Speaker #0Un jour, Diego a dit « Je m'appelle Maradona et je suis malhonnête » . Explication. Lors d'un match avec Naples contre l'Udinese, Diego, comme un filou, marque le but de la victoire de la main. Là, Zico, autre génie du football qui joue dans l'équipe adverse, va le voir et lui dit « Diego, va avouer à l'arbitre que t'as marqué de la main pour le bien du football, sinon c'est malhonnête » . Le roi des gamins de la rue lui tend la main et lui répond « Excuse-moi, je ne me suis pas présenté » . Diego Armando Maradona, malhonnête. Ainsi parlait Diego Maradona, le roi de la punchline avant l'heure. Maradona, comme je vous l'explique depuis le début de cette saga, joue les matchs les plus décisifs. comme lorsqu'il jouait gamin sur le terrain vague déglingué de Villa Fiorito. Villa Fiorito, c'est le ghetto où il est né. Le football reste un jeu et s'il a réussi à vous rouler pour gagner, il est content, tout simplement. Lorsque le Brésilien Zico, que j'adore également, vient essayer de lui faire l'amorade en lui parlant de malhonnêteté, ça ne marche pas. Pour Diego, le football, c'est la continuité de la rue. C'est pour ça qu'il lui fait comprendre que le terrain, ce n'est pas un salon de thé. Appelez-le comme vous voulez, rebelle, pirate, peu importe. « Diego est comme ça et il ne changera jamais » . C'est aussi pour ça que c'est un match entre lui et Naples. Naples, c'est la ville rebelle par excellence en Italie, pour des raisons que j'ai longuement développées dans les deux premières parties de cette saga. Ça va tellement bien coller qu'il y aura une espèce de relation fusionnelle entre la ville et Diego. Mais supporter une telle relation pour un humain, c'est impossible. Voilà pourquoi en 1989, Maradona va demander un ticket de sortie au dirigeant de Naples. Il adore Naples, et tout va bien sportivement pour lui, mais il étouffe. il n'en peut plus. Le président de Naples lui dit, écoute, si on gagne la Coupe d'Europe, je te laisse partir. Donc en mai 89, Maradona offre le premier et seul titre européen à ce jour au Napoli. De son côté, en France, Marseille vient de remporter le doublé Coupe Championnat et s'apprête à disputer la Ligue des Champions, donc Bernard Tapie a beaucoup d'ambition. Lorsqu'il apprend que Maradona souhaite changer d'air, il prend contact et ça avance très vite. Il y a plusieurs rencontres qui sont organisées et on est dans le concret. Maradona est super motivé. Il demande une villa magnifique avec palmier dans un endroit très précis. Tapie double son salaire. Tout est accepté. On est sur le transfert du siècle et c'est un vrai projet sportif. Pas un coup de fric ou une arrivée par dépit. Lors d'une rencontre secrète à Milan, Tapie développe son projet à Diego. Et il fait de grands gestes avec la main. Vous connaissez Bernard Tapie. Et là, Maradona remarque la montre en or de Tapie et lui dit, tu as une belle montre. Tout de suite. le président de l'OM défie le bracelet et il l'offre à Diego. Quand je vous dis que Tapie était prêt à tout, c'est vrai. D'après Tapie, il y a même un accord écrit avec la signature du joueur et du président de Naples. On se dirige vers une histoire incroyable où le nouveau numéro 10 de Marseille va s'appeler Maradona, le plus grand joueur de la planète. Un journaliste du quotidien L'Équipe, qui suit de près les négociations, constate que c'est quasiment fait et le lendemain, le journal bombarde à la une le titre suivant. Maradona à Marseille. Au début, il y avait un point d'interrogation, mais l'équipe... le retire au dernier moment alors que ce n'est pas encore officiel. À Naples, c'est un véritable séisme. L'affaire étant désormais connue de tous, Maradona évoque même son futur départ lors d'une interview à la télévision en Argentine.
Speaker #0Malheureusement, le transfert n'aura jamais lieu et, d'après certains acteurs de cette histoire, le fausse coupe de l'équipe y est pour beaucoup. Ces négociations devaient rester secrètes jusqu'au bout parce qu'au moment même où l'éventualité d'un départ de Diego était connue, les portes se refermeraient aussitôt. Impossible pour la ville, impossible pour les typhosis de laisser partir comme un simple joueur transféré dans un autre club. On a souvent parlé également de la forte pression exercée par la Camorra sur le président. de Naples, mais encore une fois, lorsqu'il s'agit de la mafia, on n'a pas de preuves concrètes. C'est une possibilité qu'il ne faut pas négliger, mais on sait qu'on a tendance à sortir la camora à toutes les sauces dès lors qu'on parle de Naples et de Maradona. Donc, je pense qu'il faut rester prudent sur ce volet. Et puis, j'ai envie de vous dire que pour retenir Maradona à Naples, la simple pression populaire était déjà très forte. Maradona est adoré, célébré, vénéré, mais il se sent prisonnier. Premier couac donc entre Maradona et Naples, mais ce n'est pas fini puisqu'il va y avoir ensuite l'incident de la Coupe du Monde 1990 qui a lieu en Italie. Maradona, qui vient d'offrir un second scudetto au Napoli, emmène une fois de plus l'Argentine dans le dernier carré. Pour la demi-finale, hasard ou pas de la compétition, l'Argentine affronte la Squadra Azzurra. Et comme si ça ne suffisait pas, le match a lieu à Naples, au stade San Paolo, le temple de Diego. Avant ce choc explosif, Maradona prend la parole publiquement. Ouvrez les guillemets. Amis Napolitains, pendant 364 jours par an, vous êtes considérés comme des étrangers dans votre propre pays. Aujourd'hui, vous devez faire ce qu'ils veulent que vous fassiez en supportant l'équipe d'Italie. A l'inverse, moi, je suis Napolitain pendant 365 jours par an. Du pur Maradona dans le texte. Et le pire, c'est qu'il va vraiment diviser les Napolitains, puisque le stade supporte globalement l'Italie, mignon aucune hostilité envers l'Argentine, les tifousies ne peuvent pas s'empêcher de s'émerveiller à chaque dribble du roi Diego. Le problème, c'est que l'Argentine va éliminer l'Italie au tir au but et ça, les Italiens, y compris les Napolitains, vont l'avoir en travers de la gorge. Les images de la finale qui va suivre font désormais partie de l'histoire. Pendant l'hymne argentin, le stade de Rome siffle copieusement et les caméras s'attardent sur le visage de Diego, hochant la tête de rage et insultant les spectateurs italiens. L'Argentine s'incline un but à zéro grâce à un pénalty discutable et pendant longtemps, Diego affirmera que la FIFA tenait absolument à faire perdre l'Argentine. Il faut rappeler que Maradona s'est constamment opposé à la FIFA durant sa carrière. Il a toujours critiqué la gestion des dirigeants et qui, selon lui, privilégie l'argent au détriment des footballeurs. Et il a également dénoncé la corruption qui règne au sein de l'instance. Il a également accusé à plusieurs reprises le président de l'époque, qui s'appelle Avelanche. C'est un Brésilien. de favoriser la CDSAO et de vouloir casser l'Argentine. Lorsque Maradona reprend la saison avec Naples, il est abattu car il a perdu la Coupe du Monde dans les conditions que je viens de lui écrire. Mais en Italie, il va se retrouver en terre hostile et ceci est dû au moins en partie à cause de l'élimination de la Squadra Azzurra. Là, Diego va avoir droit à un acharnement sans précédent qui va précipiter sa chute de manière impressionnante. Tout ce qu'on tolérait, tout ce qu'on cachait de Diego va être révélé au grand jour et bien plus encore, puisque la justice italienne va carrément inventer de fausses accusations, comme je vais vous l'expliquer dans un instant. En trois mois, ils vont tout simplement terminer Diego Maradona. Janvier 91, il est mis sur écoute pour prouver ses liens avec la Camorra. En réalité, il a des liens avec la Camorra parce qu'ils lui fournissent de la cocaïne. Février 91, le fisc italien lui réclame une somme astronomique qui atteindra quasiment... 40 millions pour une sombre histoire de droits à l'image. Maradona sera innocenté à titre posthume par la Cour de Cassation italienne, 4 ans après sa mort. Mars 91, Maradona est soumis à un contrôle antidopage qui se révèle positif à la cocaïne. Il écope de 15 mois de suspension et sera quelques mois plus tard condamné à 14 mois de prison avec sursis pour trafic et possession. Quelques jours après cette suspension, Maradona quitte clandestinement Naples pour se réfugier en Argentine. Il ne le sait pas encore, mais le meilleur de sa carrière est derrière lui. En Argentine, Diego doit affronter ses démons. Car s'il y a une chose regrettable, mais qui est vraie, c'est que Maradona est accro à la cocaïne. Il reconnaîtra plus tard cette addiction et ses ravages, et quand il en parlait, il disait « ma maladie » . Diego était toxicomane et il a dû combattre ce mal jusqu'à la fin de sa vie. Ce qui est terrible dans cette histoire, et ce qui est particulièrement touchant, tragique, révoltant, c'est qu'à partir du moment où Diego a fauté, au lieu de lui venir en aide, On va l'enfoncer en Italie. Et cet acharnement va même se poursuivre en Argentine, puisque quelques semaines après son retour dans son pays, la police va perquisitionner un appartement où il se trouve et où il est en train de consommer de la cocaïne. Les images de Diego, déboussolé, sortant du bâtiment encadré par des policiers, feront le tour du monde. Côté sportif, après Naples, il fait un passage au FC Séville, puis retour en Argentine avec les Nwell's Old Boys, et enfin retour dans son club de Boca Juniors. Alors forcément, ça reste Maradona, donc il est capable de temps en temps de sortir quelques coups de génie. Mais il y a les addictions, la prise de poids, donc son niveau n'a plus rien à voir avec son prime. En 1994, il fait un effort exceptionnel pour se remettre en forme et disputer la Coupe du Monde aux Etats-Unis avec l'Argentine. Là, on aura droit à un dernier coup de génie avec ce but extraordinaire contre la Grèce. Après ce petit bijou, Diego cherche la caméra et fonce vers elle en hurlant sa détermination comme pour dire Vous avez voulu m'enterrer, mais je suis de retour. Je suis toujours là. Malheureusement, peu après la nouvelle tombe, après un nouveau contrôle antidopage, Maradona est contrôlé positif à l'éphédrine. Alors là encore, il y a débat. C'est un produit dopant, certes, mais qu'on trouve par exemple dans des sirops contre la toux. D'après le staff argentin, Maradona prenait un complément brûleur de graisse qui n'en contenait pas, mais ils ont racheté ce produit aux Etats-Unis sans savoir qu'il y avait de l'éphédrine dedans. Pour Diego, il n'y a aucun doute, cette suspension a été voulue par la FIFA et les Etats-Unis, un pays qu'il a toujours critiqué en raison de ses opinions anti-impérialistes. Exclu de la Coupe du Monde, Maradona est brisé. On vient de lui retirer sa raison de vivre. Interrogé aussitôt par l'Atelier Argentine, il est inconsolable et dira « Je ne souhaite cela à aucun joueur de football. Ils m'ont coupé les jambes » . Après avoir accroché les crampons, le plus grand joueur du monde doit affronter la petite mort. La petite mort, c'est sûrement l'épreuve la plus difficile pour un athlète de haut niveau. C'est le nom qu'on donne dans le milieu à la fin de la carrière sportive et le traumatisme qui l'accompagne. Plus de routine quotidienne, plus de compétition, plus d'adrénaline, plus de ferveur populaire. Seulement une sensation de vide. Aujourd'hui, ce n'est plus un sujet tabou, mais à l'époque, on en parlait très peu. Imaginez à quoi pouvait ressembler la petite mort d'un homme qui s'appelle Maradona. Alors, cette après-carrière de Diego, elle est à la fois diversifiée, mais un peu en dents de scie. Forcément, il voyage, car il en feint le temps et on veut l'honorer aux quatre coins du monde. Il anime à un moment avec succès une émission TV en Argentine. Il finit même par se réconcilier avec la FIFA, pour laquelle il deviendra ambassadeur. Bref, il trouve toujours de quoi s'occuper, mais ce qui compte pour lui, c'est le football, le terrain. Il entame donc une carrière d'entraîneur qui va le mener dans les pays du Golfe, au Mexique et dans plusieurs clubs argentins. Diego conserve toujours son aura partout où il passe, mais les résultats sont assez médiocres. Son prime en tant qu'entraîneur, c'est lorsqu'on lui confie la sélection argentine, mais là encore, ce n'est pas terrible et surtout, ça se termine plutôt mal puisqu'il y a une lourde défaite en quart de finale face à l'Allemagne lors de la Coupe du Monde 2010. Toute cette période est entrecoupée de séjours plus ou moins graves à l'hôpital. Après une première overdose en 2000, il fraude la mort en 2004. Quelques années plus tard, il est hospitalisé pour une hépatite assez grave qui est liée à son alcoolisme. Usé par les addictions, le corps de Maradona révèle un homme très fragilisé malgré son âge. En réalité, pendant tout ce temps, il y a deux Diego. C'est un peu Dr. Jekyll et Mr. Hyde. Il y a des moments où il apparaît en forme et nous gratifie de quelques bons mots à la Diego. On reconnaît toujours cette énergie si unique. On le voit sourire, rire, jongler avec une pomme ou un noyau. Parfois, la magie réapparaît, même l'espace d'un instant. Comme en 2009, lors de l'avant-match à Marseille contre l'équipe de France, pendant un entraînement de l'Argentine, Maradona se saisit du ballon et envoie plusieurs coups francs en pleine lucarne avec un cigare cubain dans la bouche. Et puis à côté, il y a des moments où il apparaît en surpoids, l'addiction hésitante, et là, c'était vraiment très triste de le voir dans cet état. On sentait qu'il était toujours en sursis. Pourtant, Diego s'est battu. Et il a tenu le coup un certain temps. Grâce à quoi ? Au football, bien sûr. Au rectangle vert. A tout ce qui entoure ce jeu qui est son oxygène. Quelques mois avant sa disparition, il entraîne un modeste club de première division, qui s'appelle Rinasia La Plata, en Argentine. Mais ça suffit à son bonheur, à maintenir son équilibre. Malheureusement, tout cela va être bouleversé à cause d'un événement qui s'appelle la crise du Covid. L'Argentine décrète l'un des confinements les plus stricts au monde et Maradona, en raison de sa santé fragile, va être confinée à plusieurs reprises. Loin des terrains, loin de la ferveur populaire et parfois même loin des siens. Cet isolement va avoir des conséquences terribles pour Diego, qui va se remettre à boire beaucoup d'alcool et devenir dépendant au psychotrope. Il est déprimé, voire même dépressif. Placé à l'isolement le jour de ses 60 ans, Maradona insiste pour faire une apparition et soutenir son équipe lors de la reprise officielle du championnat argentin. Ce jour-là, il porte un masque, il marche d'un pas hésitant, il est encadré par deux personnes. On voit qu'il est clairement affaibli, mais en même temps, on constate qu'il est heureux d'être là, malgré l'ambiance un peu triste. puisqu'il n'y a pas de spectateur évidemment dans les tribunes. Peu après son 60e anniversaire, Maradona est opéré d'un caillot de sang au cerveau puis emmené dans une maison près de Buenos Aires pour se remettre. Le procès sur la mort de Maradona révélait le grave manquement qui pourrait être à l'origine de sa mort. Mais ce qu'on sait aussi d'après ses proches, c'est qu'il existe aussi la possibilité d'un Maradona qui s'est tout simplement laissé mourir. On sait qu'il ne voulait plus se lever, il ne voulait plus manger. Il refusait aussi de prendre certains médicaments. Il était résigné en quelque sorte. Le 25 novembre 2020, la nouvelle tombe et bouleverse la planète entière. Diego Maradona est mort. Les hommages pleuvent partout dans le monde. Le plus bouleversant et le plus beau a lieu dans le stade mythique de Boca Juniors, la Bombonela, premier temple des miracles du roi Diego. La nuit qui suit la triste nouvelle. Toutes les lumières de l'enceinte sont éteintes, à l'exception de la loge de Diego, comme une étoile qui vivra pour toujours. Après la mort de Diego se pose la question de son héritage. Je parle bien d'héritage au sens de la trace qu'il laisse dans l'histoire, pas d'héritage financier ou je ne sais quoi. Que reste-t-il de Diego et aussi quelle est sa place dans la hiérarchie de l'histoire du football ? Je vais commencer par cette deuxième question. Il est toujours difficile de comparer des joueurs qui n'ont pas joué à la même époque, mais je vais tenter l'exercice en évoquant deux autres génies du football, deux joueurs qui sont régulièrement cités comme les plus grands joueurs de l'histoire avec Maradona. Il s'agit de Pelé et de Messi. Ces trois joueurs sont des extraterrestres. Ils sont faits du même bois, mais il existe, selon moi, quelques différences entre eux. Parlons tout d'abord de l'aspect sportif. N'en déplaise aux admirateurs de Pelé, il a joué à une époque où la dimension professionnelle du football n'avait rien à voir avec les décennies qui ont suivi. Par exemple, il n'a jamais connu les défenseurs de métier que Maradona s'est coltiné en club et en sélection nationale. Aussi, Pelé n'a jamais joué dans un championnat majeur en Europe, tel que l'Italie, l'Espagne ou l'Angleterre. En ce qui concerne Messi, il a la chance de jouer à une époque où l'arbitrage est très vigilant, à propos des artistes comme lui. C'est-à-dire qu'on est très attentif au traitement réservé par les défenseurs et c'est très bien comme ça. Même si sur son cas personnel, on a l'impression que ça va quand même un peu loin et que les arbitres sont parfois un peu trop bienveillants à son égard. Pour Maradona, ceux qui ne connaissent pas cette époque ou ceux qui ont oublié, je vous invite à aller voir les vidéos. C'est juste inhumain ce qu'on lui a fait subir et surtout la passivité des arbitres était juste incroyable. À présent, évoquons la dimension extrasportive et c'est là pour moi que les différences sont encore plus criantes. Pelé était le footballeur le plus consensuel qui pouvait exister. Il incarnait l'institution et n'a jamais eu le moindre courage politique, y compris durant la dictature militaire brésilienne. Contrairement à Socrates, par exemple. Pour Messi, c'est un peu la même chose. C'est sûrement son caractère, sa personnalité, mais le constat est là. Il se tient à l'écart de tous les débats de société, de toutes les questions politiques. Ce qui est très habile pour ne pas diviser sa base de fans, et surtout, les sponsors adorent ça, on le sait. Diego, lui, jusqu'à son dernier souffle, a matérialisé. ses positions anti-apérialistes et son soutien à la cause palestinienne. Maintenant, vous devinez pourquoi on retrouve des fresques à la gloire de Diego sur les murs des ghettos du monde entier. Diego, le seul homme à pouvoir dire qu'il s'est embrouillé avec le pape en lui disant « si tu te soucies vraiment des enfants pauvres, comme tu le dis, t'as qu'à vendre les plafonds en or du Vatican » . Diego, le seul footballeur de l'histoire dont un simple échauffement pouvait être plus divertissant que la majorité des matchs actuels. Les initiés savent de quoi je parle. Diego, le vrai footballeur du peuple qui au sommet de sa gloire, se déplace dans un stade municipal pour jouer un match de charité dans la boue afin de faire soigner un enfant malade. Pour toujours, Diego sera un genre de super-héros qui a incarné la revanche du Sud, des quartiers pauvres et des milieux modestes contre les puissants, les riches et les arrogants. Comme le dit le plus célèbre chant des supporters napolitains, « Obisto Maradona » . Quelle chance extraordinaire d'avoir vécu Maradona de son vivant. Il n'y aura jamais un autre Diego. Pour les plus jeunes, J'ai envie de vous dire maintenant, vous savez ce que vous avez raté. Alors, écoutez religieusement ce podcast, questionnez vos aînés, et pleurez la mort du plus grand footballeur de tous les temps. Merci pour votre écoute, et à bientôt sur 80 BPM.