Speaker #0Comment ça va toi dans ton couple ? Moi, j'avais envie de prendre le micro parce que ça fait... Je ne sais pas si c'est un rapport de durée, mais bref, je vais le poser là. Bon, tu verras, tu vas attendre dans ma chaîne à café parce que non, je ne suis pas en balade cette fois-ci. Je suis à la maison, mais je viens de rentrer. C'est un peu pareil, non, j'ai encore les pieds gelés. Donc, ce que je voulais te dire, c'est que ça fait... J'ai tourné de ma vie de couple. Alors, ce n'est pas catastrophique. Attention, je ne suis pas en train de me dire que rien ne va. Et ta-ta-ti. Disons que c'est pas tout noir, c'est pas tout blanc. Disons que c'est beau gris. Et puis que ces temps-là, c'est plutôt gris foncé. Ça fait 23 ans que je suis avec mon chéri. C'est quand même mon chéri, tu vois. Donc ça, on s'est mis en couple rapidement. Bon, on a une histoire. Je crois qu'on en a raconté, d'ailleurs, dans le premier épisode du podcast. Je vais pas revenir là-dessus. On a rapidement minagé ensemble. Donc, c'est vraiment 23 ans de vie commune. Parce que pour moi, c'est très important la vie commune plus que quand tu sais que tu es ensemble et que tu ne vis pas ensemble. C'est vraiment là que je trouve qu'on teste une relation. C'est quand on vit ensemble. Donc, bref, ça fait 23 ans qu'on est ensemble. Et 4 enfants, etc. Et ce que j'ai constaté, c'est que ce n'est vraiment pas facile. Tu vas me dire, on le sait, ce n'est pas nouveau. Ah merde, mon café a loupé. Non mais pardon, je divague, mais je voulais mon café parce que je ne bois qu'un café par jour. Et voilà. Donc je dois recommencer. La boule est coincée dans ma machine. Ça y est, ça va me déconcentrer sur ce que j'étais en train de venir te dire. Alors non, je vais reprendre. Donc ce que je veux dire, c'est que c'est difficile parce que j'ai été le moteur du couple pendant longtemps. Celle qui organise, celle qui pense à. J'ai vraiment ce profil-là, souvent. D'ailleurs, même au niveau des amitiés. J'étais celle qui prenait contact. Bon, je n'ai pas été une très bonne amie au début de ma vie, je l'avoue. Pas très habituée d'ailleurs à avoir des amis, parce que pour X raisons. Sûrement parce que j'habitais loin aussi, et puis que j'étais avec les animaux, puis la forêt, puis la nature. Je n'en sais rien. Je n'ai pas grandi dans un quartier avec des enfants autour. On s'en fout. Ce n'est pas le thème du podcast. Ce que je voulais dire, c'est qu'à un moment donné, j'ai réalisé que si je ne nourrissais pas, je me suis dit, je vais faire un test, je vais arrêter de nourrir. Je vais arrêter d'organiser, de faire. il ne s'est rien passé. Depuis, il ne se passe plus rien. Depuis que j'ai décidé que je ne vais plus, je n'entretiens plus, il ne se passe plus rien. Dans le sens où il ne se passe plus rien, il n'y a plus de petits rendez-vous amoureux, il n'y a plus de date, il n'y a plus de viens, on va... Il n'y a plus de petite attention. Et moi, j'avoue que mon langage de l'amour, on en avait parlé avec Céline dans un des épisodes de podcast « Ça ne t'intéresse jamais » , « Ça t'intéresse » , pardon, qui est sexologue, Céline, je passe vite le décor. On a parlé du langage de l'amour. Mon langage de l'amour, notamment, c'est le passer du temps de qualité. On a deux sortes de langage d'amour. Le langage d'amour qu'on donne, on aime donner notre amour et comme on aime le recevoir. Et moi, j'aime qu'on passe du temps de qualité avec moi. C'est vrai que là, dans une vie de couple, avec des vies bien chargées, ça s'organise. Il n'y a plus la spontanéité des débuts du couple, il n'y a plus non plus cette petite excitation, etc. Donc ça s'entretient. En fait, c'est comme un feu, ça s'entretient. Et je pense que le nôtre, là, il est un peu en train de... Il faut être réaliste, c'est dur. C'est dur, des fois, de trouver de l'énergie pour gravir. Je ne lui jette pas la pierre. Je crois juste qu'on est deux profils différents et que, comme dit Thérèse Argaud, que j'adore suivre sur les réseaux sociaux d'ailleurs, dans un coup, il y a une tortue, il y a une tempête. Je pense que je suis le format tempête, moi. Puis que lui, il est le format tortue. Donc voilà, je pense que c'est dû à ça aussi. C'est-à-dire que moi, je suis celle qui va aller réveiller et dire « Oh, t'es pas faite ! » Tu as vraiment la tempête, tu vois. Et lui, chaque fois que je vais le... brusqué ou le secouer, il va se mettre en mode tortue et il va encore plus se renfermer. Alors que lui, il aurait peut-être sûrement, je le sais, besoin de langage doux, d'amour, bienveillant. Puis ça, du coup, chez moi, c'est un énorme effort parce que j'ai vraiment grandi dans un modèle pas très sain de couple. Alors, je n'en veux pas du tout à mes parents. Ils ont fait ce qu'ils pouvaient avec. D'ailleurs, je pourrais te parler de ça, de la compassion de ses parents. C'est vraiment quelque chose que j'ai appris au fil du temps. Et mes parents ont divorcé. Donc pour moi, je crois que... Ouais, ce serait un des plus gros échecs de ma vie, de divorcer, pour moi. C'est vraiment pas... Et du coup, je pense que je me mets... Il faudrait que j'arrête de mettre des mots parasitains, du coup, du coup. Et j'aimerais... Et je mets beaucoup de pression dans le couple pour justement ne pas arriver à une situation où on se déteste tellement qu'on doit se séparer. Je pense que je me mets une pression en fait, peut-être seule, parce que peut-être que quelqu'un qui a eu un autre modèle de parents, ça pour lui, on a un couple qui va et puis il y a moins d'exigence. Peut-être que je mets beaucoup trop d'exigence, mais voilà, je voulais te partager ça. Te dire que j'étais un peu le modèle tempête et que... C'est difficile des fois de se dire, ah bah j'ai encore pensé à ça. Je trouve quand on est une femme vraiment, moi j'ai la sensation que je suis un peu responsable de tout le monde des fois. Je suis responsable de la vie de famille, puis on nous culpabilise beaucoup sur les réseaux. Je trouve, il ne reste que 18 étés pour passer avec tes enfants. Mais ta gueule en fait ! Voilà, donc je dois profiter du temps de vacances scolaires pour faire des trucs, faire des trucs cools, tu vois. Faire vraiment des vrais trucs exceptionnels, pas juste traîner à la maison, tu vois. Il y a vraiment cette... cette culpabilité à se dire en fait je suis fatiguée, moi j'ai juste envie de rester à la maison mais non tu dois faire des trucs parce que c'est comme ça se construire des souvenirs moi je suis pliante de ça dans le sens où je suis très sensible à ça et je dois des fois me faire violence me dire non mais Isaline c'est ok de ne rien faire et c'est pareil, donc ça c'est pour ma vie de famille mais je pense que c'est un peu pareil aussi dans ma vie de couple je dois un peu déconstruire ça donc ce que je voulais te partager et je trouve aussi que c'est un choix, quand on choisit notre homme enfin Moi, j'ai choisi... Il est tellement chou, il est tellement soutenant. C'est vrai que... Et après 23 ans, il connaît mes pardons, je connais ses pardons. On se soutient, on s'aime complètement. Ce n'est plus l'amour des premières fois où dès qu'il te saoule, tu t'en vas. Non, moi, je sens qu'il m'accepte comme je suis. Ça, c'est aussi important. C'est une des seules relations où j'ai vu que je pouvais être complètement moi. sans me retenir, sans rien. Et ça, c'est vrai que je suis éternellement reconnaissante de l'avoir dans ma vie, parce que je ne pense pas qu'avec... C'est un bon... Enfin, je ne sais pas si j'aurais pu trouver quelqu'un qui m'accepte autant comme ça. Et je pense aussi que je voulais te parler de ça. On s'est dit, comment ça fait ? Ah oui, ça va, ça va. Non, moi, je ne voulais pas faire trop long, quand même. Donc, à faire froidi. Peut-être prendre une gorgée. Ce que je voulais dire, c'est que c'est un choix que j'ai un peu minimisé. C'est un des choix qu'on fait, les filles. Il faut arrêter. Moi, j'aime bien dire, quand même, reprendre la responsabilité de nos vies, dans le sens où, oui, c'est OK qu'on se plaigne d'eux, mais en attendant, c'est quand même nous qui l'avons choisi. Et parfois, c'est vrai, je constate qu'on peut avoir choisi nos hommes dans des moments de vie où on n'était pas comme on est maintenant. Je m'explique. Par exemple, avant mon mari, Avant Régis, j'ai eu une relation vraiment toxique. On dirait qu'il y a plein de red flags. Je ne sais pas si tu sais ce que c'est que les red flags, les drapeaux rouges, les feux rouges. J'y suis quand même allée. J'ai été très fière de moi de ne pas rester avec celui d'avant, malgré tout l'amour, la passion qu'ils pouvaient avoir entre nous. Forcément, je ne sais pas si tu as pu constater ça aussi, mais quand on a des hommes qui ne sont pas très sains, il y a un peu d'amour, de passion. Moi, j'ai vécu ça. Ça m'appartient. Et après, ensuite, j'ai connu Régis, c'était Alain Moursin. D'ailleurs, le pauvre, je me souviens, les deux premières années, il a passé à me rassurer, un peu à me dire, non, mais c'est OK. Enfin, tout était simple, tout était facile. Et c'est là où je me suis dit que c'était le bon, parce que tout était facile, tout était simple. On vivait ensemble. Et en plus de ça, je pouvais être entièrement moi-même. Et je pense que c'est un des choix de vie qui est le plus important, parce qu'après, vraiment, tout le long de notre vie, ils sont là, enfin, moi, ils me soutiennent, ils me portent même des fois. Et c'est pour ça que c'est un peu... Gris foncé, 7 ans. Ça fait bien, je pense, 7 ans qu'on est un peu... C'est dur de dire ça. Mais on s'est un peu les deux, on est des très bons parents. On est très bons. Un couple parental très bon. On est un très mauvais couple. Et c'est une constatation que je fais aujourd'hui. Il y a toute transparence pour toi, peut-être que ça te parle aussi. Je sais ce qu'on doit mettre en place. C'est juste que j'avais envie de te partager ça. Et te dire que... Peut-être que... Voilà, pour te dire juste ça. Je pense que ça suffit. C'est assez long comme épisode, non ? Et puis, je voulais juste dire qu'on faisait que nos choix de mari sont les plus importants. Et que c'est OK aussi si pendant ta vie, tu te dis... En fait, j'ai choisi mon homme dans un moment de vie où je n'étais pas alignée avec qui j'étais. Je ne suis pas la même. Et puis que ça change. Je ne dis pas qu'il faut rester en couple pour rester en couple toute sa vie. Merci. Je pense qu'il y a des couples qui peuvent être très malheureux. Puis du coup, donner aussi un mauvais modèle aux enfants. Je ne suis pas contre le divorce et je ne suis pas contre le fait de rester... Enfin non, je pense que chaque histoire est différente. C'est juste que ça m'appartient ça, dans le sens où moi, je me mets beaucoup de pression pour qu'on n'en arrive pas. Parce que j'ai vécu un divorce et je sais que ce n'est pas facile, ça laisse des traces. Et ça m'émeut toujours quand j'en parle, la preuve encore maintenant. Alors que j'ai 44 ans et que j'ai travaillé dessus. Donc voilà. Bon, je vais laisser passer cette émotion et on va terminer sur une note caféinée. Je te souhaite une belle journée. Merci de ton écoute et on se retrouve le 5 avril pour Karine. Je l'ai déjà dit l'autre fois, mais peut-être entre deux parce que tout le monde le fait. Comme j'ai discuté avec une amie qui a réagi à mon premier podcast, elle m'a dit, Aline, retrouve la joie de créer. Ça me met beaucoup en joie. Ça me met en joie. ça me met beaucoup en joie je vais le laisser comme ça d'enrichir ses vocaux et d'être dans la spontanéité de retrouver cette part là parfaitement imparfaite et ce qu'elle m'a dit aussi que j'ai laissé tomber en route donc advienne que pourra belle journée à toi moi je file boire mon café de la journée et je me mets derrière mon écran je t'embrasse