- Speaker #0
Salut ! Bienvenue sur le podcast de Anne aux Deux.
- Speaker #1
Vous le savez, et c'est un secret pour peu de personnes, je ne désire pas avoir d'enfant. Un épisode autour des remarques que l'on peut vivre en déclarant ce choix est d'ailleurs existant sur le podcast. Cependant, la grossesse, la maternité sont des sujets que j'adore et qui m'intéressent beaucoup.
- Speaker #0
C'est pourquoi j'avais envie aujourd'hui de donner la parole à une maman et échanger sur le pourquoi elle a voulu devenir parent. On en parle avec Jo. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui,
- Speaker #1
je suis contente d'aborder le sujet de la parentalité, parce que, comme vous le savez et comme je l'ai dit dans l'introduction, ce n'est pas un désir pour moi d'avoir un enfant et de devenir maman d'un être humain, en tout cas. Et en fait, en discutant avec Marjolaine, qui a aussi un podcast et un compte d'illustration, que je vous invite à suivre, bien sûr, en discutant, de fil en aiguille, je lui ai proposé tout simplement qu'on fasse cet épisode, parce que, spoiler ! Elle a un enfant et je me suis dit que ça pouvait être bien de faire un épisode avec une personne qui a un enfant pour essayer de discuter du pourquoi est-ce qu'on a envie d'être parent, pourquoi est-ce qu'on a envie de le devenir, quels sont les obstacles qu'on peut rencontrer, les questionnements et autres. Donc merci Marjolaine d'être là aujourd'hui et de répondre à ce podcast.
- Speaker #0
Avec plaisir, bonjour à tous et toutes.
- Speaker #1
Et du coup, je vais commencer l'épisode en posant une question peut-être bête, mais on va voir. Est-ce que la parentalité, ça a été un choix pour toi ?
- Speaker #0
Oui, oui. En fait, depuis longtemps, moi, je cherchais... Enfin, je cherchais, non, je ne cherchais pas. Mais je sentais que j'avais envie d'être maman. Bon, pas tout de suite non plus. Parce qu'il y en a, c'est vraiment dès l'enfance. Moi, pas du tout. Mais c'est venu vers la vingtaine et quelques, quand j'ai rencontré mon compagnon, qui est toujours le mien aujourd'hui. Et j'ai senti que je voulais l'être, tout en n'étant jamais vraiment sûre. d'être une bonne mère et tout et ça c'est très bien de se poser ce genre de questions mais ouais j'ai longtemps voulu mais comme j'ai mis du temps à l'être à devenir plutôt, à devenir maman forcément on passe par des moments de questionnement et on se dit est-ce que je le veux vraiment ? est-ce que c'est pour ça que ça vient pas ? est-ce que t'es sûre de le vouloir ? finalement est-ce que ça serait pas plus mal de pas en avoir ? et je suis passée vraiment par plusieurs phases et puis pour finalement faire, spoiler, un petit parcours PMA. Donc, à partir du moment où tu fais un parcours PMA, c'est que t'es sûre dans ta tête que tu veux le devenir, parce que franchement...
- Speaker #1
Apparemment, t'es déterminée, oui.
- Speaker #0
Voilà, il vaut mieux être déterminée. Voilà. Mais c'est pas net, quoi. Est-ce qu'on peut rappeler,
- Speaker #1
juste comme ça, on fait la parenthèse tout de suite, de ce que c'est une PMA ?
- Speaker #0
Oui, c'est un parcours médical, en fait. C'est procréation médicalement assistée. Enfin, je crois que c'est comme... Ah, je crois qu'on a changé maintenant, c'est AMP. Il faut juste que je me souvienne, c'est aide médicale à la procréation. Je crois que c'est ça. Maintenant qu'on dit ça, pour que ça soit peut-être plus... Je ne sais pas comment on dit, moins négatif comme terme, peut-être, je ne sais pas.
- Speaker #1
Oui, moins corné.
- Speaker #0
Oui, peut-être, mais bon. Et en gros, il y a plusieurs façons de faire. Là, je ne pourrais pas te dire exactement tout. les manières de faire parce que je ne suis pas spécialiste. Mais en gros, ils t'aident médicalement, parce que c'est comme ça, à avoir un bébé. Donc, ça peut être juste des petites piqûres que tu te fais toi-même ou ton conjoint ou une infirmière ou un infirmier. Et puis, vous faites l'amour. Et puis, c'est comme ça, comme dans un couple hétérosexuel, évidemment. En tout cas, c'est comme ça. Et puis, sinon, après, ça peut être une five, donc une... Fécondation in vitro. Merci, je ne trouve plus mes mots. Voilà. Et ça peut être aussi juste une insemination artificielle. Il y a plusieurs façons. Le parcours PMA, c'est très large. En gros, on nous aide à avoir un bébé.
- Speaker #1
Donc effectivement, tu l'as dit, c'est un parcours qui n'est pas forcément simple et voilà. Je pense qu'à partir du moment où tu te dis je vais me faire aider pour avoir un enfant, c'est qu'effectivement, tu es sûre d'en vouloir un.
- Speaker #0
Oui, surtout quand tu n'aimes pas les piqûres, il vaut mieux. Être sûre. Puis il n'y a pas que les piqûres, il y a aussi beaucoup d'intrusions intimes. Quand on n'aime pas de base aller chez le gynéco, là, il faut mieux oublier.
- Speaker #1
C'est vrai, on n'en parle pas assez. Peut-être qu'on fera un épisode spécial là-dessus un jour, parce que je pense que ça peut aussi être intéressant. Mais aujourd'hui, c'est vrai que je voulais faire cette parenthèse, parce que ça fait partie aussi de ton histoire en devenant maman et en devenant parent avec ton conjoint. Donc c'était quand même important de le préciser, je pense. Donc tu disais que... Ce désir, tu l'as eu en fait en rencontrant ton compagnon ? Enfin, j'imagine pas tout de suite, mais...
- Speaker #0
Ouais, en fait, petit à petit... En fait, j'ai envie de dire, il y a la société aussi qui fait ça. On te dit, t'es en couple, allez, c'est quoi l'étape d'après ? Mariage, enfant, enfin bref, il y a tout ce genre de trucs. Bon, mariage, pas du tout pour l'instant en tout cas. Mais c'est vrai qu'en fait, la société, comme d'hab. Du coup, c'est pour ça que je me suis posé beaucoup de questions. Je me suis dit, est-ce que c'est la société qui fait que j'ai vraiment envie de devenir parent ? Ou est-ce que vraiment, c'est moi qui ai envie au plus profond de moi-même ? De toute façon, je pense qu'on se le pose à un moment donné beaucoup. En tout cas, les parents plus vieux, les parents très jeunes qui tombent très vite, les femmes en tout cas qui tombent très vite enceintes, peut-être qu'elles n'ont pas le temps de se poser la question. En tout cas, je pense qu'à partir de 30 ans, on se la pose vraiment si c'est vraiment. que la société qui nous pousse ou est-ce qu'on en a vraiment envie et c'est très bien qu'on se la pose c'est très très bien parce que c'est important parce qu'on revient pas en arrière oui parce que bon faut quand même prendre conscience je pense qu'il y a aussi tout ce truc moi du coup j'en veux pas mais je sais pourquoi j'en veux pas et
- Speaker #1
c'est quelque chose que je disais dans l'épisode que j'ai fait à ce sujet là c'est que quand t'en veux pas et que tu dis que tu n'en veux pas on va te demander pourquoi alors que quand tu dis que t'en veux mais personne te demandera pourquoi t'en veux C'est tellement normal, en fait, tu vois. Bah du coup, je me parlais de te demander, pourquoi est-ce que t'as eu envie de devenir maman et d'avoir un enfant ?
- Speaker #0
Eh ben, je trouve que c'est une très bonne question que tous les futurs parents doivent se poser, hommes ou femmes, ou autres. Moi, en tout cas, c'était pas pour avoir un bébé, juste un bébé et le pouponner et tout, parce que c'est pas du tout mon truc. Mais alors, pas du tout ! De toute façon, les gens qui me connaissent le savent. J'adore les bébés de loin. C'est... C'est fatigant. Au début, tu ne fais pas grand-chose avec eux. Il n'y a pas d'interaction. Et en fait, moi, j'aime bien faire des activités, de l'interaction avec eux. Bref, évidemment, c'est ma fille. Je l'aime de tout mon cœur. Il y a peut-être ceci, ça n'a rien à voir. Mais du coup, ce n'était vraiment pas pour ça que je voulais être maman. C'était surtout pour la transmission. J'aime transmettre des choses et lui apprendre le meilleur de ce que ce monde peut nous offrir. comment... Je ne sais pas comment... S'ouvrir au monde, je sais pas, c'est transmettre toutes mes valeurs que je peux avoir et tout ce que j'ai appris. Et faire en sorte que ce soit une bonne personne qui améliore peut-être ce monde, ce futur monde qui paraît très négatif en ce moment. Voilà, c'était surtout ça.
- Speaker #1
Ok, c'est le truc des transmissions. Mais c'est vrai, je pense que de toute façon, il peut y avoir déjà plein de raisons différentes. Et plein d'espoirs aussi qui peuvent être différents, tu vois. Pour en avoir évidemment discuté autour de moi, j'ai des personnes qui m'ont dit, un peu comme toi, il y a ce truc de se dire, j'ai envie de générer un être humain qui sera sûrement une meilleure version de moi, pour essayer de faire mieux et justement d'améliorer des choses, sans non plus mettre de la pression sur ce mini-être humain qui n'a rien demandé. C'est pas du tout ça, mais c'est dans l'optique de se dire, je vais peut-être essayer d'engendrer un être humain qui sera meilleur. qui fera autrement et qui fera qu'on évoluera peut-être un peu moins merdiquement que ce qu'on peut faire jusqu'à maintenant. Mais tu vois, j'ai aussi des personnes qui vont me dire, et c'est sans aucun jugement, de toute façon, c'est jamais le but du podcast, mais tu vois, j'ai aussi des personnes qui vont me dire, j'ai envie d'avoir un enfant ou j'ai eu envie d'en avoir un, dans l'idée d'avoir toujours un être humain avec moi. Tu vois, de se dire, au moins, je sais que je ne serai plus jamais seule, que j'aurai toujours quelqu'un qui sera là aussi pour m'aimer, pour me supporter, pour voilà. Bon, chacun voit les choses comme il veut.
- Speaker #0
Mais tu vois, avec le temps, ça peut ne pas se passer comme ça.
- Speaker #1
C'est ça, c'est qu'on ne sait jamais non plus ce qu'on engendre. Il faut se méfier, on ne sait pas. Mais voilà, je pense qu'effectivement, il peut y avoir plein de types de raisons différentes. Par contre aussi, tu vois, je me disais tout à l'heure, tu disais, quand une jeune femme a un enfant, elle n'a peut-être pas eu le temps de se poser toutes ces questions. Mais tu vois, je me suis dit, mais si c'est une jeune femme qui, depuis qu'elle est au collège, elle a envie d'être maman.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Bah en fait, si, peut-être qu'elle a réfléchi, alors pas avec autant de recul que quand on a 30 ou qu'on a dans la trentaine. Mais je me dis, bah elle a réfléchi avec ses atouts et son expérience à elle, quoi.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, mais moi, je suis d'accord avec toi, sauf qu'elle n'aura peut-être pas la maturité, comme tu dis, de réfléchir à plein de choses. Mais après, de toute façon, c'est une parentalité complètement différente quand tu as un enfant à 18 ans, 19 ans, 20 ans, qu'à partir de 30 ans, environ 30 ans, plus ou moins, voire même 40 ans. C'est encore différent, je pense. C'est vraiment trois parentalités différentes. Et même, j'ai entendu des sages-femmes expertes qui en parlaient, qui suivaient des parents comme ça. Parce que ce qu'elles expliquent, c'est que les jeunes jeunes parents sont vraiment... dans la découverte totale, freestyle et tout. Les trentenaires se mettent la pression totale, mais complètement se mettent la pression pour être des parents parfaits, etc. Et surtout les femmes, malheureusement. Et les quarantenaires sont un montre-deux, c'est-à-dire qu'ils sont un peu freestyle et en même temps, ils ne se prennent pas trop la tête, mais en même temps, ils veulent faire bien les choses. Mais ils sont plutôt cools, apparemment. Après, c'est une moyenne.
- Speaker #1
Oui, ce n'est pas ce qu'il est calme,
- Speaker #0
mais évidemment.
- Speaker #1
Mais en même temps, je pense que c'est assez représentatif aussi de... Bon, on est à peu près de la même génération, tu vois, et je pense que c'est aussi très représentatif des générations qu'on est, nous, aujourd'hui, dans la trentaine, où, en fait, on voit tout ce que nos parents et nos grands-parents ont pu faire, qui était peut-être pas ouf, et on se dit, bah, c'était pas dingue. Donc, on se dit, bon, allez, maintenant, on a un petit peu plus de cartes dans les mains, on va peut-être essayer de faire mieux.
- Speaker #0
C'est pas faux.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
il ne faut pas non plus trop se mettre la pression, mais bon, oui.
- Speaker #1
Bah oui, mais je peux comprendre que tu te la mettes. Tu te dis, c'est un être humain qui n'a pas demandé à être là. C'est toi qui l'a désiré, c'est toi qui l'a voulu, qui l'a mis au monde. Bien, je vais essayer de bien faire, tu vois. Et de faire ce qu'il faut pour son bonheur, pour son bien-être et tout.
- Speaker #0
Non, mais bien sûr.
- Speaker #1
Je pense que c'est dur de créer cette pression.
- Speaker #0
Oui, alors là, je suis totalement d'accord. Après, moi, juste, je rebondis, je me suis mise dans la catégorie 40 mères. Je ne me suis pas mise dans la catégorie... catégorie trentenaire à se mettre complètement la pression. Tout simplement parce que déjà, je tends vers les 40. Mais je ne sais pas. Je ne me vois pas comme les trentenaires d'aujourd'hui. Je suis plus cool. Enfin, en tout cas, c'est mon ressenti. Peut-être que d'extérieur, on va me dire que je suis stressée. Mais je n'ai pas l'impression.
- Speaker #1
Et justement, tu as eu quel modèle de parentalité, toi ? Que ça soit dans ta famille à toi, ou dans ton entourage, ou même dans la pop culture. que ce soit dans des séries, dans des livres, tu avais quelle image de la parentalité avant d'avoir un enfant ?
- Speaker #0
La maman qui fait tout, ce que je ne voulais pas. La maman qui fait tout. Bon, en même temps, ça arrive encore aujourd'hui beaucoup. Moins, mais encore beaucoup. C'est quelque chose que justement je voulais travailler et c'est aussi pour ça que j'ai mis du temps à réfléchir à ça et que je ne voulais pas l'avoir tout de suite parce que je voulais trouver la bonne personne. en parler longtemps avec la personne, etc. Enfin, ce modèle-là où la maman fait, alors tout, on va dire 90% évidemment, mais la charge mentale, tout ça, c'est quelque chose qui m'a longtemps travaillée. Et je suppose que Yossi fait partie des choses qui font que tu ne veux pas d'enfants. Parce que je crois que c'est ce que j'avais entendu dans ton podcast. Ouais, c'est aussi ça qui m'avait remutée. Et c'est pour ça aussi que je n'en veux qu'un. Parce que c'est déjà énorme. Désolée si je ne spoil tes questions. Non, mais je ne sais plus ce qu'il y a de très beau là. Mais parce que je savais déjà, j'avais très bien compris que c'était... En gros, c'était soit rien, soit pas d'enfant, soit un. Parce que je savais que malgré que t'es un super couple, entre guillemets, et que t'essayes de faire 50-50, franchement, c'est jamais réellement 50-50. Même dans un monde moderne. Et du coup, voilà, c'est déjà énorme. C'est beaucoup trop pour moi. Et sachant que je suis comme toi, introvertie, et que j'ai besoin aussi de souffler, etc., d'être seule. Quand t'as un enfant, c'est compliqué. Voilà.
- Speaker #1
Ouais, donc toi, t'avais vraiment ce modèle de parentalité. Oui, la femme faisait tout et t'as essayé de t'en éloigner le plus possible.
- Speaker #0
Ouais, au maximum. Comme j'ai pu.
- Speaker #1
Oui, mais en même temps, je suis complètement d'accord avec toi. Et c'est vrai que c'est quelque chose qu'on dit dans le podcast, qu'on a fait sur les réactions qu'on peut avoir quand on dit qu'on n'en veut pas. En fait, on demande tellement aux femmes. On leur demande d'être la maman, on leur demande d'être la femme, on leur demande d'être la working girl, d'être l'aménagère. Tranquille, non ? Ça fait beaucoup pour un être humain. Déjà, porter un enfant pendant neuf mois, après tu l'as sorti. Parce que ça aussi, c'est un truc qui m'angoisse. C'est un truc que je dis qui fait souvent sourire. En plus, j'ai une amie qui est fraîchement enceinte. Et je lui ai dit, mais j'aimerais trop savoir ce que ça fait d'être enceinte, tu vois, d'avoir cette sensation de fabriquer la vie en toi et tout. Enfin bon, je trouve ça ouf, quoi. Mais je lui ai dit, mais par contre, l'accouchement, c'est non. Enfin, tout ce qui est accouchement après, m'intéresse pas.
- Speaker #0
Bah, c'est Zahriel, si tu veux, mais c'est pas mieux.
- Speaker #1
Non, non, je sais que c'est pas mieux. Ça m'intéresse pas. Moi, je veux juste que je claque des doigts et pfff, fini.
- Speaker #0
Ça marche pas, ça.
- Speaker #1
J'ai fait que la petite expérience, tu vois.
- Speaker #0
Il y a un film qui est sorti il y a pas longtemps. Mais j'ai oublié le nom. Les bébés arrivent dans des sortes d'œufs. Ouais, mais du coup... J'ai oublié le nom.
- Speaker #1
J'ai pas l'expérience d'être enceinte, quoi.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Tu vois, c'est ça qu'il va y avoir.
- Speaker #0
Pour le coup, il faudrait de la magie pour toi. Parce qu'être enceinte et ensuite, il n'est plus là.
- Speaker #1
On se débrouille. Je ne sais pas, trouver quelque chose. Je ne sais pas, on va sur la lune et tout. On peut bien faire quelque chose, non ?
- Speaker #0
Ou alors, on t'endort à la limite. Oui,
- Speaker #1
mais on m'endort longtemps. Le temps que mon corps aussi se remette de tout, je ne veux rien. Aucune douleur.
- Speaker #0
Eh bien, pendant neuf mois, on t'endort pendant neuf mois encore.
- Speaker #1
Je fabrique pendant neuf mois, on m'endort pendant...
- Speaker #0
Par contre, il y a neuf mois au moins dans ta vie que tu te vibres.
- Speaker #1
Ouais, mais c'est vraiment la vie. C'est une question de choix. Mais effectivement, je trouve que c'est important de le dire et de le répéter, qu'on demande beaucoup aux femmes. Alors oui, on tend à une certaine évolution pour que ça se calme, mais ce n'est pas encore le cas. J'espère vraiment, et je touche du bois et tout ce que je peux pour que dans 80, 100, 150 ans, ça soit moins le cas et qu'on foute la paix aux femmes et que les hommes, avec un grand Z, prennent un petit peu plus de choses en charge, et mentalement et physiquement. Mais bon. Il n'y est pas encore.
- Speaker #0
J'espère que ça arrivera avant.
- Speaker #1
J'aimerais, mais bon, c'est un petit peu long quand même.
- Speaker #0
Oui, surtout qu'on va en arrière dans certains pays. Enfin, on retourne en arrière.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Non, mais c'est des fétiches là, ce que je suis en train de dire.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Mais bon, c'est vrai, je suis d'accord. Mais bon, on y croit, ça va le faire.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On dit qu'on va aller mieux. Est-ce que tu as connu un décalage entre tes idées et tes envies de parentalité ? Et puis la réalité ? de quand t'es devenue maman ?
- Speaker #0
Alors, j'en ai longtemps parlé avec ma psy du coup, parce que quand même, j'avais du temps d'en parler vu qu'il s'est passé des années, parce qu'il s'est passé dix ans quand même, dix ans avant que je tombe enceinte, enfin que je sois enceinte, parce que tomber enceinte, c'est un terme vieux comme le monde qui n'est plus d'actualité, je trouve, donc je vais le changer, je sois enceinte. Ça m'a pris du temps du coup, j'en ai discuté avec ma psy, et ma psy me disait, mais là, les gens comme vous qui justement prennent du temps à avoir un enfant, se projettent. se projettent totalement dans leur parentalité, dans le fait d'avoir un enfant, dans l'éducation qu'ils vont leur donner, etc. Eh ben, moi, pas. Moi, pas du tout. Désolée, peut-être que je réponds justement à côté. Mais du coup, je n'ai pas de décalage parce que justement, je ne m'étais pas mis d'histoire dans ma tête. Je ne m'étais pas mis de scénario. Et je me suis dit, advienne que pourra. On verra bien comment ça se passe. Je ferai du mieux que je peux. J'arrêtais pas de me dire ça, je ferais du mieux que je peux, comme je le sens, au moment où je le sens. Et si ça va pas, je pleure. De toute façon, en post-partum, c'est inévitable, même quand ça se passe bien. Du coup, il n'y a pas eu de décalage. Sauf certaines choses que j'ai trouvées beaucoup plus difficiles. Peut-être, j'ai testé l'allaitement, mais là, c'est peut-être un décalage à ce que tu me demandes comme question, ou ça fait partie ? Non,
- Speaker #1
ça fait partie de ton maman.
- Speaker #0
C'est vrai. Moi, j'ai voulu tester l'allaitement et en fait, je n'ai pas du tout compris que ça allait être aussi dur. Enfin, surtout que ça allait faire aussi mal. Parce qu'on me disait, on n'arrête pas de me dire, mais même quand j'étais en train d'allaiter, on me disait, mais comment ça se fait que vous allez mal, étant donné que vous n'avez pas de crevasse ? J'allaitais bien, d'après ce qu'ils me disaient. Et c'est vrai que j'allaitais bien, mais en fait, ça fait quand même mal. Et étant donné que toi, déjà, tu souffres de l'accouchement, etc. Mais tu n'as pas envie en tout cas. plus d'avoir mal au sein, quoi. Enfin, bref. C'était... Donc ça, oui, à la limite, c'était surtout ça. Et de toute façon, tant qu'on le vit pas, même si on le sait, ça va être dur, mais tant qu'on le vit pas, franchement, le nombre de nuits qui te manquent, le nombre de sommeils... Non, franchement, c'est... Alors, on va dire que je suis négative, mais moi, j'ai apprécié mon postpartum, hein, mais... Mais c'est dur. Franchement, faut être réaliste. C'est hyper dur, et faut le savoir, et de toute façon, même quand on le sait, quand on le vit... C'est pas pareil. C'est pour ça qu'il faut être vraiment en accord avec son compagnon ou sa compagne. Parce que vraiment, c'est dur. Et quand on manque de sommeil, tous les petits bobos, tous les petits soucis qu'il peut y avoir au quotidien sont dupliqués. Donc, il faut être solidaire, il faut être solide.
- Speaker #1
Je pense vraiment, le manque de sommeil, ça peut tuer des gens.
- Speaker #0
Ça tue les couples.
- Speaker #1
Ça doit être terrible. Moi, je le mets à ma petite échelle. genre je passe 2-3 nuits où je dors pas bien mais je sais pas je suis de mauvaise humeur, le moindre truc prend une ampleur pas possible, c'est soit je vais crier, soit je vais pleurer et c'est aussi dans ces moments là où je me dis je pourrais pas avoir un enfant c'est pas possible quoi, je me dis mais ça peut durer des mois, des années je veux, non.
- Speaker #0
3 ans le postpartum, 3 ans en vrai mais 3 ans enfin je veux dire ça c'est moins en moins fort dans les 3 ans mais c'est 3 ans avec la fluctuation d'hormones, les montagnes russes, mais que la plupart des femmes connaissent de base, parce qu'avec les règles, les SPM, Tout ça.
- Speaker #1
On est déjà habitués de discuter. Tu te sais merveilleux. On a tort. Mais je profite que tu parles un petit peu du postpartum pour rebondir sur un épisode que tu as fait sur ton podcast à toi où tu parles justement, alors j'ai oublié le terme, mais tu parles de cette dépression, mais pendant la grossesse.
- Speaker #0
Prénatale, ouais.
- Speaker #1
Et est-ce que toi, tu... Enfin, j'imagine aussi qu'on a des envies, des attentes, même si j'ai compris que tu t'en mettais pas trop, mais aussi pour... pour la grossesse, tu vois ? De se dire, je pense que je serai comme ça quand je serai enceinte, j'essaierai de faire ci, j'essaierai de faire ça. Est-ce que cette dépression prénatale, elle a aussi tout bousculé là-dessus ? Ou ça va, tu t'es dit, ça fait partie du paquet, je prends ?
- Speaker #0
Moi, je savais, de base, j'avais l'intuition que je n'allais pas aimer la grossesse. Mais je ne pensais pas que ça m'atteindrait psychologiquement. En fait, il y avait vraiment un côté psychologique. que je ne maîtrisais pas. Je ne suis pas quelqu'un qui cherche le contrôle. Mais c'était vraiment quelque chose qui... En fait, tu vois, il y a SPM. Tu sens qu'il n'y a rien qui va aller, que tout est négatif dans ta tête, tu vois tout en noir. C'est ce qui s'est passé, mais pendant X temps. Donc, c'était un énorme SPM pour moi. S'il doit montrer vraiment quelque chose de concret pour des personnes qui... n'ont jamais été enceintes ou des personnes qui ont été enceintes et que ça s'est très bien passé, mais qui connaissent bien les SPM, c'est ça. C'est vraiment, tu es dans un passage où tu ne fais que pleurer à un moment donné et tu ne sais pas pourquoi. Tu n'es pas bien. Tu es triste. Alors que pourtant, tu as la vie en toi. Et donc, tu te culpabilises parce que tu te dis j'ai mis 10 ans à avoir cet enfant et en fait, pourquoi je suis triste ? Il est là. En plus, il va bien. Il ne se passe rien de particulier parce qu'il aurait pu avoir des petits soucis euh comme dans plein de grossesses d'ailleurs. Et là, non, tout allait bien, mais moi, je n'allais pas bien. Alors que physiquement, oui, j'ai enchaîné les maladies. Et ça aussi, on ne te le dit pas, plus tendance à attraper tout ce qui se passe. Donc, je me suis tapée grippe, Covid, rhume, sinusite, tout ce dont tu peux rêver pendant l'hiver. Et puis rêver pendant l'hiver, les vacances géniales. Et puis, en plus de ça, tu as tous tes petits mots. les petits maux physiques que tu peux avoir, tu sais, des petites douleurs au genou, tendons, etc., qui passent un peu inaperçues dans la vie de tous les jours. Tu te dis, bon, ça va aller le demain et tout. Et ben là, c'est dupliqué par mille pendant ta grossesse, parce que tout est inflammé. Ça aussi, on te le dit pas.
- Speaker #1
Tant qu'une fois, ça dépend des grossesses.
- Speaker #0
Évidemment.
- Speaker #1
Mais c'est bien que ça reparle.
- Speaker #0
Évidemment, il y en a, elles ont une grossesse rêvée, je les envie, je me dis mais j'aurais bien aimé. Mais bon, c'est que neuf mois. Mais neuf mois, ça peut être long. Et encore, j'ai pas eu les nausées et tout. Mais bon, voilà, c'est... En gros, c'était surtout le côté psychologique. Et clairement, je n'ai pas du tout bien vécu. Et j'étais contente d'expulser ce petit bébé. Mais clairement, je voulais que cet enfant ne soit plus dans mon corps.
- Speaker #1
Je comprends.
- Speaker #0
Ça peut être hard d'entendre ça, désolée. Mais clairement, je ne voulais plus être enceinte. C'était pire que ce que j'avais imaginé.
- Speaker #1
Là-dessus, ça a vraiment été le point où jamais tu n'aurais pensé que ça pouvait se passer comme ça. Oui.
- Speaker #0
Alors qu'avec le recul, ce n'était pas tant pire, mais sur le moment, quand je le vivais, c'était pire. Enfin, c'était horrible.
- Speaker #1
Et aussi, je voulais revenir sur ce parcours pour devenir parent. Mais est-ce que tu pourrais nous décrire des moments plus heureux et plus faciles que prévus, que ce que tu avais peut-être pu t'imaginer ? Et à l'inverse, des moments où ça a été plus dur et compliqué que ce que tu aurais pu imaginer ? Bon alors, on a parlé de la dépression prénatale, mais mis à part ça, et même... aujourd'hui, en tant que parent d'un enfant qui grandit maintenant, est-ce que il y a des choses où tu te disais ça devrait être tranquille, en fait ça n'est pas du tout. Et à l'inverse, des choses où tu disais ça j'y crains un peu, et en fait ça s'est bien passé.
- Speaker #0
Même avant de devenir parent ? Ouais, vraiment, avant le parcours PMA par exemple ?
- Speaker #1
Avant la PMA, pendant, après. Pendant,
- Speaker #0
après.
- Speaker #1
Surtout ce parcours à partir du moment où vous vous êtes dit on est prêt... pour lancer le bébé et jusqu'à aujourd'hui ?
- Speaker #0
Moi, je me suis... Quand je voulais avoir un bébé et que je n'en avais pas et que c'était très dur, je me focalisais sur le fait qu'on pouvait partir en vacances, sortir, faire plein de choses à deux, et même moi toute seule d'ailleurs, que je ne peux plus faire maintenant. Et je me suis dit, c'est bien, je peux en profiter. Et ça aussi, d'être en parent sur le tard, donc c'est ce que j'essaye de dire pour les parents qui sont sur le tard aussi, c'est... C'est top ! de ce côté là c'est vachement bien ça c'est les côtés on va dire positifs parcours PMA pour ma part il a duré peu de temps 9 mois j'ai eu de la chance pour avoir attendu 10 ans. Donc, c'est incroyable. Je veux dire, parce que je ne pensais pas que ça allait arriver aussi vite. Et finalement, il nous fallait juste un petit coup de pouce. Et ça aussi, c'est positif. Par contre, je n'aime pas les piqûres. Je pleurais à chaque piqûre et il fallait faire tous les soirs un donné pendant 15 jours. Et puis, ça fait mal. Parce qu'on injecte un produit. Enfin, après, en fonction des personnes, il y en a qui ne se leur fait rien. Mais moi, je sais que ça me faisait mal. Et ça doit être une chochotte, j'en sais rien. Après, au niveau parentalité, ouais, ça a été dur quand tu l'entends pleurer et que tu ne sais pas pourquoi. Franchement, c'est dur de décoder au départ. Tu essaies tout, mais bon, ça, c'est le package. Il faut prendre, c'est comme ça. Mais toi, tu es crevé, tu n'as pas eu le temps de manger. C'est à peine si tu as le temps de prendre une douche et puis si tu as l'enfant, il pleure, et en fait, il est collé à toi, H24, parce que... Parce que t'es la maman et qu'en fait, ce qui décollait à la maman, au début, c'est comme ça. Et c'est vrai que la mienne, elle a eu du mal à se décoller de moi, personnellement. C'est pas toujours facile, mais j'apprends à y mettre des distances. Ouais, en fait, il y a vraiment des points négatifs, des points positifs. Mais dans l'ensemble, il faut essayer de prendre du recul et se rappeler pourquoi on a fait ça. Puis moi, de toute façon, plus ça va, mieux c'est, puisqu'on avance vers des petites activités, de l'interaction. Moi, je me sens de mieux en mieux avec elle, du coup, parce que c'est une petite fille, je ne sais plus si je l'ai dit. Mais voilà. Aujourd'hui, en tout cas, c'est beaucoup de positifs. Pas que, parce que forcément, ce n'est pas tous les jours facile. Mais voilà.
- Speaker #1
Au final, avec le recul aujourd'hui, qu'est-ce qui t'a le plus motivée dans tout ce parcours pour devenir maman ? Enfin, ou parent, parce qu'il faut quand même que j'inclue un peu ton conjoint. Vous êtes tous les deux, quand même.
- Speaker #0
C'est vrai, avant ? Qu'est-ce qui m'a le plus motivée ? Je saurais même pas dire. Je pense cette envie de transmettre.
- Speaker #1
Ouais, c'était vraiment cette détermination pour point faire.
- Speaker #0
Ouais, je pense. En fait, j'avais ce sentiment déjà, qu'il me manquait quelque chose. Mais j'en étais pas totalement sûre. De toute façon, jusqu'à ce qu'elle arrive, je savais même pas si j'allais apprécier d'être maman. Donc vraiment, je me t'ai dit, si ça se trouve, tu vas pas aimer, tant pis, de toute façon, c'est irréversible. Très bien que je me pose cette question et que je réfléchisse jusqu'au bout. Mais j'avais peur de ça, mais sans avoir peur non plus. J'étais vraiment en freestyle.
- Speaker #1
On a compris que c'était ton dada.
- Speaker #0
Oui, totalement. Mais en même temps, il ne vaut mieux pas trop se poser de questions des fois.
- Speaker #1
Est-ce que ton conjoint est comme toi là-dessus ?
- Speaker #0
Pas du tout. Lui, il est dans le contrôle permanent de tout. Désolée. Mais il le sait. Et du coup, il avait besoin que... Déjà, par exemple, je ne sais pas, ne serait-ce qu'un petit détail, connaître le sexe. pour se projeter alors que moi je voulais un bébé surprise. Parce que je n'en avais rien à faire de connaître le sexe de l'enfant. On a deux personnalités assez différentes sur ça, mais qui sont assez complémentaires.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire.
- Speaker #0
Moi je voulais un bébé surprise quand même. Mais bon, c'est comme les Kinder Surprise. Je rigole. Si ce n'est pas qu'elle jouait, tu vas voir. C'est complètement débile de faire cette référence.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui va sortir ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si j'ai bien répondu.
- Speaker #1
De toute façon, tu avais notifié que ce qui te motivait beaucoup c'était cette envie, ce besoin de transmettre. Mais effectivement, tu l'as un petit peu dit tout au long de l'épisode, mais ce parcours PMA aussi et d'avoir attendu 10 ans, finalement, si j'ai bien compris, c'est 10 ans à partir du moment où vous vous êtes dit ok, on est prêt pour lancer la machine du bébé et du coup vous avez attendu 9 ans. à peu près avant de lancer la PMA, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, en fait, c'est surtout, j'ai pas compté en années, c'est surtout que j'ai vu les 35 ans arriver.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et qu'après, je savais qu'à partir de 35 ans, c'était encore plus difficile, etc. Mais en même temps, je m'étais dit qu'à 35 ans, parce que je sais aussi ça parce que je suis renseignée, forcément, que j'avais, j'allais passer un peu plus vite en PMA à partir de 35 ans parce que tu passes en grossesse gériatrique. David, tu as une mémé à 35 ans.
- Speaker #1
Ok. Ça met un petit coup quand même.
- Speaker #0
Et toi, t'as su quand que tu voulais pas... Peut-être que c'était pas d'un coup, mais que tu voulais pas d'enfant. Tu l'as su très vite ?
- Speaker #1
Depuis toujours.
- Speaker #0
Depuis toujours ? J'abuse, quand j'étais petite, je jouais à la maman avec mes poupées. Au lycée, déjà, c'était très clair. Je me souviens qu'au lycée, en seconde, j'avais déjà ces discussions avec une de mes meilleures copines qui, par contre, était en mode « moi, je veux être maman » . Et en plus, maman jeune, c'était son goal. Elle était vraiment très déterminée à être maman. Elle n'a pas été maman jeune, mais aujourd'hui, elle est maman de deux petites filles. C'est trop bien. Donc ouais, je me souviens déjà qu'en seconde, j'avais ce discours en disant « oh là, non » . Et je pense que ça a toujours été un peu le cas. En fait, déjà, quand j'étais plus jeune, j'avais pas trop d'affinité avec les enfants, dans le sens où j'ai jamais trop su quoi faire, comment me comporter, comment interagir avec. C'est quoi, tu vois ? Ça parle pas, ça crie, ça crie fort. C'est quoi ce truc ? Qu'est-ce qu'on est censé faire avec ? donc ouais j'ai jamais eu trop d'affinités puis après en grandissant évidemment il y a plein d'autres choses qui ont fait que au moment donc il y a 10 ans j'ai perdu mon papa assez soudainement et là tu vois ça m'a un petit peu remise en question alors j'avais le côté où je me disais bah jamais j'ai envie de faire vivre ça à quelqu'un en fait de voir son parent mourir et d'un autre côté j'étais en mode purée mais en même temps ça serait si beau de continuer à transmettre ma lignée tu vois Merci.
- Speaker #1
C'est bizarre de dire ça, mais... Ben non, mais je trouve bon que t'en sers.
- Speaker #0
De perpétuer, voilà, ma famille, quoi. Ma sœur s'en est chargée, merci. Mais bon, très vie de France.
- Speaker #1
Là, c'est bien, hein ?
- Speaker #0
Et tata, c'est le meilleur rôle de ma vie. Voilà. Et je sais très bien interagir avec mes nièces. Je crois que ça se passe bien.
- Speaker #1
En même temps, c'était nièce, donc c'est différent.
- Speaker #0
J'ai que les moments plaisir. très clairement. En bleu, on n'habite pas à côté, donc je ne les vois pas du tout tous les jours. Et quand on se voit, c'est que du plaisir. On ne se voit pas beaucoup, malheureusement, mais quand on se voit, c'est trop bien. Et puis en plus, je suis la seule tata parce que de l'autre côté, il n'y a pas de sœurs, il n'y a que des frères. Donc en plus, je suis la tata. Donc c'est trop bien. Je suis l'élue,
- Speaker #1
je suis le rôle.
- Speaker #0
Mais n'empêche, pour moi, je le prends. vraiment très au sérieux ce rôle de tata. Peut-être que je compense, j'en sais rien, mais je le prends vraiment au sérieux. Je me mets un peu de pression, bon tranquille, mais je me mets un peu de pression parce que j'ai envie de bien faire. Pareil, j'ai envie d'essayer de leur transmettre comme je peux mes valeurs, des jolies valeurs aussi, des valeurs que je pense jolies plutôt. Mais voilà, je le prends vraiment à cœur. Je me dis j'ai envie d'être une tata cool et en même temps qui donne des petits... Attends, regarde, ça peut se passer autrement, tu vois. Et il a découvert que je serai la papa qui les accompagnera quand elles sauront se faire leur premier tatouage, si elles ont envie, tu vois. Genre ce genre de tata, quoi.
- Speaker #1
Les premières bêtises. Exactement. Je ne dis pas que le tatouage est un bêtise, c'est juste que je pensais à ça.
- Speaker #0
Non, mais si. Ça peut paraître, on peut dire, on fait des petites bêtises. Du coup, pour terminer l'épisode, je me disais que ça pouvait être sympa, si tu es d'accord, de se dire si tu avais un conseil à donner pour les personnes qui souhaitent avoir un enfant. et qui souhaitent devenir parents d'un être humain, qu'est-ce que ça serait ? Tu n'es pas obligée d'en donner qu'un, tu peux en donner plusieurs.
- Speaker #1
Moi, je n'aime pas donner des conseils.
- Speaker #0
Ah ! Eh bien, on s'en va là.
- Speaker #1
Non, non, mais non ! Je vais quand même répondre à ta question. Je donne une expérience, je ne donne pas de conseils parce que je ne suis personne pour donner un conseil. Moi, mon expérience, du fait qu'en plus, j'ai eu mis du temps à être maman, c'est de se poser plein de questions. Moi, j'ai trouvé ça bien. du coup de me poser plein de questions de prendre le temps de réfléchir, de prendre le temps de trouver la bonne personne, ou pas parce qu'il y a des mamans solo, des parents solo c'est vrai aussi, mais du coup de se poser encore plus les bonnes questions parce qu'il faut quand même être bien entouré même quand on est parent solo parce que c'est hard et que quand on le vit c'est encore différent même quand on s'est bien renseigné, même que que ça soit l'avant que ça soit s'il y a Parcours PMA que ça soit l'après enfin même pendant la grossesse ça peut être dur parce qu'on peut se sentir seule pendant la grossesse même si on est en couple. Pendant le postpartum il y a beaucoup de femmes qui font une dépression postpartum aussi c'est vraiment d'être bien renseignée d'être bien entourée et voilà enfin je crois que c'est les deux seules choses que mon expérience pourrait dire et puis essayer de voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide quoi, être le plus positif possible C'est-à-dire, parce que c'est facile de dire ça, en exercice, c'est, voilà, il m'est arrivé une roue crevée. Tiens, par exemple.
- Speaker #0
Par hasard.
- Speaker #1
Par hasard, quelques jours avant de partir faire une sorte de gros voyage en voiture. Mais après, qu'est-ce qu'il aurait pu arriver ? Ça aurait pu arriver au moment où on partait. Là, ça aurait été encore pire. Là, il reste quelques jours avant d'essayer de trouver une solution. Voilà, c'est un exemple. En gros, trouver ce qui aurait pu se passer de pire et quelles solutions j'ai là, à l'instant T, pour remédier à ça. Et bien ça, c'est avant, pendant et toujours la parentalité. Avant aussi, enfin voilà, tout ça, je trouve que c'est important de se poser le mot de question et de positiver au maximum. Je sais que c'est difficile. Mais une fois qu'on a encaissé le choc d'une mauvaise annonce, d'une mauvaise nouvelle, etc. Et bien de se dire, bon, ok, comment ça aurait pu se passer si ça avait été pire, etc. Voilà, je trouve que c'est important.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut dire que ça s'appelle relativiser ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. T'as bien résumé.
- Speaker #0
Est-ce que tu avais quelque chose à rajouter avant qu'on termine l'épisode ?
- Speaker #1
J'aimerais bien rajouter que personne n'est parfait ou parfaite. qu'on n'est pas du tout obligé de devenir maman, papa pour être heureux dans notre vie. Encore une fois, il faut se poser les bonnes questions et savoir ce qu'on fait. Et être heureux, c'est dans plein de choses de la vie qu'on découvre.
- Speaker #0
Tu fais bien de le rappeler, effectivement. Je pense que c'est important de s'écouter, de passer au-delà aussi des attentes que les autres peuvent avoir sur nous parce qu'il y a aussi parfois des parents. des grands-parents qui mettent la pression en disant « c'est quoi que j'ai un petit-fils, une petite-fille ? » Exactement. Donc, il faut réussir aussi, si on n'a pas envie, à s'écouter, à dire « non, ça ne s'est pas fait pour moi » . Et il faut aussi se dire que ce n'est pas parce qu'on n'a pas d'enfant ou qu'on n'en veut pas qu'on n'a pas réussi sa vie. Je trouve être en accord avec toi, il faut réussir à se poser les bonnes questions, exactement. À se poser et se dire « moi, de quoi j'ai envie ? » Et se dire aussi qu'on a le droit de changer la vie, que peut-être qu'avant tout, on va se dire... Ben non, là, moi, j'ai envie de s'aider de ça. Et qu'en fait, à 25, 30 ans, je me dis, ben en fait, pas du tout. Et peut-être qu'à 40, ça aura encore changé. Et puis voilà.
- Speaker #1
Et pareil, quand on a un enfant et qu'on nous met la pression pour en avoir un deuxième, voire un troisième, etc. Si nous, on sait qu'on n'en veut qu'un, et ben, ne pas écouter les autres. C'est tout.
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai, parce que c'est vrai que quand on a le premier, c'est l'effervescence. Et après, il y a souvent la pression du, ben alors, le petit... Alors,
- Speaker #1
deuxième. Voilà.
- Speaker #0
Calmez-vous, OK ?
- Speaker #1
Tu veux le faire à ta place ? Il n'y a pas de souci, fais-le.
- Speaker #0
Je te le donne, tu me le rends vers 10 ans. Il est bien, tu vois.
- Speaker #1
Ah non, tu le gardes.
- Speaker #0
C'est un peu extrémiste.
- Speaker #1
Merci beaucoup. C'est de l'amour.
- Speaker #0
Normalement, les personnes qui écoutent ce podcast, ils savent que c'est de la rigole. Merci beaucoup Marjolaine. Ça a été vraiment un super moment avec toi et j'espère que ça a pu parler, aider ou conforter certaines personnes. sur leur idée de ce que c'est que de devenir parent.
- Speaker #1
Ben oui, avec grand plaisir. C'était un vrai plaisir d'échanger avec toi.
- Speaker #0
Je vous dis à bientôt. Merci d'avoir partagé ce moment avec nous. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux. Et pour rappel, le podcast à nous deux, c'est un mardi sur deux.