- Speaker #0
Hello les voyageurs et bienvenue sur A ton tour du monde, le récit des voyageurs. Aujourd'hui, je vous emmène à la rencontre de nouveaux aventuriers. Alors préparez-vous à être transportés au bout du monde. Bonne écoute ! Aujourd'hui, on part en immersion directe sur Lombok, cette petite île juste à côté de Bali. J'ai la chance de recevoir aujourd'hui Léo, Jean et Elie, trois potes d'enfance, qui ont l'air d'avoir décidé de kiffer leur vie, mais ensemble. Donc je trouvais ça super intéressant de raconter leur aventure. Est-ce qu'avant de nous projeter totalement sur cette île de rêve et sur vos projets un peu fous, mais tellement excitants, Est-ce qu'on peut revenir sur ces 4-5 dernières années et surtout sur le déclic qu'il y a pu y avoir à un moment de se dire « Allez, on se barre et on se barre à 3 » .
- Speaker #1
Le déclic a eu lieu il y a 4 ans maintenant, juste avant qu'on parte d'Australie. On était tous les 3 à Paris, là où on a grandi. Ça fait très longtemps qu'on se connaît tous les 3. Et on était arrivé à un stade de notre vie où on ne savait plus trop où on allait. Et puis qu'on s'est dit qu'il n'y avait plus rien qui nous retenait ici à Paris et que c'était peut-être le moment de partir et on l'a fait. Et nous voilà à Lombok quatre ans plus tard.
- Speaker #0
Il y en avait deux qui étaient en Australie qui étaient partis du coup faire quoi ? Une sorte de woofing ?
- Speaker #2
Non, on était tous les trois.
- Speaker #0
Tous les trois en Australie ?
- Speaker #2
Notre première destination c'était l'Australie et on y est arrivés tous les trois ensemble.
- Speaker #0
Et en Australie il s'est passé quoi ?
- Speaker #2
Beaucoup de choses.
- Speaker #3
De base déjà l'Australie on y est resté deux ans, deux ans et demi et de base ça devait être pour six mois. De par l'expérience, les gens qu'on a rencontrés, on a vu ce qu'on pouvait faire, ce qui se passait un peu autre part et je sais pas, on s'est sentis plus libres et la vie nous paraissait plus simple et on se disait qu'on pouvait continuer à faire ce qu'on aimait et on voulait pousser le truc encore plus loin. Donc quitte à visiter un pays, autant le faire de A à Z.
- Speaker #0
Vous êtes parisiens tous les trois, qu'est-ce qui décide, qu'est-ce qui dit « Allez venez, on se casse en Australie pour quelques mois » ?
- Speaker #3
Le premier c'est Eli.
- Speaker #2
Ouais, je sortais d'études, j'étais pas super fan de ce que je faisais. J'avais besoin de voir ailleurs, j'avais jamais quitté l'Europe avant ça. Et je me suis dit, allez, on va aller travailler un peu l'anglais, on va aller découvrir un peu d'autres cultures, d'autres pays. Et finalement, mes meilleurs potes m'ont suivi. Et les six mois sont transformés en plus de quatre ans maintenant, et pas de retour en France.
- Speaker #0
Aucun retour en France ? C'est vos parents qui ont dû avoir un petit coup de mou quand même, quand on prévoit le partir en six mois ?
- Speaker #2
On est repassé en France rapidement, mais pas de retour pour y vivre.
- Speaker #0
Et du coup, vous avez bossé, vous avez voyagé. Raconte un peu cette aventure australienne.
- Speaker #2
Alors déjà, on a fait tout le tour de l'Australie. Donc, on a fait trois road trips.
- Speaker #1
On a fait la côte est, le centre et la côte ouest. Et à chaque étape, on s'est arrêté un petit peu dans des villes pour bosser. Donc, on a fait vraiment toutes sortes de boulots. un peu de petits boulots que les Australiens ne veulent pas faire et que les backpackers font. Donc, on a bossé dans des fermes, on a bossé en construction, on a bossé en tant qu'uberite et à la fin, on a bossé en mine et c'est ce qui nous a permis de mettre pas mal d'argent de côté pour pouvoir lancer notre restaurant ici à Lombok.
- Speaker #2
Ce qu'on a fait en arrivant en Australie, c'est qu'on travaillait pendant un à trois mois puis on voyageait la même durée de temps. Donc, juste, on économisait. pour avoir suffisamment d'argent pour voyager. Et dès qu'on n'avait plus d'argent, on se remettait à travailler.
- Speaker #0
Quand vous dites les mines, c'était quoi exactement ?
- Speaker #3
En mine, en gros, on faisait les taffes primaires, on va dire. On faisait du housekeeping. En gros, tu es soit housekeeper, c'est-à-dire que tu t'occupes de nettoyer les chambres, nettoyer les salles de bain, ou tu pouvais être cantinier aussi. Donc ça veut dire que tu es dans un énorme... Comment dire ? Dans un énorme réfectoire. Et en gros, soit tu fais à manger... soit tu t'occupes de maintenir le réfectoire propre en nettoyant les tables enfin vraiment c'est un peu les deux Eli et Léo mais moi j'étais pas avec eux au moment où ils ont fait ça ils font du mindset cleaning je sais pas à quoi ça équivaut en français mais en gros c'est du nettoyage de bureau pendant la nuit En gros, il y a des gens qui sont un peu plus haut placés qui eux travaillent dans des bureaux dans les mines. Et Léo, il s'occupait pendant la nuit de 21h à 9h du matin. En gros, il s'occupait de nettoyer tous les locaux.
- Speaker #2
Mais ce qu'il faut savoir sur les mines, c'est qu'on doit prendre l'avion depuis une grande ville pour y accéder parce que c'est dans le désert australien, dans le bush. Et pendant deux semaines, tu travailles tous les jours, 12h par jour. 14 jours d'affilée. 14 jours d'affilée, tu as 12h de taf par jour. puis une semaine de repos.
- Speaker #3
Et l'avantage, c'est que tu es nourri et logé.
- Speaker #2
Donc c'est long. Pendant deux semaines, tu es coupé du monde. Tu travailles toute la journée. Il faut être prêt mentalement pour ce rythme. Mais par contre, ça gagnait bien. Et c'est comme ça qu'on a vraiment pu économiser.
- Speaker #0
Vous étiez tous les trois dans le même rythme du coup. Et après, quand vous voyagez, vous êtes en road trip, vous êtes quoi ? En voiture, en van, vous êtes en quoi ?
- Speaker #3
On était en voiture.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #3
On était en voiture. mais pour avoir l'ordre chronologique pour que tu puisses mieux te repérer quand on est arrivé au tout début en Australie on est arrivé dans le nord-est, donc sur la côte est on a descendu toute la côte est jusqu'à Adelaide qui est de la pointe sud, ensuite on est remonté à la pointe nord qui est Darwin et après de Darwin on a rentré jusqu'à Perth et c'est à Perth, donc c'est le dernier stop qu'on a fait en Australie où on a travaillé en mine mais en gros si tu veux sur toute la côte est et sur tout le centre jusqu'à Darwin On n'a pas du tout travaillé en mine. Là, pour le coup, on faisait plus des fermes, de la construction. On a travaillé aussi sur un camp militaire, où c'est un peu l'équivalent du travail en mine, mais sauf que c'est quelque chose où tu fais des allers-retours tous les jours. Mais en gros, les mines, c'est vraiment le dernier stop. On savait qu'on voulait partir d'Australie et qu'on avait fait ce qu'on voulait faire. Et le but, c'était d'amasser le maximum d'argent possible à ce moment-là pour ensuite ouvrir notre propre truc.
- Speaker #0
Cette idée de resto, évidemment, on va beaucoup y revenir, Elle est arrivée quand ?
- Speaker #1
Elle est arrivée un jour où, après Adelaide, on avait bossé 3-4 mois en construction. On s'est dit, allez, on va prendre des petites vacances. On est partis à Bali et on est tombés directement amoureux de l'Indonésie. Et un soir, en fin de soirée un petit peu éméchée, on s'est assis tous les trois et on s'est dit, bon les gars, maintenant qu'on sait qu'on peut gagner de l'argent en Australie et potentiellement ouvrir quelque chose à l'étranger. Est-ce que ça ne serait pas ici qu'on le ferait ? Et est-ce que ça ne serait pas un restaurant ? Parce que déjà, Jean, il est issu de la restauration. En plus, tous les trois, on adore manger, on adore aller au restaurant. On s'est dit, allez, let's go, on va tenter l'aventure. Et donc, au début, c'était censé être Bali. Et puis au final, quand on a fait nos petites recherches, on a préféré Lombok.
- Speaker #0
En tout cas, je vous comprends. Moi, j'ai un souvenir incroyable aussi de cette île-là. Et du coup, au départ, c'était vraiment trouver de l'argent. L'Australie, ce n'était pas une fin en soi, c'était plutôt un moyen de mettre des sous de côté.
- Speaker #2
Pas au début. Au début, c'était vraiment pour le voyage, pour l'anglais, pour les paysages, etc.
- Speaker #1
Les rencontres aussi.
- Speaker #2
Et les rencontres. C'est une fois là-bas qu'on s'est rendu compte que c'était aussi un moyen de pouvoir mettre de l'argent de côté. Mais on n'est pas parti pour ça.
- Speaker #0
Mais pas quand même, c'est ce côté aussi d'être à trois non-stop. Vous connaissez depuis longtemps, mais... C'est quoi le secret pour rester aussi soudés et d'avoir en plus un projet comme ça tous les trois ? C'est incroyable.
- Speaker #2
On était tout le temps ensemble, même à Paris. Donc on savait qu'on pouvait vivre ensemble sans problème. On avait déjà fait plusieurs fois des vacances, etc. Pas de gros voyages, mais on était habitués aux autres. On était vraiment tous les jours ensemble. Et après, pendant le voyage, il y a eu beaucoup de rencontres. Il y a des moments où on était un groupe pendant des road trips. à 3-4 voitures, un groupe de 10. On faisait des colloques plusieurs semaines avec d'autres amis. À chaque fois, il y avait des périodes où on se suivait avec des rencontres pendant plusieurs mois. On n'était pas que à 3.
- Speaker #3
Mais après, pour le coup, c'est une question qui revient souvent et en vrai, il n'y a pas vraiment de recette magique, je pense. C'est juste, il y a une alchimie, on n'a pas trop de réponses à cette question. C'est juste, ça se passe toujours bien. Quand il y a des problèmes, quand il y en a, ça se règle assez vite. Même par rapport au resto ou quoi que ce soit, On tombe assez vite d'accord, il n'y a pas trop d'histoire d'ego. Quand il peut y avoir des frictions, ça se règle rapidement. Franchement, c'est de la confiance et c'est tout.
- Speaker #2
C'est devenu vraiment une famille, donc on se connaît très bien, on sait comment régler les soucis. C'est comme une famille, on peut s'engueuler avec sa famille,
- Speaker #1
mais au final, ça finit toujours par... Enfin, toujours. Dans la plupart des cas, ça finit toujours par s'arranger.
- Speaker #0
C'est quoi le souvenir qui vous fait le plus marrer, la situation, en tout cas on va revenir sur l'Australie, le plus grand moment de solitude où vous vous dites mais qu'est-ce qu'on a foutu là ?
- Speaker #1
Vas-y, les rapports, tu meurs.
- Speaker #0
En tout cas, il y en a un.
- Speaker #1
Quand on a commencé notre trip sur la côte est... Au final, on s'est très rapidement rendu compte qu'on n'avait pas assez d'argent. Du coup, on a fait un stop à Brisbane et on s'est dit, allez, on va taffer tous les trois en tant que Uber Eats pour faire un petit peu d'argent et renfouer les caisses assez rapidement. Au début, le plan, c'était chacun loue un vélo. Non, au début, ça devait être des scooters. Ce n'était pas possible. Du coup, on s'est dit, on va faire ça en vélo. Au final, on a fini tous les trois dans notre voiture, qui était aussi notre maison, parce qu'on dormait dans cette voiture tous les trois. Et on bossait dedans toute la journée. Et on était avec trois téléphones, avec trois contribueries différents à faire des livraisons toute la journée. Et là, vraiment, on se disait, mais c'est l'enfer. Parce que la journée, c'était l'enfer. Le travail de livreur, ce n'est vraiment pas facile. Ça ne gagne pas grand-chose et c'est dur. Et en plus... le soir quand on rentrait, on rentrait au camping et il pleuvait de base on avait aménagé la voiture pour qu'on puisse dormir à 3 il y avait une roof tent une tente de toit plus une extension donc il y en avait 2 dans la roof tent 1 dans l'extension, sauf qu'un jour où il a trop plu, l'extension s'est cassée, donc moi je me suis réveillé dans une piscine et donc à partir de ce moment là on avait plus que la roof tent et donc il y en avait et... deux qui dormaient dans la roue tente et un qui dormait dans la voiture tous les soirs. Et là, vraiment, c'est une période, ça a duré trois semaines. En plus, la voiture, évidemment, au bout d'un moment, elle s'est cassée. C'était une poubelle. Donc, la voiture qui se casse, ça veut dire qu'on n'a plus de maison. Ça veut dire qu'on n'a plus non plus de travail parce que c'était notre seul moyen de bosser. Pendant un mois, c'était très, très dur.
- Speaker #2
On se demandait si on ne restait pas.
- Speaker #1
Mais on s'est accrochés. Et alors,
- Speaker #0
dans ces plans galères, c'est qui ? Est-ce qu'il y en a un des trois ? Ou qu'est-ce qui fait que vous dites, allez, on continue ?
- Speaker #2
En fait, même quand on était au plus bas, dans ces moments-là, on arrivait toujours à rigoler.
- Speaker #1
Ça nous faisait rire.
- Speaker #2
Ça nous faisait rire.
- Speaker #3
Mais je pense que c'est une des plus grosses galères qu'on a eues. C'est le moment le plus galère qu'on a eu en Australie. Et je pense que c'est peut-être l'un des meilleurs souvenirs.
- Speaker #2
Et je ne sais pas sur le moment s'il y en avait un qui motivait plus les deux autres. Je ne sais pas, pour continuer cette galère.
- Speaker #3
Je pense qu'il y a un moment où toi, quand on a marre et que tu es un peu fatigué, tu as travaillé toute la journée, tu ne gagnes pas grand-chose. Tu dis que tu es à l'autre bout du monde, tu penses à tout ce qui est négatif. Quand tu as tes deux autres potes à côté de toi qui sont en train de se taper des barres, qui ne pensent pas du tout à ça, de les voir rire et de les voir qui sont complètement dans un autre mood, tu te dis que peut-être que juste voir le positif dans le négatif et que c'est rien de mieux. En vrai, c'est que une passe. Je pense que c'est vrai pour ma part et je pense que pour Elie et Léo, c'est vrai aussi.
- Speaker #2
On a toujours été reconnaissant de ce qu'on vivait. Il y a des moments où on prenait nos pauses, on allait à la plage, on voyait des kangourous se balader. On se rendait toujours compte qu'on avait quand même une chance d'être ici. et ont relativisé.
- Speaker #0
Je pense que les voyageurs, ils ont quand même un côté un peu barré, un peu barjot, parce que là où je vous rejoins, c'est que c'est toujours les moments de galère qui nous font le plus marrer, qui sont presque les plus puissants dans nos souvenirs.
- Speaker #2
Qui soudent le plus aussi.
- Speaker #1
C'est sûr, on ne l'oubliera jamais, c'est moi.
- Speaker #0
Et si on parle un peu de rencontres, évidemment, c'est ce que vous veniez chercher aussi. Avant qu'on parle de l'Indonésie, est-ce qu'il y a des rencontres fortes qui vous ont marqué ?
- Speaker #2
Oui, il y en a eu beaucoup de rencontres fortes, dont pas mal qui sont devenues de vrais amis aujourd'hui. Mais ce qui nous a beaucoup marqué sur l'Australie et sur ce premier gros voyage, c'est le fait de pouvoir être ouvert à des personnes différentes. Il y a beaucoup de personnes qu'on a rencontrées qui sont devenues des amis. On sait très bien qu'en France, ça ne l'aurait jamais été. On ne les aurait jamais côtoyés. Oui, on ne les aurait jamais côtoyés parce qu'ils ne viennent pas du même monde, ce n'est pas les mêmes délires. Ce n'est pas comme on l'expliquait.
- Speaker #3
Les préjugés qu'on pouvait avoir, clairement.
- Speaker #2
On s'est vraiment ouverts grâce au voyage sur ça et des rencontres fortes, il y en a eu beaucoup.
- Speaker #3
Après, il y a des gens aujourd'hui qui sont toujours amis avec nous et qu'on apprécie toujours. Après, il y en a d'autres aussi qui ont fait leur temps. On se rend compte aussi qu'il y a certaines personnes que tu penses... Tu penses te lier d'amitié très rapidement comme avec d'autres. Au final, pas forcément. Après, c'est l'histoire d'une vie. Ça peut être en voyage ou n'importe où dans le monde. Mais en tout cas, on a fait des très, très belles rencontres. Ça, c'est sûr.
- Speaker #0
Mais là où je vous rejoins, c'est qu'en effet, je pense qu'il y a un côté très naturel en voyage parce qu'on n'a rien à se prouver. Donc, ça permet d'avoir des rencontres, entre guillemets, un peu plus pures. Est-ce que vous, vous trouvez que vous avez changé depuis ces quatre ans ?
- Speaker #2
Bien sûr,
- Speaker #3
clairement.
- Speaker #1
Pas profondément. On est un peu toujours les mêmes, mais on est plus ouverts.
- Speaker #2
Je peux te dire déjà que Léo et Jean, ils ont changé sur le fait de s'ouvrir aux gens et sur la sociabilité. Il l'était un petit peu en France, mais beaucoup moins que maintenant.
- Speaker #0
Alors que toi, tu l'étais déjà.
- Speaker #2
Oui, moi, je...
- Speaker #3
Ça ne changera jamais intrinsèquement les personnes qu'on est. Mais par contre, pour le coup, ça peut changer la vision de voir certaines choses ou certaines... Merci. L'appréhension dans certaines situations ou quand tu rencontres certaines personnes, la façon d'approcher les gens, tout ça, même comme je te disais tout à l'heure, les préjugés. Donc, il y a plein de petites choses comme ça qui peuvent être différentes aujourd'hui. Mais après, comme Léo dit, intrinsèquement, on ne changera jamais de la personne qu'on est.
- Speaker #0
Parlez d'ouverture d'esprit, mais est-ce qu'il y a d'autres choses qui vous ont surpris chez les uns, chez les autres ? De se dire « Waouh, je n'aurais jamais pensé que tu aurais été capable de faire ça » ou à l'inverse ? Est-ce que vous vous êtes épaté mutuellement ?
- Speaker #1
Est-ce que vous m'avez épaté ? On ne peut pas dire qu'on n'est épaté pas. Non, mais on a été... Niveau adaptabilité, je trouve qu'on a été fort quand même. On s'est toujours adapté aux situations, on a toujours rebondi, on a toujours trouvé des solutions. Sur ça, je pense qu'on a été fort.
- Speaker #0
Et au niveau du budget, par exemple, est-ce que vous aviez la même façon de dépenser ?
- Speaker #3
Pas du tout. Non. La même façon ? Non, la même façon de dépenser son argent. En Australie, peut-être. Mais après, sinon, par exemple, en Asie ou en Amérique latine, il y en a... On va dire que Léo est un peu moins dépensier. Et je ne sais pas si c'est mieux ou moins bien, mais il fait un peu plus attention à son argent. Et après, il est moins, on est un peu plus dépensé, on a peut-être plus dépensé, je pense, par rapport à Léo.
- Speaker #1
Moi, je suis le comptable de l'équipe.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #3
Le rapport aux chiffres, c'est lui.
- Speaker #0
On va faire la transition avec Lambok, évidemment. À la base, c'était des vacances, du coup ?
- Speaker #1
À Bali, ouais, de base, c'était des vacances. On a découvert Lambok en vacances aussi. Et c'était justement quand on bossait en mine, on avait 14 jours d'affilée de travail, 7 jours off. Et on prenait souvent nos jours off en Indonésie. Et un jour, on s'est dit, tiens, on va aller voir ce que c'est Lambok. Et ça a été le déclic pour le lieu. Parce que le déclic du restaurant qu'on voulait ouvrir, il avait eu lieu avant. Mais là, quand on est arrivé à Lamboc, on savait que ça allait être à Lamboc.
- Speaker #2
Il y a une petite anecdote par rapport à cette histoire. C'est qu'à ce moment-là, avec Léo, on travaillait en mine tous les deux ensemble. Et Jean, il travaillait de son côté. Et donc, on n'avait pas tout le temps les mêmes semaines de repos. Et je suis allé à Lamboc avec Léo. Et on a appelé Jean, on lui a dit, frérot, ça va être ici le resto. Et lui, premier réflexe, il nous dit, OK, je vous suis, je suis chaud. Il n'avait jamais vu le lieu.
- Speaker #0
C'est là où il y a une confiance absolue. Mais avant, ce qui m'épatait, c'est que tu me dis, vous partiez d'Australie pour sept jours. Il y a combien d'heures de vol entre l'Australie et…
- Speaker #1
De Perse à Denpasar, c'est trois heures et demie.
- Speaker #2
Sur la côte ouest de l'Australie, à Bali, c'est seulement trois heures d'avion. Donc, ça ne nous coûtait moins cher d'être en Indonésie que de rester en Australie pour notre semaine de repos. Et on préférait largement être là-bas pour profiter. On adore l'Indonésie.
- Speaker #1
Tu restes à Perth. Oui,
- Speaker #0
et puis ça coûte beaucoup plus cher. Quand vous êtes arrivé la première fois à Bali, c'est quoi ce qui vous a le plus séduit en Indonésie ?
- Speaker #3
La facilité de vie, je pense. Là-bas, tout... Après, je ne sais pas si c'est parce qu'on vient d'un pays où tout paraît compliqué. Mais en tout cas, pour nous, quand on est arrivé en Indonésie, du coup à Bali... On s'est dit, c'est fou, ici tu loues ton scooter le matin, tu vas aller prendre ton café, aller au resto, aller à la salle de sport, payer ça sur place. Tu as un problème avec ton scooter, tu vas chez le garagiste, en 10 minutes, ton pneu est dégonflé, il te le répare, il te met une mèche. Tout est hyper accessible et tout paraît plus simple. Après, je ne sais pas si ça l'est vraiment, mais en tout cas, c'est le truc qui nous a séduit en premier, c'est la facilité de vie.
- Speaker #2
Et la gentillesse des Balinais aussi, ça nous a vraiment marqué. Parce qu'on a fait d'autres pays d'Asie et vraiment, c'est le seul endroit où on s'est dit on peut y rester et les gens sont incroyables ici.
- Speaker #0
En tout cas, je partage totalement votre coup de cœur. Par contre, cette saisonnalité, la saison des pluies qui dure longtemps, comment vous l'appréhendez ?
- Speaker #1
En théorie, ça ne dure pas très longtemps. En théorie, c'est plutôt trois mois. On l'a déjà vécu, parce que nous, on est arrivés en janvier. Donc, en général, la saison des pluies, c'est entre décembre, février, mars. Et après, ça se calme. J'ai envie de dire, en France, il y a des saisons pourries aussi. Toi, tu es allée où en Indonésie ?
- Speaker #0
J'ai fait deux fois Bali et on a fait Lombok en même temps. Mais Lombok, on l'avait fait vraiment il y a trois ans.
- Speaker #2
On l'a refait la dernière. Chaque année, ça évolue.
- Speaker #0
J'avais trouvé que justement, Bali, en effet, avait... déjà perdu. Moi, je ne connais pas le balide il y a 20 ans et il paraît que c'était sublime. J'ai quand même eu un énorme coup de cœur pour la mentalité, etc. Mais c'est vrai que ça s'est vraiment développé et l'Homme-Boc, ça reste encore très authentique. Moi, ce qui m'a plu aussi sur l'Homme-Boc et là où j'étais assez surprise et même si le but n'est pas de comparer avec la France, ça n'a rien à voir, mais c'était aussi cette dualité entre les deux religions. qui se passait si bien sur l'Hambok, entre le côté musulman et bouddhiste, qui a l'air tellement facile, qui est un peu surprenant les premiers jours, parce que tu entends à la fois la prière du matin. Je ne sais pas si ça vous a frappé, mais j'ai trouvé que c'était assez... Et à partir de là, tu te dis, si ça c'est possible, tout est possible.
- Speaker #1
C'est clair, c'est des problèmes qu'on a en France qui n'existent pas ici. Ils ne se posent même pas la question.
- Speaker #0
Et puis, en tout cas, il y a une magie, une détente toute la journée, un plaisir de vivre qui est assez fou. Lombox, vous êtes à quel endroit exactement ?
- Speaker #2
Nous, on vit à Kuta, donc c'est la zone dans le sud qui est très développée, où on peut trouver tous les restaurants, les salles de sport, les activités, etc. Le surf ? Le surf, toutes les plus belles plages. pour l'instant, en tout cas, qu'on a vu, sont dans le sud de Lombok. On préférait y vivre, à Akuta, mais on a décidé de faire le restaurant ailleurs. Ce ne sera pas à Akuta.
- Speaker #0
D'accord. Et ça sera où ?
- Speaker #2
Ça sera à Selong Belanak. C'est à 25 minutes de... Là, tu as une exclure, parce qu'on ne l'a pas encore annoncée.
- Speaker #4
Tu vas te faire engueuler, je crois.
- Speaker #2
Ouais, c'est pour ça que je ne l'ai pas dit dans la première phrase, mais bon, c'est pas grave.
- Speaker #1
c'est dans le sud aussi mais c'est à 25 minutes de Kuta et c'est pas du tout développé comme Kuta pour l'instant pour y vivre pour nous c'est un peu compliqué parce qu'il n'y a pas de salle de sport, il y a très peu de restaurants il n'y a pas de supermarché donc pour nous c'était un peu compliqué mais dans quelques années normalement ça devrait être la seconde zone c'est pour ça qu'on a choisi là-bas
- Speaker #0
Est-ce que vous pouvez revenir sur le prémice du projet et savoir quel est le concept, comment vous voyez les choses et les différentes étapes ?
- Speaker #2
Jean, le concept,
- Speaker #3
c'est toi. Le resto, du coup, premièrement, comme Yton a expliqué, on en a parlé quand on était à Bali. Il y a eu cette idée-là. Forcément, nous, on est français, on adore la bouffe, on aime cuisiner et on adore tous les restaurants français. Donc, ce qui nous venait en tête... En premier lieu, forcément un restaurant français. Après, le concept, il a mis du temps à se développer. On savait qu'on voulait faire un resto, mais déjà, trouver l'endroit, savoir la taille qu'il nous fallait, tout ça, ça a pris un peu de temps. Mais une fois qu'on savait à peu près tout ça, on a commencé à réfléchir au concept. Et le concept, comment est-ce qu'il nous est venu ? Je pense que c'est en parlant un peu avec nos proches, des amis. des gens qu'on connaît, et il y a une idée qui est ressortie. En fait, nous, il y a quelque chose qu'on aime beaucoup dire, l'endroit pour nous, c'est notre maison, aujourd'hui. Et il y a pas mal d'endroits dans le monde qu'on a visités, où on adorait dire qu'on se sentait comme chez nous, et qu'on se sentait comme à la maison. Du coup, on s'est dit, pourquoi pas réussir à créer quelque chose où les gens se sentent comme chez eux, et du coup, qu'est-ce qu'il y a chez toi en général, et qu'est-ce que tu aimes bien faire ? Comment est-ce que dans un lieu, tu peux te sentir bien ? Du coup, on s'est dit, on aimerait créer un lieu où il y a différentes ambiances, différentes pièces. Et donc nous, on s'est dit, bon, du coup, forcément, il y a une grande salle de restaurant. Ce qu'on aime bien aussi dans ce genre d'espace, c'est quand il y a un jardin. Ensuite, donc avec le jardin, on s'est dit, ce serait bien d'avoir une pièce complémentaire. Et du coup, il y a une pièce complémentaire, on voudrait créer un petit salon. Et tout ça, ça nous amène à vouloir créer, en fait, un peu une ambiance comme une maison. Ça se référera au nom du restaurant. Et le but, c'est de vraiment se réussir à faire, de faire en sorte que les gens se sentent comme chez eux. Donc avec un jardin... un salon, un bar et un resto. Et qu'en gros, il y ait ce truc-là où tu peux y passer la journée, tu peux venir manger, boire un verre avec tes potes, chiller l'après-midi, donc qu'il y ait un peu tout ça.
- Speaker #1
Le nom du resto, ça sera la maison. Et on va essayer de le faire comme une maison.
- Speaker #0
Et la clientèle, entre guillemets, votre cible, ce n'est pas une clientèle locale, c'est une clientèle plutôt de vacanciers ? Oui,
- Speaker #3
expatriés et vacanciers.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
On veut se situer, pour la zone, pour l'embarque en général, on veut se situer plutôt haut de gamme. avec des prix qui restent accessibles, où les touristes et les expats se disent « Ah, mais c'est génial, on peut manger cette qualité de nourriture pour moins de 20 euros. » En fait, on voulait vraiment faire un lieu dans lequel on serait content d'aller manger.
- Speaker #0
Et le fait que ce soit des produits français, comment vous allez gérer la chose ?
- Speaker #3
Les produits français, on va essayer d'importer certaines choses, mais malheureusement, je ne pense pas que ce soit possible. Et aussi, nous, le but, c'est quand même d'importer notre savoir-faire, mais de travailler avec les produits locaux. Il y a certaines choses, je pense que le fromage, etc. On va essayer de voir si on peut le rappeler de France. Après, tout ce qui est fruits et légumes, poissons, viande, ici, il y a quand même un panel énorme de choix. Le but, c'est quand même de faire travailler l'industrie indonésienne, donc du coup, de bosser avec des petits commerçants locaux au maximum, sur ce qu'on peut en tout cas.
- Speaker #2
Oui, par contre, le vin, le fromage et tout, ça viendra bien de France.
- Speaker #1
Mais il y a déjà des réseaux de nourriture française qui sont à Bali, à Lombok. Ce n'est pas si compliqué que ça de trouver du bon fromage français. C'est juste que ça coûte cher.
- Speaker #0
Et il y a des restos français à Lombok déjà ? Oui. Je ne me souvenais pas de ça. Il y en a à Kouta.
- Speaker #1
Je pense qu'ils ont ouvert après. Il y a Simonetta où on a mangé. Il y en a trois. Oui, il y en a déjà.
- Speaker #3
Il y en a trois au Talamboc.
- Speaker #0
Et au niveau de l'achat du terrain et de la maison, je me trompe ou c'est une possibilité d'acheter pour une vingtaine d'années ?
- Speaker #1
Tu te trompes. C'est ce que tout le monde croit, mais en fait, c'est un peu plus compliqué que ça.
- Speaker #0
Ah, c'est encore plus compliqué ? Merde.
- Speaker #1
Tu veux que je t'explique ? Oui,
- Speaker #0
carrément.
- Speaker #1
En fait, il y a le lease hold, donc ça correspond au leasing en France. Et il y a le... C'est pas vraiment le free hold. parce que c'est réservé aux Indonésiens. Il y a l'équivalent du freehold pour les étrangers. Et en fait, tu achètes pour 30 ans, que tu peux renouveler 20 ans, que tu peux renouveler 30 ans. Donc au final, ça fait 90 ans. Et oui, ce n'est pas la même... Ça ne fait pas une propriété comme en France, mais 80 ans, c'est largement assez.
- Speaker #3
Et surtout quand tu revends ta propriété, le propriétaire d'après, lui, repart à zéro. Donc c'est reparti pour 80 ans de plus.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai dit 80, c'était 80.
- Speaker #0
Donc, ce n'est pas si compliqué. Mais par contre, ça veut dire qu'en soi, c'est quand même lui d'opter propriétaire quand même sûr pendant 30 ans au départ, avant qu'il renouvelle.
- Speaker #1
Oui, mais tu peux forcément renouveler. Il faut juste payer, mais tu peux renouveler.
- Speaker #0
Et la partie construction, parce qu'il y en a un de vous trois qui était à la base dans le... Il y en a un qui apparemment était cuisinier. Oui, il y en a un qui était dans le BTP ou quoi ?
- Speaker #1
Non, mais Jean, il n'est pas cuisinier, il est directeur de restaurant. Il n'y a personne qui a bossé dans le BTP à part en Australie, mais ça ne nous a pas appris grand-chose à part porter et faire les taffes de l'arbin.
- Speaker #0
Comment on appréhende un projet comme celui-là quand on n'a pas cette expérience ?
- Speaker #3
Déjà, on a une grosse aide. C'est que j'ai la chance d'avoir mes parents qui sont architectes. Pour le coup, ça évite de faire certaines belles boulettes. Et comment on appréhende, mis à part ça, comme un gros défi ? En vrai, c'est un challenge. Et certains réussissent, et pourquoi pas nous ? Et en fait, on se dit, tout le monde, plein de gens le font, on est 100% capable de le faire, et puis justement, ça apprend plein de choses. Nous, vraiment, ce qu'on voulait, parce qu'on avait l'opportunité aussi de pouvoir louer un local et de faire des travaux à l'intérieur, et ensuite ouvrir notre truc. Nous, on s'est dit qu'on ne voulait pas ça, on s'est dit, si on se lance un défi, on va le faire à 100%, donc on veut acheter un terrain et sortir un bâtiment de terre. Donc c'est plus compliqué, plus long, plus onéreux. Mais du coup, l'aboutissement sera d'autant plus beau.
- Speaker #0
Et le terrain, comment vous l'avez trouvé ?
- Speaker #3
Par des contacts. En gros, au début, on a cherché via des réseaux un peu locaux. Et on avait déjà eu quelques contacts au préalable. L'avant-donneur, définitivement, ça, c'était à Lombok. Des contacts WhatsApp, on avait trouvé via Facebook, etc. Et on a trouvé un Français qui était installé là depuis 15-20 ans. Et on est passé du coup via son agence immobilière et on a trouvé... Un terrain qui, de base, n'était pas exactement comme on voulait, mais au final, qui coche toutes les cases qu'on veut maintenant. Après, forcément, tout n'est pas exactement comme on le voudrait, mais il faut savoir faire quelques concessions sur certaines choses qui ne sont pas parfaites.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est chouette, c'est ce côté de miser sur l'avenir et de penser que ça va devenir aussi Konikakuta. Oui,
- Speaker #3
parce que pour le coup, quand tu vas assez long maintenant, c'est... Il n'y a pas grand-chose. Il faut avoir la vision.
- Speaker #1
Il y a quand même plein d'indicateurs qui font dire que ce n'est même plus maintenant vraiment un Paris et que c'est juste une question de temps. Parce que tous les terrains sont achetés, tous les expatriés, tous les locaux savent que c'est Longue-Belana que ce sera la prochaine zone.
- Speaker #2
C'est une des plages préférées des touristes. Il y a beaucoup de gens qui... Il y a beaucoup de beaux hôtels, de belles villas. Les touristes viennent y loger et ils n'ont pas assez d'endroits pour manger. Ils cherchent des restaurants à chaque fois et finissent à manger dans leur hôtel. Ça les embête un peu. La population de Selang Belandak attend des restaurants.
- Speaker #0
Au niveau budget, ça représente quoi ?
- Speaker #1
Au début, on s'est dit qu'il nous fallait 33 000 euros chacun. On avait convenu que notre projet au total allait nous coûter 100 000 euros. Mais finalement, avec les aléas de la vie ici, on se rend compte des prix de tout. On s'est rendu compte qu'il nous fallait un peu plus. Donc finalement, le projet total, c'est 150 000 euros.
- Speaker #0
Et c'est viable à tous les trois de pouvoir tous les trois bosser là et gagner votre vie là-dessus ?
- Speaker #1
On espère.
- Speaker #0
J'en suis sûre. En tout cas, vous avez une énergie incroyable et de ne pas trop vous poser de questions. Et je crois que c'est ça aussi le secret et c'est l'avantage aussi de la jeunesse. C'est qu'on y va, on a envie, ça sent bon et on ne se pose pas trop de questions.
- Speaker #2
C'est vrai que pour le coup, on ne se pose pas trop de questions en vrai.
- Speaker #0
Mais c'est souvent comme ça que ça fonctionne. Et puis, j'ai l'impression, j'ai regardé un peu sur vos réseaux, je pense qu'il y a aussi cette qualité de vie au quotidien qui fait qu'il y a moins ce côté coup de mou, coup de fatigue.
- Speaker #3
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui vous apporte le plus de joie sur l'Homme Boxé, outre les gens et le lieu ?
- Speaker #1
Déjà, on a une grosse force. Je ne sais pas si c'est de la chance ou du flair, mais que ce soit pour la vie ou pour le travail, on arrive toujours à bien s'entourer. Et les rencontres, quand tu es à l'autre bout du monde, c'est super important. J'ai l'impression que tu peux devenir très proche de personnes que tu viens de rencontrer il y a quelques semaines ou quelques mois. Alors qu'en France, ces personnes-là, il aurait peut-être fallu des années pour être aussi proches dont on les est maintenant. Donc évidemment, quand tu es loin de ta famille et que tu arrives à t'en faire une nouvelle à l'autre bout du monde, ça aide pour tenir. Et je pense que pour notre vie à Lamboc, en plus de pouvoir aller à la plage, de pouvoir faire du sport assez facilement, le fait d'être bien entouré avec plein de nouveaux amis qu'on adore, c'est génial.
- Speaker #0
Comment vous gérez l'éloignement avec la famille, entre guillemets,
- Speaker #1
la vraie famille ? On s'est un peu habitués. Après, on les a au téléphone. Moi, mes parents, ils viennent cet hiver pour Noël et pour le Nouvel An. Les parents de Léo, ils devaient passer peut-être cet été. Il y a la sœur de Jean qui vient cet été aussi. Donc, on arrive un petit peu à les voir. On les a au téléphone et maintenant, on s'est habitués.
- Speaker #2
On s'est habitués. Après, Dieu merci à le téléphone qui existe.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Même la visio, c'est tellement... Je trouve que parfois, on partage... C'est souvent ce que disent les voyageurs qui sont loin maintenant de chez eux à la base. C'est qu'ils partagent parfois des liens encore plus forts en étant loin.
- Speaker #2
C'est vrai. Et puis, on peut se rendre compte aussi de certaines choses en étant loin des autres.
- Speaker #0
Et la fiesta, elle se fait comment là-bas ?
- Speaker #1
À Lombok, il y a de quoi faire des soirées, mais on n'est pas super fans parce que c'est des musiques qu'on n'écoute pas trop. Les lieux ne sont pas incroyables, mais ça nous va de moins faire la fête sur Lombok. Donc, on n'est plus... focus sport et travail. Et si un jour, on a envie de faire la fête, on prend un bateau et on va à Bali.
- Speaker #3
En fait, à Lamboc, il y a une particularité, c'est que tout ce qui reste ouvert après minuit, ça peut être géré que par des Indonésiens. Et bon, les Indonésiens, ils font des soirées qui leur plaisent à eux, mais nous, ça ne nous plaît pas tant que ça. Après, on sort quand même une fois par semaine ou toutes les deux semaines, de temps en temps, mais ce n'est pas les soirées de l'année.
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'exploits quand même là-bas ?
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #3
quand même, ouais.
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'Espagnols. Des digitaux nomades qui bossent de là-bas ?
- Speaker #1
Pas trop à Lombok. Il y en a beaucoup à Bali. Mais à Lombok, ce qui est bien aussi, c'est que quasiment tous les expats, et je vais sortir un chiffre au hasard, mais peut-être 70%, ils ont des projets sur place. Donc, c'est super enrichissant. Il y a tout le monde qui a plein de trucs à raconter, plein de projets, plein d'expériences. À Bali, on a fait quelques rencontres et c'est vrai qu'il y a beaucoup d'influenceurs ou de digital nomades. À Lombok, pas beaucoup. Ouvrir des villas, ouvrir des restos, ouvrir des centres sportifs.
- Speaker #0
Et juridiquement, du coup, vous êtes accompagné sur place ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc là, vous avez quatre mois, il vous reste à peu près six mois pour l'ouverture ?
- Speaker #1
Je pense un peu plus. C'est devenu l'objectif d'un an. On espère le tenir. On va voir.
- Speaker #0
La première pierre, elle a été déposée ?
- Speaker #1
Non. Le terrain en soi, il a été quand même... Oui, le terrain a été terrassé. Donc, il est prêt à être... il est constructible. Mais la première pierre du resto,
- Speaker #3
pas encore, parce que l'architecte, il fait à son rythme et qu'il y a toujours des choses administratives qui prennent énormément de temps.
- Speaker #0
Vous êtes même à ce point d'accueillir ces petites surprises. En gros, j'ai l'impression que vous avez quand même, même si c'est un projet un peu fou, vous avez quand même conscience que... Il ne faut pas en attendre. Ce n'est pas aussi timé qu'en France.
- Speaker #3
Non, mais impossible. On savait que ça ne se passerait pas comme prévu.
- Speaker #1
Les gens qui arrivent à faire vite en Indonésie, ce n'est pas ceux qui vont acheter le terrain et le faire construire. Ils vont reprendre un business, ils vont faire des petits travaux. Et là, ça peut aller vite, c'est vrai.
- Speaker #0
Tous les restos qu'on trouve justement sur Bali, qui font des avocats de toast, etc. Des trucs un peu fun pour les surfers et autres. C'est ce genre de choses que vous aimeriez proposer ? proposer ou vraiment quelque chose de plus atypique ?
- Speaker #2
Non, justement, nous, il y a plein de gens qui nous ont conseillé, les gars, vous ne prenez pas la tête, prenez un concept de Bali qui est fait, refaites la même chose. Non,
- Speaker #1
pas du tout. Faites des burgers, faites des avocats d'auto, c'est ça qui marche et tout. Nous, on ne voulait pas faire ça. On veut quelque chose de bien plus travaillé.
- Speaker #2
C'est pas ce qu'on veut, c'est pas notre débat. Peut-être qu'on gagnera moins d'argent à faire ça, mais en tout cas, on aura plus de plaisir à le faire.
- Speaker #3
Donc, on veut vraiment faire des belles assiettes,
- Speaker #1
un peu style bistronomie française.
- Speaker #0
Et du coup, la répartition des tâches, tous les trois, ça sera quoi ? Il y en a un qui compte plutôt la partie comptable, l'autre plutôt chef de resto ?
- Speaker #1
Et le troisième, c'est la communication.
- Speaker #0
Communication, ok. Donc là, il y a une grande tâche aussi.
- Speaker #1
Ouais. C'est pour ça qu'on a commencé aussi notre compte commun. Ce n'est pas le compte du restaurant, celui sur lequel tu nous as trouvé. C'est un compte lifestyle qui raconte un peu notre histoire et qui va emmener les... les abonner jusqu'à l'ouverture et ensuite, il y aura un compte du restaurant. En fait, Jean, déjà, la première ou les deux premières années, il va bosser dans le restaurant. Et le reste des salariés, ce sera du staff local. Mais Jean va prendre un visa pour pouvoir bosser dans le resto et le diriger. Et nous, avec Léo, on sera dans le bureau derrière à gérer les fournisseurs, à faire de la comptabilité, à faire de la com. Mais on ne bossera pas directement dans le restaurant.
- Speaker #0
Parce que tu viens de soulever un truc hyper intéressant, mais ça veut dire qu'en termes de visa, ça fonctionne comment ?
- Speaker #2
En gros, là, aujourd'hui, on a certains types de visas. Ça s'appelle des visas investors qui sont valables pour deux ans, mais qui ne t'autorisent pas à travailler concrètement en Indonésie. Et pour avoir des visas qui te permettent de travailler, il faut un working visa qui coûte deux fois plus cher et qui dure deux fois moins longtemps.
- Speaker #0
D'où le fait de le prendre que pour Jean.
- Speaker #3
Exactement.
- Speaker #2
Le truc aussi, c'est qu'avec ces visa working, c'est que tu ne peux pas travailler comme tu travaillerais en France. C'est que tu peux travailler, mais dans un certain contexte, et tu ne peux pas dépasser certaines limites.
- Speaker #1
Il faut être qualifié, il faut... Tu ne peux pas faire la plonge. Non.
- Speaker #3
Tu peux être directeur du restaurant,
- Speaker #1
mais tu ne peux pas être serveur. Tu essaies de faire en sorte que les étrangers ne piquent pas les taffes des Indonésiens. Des Indonésiens non qualifiés.
- Speaker #0
Et en soi, vous, l'objectif, il est d'embaucher des Indonésiens aussi.
- Speaker #3
Évidemment.
- Speaker #1
Il n'y aura que des Indonésiens. Vous parlez tous les trois bien anglais ? Oui, anglais, on parle bien. On compte apprendre l'indonésien. Mais je ne sais pas si tu as fait la réflexion en allant en Indonésie. Même pour des gros hôtels ou des gros restaurants qui ont été ouverts par des étrangers, le staff, c'est que des Indonésiens.
- Speaker #0
Je pense qu'évidemment, si ça ne m'a pas marqué, c'est justement parce que tu étais complètement... en immersion avec des Indonésiens, en effet, puis je pense que c'est un peu ce qu'on a envie, malgré tout, quand tu voyages. Oui. Tu vois, c'est un peu ça. Donc, je pense que, oui, tu as raison. Mais même si, comme tu dis, j'aurais été contente aussi, et c'est pareil pour tout ce qui est les restaurants italiens, etc. En fait, tu es content d'aller chercher du local, mais tu es aussi content de retrouver un peu tes petits repères pendant… Oui, donc c'est cool d'avoir, en effet, un chouette resto français qui s'ouvre, surtout même pour tout ce qui est expat, etc. Je pense que…
- Speaker #1
c'est une petite idée la plupart du temps on cuisine à la maison ou alors on mange local dans des warungs c'est des restaurants tenus justement par les indonésiens avec des plats à 1-2 euros de nourriture indonésienne mais une fois par semaine on est content de se faire un resto étranger européen vous avez mangé quoi aujourd'hui ? on a mangé une salade protéinée on a mangé une salade Voilà.
- Speaker #0
J'ai l'impression que le sport, il fait clairement partie de votre vie, vous avez une hygiène. En fait, ce n'est pas trois potes qui sont en vacances et qui se marrent tout le temps. Vous vous marrez beaucoup, mais il y a une vraie hygiène et une vraie discipline pour arriver à votre projet.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #0
Si vous deviez revenir 5 ans en arrière, et qu'on vous annonçait ce qui était en train de se profiler ?
- Speaker #2
5 ans en arrière, tu m'aurais dit que tu serais là aujourd'hui, jamais de la vie, je ne t'aurais pas cru.
- Speaker #1
Il y a 5 ans en arrière, il n'y avait même pas le projet australien dans nos têtes, donc je pense qu'on se serait vu. dans un CDI à Paris avec peut-être une copine ou des enfants, un train de vie plus basique. Je pense.
- Speaker #0
Et là, il n'y a pas de copine, il n'y a pas de boulot, mais il y a trois super potes qui sont en train de faire un projet.
- Speaker #1
Jean, il a une copine.
- Speaker #2
Ma chérie, elle est en France. Ouf ! Comme tu dis.
- Speaker #0
Non, mais je dis ouf parce que c'est chaud à gérer quand même la distance et le fait d'avoir un projet comme ça. loin d'elle, comment elle le vit ?
- Speaker #2
Comment elle le vit ? Je pense que comme moi, c'est difficile, mais on sait où on va. On sait que c'est un temps, mais on sait où on veut aller tous les deux. Forcément, la distance, c'est toujours dur à gérer, mais au fur et à mesure du temps, on va trouver un équilibre. Enfin, on veut faire en sorte de trouver un équilibre là-dedans. Mais ce n'est pas quelque chose de facile en tout cas.
- Speaker #0
En tout cas, l'objectif, c'est qu'elle vienne te rejoindre par la suite.
- Speaker #2
Qu'elle vienne ou peut-être pas forcément. Enfin, en tout cas, qu'on puisse se trouver. Enfin, moi, je ne lui demanderai jamais de venir habiter, si ça ne lui plaît pas, là où je suis. Et je pense qu'elle, pareil, elle ne veut pas que j'abandonne tout pour retourner vivre avec elle en France. Donc, on trouvera un équilibre qui, aujourd'hui, est assez lointain. Je ne sais pas lequel, mais on le trouvera.
- Speaker #0
J'ai juste envie que vous me mettiez maintenant, si on ferme les yeux. Je me souviens, moi, d'une plage de sable un peu rose. Ça vous parle ?
- Speaker #1
C'est pink. c'est à l'est de Lombok et ça on n'y est pas encore allé là-bas je vois d'où tu parles mais cette plage moi dernière nouvelle un ami est tombé sur des vidéos sur Insta qui devait apparemment être un petit peu retouché il y est allé il a dit elle n'est pas du tout rose elle est normale la plage elle est très belle mais elle n'est pas le sable n'est pas rose je ne sais pas si
- Speaker #0
toi tu t'avais vu comme ça non mais justement ça me fait marrer parce que ça confirme par contre c'était franchement la plage elle était quand même assez incroyable et puis on avait pris les scouts on était partis un peu à l'aventure découvrir ce truc en effet c'est pas spécialement rose donc vous m'auriez dit ouais c'est dingue et je me suis dit mais en fait j'ai pas eu la bonne donc on est d'accord alors il y a un peu un sable un peu différent quand même mais de là à dire pink machin bon peut-être pas quand même et en tout cas il y avait on y rapport ouais Oui. pouvez aller voir quand même. Et puis, il y avait quand même ces langoustes au barbecue grillées juste sur la plage qui étaient quand même assez dingues.
- Speaker #1
Là, tu nous donnes envie.
- Speaker #0
Ouais, je vous enverrai le lieu. En tout cas, j'ai vraiment kiffé. Je pense que ça me donne tellement envie d'avoir 20 ans en arrière. Alors, si j'avais 20 ans en arrière, je n'aurais pas mes trois beaux-enfants. Donc, j'ai la plus belle richesse du monde, mais quand même d'avoir ce bonheur de kiffer comme ça. Et moi, ce qui me plaît dans ce podcast, podcast et c'est pour ça que je le fais, c'est de choisir vraiment la vie qui nous convient. Et là où je suis épatée à chaque fois par ces gens qui sont capables de partir au bout du monde et de créer des trucs comme ça, c'est à un moment donné de s'écouter et de se dire comme vous venez de le faire, l'unbox est là, c'est nulle part ailleurs. Et à un moment donné, on ne se pose pas trop de questions et je trouve que vous êtes tellement dans le bon et vous avez l'air de tellement vibrer sur ce projet que c'est magnifique.
- Speaker #1
Merci beaucoup. J'ai une question, moi, est-ce que je ne sais pas quel âge ont tes enfants, mais est-ce que tu as réussi à leur transmettre la... passion des voyages que t'as ? Est-ce que tu comptes vivre en France avec eux ? Comment tu gères ta passion de voyage ? J'imagine qu'avec le podcast, c'est cool parce que t'as plein d'histoires folles, etc. Mais à ce que j'ai compris, t'aimes beaucoup voyager aussi. Est-ce que tes enfants, tu les donnes un petit peu découvrir des lieux ?
- Speaker #0
On a fait un tour du monde il y a cinq ans, donc pendant neuf mois avec les trois enfants. Un an après, j'ai mon fils de 15 ans qui est reparti un an en Australie. que mes... Ce n'était pas forcément pour le kiff, c'était toujours parce qu'on était toujours aussi nuls en anglais. Et c'est toujours le cas aujourd'hui. Donc, il fallait l'aider à être bon en anglais. Il est revenu avec un meilleur niveau, mais toujours pas bilingue. Et est-ce que je leur ai donné la passion ? J'espère. Mais, en tout cas avec mon mari, nous, là encore, on repart au Sri Lanka cette année, donc on a encore ces petits shoots. Mais Bali reste un de nos énormes coups de cœur. Je pense que là, eux, ils ont très envie de retourner en Indonésie. C'est, comme vous, un gros kiff. Par contre, repartir à 5 pendant un an, ils veulent peu d'entendre parler, ils veulent partir avec leurs potes maintenant, et puis avec les parents.
- Speaker #2
C'est l'âge.
- Speaker #0
Évidemment, mais j'aimerais bien qu'ils puissent partir comme ça, faire des aventures de leur côté, mais je n'ai pas trop d'inquiétude. Je pense qu'ils ont quand même la picouse.
- Speaker #2
Il n'y a pas si longtemps que ça, ce n'était pas quelque chose de très bien vu forcément pour des enfants de partir en voyage comme ça. Maintenant, aujourd'hui, ça s'est vachement démocratisé, non, le voyage ? en tant que parent.
- Speaker #0
En tout cas, moi j'ai l'impression que, tu vois le podcast, ça fait deux ans et demi qu'il existe. Il y avait déjà plein de familles qui faisaient le tour du monde. T'imagines pas le nombre de familles qu'on a croisées sur la route. qui faisait comme nous.
- Speaker #1
On en a vu aussi.
- Speaker #2
Nous aussi, on en avait vachement vu. Moi, je n'y croyais pas. Et au final, en fait, tu croises des familles avec leurs enfants et en fait, tu te dis que tout est possible. Parce que pour moi, dans ma tête, je me disais à partir du moment où tu as une femme et des enfants, ça devient beaucoup plus compliqué. Certes, ça l'est, mais c'est toujours clairement faisable.
- Speaker #0
Après, je pense qu'il faut le faire aussi quand les enfants sont plus jeunes ou comme vous le faites. Parce que c'est sûr que quand tu as des enfants de 17, 18 ans, ils n'ont plus forcément... Les mêmes attentes, mais c'est marrant quand même qu'il y ait cette même approche de l'Indonésie. Je crois, comme tu dis, c'est cette facilité. Moi, je suis comme ce que vous venez de dire. J'ai besoin d'un scooter, tu te retournes, il est déjà là.
- Speaker #2
Tout se passe via WhatsApp, c'est par message, c'est du tac au tac. Et puis du coup,
- Speaker #0
il n'y a pas de prise de tête. Mais je n'ai rien signé, non, mais c'est bon, t'inquiète. Moi, je suis là. Une fois que tu as goûté à ça, c'est vrai que c'est dur. Mais je commence à en voir de plus en plus des familles qui vont vivre là-bas. Donc je me dis que ça sera peut-être de plus en plus faisable.
- Speaker #3
Il y en a beaucoup à Lamboc.
- Speaker #1
Il y a des amis qui sont parents avec leurs enfants à Lamboc ou à Bali. Il y a une école internationale à Lamboc. Sinon, il y a des écoles en anglais. À Kuta, il y a une école ? À Kuta,
- Speaker #3
il y a une école internationale. À Mataram, il y en a beaucoup.
- Speaker #1
Il y a une école internationale à Kuta et il y a une école française à Mataram.
- Speaker #2
Il y en a plein.
- Speaker #0
Inch'Allah, comme dirait l'autre, peut-être qu'un jour j'aurai un de mes enfants qui vivra là-bas. En tout cas, moi ce que j'aimerais beaucoup, puisque évidemment je vais suivre votre aventure, et j'ai hâte de voir l'évolution, mais j'aimerais beaucoup pouvoir, dans un an et demi ou deux, comme ça je vous laisse un peu de temps de bien vous préparer, de rien vous dire, et de venir manger à votre resto, et dire il y a un an et demi on en a parlé, mais j'ai aucun doute, je suis sûre que ça se fera, et j'ai hâte d'aller manger à la maison. avec gros plaisir hâte de t'accueillir vraiment je vous souhaite le meilleur merci de m'avoir accordé ce temps je pense que vous allez donner envie à beaucoup de gens de réaliser encore une fois leurs rêves est-ce que vous auriez juste un conseil pour terminer cet épisode un conseil à ceux qui hésitent ou ceux qui se disent ah ouais mais ça c'est
- Speaker #2
pas pour moi s'il y a un doute il n'y a pas de doute allez-y il ne faut pas se poser de questions il faut foncer j'adore
- Speaker #0
Merci en tout cas pour le temps. J'étais hyper contente de vous rencontrer et on se dit surtout à très très vite.
- Speaker #2
Merci Proc, à bientôt, merci beaucoup. Au revoir.
- Speaker #0
Et voilà, cet épisode est terminé. J'espère qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager avec votre entourage. Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode et prenez quelques instants pour laisser un avis ou une note sur votre plateforme préférée. Vos retours sont précieux et m'aideront énormément. Merci d'avance et à bientôt pour de nouvelles aventures.