et puis oui, quand on te prend ceux qui te prennent pour ce que tu es et pas pour ce que tu étais ou pas pour la méchante qui a brisé un mariage. Oui,
- Speaker #0
parce que ça ne se définit pas.
- Speaker #6
Non, mais pour beaucoup, c'est quand même ça. Malheureusement.
- Speaker #0
Tu disais avant que... La partie financière, c'est important pour toi ?
- Speaker #6
Oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu dirais à une femme qui a envie de se séparer ? Qu'est-ce que tu aimerais qu'elle sache avant ?
- Speaker #6
Déjà, qu'il ne faut pas que ce soit ça qui la retienne, malgré tout. Même s'il va falloir qu'elle, comme l'expression dit, serrer les fesses peut-être un petit moment, parce que ça va peut-être être un moment qui n'est pas facile. Parce qu'au début, ce n'est pas drôle, parce que oui, on s'appauvrit un petit peu quand même, que oui, les choses vont changer. Mais on reste pas pour ça, ça c'est quand même vraiment le premier truc. Si une femme a envie de partir, il faut qu'elle parte en fait, elle va trouver des solutions. Puis après, pense à ta retraite, fais attention à ça. Clairement, si tu n'y avais pas déjà pensé, pense à ça.
- Speaker #0
C'est vrai que quand tu passes des années de mère au foyer, ces choses-là, c'est pas du tout comptabilisé.
- Speaker #6
Non, et puis... En fait, ce qui est difficile dans le divorce, c'est qu'ils arrêtent la situation au moment du divorce, c'est normal. Ils coupent en deux le deuxième pilier de monsieur pour les années de mariage, donc madame elle repart pas sans rien, on est d'accord. Selon l'épargne qu'il y avait aussi, le troisième pilier aussi des fois. Mais une fois que le divorce est acté, l'idée c'est que les deux conjoints, les deux ex-conjoints aient à peu près les mêmes sommes pour vivre à la fin du mois. Sauf que monsieur va payer son deuxième pilier sur son salaire complet qu'il reçoit par son employeur. Madame, elle va payer sur son salaire à elle, pas sur sa pension alimentaire. Moi, mon cas, par exemple, ma pension, elle doublait mon salaire quasiment. Pour te faire vivre. Pour me faire vivre, par rapport à ce que je gagnais comme salaire. Mais je payais du deuxième pilier que sur ce que je gagnais. Et ça, ça a une grosse différence un jour ou l'autre.
- Speaker #0
Oui, à la retraite, ça a une grosse différence.
- Speaker #6
Clairement. Quand tu cotises sur 3 000 ou sur 12 000, ou je ne sais pas, ou sur 5 000 ou 2 000, de toute façon, là, il y aura un énorme pas d'écart. Donc c'est pour ça, faire super attention à ça. En faisant des troisième plié, même si ça ne va peut-être pas tout couvrir, mais au moins...
- Speaker #0
Ça va aider à un moment donné.
- Speaker #6
Oui, parce que ça, on n'en parle pas beaucoup, on oublie ça. Mais c'est quand même un énorme morceau, ça. Et c'est une grosse injustice. On devrait pouvoir payer du deuxième pilier sur notre pension et sur...
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #6
Comme moi, maintenant que je suis entrepreneuse, j'ai plus de deuxième pilier, forcément. Mais je retouche toujours ma pension et je ne paye pas là-dessus. Alors que je pourrais payer du deuxième pilier là-dessus, comme si c'était un salaire. Comme ça, je continuerais de cotiser, d'avoir quelque chose pour ma retraite. Et ça, c'est dommage, je trouve. Je pense que ça fait partie des choses qui devraient encore être améliorées, en fait, dans le cadre des divorces.
- Speaker #0
Donc ça, c'est ce que tu dirais. Qu'est-ce que tu aimerais relever que tu trouves qu'on ne parle pas assez dans cette étape de vie que vivent de plus en plus de femmes, d'ailleurs ?
- Speaker #6
La solitude, en fait. Parce que malgré tout... Soit t'es très entourée par tes parents parce que t'as de la chance d'avoir des parents qui sont en vie ou pas, ou qui sont proches de chez toi. Il y a aussi le côté géographique, qu'ils sont pas là, quoi. Ils sont en vie, mais qu'habitent loin.
- Speaker #0
Toi, t'avais plus tard.
- Speaker #6
Non. Puis mon père, j'ai pas... J'étais contacté avec, mais il habitait en plus à l'autre bout de la France, donc voilà. Donc moi, mon seul moyen de garde, c'était mes beaux-parents, mes ex-beaux-parents.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #6
Alors qu'on fait la part des choses et que je remercie, qu'on était très chou, qu'on fait toujours très attention, qu'ils m'ont toujours dit, on n'a aucun doute sur tes qualités de maman. Donc on sait que t'es une bonne maman, puis nos petites filles, c'est les deux seules qu'on a, puis on les aime, puis on va pas leur tourner le dos, donc si t'as besoin de nous, on est là.
- Speaker #0
Cœur sur ces beaux-parents.
- Speaker #6
Voilà, mais ça reste... Les beaux-parents, selon pourquoi, tu ne vas pas abuser, tu ne vas peut-être pas demander la même chose en fait.
- Speaker #0
Non, et puis je pense que la solitude, elle se vit aussi au côté émotionnel, elle se vit ailleurs. Oui,
- Speaker #6
et puis il y a une décision. Dans le quotidien de tes enfants, c'est toi en fait.
- Speaker #0
C'est toi la référente de tout, malgré tout, à l'école. Alors après, tu me diras comme beaucoup de gens, mais c'est quand même maman qu'on appelle quand il y a un problème à l'école. C'est pas que je suis divorcée, mais c'est ça. Alors après, peut-être que dans les gardes partagées, c'est un peu différent. Moi, c'est pas une garde partagée chez moi. Mais sinon, c'est quand même toi qui es là tout le temps. qui doit courir le matin pour les envoyer à l'école, qui court le soir, qui gère la journée, qui gère les bobos, qui gère les urgences, médecin, qui gère tout en fait. Et puis les décisions, parce que tu peux plus... Il y a des choses, malgré tout, que tu partages plus toujours la même chose avec ton ex, parce que ça reste ton ex, puis que voilà, justement.
- Speaker #1
Et puis t'as divorcé pour justement peut-être ne plus partager tout ça non plus. C'est ça,
- Speaker #0
et plus tout le temps l'avoir au téléphone, clairement.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est contradictoire, ce lien qui reste malgré que tu ne veux plus.
- Speaker #0
Totalement. C'est pour ça que ça me fait toujours sourire quand j'entends des jeunes qui disent « Ah non, je ne peux pas me marier, c'est une trop grosse attache, mec, ils font des enfants. » Et je me dis « Non, ce n'est pas le mariage le problème, c'est les enfants. »
- Speaker #1
C'est vrai parce que tu restes toujours une identité dans ce sens ensemble. C'est le couple parental, peu importe ce qui se passe en fait.
- Speaker #0
Clairement. Tes enfants se marient, tes enfants ont un diplôme, quoi qu'il se passe dans leur vie, en fait, tu es là les deux.
- Speaker #1
Oui, ta pensée, ou d'avoir le raccourci en tout cas, que quand tu divorces, tu as une semaine sur deux.
- Speaker #0
Oui, ou un week-end sur deux, tu as les vacances. Et c'est vrai que tu as ces moments-là. Mais heureusement. Oui, parce que tu as tout le reste qui est aussi hyper intense.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et puis, tu as toute cette charge là-derrière, la charge mentale, tu l'as encore plus, je pense.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu dirais du coup, parce que j'entends que c'est compliqué. Parce que t'as pas d'autre pilier sur te reposer. Comment t'as fait, toi, alors ?
- Speaker #0
J'avais un chéri, quand même.
- Speaker #1
Oui, alors si t'as pas de chéri...
- Speaker #0
Tu puises dans tes réserves, je pense. Puis après, de nouveau, tu te crées de l'aide et du soutien autour de toi. Tu sais que t'as des amis sur lesquels peut-être tu peux appeler si vraiment une fois t'as besoin, parce que... Typiquement, j'ai pris mes filles chez l'ostéo, chez la gynéco, parce que je n'avais pas ce moyen. Je n'avais pas papa, maman à côté de moi.
- Speaker #1
Tout le temps avec toi ?
- Speaker #0
Oui, beaucoup. Et au bout d'un moment, peut-être qu'il ne faut pas hésiter de demander, même si c'est à des amis ou à une copine, une fois, est-ce que tu peux me garder mes enfants une heure ou deux ?
- Speaker #1
N'hésiter pas à solliciter l'entourage.
- Speaker #0
Oui, des fois on est trop fiers et on n'ose pas, je pense. Peut-être aussi à cause du jugement dont je parlais avant, parce qu'on se dit, tu l'as voulu cette situation, maintenant tu l'assumes.
- Speaker #1
J'ai toujours pas rebondi, mais tu sais que je déteste ça.
- Speaker #0
Oui, clairement, mais elle existe malheureusement.
- Speaker #1
C'est comme pour les enfants, t'as oublié les enfants, arrête de te plaindre. Ben oui,
- Speaker #0
ça veut pas dire que tout est parfait.
- Speaker #1
Non, mais prenons l'exemple par exemple de quelqu'un qui travaille. Tu sais, des fois on est le week-end, tout le monde parle de son travail, les gens se plaignent de leur travail. Personne va leur dire, t'as pris ce travail à... Bah non, on a tous le droit d'avoir des hauts, des bas et de ce plein. Ça ne veut pas dire qu'on regrette notre choix. Non. Ça veut juste dire qu'on a besoin de partager un moment compliqué de ce choix-là.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis que tu ne regrettes pas forcément ton choix. C'est pas ça.
- Speaker #1
Non, c'est juste que tu assumes... Dans tout choix, il y a des avantages et des inconvénients. C'est ça.
- Speaker #0
Et qu'il y a des moments où le choix est un peu plus lourd. Donc oui, clairement.
- Speaker #1
Comme tu l'as dit avant, t'as eu ton chéri, donc il arrive un moment où il faut se reconstruire.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Comment t'as fait toi pour te retrouver ?
- Speaker #0
Moi toute seule ou en couple ?
- Speaker #1
Non, toi après le divorce, comment t'as fait ? Il y a eu un déclic ?
- Speaker #0
Non mais parce qu'avec mon chéri c'est une évidence en fait, je crois. Donc voilà.
- Speaker #1
Est-ce qu'on a le moment, est-ce qu'on prend le temps de parler de ton chéri et de toi ?
- Speaker #0
On peut. On se connaît depuis très longtemps, en fait, c'est ça ?
- Speaker #1
Raconte-nous.
- Speaker #0
On était meilleurs amis quand on avait 20 ans, en fait. Donc c'est... Ouais, c'est une évidence, nous deux, je crois. Alors oui, on a... On s'est mariés chacun de notre côté, on a eu des enfants chacun de notre côté, mais à un moment donné, tu te retrouves et tu te dis que... Ouais, finalement, peut-être que t'as pas envie de vivre l'un sans l'autre. Donc, voilà.
- Speaker #1
Donc ton chemin à toi, c'était le divorce, puis après t'as retrouvé ton chéri. Donc l'honnêteté, en somme.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que c'était quoi le déclic qui t'a fait dire, là, je me suis égarée ?
- Speaker #0
En fait, c'est ce que j'ai toujours dit, j'étais pas forcément malheureuse en couple avec mon ex-conjoint, mais j'étais plus heureuse.
- Speaker #1
C'est quoi la différence ? C'est un peu bête ma question, mais c'est juste pour... Tu vois, si quelqu'un nous écoute, comment il sait ?
- Speaker #0
En fait, je trouve que j'étais avec un colloque, avec un pote, je vivais avec un pote. On n'avait plus beaucoup de partage. Plus beaucoup d'intimité, plus beaucoup de... Ouais, alors on fonctionnait pas mal. On fonctionnait plutôt pas mal avec nos filles. Enfin, voilà, on n'avait pas de gros soucis. Enfin, voilà. Donc c'est vrai que j'étais pas malheureuse. C'était pas un mauvais mari. Il me frappait pas. Il était pas méchant. Il était... Voilà. Mais j'ai aussi toujours dit, j'étais une plante verte, en fait. Il me voyait plus.
- Speaker #1
Et là, aujourd'hui ?
- Speaker #0
Non, je crois qu'il me voit quand même. Je l'embête des fois, mais non, je crois qu'il me voit.
- Speaker #1
Attention, si tu nous écoutes.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Est-ce que tu as la même sensation qu'avec ton ex-conjoint ?
- Speaker #0
Non, du tout. Non, pas du tout. Parce que même quand c'est très tendu maintenant, parce que c'est forcément tendu, une famille recomposée, moi je suis en pleine tempête hormonale de la périménopause, donc je suis un peu un volcan.
- Speaker #1
Pas du tout de quoi tu parles.
- Speaker #0
Voilà, j'admets quand même le côté un peu volcanique de ce moment. Donc c'est pas une mer d'huile, notre couple clairement pas. Mais je sais que je serais plus malheureuse sans lui qu'avec lui. Même les fois où on se fait du mal parce qu'on est deux adultes et puis on n'est pas toujours très sympas l'un avec l'autre. Je sais que vraiment, je serais beaucoup plus malheureuse sans lui qu'avec lui.
- Speaker #1
Qu'est-ce que le divorce t'a appris sur l'amour ? Ou sur l'amour que tu te portes à toi ?
- Speaker #0
que l'amour que je me portais est important quand même vraiment qu'il ne faut pas t'oublier dans le couple tu vois que t'es un être à part entière parce
- Speaker #1
que des fois on s'oublie oui qu'est-ce que tu refuses aujourd'hui de négocier ? qu'est-ce que tu refuses de concéder ?
- Speaker #0
Je sais pas, s'il m'écoute, il va me dire « mais il y a tellement de trucs, mais moi comme ça je vois rien » .
- Speaker #1
Peut-être que si je te dis « qu'est-ce que t'as accepté avant que maintenant tu n'acceptes plus ? »
- Speaker #0
En fait, je crois, mais c'est plus le côté un peu féministe qui a quand même toujours été en moi, par tout ce que j'ai vécu, par l'image de ma maman, enfin voilà. Mais que j'avais un petit peu étouffée pendant plusieurs années. C'est ressorti, je crois.
- Speaker #1
Je crois, j'aime bien comme tu me le dis.
- Speaker #0
C'est sûr que c'est ressorti. Puis c'est beaucoup des choses liées à ça, en fait. Au fait que... Ouais, je suis pas moins importante que lui. Même si moi, j'ai pas une grande carrière, et puis que j'ai pas mon entreprise. Enfin, si j'ai mon entreprise, mais qui a pas la même valeur que la sienne, mais... Voilà. Ce genre de choses-là, en fait.
- Speaker #1
Tu te rends compte, Roxane, de ce que tu es en train de dire ? Oui, ça a changé. Ben oui, mon Dieu.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu n'es pas de la même Roxane que... Non. Oh là là, ça m'émeut. C'est fou ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est beau ?
- Speaker #0
Oui, ben oui. C'est ce que je disais au début. Je n'ose pas toujours le dire à haute voix, en fait, je crois. Mais au fond de moi, je suis sûre que ça va marcher, ce que je fais. Puis en fait, je crois en moi.
- Speaker #1
Si les gens qui nous écoutent savaient d'où tu me parles...
- Speaker #0
Là, le burn-out a été difficile.
- Speaker #1
Oui, oui. Et ces phrases que tu dis à voix haute sont tellement belles, parce que j'ai connu une Roxane qui se minimisait. Tu me permets ce partage ? Oui,
- Speaker #0
bien sûr.
- Speaker #1
Donc quel bonheur de te voir aujourd'hui assumer...
- Speaker #0
Je me dessinais derrière des barreaux, en fait.
- Speaker #1
Cette image restera grave, complètement.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais il n'y a plus de barreaux. Il y en a encore, parce que je me l'y mets de temps en temps.
- Speaker #1
Oui, forcément. Avant qu'on passe sur ton déclic professionnel, qui est quand même important, c'est ton burn-out, parce que tu sais que j'en ai aussi vécu un, et toi, il a été quand même très... Tu l'as dit au début, c'est ce moment-là qui a changé.
- Speaker #0
Oui, clairement.
- Speaker #1
Plein de choses dans ta vie qui ont eu un impact. Tu me racontes ce qui s'est passé ?
- Speaker #0
Le début ? En fait, il n'y a pas de début. C'est difficile de dire le début. Toi, tu arrives à dire le début ?
- Speaker #1
Non, je pensais à commencer bien avant.
- Speaker #0
Parce que je trouve, en fait, c'est une succession de petites choses.
- Speaker #1
Oui, puis un jour, c'est comme si le vase qui déborde. C'est ça. Oui. Alors, c'est quoi ton...
- Speaker #0
Ça fait un moment que le vase se remplit quand même.
- Speaker #1
Alors, quel jour il déborde ton vase ?
- Speaker #0
C'était un soir, c'était la semaine des relâches, chez nous, la semaine du 1er mars. Je devais partir, mes filles avaient passé le premier week-end des vacances, puis un ou deux jours avec leur papa, puis elles rentraient. Moi j'avais bossé, puis je devais prendre moi la fin de la semaine pour passer avec elles. Mon conjoint bossait, donc j'avais décidé de réserver un hôtel à Bâle, puis d'aller y passer deux jours à Bâle pour visiter Bâle et puis changer d'air. Mes filles rentrent, tout allait bien, j'étais contente de les retrouver. Je vais me doucher et je fonds en larmes. Puis je dis à mon conjoint, je dis je peux pas. Je peux pas partir demain, je peux pas. Il me dit mais quoi, qu'est-ce qu'il se passe ? Je dis non, je peux pas partir, j'ai pas la force. Je me vois encore en fait. Puis je disais mais je peux pas. Je peux pas, je vais mourir, je peux pas partir demain. Puis il me dit écoute, dors, puis attends demain, tu verras quoi. Pourquoi tu partirais pas ? Maintenant elles sont grandes, c'est facile. J'étais déjà partie seule avec mes filles. Là c'était en Suisse, c'était pas compliqué. Je me disais, mais je peux pas, je peux pas. Et le lendemain matin, je me suis levée, j'ai regardé sur Booking si je pouvais annuler mon hôtel. J'ai annulé l'hôtel gratuitement. Et puis j'ai annoncé à mes filles, j'ai dit, écoutez, je suis désolée, on peut pas partir. On va faire des trucs ici, mais je peux pas. Je suis pas très bien, ça va pas. Et en fait, ça, ça a été un gros déclic, parce que je me suis dit, là, je me suis dit, mais en fait, je peux pas faire vivre ça à mes filles. Donc là, il m'a fallu quelques jours encore. Après, je suis repartie au boulot la semaine d'après. J'ai bossé. Et puis là, un soir, mon conjoint, ça faisait un moment qu'il me disait « Mais arrête, on va s'en sortir financièrement. Maintenant, t'arrêtes. Ça ne sert à rien de continuer ton job dans cet état. »
- Speaker #1
Donc ton conjoint actuel.
- Speaker #0
Oui, oui. Je rentrais du boulot à midi en pleurs. Des fois, c'était ma fille qui avait à l'époque 8 ans, la petite, qui me consolait et qui me disait « Mais maman, tu sais, peut-être qu'il faut changer de travail si ça ne va pas comme ça. » Et là, tu prends quand même quelques claques, parce que tu dis, c'est pas tout à fait normal, en fait. C'est dur, c'est vraiment dur, ce genre de moment. Et puis, ce déclic-là, puis là, mon conjoint m'a redit, il m'a dit, mais, « Tiens, je pense qu'il faut que t'arrêtes. Il faut que t'admettes, là, maintenant, que ça va plus. » Puis j'ai dit, bon, OK. Donc, c'était compliqué, parce que mon employeur de l'époque, c'était devenu une amie. C'était très tendu depuis quelques semaines ou mois parce que moi, je n'allais pas bien. Elle n'a pas su comment prendre ça, donc elle avait pris ses distances. Et là, je leur ai donné mon congé. Mais par fierté, j'ai dit que je ne vais pas arrêter. Je vais arrêter, mais je vais travailler jusqu'au bout. Donc au bout du farbe, je dis non, parce que je veux rien qu'on puisse me reprocher, qu'ils aient rien à dire sur moi.
- Speaker #1
Aujourd'hui, ce que tu me racontes là, ça sonne comment chez toi ?
- Speaker #0
Quelle conne ! Non, vraiment, c'était vraiment ma choucrève en fait.
- Speaker #1
C'était la guerrière en fait.
- Speaker #0
Ouais, là j'ai fait sortir ça. Après le fait malgré tout d'avoir donné mon congé, ça m'avait quand même enlevé un poids à ce moment-là, parce que... J'étais plus en mode « je dois tout assurer au boulot » , j'étais en mode « bon ben maintenant ça va être de la transmission, on va plus trop… » Parce que je travaillais dans un milieu très particulier quand même. Et se faire engueuler, puis rabaisser, ça faisait un peu partie quand même souvent un peu du job. Puis là, c'était plus quelque chose qui était envisageable parce que je partais, quoi. C'était « non, ça j'accepte plus, dans les limites » . Donc j'ai fait mes deux mois et demi environ.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'il a dû te montrer ce burn-out ?
- Speaker #0
En fait, ce n'est pas là tout de suite que ça a été le plus dur, c'est après. Parce que là, j'avais cette force de tenir au début. Je me suis dit, le soulagement, tu es à la maison, tu es bien, tu profites. Je m'étais dit, je ne vais pas rester au chômage tout de suite, j'ai besoin d'une pause. On avait prévu un grand voyage de trois semaines pendant l'été, donc j'avais dit, de toute façon, en plus là où on a ce voyage. Je profite, mon conjoint venait de se faire opérer du genou, donc je devais pas mal faire le taxi pour lui, l'amener à droite à gauche, qu'il pouvait pas conduire. Donc j'étais encore toujours, en fait, depuis une fin d'année scolaire, mais juin, t'as pas le temps de respirer, donc t'es toujours dans ce... Puis en juillet, en fait, là, ça a été le début de la fin, parce que... En fait, tout est tombé. La pression est retombée. J'avais plus besoin de faire le chauffeur de taxi. J'avais plus à courir après mes filles parce qu'elles étaient en vacances avec leur papa. Là, c'était difficile. On est partis en vacances. On est partis en Islande, qui était un voyage qu'on avait envie de faire depuis super longtemps, qu'on avait préparé. Puis mes vacances en Islande, en fait, j'ai pleuré, pleuré, pleuré, pleuré, pleuré. J'ai fait des crises d'angoisse. Non, mais c'est horrible. Vraiment, ça a été hyper difficile. Alors que ça a été des super vacances et que c'était un pays que je rêve de revoir une fois en étant bien cette fois. Mais ça a été vraiment un cauchemar. Et là, ça a été, je dis le début de la fin, parce que c'était vraiment une descente aux enfers. À partir de là, j'ai commencé à faire beaucoup de crises d'angoisse. Et puis, vraiment, je ne pouvais plus sortir de la maison. M'habiller le matin, ça donnait un cauchemar. Tout était devenu quelque chose. De trop, tout était trop en fait.
- Speaker #1
Ça a duré combien de temps ?
- Speaker #0
Alors à ce point, j'irais six mois à peu près.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui t'a fait remonter ?
- Speaker #0
Psy, kiné, j'ai fait un million de trucs.
- Speaker #1
Plusieurs choses en fait.
- Speaker #0
J'allais me faire masser. Mais vraiment, les six premiers mois, ça a été vraiment compliqué. Et puis après, en tout, ça a duré quand même deux ans. Les crises d'angoisse, elles ont quand même duré pendant une année et demie, deux ans. Où c'était compliqué pour moi. Où j'avais des crises d'angoisse pour des choses. Je suis allée voir un concert à Berne dont je me réjouissais avec mon conjoint. C'est quelque chose que j'adore. On était trop contents. J'ai pleuré tout le concert tellement j'étais mal dans ce stade. Mais en fait, c'est pour ça que je dis que je ne me reconnaissais pas. Les deuils, ça n'a jamais fait ça sur moi. De ne pas réussir à m'habiller le matin, de ne pas réussir à prendre soin de moi, de ne pas réussir à presque m'occuper de mes filles, à vraiment... Plusieurs fois, je me disais, mais en fait, il faut m'enfermer. Il faut m'enfermer.
- Speaker #1
Et ça ne s'est pas fait.
- Speaker #0
Non, parce que je me le disais à moi. Parce que j'avais pas envie de laisser mes filles, parce que je me disais mais c'est qui qui va s'occuper d'elles. C'est triste mais c'est ça. Tu te dis mais ok, je pars. Mais de nouveau, t'as ce mode survie qui est là et puis qui te dit mais non, tu peux pas en fait. Tu peux pas. Donc j'étais là sans être là.
- Speaker #1
Deux ans.
- Speaker #0
En tout, ouais.
- Speaker #1
Et maintenant que tu es là, dans ce siège, puis tu me racontes ça, qu'est-ce que tu penses de cette période-là ?
- Speaker #0
Qu'elle n'est pas arrivée par hasard, sûrement.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui s'est passé depuis là, alors ?
- Speaker #0
Alors déjà, j'ai réappris à penser à moi. Vraiment, toute cette partie-là, quand même, cette reconstruction de... Euh... Toutes me retrouvaient, en fait. Donc voilà, lâchée prise.
- Speaker #1
Le fameux qu'on a parlé au début.
- Speaker #0
Toutes ces petites choses-là, je pense déjà, vraiment.
- Speaker #1
Donc c'est pas du tout... En fait, ce que je peux entendre, c'est qu'il y avait une Roxane qui existait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Il y a eu le burn-out. Et après, il y a une autre Roxane qui est revenue, en fait. Mais cette Roxane qui existait, elle existait depuis toujours ? Ou il y a eu... Tu vois, est-ce que c'est les deux qui t'ont rendue comme ça ?
- Speaker #0
Mais je pense, c'est ce que je disais, en fait, je pense que tout ce que j'ai vécu m'a endurci. Et puis, te rend sérieuse, te rend dure, te rend, tu vois. Et t'oublies des fois, bah, les deuils, typiquement. Tu sais que la vie est courte, tout ça, voilà. C'était aussi ça, en fait. Mon déclic pour mon divorce, c'était le côté où on était pas malheureux, mais pas heureux. Puis de se dire, mais en fait, la vie est courte. C'est pas ça que j'ai envie de vivre, en fait. Donc clairement, ta sac est toujours là, mais t'as quand même ce côté où...
- Speaker #1
Tu perds un peu la légèreté, c'est ça que tu veux dire ?
- Speaker #0
Oui, parce que t'es adulte. Et puis le fait de ne plus avoir sa maman, je pense que ça, c'est l'épreuve ultime qui te rend adulte.
- Speaker #1
Ouais, on n'est jamais prêt à ça.
- Speaker #0
Non. Je pense, et puis du jour au lendemain, et puis encore maintenant, des fois ma maman me manque, clairement.
- Speaker #1
Je vous imaginez.
- Speaker #0
Parce que c'est la seule personne qui est toujours là pour toi sans aucun jugement. Si, elle te juge, mais...
- Speaker #1
J'avais dit, je pense à la mienne, maman. Non,
- Speaker #0
mais si. Non, c'est vrai, elle juge. Mais sans jugement...
- Speaker #1
Sans condamnation. Oui, c'est ça. Elle est là avec un amour, on appelle ça, j'ai perdu mon terme, mais...
- Speaker #0
Inconditionnel.
- Speaker #1
Voilà, merci, ça a tout à fait un amour inconditionnel.
- Speaker #0
J'ai eu ma première fille, ça a été difficile.
- Speaker #1
J'entends. En plus, c'est une fille.
- Speaker #0
Ouais. Oui, mais que je savais que j'aurais une fille, je pense. Ma sœur le savait avant de mourir, elle m'avait dit, elle m'avait offert une bague à elle. Elle m'a dit, tiens, tu la donneras à ta fille qui s'appellera Olivia. Je sais que tu auras une petite fille qui s'appellera Olivia un jour. Donc voilà.
- Speaker #1
Elle a la bague.
- Speaker #0
Je l'ai encore moi, mais elle l'aura un jour. C'est dur.
- Speaker #1
Oui, c'est dur et beau à la fois.
- Speaker #0
Oui, clairement.
- Speaker #1
Bon. Parlons de ton déclic professionnel. Parce qu'aujourd'hui, comme je l'ai dit avant, cette Roxane, la guerrière est forte. Elle a évolué. Elle est toujours forte. Mais il y a toute une autre partie que tu as ramenée. Raconte-moi, comment ça se fait qu'aujourd'hui, tu es conseillère en images ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Parce que tu étais employée, tu as fait un temps à la maison, si je ne me trompe pas.
- Speaker #0
J'ai fait un moment à la maison, oui.
- Speaker #1
Et puis alors, pourquoi ce métier aussi ?
- Speaker #0
Alors déjà parce que j'ai fait une retraite avec des femmes.
- Speaker #1
Qui s'appelle Métamorphose. Oui.
- Speaker #0
Et puis oui, j'ai pris conscience à ce moment-là parce que, alors après mon burn-out, une fois que ça allait mieux, je savais que je ne voulais plus faire la même chose qu'avant. Je t'avais toujours dit, ça je sais que je ne veux plus, mais je le savais déjà quelque part avant, mais la vie m'avait remise là-dedans, mais voilà. Mais je savais pas quoi. J'avais un million d'idées, ça partait dans tous les sens. Mais je vais quand même dire, j'hésitais à faire tatoueuse ou croque-mort. Donc mes amis rigolaient beaucoup. Ils disaient, mais tu vas tatouer les morts ?
- Speaker #1
Il y a un point commun. Il y a le soin à l'autre.
- Speaker #0
Oui, on va dire ça comme ça. Donc vraiment, ça partait dans tous les sens. Mais je savais que j'avais envie de travailler pour moi. Mais je savais pas comment. Puis on a fait cette retraite qui a été géniale.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui t'a poussé à venir à la retraite ? Parce que souvent, en se chantant, c'est pas pour moi ou ça me fait trop peur.
- Speaker #0
Mais ça m'a appelée, en fait, je crois. Puis j'avais fait le défi, j'avais fait un défi chargementale peu de temps avant. J'avais fait qui m'avait quand même vraiment déjà fait du bien. Et puis, en fait, je crois que vu que je commençais vraiment à aller mieux, je me dis mais en fait... Pour clôturer ça, je crois que j'ai besoin de faire un truc pour moi cette fois. Puis de passer un moment pour moi.
- Speaker #1
C'est vraiment ça.
- Speaker #0
C'est ça. Donc ça m'a appelée. Puis voilà, je me suis dit, mince, j'y vais. J'arrête. En fait, je crois que c'était ça. Parce que j'ai quand même un côté où je suis une guerrière. Et puis voilà. Mais il y a une petite part de moi qui reste une petite fille qui a peur quand même souvent. Et du coup, là, je me suis dit, non, arrête. C'est bon. T'as peur de quoi, en fait ? Mon conjoint m'a dit la même chose. Il m'a dit, au pire, les femmes avec qui tu seras, ce ne sera pas tes copines après. Mais voilà, c'est tout ce que tu risques. Je me suis dit, vas-y. Et puis pendant cette retraite, j'ai pris conscience, à la fin de la retraite, j'ai dit, je ne sais toujours pas tellement quoi, mais je sais que ce sera avec des femmes. Parce que vraiment, j'ai pris conscience à ce moment-là que c'était beau, en fait. La sororité était vraiment là, et que c'était vraiment quelque chose de très fort.
- Speaker #1
Oui, c'est des bulles, franchement. Oui, vraiment.
- Speaker #0
Puis là, j'ai commencé à faire des listes, à réfléchir, à affiner un peu.
- Speaker #1
Ton choix.
- Speaker #0
Ouais. Puis, malgré tout le conseil en images, c'était quelque chose qui me parlait quand même. J'avais déjà pensé, mais sans oser. De nouveau, le côté, mais t'es pas légitime pour faire ça, pas toi. Tu vois ? Tu te regardes, tu te dis, mais non, pas toi. Un peu ce côté-là, en fait.
- Speaker #1
C'est vrai que tu t'habilles pas, toi.
- Speaker #0
Non. Bah non. Donc, c'est un peu ce côté-là. qui te retient. Et à un moment donné, de nouveau, tu te dis pourquoi je me retiens ? C'est con. Et quand j'en ai eu parlé à plein de monde, tout le monde m'a dit, oui, ça te colle à la peau. Tu as toujours passé ta vie à nous scanner de la tête aux pieds quand tu arrives pour nous regarder comment on est habillé. Tu as toujours fait ça. Donc autant que tu l'utilises, ce scannage, pour ton job.
- Speaker #1
C'est intéressant que les autres y voyaient quelque chose en toi que tu as mis du temps à avoir.
- Speaker #0
Oui, parce que tu... C'est difficile de se dire que ça peut devenir ton métier en fait. Oui,
- Speaker #1
c'est vrai. Tu racontes souvent cette histoire du coup du rouge à lèvres.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu nous la racontes ?
- Speaker #0
Oui. En fait, pendant mon burn-out, la période où j'étais en training sur mon canapé, où ça devenait compliqué, puis que voilà. Il y a quand même de temps en temps, un jour, puis il y a eu vraiment une journée où je me dis « Non mais maintenant Roxane, bouge-toi, va t'habiller en fait, va faire quelque chose, tu ne peux pas rester en training, enfin c'est pas possible quoi. » « Bouge-toi ! »
- Speaker #1
À tout ce moment-là.
- Speaker #0
Oui, mais voilà. Et puis, ce jour-là, j'ai mis un jean, c'est un pull, rien d'exceptionnel. Puis je me suis dit, bon, allez, maquille-toi un petit peu, mets du mascara au moins. Puis tout à coup, en me regardant, je me suis dit, je pourrais mettre du rouge à lèvres peut-être. Et j'ai fait ça. Puis je me suis dit, mais en fait, ça change tout de cette image-là. Et c'était ça aussi, de ce conseil en images, de se dire, redonner confiance aux femmes qui sont dans des moments down, de se dire que c'est des fois avec pas grand-chose, mais avec le bon rouge à lèvres, avec le bon pull, la bonne couleur, ce genre de choses, qu'on va pendant la journée au moins, quand on passe devant un miroir, se dire, non, finalement, ça va.
- Speaker #1
C'est pas si futile que ça, en fait.
- Speaker #0
Non. Le conseil en images, c'est pas juste pour être hyper lookée, pour sortir en boîte. C'est pas ça, en fait. Ou pour aller bosser, ou non. C'est plus profond que ça. Vraiment, c'est ça qui vibre en moi. C'est d'aider des femmes dans des moments de transition, que ce soit de la maladie, que ce soit un burnout, dépression, ménopause, postpartum, je sais pas. les aider à reprendre confiance en elles par leur image. Parce que je pense que vraiment, quand on se sent belle, ça change déjà tout en fait.
- Speaker #1
Ça change ton énergie.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça a changé toi ce métier, cette prise de position ?
- Speaker #0
Alors justement, ce côté-là. Ce côté... Faire plus attention, ça me fait toujours rire. Il y a des jours à midi, parce qu'en général, quand mes filles partent le matin, je suis encore en pyjama, puis elles reviennent à midi. Elles me regardent des fois certains jours et me disent « T'as fait un rendez-vous aujourd'hui ? » Je dis « Non » . Je dis « Mais pourquoi ? » « T'es beaucoup maquillée aujourd'hui » . Et puis je dis « Ben non, c'était pour moi en fait. En fait, mes tenues et mon maquillage, je le fais pour moi. » Et c'est ce que j'essaie d'expliquer à mes clientes, c'est que toutes ces choses-là, il faut le faire pour soi, pas pour les autres. Ça marche pas quand on se maquille ou qu'on s'habille pour quelqu'un d'autre. Mais que de le faire pour soi, ça va vraiment changer plein de choses.
- Speaker #1
Ouais, c'est vrai.
- Speaker #0
Vraiment. Donc c'est ça qui...
- Speaker #1
Qui t'anime maintenant.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
On va faire un petit exercice de miroir, si t'es d'accord avec moi. T'es d'accord d'être y prêtée ?
- Speaker #0
Mais oui.
- Speaker #1
Ah, cool. Aujourd'hui, Roxane, tu te vois toi dans ce miroir. Qu'est-ce que tu aimerais te dire ?
- Speaker #0
C'est difficile. Alors déjà, n'oublie pas ce que tu dis à tes clientes, parce que des fois, quand on est malchaussé quand même, on a tendance des fois à oublier que les conseils qu'on donne aux autres, il faut se les appliquer à soi-même quand même. Et puis, essaye de laisser un peu de légèreté en fait. garde un peu de légèreté reconstruis pas trop de murs en fait c'est ça quelle part de toi t'as longtemps caché pour être aimée c'est ma vulnérabilité bon je te laisse te le dire ouais alors clairement c'est la vulnérabilité je Avec tout ce que j'ai vécu, comme je t'ai dit, c'est pas un truc qui marche ou crève. Et en fait, se montrer vulnérable, c'est un peu faire vue de faiblesse, je sais pas comment dire. Puis se rendre compte, ça fait partie des enseignements que j'ai dans le Burnout, La vulnérabilité ne veut pas dire faible, en fait.
- Speaker #1
Il y a un magnifique livre qui s'appelle Le pouvoir de la vulnérabilité, de René Brown.
- Speaker #0
C'est ça. C'est se rendre compte, puis demander de l'aide, puis oser pleurer. Devant des gens. Pas que pour soi.
- Speaker #1
Devant des gens. Salut, t'as fermé les yeux, Roxane ? Tu peux les rouvrir. J'ai glissé une petite photo de toi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je sais que t'es très fan de la tapisserie.
- Speaker #0
Oui, j'adore, vraiment.
- Speaker #1
Quel âge tu as sur la photo ?
- Speaker #0
Avoir deux ans, parce que j'ai deux bougées sur mon gâteau, donc ça devait être mes deux ans.
- Speaker #1
Voilà, ça devait être ton anniversaire. Qu'est-ce que t'aimerais lui dire à cette petite Roxane, de haut de tes 40 et plus quelques années ? Hum.
- Speaker #0
Ben justement, essaie de garder cette légèreté, ton rire en fait, cette joie de vivre. Oui, ça va remuer, oui ça va être dur, mais la force tu l'as. La force n'est pas obligée d'écraser la joie de vivre, ils peuvent peut-être essayer de vivre ensemble les deux. Je pense que pendant longtemps, j'ai un peu oublié ce côté un peu foufou, un peu fun, un peu...
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'on t'a jamais dit que t'aimerais lui dire ? Qu'est-ce que t'avais besoin d'entendre à cette époque-là et que t'aimerais lui dire aujourd'hui ? Ou après à 11 ans.
- Speaker #0
C'est difficile, ça. Qu'on est fiers de toi, je crois. Et qu'elle peut être fière d'elle, mais qu'elle... Ouais. Qu'elle est assez, elle est pas trop, elle est... Elle est parfaite comme ça, en fait.
- Speaker #1
Oh, c'est bon. Et qu'est-ce qu'elle te dirait, elle, si elle t'avait en face de toi ? En face d'elle, pardon. Qu'est-ce qu'elle te dirait ?
- Speaker #0
J'ai au moins une bêtise. Je sais pas. J'arrive pas à me souvenir de comment j'étais quand j'avais cet âge.
- Speaker #1
Et quand t'avais 11 ans, qu'est-ce qu'elle te dirait ?
- Speaker #0
J'ai le droit d'être grossière ?
- Speaker #1
J'ai toi ici.
- Speaker #0
Putain, c'est la merde. À 11 ans, je pense que c'est ça que j'aurais dit.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que cette petite fille est fière de ce qui t'est devenu ?
- Speaker #0
Ouais, je pense quand même. Oui. Oui. Non mais oui. Oui.
- Speaker #1
Oui ?
- Speaker #0
Oui. Clairement. Non mais oui, clairement.
- Speaker #1
Tu veux ajouter quelque chose ?
- Speaker #0
Non, je sais pas. En fait, c'est cette insouciance. Cette photo, quand je l'ai vue hier, je me dis que c'est celle-là de photo que je te donne. Parce qu'elle est pleine d'insouciance, de rire et tout. Je pense qu'une fois qu'on est adulte, c'est difficile d'avoir ça. Le fait d'être adulte, d'être parent, ça nous enlève un peu de ça.
- Speaker #1
Et c'est ce que tu aimerais ramener maintenant ?
- Speaker #0
Ouais, un petit peu. Un petit peu ce côté enfant, en fait. L'enfant intérieur.
- Speaker #1
Bon, il n'y a plus qu'à, comme on dit. C'est ça.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Merci, Alexandre.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Micro, hein. On t'attend à te voir un peu plus faufole.
- Speaker #0
Oui. Promis. Promis.
- Speaker #1
Bon, avant qu'on clôture, j'aimerais que tu me dises si on peut te retrouver. Comment tu accompagnes les femmes, du coup, dans le conseil en images ?
- Speaker #0
Alors, on peut me retrouver déjà sur Instagram. Nuance et style. Ouais, Nuance et Style. Sinon, sur internet aussi, nuancestyle.ch.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que tu fais comme prestation ?
- Speaker #0
Donc de la colorimétrie, qui est déjà, je trouve, un bon outil de base, de début pour connaître ces couleurs. Parce que la colorimétrie, c'est pas juste pour les habits, c'est aussi valable pour les cheveux, pour le maquillage, pour plein de choses. Donc c'est vraiment chouette. Puis ça, c'est une fois dans notre vie. Parce qu'on ne change pas de couleur au fil des années. Ça,
- Speaker #1
c'est intéressant que tu dises ça, parce que c'est important. On a tendance à penser que parce qu'on change de couleur de cheveux... Oui,
- Speaker #0
et puis que quand on vieillit, ou qu'on n'est pas les mêmes... Il y a plein de gens qui disent, « Ah oui, mais moi, je ne portais pas ces couleurs quand j'étais jeune. » Oui, mais c'est peut-être pas parce qu'elles n'allaient pas, en fait. Donc, oui, nos couleurs ne changent pas avec les années. Donc, voilà. Je fais du conseil en style. Donc trouver quels sont les styles qui vont mettre le plus les femmes en valeur.
- Speaker #1
Ça c'est hyper intéressant, c'est pour ça que des fois on trouve que le blouson en cuir chez la copine elle est mon stylé, mais quand nous on le met, ça n'a plus du tout rien à voir.
- Speaker #0
C'est ça, puis qu'on se rend compte des fois que c'est des tout petits détails. Ça peut être des fleurs sur une robe, puis qu'on ne sait pas pourquoi la coupe elle est parfaite, on a tout ce qu'il faut. Mais en fait, les fleurs, c'est pas un imprimé qui nous correspond. Ou alors, je sais pas, des lignes, c'est égal. Et que c'est des fois des petites choses toutes bêtes qu'on sait pas, on comprend pas pourquoi. Un vêtement nous va pas alors qu'il est sur le papier, comme ça. Puis en fait, dans les fêtes, il va. Donc il tombe bien qu'il y a pas de soucis. Donc voilà, le style. Du tri de garde-robe aussi. De l'accompagnement shopping. Et puis je fais des ateliers s'il y a des femmes qui ont envie de venir à plusieurs. Faire l'atelier colorimétrie, par exemple. Jusqu'à quatre personnes, c'est faisable en même temps. Venir pour un enterrement d'une jeune fille ou pour un anniversaire ou juste un moment sympa entre amis. Ça peut être un petit moment sympa.
- Speaker #1
Cool.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Ça, c'est cool. Je ne savais pas que c'était possible en groupe.
- Speaker #0
Alors oui, jusqu'à trois ou quatre après, ce n'est plus tellement faisable. Bon,
- Speaker #1
déjà quatre, c'est pas mal.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Qu'est-ce que t'aimerais que les invités... Qu'est-ce que t'aimerais que les écoutes... J'ai arrivé ! Qu'est-ce que t'aimerais que les femmes qui nous écoutent retiennent de ton épisode, où t'as venu parler de nombreuses choses, notamment du divorce et de ce qu'on parle pas. Qu'est-ce que t'aimerais qu'elles retiennent ? Deux, trois choses.
- Speaker #0
Que rien n'est jamais fini. Qu'on peut avoir plusieurs vies. D'un côté, j'ai envie de dire que vraiment, quel que soit ce qui nous arrive, Il faut garder foi en la vie, c'est qu'il y a forcément plein de belles choses à venir. Puis qu'il faut garder confiance en soi, je crois. Il faut s'aimer soi-même, on ne peut pas, et ça je l'avais aussi beaucoup entendu, je comprenais ce qu'on me disait, mais pas réellement l'application de ça, qu'il faut s'aimer soi-même pour aimer les autres. Donc oui, je pense que ça, il ne faut pas oublier. Il ne faut pas s'oublier là-dedans, ça aussi. Prenez soin de vous, mesdames, dans tous les sens du terme. Aussi, en partant en retraite, en prenant des moments pour vous, en vous en chouchoutant, parce que c'est hyper important. Vos enfants ne vont pas vous en vouloir, parce qu'une fois que vous allez faire un massage d'une heure, même s'ils vous en veulent dix minutes, ce n'est pas grave, tant pis. Ils vont s'en remettre. Ils n'ont pas beaucoup de peine pour vous quand ils vont à l'anniversaire, parce qu'ils vous laissent comme une vieille chaussette à la maison, donc... Il faut toujours voir ça, en fait, parce que c'est vrai que quand on laisse nos enfants quand ils sont petits, ils ont tendance à nous faire culpabiliser. « Tu vas sans moi ? » « Oui, je vais sans toi. » Je me dis toujours, moi j'ai toujours eu dit à mes filles, « Mais quand vous allez, vous, à vos anniversaires, vous ne vous souciez pas tellement de savoir si je suis seule ou pas à la maison ? »
- Speaker #1
« Non. »
- Speaker #0
« Si je vais m'ennuyer ou pas ? »
- Speaker #1
Je pense à ma fille qui est partie au gymnase ce matin et je devais aller la chercher à 1h du matin parce qu'elle enchaîne avec un anniversaire. Je ne pense pas qu'elle est en train de culpabiliser de m'avoir laissée ou de me dire que ma maman va venir me chercher à 1h du matin. Non, c'est ça.
- Speaker #0
Exact. Donc voilà, osez. On sait à vous.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Merci Roxane pour ces doses de rappel d'inspiration.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
C'est très sympa. Avec grand plaisir. Je mettrai toutes les infos où te retrouver. Oui.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Si t'as aimé cet épisode avec Roxane et que t'as eu des échos dans son histoire, pense à nous mettre un petit commentaire parce que je crois que Roxane et moi, on va lire les commentaires, surtout moi, et je vais les faire suivre. Et si t'es intéressée à venir en retraite ou à suivre les conseils de Roxane, un atelier, lis la description, il y aura toutes les infos. En tous les cas, je te remercie d'être là, d'avoir écouté cet épisode. Et si t'as encore l'envie, je t'invite à cliquer sur t'abonner ou à mettre des petites étoiles parce que selon où tu l'écoutes, ça m'aide vraiment.