- Speaker #0
Aujourd'hui, je reçois Joyce Calambé. Joyce est coach sportive et entrepreneur. Elle s'est lancée il y a un peu plus d'un an avec une approche très concrète, aider les gens à se sentir mieux dans leur corps, mais surtout dans leur tête. Son parcours, elle le résume en trois mots. Audace, discipline et foi. Avant d'accompagner les autres, elle a déjà fait un gros chemin pour elle-même avec notamment une transformation physique de moins de 25 kilos. Dans cet épisode... On va parler du vrai visage de l'entrepreneuriat quand on est jeune, du prix à payer quand on sort des cases, de solitude et de foi. Bref, bienvenue dans Zéro Filtre.
- Speaker #1
Être une femme, c'est terriblement compliqué. Les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes droits.
- Speaker #2
Zéro Filtre, un podcast qui t'invite à explorer des sujets dits tabous en toute simplicité.
- Speaker #1
Le jour où les femmes diront la vérité, les journées n'auront pas la même faveur.
- Speaker #2
Dans chaque épisode, plongée dans des témoignages honnêtes, de la confiance en soi à la maternité.
- Speaker #1
Tu as une vraie plateforme. Ce que tu dis a de l'importance. Je ne me suis jamais permis de souffler, ne serait-ce que 15 jours !
- Speaker #2
Zéro filtre, présenté par Isalina Kerman.
- Speaker #1
Votre capacité à changer tout ce qui est, démarre ici.
- Speaker #0
Bonjour Isalina. Bonjour Isa. Merci de venir dans ce studio, te prêter à l'exercice de Zéro Filtre.
- Speaker #3
Merci à toi de m'accueillir, c'est un honneur.
- Speaker #0
Je me vois ravie. Pour te mettre en jambe, on va commencer avec des questions que je dis simples, parce que je vais juste te demander de te présenter. Et puis après, je dirai pourquoi tu es venue aujourd'hui et on va commencer cette conversation. Donc Joyce, je te laisse te présenter parce que nous deux... Ça fait pas longtemps qu'on se connaît. Non,
- Speaker #3
c'est vrai.
- Speaker #0
Donc je suis ravie, je vais apprendre à te connaître par le biais de cet épisode. Très bien. Je vais te présenter comme tu te souhaites.
- Speaker #3
Ok, super, merci Isa. Je m'appelle Joyce Calambay, j'ai 26 ans. Ce qu'on sait de moi, c'est que je suis coach sportive et maintenant aussi entrepreneur. J'ai monté ma salle de sport, au début simplement une salle de coaching où j'accompagnais les gens. dans leurs objectifs. Et puis après, le projet a grandi un petit peu plus vite que moi je n'ai grandi. Et puis voilà, une deuxième salle, une troisième salle. Et puis voilà, encore plein de projets.
- Speaker #0
Mais ça, tu vas nous en parler aujourd'hui. Je te laisserai de la place parce que ça me titille d'ailleurs. J'en ai marre que tu fasses des teasers partout.
- Speaker #3
C'est ma vie, histoire.
- Speaker #0
Donc ça, tu nous en parleras après parce que je crois justement que tu as... Parler d'une deuxième ouverture d'une salle de pilates, parce que c'est là où je vais pour faire mon pilates réformer, c'est chez toi.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Donc, je suis vraiment ravie que tu nous dévoiles tout ça, mais à la fin. Donc, ce que je comprends, c'est que tu es coach. Depuis combien de temps ?
- Speaker #3
Alors, je suis coach sportive depuis maintenant plus de trois ans. J'ai commencé avec l'aide de mon frère, Jesse, qui lui est coach sportif depuis maintenant plus de dix ans. et on s'est une athlète professionnelle et puis c'est parti de... Je vais être papa, purée, je vais mettre où mes clients ? Moi je venais de perdre énormément de poids, je faisais énormément de sport et j'adorais ça. Ça a eu un déclic, je pense. C'est parti de « et pourquoi pas toi ? » « Et pourquoi pas moi ? » C'est un peu parti comme ça. Et puis, fil en aiguille, j'ai commencé. Moi, c'est du tout au tout. On a parlé de ça le lendemain. J'ai appelé une école de formation. J'ai commencé ma formation et c'est parti.
- Speaker #0
Ça, ça me fait sourire. Parce que j'ai ce côté-là aussi.
- Speaker #3
C'est noir ou blanc.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #3
C'est pas toujours bien.
- Speaker #0
Oui, tu t'es jetée dedans.
- Speaker #3
Oui, exactement.
- Speaker #0
Avant que tu continues, parce que c'est ça qui me... qui me passionne dans ton parcours, c'est justement ce côté très... T'es baissée ?
- Speaker #3
Oui, oui. Voilà. Exactement.
- Speaker #0
J'aimerais te poser juste la question que je pose à tout le monde.
- Speaker #3
C'est la fameuse question que tu ne peux pas me dire.
- Speaker #0
Tu as les cargues à écouter mes épisodes.
- Speaker #3
C'est vrai.
- Speaker #0
Non, je t'ai taquée. C'est qui es-tu, en dehors de ces rôles et de ces casquettes que tu viens de te donner ? Donc, j'aimerais que tu te présentes sans rôle, ni casquette.
- Speaker #3
Ok, sans rôle ni casquette, du coup moi c'est Joyce, je suis passionnée d'équitation, j'aime les chevaux plus que tout, les animaux en général, mais c'est vraiment mon espace à moi, j'ai un cheval qui s'appelle Hendrix, c'est entièrement ma vie à côté de tout ce que je peux montrer sur les réseaux sociaux. Donc moi, c'est... Ouais, j'aime la campagne. Quand je vais à cheval, je suis dévastée par la vie. J'ai de la boue partout. Enfin, je peux dormir dans son box, me coucher dessus. Voilà. C'est ça, l'envers du décor, je dirais. C'est les moments en famille qui sont importants pour moi aussi. qui sont des fois difficiles à trouver maintenant et puis voilà les choses semblent la vie, j'aime manger beaucoup manger et voilà que dire je dirais vraiment la partie peut-être que les gens ne savent pas, c'est que vraiment j'aime les animaux mon rêve ce serait d'avoir un refuge pour les animaux sauver les animaux quoi,
- Speaker #0
Brigitte Bardot finalement je dis souvent si on ne me trouve plus sur les réseaux sociaux j'aurais développé cette camionnette qui vient chercher les chiens le matin pour aller les promener, faire la garderie et les ramener. Bon, bref.
- Speaker #3
Bon, alors on a des rêves communs, peut-être qu'il y a moins de gros.
- Speaker #0
Moi, si tu me chauffes, je vais élever des chèvres ou je deviens un pilates, un former coach. On se calme.
- Speaker #3
Écoutez bien cette séquence.
- Speaker #0
On se calme, on se calme. Donc, du coup, tu me parlais de ton déclic. C'est par rapport à ton frère, à ce que j'ai pu comprendre.
- Speaker #3
Oui, c'est quand même... Oui, alors, c'est parti vraiment... Alors, j'ai pris beaucoup de poids. Assez rapidement.
- Speaker #0
À quelle période de ta vie, en fait, t'as pris beaucoup de poids ?
- Speaker #3
Sur les coups de mes 18 ans.
- Speaker #0
OK, donc après l'adolescence, en fait.
- Speaker #3
Ouais, exactement. Ouais, j'ai pris pas mal de poids, 25 kilos. Et puis, je viens quand même d'une famille où tout le monde... Enfin, le sport faisait partie du quotidien, etc. Donc voilà, ça a été un...
- Speaker #0
Tu viens d'une famille, tu as des frères et soeurs, donc ton frère est ?
- Speaker #3
Oui, mes deux frères étaient athlètes professionnels et puis ils sont devenus coachs.
- Speaker #0
Donc toi tu as grandi dans l'environnement sportif ?
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
D'accord. Et il y a quelque chose qui s'est passé pour que tu prennes ces 25 kilos ou juste la vie ?
- Speaker #3
Ouais, t'es jeune et puis tu as l'impression des fois que le monde s'écroule sur toi. C'était un peu...
- Speaker #0
C'était une partie difficile ?
- Speaker #3
Ouais, une partie un petit peu compliquée. Je sortais beaucoup, je buvais tous les week-ends, je fumais des clopes. Et oui, si mes clients écoutent ça, je fumais des clopes.
- Speaker #0
Mais c'est ça qui est beau, c'est de voir ce chemin justement. Spoiler, t'es humaine.
- Speaker #3
Désolée maman d'ailleurs. C'était une période un peu... Je ne voudrais pas y retourner disons. Et en même temps, c'est ce qui a permis le déclic je pense aussi. Parce qu'après je suis partie 6 mois en Thaïlande. Sur un coup de tête, évidemment. Donc j'ai pris mon billet pour la semaine d'après. J'ai quitté mon apprentissage. Toute seule ? Oui. J'étais en apprentissage d'assistante dentaire. Je détestais ça. Je l'avais fait pour faire plaisir à ma maman. Désolée maman, encore. Et voilà, j'ai donné ma lettre. J'ai dit maman, je pars en Thaïlande la semaine prochaine dans un cornbox.
- Speaker #0
Et là, t'avais quel âge ? Parce que ma fille a 16 ans, alors je commence à me dire...
- Speaker #3
Ouais, désolée Isa, je te souhaite qu'elle soit pas comme moi.
- Speaker #0
Non, non, mais t'es très beau. J'adore ces histoires où il y a des déclics, c'est ça ? C'est la vie, tu veux dire ?
- Speaker #3
C'est vrai, non, non, c'est clair. J'avais 18 ans et un peu plus, quoi. 18 ans et 6 mois, quoi.
- Speaker #0
Donc tu t'es sentie appelée par la Thaïlande, tu es partie comme ça ?
- Speaker #3
Ouais.
- Speaker #0
Ok, génial.
- Speaker #3
Je suis partie, j'ai cherché sur Internet, Combox etc Et je voilà Je suis partie deux semaines après, je crois. Juste comme ça.
- Speaker #0
Et donc ?
- Speaker #3
J'ai pris l'avion, surtout que je n'avais jamais vraiment trop voyagé. Donc, c'était vraiment tout nouveau. Je suis partie sans trop me poser de questions. Je suis arrivée là-bas. Et franchement, je dirais les deux, trois premières nuits, je me suis dit, mais qu'est-ce que je fous là ? Je pleurais et en même temps je me disais impossible que je retourne. Parce que tout le monde était certain que j'allais revenir au bout d'un mois. Puis encore un mois je suis gentille. Mais ma maman était sûre que j'allais revenir. J'étais un peu pougnette. Je suis un peu maniaque sur certaines choses. Je ne peux jamais boire après quelqu'un. C'est un peu... Et en fait je me suis retrouvée dans un endroit où j'avais pris la chambre la moins chère évidemment. J'avais pas trop de sous, j'avais 2-3 sous de côté. En fait, je n'étais pas du tout dans le campus, j'étais avec les locaux. Je n'avais pas de porte, je n'avais pas vraiment une vraie porte pour fermer ma chambre. C'était une sorte de moustiquaire-porte, mais il y a tout qui passait en dessous. J'avais une sorte de cafard, je ne sais même pas ce que c'était.
- Speaker #0
Donc en fait, sortie de zone de confort énorme.
- Speaker #3
Ah oui, oui. Non, mais j'étais dévastée par la vie. Quand je suis arrivée là-bas, je me suis dit, mais ça va être horrible. Comment je vais faire ?
- Speaker #0
Vas-y, raconte-nous comment t'as arrivé.
- Speaker #3
Je ne sais pas, je crois que je me suis vraiment mis dans un truc en mode robot. Enfin, je suis quelqu'un, j'ai un peu ce côté trop de fierté, je pense. Et je me suis dit, c'est impossible que je rentre et que je donne raison à toutes les personnes qui pensaient que j'allais rentrer.
- Speaker #0
D'accord, donc c'était plus fort pour toi de prouver aux autres que tu avais eu raison de partir.
- Speaker #3
Ah oui.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #3
Ouais. Et voilà, ça a été, je pense, très difficile quand même la première semaine. Je dirais vraiment une semaine entière. Et après, au fil du temps, tu rencontres du monde, tu t'ouvres aux gens, ce que je ne connaissais pas finalement. Tu t'ouvres à une autre culture. Moi, j'étais avec les locaux, donc ça veut dire que je me réveille le matin, tu vois une autre famille en face de toi, ils sont cinq dans la même chambre que toi, où toi, t'es seule et puis t'as l'impression que c'est l'enfer. Puis ils dorment à cinq, ils mettent les matelas dans la chambre, et la journée, ils les enlèvent, et puis c'est leur salon, c'est leur cuisine, c'est leur tout.
- Speaker #0
Et donc là,
- Speaker #3
tu prends une claque.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, au niveau de l'intimité, de tout ça.
- Speaker #3
Tu prends une claque parce que tu te dis, eux, ils arrivent à vivre là-dedans, il n'y a personne qui se peint, ils sont tous... Tout le bien, ils sont hyper accueillants, etc. Puis moi, je suis un peu là, genre, ah mince, qu'est-ce que je fous ici ? Et voilà, ça, ça m'a vraiment boostée. Puis après, la rencontre, tu t'ouvres aux gens, tu t'entends bien avec des gens, tu crées des liens. Et puis en fait, c'était la meilleure expérience de ma vie.
- Speaker #0
Et t'es restée combien de temps ?
- Speaker #3
Cinq mois et demi. Cinq mois et demi. Oui, je suis rentrée. Cinq mois et demi.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que ça t'a appris, ce voyage ?
- Speaker #3
Ah, ça m'a pris la vie. Clairement, ça m'a pris la vie. Déjà, la première chose, c'est le fait de rencontrer les gens. Et puis de voir aussi la manière dont certaines personnes vivent, et la manière dont ils vivent, la manière dont ils prennent les choses, les problèmes. C'est difficile vraiment de mettre des mots sur ce voyage.
- Speaker #0
C'est comme si tu avais offert une vision nouvelle. C'est une hypothèse, mais j'imagine que... Quand tu me dis, pour eux, ce n'était pas un problème de dormir à 5 par terre, et puis moi, j'étais un peu... Ça veut dire que nous, on est dans une espèce de luxe, en fait, où on ne se rend pas compte de nos privilèges. C'est complètement une hypothèse qui m'appartient. Oui, c'est vrai.
- Speaker #3
C'est clair. Alors après, il y avait cet aspect-là, mais il n'y avait pas que cet aspect-là. Il y a le fait que... Pour te dire, j'ai mangé du rat en Thaïlande.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord.
- Speaker #3
Alors que la Miss Tinguette, elle ne voulait pas qu'on boive dans son verre, tu vois.
- Speaker #0
Ok. Et alors, tu rentres en Suisse. Après ces cinq mois et demi où tu as vécu des choses impensables pour la Joyce qui est sur le départ en Suisse.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Comment tu reviens alors ?
- Speaker #3
Je reviens vraiment transformée, je dirais. Oui, avec une toute autre vision. Et je me disais, mais j'ai pas du tout envie d'être là. Quand je suis rentrée, j'avais pas du tout envie de rentrer. C'était vraiment très difficile. Et en fait, j'avais l'impression de revenir. J'avais l'impression d'avoir laissé un peu les choses qui me pesaient en partant et puis de les retrouver en arrivant. Et je me suis dit, maintenant, t'as deux choix. Soit tu reprends ta vie d'avant et tout ce que t'as fait jusqu'à maintenant, ça t'a servi à rien. Ou tu prends ce chemin que t'as fait et puis tu décides de changer de vie. Et là, je dis Dieu merci. On en reparlera peut-être après.
- Speaker #0
Oui, on reparlera de ta foi. C'est important.
- Speaker #3
Parce que j'ai choisi l'option 2.
- Speaker #0
Entre. Et là, du coup, tu ne veux plus du tout être dans ce schéma que tu as laissé.
- Speaker #3
Oui, je rentre. Et puis en même temps, je rentre. Je me dis OK, je continue le sport. Je continue cette lancée. Je mange bien. Moi, je rentre. C'est la période du Covid. C'est un peu une période un peu spéciale. Mais en même temps, c'est aussi une super période. Moi, j'ai adoré cette période parce que j'ai eu le temps de prendre du temps. pour me remettre sur les rails, etc. Et donc, je commence à m'entraîner avec mon frère, à continuer mes entraînements, etc. Et puis donc, première fois que je vais là-bas, il me met sur la balance parce que je voulais voir un peu à quoi j'en étais. En fait, je réalise que j'ai presque rien perdu en cinq mois et demi.
- Speaker #0
C'est-à-dire que tu es partie avec tes 25 kilos que tu avais pris et tu n'avais pas perdu en fait. Oui,
- Speaker #3
j'ai perdu peut-être quoi, les 5 kilos quoi.
- Speaker #0
Mais c'était, juste avant qu'on continue, c'était un objectif pour toi de perdre ce poids ?
- Speaker #3
Oui, je partais pour ça.
- Speaker #0
Ah, c'est...
- Speaker #3
Je me suis dit, je vais aller tous les avant après, trois mois, tu perds 20 kilos, ok, super, je reviens, je suis bien.
- Speaker #0
À la base,
- Speaker #3
je partais pour ça. Finalement, ce n'était pas du tout...
- Speaker #0
Au final, après les cinq mois, ce n'était pas ça.
- Speaker #3
Oui, alors après, je m'entraînais tous les jours. Quand je suis rentrée, j'étais un petit peu dans l'incompréhension parce que je m'entraînais plusieurs fois par jour, j'avais l'impression de bien manger. Je faisais tout juste. Et en fait, c'est à ce moment-là aussi que... Enfin, maintenant, après, avec les années, je réalisais que c'était mentalement que ça bloquait, je pense, énormément. Et voilà, là, à ce moment-là, il y avait vraiment eu ce déclic de perte de poids. Et c'est à partir de ce moment-là, j'ai vraiment perdu mes 20 kilos. J'avais perdu quand même quelques kilos en Thaïlande. Je dirais, ouais, allez, 5-6. Puis après, le reste...
- Speaker #0
C'est quoi le déclic ? Comment tu l'as eu ?
- Speaker #3
J'ai commencé les entraînements avec mon frère. J'allais à Lausanne, donc m'entraîner avec lui. Il m'a mis sur cette balance. Là, c'était un peu... Ouais, c'était dur parce que je faisais 93,6 kilos. Je me souviendrai toujours de ce chiffre. Il avait cette balance-là avec son ticket qui... C'était un ticket qui sortait. Tic, Et j'ai vu le regard de mon frère avec beaucoup de bienveillance, mais qui était en même temps triste pour moi. Je sais pas comment expliquer. Il était là un peu mince. « Purée, tu t'es donné pendant cinq mois et demi, puis t'as pas le résultat escompté, quoi. » Et donc, il m'a beaucoup aidée au début. Puis après, je suis partie moi-même dans mes trucs. J'ai fait des recherches. Je me suis mise à... à manger mieux, à m'entraîner à fond. Après, j'ai fait mon chemin aussi toute seule. Et j'ai perdu mes 20 kilos. Et après, c'est vrai que je n'aimais pas du tout ce que je faisais dans la vie. Mais j'étais beaucoup mieux dans ma peau. Donc, ça allait quand même beaucoup mieux, etc. Mais je n'avais pas trouvé ma voie.
- Speaker #0
Parce que c'est vrai qu'avant, tu l'as rapidement glissé. Pardon maman, tu l'as fait l'assistante dentaire pour lui faire plaisir. En changeant de direction, est-ce que tu as eu peur de décevoir quelqu'un ?
- Speaker #3
Tu dis entre ma transition...
- Speaker #0
Parce que tu as abandonné la citade dentaire et tout ça. Est-ce qu'en chemin, quand tu te cherches, tu as peur de décevoir tes parents ou quelqu'un ?
- Speaker #3
Oui, bien sûr. Oui, parce que mon parcours est spécial. Ce n'est pas évident non plus quand tu es la petite dernière. J'ai eu deux grands frères qui ont été athlètes pros.
- Speaker #0
Une ligne toute tracée. Oui,
- Speaker #3
une ligne toute tracée pour eux. Il n'y a pas eu toute cette phase de crise d'adolescence comme moi j'ai eu, les sorties. Ils n'ont pas eu ? Non.
- Speaker #0
Les frangins,
- Speaker #3
j'ai fait quoi ? Non, j'ai tout donné pour eux. Non, il n'y a pas eu. Il n'y a vraiment pas eu. Parce que vraiment, c'est une vie spéciale aussi. Ils étaient tout le temps en voyage, voyagent avec ma maman, etc. Bien sûr, toi, tu as la pression parce que moi, j'étais... Pas du tout prédestinée à être dans un sport à fond particulier, ni destinée à être professionnelle. J'étais nulle à l'école, vraiment.
- Speaker #0
Alors j'aimerais juste une fois, c'est une aparté pendant qu'on y est. Parce que pour moi, l'école, tu sais que ça a très mal vieilli. Je dis toujours, tu changes de continent, tu pourrais être très forte à l'école. Parce qu'il y a des pays qui favorisent l'empathie, les émotions. Les autres, un type d'intelligence. Ici, on est encore resté sur une intelligence mentale, intellectuelle.
- Speaker #3
qui, je trouve,
- Speaker #0
ne correspondent pas du tout à tout le monde. Et j'en ai pour cas, il y en a qui sont très manuels et qui, du coup, se trouvent nulles à l'école et grandissent avec ce complexe qui, je trouve, est dur après. Non, non, mais c'est clair. Parce que là, on va dire que t'es pas nulle dans la vie, Jobs.
- Speaker #3
Merci, Isa.
- Speaker #0
Non, mais on va le faire. Non,
- Speaker #3
alors, voilà. Donc,
- Speaker #0
t'étais nulle à l'école. Pardon, je t'écoute.
- Speaker #3
J'étais nulle à l'école, oui. Mais quand t'es jeune, tu te vois pas dans dix ans.
- Speaker #0
Ah non, c'est hyper dur comme exercice,
- Speaker #3
c'est vrai. Oui, je veux dire, tu as 15 ans, on te dit concrètement que tu as trois voies. Si tu vas dans celle-là, tu ne gagneras jamais vraiment ta vie, tu ne vas jamais vraiment avoir un job incroyable. Et puis si tu choisis l'option 2, les études, choisis un bon métier. Médecin, avocat.
- Speaker #0
C'est très élitiste.
- Speaker #3
Deux chemins. Bien sûr que tu as la pression. Et moi, je me sentais un peu obligée aussi de faire quelque chose. Parce qu'en même temps, je ne savais pas quoi faire d'autre. Donc, il fallait prendre quelque chose et puis on verra bien.
- Speaker #0
Donc là, tu arrives à un moment donné où tu as fait du sport avec ton frère, tu as perdu du poids. Et qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?
- Speaker #3
Qu'est-ce qui se passe ? Là, je trouve un job. Quand je rentre assez rapidement, je travaille pour des associations. Tout ce qui est Croix-Rouge, VVF. Bref, tout plein d'associations différentes. Et puis, je fais du porte-à-porte. Je commence à faire du porte-à-porte. Et j'ai fait ça pendant une année, je dirais une année et demie.
- Speaker #0
C'est quoi le moment où ça bascule, où tu passes de ces activités-là à entrepreneuse ?
- Speaker #3
Il y a un petit moment quand même. Le moment où ça bascule, c'est... J'aime le sport. Je me dis, j'étais tellement mal avant et j'aimerais pouvoir aider les gens qui se sont trouvés dans ma situation à devenir ce que j'arrive aujourd'hui à être, à me sentir... C'est pas très français ce que je dis, mais... À un moment donné, je me dis, j'aimerais pouvoir aider les gens. En fait, j'aime les gens, de base. Je suis quelqu'un, j'aime le contact. Même dans tout ce que j'ai pu faire comme petit job, franchement, j'ai fait tous les jobs du monde.
- Speaker #0
Le porte-à-porte.
- Speaker #3
Oui, le porte-à-porte. J'ai mon premier travail, j'avais 14 ans, j'allais ramasser des patates. Des carottes, moi. Ah, c'est vrai ?
- Speaker #0
Oui, oui. Arrête. Oui, oui, moi aussi, j'ai fait tous les jobs du monde.
- Speaker #3
Ah, mais c'est que c'est ça ?
- Speaker #0
Je trouve que ça forge. Oui,
- Speaker #3
c'est quoi qu'on t'interview, toi ?
- Speaker #0
Ah, mais t'inquiète pas, c'est pas prévu pour le moment.
- Speaker #3
Elle me dit, t'inquiète pas, c'est pas prévu. Non, mais j'aimerais bien que ce soit prévu, moi.
- Speaker #0
Non, mais je place des petits trucs, comme ça.
- Speaker #3
Ah, mais intéressant.
- Speaker #0
Les patates, c'est sympa. c'est plus rapide que les carottes ou bien ?
- Speaker #3
je sais pas comment ça se ramasse ça se tire tu sais c'était vraiment à l'ancienne parce que toi t'as fait comment ? les patates elles arrivent sur un un rouleau et puis tu trie les cailloux les patates de
- Speaker #0
6h le matin à 6h le soir alors qu'est-ce que t'en as tiré de tout ce job ?
- Speaker #3
ouais c'était super bah c'est En fait, tu comprends... Enfin, moi, j'ai compris assez rapidement que si je voulais quelque chose dans la vie, il fallait y aller, quoi.
- Speaker #0
Précise-moi, le « il fallait y aller » .
- Speaker #3
Il faut s'en donner les moyens. D'accord. Je pense que... Après, ça, c'est mon avis, mais on ne naît pas tous avec les mêmes cartes.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #3
Et moi, j'ai compris très vite les cartes que j'avais au départ. Et si je voulais... Aller à la vie que j'aspirais, il ne fallait pas que je garde ces cartes-là. Du moins, il fallait que j'ai ces cartes en guise de moteur, mais pas...
- Speaker #0
Il fallait que tu ailles piocher.
- Speaker #3
Oui, il fallait que j'aille piocher à quelque part. Oui,
- Speaker #0
clairement. Comment tu as trouvé ta ressource pour aller piocher alors ?
- Speaker #3
Je ne sais pas si vraiment tu as une ressource. Je dirais peut-être que c'est quand même de... Voilà, c'est peut-être de par les choses que tu vis, l'environnement dans lequel tu te construis. Je pense que ça se fait aussi quand tu es jeune, ado, etc. Je pense.
- Speaker #0
Tous ces métiers t'ont amené à comprendre qu'il fallait y aller, c'est-à-dire se donner des moyens d'y arriver.
- Speaker #3
Oui, je pense. Je ne sais pas si c'est vraiment ces métiers-là. Pour poser un peu le contexte rapidement, moi je viens d'une famille assez modeste. Je n'ai jamais manqué de rien. On n'a jamais rien manqué. De rien, mais c'est vrai qu'on n'a pas trop... Tu vois, typiquement, partir en vacances. Je ne suis jamais partie en vacances avec ma famille. Le week-end, on n'avait pas forcément des activités. Assez jeune, tu comprends qu'il y a quand même quelque chose de... Enfin, que c'est peut-être... Tu pars différemment, quoi. Non, tu le comprends après. Tu avais d'autres cartes que peut-être certains copains, copines décollées. Ça, c'est intéressant. Quand t'arrives le week-end, le lundi, je ne sais pas si toi t'avais ça, tu devais raconter le week-end. devant tout le monde tout le monde devait raconter son week-end et puis toi quand tu racontes le tien tu te poses un peu des questions mais c'est pas pour autant que c'est négatif sur le moment c'est pas forcément négatif tu comprends pas trop et en fait avec le recul tu comprends et puis pour moi j'échangerais ça pour rien au monde parce que je suis convaincue que c'est ça qui a permis que je sois aujourd'hui la personne que je suis donc c'est joli t'as quand même dit ça deux fois dans ton parcours maintenant
- Speaker #0
Tu viens de me dire au début que tu changerais pour rien au monde le fait d'avoir pris 25 kilos, alors que je pense que la Joyce, au moment donné, ce serait maudite. Et là, tu viens de me dire que tu changerais pour rien au monde tous ces moments simples que tu as eus parce qu'ils font ce que tu es aujourd'hui.
- Speaker #3
Oui. En fait, c'est ça qui m'a... En fait, très jeune, tu comprends que si tu veux quelque chose, il faut aller le chercher. Donc,
- Speaker #0
voilà.
- Speaker #3
14 ans, tu penses bien... Moi, j'avais même 13 ans. Je voulais déjà travailler. Et puis, il n'y a personne qui t'engage à 13 ans. Non. J'étais trop jeune, etc. J'allais dans les boulangeries, je ne voulais pas quelqu'un vendre le pain, etc. Et le premier travail que j'ai eu, c'était dans une petite plage à Grandson, la plage des petits cailloux, ça s'appelle. Et je vendais du pain aux gens du camping. Mais j'avais 13 ans, quoi. Et quel calvaire, mon Dieu ! Parce que je n'arrivais pas à compter. Et donc, pour rendre l'argent, les gens, des fois, ils me disaient « Oui, tu arrondis sur... » Ça coûte 9,60 francs sur 10. C'est quoi ça sur 10 ? Toi t'as 13 ans, tu comprends rien. Puis après, j'ai fait ça toute mon adolescence. J'ai fait plein de jobs, j'ai toujours été fan de chevaux. Mais tu vois, ça coûte tellement cher l'équitation, on n'avait pas les moyens, j'avais pas forcément les moyens. De temps en temps, après tu trouves des moyens, tu vas travailler, je travaillais dans une petite ferme, je montais, je pouvais m'occuper des chevaux, etc.
- Speaker #0
Donc tous ces petits jobs t'ont permis de t'offrir ce que tu voulais, c'est ça ?
- Speaker #3
Oui, exactement. Ça me permettait de faire des choses que je voulais. Et voilà.
- Speaker #0
Et après, tu rentres de Thaïlande.
- Speaker #3
Et après, je rentre de...
- Speaker #0
Tu perds ce kilo. Et qu'est-ce que, Joyce, tu te dis à ce moment-là ? Qu'est-ce que tu n'acceptes plus dans ta vie ?
- Speaker #3
À ce moment-là, j'accepte plus que des éléments, que des gens, que des choses puissent impacter ma vie, ma santé physique. Et ou mentale.
- Speaker #0
Donc en fait, tu commences à mettre des limites, c'est ça ? Oui.
- Speaker #3
Je me dis que maintenant, en fait, c'est moi qui dirige ma vie. Ce ne sont pas les choix des autres qui impactent ce que je suis.
- Speaker #0
Quand tu dis le choix des autres, y compris les attentes de tes parents ?
- Speaker #3
Oui. Après, je pense que je n'ai pas forcément eu d'attente spécifique. J'ai eu de la chance vraiment d'avoir... Parce que j'ai grandi avec mes parents jusqu'à mes 14 ans et après j'ai grandi qu'avec ma maman. Et j'ai vraiment eu la chance d'avoir la maman que j'ai aujourd'hui, parce que je l'ai, ma petite maman d'amour. Parce qu'elle m'a jamais mis de la pression. Mais je pense que je me la suis mise toute seule.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #3
Parce qu'elle portait énormément et que je voulais porter pour elle. Et donc, à un moment donné, tu fais des choix pour l'autre, mais en même temps, l'autre, t'as rien demandé.
- Speaker #0
Voilà, elle t'a rien demandé. Non. OK.
- Speaker #3
Non. Mais bien sûr que tu pourrais me le dire, en tant que maman, je pense que c'est stressant. T'as un enfant, il arrête son apprentissage, il revient, il n'a pas de CFC, il n'a pas de papier, il n'y a rien. Alors oui, tu sais que tu connais les qualités de ton enfant parce que c'est ton enfant, mais en même temps, il y a la réalité de la vie.
- Speaker #0
Il y a eu un moment d'inquiétude, je pense, effectivement. Oui,
- Speaker #3
je pense, quand même. Elle me le dira si elle écoute ça, mais voilà.
- Speaker #0
Peut-être qu'elle a eu confiance aussi, tu sais. Si vous êtes les deux raccords sur la foi, peut-être qu'elle s'est dit que, de toute façon, quelqu'un t'accompagnerait pour faire les bons choix. Quelque chose était prévu pour toi, je veux dire.
- Speaker #3
Je sais que ma maman, elle m'a quotidiennement accompagnée dans la prière. Ça, c'est sûr et certain. Et elle continue de le faire aujourd'hui. Et je pense aussi, pour moi, c'est mes convictions. C'est aussi une des choses qui a fait la différence. C'est d'avoir la chance d'avoir Dieu dans ma vie. Parce que sans ça, je pense que les choses auraient pu être différentes dans beaucoup de choses.
- Speaker #0
Dans beaucoup de choses ?
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Ça veut dire, quand tu dis que tu as Dieu dans ta vie, ça veut dire que tu es... Comment tu le vis quotidiennement ?
- Speaker #3
Dieu, moi je le vis... J'ai envie de te reprendre tes mots. Je le vis quotidiennement. Dieu fait partie intégralement de ma vie. Mais en même temps... J'aime pas trop mettre des mots sur... Je suis chrétienne, je suis ci, je suis ça. J'ai une relation avec Dieu. Et pour moi, il m'accompagne tous les jours de ma vie. Oui, c'est difficile de vraiment mettre des mots. C'est une relation intime avec Dieu.
- Speaker #0
Et ça arrivait quand dans ta vie, ça ?
- Speaker #3
Je viens d'une famille chrétienne, donc c'est quand même quelque chose qui est...
- Speaker #0
Dans ton éducation ?
- Speaker #3
Oui. La vision que j'ai de Dieu, la relation que j'ai avec Dieu, ce n'était pas du tout celle que j'avais quand j'étais jeune. Quand j'étais jeune, c'était le truc de « il faut aller à l'église le dimanche » parce que voilà, on y va.
- Speaker #0
Plus quand t'étais jeune, c'était peut-être des rituels, des habitudes. Et là, aujourd'hui, comme je reprends tes mots, t'as une relation beaucoup plus intime. Ça veut dire, est-ce que concrètement, ça veut dire que tu lui parles de manière régulière ?
- Speaker #3
Oui, clairement. Et en fait, au début, tu suis un peu, tu comprends pas forcément. Puis après, il y a des éléments de la vie qui font que. Il y a des éléments qui ont fait que j'ai été fâchée aussi avec Dieu.
- Speaker #0
C'était une de mes questions. Quand c'est que t'as perdu confiance, est-ce qu'il y a eu un moment où t'as perdu confiance avec lui ?
- Speaker #3
Oui, bien sûr. Je pense qu'il y a eu... Plusieurs moments, mais quand même un moment particulier. J'ai 19 ans, j'ai perdu un ami. Et puis, voilà, je pense que là, ça m'a mis en colère avec Dieu.
- Speaker #0
Tu t'es dit pourquoi il l'a pris ?
- Speaker #3
Oui, exactement. Tout le contexte faisait que c'était incompréhensible pour moi. Et puis, je me retrouve à être fâchée avec lui et je me retrouve à avoir des réponses. Voilà, comment expliquer ça ?
- Speaker #0
Non, laisse la magie, laisse le doute, laisse le mystère. Et comment ça t'aide concrètement aujourd'hui au quotidien ?
- Speaker #3
C'est le pilier de ma vie. Comment ça m'aide au quotidien ? C'est un refuge. C'est, je pense, mon équilibre dans la tempête, si j'ose dire. C'est vrai que c'est difficile de trouver des mots.
- Speaker #0
Est-ce que tu as des ressentis plutôt alors ?
- Speaker #3
Oui, c'est des ressentis.
- Speaker #0
Et c'est des ressentis physiques ou émotionnels, si tu ne trouves pas les mots ?
- Speaker #3
C'est émotionnel, oui.
- Speaker #0
Tu sens peut-être qu'il te porte ? Donc, tu te sens lassé. Enfin, si moi je compare, comme on a discuté en off... Moi, c'est pas Dieu, c'est autre chose, mais peu importe. J'ai comme des fois soit des frissons, soit je me sens accompagnée, soit je me dis alors là, non, comme si un espèce de frein... Alors, je sais pas, il y en a qui l'appellent l'intuition, ils appellent ça comme ils veulent, chacun est libre. Moi, c'est ça, mais genre des ressentis que j'ai, que j'attribuerais peut-être à Dieu si j'y croyais.
- Speaker #1
Oui, alors je pense que ça s'en rapproche. Beaucoup. Après, c'est aussi des réponses... Je fais beaucoup de rêves. Donc, ça va beaucoup se passer dans les rêves.
- Speaker #0
Et du coup, alors, Joyce ?
- Speaker #1
C'est mon jardin secret, ça. Mais bienvenue !
- Speaker #0
Mais c'est zéro fil, c'est pas pour rien. C'est vrai. Alors, est-ce que tu as rêvé de te lancer dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
Alors, ça, non. Ça non.
- Speaker #0
Vas-y, raconte-moi, qu'est-ce qui s'est passé ? Parce que tu m'as dit dans ton questionnaire que j'envoie que tu t'es lancée sans être prête.
- Speaker #1
Ah ouais, ouais, ouais, non. Je me suis lancée et de pied dedans.
- Speaker #0
Mais alors parce que je pense qu'il y a des jeunes femmes qui nous écouteront et qui vont dire « moi je rêve de l'entrepreneuriat » . Et comme moi je dis toujours, ayant été maman, on n'est jamais prête à être mère. Pensez qu'il y a un beau moment, ça aussi arrêté. Je pense beaucoup avoir fait le parallèle justement avec l'entrepreneuriat. On n'est jamais vraiment prête.
- Speaker #1
Oui, on n'est jamais prêt. En fait, je pense qu'on n'est jamais prêt pour rien dans la vie. On n'est jamais prêt à vouloir perdre 20 kilos. On n'est jamais prêt à en vouloir prendre 10. On n'est jamais prêt à quitter une relation toxique. On n'est jamais prêt, tu vois. Je pense qu'on n'est jamais prêt pour rien.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Tu t'es jetée dans le vide ?
- Speaker #1
Oui, en fait, à un moment donné, tu te dis, est-ce que tu veux rester dans une vie qui n'est pas la tienne ou est-ce que tu veux te lancer dans quelque chose qui t'appelle ?
- Speaker #0
C'est quoi le risque que tu as pris à ce moment-là ?
- Speaker #1
Bon, alors, à ce moment-là, j'ai commencé ma formation. Ça m'a donné envie de le faire. Évidemment, ma paire de poids, je pose des questions. Mon frère, en parallèle, c'est un signe pour moi aussi.
- Speaker #0
Qui te dit où c'est que je vais mettre mes clients ?
- Speaker #1
Ouais, je vais aller mettre tous ces clients là, purée, je vais être papa. Les décaisses. Voilà, exactement. Purée, il faut que je trouve quelqu'un, etc. Ma maman qui dit, ouais, mais purée, ça pourrait être... Pourquoi ça pourrait pas être toi ? Puis voilà, c'est parti un peu de tout ça. Je commence ma formation, je commence à donner des coachings avec mon frère. Et puis j'adore ça, en fait. J'aime vraiment beaucoup ça. Et mon frère devient papa. Et c'est là vraiment que je vis une vie de coach sportive à plein temps. Je finissais ma formation à ce moment-là. Et puis, en parallèle, moi, j'étais dans les assurances. Je travaillais dans les assurances. Et puis, c'était une chance pour moi parce que je gérais mon temps comme je voulais. Donc, ça m'a permis de donner des coachings, plusieurs heures de coaching pour remplacer mon frère. Et puis, là, ça a été vraiment le déclic. dirais aussi... Je l'ai remplacé, je pense, je dirais, je ne sais plus, trois semaines, un mois, en tout cas. Et puis, ça a été une période déclic. On y revient avec ces déclics. Et puis, j'avais fini ma formation, etc. Donc, je continue. Je continue à coacher dans un salon frère. Je commence avec un cours phare qui s'appelle le Ladies Training, que j'ai repris après ici sur Iverdon. Et puis, j'aime trop. Que dire ?
- Speaker #0
Et tu as commencé, tu as entraîné dehors ? Oui.
- Speaker #1
donc bien loin de la salle d'Hiverdon ouais ouais ouais bah en fait j'ai commencé à aller coaching dans la salle à mon frère ce qui a interpellé pas mal de personnes de ma région parce que je viens de la région d'Hiverdon à la base et puis bah évidemment les gens d'Hiverdon ils ont pas envie de venir jusqu'à Lausanne donc il fallait trouver une solution et bah la solution c'était dehors quoi parce que j'avais pas de salle et puis bah voilà au début tu te lances t'as pas forcément les moyens de louer une salle voilà donc j'ai l'impression que rien t'arrête à partir du moment où tu deviens coach chez ton frère tu t'es dit
- Speaker #0
Go.
- Speaker #1
Ouais, je me dis pourquoi pas. Puis à côté de ça, je continue à travailler.
- Speaker #0
T'avais la sécurité financière à côté, c'est ça que tu essaies de dire ?
- Speaker #1
Exactement, ouais. Sécurité, ouais.
- Speaker #0
Alors à quel moment tu te lances vraiment et t'abandonnes l'assurance ?
- Speaker #1
Janvier 2020, on est en quelle année là ? 2026, mai 25, 2024, fin année 2024. Je commence à avoir beaucoup d'heures. Je me dis que c'est la période automne, donc il fait froid. Coacher dehors, ce n'est pas évident, ce n'est pas agréable pour les gens, mais ils sont là. D'ailleurs, il y a toujours des clients pour la plupart. C'est incroyable de pouvoir se remémorer tout ça ensemble. À un moment donné, j'avais un de mes collègues de bureau. C'est vrai qu'on discutait beaucoup. On discutait beaucoup, il se reconnaîtra. Et il me disait, mais Joyce, lance-toi, t'attends quoi ? Allez, dégage ! Franchement, prends tes affaires ! Casse-toi ! Vis ton rêve, c'est ton rêve ! J'ai peur. Attends,
- Speaker #0
on passe pas sur ça. T'as dit purée, j'ai peur. Vas-y. Parce que là, pour l'instant, j'ai pas vu de peur chez toi. Donc ça me dérange.
- Speaker #1
Non, là, j'ai la frousse. Je suis terrifiée. Je me dis, non, mais lancer, ok, d'accord. Mais comment ? Et puis, il y a un peu toujours ce truc aussi, tu veux pas décevoir les gens. J'avais mon dernier patron, qui se reconnaîtra aussi. Ça a été aussi... J'ai eu de la chance de l'avoir parce que... En fait, il y avait ce truc de... En fait, tu n'as pas envie de décevoir les gens. Donc, j'avais envie de rester dans ce job, mais ce n'était pas pour moi. C'était juste parce que je me disais, purée, il faut que je reste parce que je n'ai pas envie de... De laisser mon poste, de mettre les gens dans la merde, etc.
- Speaker #0
Tu n'avais pas envie de se voir. Il y avait des attentes pour toi. Ton patron avait des attentes envers toi.
- Speaker #1
Oui, comme tout patron.
- Speaker #0
Bien sûr. C'était sûrement un très bon élément.
- Speaker #1
Ça, je ne sais pas.
- Speaker #0
Allez, on la place.
- Speaker #1
On la place. À un moment donné, tu te dis... Ça te fait réfléchir à ce que les gens te disent.
- Speaker #0
quand ils voyaient
- Speaker #1
quelque chose en toi que toi tu veux pas voir ouais que moi je sais pas que je veux pas voir c'est que je le vois pas du tout quoi mais vraiment et là quand tu te re... maintenant que les années sont passées maintenant que les années sont passées qu'est-ce que je me dis je me dis déjà tu vas pas être prête ma grande t'es pas prête à ce qui t'attend c'est ça que je me dirais et Ça en vaut trop la peine.
- Speaker #0
Donc là, tu es à ce moment-là où tu as peur et tu te lances quand même. Qu'est-ce qui fait que tu te lances quand même ? Il y a quelqu'un qui te soutient ? Il y a quelqu'un qui vient à ta rescousse ? Est-ce que ta foi te porte ?
- Speaker #1
Alors là, bien sûr, je remets beaucoup de ces choses entre les mains de Dieu. Et à ce moment-là, je fais une rencontre qui changera ma vie. Je fais une rencontre sur le bord d'un terrain de tennis. J'allais voir mon meilleur ami qui faisait un tournoi, un ter-club sur Neuchâtel. Et puis, je rencontre une femme de la quarantaine d'années avec qui ça matche super bien, on s'entend bien, on échange et tout. Très sympathique, quoi. Moi, je suis très sociable, donc je parle un peu avec tout le monde, etc. Et puis, évidemment, je dis, je travaille dans l'assurance, à côté, je suis coach sportive, etc. Faut pas trop que je bouge.
- Speaker #0
C'est bon, c'est ta montre quand elle tape. C'est vrai que Dan m'avait dit, mais c'est bon, c'est bon. Je calcule le nombre de fois. Continue, continue.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
elle te dit tes assurances, tes coachs. Voilà,
- Speaker #1
puis on échange, etc. Et puis à cette époque, je jouais un petit peu au tennis. Elle me dit, ça te dit qu'on se fasse un tennis une fois et tout. Mais complètement, allez go, on se fait un tennis. On se fait un tennis, on va manger ensemble, et on parle un peu plus de ce que je fais, etc. Et puis elle me dit « Ah mais purée, j'ai vraiment besoin, je suis pas bien dans ma peau, j'ai vraiment besoin... J'aurais vraiment besoin de quelqu'un comme toi, je crois. » Et on part sur un programme où en fait je l'accompagne dans sa perte de poids. Et puis il y a une transformation qui se fait, et puis elle se sent mieux, et puis bah... En fait, elle apprend à me découvrir en tant que coach, en tant que personne, et il y a vraiment quelque chose qui se passe. Puis elle me dit « Mais Joyce, tu ne peux pas garder ça pour toi, juste pour tes deux, trois clients qui ont la chance de t'avoir. » C'est un peu ça le message. « Pourquoi tu n'ouvres pas ta salle ? Ouvre ta salle ! » Je dis « Oui, oui, oui. » C'est gentil,
- Speaker #0
mais il y a une réalité derrière.
- Speaker #1
Il y a la réalité de « Je n'ai pas un rond de côté. » Je n'ai pas un rond de côté, et puis tu fais comment ? Enfin, tu fais comment ? C'est quand même de l'investissement, le matériel, etc. Puis moi, je ne voulais pas me lancer à moitié. On y revient, c'est tout ou rien. Enfin, tout ou rien, oui et non, parce que je couchais dehors en même temps. Mais si je me lançais...
- Speaker #0
Tu voulais faire les choses bien, ce n'est pas tout ou rien. Tu voulais faire les choses correctement, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, je voulais faire les choses bien. Et je lui dis, voilà, moi, en ce moment, le but, c'est vraiment de me mettre de côté. Et puis, dans quelques années, quand j'aurai la possibilité, j'ouvrirai ma salle.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc je continue à l'accompagner. Et puis un jour, j'ençois un message de cette personne qui me dit de but en blanc. Et si j'étais ton investisseur et que tu pouvais ouvrir ta salle, est-ce que tu le ferais ? Est-ce que tu veux qu'on se voit pour en parler ? Vraiment, parce que c'est une personne qui est comme moi. Donc voilà.
- Speaker #0
Donc elle te balance ça ?
- Speaker #1
Pas de demi-mesure. Non, non, non. Je pourrais même vous retrouver le message. C'est vraiment... Voilà, elle me pose la question comme ça. Moi, direct, ce que je fais, j'appelle mon frère, je suis paniquée. Je me dis, mais purée, c'est quoi ? Enfin, c'est quoi un investisseur ? Je ne sais pas, tu vois. Je me dis, OK, ça implique quoi ?
- Speaker #0
Ah, j'en ai les frissons pour toi.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est de l'émotion. Ouais, c'est de l'émotion. C'est quelque chose. C'est une étape, ouais, cruciale. Et puis, mon frère me dit, écoute Joyce, il faut que tu ailles la voir et puis que tu en discutes avec elle, que tu lui poses les questions que tu as et qu'elle t'expose, voilà, qu'est-ce qu'elle veut faire pour toi.
- Speaker #0
Ouais, ouais, intéressant.
- Speaker #1
Et donc, on va manger ensemble et je me souviendrai vraiment toute ma vie de ce repas. Elle arrive, elle me dit, écoute, moi, j'ai ce budget-là pour toi. Tu peux en faire quelque chose ? Je ne m'attendais pas du tout à ça, tu vois. Je dis, oui, je peux en faire quelque chose, oui. Mais ça implique quoi, concrètement ? Elle me dit, non, je crois en toi. J'ai envie de t'aider. C'est une femme, pour mettre le contexte, c'est une femme qui, elle, a vraiment construit sa vie. C'est une femme incroyable, je veux dire, c'est elle-même, je veux dire, elle est directrice d'une école. Voilà, elle pèse dans le game, quoi, qu'on le dise. Elle a trois enfants.
- Speaker #0
Oui, mais je crois toujours...
- Speaker #1
Deux enfants, pardon, pas trois.
- Speaker #0
C'est magnifique, des femmes qui élèvent une autre femme, c'est beau. C'est beau pour tout le sens.
- Speaker #1
Et en fait, c'est pour juste encore poser le contexte, elle a une fille qui a un rêve. d'ouvrir quelque chose. Et puis, elle se dit, j'ai envie de voir ce que ça donnerait le jour où j'aiderais ma propre fille. Donc, en fait, je suis un petit peu la fast-test. T'es le cobaye ! Je suis le cobaye. C'est pas mal, quand même. Et en fait, cette femme, elle a vraiment cru en moi. parce que elle n'avait rien à gagner et tout à perdre si on veut bien parce que concrètement à ce moment là je donne quelques heures de coaching elle n'a aucune idée de ce que je suis capable ou pas donc elle fait un pari en somme elle fait un pari clairement et comment toi tu le ressens ça ?
- Speaker #0
comment tu le prends ?
- Speaker #1
alors là on revient à la fois Entre le moment où j'ai des conversations sur le fait est-ce que je dois me lancer ou pas, je remets beaucoup ça entre les mains de Dieu. Et voilà, quand tu remets ça entre les mains de Dieu, tu demandes un peu des signes concrets. Et vraiment, c'est quelques jours après que je reçois ce message, etc. Donc moi, je vois vraiment ça comme...
- Speaker #0
Tout est vert.
- Speaker #1
Je vois ça comme un signe. Après, évidemment, je remets ce projet-là entre les mains de Dieu. Et puis voilà, à un moment donné, tu te dis bon. Qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que je me lance ? Je ne me lance pas. Moi, je n'avais pas vraiment de risque là-dedans. Le risque, c'était juste d'oser me lancer. Et donc, je décide d'accepter cette proposition et de me lancer et de commencer à voir plus loin. Voilà. Donc, voilà. Après, les choses se font. Je commence à chercher une salle sur Iverdon. Ce n'est pas gagné. Ce n'est pas facile de trouver une salle sur Iverdon. puis Tu commences à en parler autour de toi. Tu te dis, je vais ouvrir ma salle, etc. Ça va pas d'ouvrir ta salle à Iverdon ? Ça, je l'ai eu.
- Speaker #0
Tu as eu beaucoup de remarques qui t'ont déstabilisée.
- Speaker #1
Oui, parce que pour ceux qui connaissent Iverdon, tu te dis, qu'est-ce qu'elle va foutre là-bas ?
- Speaker #0
Pourtant, Dieu sait, je t'ai cherchée. Je t'ai dénagée à Valence. Il faut que quelqu'un ouvre des trucs bien à Iverdon. Il faut que ça bouge. Après combien de temps ? Après l'ouverture ?
- Speaker #1
On est à une année et deux mois.
- Speaker #0
Donc aujourd'hui, parce que moi je suis cliente, donc aujourd'hui tu coaches des gens de manière très très très régulière.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et tu as ouvert un studio pilates juste à côté ?
- Speaker #1
Oui, la porte d'à côté. En fait, le studio pilates aujourd'hui dans lequel vous êtes, c'était ma première salle. C'était la salle dans laquelle j'ai tout démarré en fait.
- Speaker #0
Ah oui, puis après t'es partie sur l'autre.
- Speaker #1
Après, je suis partie sur l'autre parce que l'opportunité s'est présentée. Ça marchait bien, ça a très vite pris. J'ai eu beaucoup de chance, je suis reconnaissante. Voilà. Et j'ai eu l'occasion de prendre cette deuxième salle. Et puis, moi, j'avais envie de plus d'espace. Donc, j'ai déménagé dans l'autre salle. Mais en même temps, je ne voulais pas lâcher l'autre. Je me suis dit, qu'est-ce que je pourrais faire là-dedans ? Je fais une deuxième salle de coaching, je prends un autre coach. J'ai un peu réfléchi. Ma belle-sœur, qui est fan de Pilates, je balance une fois l'idée de me dire « Pourquoi pas une petite salle de Pilates ? Ce serait cool, là, à Iverdon. Pilates. » Je rigole un peu au nez, parce que moi, les Pilates, à la base, ce n'est pas mon truc. Enfin, je me dis que ce n'est pas mon truc. Je ne connais pas. Et donc, elle me dit « Viens, on va faire un cours ensemble de Pilates. » Et donc, on prend une journée, on va à Genève dans un studio. Et puis, j'ai adoré ça. J'ai trouvé ça super. et Je me suis dit, ouais, c'est vrai que ça fait chemin en moi, quoi. Ça me titille. Je me suis dit, ouais, mais je ne peux pas ouvrir quelque chose que je ne connais pas. Puis, à un moment donné, je me suis dit, bah si, en fait. Pourquoi pas ? Et le pourquoi pas, je me dis, j'ouvre un studio pilote. Préformeur. Et voilà. Et après, je me retrouve avec ces deux salles.
- Speaker #0
Et comment ça marche aujourd'hui ? Comment tu qualifierais ton activité ?
- Speaker #1
Ça marche grâce à toi, grâce à vous.
- Speaker #0
Mais ça marche bien.
- Speaker #1
Oui, ça marche bien.
- Speaker #0
On peut le dire, quoi.
- Speaker #1
Oui, on peut le dire. On peut vraiment le dire. On peut vraiment le dire parce qu'après, j'ai eu la chance encore de pouvoir agrandir ma propre salle qui est actuellement encore en travaux. Puis à un moment donné, tu te dis, ça marche tellement bien que pourquoi pas voir encore plus grand ?
- Speaker #0
Justement, parce que toi, tu es venue aujourd'hui parler d'un sujet qui te tient à cœur. C'est qu'on parle beaucoup sur les réseaux sociaux de réussite. Et moi, je trouve qu'on glamourise beaucoup, on romantise beaucoup l'entrepreneuriat. Et toi, ce qui te tenait à cœur aujourd'hui, de parler en autre chose que la foi, c'est justement... Ce qu'il y a derrière, le coût derrière l'entrepreneuriat. Alors Joyce, toi, qu'est-ce que ça t'a coûté, toi, de te lancer dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
Ça coûte beaucoup. Ça me fait pleurer.
- Speaker #0
Ça te fait une émotion. L'espace.
- Speaker #1
Je ne pensais pas pleurer aujourd'hui. Ça coûte du temps. Je dirais que c'est vraiment ça. L'apprenant des choses, ça coûte du temps. Et je pense que la chose la plus coûteuse pour l'entrepreneur, c'est le temps. C'est le temps que tu n'as pas avec ta famille. C'est le temps que tu n'as pas avec la personne avec qui tu partages ta vie. Je veux dire, c'est un prix que tu payes. Et puis des fois, c'est un peu ça que... Les gens ne voient pas. Même si tu veux le montrer, parce que pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, je montre que je commence mes journées à 6h du matin, que je les finis à 21h. Moi, du lundi au vendredi, je finis tous les jours à 21h. Je travaille tous les samedis. Et je ne m'en plains pas. Parce qu'en fait, aujourd'hui, si j'en suis là, c'est aussi par ces sacrifices-là. Et je pense qu'on a... C'est la phrase bateau, mais on n'a rien sans rien. Et elle est vraie, cette phrase. Je veux dire, tu ne te lèves pas un matin et ton business, il tourne. Tu te lèves pas un matin, t'as une salle de pilates, t'as de la chance de... Voilà.
- Speaker #0
Tu t'es déjà sentie incomprise ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Et puis je pense que c'est difficile de se faire comprendre, même quand les gens ont envie de te comprendre. Parce que c'est souvent pas forcément malveillant, ce que les gens vont te... Tu vois ? Il y a quand même ce truc de... Tu vas croiser des gens, puis ils vont dire « Ah ouais, c'est ouf ce que tu fais, purée, putain, t'as dead ça ! » Ouais,
- Speaker #0
ils voient que le sommet de l'iceberg, en fait.
- Speaker #1
Ouais, puis t'es là « Ah, merci ! Ouais, ouais, c'est super ! » Puis en fait, ils voient pas que... Voilà, quoi. T'as une heure trente, quand tu rentres chez toi, tu chiales parce que t'en peux plus, quoi. Tu chiales parce que tu te dis « Purée, mais je suis dévastée, j'ai dormi... Je dors quatre heures par nuit... »
- Speaker #0
Qu'est-ce que t'aurais envie de leur dire ? Là, t'as le micro. T'aurais envie de dire quoi à ces gens-là ?
- Speaker #1
Ben, j'aurais envie de leur dire que je n'ai absolument rien de plus qu'eux. Ça, c'est la première des choses, parce qu'on croit souvent que...
- Speaker #0
Il n'y a pas de recette miracle.
- Speaker #1
Oui, il n'y a pas de recette miracle. Je n'ai absolument rien de plus que toutes les personnes qui vont m'écouter aujourd'hui. La seule chose que j'ai eu de plus à un certain moment, c'est que je me suis lancée alors que je n'étais pas prête. Alors que, voilà, on y revient.
- Speaker #0
Et tu acceptes des sacrifices que d'autres peut-être n'accepteraient pas.
- Speaker #1
Voilà. Je pense que c'est ça aussi. Tu dois accepter le fait de sacrifier, de mettre en péril tes relations amicales.
- Speaker #0
Ça a fragilisé certaines relations ?
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et comment tu te sens par rapport à ça aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors maintenant, je me sens sereine, je me sens bien, je me sens en paix avec mes choix. Mais au début, ce n'est pas évident. Parce que les gens, si on peut dire normaux, je ne sais pas si ça se dit, mais ils ont un job normal. Tu finis ta journée, c'est 17h30, allez, 18h. Tu vas boire un verre avec une copine, tu vas manger, tu vis. Tu as une vie à côté du travail. Au final, les gens te proposent une fois, deux fois, trois fois. Tu n'oses même plus leur dire pourquoi tu ne peux pas venir. J'ai de la chance d'avoir été très bien entourée de certaines personnes qui me sont vraiment très précieuses, des amis. Voilà, qui sont vraiment... des piliers parce que t'as besoin quand même d'être entourée et puis certaines personnes vont pas rester quoi parce que ils comprennent pas parce que pour eux c'est que tu changes c'est elle a plus le temps pour nous elle a ouvert son truc c'est ça que les gens souvent se disent à un moment donné c'est soit tu décides de dire tu prends le temps d'écouter ça et puis tu Merci. Tu perds du temps que tu n'as pas pour ça ou tu avances.
- Speaker #0
Et toi, tu as choisi d'avancer. Oui. Ce que je suis en train d'entendre, que pour toi, le coût réel de se lancer, d'être entrepreneuse, c'est de dire adieu à certaines amitiés.
- Speaker #1
Oui, voilà. Alors, ça peut être des amitiés, mais ça peut aussi être des choses que tu... Des activités. Du temps, oui,
- Speaker #0
tu en as parlé.
- Speaker #1
Oui, du temps, mais... ce qui me coûte le plus aujourd'hui dans ce que je vis c'est vraiment le temps avec ma famille c'est surtout ça c'est ma maman typiquement j'aimerais pouvoir passer plus de temps avec ma maman et puis je lui dis toujours maman on va en avoir du temps laisse moi juste mettre 2-3 choses en place mais en fait c'est prendre le risque Bascuit ! Aujourd'hui, je dis ça, mais demain, je ne sais pas ce qui va se passer. Je pense que ça, c'est quand même le plus gros...
- Speaker #0
Tu as déjà eu envie de revenir en arrière pour avoir plus de sécurité ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. Ça, non.
- Speaker #0
Ce qui te stresse un peu, ce qui te met beaucoup de pression à l'heure actuelle, c'est l'incertitude du lendemain. Et du manque de temps passé avec ta famille.
- Speaker #1
Oui, du manque de temps passé avec ma famille. Je partage ma vie avec quelqu'un. Ça fait presque sept ans qu'on partage nos vies ensemble. Donc, on a grandi ensemble. Il m'a connue avec mes 25 kilos. Et là, maintenant, il me voit la nuit. Et je suis une toute autre personne. Et tu vois, c'est... Voilà, c'est... Merci. C'est des sacrifices. Des sacrifices. Mais qui en valent la peine. Moi, je suis convaincue que ça en vaut la peine. Mais il faut être prêt à le faire.
- Speaker #0
C'est ça. Ça veut dire que toi, quand on se lance dans l'entrepreneuriat, ça fait partie du package.
- Speaker #1
Oui. Oui, oui.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec ça. Joyce, on va passer au miroir. Oh là, mais ça ne te semble pas. Je n'en sais rien. On verra. Je vais tendre un petit miroir.
- Speaker #1
Elle m'a mis en piège, disons.
- Speaker #0
Pour ceux qui écoutent. Si tu te prends comme un piège, on en parlera. Je ne sais pas ce que c'est.
- Speaker #1
C'est un miroir pour que je puisse me recoiffer ? Tu peux.
- Speaker #0
Tu peux carrément, oui. Je t'autorise à ne regarder que toi. Tu n'es pas obligée par politesse de me regarder. D'accord.
- Speaker #1
Donc je dois vraiment me regarder ?
- Speaker #0
Ouais, je t'invite à te regarder complètement, Joyce.
- Speaker #1
Je peux t'oublier là, mais te regarder toi ?
- Speaker #0
L'exercice du miroir est difficile pour certaines. Moi, je n'arrivais pas à me regarder.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est... ouais.
- Speaker #0
Bon, maintenant c'est passé. Alors, quand tu te regardes justement aujourd'hui, Joyce, est-ce que tu te sens libre ?
- Speaker #1
Non, pas encore.
- Speaker #0
Pas encore ?
- Speaker #1
Non, je dirais que ce serait mentir de dire et c'est justement ce que je n'aurais pas envie. De dire que je suis libre.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te manquerait pour être libre ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, ce qui me manque, c'est le temps.
- Speaker #0
Le temps, ce serait ta liberté. Intéressant.
- Speaker #1
Moi, ma liberté, ce serait le temps. C'est ça. Ce n'est pas l'argent.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu vois chez toi que tu ne vois pas chez les autres ? Qu'est-ce que tu vois chez toi que les autres ne voient pas ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que je vois chez moi que les autres ne voient pas ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu montres par aux autres en fait ?
- Speaker #1
Je pense que c'est ce côté... Je suis une... Comment dire ? Je suis très sensible. Je pense que ce côté aussi... Parce que ce que je montre, c'est que j'ai confiance en moi. Mais ce n'est pas forcément la réalité. un milliard de questions tous les jours. Ça ne cesse de tourner. Et voilà, c'est ça que je pense que les gens ne voient pas forcément. Mais après, c'est aussi de part ma personnalité, de ce que j'ai décidé de montrer et de ce que je décide de montrer de moi. Fais fermer les yeux. Oh waouh. Fais les yeux. Ça sent. Je vais goûter quelque chose. Oui,
- Speaker #0
voilà. Tu peux rouvrir les yeux. J'ai mis une photo de toi, petite. J'aimerais que tu prennes du temps pour regarder la petite Joyce.
- Speaker #1
Si tu la regardes là,
- Speaker #0
qu'est-ce que tu ressens pour elle, pour cette petite fille ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que je ressens ? Ça me coûte de le dire, mais je dirais que je suis fière d'elle.
- Speaker #0
Ça te coûte de le dire ?
- Speaker #1
Tu vas me faire pleurer.
- Speaker #0
J'en ai encore une.
- Speaker #1
Oh waouh !
- Speaker #0
Je vais la poser parce que pour moi elle a été importante.
- Speaker #1
Allez, je suis prête.
- Speaker #0
Elle était prête. En fait j'en ai deux mais allez. Elle avait besoin de quoi cette petite fille Joyce ? Qu'elle a peut-être pas reçue ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Qu'est-ce qu'elle avait besoin qu'elle n'a pas reçu ?
- Speaker #0
Ou peut-être qu'est-ce qu'elle a besoin, parce qu'elle est toujours là.
- Speaker #1
Oui. Je pense... Je pense que vraiment ce qu'elle avait besoin, c'est que quelqu'un lui dise « je crois en toi » .
- Speaker #0
C'est ce que tu lui dirais si tu l'avais maintenant face à toi, tu lui dirais ça ?
- Speaker #1
Non, je ne lui dirais pas ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #1
Je lui dirais, ma belle, Ausha, ça ne va pas être facile. Mais purée, qu'est-ce que ça en vaut la peine ? Mais par contre, je lui dirais, Ausha bien quand même. Mets ta ceinture, mets ton casque.
- Speaker #0
Ça va dépoter.
- Speaker #1
Oui, mais ça en vaut largement la peine.
- Speaker #0
C'est quoi la vérité que tu ne te dis pas encore, que tu évites de te dire aujourd'hui ?
- Speaker #1
La vérité que je pense, c'est qu'on ne peut jamais rattraper le temps. Donc, par exemple, c'est une année et plus aujourd'hui de sacrifice, comme on a dit, de temps. Je ne pourrais jamais le rattraper.
- Speaker #0
Ça, c'est une vérité que tu évites de te dire.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Avant que j'enlève cette petite joy, que tu te regardes, tu veux te dire encore quelque chose ?
- Speaker #1
À la petite ?
- Speaker #0
Oui, à la petite ou à celle qui est face à toi, dans le miroir ?
- Speaker #1
Si c'est à moi de maintenant, je dirais mais go ma grande !
- Speaker #0
Est-ce que t'es fière d'être là ?
- Speaker #1
Il faut y aller quoi ! Ouais, je suis fière de moi. Ouais, ouais, je pense que là on peut le dire.
- Speaker #0
Bah oui, on peut le dire ! Ouais, ouais ! Yes, yes ! Comment t'accompagnes les hommes et les femmes ? Parle-nous de ce que tu fais au quotidien et du futur de... C'est plus calme que ça.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
je suis perturbée par la séquence d'avant.
- Speaker #1
Moi, j'accompagne toutes les personnes qui ont un objectif, quel qu'il soit. Après, c'est vrai que je suis spécialisée dans tout ce qui est perte de poids de par mon expérience parce que c'est quand même ce qui me...
- Speaker #0
Caractérise,
- Speaker #1
oui. Oui, ce qui me caractérise. Et puis, j'aime les transformations. J'aime accompagner particulièrement les femmes. Un clair d'œil à tous les hommes que j'accompagne. Je les aime aussi. Mais voilà, c'est différent. J'aime accompagner les femmes. Je pense qu'il y a aussi... C'est différent, je veux dire, un homme et une femme, on est totalement différents.
- Speaker #0
Dans le métabolisme, dans tout, dans les émotions, dans comment on appréhende le sport. Les objectifs ne sont pas les mêmes non plus.
- Speaker #1
Les objectifs, genre voilà.
- Speaker #0
Donc toi, tu es la seule qui coach actuellement ? Ou tu as quelqu'un qui... C'est toi ou quelqu'un d'autre ou que toi ?
- Speaker #1
Alors, ça a été longtemps que moi. Et maintenant, j'ai eu la chance d'avoir un... J'ai un coach, Maxime. du coup et je suis contente d'ailleurs que ce soit un homme parce que c'est ce que je voulais c'est chouette de pouvoir être complémentaire aussi et puis moi j'accompagne les gens dans leurs objectifs mais pas seulement physique parce que moi mon but c'est pas d'accompagner quelqu'un sur 3 mois il a perdu ses 15 kilos trop bien et puis il revient à sa vie d'avant moi c'est vraiment mon but c'est vraiment de donner le bon trousseau de clé Et de laisser la personne, voilà, après trouver... Enfin, tu vois, d'ouvrir les bonnes portes. Mais c'est vraiment un accompagnement, non seulement physique, mais c'est aussi émotionnel. Et il n'y en a pas un qui est plus important que l'autre, au final. Parce que l'un ne va pas sans l'autre.
- Speaker #0
Oui, je suis convaincue aussi. Et c'est quoi les projets, alors ?
- Speaker #1
Ah les projets, il y en a plein !
- Speaker #0
Non mais alors,
- Speaker #1
c'est ce que tu peux nous dire ! Non ! Le plus gros projet en ce moment, c'est ce nouveau studio pilote réformeur à Neuchâtel. Donc ça, oui, c'est vraiment une grande étape parce que c'est une nouvelle ville quoi. Donc ça, je suis hyper reconnaissante de pouvoir vivre ça.
- Speaker #0
Les Neuchâteloises, il faudrait être au rendez-vous !
- Speaker #1
Les Neuchâteloises, je vous attends ! Donc voilà, le projet c'est de continuer à faire grandir Calambé Training, le KT Club, et puis de faire grandir cette communauté, parce que c'est ça moi qui me porte, c'est vraiment cette communauté, cette énergie qu'il y a avec les membres du KT.
- Speaker #0
Donc c'est tout ce qu'on peut te souhaiter, c'est ça, c'est de grandir. Et de faire tout plein de petits bébés Pilate, c'est fort bon.
- Speaker #1
Je ne sais pas de quoi... Je ne réfléchis pas beaucoup.
- Speaker #0
En termes de vision ?
- Speaker #1
Non. Peut-être que demain je me lève et j'ai une lubite quelque chose. Mais l'objectif de Stani, c'est Neuchâtel. Et c'est aussi, j'aimerais organiser une retraite pour femmes, mais moins sur l'aspect sportif, tu vois, performance, etc., mais plus sur l'aspect émotionnel. Ça me parle. Et puis, on verra bien.
- Speaker #0
Qu'est-ce que je peux te souhaiter avant que je te laisse partir ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu peux me souhaiter ? Qu'est-ce que tu peux me souhaiter ?
- Speaker #0
Ah si, tu sais pas, moi j'ai des idées.
- Speaker #1
Du temps ?
- Speaker #0
Du temps avec ta famille ? Je peux te souhaiter de libérer du temps.
- Speaker #1
De savoir déléguer. Ce que toi tu sais faire.
- Speaker #0
De savoir déléguer. Des fois on l'apprend, tu sais, à détriment d'autres choses. De la santé mentale. Donc oui, c'est vrai. Mais je comprends aussi que quand tu es dans les premières années du lancement d'une entreprise, des fois, concrètement, on ne peut pas déléguer. Oui. On a envie de donner, c'est notre bébé, donc on a envie de le contrôler, en tout cas de le voir grandir par nous. Tout à fait. Donc je pense que je peux te souhaiter ça, un peu plus de liberté et de temps.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pour ta famille.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce qu'avant qu'on termine, tu as envie... De relever deux ou trois choses que les gens qui nous écoutent doivent retenir de cet épisode ?
- Speaker #1
Moi, je pense vraiment que le message que j'aimerais passer, et je l'ai déjà dit, c'est que toutes les personnes, parce qu'on fonctionne beaucoup avec les réseaux sociaux, on va beaucoup se comparer sur les réseaux sociaux, on va beaucoup comparer les réussites des autres, etc. Je pense que toutes les personnes qui réussissent, ou du moins on a l'impression qu'elles réussissent... n'a vraiment rien de plus. Avant de me lancer, je voyais des gens aussi, peut-être qui aujourd'hui sont dans ma situation, et je me disais « Waouh ! » « Waouh ! » « Mais ce n'est pas pour moi ! » Parce que tu te sens illégitime de pouvoir oser te lancer, oser faire des projets fous. Et au final, je pense qu'il ne faut pas se mettre de frein. Parce qu'on est souvent nos propres bourreaux à se mettre des barrières. Mais la personne que tu regardes à travers ton téléphone n'a rien de plus que toi. C'est ça que j'aurais vraiment envie de dire. Et qu'il ne faut pas toujours non plus se fier à ce qu'on voit, et tout est beau, et tout marche, et tout fonctionne. Parce qu'il y a quand même un envers du décor, et il faut être prêt à le vivre.
- Speaker #0
Ça,
- Speaker #1
c'est un peu la première des choses. Et la deuxième, c'est qu'il n'y a personne qui vivra cette vie. celle-là, cette terre à ta place donc si tu veux quelque chose mais fonce et voilà je suis contente qu'on me l'ait dit aussi parce que j'ai eu besoin de l'entendre donc voilà moi je dirais vraiment il n'y a pas de rêve trop grand il n'y a pas de rêve trop grand Si j'avais dit, si à une année en arrière, je disais, moi mon but dans une année, c'est d'avoir fait deux studios Pilates, agrandi ma salle. Les gens rigolaient déjà quand je disais que j'ouvrais une salle à Iverdon. Donc il y aura toujours des gens qui croiront pas ce que tu vas faire. Il ne faut pas écouter, il faut avancer, il faut y aller, il faut se donner les moyens. Et si ça ne marche pas, ce n'est pas grave. Ça ne marche pas toujours.
- Speaker #0
Non, il y a plein d'échecs.
- Speaker #1
Bien sûr, il y en a plein.
- Speaker #0
Avant qu'on se quitte, j'aimerais quand même te demander, c'est quoi ta définition de la réussite pour toi ?
- Speaker #1
Pour moi, la définition de la réussite, je pense que c'est vraiment... La première des choses, c'est de pouvoir se lever le matin. En ayant du plaisir d'aller faire ce qu'on fait, de se sentir utile, en tout cas pour moi c'est important. Et puis la réussite, moi j'aurais vraiment réussi quand j'aurais le temps. On y revient, purer ce temps.
- Speaker #0
On l'aura dit.
- Speaker #1
Et puis, pour moi c'est ça la réussite. Pour moi, c'est faire quelque chose qu'on aime et arriver à faire quelque chose qu'on aime tout en ayant un équilibre entre le côté professionnel, privé et en ayant du temps.
- Speaker #0
Merci Joyce d'être venue partager ton parcours et cette richesse de vie. Je me réjouis d'assister de loin ou de près à ce qui va se passer ces prochaines années. Je suis ravie de t'avoir connue cette année. C'est un plaisir partagé. Depuis le mois de novembre, octobre par là, 2025, grâce à mon fils qui m'a emmenée dans ton lieu.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Oui, sans lui, je ne t'aurais pas... Je n'aurais pas fait ta connaissance.
- Speaker #1
C'est une très belle rencontre partagée. Je te remercie beaucoup de m'avoir invitée aujourd'hui.
- Speaker #0
Avec plaisir. Si l'épisode t'a plu, s'il a résonné avec toi et si tu penses que vraiment il peut être entendu par quelqu'un de proche parce qu'il a besoin d'entendre les mots de Joyce, je te remercie de le partager. C'est important pour moi, c'est important aussi si tu me mets une petite étoile ou un commentaire pour que moi ou Joyce, on puisse voir à quel point cet épisode t'a été utile. En tous les cas, je remercie que tu sois là et je te remercie de m'écouter. Je te dis à bientôt pour un nouvel épisode. Yes,
- Speaker #1
trop bien, merci !