Speaker #0La Bref, je sais que cette saison est attendue avec impatience, donc profitez-en pleinement. Et moi, de mon côté aussi, je voulais revenir plus tôt, sauf qu'il y a eu un petit couac, à savoir une rupture des ligaments croisés lors de mon dernier entraînement d'art martial, donc de Viet Vo Dao. Donc forcément, ça a mis pas mal de projets et de choses en pause. J'avais pas trop le choix, l'objectif c'était vraiment de m'occuper de mon genou et de me remettre progressivement. Donc voilà, maintenant ça fait trois semaines. je commence à retrouver trouver un rythme, on va dire. Et justement, je me suis dit que pour cette rentrée, ce nouveau départ, bon ok, on n'est plus vraiment à la rentrée, mais vous avez compris, j'avais vraiment envie de vous faire un épisode spécifique sur pourquoi aujourd'hui, je ne me présente plus comme étant naturopathe, alors même que ce podcast a été créé à la base dans l'univers de la naturopathie. Mais aussi, je sais qu'il y a quand même beaucoup de naturopathes qui me suivent également ici. Pour remettre du contexte, j'ai eu mon diplôme privé de naturopathe en 2018. Et d'ailleurs, je suis sortie majeure de ma promotion. Donc, c'est vous dire à quel point j'étais impliquée. Mais aussi, j'étais vraiment très fière de mon parcours. Et puis, pendant toutes les années qui ont suivi, j'ai accompagné plusieurs centaines de femmes, principalement, à retrouver leur bien-être. Donc, au début, ce que j'appliquais, c'était essentiellement de la naturopathie, telle que je l'avais apprise. Mais au fil des années, j'ai aussi vu les limites. Et c'est justement ce dont je vais vous parler dans la deuxième partie de cet épisode. Alors avant toute chose, je précise quand même que l'objectif de cet épisode, c'est absolument pas de venir descendre la naturopathie ou les naturopathes. J'ai déjà vu dans le passé des anciens naturopathes devenir anti-naturopathie et littéralement cracher sur cette discipline. Honnêtement, ce n'est absolument ni mon intention, ni ma façon de voir les choses, tout simplement parce que la naturopathie m'a beaucoup appris. et je ne serai clairement pas où j'en suis aujourd'hui dans ma vision du bien-être et de la santé sans elle. Et justement, je voulais commencer cet épisode par ces points, ces points positifs. La première chose que ça m'a appris, c'est déjà d'aller chercher à regarder la personne dans son entièreté. C'est ce qu'on appelle avoir une vision holistique. Et d'ailleurs, à chaque fois je le précise, mais holistique, c'est pas quelque chose d'ésotérique. Aujourd'hui, on aime trop dire oui, les médecines holistiques, les approches... holistiques et les associer à des trucs de charlatans, de gourous, ou pire, des trucs ésotériques, alors que holistique veut tout simplement dire une chose, à savoir prendre quelque chose, et là typiquement un individu, dans son entièreté, dans son ensemble. Ensuite, la deuxième chose que ça m'a apporté, c'est le fait de vouloir toujours regarder ce qui nourrit le problème, au lieu de vouloir systématiquement éteindre le symptôme. Donc d'avoir cette approche qui n'est pas symptomatique mais qu'on appelle causaliste. Donc aller vraiment toujours chercher plus loin, chercher la cause de la cause. Alors après je ne vais pas dire que c'est la naturopathie qui m'a permis d'adopter cet état d'esprit là parce que c'est quelque chose que j'ai naturellement dans ma personnalité. Je suis quelqu'un qui aime toujours creuser en profondeur, qui va chercher toujours plus loin, qui se pose beaucoup de questions. Donc naturellement je suis comme ça. Mais on va dire que ça m'a fortement encouragé à suivre cette direction. dans le milieu du bien-être et de la santé. Et enfin, le dernier point, c'est le fait de remettre l'intelligence du corps au centre, dans le sens où le corps, il est extrêmement bien fait. Quand on étudie vraiment le corps humain, encore plus quand on va dans les endroits un petit peu plus complexes, les mécanismes plus complexes, on se rend compte à quel point tout est très bien pensé et que le corps, il a des capacités qui sont incroyables, littéralement. Maintenant, faut-il encore lui donner les moyens de le faire, les ressources de le faire ? Donc cette vision d'aller chercher à soutenir le corps, plutôt que de se dire, bon bah le corps il fait n'importe quoi, et moi je vais décider à sa place parce que je sais mieux que lui. Dans certains cas, le simple fait de venir répondre aux besoins physiques et physiologiques du corps, permettent déjà à beaucoup de personnes de se sentir nettement mieux dans leur corps. Donc vous l'avez compris, ces trois points, je suis toujours d'accord avec. Et ces principes font toujours partie de ma vision des choses et de l'approche que j'ai aujourd'hui. Simplement, comme je vous le disais dans l'introduction... Il y a des limites que j'ai vues dans l'approche de la naturopathie et des choses qui m'ont gênée. La première, c'est clairement le fait de toujours tout ramener à l'hygiène de vie. Et c'est pas pour rien, il faut savoir que l'hygiénisme est un des principes fondamentaux de la naturopathie. Là, attention, je parle vraiment de l'approche de la naturopathie telle qu'elle est enseignée, mais aussi de l'approche de certains naturopathes avec lesquels j'ai eu des consultations quand moi-même j'étais encore... étudiantes en naturopathie, et aussi ce que j'ai pu voir sur les réseaux, sur certains contenus venant de collègues naturopathes. Donc même si certaines choses commencent un tout petit peu à bouger, la réalité c'est que dans le domaine de la naturopathie, vous allez très souvent entendre ou voir que telle problématique va être associée à l'alimentation ou à l'hygiène de vie. Et pour vous donner un exemple avec une thématique que j'ai énormément abordée parce que ça a été ma très grosse spécialité pendant des années. à savoir les problèmes digestifs et notamment des problèmes au niveau du ventre et le ventre gonflé. On va vous dire que c'est le gluten, que c'est les produits laitiers, que c'est parce que tu as une alimentation qui est pro-inflammatoire, que c'est parce que tu manges trop de FODMAPS, donc il faut arrêter les FODMAPS. Donc trop souvent, dans l'approche naturopathique, après cette approche, elle a été reprise aussi beaucoup dans certaines approches fonctionnelles, mais bon, on va en revenir sur la naturopathie. La première chose qu'on va changer, c'est l'alimentation. Et en gros, comme si c'était l'alimentation la source du problème. Si c'est un SIBO, une candidose, n'importe, première chose qu'on va changer, c'est l'alimentation. Alors peut-être qu'en m'écoutant, vous allez vous dire, « Oui, Marina, l'alimentation, l'hygiène de vie, c'est hyper important, tu ne peux pas dire le contraire. » Évidemment que je ne vais pas dire le contraire, ce n'est pas du tout mon intention. Et ça serait même absurde de dire que l'hygiène de vie n'a aucune place dans le bien-être et dans la santé. Car évidemment qu'une bonne alimentation équilibrée qui répond aux besoins du corps, un sommeil de qualité, le fait de bouger assez dans sa journée. Bref, tout ça, c'est fondamental, ça fait partie des piliers de la bonne santé et du bien-être. Personne ne va dire le contraire ici, et certainement pas moi. Maintenant, ce que je reproche, c'est plutôt ce truc de toujours tout réduire à l'hygiène de vie, et on va dire dans 80% des cas, à l'alimentation. Comme si un peu la cause de tous les problèmes qui existent, c'était l'alimentation. Alors même que la santé est définie par l'OMS, j'ai déjà rappelé plein de fois, mais elle est définie comme étant un état complet de bien-être physique, mental et social. Donc vraiment ce premier point qui me gênait le plus dans la naturopathie, c'est de toujours tout ramener au physique, au physiologique, et de délaisser complètement les causes pouvant être mentales, émotionnelles et relationnelles. Parce que je peux vous dire que j'en ai eu en consultation des femmes qui avaient suivi toutes les recommandations au niveau de l'alimentation, qui mangeaient presque trop parfaitement. qui avaient retiré tout un tas de trucs de leur assiette, qui se mettaient une pression pour faire plein d'activités physiques, qui avaient leur 8 heures de sommeil par nuit, et pourtant qui avaient toujours des soucis de ventre gonflé, certains déséquilibres hormonaux, des problèmes de fatigue chronique, et j'en passe. Maintenant, je vais aller plus loin, parce que ce qu'on a tendance à remarquer en naturopathie, ce qu'on nous a appris, quand je parlais tout à l'heure du causalisme, c'est d'aller chercher la cause. Donc là, on a un symptôme, on va aller chercher la cause. Et en soi, c'est très bien, c'est exactement ce qu'il faut faire et je suis complètement d'accord là-dessus. Maintenant, j'ai remarqué la limite au niveau de la naturopathie, ça rejoint exactement ce que je suis en train de dire depuis tout à l'heure, c'est le fait de tout chercher dans le physique. Je reprends l'exemple, par exemple, du ventre gonflé. Ok, on va se dire, on va aller chercher un peu plus loin, on ne va pas se dire que c'est que l'alimentation, il y a peut-être un déséquilibre ailleurs et donc on va aller chercher ce déséquilibre. Donc souvent, il peut y avoir soit des carences, une problématique au niveau du microbiote, un déséquilibre au niveau hormonal. Et notamment, quelque chose qui revient souvent, c'est le cortisol. Parce que oui, on le sait scientifiquement, qu'un excès de cortisol, en tout cas une perturbation au niveau du cortisol, eh bien, ça va avoir un impact direct sur le microbiote, et donc forcément après sur la digestion, le ventre gonflé, etc. Donc là, on aura cette sensation de se dire, ok, je suis allée remonter à la cause, je vais remonter jusqu'au cortisol. Donc qu'est-ce que je vais faire ? Je vais aller réguler le cortisol avec des plantes, avec des micronutriments. avec des exercices de respiration, etc. Et ça, c'est ce que je retrouve aujourd'hui dans la quasi-totalité des contenus naturopathes, et c'est exactement ce qu'on m'a appris aussi à l'école de naturopathie. Attention, je ne dis pas que ce n'est pas bien de faire ça, comme j'ai dit, c'est déjà bien de remonter un peu plus loin qu'une approche symptomatique, ça c'est clair et net. Maintenant, même si effectivement dans certains cas, ça peut être intéressant, quand il y a vraiment une... une carence avérée dans un nutriment qui va vraiment perturber tout le reste du fonctionnement du corps, de juste chercher le déséquilibre ou la carence interne qui mène à cette perturbation du cortisol, pour moi malheureusement je trouve ça pas suffisant. Et très souvent, par expérience, je l'ai vu dans mon cas, je l'ai vu dans le cas de mes clientes, les perturbations des taux de cortisol en dehors de certaines maladies qui sont très rares, eh bien ça vient d'un stress chronique, d'une pression constante qui va mettre le corps en insécurité. C'est pour ça que le corps va répondre avec des taux de cortisol trop élevés pour s'adapter du mieux que possible en fait à ces sources de stress. Et ces sources de stress qui mettent le corps en insécurité, elles sont la quasi-totalité du temps. extérieures, à savoir des tensions dans le couple, à savoir des problèmes au travail avec les collègues, avec un patron, des problèmes financiers, des problèmes avec la famille, des choses en fait qui paraissent futiles parce qu'on s'est habitué et parce qu'on nous a pas assez appris que tout ça pouvait avoir un impact sur notre bien-être physique et mental. et du coup forcément si ces tensions continuent Je peux vous assurer qu'avec la meilleure hygiène de vie, vous allez avoir une super alimentation bien carrée, que vous faites vos 10 000 pas par jour, que vous dormez les 8 heures par nuit. Si derrière ça, vous avez une source de pression qui continue de mettre votre corps en alerte et en insécurité quotidiennement, et ce peut-être depuis des semaines, des mois, voire des années, eh bien forcément, on peut faire tout ce qu'on veut pour réguler le cortisol, tant que la source de stress qui enclenche cette production de cortisol est présente, vous vous doutez bien que ça ne fera absolument pas de miracle. Et c'est vraiment là la plus grosse limite que j'ai vue concernant la naturopathie, c'était de prendre en compte uniquement la dimension physique-physiologique et de délaisser l'impact, encore une fois, mental, émotionnel, relationnel, sur le corps humain, littéralement, malgré que les études scientifiques... Et ce, depuis des années, on a déjà des très très grosses études qui datent depuis les années 80-90 sur l'impact de certains événements, de certains traumatismes, de certains conflits sociaux, familiaux, etc. sur la santé physique et mentale de l'être humain. Donc ça, on le sait, c'est avéré. Et pourtant, je trouve qu'on va tout le temps chercher une cause physique, quelque chose qu'on peut contrôler. Parce qu'en réalité, quand on voit un déséquilibre physiologique, que ce soit avec un médicament... un complément ou ce que vous voulez bien, on a cette sensation de contrôle parce qu'on va pouvoir justement aller régler ce qu'on veut régler à l'intérieur du corps. Mais dès que ça concerne quelque chose d'extérieur justement, et qu'on n'a plus le contrôle parce qu'on a le contrôle sur son corps, mais on n'a pas le contrôle sur les relations, on n'a pas le contrôle au travail, on n'a pas le contrôle sur beaucoup de choses, en tout cas c'est des choses qui s'apprennent, ça c'est encore un autre sujet, mais c'est beaucoup plus simple. d'avoir cette sensation de contrôle et donc de s'intéresser uniquement aux choses qu'on peut contrôler plutôt que de chercher justement des solutions avec la personne pour les problématiques qui la maintiennent réellement dans cet état d'insécurité, dans cet état de survie, de stress chronique au quotidien. Alors après, moi la première, je vais utiliser justement mon approche natureau, comme je le disais au tout début, dans cette optique de soutenir le corps dans ses fonctions, donc justement de lui apporter ce dont il a besoin pour être beaucoup plus soutenu. Mais mes clientes, je leur rappelle à chaque fois qu'il s'agit de béquilles. Ce ne sont absolument pas des choses qui vont solutionner le problème à la racine. En revanche, ça va pouvoir soutenir le corps dans ses fonctions, justement, c'est ce que je disais au tout début. Et donc, ça va vraiment lui faciliter la tâche pour s'adapter au quotidien, même si ça ne résoudra pas le problème de fond. Mais c'est pour ça qu'à côté, pour moi, il est indispensable d'expliquer l'impact de toutes ces choses externes sur son bien-être, pour qu'elle puisse justement... déculpabiliser et arrêter de se mettre une pression monstrueuse pour se sentir mieux et justement en essayant de tout faire parfaitement alors qu'elles sont déjà justement en grosse situation de stress au quotidien et que se mettre une telle pression ne fait que rajouter une source de stress supplémentaire et donc ce n'est pas du tout la bonne approche. Et ça m'amène au deuxième point qui me gêne énormément dans l'approche. de la naturopathie, qui rejoint quand même le premier sur l'hygiénisme, mais c'est ce truc de toujours vouloir purifier, nettoyer, éliminer, comme si le corps était tout le temps rempli de choses sales, qui étaient tout le temps sales et qu'il fallait tout le temps le purifier en permanence. Et cette approche, elle est vraiment très liée à l'hygiénisme et elle va mener à des discours alimentaires très anxiogènes. très culpabilisant, où il faut que ce soit brut, que ce soit 100% fait maison, rien qui soit industriel ou ne serait-ce qu'un minimum transformé. Tout ça, malheureusement, c'est très joli sur le papier, c'est sympa. Maintenant, appliquer dans la vraie vie, parce que moi j'ai accompagné des femmes majoritairement. Pour la plupart, maman, avec une vie active, ce n'est pas du tout applicable dans la pratique, parce que si elles le font, parce que j'en ai, qu'ils le faisaient quand même, je peux vous assurer que la pression qu'elles se mettaient tout le temps qu'elles prenaient pour ça, ne serait-ce que même mentalement à y penser à chaque fois, au final, c'était une source de stress supplémentaire quotidienne pour la simple chose qui est à la base manger. Manger, ça ne devrait pas être une source de stress quotidienne. Ça ne devrait pas être dans notre tête matin, midi et soir. Ça ne devrait pas nous donner la boule au ventre ou appréhender une invitation à manger quelque part. Ça, ce n'est pas normal. Et malheureusement, dans le domaine de la naturopathie, il y a vraiment une très grosse fixation qui est faite sur l'alimentation saine et qui a tendance à être un petit peu trop saine où, à mon sens, il n'y a vraiment pas d'équilibre. Ça, encore une fois, ça dépend. Il y a quand même des naturopathes. qui se sont très vite éloignées de toutes ces injonctions extrêmes. Mais ça reste quand même une grosse partie de l'approche de la naturopathie. Quand on pense à quelqu'un qui est naturopathe, on va tout de suite penser à alimentation hyper clean, etc. Donc c'est pour ça, moi, c'est quelque chose qui me dérangeait beaucoup. Et d'autant plus quand j'ai très vite compris qu'on pouvait avoir une alimentation parfaite, comme je le disais au début, qu'on pouvait faire des détox à tout va, etc. purifier le corps, faire des irrigations du côlon, faire tout ce que vous voulez pour nettoyer le corps, des jeûnes, bref, tout ça, et pourtant, et pourtant, et pourtant, quand même se sentir pas bien dans son corps ou dans sa tête, parce que, encore une fois, ça ne fait pas tout. Donc vraiment, c'était ce truc de toujours réduire, on va dire, à l'hygiène de vie ou à la dimension physique, au déséquilibre dans le corps, et pas aller chercher au-delà, en fait. Pour conclure sur le sujet, aujourd'hui, si je ne me présente plus comme étant naturopathe, ce n'est pas parce que je rejette la naturopathie, la preuve en est qu'il y a encore des principes que j'applique aujourd'hui, mais c'est plutôt par volonté de me détacher de l'approche et de certains principes avec lesquels je ne suis pas du tout en accord, plus du tout en accord, notamment sur ce fait de toujours tout ramener à l'hygiène de vie. ou au déséquilibre physique, physiologique en interne, et de ne pas aller prendre en compte justement tout le reste qui a un impact sur le bien-être physique, mental et social, et qui peuvent aussi justement amener des troubles récurrents, des troubles chroniques, et donc d'oublier toute cette dimension-là, pour moi ça ne faisait absolument pas de sens, et c'est pour ça qu'il était important pour moi de ne plus être associé à l'étiquette de la naturopathie telle qu'on l'applique aujourd'hui. Je pense que pour certaines personnes, cette approche peut convenir et sera certainement suffisante, mais pour les personnes qui ont déjà tenté beaucoup de choses, qui ont déjà une bonne hygiène de vie, qui ont une alimentation équilibrée, qui vont bouger régulièrement dans leur journée, dans leur quotidien, qui vont essayer de faire ce qu'il faut pour bien dormir et qui pourtant ont toujours des problématiques au niveau de leur ventre, ont des problématiques au niveau des tensions dans le corps. de fatigue persistante, d'anxiété, toutes ces choses-là qui sont très chroniques, même des déséquilibres hormonaux, parce que, spoiler alert ou pas, mais la quasi-totalité des hormones va fortement dépendre aussi de l'état du système nerveux, de la sécrétion du cortisol. Donc en fait, tout ça va avoir un effet boule de neige un peu partout dans le corps. Donc on revient toujours à cette histoire. Si la source de dérèglement, on va dire, de cortisol, elle n'est pas prise en compte, c'est très compliqué d'avoir des résultats, on va dire, soit complets, soit qui tiennent dans la durée. Voilà. Bon bref, pour toutes ces personnes-là, bien entendu, quand il ne s'agit pas de symptômes avec des pathologies devant être suivis par un médecin, bien entendu, mais dans les cas où, bon voilà, c'est des symptômes chroniques, mais on vous dit qu'il n'y a pas grand-chose à faire en général chez les médecins, et que du coup, vous vous orientez vers un naturopathe. ou d'ailleurs un médecin fonctionnel, parce qu'aujourd'hui, ils ont tendance à creuser et à faire ce que beaucoup de naturopathes faisaient à la base, eh bien, il y a des chances que cette approche ne vous suffise pas pour vous apporter les résultats que vous espérez. Parce que si la racine même, elle fait partie des causes que je vous ai mentionnées, donc les causes qui sont externes, forcément, il y aura une partie manquante du puzzle. Donc là, le but, ce n'est vraiment pas de vous décourager, bien au contraire, c'est justement de vous dire que ce n'est pas vous le problème. S'il y a quelque chose, ça ne fonctionne pas malgré que vous vous donnez à fond. C'est pas vous le problème, c'est simplement qu'on n'a pas pris en considération d'autres parties de vous. La fameuse vision holistique, c'est pour ça encore une fois, my holi era, parce que vous n'êtes pas qu'un corps physique. Votre vie va être impactée par vos relations sociales, par les émotions que vous ressentez, par celles que vous refoulez, par votre travail, votre environnement dans lequel vous vivez, l'environnement dans lequel vous avez grandi. Bref, tout ça est à prendre en considération parce que ça a un impact dans le présent. et dans votre bien-être. Et pour vous donner mon exemple, je vous l'avais dit, mais suite à mes burn-out, j'avais eu des gros déséquilibres hormonaux et j'ai littéralement gonflé, je pense que j'avais doublé, voire triplé de volume mon visage. Je suis retombée sur une photo la dernière fois. Quand j'ai vu mon visage, ça m'a vraiment choquée. On aurait dit vraiment un ballon, au point qu'on ne voyait même pas mes oreilles tellement... Toute la partie externe, au niveau des joues, les tempes, etc., toute cette zone-là, elle était tellement gonflée qu'on ne voyait plus mes oreilles. J'ai comparé avec une autre photo de maintenant et même d'avant, la différence est choquante. Et pourtant, il faut savoir que durant ces années où j'avais vraiment énormément gonflé, je faisais beaucoup de choses. Vraiment, j'avais fait tout ce qu'il fallait pour perdre du poids, pour... pour dégonfler, pour réguler le cortisol, comme on aime bien le dire. Tout ça, je le faisais, d'accord ? Je le faisais, et pourtant, malheureusement, je ne bougeais pas d'un iota, mais pas d'un iota, d'accord ? Alors que je faisais absolument tout ce qu'il fallait, je prenais les compléments qu'il fallait, tout ce qui était carence, etc. Encore une fois, c'est mon métier depuis des années, donc... je savais très bien ce qu'il fallait faire. J'étais accompagnée aussi par d'autres professionnels de la santé qui étaient très compétents aussi, qui me disaient ce qu'il fallait faire. Malgré tout, ça ne bougeait pas. Et puis, en 2025, j'ai vraiment pris conscience, on va dire, plus, Il y avait des choses dont je n'étais pas forcément consciente. Il y en avait un petit peu. Mais j'ai pris deux grandes décisions dans ma vie. Très grosses décisions que je n'aurais jamais pensé prendre. dans ma vie, tout court, je l'ai fait parce que je savais justement que j'étais arrivé à un tel état d'insécurité que c'était plus viable, en fait. Et à partir du moment où j'ai pris ces deux décisions, il aura fallu à peine quelques mois pour que je dégonfle en deux temps trois mouvements. Mais littéralement, je sais que mon entourage était choqué, il me disait « mais t'as perdu d'un coup et tout, tu t'es affiné d'un coup » . Eh bien oui, parce que la racine même de mon insécurité, j'avais enfin agi dessus, ce qui fait que tout le reste que je faisais à côté pour justement soutenir mon corps, mon bien-être, etc., là, ça pouvait vraiment pleinement donner des résultats parce que la racine même du problème, entre guillemets, elle avait été traitée. Et ça, c'est des retours aussi que j'ai avec des clientes, notamment sur leurs problématiques digestives, sur le poids aussi. Plein de choses comme ça qui vont être liées ou aggravées par des causes. extérieure, ce qui fait que ce n'est pas le fait que vous en faites pas assez le problème, au contraire vous avez tendance à en faire déjà beaucoup trop, ce qui vous rajoute encore plus du stress dans votre quotidien, mais plutôt que la vraie source du problème n'est pas prise en compte et continue d'être là, continue d'exister, donc forcément les symptômes qui vont en découler malheureusement c'est compliqué de s'en défaire tant que la racine, la source du problème elle est là. Et quand on voit les choses sous cet angle, tout de suite, ça permet déjà de déculpabiliser, d'arrêter de se dire qu'il faut que tout soit parfait pour avoir des résultats, parce que c'est faux. Il faut faire un minimum, oui, parce que le corps a des besoins physiques et physiologiques. Donc bien entendu qu'il faut savoir y répondre, mais on n'a pas besoin d'être dans la perfection et dans l'extrême absolu pour y répondre. Donc du coup, on déculpabilise. On se fout la paix littéralement sur des choses qui nous mettaient la pression au quotidien et qui ne faisaient qu'ajouter du stress dans notre journée, dans notre vie. Et au contraire, par contre, on va se focaliser sur ce qui va nous permettre de nous sentir plus en sécurité, qui va permettre au corps de se sentir plus en sécurité. Et quand on commence à voir les choses sous cet angle, je peux vous assurer que moi, j'ai beaucoup de clientes qui se sentent mieux, ne serait-ce déjà d'un premier temps mentalement, parce qu'elles ont senti ce poids en moins sur leurs épaules, de devoir tout le temps être dans la perfection, tout faire parfaitement. Et justement, en se foutant la paix littéralement, elles se sentaient mieux, elles dormaient mieux, elles avaient une meilleure digestion, elles étaient beaucoup plus connectées aussi à leur corps, à leurs émotions, bref, tout ça, parce qu'elles ont pleinement intégré que leur bien-être ne se résumait absolument pas à ce qu'elles mangeaient, mais aussi à des choses qu'elles vont mettre en place dans leur vie. parfois, c'est pas qu'une question d'hygiène de vie, mais dans leur vie en général, qui vont leur permettre de se sentir mieux, de se sentir plus joyeuse, de se sentir plus sereine. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'il y avait eu le gros switch sur mon compte, que j'ai changé de compte, que j'ai changé le nom du podcast, pour que vous puissiez bien comprendre. que votre bien-être ne dépend pas uniquement de votre dimension physique et de votre hygiène de vie, mais aussi de plein d'autres facteurs dont on ne vous parle presque jamais. Voilà pour l'explication du pourquoi je ne me présente plus comme naturopathe, pourquoi j'ai arrêté, on va dire, la naturopathie en tant que telle. Et j'espère très sincèrement que ça ne sera pas mal perçu par les naturopathes qui m'écoutent, parce que voilà, comme vous l'avez compris, moi c'est vraiment pas l'objectif de cet épisode. C'est tout simplement un partage, une expérience personnelle, professionnelle, où j'ai vu les limites de quelque chose, que j'ai voulu creuser, aller un peu plus loin. Parce que c'est justement ce qui m'a attirée en premier lieu dans la naturopathie, c'était cette volonté de vouloir toujours aller chercher plus loin la cause d'un problème. Et c'est ce que j'ai fait, tout simplement, au fil des années. Voilà, c'est la fin de cet épisode. J'espère qu'il vous aura permis de mieux comprendre mon cheminement. Et puis je vous retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. En attendant, prenez bien soin de vous.