Speaker #0Bienvenue sur ce nouvel épisode de Zone de Pouvoir et aujourd'hui je vais explorer un sujet qui moi me parle depuis toujours et que j'aborde très souvent d'ailleurs avec les personnes que j'accompagne, c'est l'échec. Alors je suis un amoureux inconditionnel en fait de ce sujet et j'aime particulièrement d'ailleurs l'aborder à travers un livre. Je vais commencer par faire un petit peu finalement de publicité pour ceux qui ont envie d'investir 7 ou 8 euros pour vraiment se plonger dans ce sujet du jour. Ce sont les vertus de l'échec. C'est un livre que... qui a écrit Charles Pépin. C'est assez intéressant, c'est une vraie... Finalement, c'est assez biblique, puisqu'on peut, dans ce livre, découvrir des aspects, des points de vue, des approches différentes de l'échec pour des personnes qui, à un moment donné, ont réussi dans leur vie et qui sont passées justement par ces phases d'échec et qui ont permis de grandir, d'apprendre et d'évoluer. Alors, justement, dans mon travail au quotidien avec les dirigeants, les chefs d'entreprise que je peux accompagner, c'est un sujet qui est fort, puisque je crois que c'est... quelque chose qui amène une des premières peurs, puisqu'on met en jeu directement finalement notre égo et à la fois notre compétence, notre capacité, notre estime, la valeur qu'on peut représenter sur le fait de réussir quelque chose que j'ai prévu de réussir. Et l'échec, eh bien c'est quelque chose qui va prendre une dimension particulière et ça dépend directement de la perception, du jugement que je vais avoir de ce qu'on pourrait appeler l'échec. Alors moi j'ai tendance à tout de suite extrapoler finalement ce terme avec... Par exemple, un navire qui a échoué, on peut se dire qu'un navire qui échoue, c'est un navire qui coule finalement, ou en tout cas qui ne va plus pouvoir reprendre la mer. Et à ce moment-là, effectivement, c'est une fin en soi. L'échec devient l'ultime destination. Alors que dans la vie en général, on a tendance à avoir peur d'échouer, alors même que finalement, ce serait un essai qui n'aurait pas abouti au résultat escompté. Et c'est là où c'est intéressant, justement, dans le sujet que je vais aborder aujourd'hui, c'est qu'on arrive à avoir une forme de déception, finalement, en ayant une attente. par rapport à un projet, en général dans la vie, mais dans le monde de l'entrepreneuriat particulièrement, où je vais investir, où je vais effectivement me « mouiller » auprès de mes proches, auprès des différents acteurs qui vont participer à mon projet, sur le fait que je vais réussir ce que j'entreprends. Et en route, finalement, au départ, notre motivation, elle va être fondée autour du fait qu'on va réussir et qu'on va mettre toute l'énergie et tous les moyens nécessaires pour arriver à ce résultat. Et on va pouvoir parfois juste oublier que l'échec fait partie... parfois, de la réussite. Alors, j'en fais pas l'apologie, je dis pas qu'il faut absolument échouer pour réussir, mais la plupart des gens qui ont réussi aujourd'hui les plus grandes réussites de ce monde, finalement, sont passés par ces phases d'échecs. Et on va pas citer les noms comme Edison ou comme Dyson ou comme beaucoup d'autres entrepreneurs ou même sportifs de haut niveau qui ont dû, dans leur vie, essuyer justement ces échecs pour rebondir, pour aller chercher en soi, finalement, les ressources nécessaires pour mobiliser d'autres moyens, pour mobiliser d'autres forces. qu'elles soient physiques, mentales ou matérielles, peu importe, pour arriver enfin au meilleur résultat. Donc, vous savez, quand on dit que l'échec fait partie de la réussite, oui, effectivement, l'échec en soi n'est pas une fin qui empêcherait d'arriver à une réussite. C'est plus dans ce sens-là que j'aimerais l'aborder, puisqu'il y a certainement des gens qui ont réussi sans échouer, et tant mieux. Mais si on repart vraiment, je dirais, à la genèse de ce qu'est un échec, c'est-à-dire une non-réussite quelque part, rien que ce terme, rien que cette vision, rien que cette... Cette position, je dirais, aggrave, entre guillemets, une situation qui est juste peut-être une étape. Et si on veut se rappeler, j'ai déjà évoqué dans d'autres podcasts, combien de fois, effectivement, on est tombé avant de savoir marcher, combien de fois on a essayé certaines choses avant de les réussir, en général, que ce soit à l'école, que ce soit dans le sport, ou que ce soit dans n'importe quelle chose nouvelle, finalement, que je vais entreprendre, j'ai ce risque-là. Et ce risque, en soi, arriverait presque à, des fois, nous empêcher de passer à l'acte. La peur de l'échec. cette projection dans le futur de... Quelque chose qui n'existe pas encore, finalement, qui serait là pour nous protéger de quelque chose qui nous a déjà fait mal dans le passé, encore une fois, ce qu'on appelle la peur, que notre mental, finalement, fabrique pour nous protéger, pour protéger notre égo. Et c'est bien là la dimension importante de l'échec. Elle vient directement titiller, elle vient directement, en fait, toucher, bousculer notre égo. C'est-à-dire ma valeur, ce que je suis, ce que je représente, à travers, effectivement... ce que je suis dans ce monde-là, à travers mes compétences, à travers ma force, celle que je veux afficher effectivement quand j'entreprends quelque chose, mais qui parfois peut être juste entachée à certains moments par ces phases qui ne réussissent pas, ces essais qui n'ont pas abouti à part à des nouvelles connaissances, à des nouvelles compétences, à des nouvelles réactions. Et c'est là où l'échec vient souvent croiser le chemin aussi de la résilience, du stoïcisme, pour justement en faire cet échec. une phase de nouvel apprentissage, une nouvelle marche quelque part vers une nouvelle réussite et non pas une fin en soi. La résilience justement, si on en parle par rapport à l'échec, c'est ne pas avoir peur de quelque chose qui de toute façon sera surmonté. C'est-à-dire que là où... parfois dans notre vie, on s'est senti totalement abattu, perdu, même où on a eu l'impression d'être totalement figé quelque part sur une défaite, des choses qui nous ont fait souffrir ou qui nous ont amené à penser qu'on ne s'en sentirait pas. Eh bien, force en est que vous êtes là aujourd'hui et que je suis là aussi. Donc finalement, ces phases jugées comme négatives à un moment donné, comme très douloureuses, voire amenant beaucoup de souffrance, non seulement les a traversées, mais elles nous ont permis d'être plus forts. Et c'est vrai que, justement, pour citer Nisht par exemple, ce qui ne... ne tue pas, nous rend plus fort. Justement, on passe par des choses qui n'étaient pas prévues, en tout cas, qui ne se sont pas passées comme prévues et qui nous ont amené justement à nous renforcer, qui nous ont amené à passer ces étapes et à trouver les moyens et les ressources pour devenir encore plus fort. Et puis, juste en face, justement, de ces situations qui n'ont pas fonctionné, il y a eu une suite. Il y a eu des nouvelles opportunités parce qu'on les a acceptées à un moment donné. Et ça nous a permis justement, peut-être plus fort, plus éclairé, plus aguerri, d'arriver à d'autres termes de réussite qu'on aurait. Peut-être jamais connu, justement, si on n'était pas passé par ces phases d'échec. C'est là où c'est important d'apprivoiser, quelque part, cet échec. Peut-être même d'apprendre à aimer le risque d'échouer. Alors, ça irait loin, aujourd'hui, j'irais loin en vous disant, aimer l'échec. On ne va pas aimer, effectivement, de se faire mal. On ne va pas, en fait, ça serait presque du masochisme que d'aimer se faire mal. On ne va pas chercher l'échec. Mais ce qui est sûr et certain, c'est qu'en acceptant qu'il puisse y avoir sur notre chemin, de nos objectifs, justement, une forme d'échec à certains moments, et d'anticiper que ça se passera peut-être pas exactement comme c'était prévu. Mais ce qui est sûr et certain, c'est quand on a un objectif et qu'on s'y tient, et qu'on se prépare à avoir des difficultés plutôt que de se dire que finalement ça va arriver tout seul, on va aborder différemment le chemin. La peur de l'échec, finalement, ne serait qu'un système de protection de l'ego. J'ai peur d'échouer. Oui, pourquoi pas, j'ai peur de réussir aussi. On pourrait même quasiment mettre ces deux axes sur la même balance, et se dire, ok, j'ai peur d'échouer ou de réussir. Puisqu'en allant chercher la réussite, je risque d'échouer. Donc finalement, c'est là où je risque de me protéger, que je vais protéger justement mon égo, ma valeur. Ce que je peux annoncer aux autres finalement dans ce monde-là, parce que l'échec finalement, c'est un sujet qui est très collectif. C'est par rapport aux autres, puisque si j'étais tout seul effectivement, est-ce que j'aurais peur d'échouer ? Si je prends une décision juste entre moi et moi, que je ne l'ai dit à personne, est-ce que j'ai cette peur d'échouer avec moi ? Non, puisque je ne m'expose pas quelque part à mettre mon égo sur la place. avec des choses que j'aurais pu dire, avancer, sur lesquelles j'aurais pu effectivement me trouver dans une position à devoir réussir. L'échec, finalement, ne me ferait pas peur si je n'avais pas d'engagement. Donc, on est vraiment dans un système, comme je disais, collectif. Et si on revient juste à ce qui est important pour soi, et si justement, on revient à assumer qu'effectivement, à un moment donné, il y a certaines conditions dans un certain environnement, avec certaines compétences, avec une certaine énergie aussi, qui me permettent d'arriver à un certain résultat. Et c'est là où le résultat... résultat est quelque chose qui vient pressuriser, qui vient mettre la pression sur ce que je suis en train de faire. Et finalement, j'ai peut-être même oublié ce que je suis en train de faire, de peur de ne pas atteindre ce résultat. Et c'est vrai qu'on est bercé dans notre société, à partir de l'école d'ailleurs, à avoir des résultats positifs, des notes qui soient au-dessus de la moyenne. Mais on n'est pas préparé justement à accepter l'échec. Et c'est bien là où c'est un travail d'adulte aujourd'hui, puisqu'on ne l'apprend pas effectivement au niveau de l'éducation scolaire. Ce n'est pas forcément des choses que... Les parents vont faire de façon habile, à moins qu'ils soient effectivement assez ouverts. Mais ça demande effectivement, encore une fois, une forme d'intelligence émotionnelle pour se préparer, pour accepter qu'il y aura des échecs, pour arriver, encore une fois, à des résultats de mieux en mieux, de plus en plus forts, de plus en plus performants, en passant justement par l'exercice. Et c'est là où, malheureusement, où la note, où la notation en général, va apporter à un moment donné une cassure. dans le projet qui serait à un moment donné de réussir. On va être puni, en quelque sorte, par une note ou par un résultat, que ce soit en chiffre d'affaires ou que ce soit effectivement une notation par rapport à la qualité, enfin peu importe. On va être puni en chemin et c'est là où on doit être prêt à accepter que tout ne se passe pas exactement comme prévu dans le timing, par exemple. C'est-à-dire que dans un objectif, aujourd'hui, on doit fixer à la fois un résultat, mais dans un timing donné avec des moyens qui vont nous permettre de l'atteindre. Et à quel moment, justement, on intègre qu'il puisse y avoir un échec ? Par exemple, en psychothérapie, il y a effectivement ce stade où on commence à travailler sur soi. On appelle ça la détermination. Ça vient après, justement, la notion de contemplation et de pré-contemplation, où on a un problème à régler. Et une fois qu'on est terminé, on attaque. Et c'est là que, dans ce cycle, en fait, on intègre directement qu'une fois qu'on est passé dans des actions, effectivement, de reprogrammation, en psychologie, de reframing, il puisse y avoir, à un moment donné, des résurgences, en fait, ce qu'on appelle... Des rechutes, tout simplement. Et on va dire, par exemple, en TCC, dans ma spécialité, en thérapie cognitive et comportementale, on va parler jusqu'à sept rechutes. Et une rechute, qui serait une forme d'échec, finalement... ne nous ramène pas au point zéro, ne nous ramène pas au point où j'ai commencé à travailler sur moi. Non, il me ramène juste parfois à un pas en arrière qui me permet de voir ce que je n'ai pas fait encore d'assez bien ou en tout cas que je pourrais faire différemment pour passer au step suivant. C'est quelque chose que j'aime aborder de cette façon-là. Il y a une phrase qui est assez connue, notamment concernant M. Edison, qui est un grand inventeur, notamment par rapport aux travaux qu'il a fait sur l'électricité et à l'ampoule, à l'incondescence, où il y a un collègue un jour qui vient à lui, qui se présente à lui. alors qu'il a déjà échoué des centaines de fois, et qui lui dit, mais comment tu fais, en fait, pour continuer ? Comment tu fais pour accepter, finalement, que ça ne marche pas ? Comment tu fais pour accepter l'échec ? Et Edison, à ce moment-là, se retourne et dit, en fait, moi, j'ai juste fait, en fait, des tentatives, aujourd'hui, des essais qui n'ont pas fonctionné, et qui amèneront, justement, très certainement, la prochaine fois, à quelque chose qui marchera. Et cette philosophie, elle est importante. Donc, tester, essayer, arriver, à un moment donné, à vous positionner sur un chemin, sur une voie, Juste. vous pose dans une situation à vous dire j'avance et quoi qu'il arrive, j'arriverai à avancer. Est-ce que c'est si grave que ça de ne pas réussir du premier coup ? Est-ce que c'est si grave que ça que certaines autres personnes finalement puissent être déçues, ça leur appartient, que vous n'ayez pas réussi comme vous l'aviez dit ? Est-ce que c'est si grave que ça ? Qu'est-ce qui est grave à ce moment-là ? Quelle est cette notion de fatalité qui pourrait venir entrer en jeu, qui pourrait dire que vous avez mal fait ? Non ! Vous avez fait d'une certaine façon. Qui cette fois-ci n'a pas amené... au bon résultat, en tout cas au résultat qui était souhaité, mais qui vous apprend encore une fois que vous allez faire différemment, qu'il faut faire différemment pour atteindre un autre résultat. Et petit à petit, en fait, on ratifie, on élimine tout ce qui ne fonctionne pas. Et en avançant de plus en plus, justement, à travers ces échecs, eh bien, on arrive à savoir ce qui fonctionne. Et un jour, ça fonctionne. Soyez persévérant, soyez déterminé, soyez dans cette notion de « en tout cas, moi, j'ai essayé » . En tout cas, moi, j'ai essayé. Il y a combien de personnes autour de vous qui seraient peut-être capables de vous juger parce que vous n'avez pas réussi ce que vous aviez annoncé, qui elles-mêmes n'ont pas essayé, n'ont jamais essayé. Présentez-moi quelqu'un qui a réussi, qui n'a pas essayé. Présentez-moi quelqu'un qui a gagné au loto sans avoir gratté un ticket de grattage. Et combien de personnes gagnent du premier coup ? Alors, ça peut arriver, il y a le facteur chance, évidemment. Comme je disais tout à l'heure, il peut y avoir des réussites, effectivement, sans échec, puisqu'il y a peut-être aussi la chance du débutant, peut-être. On peut l'appeler comme ça, même si moi, j'y crois pas vraiment. Mais en attendant, ces personnes-là, dont le jugement vous fait si peur, qu'est-ce qu'elles ont essayé ? Qu'est-ce qu'elles ont réussi ? Et surtout, est-ce que vous savez réellement ce qu'elles ont réellement échoué dans leur vie ? Et je crois qu'il n'y a rien de pire que de ne pas essayer. Je crois que le plus grand échec, justement, c'est de ne pas avoir essayé. Parce qu'on ne peut pas reprocher à quelqu'un d'avoir mis l'énergie, d'y avoir cru, d'avoir tenté des choses et de ne pas y être arrivé la première fois. On ne peut pas le reprocher, ça. D'ailleurs, à qui vous le reprocheriez ? À vos proches, à vos enfants ? dire à quelqu'un qu'il a été mauvais parce qu'il a essayé, parce qu'il y a cru ? Je ne crois pas. Comment voulez-vous qu'on le reproche à vous ? Mais c'est là où il y a ce conflit intérieur quelque part entre soi et soi, justement dans notre système de protection de l'ego. Nous sommes les premiers finalement à nous en vouloir de ne pas avoir réussi. Nous sommes les premiers finalement à exiger quelque chose qui est une projection, qui est un objectif, qui est comme un business plan posé sur le papier, mais qui ne prévoit pas en fait tout ce qui peut se passer. Vous regardez combien d'entrepreneurs, malheureusement... ont connu des fermetures, des liquidations ou en tout cas des grosses difficultés avec le Covid. Qui a choisi le Covid ? Mais en attendant, il y a aussi toutes ces personnes qui se sont relevées. Il y a celles qui ont mis un genou à terre puis qui ont posé le deuxième en se disant « je n'irai pas plus loin » . Il y a toutes celles qui ont dit « effectivement, ça n'a pas fonctionné, je vais essayer différemment » . Et je crois que, justement, j'aime cette notion de poser un genou à terre et en profiter pour ramasser quelque chose. Ça serait ma vision à moi de l'échec. Ça serait ma vision à moi de quelque chose, finalement, qui est encore une fois enrichissant. Puisque... Toutes les belles choses arrivent facilement et puisque c'est facile de dire que j'ai réussi sans faire exprès, on se rappelle juste que tout notre parcours et le parcours de tout un chacun finalement a été parsemé justement d'échecs, de situations plus compliquées que d'autres, de situations qui n'étaient pas prévues, qui n'ont pas amené directement à ce qu'on voulait mais qui nous ont fait passer des fois par des couloirs ou d'autres chemins un peu plus escarpés. Mais c'est encore une fois une question de culture aussi. Et depuis à nuit des temps, On parle de l'échec en philosophie et en psychologie en général, mais depuis un demi-temps, depuis que l'homme existe, il y a cette frustration à ne pas arriver, à ne pas réussir, quelque chose qui est censé être notre devoir, qui est censé finalement être une mission, celle qu'en fait on accepte et puis celle qu'on doit effectivement rendre. Mais dans une culture un peu différente, j'en parle assez souvent dans les comparaisons entre notre culture européenne et la culture par exemple qu'on peut avoir en Amérique du Nord, soit aux États-Unis ou au Canada, Et notamment dans le monde de l'entrepreneuriat, c'est valorisant là-bas, par exemple, d'avoir quelqu'un. Qui a connu l'échec ? Parce que cette personne-là, justement, on a reconnu qu'elle était capable de nous apporter exactement les conseils qu'il faut appliquer pour ne pas échouer. Et c'est vrai que dans notre culture à nous, qui est plus effectivement européenne, on va avoir tendance à montrer du bout du doigt. Et c'est un petit peu, je dirais, un jeu de vilain masque. C'est-à-dire qu'on va montrer l'autre qui a échoué sans justement se rappeler que soit on a pu échouer aussi. Et c'est un peu dommage parce qu'encore une fois, on parle d'égo, on parle d'une fierté mal placée qu'on peut retrouver parfois chez certains dirigeants, chez certains entrepreneurs. qui voudraient pouvoir dire « moi j'ai jamais échoué, j'ai tout réussi, je suis le plus fort » . Mais rappelez-vous une chose les amis, les gens les plus forts dans ce monde-là, que ce soit les champions du monde, les grandes personnalités, les grands entrepreneurs, ce sont des gens non seulement qui ont échoué, mais qui se sont fait accompagner, justement pour éviter d'échouer encore. Et ils se sont fait accompagner par des gens qui avaient l'expérience, une toute autre expérience finalement, mais qui leur apportaient un autre point de vue, justement un autre angle de vue, par rapport aux situations. Qu'ils voient, eux, d'un angle assez obtus, finalement, puisque lorsqu'on a un projet, vous savez, on est tous pareils. On a un projet, on se met bille en tête, en fait, pour arriver à ce projet-là. Et très souvent, c'est un petit peu comme le cheval avec ses œillères. On fonce vers l'objectif et on ne s'imagine pas une seconde qu'il pourrait y avoir des embûches. Eh bien, lorsqu'on se fait accompagner, je dirais que le gros avantage, c'est qu'on a quelqu'un qui a un autre point de vue, déjà, qui n'a pas la même pression, qui n'a pas la même expérience, alors qu'il n'a pas les mêmes compétences, justement, et qui apporte un autre angle qui permet, justement, d'ouvrir ses œillères et dire, OK. Je continue sur mon chemin, mais je mets quelqu'un à côté de moi qui me permettra, à un moment donné, de penser différemment, qui me dira peut-être, attention, là, il y a ce risque-là. Bien évidemment, la personne, vu qu'elle ne l'a pas encore connu, ce risque-là, c'est que le cerveau, de toute façon, il enregistre ce qu'il connaît. Oui, il enregistre, entre guillemets, ce qu'on lui a appris. Mais si vous ne connaissez pas et qu'il n'y a pas d'autres sources d'apprentissage, vous allez effectivement aller sur le chemin que certains autres ont déjà arboré. Et ce sont... entre guillemets, tromper, planter, peu importe comment on veut l'appeler, et vous allez reproduire l'erreur. Donc d'où l'importance aussi de notre entourage qui peut effectivement nous accompagner sur un chemin, en nous montrant, l'attention il y a un trou, l'attention il y a un mur, l'attention c'est chaud. Bref, ce qu'on fait avec un enfant par exemple, on le guide. L'enfant lui, il n'a pas cette notion d'échec. C'est qu'il n'est pas encore dans son âge de conscience, donc finalement pour lui, tomber, on m'a dit qu'il fallait marcher, donc je vais marcher. Et je ne vais pas m'attarder en fait sur ce que je n'ai pas réussi à faire. Je vais juste recommencer, et recommencer, et recommencer. C'est pour ça que... Je l'ai déjà dit, mais un enfant va tomber 3000 fois en moyenne avant de savoir réellement marcher. Parce qu'il a reproduit des gestes, au fur et à mesure, il a répété. Et c'est comme ça que l'apprentissage, finalement, est ancré au niveau de notre cerveau, de notre système. C'est par la répétition. Mais cette répétition-là, la seule façon d'éviter de répéter beaucoup pour apprendre, c'est justement d'opter pour la solution, le plan B qui est, eh bien, en fait, je vais prendre quelqu'un avec moi qui va me driver. C'est l'exemple, par exemple. d'un golfeur professionnel avec son caddie. Le caddie du golfeur, c'est souvent des anciens golfeurs, en tout cas des gens qui connaissent le sport, mais qui permet au golfeur, lorsqu'il est sous pression, lorsqu'il est sur son parcours, et qu'il doit choisir les bons coups, les bons fers ou les bons bois, peu importe, pour arriver au meilleur résultat, c'est son caddie qui va effectivement le conseiller à un moment donné. Puisque sous pression, on n'est plus capable de prendre les bonnes décisions. Et c'est comme ça. Tout le monde est logé à la même enseigne. Alors ça se travaille. Bien évidemment, en préparation mentale, on travaille cette notion de concentration face justement à la pression. Mais le fait d'avoir son caddie, en fait, le golfeur, il est beaucoup plus relax. Il sait que le caddie va lui dire à un moment donné, attention, il y a plus de vent que tout à l'heure. Peut-être pas le faire 6, il faut que tu prennes là, peut-être prendre le faire 5. Et à ce moment-là, en fait, le golfeur va déléguer quelque part une partie de sa compétence, en tout cas sous pression, à une personne qui va anticiper les erreurs parce que lui, il est lucide. Donc tout ça pour dire que finalement, il peut toujours y avoir des embûches, il peut toujours y avoir des échecs. Mais si vous n'essayez pas, et que vous n'êtes pas suffisamment préparé, et pas suffisamment accompagné, correctement accompagné, effectivement, vous allez faire des erreurs que vous pourrez appeler des échecs. Et peut-être que ça vous entraînera à un moment donné même à un manque de confiance en vous, une perte d'estime. Puisque, comme je disais, en fait, notre cognition, elle s'ancre avec des répétitions. Nos apprentissages se font avec des répétitions, des validations. Au contraire, malheureusement, des freins, des blocages qui se créent, parce qu'à force de répéter des actes qui ne fonctionnent pas, eh bien, soit je vais me démotiver, soit je vais ancrer en moi une sorte de vérité que je ne peux pas y arriver. Donc finalement, je vais créer aussi ma réalité à travers ce mindset qui va amener à penser que de toute façon, je ne suis pas capable, et donc produire des échecs, et puis même arriver à valider une sorte de vérité. Ah ben, je le savais. Je savais que je n'étais pas capable. Je savais que ça n'allait pas marcher. Donc, tout ça, ça se travaille à la fois en amont, et puis à force de répétition, et puis la résilience, le stoïcisme. Je dirais, comme je disais tout à l'heure, ça se croise effectivement avec ce sujet qui est l'échec aujourd'hui. lorsque je suis suffisamment résilient pour dire c'est comme ça, quoi qu'il arrive, je n'abandonne pas, je continue, mon objectif c'était ça, donc je continue mais je vais faire différemment. Parce qu'il faut avoir cette forme d'intelligence aussi. Soyons clairs, si je répète à chaque fois la même recette, j'aurai toujours le même résultat. C'est suicidaire, et là je ne vais pas citer Einstein, c'est suicidaire de penser qu'on puisse avoir un résultat différent en répétant la même opération. Ce n'est pas possible. Donc l'idée d'être résilient, c'est se dire Ok, c'est comme ça, ça ne fonctionne pas. Comme ça, de cette façon-là, donc je vais faire différemment. Donc soyez dans cette détermination, soyez effectivement dans ce lâcher prise, quelque part, à accepter. Et soyez aussi dans cette notion, dans cette philosophie de « j'ai fait de mon mieux » . Alors pour ça, il faut que ça soit vrai. Il faut effectivement avoir fait de son mieux. Mais pour ceux qui ne connaissent pas et ceux qui vont investir dans un deuxième bouquin aujourd'hui, ce sont les quatre accords Toltec. Et un des plus grands principes, le quatrième accord, qui vient quelque part illuminer un petit peu les trois premiers, c'est toujours faire de son mieux. Quand je sais que j'ai toujours fait de mon mieux, quand je sais que j'ai donné de mon mieux, quel que soit l'avis, le reproche, les opinions, peu importe que je pourrais recevoir de mon environnement, je peux répondre « j'ai fait de mon mieux » . Je vais refaire différemment, qui sera encore un nouveau mieux quelque part, mais je vais rebondir en apprenant de ce qui n'a pas fonctionné, pour arriver demain à toujours faire de mon mieux et arriver au résultat que je vise depuis le départ. Je dois avoir cette ligne. Essayez de visualiser, essayez de fermer vos yeux et de visualiser à un moment donné là où vous voulez arriver. Et tout ce qu'il y a entre là maintenant et là où vous voulez y arriver, ce sera tout simplement en fait une suite d'événements en ayant fait de votre mieux, mais qui se proposeront à vous de façon, je dirais, logique, peut-être juste, sans que vous n'ayez besoin de contrôler. Vous ne contrôlerez pas le temps, la météo, qu'il fera dans un mois. Vous ne contrôlerez pas l'humeur des personnes avec qui vous allez travailler demain. Vous ne contrôlerez pas en fait le fait que votre voiture puisse tomber en panne alors que vous aviez un rendez-vous très important. Bref. Il y a des choses qui s'anticipent au niveau de votre état d'être, au niveau de votre état d'esprit, mais certainement pas au niveau de votre environnement. Donc, l'idée, c'est d'accepter justement que cette ligne, ce n'est pas une grande ligne droite, c'est juste un chemin. Et sur un chemin, comme on pourrait le visualiser lorsqu'on marche dans les bois, dans la nature, par exemple, il y a des choses qui sont tombées avec le vent hier. Il y a des branches sur le chemin, il y a peut-être un animal qui peut traverser, un trou qui s'est formé avec les dernières pluies qui ont été assez fortes. Bref, peu importe. Je ne pensais pas que c'était comme ça, c'était pas prévu comme ça. Si on abandonne, encore une fois, le jugement, c'est pour ça que je parlais de la résilience et du stoïcisme, si j'abandonne le jugement de la réalité, que je fais, effectivement, force de m'adapter à ce qui est exactement, mais encore une fois, tout en gardant mon cap, j'aurai cette force et cette puissance d'adaptation qui me permettra, justement, de braver ce qui peut être représenté comme des obstacles ou jugé, justement, comme un échec. Donc, c'est vraiment une philosophie. Et encore une fois, la peur de l'échec reviendrait au même niveau que la peur de réussir. Puisqu'il n'y aura pas de projet de réussite sans accepter qu'il puisse y avoir un échec. Donc soyez juste au clair avec vous-même. Que voulez-vous exactement ? Qu'est-ce que ce chemin-là va représenter chez vous en termes d'investissement ? Et jusqu'à quel point vous êtes prêt à y aller sans abandonner ? Puisque le pire face à un échec, c'est l'abandon. Trop souvent, en fait, à force d'avoir un échec, de répéter un échec, plusieurs échecs d'ailleurs selon les sujets, le réflexe, je dirais, fatal serait d'abandonner. Et justement, ne pas se poser de questions à savoir comment je pourrais faire différemment, mais se dire à un moment donné, j'entends souvent, que l'échec devient en fait notre échec, c'est-à-dire je deviens moi-même un échec. C'est-à-dire que j'ai échoué, donc je suis nul. Et c'est vrai que cette forme d'auto-sabotage, finalement, encore une fois, crée une autre réalité. Je perds ma valeur, je perds ma confiance en moi. Je perds en fait... de mon leadership. Je perds en tout, puisque si je ressens en moi que je suis un loser, si je ressens en moi que je ne suis pas capable, que je ne suis pas bon, je vais transmettre, en fait, à mon environnement ce message-là, sans même parler, puisqu'on peut parler de communication non-verbale, à travers votre attitude, à travers votre état général, un regard, des mots, quels mots vous utilisez, quels gestes vous allez employer pour, justement, passer des messages, et comment vous allez vous comporter. Tous ces messages-là parlent déjà entre subconscient et subconscient. Et ce que je dis là, ce n'est pas de l'ésotérisme, on parle de psychologie. Vous captez très bien en face de vous si la personne, vous la ressentez plutôt confiante ou pas. Si vous la ressentez justement dans une phase de réussite ou dans une phase, justement, à ne pas réussir. Donc tout ça va générer en fait beaucoup de choses autour de cette notion de protection de l'ego. Mais se protéger de l'échec est la plus grande erreur puisque vous vous amputez de la réussite. Alors si aujourd'hui, tu es dans une phase où tu te sens justement en échec, prends le temps de regarder ce qui se passe vraiment autour de toi. Donc, prends le temps. de regarder ce qui se passe à l'intérieur de toi. Qu'est-ce que tu ressens ? Quelles sont les peurs, finalement, qui ont été réveillées par ce non-aboutissement, par rapport au projet que tu avais, par rapport à la situation que tu aurais souhaitée ? Qu'est-ce que ça vient réveiller en toi ? Pour ne pas trahir de grands secrets en psychologie, ça vient réveiller des blessures. Si un jour, effectivement, on t'a fait comprendre que tu ne serais pas capable, que tu ne serais pas valeureux, que finalement, tu n'étais pas valable, qu'on ne miserait pas sur toi, bref, qu'on ne te ferait pas confiance. Et tu t'es battu, tu as construit des schémas justement pour te protéger de ça. Et très souvent, moi, je vois des chefs d'entreprise qui ont réussi parce que justement, ils ont mobilisé cette force en fait comme une sorte de vengeance pour montrer au monde entier en fait que tout ce qui avait été dit sur eux n'était pas vrai. Eh bien malheureusement, ça devient un super moteur pour lancer une société, pour lancer une activité en général, pour se surpasser, pour découvrir en soi des ressources qu'on ne connaissait pas avant. Oui, mais il y a un moment donné, nos cicatrices encore un petit peu... fragile, ouverte, sensible, lorsqu'il y a des événements, justement, qui viennent frotter notre égo, viennent réveiller la douleur de ces cicatrices-là. Et nous renvoient directement, en fait, à nos schémas antérieurs et à nos vérités, à nos étiquettes. On appelle ça en psychologie, c'est-à-dire, oui, ben voilà, je ne suis pas capable. Mais voilà, ils avaient raison, finalement. Et ça, ça amène une colère en soi qui vient, justement, de nos peurs, qui fait que, justement, on perd la lucidité nécessaire pour rebondir. Donc, regardez en vous ce que ça a réveillé, et faites justement cette... Cette scission entre ce que vous avez pu penser à un moment donné et ce que vous êtes devenu aujourd'hui. Regardez ce que vous avez accompli. Aujourd'hui, c'est trop facile de dire que vous êtes nul, que vous n'arrivez pas à ce que vous voulez, que vous n'êtes pas capable, etc. Bref, vous vous autosabotez. C'est trop facile de le dire en ayant aujourd'hui oublié le chemin parcouru. J'en parlais tout à l'heure du chemin. Regardez tout ce que vous avez parcouru. Regardez tout ce que vous avez traversé. Les peines, les douleurs, les souffrances. Combien de fois vous vous êtes retrouvé seul, dans votre chambre, à pleurer. puisque vous aviez du mal à appartenir à ce monde-là. Regardez le chemin parcouru, cette activité que vous avez créée, cette activité que vous avez développée, les gens que vous avez réussi à drainer autour de vous, à quelque part manager dans votre parcours, à motiver par rapport juste à vos pensées, par rapport à la création de votre esprit. Regardez tout ce que vous avez accompli. Aujourd'hui, rappelez-vous cette notion du genou à terre. Peut-être que vous êtes dans une situation où vous n'avez plus avancé, peut-être que vous êtes dans une situation aujourd'hui où vous vous sentez justement échoué. Mais vous n'êtes pas un bateau qui a échoué sur une côte avec la coque ouverte en deux. Aujourd'hui, vous êtes encore vivant, vous êtes encore dans votre capacité à bouger, à réfléchir. Oui, peut-être c'est difficile, puisqu'effectivement, lorsqu'il y a des peurs, il y a du stress. Et lorsqu'il y a du stress, on perd cette lucidité, on perd cette puissance quelque part en termes de prise de décision. On perd notre leadership, on perd notre bonne humeur, on perd justement cette attitude de leader qui transmet aux autres en fait cette envie de nous faire confiance et de nous aider, de nous accompagner. Oui, ok, c'est ok. Mais il était temps de mettre un stop. Il était temps de mettre un stop. puisque rien aujourd'hui n'est terminé. Rien aujourd'hui est foutu. Il est toujours possible, en fait, de repartir, de faire différemment. Et peut-être que votre concept aujourd'hui ne fonctionne pas. Peut-être que votre vue des choses n'a pas été la bonne. Peut-être, oui. Mais il est encore temps de réviser. De réviser, justement, ce qui est possible d'améliorer, de changer. Et peut-être que ce projet, aujourd'hui, ne vous porte plus. Peut-être. Vous avez le droit de dire, en fait, finalement, ça ne m'intéresse plus, je vais faire autre chose. N'oubliez pas, si vous êtes entrepreneur, que votre métier, ce n'est pas boulanger, charpentier, comptable ou avocat. Non, non, votre métier, c'est entrepreneur. Votre métier, c'est entrepreneur. Et vous l'avez déjà fait. Rappelez-vous qu'un jour, vous êtes parti de zéro, voire, pour ne pas dire en négatif, parce que vous partiez avec des bagages un peu lourds. Vous êtes parti de zéro et que tout ce que vous avez aujourd'hui, c'est vous qui l'avez créé. Alors, vous avez certainement fait le plus dur puisque c'était peut-être la première fois. Peut-être que vous avez déjà échoué et que vous avez réussi à rebondir et que c'est la deuxième fois qui vous fait dire que ce n'est pas fait pour moi. Non, c'est faux. Regardez, penchez-vous un petit peu sur votre vie passée. Non pas pour vous apitoyer, non pas pour vous dire que vous n'êtes pas capable, mais pour dire « Waouh, j'ai quand même fait tout ça. C'est quand même moi qui l'ai fait. Pourquoi je ne serais pas capable d'encore le faire ? » Mais différemment cette fois-ci. Si j'ai réussi à le faire à un moment donné en partant de zéro, je peux le faire en partant de un, comme je vous disais tout à l'heure par rapport aux rechutes. On a déjà fait le plus dur ? On a déjà fait le plus dur en créant quelque chose qui n'existait pas. On a déjà fait le plus dur en recrutant des gens, même si ça ne l'a pas fait, ou en cherchant des clients, même qu'on n'a pas gardé, on a déjà fait le plus dur. Aujourd'hui, demandez-vous ce que vous pourriez faire différemment. Soyez forts justement de cette notion d'échec. Soyez forts aujourd'hui, soyez résilients, et soyez dans cette optique de récupérer en vous vos ressources et de dire « Ok, je l'ai déjà fait, je peux faire différemment » . Oui, ce n'est pas facile. Évidemment, ce n'est pas facile. Puisqu'il y a des gens qui restent coûtés sous leurs échecs. Il y a des gens qui ne rebondissent pas puisqu'ils abandonnent. Et vous savez à quel moment il faut abandonner ? Personne ne le sait. On ne sait jamais en fait à quel moment on est le plus près de notre objectif ou non. Je vais raconter une petite histoire que j'aime beaucoup, qui est tirée d'un autre livre d'ailleurs que j'aime, qui est « Laisse-moi te raconter les chemins de la vie » . Ce sont deux grenouilles qui tombent dans un pot au lait. Elles ne peuvent pas remonter puisque le niveau de lait est trop bas dans ce pot. Et... Une des deux grenouilles, alors qu'elle nage, qu'elle nage, qu'elle nage, en fait, commence à se décourager et dit à sa copine, écoute, moi, j'en peux plus, je suis fatigué, je vais abandonner. Elle dit non, non, continue, continue, si tu abandonnes, on va se noyer. Elle dit ouais, mais là, j'en peux plus, ça fait des heures qu'on nage et j'en peux plus, on n'y arrivera jamais, regarde, on s'en sortira pas. Elle dit mais non, mais non, il faut continuer, tu ne peux pas abandonner, sinon on va mourir. Et là, la deuxième grenouille, effectivement, se laisse couler et va mourir. Et l'autre continue, elle continue. Et au fur et à mesure qu'elle continue à nager, en fait, ses mouvements créent une crème. Et cette crème lui permet à un moment donné de pouvoir monter dessus et de sauter. et de sortir du pot au lait. Pensez à cette image d'abandonner parce qu'on n'a pas le droit d'abandonner. Autant on peut justement dire à quelqu'un qu'on peut lui reprocher, qu'il n'a pas tenté, qu'il n'a pas justement mis toute sa bonne volonté, toutes ses forces alors qu'il pouvait encore. On peut lui reprocher d'abandonner. Quoique si on ne juge pas, on peut aussi saluer quelqu'un qui a abandonné au bon moment. Mais quand est-ce que ça va être fini ? Qu'est-ce qui est vraiment fatal aujourd'hui ? Qu'est-ce que vous n'avez pas surtout encore essayé ? Moi je vous encourage vivement à vous poser et juste à vous demander. Qu'est-ce que je n'ai pas encore essayé ? Quelles sont les choses qui, aujourd'hui, viennent me frapper en me disant « Tu n'es pas capable, ce n'est pas possible » . Et vous savez, pour faire une autre citation, parce que j'aime beaucoup les citations, vous le remarquez, on ne leur avait pas dit que c'était impossible, alors ils l'ont fait. Derrière quoi on doit se cacher, justement, pour encore protéger notre égo ? Est-ce que notre égo est réellement en danger ? Est-ce que c'est une fin en soi ? Moi, le premier, j'ai connu les échecs. J'ai connu le burn-out, j'ai connu l'échec de devoir fermer une société, j'ai connu. Est-ce que pour autant, aujourd'hui, je ne suis pas devenu quelqu'un de compétent ? J'accompagne aujourd'hui des personnes qui ont des grandes sociétés, qui ont des grosses activités, je les accompagne à la fois sur le plan personnel et professionnel, quel que soit leur métier. Est-ce qu'en soi, on doit être puni parce qu'on a essayé et parce qu'on a chuté ? Encore une fois, c'est une question de culture peut-être, mais c'est surtout une question de philosophie. Alors accrochez-vous à ce que vous avez déjà fait de bien, de fort, d'inédit et dites-vous qu'il vous reste tellement, comme pour tout le monde d'ailleurs, à découvrir dans vos compétences, dans peut-être même une nouvelle philosophie qui vous permettra d'aller à un autre point. Et surtout posez-vous la question de ce qui est réellement OK pour vous aujourd'hui. Est-ce que là où vous êtes aujourd'hui, ce que vous faites aujourd'hui avec les gens et qui vous êtes aujourd'hui, c'est réellement qu'est-ce que ce n'est pas ça qui vous conditionne malheureusement à ne pas réussir comme vous voudriez ? Il y a tellement de questions à se poser. Et pour finir, vous feriez quoi si vous n'aviez pas peur ? Je vous remercie d'avoir écouté ce podcast. Et je vous encourage à commenter. Je vous encourage à me suivre et peut-être même à me contacter si vous souhaitez d'autres questions. Il y aura d'autres épisodes, évidemment, sur cette chaîne Zone de pouvoir que j'ai un immense plaisir à animer. Et surtout un grand plaisir à pouvoir justement ensuite communiquer avec ces personnes qui... Manque juste, à un moment donné, d'un autre éclairage pour avancer. A bientôt.