- Speaker #0
Aujourd'hui, on va parler de la préménopause et de la ménopause, bref, de cette période où le corps change, où l'énergie change, où parfois, disons-le, on ne se reconnaît plus. Fatigue, sommeil qui se dérègle, récupération plus lente, prise de poids, humeur en dents de scie. Et le problème, c'est que la plupart des femmes ne savent même pas de quoi on parle et qu'est-ce qui nous arrive à ce moment-là. Nous n'avons aucune information. Même certains médecins ne sont pas formés à ces questions, alors aujourd'hui, j'ai eu envie d'inviter une femme qui a décidé d'en faire sa mission. Karine est maman de 4 enfants, coach sportive et elle a même gagné un Ironman. Bref, aujourd'hui j'accueille Karine pour t'enseigner des tips pratiques, mais surtout pour te montrer que la préménopause et la ménopause, ce n'est pas un chapitre de fin de vie. Au contraire, c'est le début d'une nouvelle histoire.
- Speaker #1
ce que tu dis a de l'importance je ne suis jamais parmi ceux qui ne seraient que 15 jours présenté par Nisaline Curme notre capacité à changer tout ce qui est démarre merci
- Speaker #0
d'être là dans le studio pour parler d'un sujet qui me concerne maintenant depuis quelques années je suis là pour toi
- Speaker #2
Pour toutes.
- Speaker #0
Et pour toutes, oui, pour lever ce tabou sur, en tout cas, tout ce qu'on ne dit pas au sujet de l'après-ménopause et la ménopause. Et avant qu'on plonge dans le sujet, comme je dis en intro, c'est sûr que tu vas faire un Ironman et la performance, c'est quelque chose qui signe ton parcours, mais pas que. J'aimerais que tu te présentes de la manière dont tu as envie pour que les auditrices te situent.
- Speaker #2
Super. Alors, je m'appelle Karine Franière. Je suis, on va dire, une athlète passionnée. Je suis aussi une maman de quatre enfants, une grand-maman depuis quelques mois. Je suis entrepreneur, j'ai écrit un livre et actuellement, je suis vraiment une coach qui est, on va dire, dévouée au bien-être, principalement des femmes. Mais je donne aussi du coaching sportif. des hommes et des femmes, de tout âge.
- Speaker #0
De tout âge. Donc, maman de quatre enfants, ça nous fait un point commun. Grand-maman depuis pas longtemps. Mais la question que je pose à tous mes invités, je pense, je ne sais pas si tu as écouté les anciens épisodes.
- Speaker #2
Partiellement, bien sûr.
- Speaker #0
C'est, qui es-tu sans ses rôles et sans ses casquettes ?
- Speaker #2
Super question. Alors, je suis une femme qui est connectée à elle-même. qui a toujours voulu trouver la clé du bien-être, de l'harmonie, avec elle-même et forcément avec son entourage.
- Speaker #0
Donc c'est quelque chose qui t'anime depuis toujours ?
- Speaker #2
Depuis toujours, depuis que je me souviens, c'est assez fou.
- Speaker #0
Cette clé du bien-être, et c'est ça qui t'a menée aujourd'hui à ce que tu fais ?
- Speaker #2
Oui, certainement. Je pense que c'est vraiment, je me lève le matin, je sais pourquoi je me lève, je sais pourquoi je travaille de longues heures et puis pourquoi je suis toujours à la recherche de ces subtilités parfois, ou parfois c'est des adaptations plus grandes. Mais en tout cas, c'est vraiment quelque chose qui m'anime, pour moi et pour les autres, forcément.
- Speaker #0
Pour toi, est-ce que tu te rappelles à quel moment précisément ça t'a animé cette recherche de bien-être ?
- Speaker #2
Oui, plus ou moins, je pense que vers le début de l'adolescence, je sentais que mon corps changeait. Je pense que c'est maintenant que tu me poses cette question, c'est drôle, parce que je me dis, maintenant le corps a changé aussi récemment et je me suis retrouvée face à un peu la même situation. Mais je pense que c'était début de l'adolescence où je me dis, mais qu'est-ce qui se passe avec mon corps ? Je prends du poids, je prends des formes, je n'aime pas. Comment faire ? Oui, c'était vraiment une motivation qui me poussait à trouver une solution pour me sentir bien.
- Speaker #0
Alors du coup, tu t'es lancée dans cette recherche de bien-être. À quel moment le sport et la performance sont entrées dans ta vie ?
- Speaker #2
Alors, le sport, vraiment, ma passion c'était l'équitation, quand j'avais 12 ans.
- Speaker #0
Donc ça veut dire que tu as commencé le sport par l'équitation ?
- Speaker #2
Exactement. Donc c'est étonnant, parce qu'on va dire, alors même si c'est du sport, mais ce n'est pas du sport, ce n'est pas de l'endurance, ce n'est pas un truc où on fait... C'est plutôt le cheval qui travaille, je vais dire. Je pense qu'on travaille aussi, c'est plus une question de concentration et de technique. Mais donc ma passion c'était l'équitation et ma maman, elle était professeure de tennis. Et en fait, sa volonté c'était de faire de moi une championne de tennis. Et moi ça ne m'intéressait pas trop. Par contre, elle m'a proposé un marché, c'était pour chaque fois que je prenais une leçon de tennis avec elle, elle était d'accord de m'amener au manège. Véridique. Mais non. En fait, c'était un sacré contrat, un sacré deal qui m'a rendu bien service parce que quelques années plus tard, j'ai perdu mon cheval. On a dû l'endormir parce qu'il avait des problèmes de santé. Et j'étais complètement détruite, en fait. J'étais tellement triste que je me suis vraiment plongée corps et âme dans le tennis que je maîtrisais grâce à elle. Et c'est comme ça que... J'ai très vite performé dans des tournois. J'ai fait des tournois et puis j'ai très vite grimpé au niveau national, au niveau plutôt régional national. Et puis je suis devenue vice-championne vaudoise de tennis en quelques années. C'était grâce à ma maman.
- Speaker #0
Et ce que j'entends, c'est que tu as grandi dans une famille sportive alors.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Le sport fait partie de tes racines.
- Speaker #2
Certainement. Ma maman, prof de tennis, a encouragé toutes et tous, mes quatre frères et soeurs aussi. Mais il y en a seulement un qui a accroché, et ma soeur aussi. Avant moi, elle aimait bien, elle aimait beaucoup le tennis. Donc on était trois à bien jouer. Mon papa, lui, joue au golf, mais ce n'était pas vraiment son truc. Le sport d'endurance, il n'est pas propre. parce que j'ai des frères qui ont fait la patrouille des glaciers aussi avant moi. Mais je suis la seule à avoir pratiqué du triathlon. Donc, c'est vraiment moi qui ai trouvé mon chemin. Alors,
- Speaker #0
raconte-nous parce que pour moi, un Ironman, ça me semble complètement dingue. Et surtout que tu l'as remporté. Raconte-moi comment... Aujourd'hui, que parler de ça ? Mais pour moi, ce qui est important, c'est ce chemin de performance lié au sport qui va après t'aider dans ce que tu as appris sur la pré-ménopause et la ménopause. Donc raconte-moi comment tu passes de championne de tennis quand même à triathlète et après à l'Ironman.
- Speaker #2
Alors le triathlon, il est entré dans ma vie. C'est véridique. Je le dis quand je parle dans mes conférences. Il est entré dans ma vie par une quête de bien-être et d'harmonie. Parce qu'en fait, j'étais jeune maman, je venais d'avoir des jumeaux et je me rendais compte que pendant leur sieste, si je pouvais m'échapper, m'évader un petit moment, c'était pour aller marcher ou courir. Ça me faisait un bien énorme. Quand je rentrais à la maison après mes 30-40 minutes, je me rendais compte que j'étais une meilleure maman. J'étais connectée, j'étais bien dans ma peau, j'étais souriante. C'est là que j'ai appris que prendre déjà du temps pour soi, ce n'est pas du tout égoïste. C'est vraiment nécessaire.
- Speaker #0
Ça, c'est très important ce que tu dis. C'est pour ça que je le soulève. Parce que tu sais que je pense que tu côtoies beaucoup de femmes. Et prendre ce temps, c'est quand même compliqué. On culpabilise rapidement. On pense que tout le reste est plus important et prioritaire que soi-même. Et comme tu l'as dit justement, quand on prend du temps pour soi, on est meilleur après. Donc, c'est bénéfique pour tout le monde.
- Speaker #2
exactement et j'aimerais aussi ajouter que ça sert à rien de culpabiliser quand on prend du temps pour soi parce que ça sert à personne ni à soi, ni aux enfants eux ils ne se rendent pas compte ça ne les aide pas quand on est en train de culpabiliser donc ça c'est important et donc j'ai commencé par cette course à pied régulière qui me faisait beaucoup de bien et après mon mari et moi on a commencé à faire un peu de VTT ensemble quand on avait la nanny qui venait de temps en temps, s'occuper des petits. Et tout naturellement, en fait, j'ai ajouté, j'ai commencé à nager en été. Mais c'était vraiment, voilà, ça me fait du bien. C'était parce que je sentais que c'était un sport qui complétait ma routine. Et puis, sans me rendre compte, je pratiquais déjà les trois disciplines du triathlon.
- Speaker #0
Ben oui, la course, le vélo.
- Speaker #2
Exact. Et un jour, j'ai croisé un copain sur mon vélo qui m'a dit, mais t'es vraiment en forme, qu'est-ce que tu fais ? Ben je lui ai raconté, je lui ai dit, je fais ça et ça et ça. Et il m'a dit, ah, tu te préfères un triathlon. Et j'ai dit, mais c'est quoi un triathlon ? Véritique, je ne savais pas que ça existait.
- Speaker #0
Et t'avais quel âge à cette époque-là ?
- Speaker #2
J'avais 31, 32 ans.
- Speaker #0
Et t'es quatre enfants ?
- Speaker #2
Non, là j'en avais que deux.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Et c'est là qu'il m'a dit qu'il y a le triathlon de Lausanne dans trois jours. Puis je me suis dit, ah, OK. Je me suis vite informée sur comment s'inscrire, comment y aller et tout ça. Et donc, je me suis retrouvée sur la ligne de départ du triathlon de Lausanne trois jours plus tard avec un VTT.
- Speaker #0
Pour faire les lags. Parce que je l'ai fait en équipe, moi. Alors oui, je... Je vois l'effort. En VTT...
- Speaker #2
J'ai quand même mis les roues fines. J'ai quand même allé au magasin mais voilà, il pèse quand même 16 ou 17 kilos ou 20 kilos, je ne sais plus combien ça pesait à l'époque. Enfin, je me suis retrouvée sur la ligne de départ avec un VTT. Et en plus, ce que je n'ai pas dit, c'est que je nageais à la brasse. Je nageais pas le crawl, je ne savais pas bien nager du tout. Je nageais vraiment pas très bien. Mais voilà. C'est comme ça que j'ai commencé le triathlon et ça a été une expérience folle parce que passer la ligne d'arrivée ce jour-là, ça a été un moment fou. Ça m'a donné une confiance en moi. C'était transformateur. C'était vraiment fou. Et c'est là que je suis vraiment tombée amoureuse de ce sport. De par ce dépassement de soi quand même, cette fierté que j'ai ressentie après. Et puis... Et puis, bien sûr, à l'entraînement, comme je le disais avant, c'est vraiment ce bien-être que ça me procurait. C'est trois disciplines qui sont totalement complémentaires. On ne travaille pas tout à fait les mêmes muscles, on bouge différemment. Donc après, j'ai continué d'en faire. Évidemment, j'ai d'autres enfants, donc il fallait un peu langler entre les maternités et les grossesses. Et puis, je me suis retrouvée un jour à avoir envie de faire, à la veille de mes 50 ans, de faire un Ironman.
- Speaker #0
Oui, je trouve ça incroyable. Incroyable, vraiment. Je me projette, moi, à 44 ans, me dire, est-ce que dans 5 ans, j'aurai l'envie folle de faire ça ? On ne sait jamais.
- Speaker #2
On ne sait jamais.
- Speaker #0
On ne sait jamais. Donc, ton parcours est fait de sport jusqu'à cet Ironman. Et il y a un moment qui marque ta vie, justement, un moment particulier, et qui est lié à ce que tu nous as raconté au début. Est-ce que tu veux vite en parler ?
- Speaker #2
Alors donc, j'ai fait un premier Ironman à Vichy en 2017. C'était vraiment pour mes 50 ans. Malheureusement, je n'ai pas pu le terminer parce que je me suis fracturé le pied à 7 km de l'arrivée, en le plaçant de travers sur un trottoir. Et ce que je ne savais pas, c'était en fait que j'étais en train de gagner la course. Je ne le savais pas du tout parce que quand on fait un Ironman, on part à des différents moments et puis on ne sait pas où on en est. Il n'y a personne sur le parcours qui m'avait dit, voilà, tu es en tête. Et voilà, je ne pouvais pas changer sur ce moment-là. J'avais abandonné, je n'avais plus pu marcher. Mais c'est là que je me suis dit, OK, je referai un. Vu que je suis capable de le gagner, je le gagnerai. C'était vraiment mon truc, parce que tout d'un coup, j'ai visualisé Hawaï, parce que pour aller au championnat du monde d'Ironman, il faut en avoir gagné un selon la catégorie dans laquelle tu es. Tu peux être un, deux ou troisième, mais voilà, il faut vraiment être dans le top. Et là, je suis rentrée chez moi, ça c'était à Vichy en France, je suis rentrée chez moi. Puis deux semaines après, ma maman est décédée subitement des conséquences d'une fracture du col du fémur. Donc elle avait fait une chute et elle s'était fracturé le col du fémur. Et il y a eu des conséquences, des complications suite à l'opération. Et puis on l'a perdue vraiment très, très subitement. Et ce qui est fou après cette histoire, c'est que, bon évidemment j'ai traversé un deuil très très très douloureux, mais j'avais cette vision de l'Ironman que je voulais gagner, d'aller à Hawaï avec mes enfants. Et un jour, je devais décider quelle course j'allais... Gagner.
- Speaker #0
J'adore ce mindset. On va relever ça quand même. Tu visualises, tu es vraiment dans l'esprit de...
- Speaker #2
Clairement.
- Speaker #0
Clairement, je vais gagner. J'aime beaucoup.
- Speaker #2
Mais je devais choisir la course parce qu'en fait, il y en avait deux, trois qui me plaisaient, mais elles avaient toutes des avantages et des inconvénients.
- Speaker #0
D'accord. Et puis... Les critères, c'était basé alors.
- Speaker #2
Oui, les critères. Je suis grande, donc quand je fais du vélo, c'est plutôt des parcours plats qui seront favorables. pour moi, et comme le vélo, c'est souvent, on dit que c'est là où on gagne la course, je me suis dit, il faut que je trouve un parcours suffisamment plat. Mais, l'avantage, donc, Zurich, par exemple, Zurich faisait partie de ma sélection, ma dernière sélection, mais Zurich avait pas mal de dénivelés. Donc, j'hésitais pas mal pour aller à Zurich. Par contre, Zurich présentait un avantage, c'est tout près d'ici, c'est tout près, je pouvais facilement aller voir le parcours, etc. Et tout d'un coup, j'ai dit, OK, il faut que je m'inscrive, il faut que je choisisse ma course. Et je me suis dit, mais en fait, je vais aller regarder les dates. Je regarde la date de la course de Zurich et c'est l'anniversaire de ma maman. Et là, ça a été une évidence. Je suis descendue, je suis allée vers mes enfants, je leur ai dit, c'est bon, je sais. Et je leur ai dit, texto, je leur ai dit, ce sera à Zurich, elle sera avec moi. Et voilà, c'est exactement comme ça que ça s'est passé en fait. Elle était avec moi déjà à l'entraînement, je l'ai sentie à mes côtés. Et puis le jour de la course, ça a été extrêmement fort parce que le matin, je me suis réveillée ultra concentrée pour cette course que je préparais depuis des mois. Et je n'ai pas pensé à elle tout de suite. Ça a été vraiment bizarre. Je n'ai pas pensé à elle. J'ai commencé la natation et... À peu près après trois kilomètres, j'étais sur la dernière ligne droite et j'ai ressenti quelque chose dans mon corps, quelque chose de totalement fou, comme des frissons, comme quelque chose qui parcourait mon corps. Et en fait, j'ai pensé à elle. Je savais que c'était elle. Puis en fait, je me suis dit, ah mais oui, c'est son anniversaire. Elle est là. J'ai presque eu les larmes aux yeux. J'ai dit non, pas maintenant. Puis voilà, puis après, elle était là avec moi toute la course.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu as ressenti au passage de la ligne d'arrivée ?
- Speaker #2
Je l'ai remercié parce que c'était fou. C'était de gagner cette course de manière si parfaite devant mes enfants, disons avec mes enfants et avec elle. C'était complètement magique. C'est vraiment... Je pense que le fait que ça s'est passé ce jour-là, évidemment, m'a beaucoup portée. Mais aussi... pour la suite, pour les années suivantes, parce que je pense que depuis le 29 juillet, ça pourrait être un jour triste, mais en fait c'est un jour merveilleux, parce que c'était un jour de connexion très forte avec elle.
- Speaker #0
C'est ton jour de déclic pour toute la suite de ta vie, si je me permets cette hypothèse ?
- Speaker #2
Certainement, parce que quelques centaines de mètres avant d'arriver à la fin, donc de passer la ligne d'arrivée, j'ai aussi eu une sorte de... Comme si quelque chose se présentait à moi, qu'il y avait... En fait, j'ai compris que cette victoire allait ouvrir un nouveau chapitre de ma vie.
- Speaker #0
C'est ça. Le premier jour du reste de ta vie.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Et je ne savais pas encore quoi, mais je savais que ça allait changer quelque chose dans ma vie. Et c'est seulement plus tard que... Il y a tout ce qui s'est mis en place parce que j'ai compris qu'en fait, j'étais dans la transmission. J'étais dans l'envie de partager ça avec d'autres. Pas seulement, évidemment, avec mes enfants, mais avec toutes et tous qui ont envie d'être inspirés, qui ont envie de croire en leurs rêves, qui n'osent pas faire le premier pas. Voilà, donc je me suis dit OK. Je me suis souvenu qu'une amie à moi m'avait dit Karine, un jour, tu écriras un livre. Et je lui ai dit, mais qu'est-ce que tu racontes ? Puis voilà, c'est là que je me suis dit, ah, mais c'est peut-être ça. Coucou, c'est Amie. Le livre est là, sur la table, on en parlera après. Puis après, envie de transmettre tout ce que j'avais appris à travers cette préparation et tout à d'autres,
- Speaker #0
des hommes,
- Speaker #2
des femmes.
- Speaker #0
Parce que tu étais maman, mais avant tout ça, c'était quoi ton activité professionnelle ?
- Speaker #2
Alors j'ai travaillé dix ans chez Nestlé dans le marketing et ensuite j'ai dû interrompre, voulu, dû, voulu interrompre ma carrière parce que j'ai suivi mon mari aux Etats-Unis. Et quand je suis revenue, c'était un peu compliqué de reprendre pour moi comme ça dans une, dans une, voilà, en corporate, en fixe. Donc j'ai décidé de me mettre à mon propre compte et de travailler dans le marketing, la communication et la stratégie. Donc j'étais vraiment là, un peu à mon compte depuis. depuis mon retour de New York.
- Speaker #0
Donc en fait, ça va vraiment marquer un tournant parce que maintenant, on sait que tu es coach, donc tu as quitté le monde du marketing et de la communication. OK. Quand je vois ton parcours, tout paraît simple et facile. C'est vrai ? Je me dis waouh, très inspirant. Cependant, je pense que tu as eu des doutes.
- Speaker #2
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Bien sûr. Est-ce que tu peux nous parler à quel moment tu as eu des doutes et sur quelle forme ils se sont présentés ? Est-ce que tu as déjà douté de toi ?
- Speaker #2
Alors, je dirais que je pense que j'ai plus douté de moi avant tout ça qu'après.
- Speaker #0
Avant tout ça ? C'est-à-dire avant ta maternité, avant l'Ironman, avant tout ça ?
- Speaker #2
Oui, je pense que je doutais plus de moi avant parce qu'il manquait justement cette... Je le disais tout à l'heure, je pense que d'avoir... Fait du triathlon, d'être la seule de la fratrie, de la famille même, avoir fait mon truc à moi. Tu vois, j'ai fait du tennis, bien sûr, j'ai fait de l'équitation. Bon, pas d'autres de l'équitation. Mais ça a été quelque chose, j'ai dit, OK, je prends ma place, en fait. Et comme le triathlon, c'est pas tout le monde pratique du triathlon, et encore moins en 2000, c'était combien, 2000... 2001-2002, c'était vraiment pas le début, mais il n'y en avait pas tant de triathlons que ça. Donc je pense que ça m'a déjà, comme je l'ai dit, passé cette ligne d'arrivée, ça a été transformateur pour moi. Et j'ai gagné une confiance en moi que je n'oublierai jamais.
- Speaker #0
Oui, c'était ma prochaine question. Qu'est-ce que ça t'a appris ? Qu'est-ce que le sport t'a appris sur la confiance en toi, en tant que femme ?
- Speaker #2
Quand on veut, on peut. Ça, c'est ce que j'ai appris en tant que femme et ce que j'ai enseigné à mes enfants. Parce que, je reviens très rapidement après, je reviens après sur ce qu'on est en train de parler, mais j'ai remarqué que mes enfants, en me voyant atteindre mon objectif et mon rêve, ils se sont dit, quand on veut, on peut. En fait, maman, quand elle met les choses en place et qu'elle se donne les moyens, elle y arrive. Moi aussi, peut-être. J'y arriverais et j'ai vu des transformations chez mes enfants qui étaient quand même des ados. Donc ce n'était pas un âge forcément très facile. Donc ça, c'est la première chose. Mais pour revenir sur ce que m'a appris, je pense, le sport de manière générale, c'est évidemment ce que ça m'a donné, c'est cette confiance en moi. Et ça me donne encore aujourd'hui. Ça m'a bien sûr enseigné la discipline que j'avais, paraît-il, déjà en tant qu'enfant.
- Speaker #0
J'allais dire, je pense quand même.
- Speaker #2
Quand même un peu des bonnes graines, on va dire. Ça m'a aussi appris, bien sûr, à être résiliente face à la vie, à me dire, voilà, il y a des obstacles. De fait, dans la vie, c'est comme ça. On se dit, bon, ça ne va pas comme on aimerait. Mais on sait que ça ira mieux. On sait que si on persévère et qu'on se relève... On y arrive. Et puis évidemment, l'histoire du deuil qui a été un mélange de profondes tristesses et de joie, ça montre en fait qu'on peut très bien se relever.
- Speaker #0
Oui, mais j'aimerais quand même qu'on revienne sur ton « quand on veut, on peut » . Parce que quand on doute de soi, c'est ce que tu me dis « quand on veut, on peut » , est-ce que ça veut dire qu'on a tout ? Ça veut dire que c'est moi qui ai tout en moi, c'est-à-dire qu'il n'y a personne d'autre qui va venir me sauver, c'est dans ce sens-là que tu le dis ou bien ? Dans le sens où je suis mon propre moteur et que je suis aussi mon propre saboteur quand ça se passe mal ?
- Speaker #2
Alors certainement qu'on est, ça je parle, je dis souvent ça, qu'on a deux voix, on peut écouter cette voix-là qui nous dit « t'es pas assez prête » . tu n'es pas assez entraîné, tu n'es pas assez formé, tu n'es pas assez joli, tu n'es pas assez ci, tu n'es pas assez ça. Moi, je l'appelle le saboteur, mais je l'appelle aussi le juge. C'est la voix du juge, c'est en fait un peu notre discours interne. Malheureusement, il tourne en boucle. C'est celui-là, c'est toujours cette même voix. Quand on fait une petite bêtise, on s'engueule, on s'en veut, on se critique et tout ça. Puis après, on a une autre voix que je place ici sur l'épaule gauche parce qu'elle est plus proche du cœur. Et c'est cette voix-là qui nous veut du bien. C'est notre petit ange qui en fait, mais il n'a pas une voix très forte, on ne lui donne pas forcément la... À part ce qu'on devrait, qu'on pourrait. Je pense que c'est lui, c'est cette voix-là qui nous veut du bien et qui nous dit, vas-y, tu peux le faire, tu peux y arriver. Donc c'est ça que je pense, la première nuance. Mais il faut être très attentif à notre discours interne. Parce que notre discours interne, il tourne en boucle et il nous dit toujours qu'on est insuffisante. qu'on est insuffisant, qu'on n'est pas assez quelque chose. Et surtout, quand on est un perfectionniste, c'est terrible. Et moi, je suis un peu perfectionniste sur les bords, donc ça n'a pas toujours été facile de croire en moi. C'est pour ça que je crois qu'avant l'Ironman et avant le triathlon, je doutais de moi. Je doutais. Pourtant, j'avais fait une carrière chez Nestlé qui était brillante. Mais malgré tout, je doutais encore de moi.
- Speaker #0
Très intéressant ce que tu dis. Donc en fait, tu t'es trouvée dans le sport et dans cette réalisation. Vraiment.
- Speaker #2
Certainement. Je pense que c'est vraiment cette connexion corps-esprit qui est extrêmement puissante parce qu'en fait, le corps, parfois, il ne veut pas. On dit que le corps est fatigué. Il dit non, mais tu ne vas certainement pas me faire faire un entraînement maintenant. En fait, après, c'est l'esprit qui prend le dessus. Ou vice-versa. Donc en fait, c'est cette connexion qui fait qu'on s'élève.
- Speaker #0
Très joli. Donc en fait, pour la confiance en toi, tu dirais qu'il faut s'aligner, c'est ça ? Corps, esprit ?
- Speaker #2
S'aligner et se connecter. C'est un truc, comme tu as compris, c'est quelque chose qui m'anime depuis toute jeune. D'être connectée à moi-même, de comprendre ce dont mon corps a besoin.
- Speaker #0
Justement, parlant de ce corps, parce que dans cet épisode, j'aimerais qu'on parle de la ménopause et pré-ménopause. Tu as d'ailleurs un programme que tu as développé pour aider les femmes à se comprendre. Et justement, pour moi, c'est un sujet qu'on parle très peu. D'où tu es venue aujourd'hui ? Moi, j'ai plein de questions. J'ai cherché aussi comme toi à l'âge, je pense, que tu avais, quand tu avais mon âge. Mais comment, quand ton corps a commencé à changer, qu'est-ce que tu as commencé à comprendre ? C'était quoi les premiers symptômes ? Parce que vu que tu es très connectée à ton corps, justement.
- Speaker #2
Oui. Alors, ce que j'ai remarqué, donc j'étais en pleine pré-ménopause, bien sûr, assez tard, parce que j'ai eu ma ménopause seulement très récemment. Je pense que j'avais, quand j'ai senti qu'il y avait des choses qui ne jouaient pas, c'était seulement vers 54. 54 ans il y avait certainement des signes avant plus au niveau de la de comment dire, de l'humeur et puis peut-être aussi au niveau du sommeil donc là j'avais déjà un petit peu des, je me disais oui ok il y a des choses qui bougent mais au niveau de la connexion avec mon corps c'est vraiment quand j'avais 54, 55 ans je me suis dit mais c'est bizarre Merci. Tout ce que je fais, tout ce que j'ai l'habitude de faire ne fonctionne plus. Alors, je m'entraînais encore de longues heures sur le vélo, je faisais encore quelques compétitions régulièrement, mais je me suis dit, en fait, mon corps, il n'aime plus du tout ça. Il a besoin d'autre chose, parce que je dormais mal, parce que je ne récupérais pas de mes entraînements, pas comme avant, alors que je n'avais rien changé autrement en termes d'alimentation, etc., d'hygiène de vie. Et puis... Je me suis aussi rendue compte que j'avais plus envie, j'avais plus de plaisir comme avant. J'ai vraiment senti que j'avais plus le plaisir que j'avais à m'entraîner. Il y avait une sorte de fatigue, il n'y avait pas une douleur, mais il y avait une fatigue que je ne connaissais pas.
- Speaker #0
Ce qui est fou, c'est que tu étais coach sportif, tu faisais du sport à haut niveau, donc tu te trouvais très bien au niveau du sport, etc.
- Speaker #2
Et je savais en fait que, je me disais mais pourquoi je fais un entraînement long comme j'ai l'habitude de faire ? Bon, et non, je ne récupérais pas. Et j'ai même un peu, franchement, j'ai pris un peu de ventre. Et je me disais, mais ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible, moi qui, moi. Déjà, je ne comprenais pas comment c'était possible.
- Speaker #0
Et du coup, ça t'est arrivé à 54 ans. Est-ce que tu es d'accord de partager ton âge actuel pour la gap d'âge entre les deux ?
- Speaker #2
58.
- Speaker #0
Et tu as été ménopausée à 58 ans.
- Speaker #2
À 57.
- Speaker #0
Et quand on dit qu'on peut être pré-ménopausée 10 ans avant. Tu y crois, ça ?
- Speaker #2
Les premiers symptômes peuvent apparaître 10 ans avant. 48 ans, 45 ans. Oui, exactement.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a le plus surprise dans ce changement ? Le ventre, justement, la prise de poids, toi qui faisais beaucoup de sport.
- Speaker #1
Alors, visible, oui. Et puis après, après coup, j'ai compris que tous ces sauts d'humeur, ces problèmes de sommeil, l'intolérance à l'alcool, des choses comme ça, c'était tout lié. J'ai compris, mais évidemment, parce que j'ai commencé à me renseigner, j'ai commencé à me renseigner sérieusement par rapport à tout ça. Et j'ai compris, je crois qu'on parle de 50 symptômes qui sont liés. qui peuvent être liées à la préménopause. Mais effectivement, ce qui me surprenait le plus, c'était le changement de mon corps alors que je n'avais rien changé autrement.
- Speaker #0
Comment tu as réalisé qu'on était mal informés ? Parce que moi, je l'ai réalisé au point que je me suis dit, je ne trouve rien en fait. Mais toi, comment tu l'as réalisé ?
- Speaker #1
Alors, je l'ai surtout réalisé après coup, en me disant, à un moment donné, vers 50 ans. Non, pas tout à fait. Oui, 52 ans, j'avais un peu un down. Je n'étais pas en forme. Mon moral n'allait pas fort. Je suis allée voir mon médecin, mon généraliste. Il me dit, vous avez un petit coup de blues, il vous faut prescrire une thérapie, ça vous fera du bien. En fait, quand j'y pense, je sais que c'est ça. Bien sûr, la thérapie m'a fait du bien pendant une ou deux années. Ce n'était pas ça. C'est en fait, c'est ça. C'est que les médecins ne le savent pas.
- Speaker #0
Tu as fait des tours de médecin et tu as réalisé que personne n'avait une solution concrète. Est-ce que tu serais d'accord ? On va y venir peut-être après, mais je rebondis sur... Tu as dit qu'il y avait plus de 50 symptômes. Est-ce que tu es d'accord ? Je commence par ce que j'ai, puis après tu es complète. Alors, l'intolérance à l'alcool. Je commence à avoir des sueurs nocturnes. Ma peau commence à me démanger à des endroits que je ne me dis même pas. Ma peau ne m'a jamais démangée, donc un peu sèche aussi. L'irritabilité, je ne sais jamais si c'est lié à mes cycles, parce que je suis déjà quelqu'un qui prend... Je suis dégâturée des trompes, donc pas de pilules, pas d'hormones. Donc voilà, quand même... Et ce que je vois que j'avais enceinte et qui revient, c'est tout à coup le brouillard en fait. Et je mélange des trucs et je me dis mais qu'est-ce que j'ai dit ? Ou alors je ne sais plus. En fait, je peux me souvenir de choses très importantes, comme ne plus me souvenir de ce que je faisais à l'instant. Je crois que c'était pas mal. J'ai en train de réfléchir, j'en ai d'autres. Non, c'est déjà pas mal.
- Speaker #1
Ça, c'est les principaux. Et puis, je suis contente que tu aies mentionné les démangeaisons parce que je n'y ai pas pensé. Mais c'est clairement que je les ai eues aussi. À la peau, vraiment. Des bras et tout ça. Et puis, je rajouterais, on parle souvent en anglais de la frozen shoulder. Donc en fait, c'est au niveau de l'épaule. On a souvent mal aux épaules. Voilà. Et pourquoi les épaules, je ne sais pas. Mais en tout cas, ce que je sais, c'est que c'est lié aux articulations aussi. Et les articulations qui sont fragiles, clairement aussi. Donc des articulations qui sont fragilisées. Des douleurs qui viennent de nulle part. Ça, moi, je l'ai eu. Et puis autrement, les sueurs, les bouffées de chaleur à tout moment et le sommeil qui est perturbé à un point. Moi, je me réveillais systématiquement à 3 heures du matin. Je n'avais plus soif et plus rien à faire. Je ne dormais pas jusqu'à 5 heures. Après, je me rendormais enfin et je dormais encore une heure et le réveil sonnait. Et ça, c'était pénible. Oui,
- Speaker #0
parce que ça impacte tout le reste de la journée et de tout le reste, tout à fait. Je pense aussi qu'avec quatre enfants dans des jumeaux, quand les enfants ne dorment pas, on se retrouve dans des états de manque de sommeil qui se répètent. Et justement, avant qu'on parte sur ce qu'on peut faire pour combler ces symptômes, etc., tu m'expliquais hier au téléphone qu'il y a trois mécanismes qui se passent dans le corps des femmes. Est-ce que tu es d'accord de les citer ? Peut-être avant, explique-nous où tu as trouvé des informations sur ce qu'on a dévié.
- Speaker #1
Tout à fait. Alors, du coup, quand j'ai senti que mon corps changeait et que plus rien ne fonctionnait, je me suis mis en quête de réponses. Donc, j'ai découvert Stacy Sims, qui est une physiologiste qui s'est intéressée, qui s'intéresse encore, évidemment, ça fait 20 ans qu'elle fait des recherches sur le corps de la femme, sur la physiologie féminine. Et sa phrase, qui est très connue, elle dit « les femmes ne sont pas de petits hommes » .
- Speaker #0
Voilà, et puis je vais me permettre de répondre, parce qu'on ne l'a pas encore dit, c'est vrai. On est passé rapidement. Mais tu me l'as dit aussi au téléphone, la médecine actuelle est basée, combien de pourcents ? 90% sur des hommes, en fait. Donc, on a complètement oublié toute notre partie à nous.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce qu'on ne réagit pas à tout la même chose. Ça me fait penser notamment, quand on fait un AVC, les femmes n'ont pas tous les mêmes symptômes que les hommes. Donc, il y a tout un pan à recouvrir, à redécouvrir sur la médecine. Exactement.
- Speaker #1
Et donc justement Stacy Sims, elle a écrit un livre qui est vraiment génial, qui s'appelle Next Level, que j'ai lu et ça m'a ouvert les yeux. J'ai dit mais vraiment ? Comme ça, il faut s'entraîner. Et moi qui m'entraînais, je faisais des heures sur mon vélo à intensité moyenne. Tout d'un coup, j'ai dit, ok, très bien. Alors ça, c'est joli, mais je ne le ferai plus aussi souvent. Par contre, je vais intégrer de l'intensité, c'est-à-dire des sprints. Je peux y revenir après.
- Speaker #0
Oui, parce que j'aimerais bien que tu nous fasses une petite routine sportive.
- Speaker #1
Volontiers, toute simple.
- Speaker #0
Oui, voilà, exactement.
- Speaker #1
Et puis ensuite, voilà. Donc, je me suis vraiment... j'ai testé tout ce que j'ai appris Jérôme, j'ai bu ses paroles je me suis dit ah ok donc je vais tester sur moi d'abord et j'ai vu assez rapidement les changements au niveau du métabolisme au niveau de l'énergie au niveau du sommeil de la récupération j'ai dit mais c'est dingue c'était des gros changements mais en fait à la base tu te dis mais c'est pas possible que ça fasse un tel effet
- Speaker #0
Et puis tu as vu vraiment qu'il y avait un changement considérable.
- Speaker #1
Considérable et rapide. Et évidemment, j'ai aussi un tout petit peu changé ma manière de m'alimenter, ma nutrition a aussi changé un peu. Donc, ce que j'aimerais, pour que vous compreniez bien ce qui se passe, en fait, on sait qu'il y a cette... Cette fluctuation des oestrogènes est à un moment donné la chute des oestrogènes.
- Speaker #0
C'est bien que tu définisses ce que c'est que la ménopause et la pré-ménopause.
- Speaker #1
Exactement. On a d'abord une pré-ménopause, c'est qu'on a une fluctuation qui peut être quotidienne. Dans un cycle normal, on a une fluctuation avant l'ovulation et après l'ovulation. Mais là, c'est une fluctuation qui est totalement inattendue, qui peut arriver à n'importe quel moment de la journée. C'est aussi pour ça qu'on a ces sautes d'humeur, on a le cerveau qui ne suit pas, parce que les fluctuations sont très fortes.
- Speaker #0
Justement, tu disais que suite à ces chutes d'oestrogènes, il y a trois mécanismes.
- Speaker #1
Voilà. Il y a trois mécanismes qui sont liés à la chute des oestrogènes, qui ont des conséquences plus ou moins dramatiques sur le corps de la femme. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'on peut... avec une activité physique ciblée, les contourner. Alors le premier mécanisme, on en parle assez, c'est la perte de masse musculaire. Pourquoi ? Rapidement, parce que les oestrogènes jouent un rôle de relais anabolique, donc c'est grâce entre autres aux oestrogènes qu'on arrive à produire du muscle, à fabriquer du muscle. Quand il y a moins ou peu d'oestrogènes... c'est beaucoup plus difficile de fabriquer du muscle. On doit trouver une autre stratégie. Donc, quand on dit muscle, on sait que le muscle, c'est déjà un organe de longévité. C'est l'organe qui va nous permettre de nous lever, qui va nous permettre d'être indépendante, de réussir à tout faire, avoir une vie quotidienne de manière indépendante. Ce qu'il faut aussi savoir, c'est que quand on contracte un muscle, ça va sécréter une protéine. Et cette protéine, c'est des myokines qui vont avoir un effet tant sur notre métabolisme que sur l'inflammation dans le corps, que même sur le cerveau. En fait, ça envoie un message au cerveau et donc ça stimule nos fonctions cognitives. donc le muscle. En se contractant, il fait des miracles. Il est lié au cerveau, il est lié aux os,
- Speaker #0
aux squelettes.
- Speaker #1
Donc c'est vraiment notre organe de longévité, le muscle. Et le drame, c'est qu'une femme qui ne s'entraîne pas de manière entre guillemets juste et ciblée après la ménopause, elle va perdre 8% de masse musculaire par décennie. Et voilà, c'est... C'est très, très difficile de l'éviter si on ne s'entraîne pas juste.
- Speaker #0
Et puis c'est inservitieux parce que moins de muscles et gaz, moins de dépenses caloriques, prise de poids et on dit prise de poids, moins d'activité. Et c'est comme ça qu'on vieillit, pardon j'ai utilisé le terme, mal en fait. Mais il y a aussi la perte osseuse que tu as dit justement.
- Speaker #1
Le deuxième mécanisme, c'est la perte osseuse. Et ça, c'est encore plus tragique parce qu'en fait, on parle de 20% de perte de masse osseuse. 5 à 7 ans après la ménopause, si on n'a pas une stratégie correcte. Et ça, c'est une vraie catastrophe. Parce que j'aimerais juste donner un chiffre là, qui réveille souvent, qui fait peur.
- Speaker #0
Un électrochoc, c'est ça ?
- Speaker #1
C'est un peu un électrochoc. 20% des femmes de 60 ans et plus. qui font une fracture du col du fémur, 20% d'entre elles décèdent dans l'année qui suit.
- Speaker #0
Est-ce que tu as vu le petit clin d'œil que te fait la vie par rapport à ça ?
- Speaker #1
Ben ouais, évidemment, ça je voulais y revenir après, bien sûr. C'est bien. C'est énorme.
- Speaker #0
Ouais, mais c'est énorme.
- Speaker #1
Et la survie médiane de ces femmes, c'est 3,8 ans. Ça fait très, très peur.
- Speaker #0
Oui, mais surtout qu'on peut se le fracturer de manière très facile. On peut chuter d'un trottoir.
- Speaker #1
Et pourquoi une femme qui va décéder si facilement ? Parce que généralement, ces femmes-là qui font cette fracture, elles sont déjà fragiles.
- Speaker #0
Elles ont déjà moins de muscles, c'est ça que tu veux dire ?
- Speaker #1
Elles ont moins de muscles et elles ont probablement un os fragile.
- Speaker #0
Tu vas nous donner des pistes après comment ? Volontiers,
- Speaker #1
justement. donc ça c'est au niveau de l'os et l'os, encore un problème c'est que l'os qui se fragilise c'est silencieux, on ne le sent pas on ne sent pas de douleur jusqu'à la fracture donc en fait c'est là où il faut être très très attentif et puis la troisième mécanisme c'est lié au taux de stress, au taux de cortisol on parle beaucoup de cortisol chez les femmes en ménopause Et pourquoi ? De nouveau parce que les oestrogènes jouent un rôle, régulent notre stress. Et quand on n'a pas les oestrogènes, on a tendance à avoir un taux de cortisol plus élevé, qui reste aussi plus élevé de manière générale. Donc on doit faire ultra attention à notre cortisol. Et là, de nouveau, l'activité physique peut jouer un rôle très, très important. Alors je vais vous expliquer comment. L'activité physique peut le faire. Donc, quelle stratégie, quelle est la stratégie qui est ciblée ? On va chercher, bien sûr, à développer la masse musculaire, à développer la masse osseuse et réguler le cortisol. Ça, c'est vraiment les trois objectifs. Et la clé pour le faire, c'est le mot clé, c'est l'intensité. L'intensité, pourquoi ? Parce que tant qu'au niveau de la... du travail de la masse musculaire que du cardio. Le travail à haute intensité, quand je dis haute intensité, c'est je donne le maximum que j'ai, par exemple, en cardio sur 10 secondes, 15 secondes, un effort maximum, donc à vitesse maximale, pendant 15 secondes. Ça va provoquer une réponse, ça va bien sûr faire monter le taux de cortisol sur le moment, mais ensuite... Ça va avoir une réponse, une adaptation après effort qui va faire redescendre le cortisol grâce aux hormones consécrètes, à savoir les hormones de croissance et la testostérone, qui vont être stimulées grâce à cette intensité maximale.
- Speaker #0
Donc ce que je retiens, c'est que pour contrer sur les trois choses que tu nous as dit, donc la perte d'osseuse, la perte musculaire et la montée de cortisol, c'est le mot intensité. Donc déjà, tu viens de donner un tips, s'entraîner à haute intensité pendant des courtes durées.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un tips pour la perte musculaire et osseuse aussi ?
- Speaker #1
Absolument. Alors, le mot intensité reste valable pour le muscle. Pourquoi ? Alors d'abord, je vais dire comment. Attention, quand on n'a pas fait de musculation, quand on n'a pas l'habitude de travailler la force. On ne va pas commencer directement comme ça. Il faut y aller. On dit qu'on doit mériter le droit de porter des charges. Donc, on y va progressivement. Ça peut prendre six mois, ça peut prendre neuf mois, mais il vaut mieux commencer le plus tôt possible. On commence avec du poids de corps. Et après, on augmente, on met des charges, on porte des charges de plus en plus lourdes. L'idée, c'est d'arriver avec une charge qui représente environ 80 % de ce qu'on arrive à porter sur une répétition. Donc par exemple, si je mets une barre sur les épaules pour faire un squat, on peut le tester de différentes manières, mais on va se dire, si j'arrive à faire un squat, le poids maximum que j'arrive à mettre sur les épaules pour un squat, ça c'est mon 100%, et bien après on va travailler à 80%. Ça veut dire que c'est lourd. C'est très, très lourd.
- Speaker #0
Exemple, donne-moi un chiffre, par exemple. Je fais 50 kilos, j'arrive à porter, je ne sais pas,
- Speaker #1
je pense que tu arriveras à porter facilement 40.
- Speaker #0
Ah la vache !
- Speaker #1
Oui, facilement, sur 80%. Donc je pense que toi, tu arrives à porter 50 kilos. Si tu t'entraînes, tu arrives à porter 50 kilos sur un squat. Ok,
- Speaker #0
d'accord. Donc ce que tu es en train de dire, c'est qu'il faut se mettre à la muscu, les filles.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Et le plus tôt possible.
- Speaker #1
Le plus tôt possible. Et commencer par le poids de corps, et progressivement apprendre le mouvement juste, et gentiment porter des poids. On peut commencer avec une halter devant soi et gentiment, si on a une salle de gym à disposition, de mettre la barre olympique sur les épaules, d'avoir son poids et gentiment progresser. À la base, on veut faire ces répétitions et de nouveau, ce n'est pas beaucoup de répétitions, c'est cinq répétitions.
- Speaker #0
De nouveau, tu dis intensité.
- Speaker #1
C'est là, c'est de nouveau l'intensité. Et ce qui se passe là, et c'est intéressant, ce qui va se passer, c'est qu'on demande au corps... tel effort qui est sûr à l'instant même, on lui demande de porter une charge tellement lourde qu'en fait, il va contourner les oestrogènes qui sont plus là, le relais anabolique des oestrogènes pour aller demander au système nerveux central, aide-moi, maintenant j'ai besoin que tu fabriques du muscle. Et ça va se passer comme ça. Donc c'est vraiment, on utilise un autre relais. pour atteindre notre objectif. Et ça marche. On développe la masse musculaire comme ça, après la ménopause. Et j'encourage toutes les femmes qui écoutent, qui ne sont pas encore ménopausées, mais qui ont peut-être 40 ans, et qui se disent, je fais quoi ? Je veux préparer ma ménopause de manière idéale. Commencez maintenant. Parce que si tout ce que vous pouvez faire avant la ménopause, c'est déjà beaucoup plus facile de développer la masse musculaire à 40 ans. qu'à 55 ans, parce qu'on a les oestrogènes qui sont là, qui vont nous aider ultra bien. Et en fait, après, on arrive, on commence la ménopause avec un capital musculaire élevé.
- Speaker #0
On maintient après, plutôt qu'en contenant. Oui, exactement.
- Speaker #1
Et puis pour la masse osseuse, la masse osseuse, elle va profiter de ce travail musculaire. Comme je l'ai dit tout à l'heure, le muscle, il communique avec l'os. C'est pour ça qu'on dit que la musculation va renforcer l'os. En fait,
- Speaker #0
on fait une pierre deux coups. Et ce que j'ai compris, c'est que même avec ça, ça aide aussi pour le cortisol.
- Speaker #1
Exactement. Et le cortisol, c'est vraiment l'intensité, c'est le cardio très court à très haute intensité qui va faire baisser le cortisol.
- Speaker #0
D'accord. Et en matière de suppléments, de compléments alimentaires, est-ce que tu as des recommandations ? Personnellement, je prends du magnésium depuis toujours. Et là, je me suis renseignée pour voir est-ce que je devrais prendre de la créatine, qui était, je sais, réservée au début de l'heure. On a cette croyance-là, mais que j'ai lue, qui pouvait être très bénéfique pour justement construire les muscles. Quelle est ta position par rapport à ça ? Qu'est-ce que tu peux nous conseiller ?
- Speaker #1
Alors là aussi, Stacy Sims m'a appris beaucoup. Et j'ai tout de suite dit, OK, d'accord, j'essaye. Parce qu'elle, elle parle de créatine. Elle insiste. Et on parle de 5 grammes par jour.
- Speaker #0
Oui, j'ai lu que c'était beaucoup, donc je n'ai toujours pas pris. J'ai peur.
- Speaker #1
Alors, il ne faut pas avoir peur parce que ça va... Déjà, tu ne vas jamais gonfler. Pour gonfler, il te faudrait six entraînements par semaine de musculation et manger que des protéines. Tu ne vas pas gonfler. Donc, ça ne va pas arriver. Et même si tu prends un petit peu de muscle, ce serait joli. Oui, oui. Ce serait vraiment joli. Donc, aucun souci. Mais la créatine, bien sûr, va permettre de développer le muscle, mais elle a aussi un effet très, très bénéfique sur notre cerveau et sur nos os.
- Speaker #0
Donc, ça veut dire que ce sera un complément à prendre. Mais c'est à prendre même si on ne fait pas de sport. Oui. OK. Et tu en conseillerais d'autres ?
- Speaker #1
Oui. Alors, le deuxième que je prends personnellement, c'est le magnésium le soir.
- Speaker #0
Oui, c'est celui que je prends. Pour mieux dormir, d'ailleurs.
- Speaker #1
Pour mieux dormir. Exactement. Et le troisième que je recommande vivement, c'est les oméga-3.
- Speaker #0
Ah ben, j'ai commencé cette année.
- Speaker #1
Oméga-3, pourquoi ? Parce que c'est anti-inflammatoire.
- Speaker #0
Ça, je t'entends beaucoup parler d'inflammation depuis tout à l'heure. Et c'est vrai que c'est aussi un symptôme que je n'ai pas cité avant, mais c'est vrai que je me suis vue m'enflammer, mais vraiment le visage, les mains, des choses qui ne m'étaient jamais arrivées avant. J'ai compris que la musculation était aussi anti-inflammatoire, mais est-ce qu'au niveau nutritionnel, il y a des choses à arrêter ? On en a parlé hier, moi, je faisais du jeûne intermittent, je pense que celles qui me suivent depuis des années ont compris que j'ai arrêté ça depuis trois ans parce que c'était une catastrophe. Est-ce qu'il y a d'autres choses que tu as mis en place ou que tu conseilles ?
- Speaker #1
Alors c'est vraiment manger, s'alimenter autour de notre rythme circadien, c'est-à-dire que, admettons qu'on se lève à 6h ou 6h30, Prolonger entre 7h du matin et 7h du soir. On a une fenêtre de 12h, mais ne surtout pas prolonger le jeûne intermédiaire, prolonger le jeûne jusqu'à 10h, 11h, parce qu'en fait, on a parlé cortisol, cortisol égale inflammation. Quand ton cortisol est élevé, tu auras une tendance à gonfler. En fait, ce qui se passe, c'est que le cerveau perçoit le jeûne comme un stress. encore plus si tu fais un effort physique. Alors là, effort physique sur un agent, c'est une catastrophe. Parce que le cerveau, il dit, panique, il faut que je fasse des réserves.
- Speaker #0
Ce qui marchait quand j'avais 30 ans, ne marche plus maintenant. Ça ne marche plus du tout.
- Speaker #1
Exactement. Et aussi, un autre point très important, c'est que quand on s'entraîne agent, le Le corps va chercher de l'énergie quelque part, et où est-ce qu'il va la puiser ? Dans le muscle. Donc tous les efforts qu'on fait pour développer le muscle sont perdus. Alors vraiment, ultra important d'avoir ce rythme sur 12 heures, donc admettons de 7h du mat à 7h du soir, idéalement pas de grignotage après, manger régulièrement toute la journée, 3 à 4... collaxique, en précollation par jour. Et puis après, avoir mangé, et ça c'est important pour la femme pré-ménopausée, c'est de manger des protéines à chaque repas.
- Speaker #0
Plus de protéines. Parce qu'on n'est pas habitué en tant que femme. On mange des salades, on va manger des laitiers, mais on va oublier les légumineuses, la viande, les oeufs.
- Speaker #1
C'est ça. Et puis rajouter des graines de lin, des graines de... courges, des graines de tournesol qui sont pleines de protéines, on ne s'en rend même pas compte, mais si on en mange à chaque repas ou bien deux fois par jour, c'est top. Donc vraiment, plus de fibres, on parle de 30 grammes de fibres par jour, c'est beaucoup. Il faut faire un peu un calcul, mais c'est pas mal, 30 grammes de fibres. Donc idéalement, moi, je regarde mon assiette, je me dis toujours, bon, 50% de mon assiette, c'est des fibres.
- Speaker #0
Ah oui, c'est beaucoup.
- Speaker #1
50% de mon assiette, c'est des fibres. 25% c'est mes protéines et 20% plus les 5% qui sont les graisses de bonne qualité un petit 20% c'est les hydrates de carbone et ce que je fais comme conseil c'est que souvent à la limite les hydrates de carbone je ne les mets même pas sur mon assiette moi je ne mange quasiment plus et je mange tout mon plat et si je me dis Un petit bout de pain, ça me comblerait encore ça. Je le mange, mais sinon, je ne le mange pas.
- Speaker #0
Ok, intéressant. Écoute, je te propose un petit jeu rapide. Ça va peut-être justement lever les autres interrogations. C'est un petit vrai-faux. Tu peux développer après. Donc, après 40 ans, le cardio est le meilleur sport pour les femmes. Tu nous as expliqué pourquoi. Le jeûne intermittent est une bonne idée pour les femmes après 40 ans.
- Speaker #1
Catastrophe.
- Speaker #0
Après la ménopause, on est condamné à perdre du muscle.
- Speaker #1
Oui, vrai.
- Speaker #0
Si on fait du sport, on évite complètement les effets de la ménopause.
- Speaker #1
Alors, à 80%, oui, on peut.
- Speaker #0
Quand même, mettons-nous au sport. Au sport...
- Speaker #1
Ciblé.
- Speaker #0
Ciblé.
- Speaker #1
Oui. juste.
- Speaker #0
Je fais une parenthèse pendant que j'y pense. Est-ce que mon cours de bike pendant 45 minutes avec les filles dimanche, c'était une bonne idée ?
- Speaker #1
C'est du hit, c'est intense.
- Speaker #0
C'est ça ? J'ai transpiré dans des endroits que j'avais pas fait depuis longtemps.
- Speaker #1
Alors, si tu as on va appeler ça, c'est du hit. Le hit, malheureusement... Il n'est que bon pour toi si tu as chaque fois un intervalle. Donc si par exemple tu fais trois minutes à fond et que tu as admettons deux bonnes minutes de récupération et de nouveau trois minutes, deux minutes. Moi ce qui me fait peur dans ces séances de 45 minutes de hit de vélo, c'est que c'est 35 minutes où tu donnes tout.
- Speaker #0
Je veux te dire c'est ça. Parce que c'était des moments de deux minutes, trois minutes de musique, 30 secondes de récup et on repart.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
ce n'est pas le sport idéal.
- Speaker #1
Ce n'est pas idéal.
- Speaker #0
OK. En fait, ça va faire le contraire, ça va inflammer mon corps plutôt que me faire du bien.
- Speaker #1
Exactement. OK.
- Speaker #0
Bon, voilà, c'est fait. OK. Faire seulement du yoga ou de la marche suffit pour garder du muscle après 40 ou 50 ans ?
- Speaker #1
Pas du tout. Malheureusement, pas du tout. Le yoga, c'est super pour garder la mobilité, pour garder le gainage. Merci. C'est pas notre pain quotidien.
- Speaker #0
Et ce serait quoi le pain quotidien, idéalement ?
- Speaker #1
Donc c'est la marche, trois fois par semaine, une marche rapide, c'est super, ou bien une course légère, légère, légère, tout tranquille. Une séance de sprint par semaine. Et deux à trois séances de musculation.
- Speaker #0
Ah la vache, tu changes tout mon quotidien, toute mon organisation là !
- Speaker #1
Pourquoi trois fois ? Parce que le muscle, l'adaptation musculaire, elle est perdue après 72 heures. Donc, si tu travailles le lundi et le jeudi, c'est ton dernier moment pour reprendre, pour restimuler le muscle.
- Speaker #0
Et vu que c'est très tendance, le pilates réformeur, t'en penses quoi ?
- Speaker #1
C'est bien, mais c'est pas suffisant.
- Speaker #0
Donc, vraiment compléter avec la musculation et la marche. Et lourde, ouais, donc chargée.
- Speaker #1
Par contre, ce qui est bien avec le pilates réformeur, c'est que tu vas... apprendre, tu auras une conscience de ton corps, tu vas apprendre, tu vas muscler profondément ton corps, ça c'est sûr, mais dès que tu as ça, il faut commencer à travailler les poids, avec les poids.
- Speaker #0
Le café fait monter le cortisol.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, avec une petite nuance, c'est qu'il ne faut simplement pas le boire le matin à Jean. Il faudrait le boire un café, c'est super, mais... attendre, je ne sais pas, vers 9-10 heures du mat, plus ou moins 2 à 3 heures après le réveil. Mais pas le boire à jeun. Parce que ça fait vraiment monter. Déjà, le cortisol qui est élevé au réveil, il le fait encore monter beaucoup plus et ce n'est pas nécessaire. On n'a pas besoin de ça.
- Speaker #0
Je termine avec mon vrai faux. Je voulais rebondir. Est-ce que tu veux poser une autre question sur le vrai faux ? Non,
- Speaker #1
c'était super.
- Speaker #0
Quand on est maman, on est forcément un peu stressée. Tu me parles de cortisone qui est l'hormone du stress. Est-ce qu'il y a d'autres astuces ? Parce que moi, j'ai testé le cannabis, l'huile essentielle pour dormir. Alors, je t'avoue, des fois, ça marche, des fois, ça ne marche pas. Je ne sais pas pourquoi. Magnésium est beaucoup mieux. Je ne sais plus le terme, mais il y a un magnésium particulier pour dormir. Est-ce que tu as d'autres astuces autres que le sport pour baisser ce cortisone avant qu'on passe sur la suite ?
- Speaker #1
Alors, je pense que... Bien sûr, on parle de techniques de respiration pour gérer le stress, pour diminuer. Si on a tendance à être un peu bileuse comme ça, je pense qu'il y a pas mal de techniques de respiration qui seraient utiles. Je suis sûre que le yoga fait beaucoup, beaucoup de bien pour ça. Personnellement, je ne prends rien pour me calmer.
- Speaker #0
Mais je pense que de manière... Merci. 360 degrés de manière systémique. Voilà, je trouve mes mots. Je pense que la musculation pourrait détendre. Parce que quand je me revois faire les entraînements avec mon fils qui est sportif pour le foot, donc il a un vrai entraînement de renforcement. Quand je me vois faire avec lui de manière régulière, je dors mieux. Donc j'imagine que quand même, on revient à ça. On revient à l'astuce si on ne veut pas prendre de choses pour se calmer. Le mouvement. Le mouvement est un stress.
- Speaker #1
est justement ciblée, c'est-à-dire soit je vais chercher cette intensité maximale 4 à 5 fois, 4 à 5 répétitions sur 10, 20, jusqu'à 30 secondes maximum, ou bien la marche, on est dans la nature, c'est vraiment aussi un effet super déstressant. Et puis bien sûr la musculation qui va te fatiguer, mais qui va te faire du bien.
- Speaker #0
La marche avec un gilet lesté, tu conseilles ?
- Speaker #1
Je crois pas.
- Speaker #0
Donc en fait on a retenu... Nouvelle routine, c'est marcher les filles, faire de la muscu trois fois, quatre par semaine et du sprint.
- Speaker #1
Exactement. Une fois par semaine, l'intensité.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Et ajouter, si possible, j'ai oublié d'en parler avant. J'aime bien, moi, dans mes séances de musculation, pour stimuler encore un peu plus l'os, j'aime bien ajouter des sauts. Donc, par exemple, je vais faire mes squats et juste derrière, je vais faire dix sauts.
- Speaker #0
Des sauts sur place, c'est juste pour stimuler le squelette.
- Speaker #1
Ok, intéressant. Bon, j'ai tout noté. Vous avez tout noté, lui ? Il y a un mot que j'utilise, que j'aime beaucoup, c'est la ménopositivité. Est-ce que tu peux nous en parler ? Et pourquoi tu dis que c'est un nouveau départ ?
- Speaker #0
Oui, c'est comme ça que je l'ai vécu, parce que finalement, après cette période un peu pénible de recherche, d'essayer de comprendre ce qui se passait dans mon corps, En fait, j'ai... J'ai trouvé, j'ai compris que j'avais trouvé la clé, les clés, ça m'a pris quelque temps. Et puis finalement, je me dis, maintenant que c'est fait, maintenant que je suis mène opposée et que j'ai trouvé les clés du bien-être, c'est vachement cool. Parce qu'en fait, il n'y a plus ces fluctuations hormonales, c'est fini. C'est le rêve, il n'y a plus. Donc,
- Speaker #1
c'est-à-dire que tu es beaucoup plus stable, émotionnelle ?
- Speaker #0
Il n'y a plus du tout de... Vraiment, je me dis, ok, non, je suis...
- Speaker #1
Donc, en fait, là, tu nous vends une cinquantaine, soixantaine, sereine, paisible ?
- Speaker #0
Une femme qui a passé tout ça, je crois qu'aussi, elle a... Et ça, je ne suis pas assez documentée, mais j'ai entendu un ou deux trucs qui sont vraiment intéressants. C'est que la femme qui est ménopausée, elle a plus... Et hormonalement, elle doit... plus s'occuper, elle n'a plus cet instinct de s'occuper d'un enfant et tout ça. Donc elle peut enfin s'occuper d'elle-même. Et puis, on dit souvent qu'une femme qui a passé ce stade, elle dit, ok, je t'ai entendue, mais c'est moi. Maintenant, c'est moi. Me first. Et je trouve que ce que je ressens vraiment, c'est ça, c'est que je suis tout autant bienveillante qu'avant vis-à-vis de mes enfants et tout ça. Voilà, c'est mon bien-être qui compte avant tout.
- Speaker #1
C'est vrai que la société nous dit un peu en toile de fond que passé 40 ans, les femmes ont commencé à disparaître. Donc j'espère que maintenant, c'est terminé.
- Speaker #0
On a tout à inverser, justement. Et moi, je suis sûre qu'une femme, elle peut être bien dans son corps, bien dans sa tête, très longtemps. Mais pour ça, il faut mettre un ou deux trucs en place. et puis Et puis, avoir envie d'y croire, parce que je pense que ce n'est pas toujours facile. Comme tu dis, on entend, la date, c'est périmé.
- Speaker #1
On a l'image, j'en parlais l'autre jour, je ne sais pas quelle image ont les femmes de 40 ans, de 50, 60 ans. Ils pensent qu'on est au coin du feu avec une permanente et qu'on est en train de tricoter. Je pense qu'on a encore cette croyance-là. Il faut que ça soit mis à jour maintenant. On a d'autres images. D'ailleurs, en parlant d'images. Je te propose un petit moment un peu différent.
- Speaker #0
Je vais te voir. Donc, on va juste essayer de ne pas s'aller là. Tu te vois ? Oui, je me vois.
- Speaker #1
Alors, aujourd'hui, quand tu te regardes dans ce miroir, est-ce que tu te sens libre ?
- Speaker #0
Alors, totalement libre,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Je me sens libre, oui.
- Speaker #1
Et de quoi es-tu profondément, Pierre ? mais que tu n'oses peut-être pas dire à voix haute ?
- Speaker #0
C'est chaud ce que tu me demandes. Je suis profondément fière d'être cette Karine que je suis devenue. d'avoir surmonté beaucoup d'épreuves, d'avoir transmis à mes enfants et de les retransmettre encore aujourd'hui le meilleur de moi. et de continuer à le faire aujourd'hui je crois que c'est ça c'est beau je t'invite à fermer les yeux maintenant c'est
- Speaker #1
toi petite cette petite fille prends quelques secondes pour la regarder Et qu'est-ce que tu aimerais lui dire ? que personne ne t'a dit à l'époque.
- Speaker #0
Dire que la vie, elle n'est pas... Ce n'est pas un long fleuve tranquille, mais que... Chaque épreuve, elle nous amène, elle nous fait avancer et qu'elles soient nécessaires, qu'elles sont dures, mais elles sont nécessaires pour avancer sur un chemin qui est vrai, qui est très enrichissant. qui nous fait faire des trucs assez incroyables.
- Speaker #1
Est-ce que tu es fière de la femme que tu es devenue ? Est-ce que cette petite fille serait fière de celle que tu es aujourd'hui ?
- Speaker #0
Oui, je pense qu'elle serait très fière. Et puis moi, je suis aussi très, très fière d'elle parce qu'elle a aussi dû surmonter des trucs assez durs. Donc, c'est elle qui m'a donné de la force tout au long de ma vie.
- Speaker #1
Elle est sûrement encore là.
- Speaker #0
Elle est encore là. Merci,
- Speaker #1
Karine. J'ai hésité à créer Recharge. Moi, je disais Recharge, mais on s'est vus avant. Pourquoi c'était important pour toi de créer ça pour les femmes ? Qu'est-ce qui était important de transmettre aux femmes ?
- Speaker #0
Alors, Recharge, c'est une méthode qui apprend aux femmes de 40 ans et plus à s'entraîner pour leur longévité, pour rester fortes, pour stimuler leur métabolisme. et c'est vraiment j'aimerais leur donner aux femmes des outils pour leur longévité c'est ma mission en fait c'est ma mission, je m'engage vraiment pour la longévité de la femme. Pourquoi ? Alors c'était déjà de nouveau je pense à la base transmettre ce que j'avais appris parce que souvent ce que j'ai appris moi j'ai pas envie de garder pour moi j'aimerais le transmettre à d'autres et puis Le sens que ça a en plus, c'est que j'ai perdu ma maman d'une fracture du col du fémur, et disons des suites d'une fracture du col du fémur, et ça a totalement sens pour moi. C'est vraiment, si j'avais su tout ce que je sais aujourd'hui, il y a 15, 20 ans, j'aurais peut-être pu l'aider à être en forme bien plus longtemps. Je ne m'en veux pas évidemment, mais je me dis, si je peux éviter ça pour d'autres femmes,
- Speaker #1
je le ferai très volontiers on a dit que ça avait fait un clin d'oeil à ton parcours si il y a des femmes aujourd'hui qui ont 40, 45, 50 qui sont épuisées, t'aimerais leur dire quoi ?
- Speaker #0
que l'activité physique elle ne va pas vous épuiser plus elle va vous donner de l'énergie c'est vraiment une routine à commencer aujourd'hui qui va vous faire un bien énorme. Déjà, très rapidement, vous allez sentir les bénéfices de cette activité régulière. Et vous n'allez pas commencer directement avec mes sprints de... si vous n'avez jamais fait de l'activité physique. Par contre, commencez avec, je ne sais pas, 5 fois 10 minutes par semaine. 5 fois 10 minutes. J'ai d'ailleurs un recharge prévoit ça pour les femmes qui n'ont pas du temps, qui n'ont pas de temps ou qui savent pas. pas par quoi commencer, pour qui c'est trop. Elles disent non, je ne vais certainement pas aller dans un gym, dans une gym et tout ça. C'est à la maison, dans votre petit talon ou je ne sais pas, avec le poids du corps, peut-être une ou deux haltères, basta. Mais ça va vous donner de l'énergie, ça ne va pas vous en prendre. Ça va vous donner des trucs, c'est magique en fait.
- Speaker #1
Donc, commencez à bouger avec notamment ton programme ou si on n'a pas envie, toute seule. Mais ton programme, c'est en ligne. Et on y adhère comment ? C'est un abonnement ? Raconte-moi.
- Speaker #0
Alors, j'ai différents programmes déjà actuellement. Pour ce que je viens de mentionner, ça s'appelle le Starter Kit. C'est un truc sur trois semaines, avec cinq fois dix minutes par semaine. C'est vraiment totalement accessible pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude, qui veut s'y remettre ou qui veut s'y mettre. En ligne, à faire chez soi, avec le minimum d'équipement. Un tapis de yoga et hop. Une ou deux paires d'altères, une paire d'altères, basta. Ensuite, j'ai le programme qui s'appelle, en fait c'est la formation que j'appelle le GO, le Recharge GO. Il y a une formation sur huit semaines pour les femmes qui veulent comprendre déjà ce qui se passe dans leur corps, qui comprennent mieux pourquoi un entraînement ciblé va aider. Il y a aussi des webinaires chaque semaine sur la nutrition, sur le sommeil, donc vraiment tout ce qui tourne autour de la ménopause. Et en plus, de nouveau, un programme en ligne à faire chez soi, trois entraînements par semaine avec peu de matériel. Après, le niveau-là, c'est déjà pas intermédiaire, mais ça va en progressif, donc ça devient intéressant pour des femmes qui font déjà un peu d'activité physique. Et c'est en progressif, donc c'est sur huit semaines, mais on peut très bien se dire, je répète la première semaine parce qu'elle me convient très bien, et puis je progresse gentiment, je passe à la suivante. On a tout le temps pour les faire.
- Speaker #1
Donc c'est indépendant d'un rythme, c'est toi qui fixe ton club. Totalement.
- Speaker #0
Après, j'encourage les femmes à faire ces trois entraînements par semaine parce que c'est ça qui va fonctionner.
- Speaker #1
Et puis,
- Speaker #0
la troisième chose que je suis en train de mettre en place, qui va sortir d'ici deux, trois semaines, c'est un abonnement où on peut, suite au Star Circuit ou bien suite à la formation, dire voilà, j'ai des séances, je peux les faire à mon rythme, quand je veux, comme je veux, haut du corps, bas du corps, full body, comme on dit. Et voilà, c'est un peu le... mais toujours à faire chez soi et différents niveaux, débutants, intermédiaires, avancés.
- Speaker #1
Et ciblés pour nous, les femmes de plus de 40 ans, 50 ans, dans cette période-là de vie.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Parfait. Et tu as écrit un livre, on a dit. Est-ce que tu m'en touches quelques mots, pour celles qui seraient intéressées à l'acheter ?
- Speaker #0
Alors ça, c'est vraiment l'histoire de Karine qui a découvert le triathlon et qui en est tombée amoureuse. et qui a vécu un truc complètement fou avec sa maman et ses enfants le 29 juillet 2018. Et là, c'est un peu la... c'est toute ma philosophie, tout y est en termes de connexion à soi-même, recherche d'harmonie à travers le sport, et puis plein de beaux messages qui sont très inspirants.
- Speaker #1
Je les mettrai tous les liens à la suite de la description de l'épisode. On va terminer avec la question que je pose à tout le monde. Si tu avais devant toi la Karine de 40 ans, peut-être, ou je ne sais pas à quel âge tu veux lui parler, peut-être 45 ans, tu lui dirais quoi ?
- Speaker #0
Je lui dirais de lire maintenant sur la ménopause et de se renseigner. Ce que j'ai fait seulement à 55 ans. Après, j'ai eu de la chance parce que moi, j'étais dans un... Voilà, ça m'a convenu, en fait, ce que je faisais là. Mais c'est vrai que je lui dirais, muscle-toi.
- Speaker #1
Est-ce que tu vas ajouter quelque chose avant qu'on termine ?
- Speaker #0
Non, je crois qu'on a bien fait le tour. On a bien fait le tour.
- Speaker #1
Merci, Karine, d'être venue passer ce moment avec moi, d'être prêtée à tous mes petits jeux. et d'avoir partagé ton expérience et d'avoir donné des tips concrets pour cette période de vie. On te retrouve pour le programme qui te charge si on veut. Je t'avoue que tu as déjà une adepte prochaine qui va se mettre à faire le sport que tu as dit. Je te souhaite un bon retour.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Merci de m'avoir accueillie.
- Speaker #1
Si tu as aimé cet épisode, je t'invite à le partager, à le commenter. C'est grâce à toi que Zéro Filtre grandit. C'est grâce à toi que je peux... accueillir de plus en plus d'invités dans mon podcast. En tout cas, je te remercie d'avoir écouté et je te dis...