- Speaker #0
Bonjour Wesley, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Je vais très bien, merci. Ça va ?
- Speaker #0
Toi ? Est-ce que tu peux te présenter pour commencer déjà ?
- Speaker #1
Wesley, Wesley Bendal, Universal Audio. Ça fait 14 ans que je bosse dans la... dans la boîte. Je m'occupe de, on faisait un titre de spécialiste produit sur la France, mais je m'occupe pas mal de revendeurs, des studios, des artistes, un petit peu de la distribution en Europe. voilà c'est un peu multifonction voilà la position que j'ai chez Universal Audio background plutôt assez classique comme tout le monde qui vient de ce milieu là dans la musique, faire du studio chez des distributeurs ingénieur du son classique tu joues un instrument ou quoi ou tu joues quoi guitare basse basse de clavier un peu un peu tout ça ouais comme cool comme tu peux le voir on allait se faire aujourd'hui ils sont c'est très bien c'est pour ça que ça c'est très la qualité excellente un retour c'est très est
- Speaker #0
ce que tu peux nous expliquer un peu l'histoire du ad la philosophie d'entreprise Ouais, quelque chose de bon.
- Speaker #1
En fait, Universal Audio, c'est... C'est une boîte qui a été créée par Bill Putnam en 1958. Il a eu une histoire hyper intéressante. Ce n'est pas juste un gars qui a créé la marque Universal Audio, c'est un gars qui était ultra impliqué dans l'industrie de l'enregistrement et du mixage en règle générale. Il a apporté énormément de choses comme l'EQ multiband, comme la reverb artificielle, comme les auxiliaires, les scènes de l'Erythrond qu'on trouve sur des tables de mixage aujourd'hui qu'on utilise. La stéréo, il a aidé à développer la stéréo avec les spools. Il a eu plusieurs marques à son actif aussi. Donc en fait, Universal Audio vient de là, sur des fameux compresseurs. Elle a 2A, 1176, que tous les studios commerciaux ont aujourd'hui. Et petit à petit, lui, il est décédé en 1989. Et c'est son fils, dix ans plus tard, qui est l'actuel patron d'Universal Audio aujourd'hui, qui s'appelle Bill Putnam Jr. Il a décidé de relancer la boîte, mais d'une façon un petit peu différente, toujours en gardant la philosophie de... l'analogue, mais en créant des choses à base de DSP, notamment les UAD. C'est-à-dire, les DSP, c'est quoi ? C'est des petites puces qui calculent les plugins qu'on va appliquer sur le dos. Au lieu que ce soit le CPU de l'ordinateur qui les prend en charge, ce sera le DSP. Et donc, il a commencé à développer tout en continuant à développer l'analogue que son père avait déjà commencé à faire. Donc, ce qui s'appelait l'UAD1, ça durait quand même pas mal de temps, ça durait 7-8 ans, je crois. C'était des éléments de mixage qu'on utilisait pour les productions en DAW. Par la suite, il y a eu l'UAD 2 en 2007. Donc concrètement, ça faisait la même chose, mais d'une façon beaucoup plus puissante et beaucoup plus stable. Et donc tout d'un coup, on pouvait mettre plein de plugins sur un mix. Et là, ça commence à devenir réellement intéressant et on pouvait les cumuler, etc. donc on pouvait quand même avoir des gros systèmes en studio au niveau du mix sur du DSP de départ. porté qui était hyper intéressant. Et puis après, là où c'est vraiment devenu très intéressant, c'était je crois que c'était en 2012 ou 2014, on a sorti les premières Apollo. Et en fait, là, non seulement c'était des interfaces avec des cartes son, des interfaces avec des préamp micros, avec des convertisseurs assez haut de gamme, à la base qui était sorti en FireWire 800, parce que c'était le protocole de l'époque. qui embarquait une UAD2 à l'intérieur, donc il y avait du DSP à l'intérieur. Sauf que l'avantage, c'est qu'on pouvait enregistrer directement à travers ces interfaces, donc à travers le DSP qui était inclus, donc l'UAD2, avec des plugins en insert sans aucune latence, donc à 1 milliseconde de latence en 96 KHz. analogues et analogues donc là ça devenait sérieux non seulement le dsp continuait à être utilisé pour le mixage mais aussi le dsp était utilisé pour l'enregistrement direct et en fait c'est la façon dont elle a été designée l'Apollo qui était plutôt assez révolutionnaire Et depuis, on a eu d'autres gammes d'Apollo, des renouvellements d'Apollo. Donc, toujours en ayant des convertisseurs de mieux en mieux, des technologies au niveau de la préamplification.
- Speaker #0
Donc, on peut enchaîner les Apollo entre elles pour avoir plus de DSP ? Tu nous expliques ?
- Speaker #1
Oui. Donc, en fait, sur un système, quand tu crées un système, si tu achètes une Apollo, tu crées un système sur le site d'Universal Audio. Et dans un système, tu as le droit jusqu'à six machines. Donc, ça peut être un mélange de, par exemple, quatre Apollo et deux UAD. et Et tout ça, ça peut être chainé uniquement avec un câble Thunderbolt. Là où ça devient intéressant, c'est que tout est cloqué avec le câble, tout l'audio passe par le câble. Et ce qui est intéressant, c'est qu'on cumule tous les DSP ensemble. Donc ça fait vraiment des gros systèmes d'enregistrement et de mix avec les plugins et tous les entrées sorties. Donc on peut avoir 64 in, 64 out si vraiment on fait des grosses sessions. On a la possibilité de le faire. Et voilà, on peut bénéficier bien évidemment des plugs UAD pour lesquels on est assez connu. Après il y a plein d'autres choses, il y a les pédales guitare, les UAFX qu'on a lancé il y a quelques années.
- Speaker #0
D'ailleurs c'est quoi le principe ? Pourquoi vous visez plus une clientèle de guitaristes là ?
- Speaker #1
Ah bah l'UAFX c'est clairement ça, c'est une boîte de guitare. Ouais c'est ça, parce que dans la boîte on a tous une philosophie, on est tous des musiciens, que ce soit des mecs qui font du rock, d'autres qui font de l'urbain, d'autres qui font du classique, du jazz, c'est un gros mélange de tout. Donc on essaye de créer des outils pour un peu tout le monde. Et notamment, on avait déjà sorti quelques plugins de guitare qui ont vachement plu. Et là, on s'est dit que ce serait génial si les guitaristes pouvaient utiliser notre matos sur scène, sous format Stonebox, etc. Et donc, on a lancé les Stonebox et ça marche plutôt pas mal.
- Speaker #0
Justement, c'est assez impressionnant parce que, par exemple, on a la UFX qui reprend le 1176 ou par exemple une Reverb Heavenly. Comment vous faites pour retranscrire un hardware ? avec une telle précision dans une petite pédale ?
- Speaker #1
Ah ben là, c'est la compétence des product managers chez nous qui arrive à le faire. Et après, concernant par exemple, certains modèles dont tu viens de citer, l'ON76 ou le LA2A, là c'est des algorithmes, parce que si tu veux, les pédales sont des pédales numériques. Et vu qu'on a déjà les plugins, donc l'ON76, le LA2A, etc., c'était beaucoup plus simple. commencer à zéro mais il y a certaines pédales effectivement où on a vraiment créé le truc de A à Z alors comment on l'a fait j'en sais rien parce que c'est pas moi qui développe mais en tout cas je sais que c'est c'est vachement time consuming comme on dit on a vachement ça a pris beaucoup de temps ça a pris beaucoup de temps ça a pris beaucoup de temps ouais exactement ça a pris énormément de temps et et je crois qu'aujourd'hui on a une vingtaine de pédales, 22 pédales je crois donc il y a de tout il y a des simulateurs d'amplis plutôt assez classiques que ce soit du Marshall Fender, du Peavey etc vox AC30 et on a autant comme tu dis, des reverbs, des delay, des compresseurs, donc on a un peu des outils tous les outils nécessaires pour le guitariste pour faire une pédale bordeaux complets. Voilà.
- Speaker #0
Toi, en tant qu'ancien guitariste, ça doit te toucher.
- Speaker #1
Ah, moi, je trouve ça génial.
- Speaker #0
Tu es vraiment fier. Oui, oui,
- Speaker #1
je trouve ça génial. C'est un très bon produit. Moi, j'adore les outils, tous les outils qu'on a, que ce soit les Apollo, que ce soit les UAFX, que ce soit les micros, donc les micros ultra haut de gamme ou même les sphères qu'on est en train d'utiliser. Je trouve qu'il y a une technologie assez incroyable. Et puis, ça répond à toutes sortes de musiciens et de producteurs. Ce n'est pas visé à une certaine catégorie de personnes. C'est ultra ouvert. Et ce qui est bien, c'est que tout le monde utilise notre matos d'une façon totalement différente. Quand je vais dans les studios avec des beatmakers qui sont blindés d'Apollo, etc., et ils les utilisent avec les UAD d'une façon complètement différente à celui qui fait du rock'n'roll dans son garage, ou le studio commercial qui fait de l'orchestre symphonique en 24-96. Donc c'est hyper varié. En fait, je dirais que le gros avantage, c'est que c'est ultra facile à utiliser aussi.
- Speaker #0
C'est assez intuitif et vous n'avez pas même une typologie de client que vous visez en particulier. C'est vrai que c'est assez accessible pour tout le monde, autant du home studio comme un gros studio professionnel.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Donc c'est un écosystème qui relie un peu tout le monde. Oui,
- Speaker #1
carrément.
- Speaker #0
C'est vachement top.
- Speaker #1
Oui, c'est vachement bien.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler de Luna, l'interface d'enregistrement ?
- Speaker #1
Oui, qu'est-ce que tu veux savoir de ça ?
- Speaker #0
S'il y a des mises à jour à venir, c'est un peu l'interface.
- Speaker #1
C'est un logiciel qu'on a créé chez nous il y a quelques années. Il y a constamment des updates, constamment des nouvelles choses qu'on peut faire dessus. Si on compare la version de Luna aujourd'hui à celle qui était sortie il y a quelques années, Oui, ça n'a rien à voir. L'interface est déjà beaucoup plus agréable à utiliser. On peut faire beaucoup plus de choses. En fait, on développe en apprenant aussi. Parce que nous, on estime qu'on doit répondre aussi à un marché et qu'on écoute vachement les musiciens. On écoute vachement les producteurs, les ingénieurs du son, les musiciens qui nous utilisent pour pouvoir upgrader. On n'est pas là, on n'est pas une entreprise en train de dicter la façon dont nous on voit les choses. Et vous utilisez ça ou pas, c'est... Voilà.
- Speaker #0
Oui, oui, je vois totalement.
- Speaker #1
On n'est pas du tout dans le côté dictatorial du produit. On est plutôt dans... Ok, toi en tant que producteur, toi en tant que musicien, qu'est-ce que tu aimerais bien voir sur notre plateforme ?
- Speaker #0
Vraiment l'écoute, vous vous adaptez pour un cahier des charges ?
- Speaker #1
Oui, on est sur le marché, on est sur le terrain. Moi, je suis constamment dans les studios, je suis constamment avec des artistes. C'est une toute autre différence. en train de voir comment ils bossent, etc. Et puis, s'il y a des choses qu'ils réclament, bien évidemment, je remonte ça là-haut. Et puis, on bosse dessus. Et même dans Luna, il y a un petit... Un petit truc qui s'appelle Help, en fait, si tu as une idée dans Luna, tu envoies directement un message qui arrive directement chez nous.
- Speaker #0
C'est excellent ça.
- Speaker #1
Tu peux remonter directement l'info toi en tant que consommateur. Donc tu n'as pas besoin de passer par un gars comme moi pour remonter à... C'est bien,
- Speaker #0
être vraiment paréquilibré aux utilisateurs. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'est très cool. Oui, c'est ça. Et c'est vachement écouté ça. Il y a des choses qu'on a développées grâce aux consommateurs, grâce aux utilisateurs, où on n'avait pas forcément eu l'idée. Et on l'a développée parce qu'on a eu pas mal de demandes et à la base, on ne l'avait pas vue. Donc on est constamment en train d'écouter l'industrie de la musique, ce qu'a besoin l'industrie de la musique aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est la meilleure manière de faire, parce que c'est eux qui rencontrent des problèmes et qui l'utilisent au final.
- Speaker #1
Bah oui,
- Speaker #0
c'est ça. C'est très cool, très cool. Et quel produit a été game changer vraiment en Europe qui a propulsé la marque ? Oh,
- Speaker #1
l'Apollo.
- Speaker #0
C'est l'Apollo ?
- Speaker #1
Parce qu'en fait, oui, c'est l'Apollo. Je dirais que UAD, ça a bien évidemment eu un rôle. parce que tout d'un coup on pouvait avoir des... on était en partenariat avec des marques comme Niv ou comme d'autres marques assez connues Fairchild, même nos compresseurs, nos LA-2A, le 1176, etc. on pouvait les avoir en plug-in pour faire des mix donc ça déjà, et on pouvait en mettre par exemple on pouvait mettre 5, 6 LA-2A sur un mix tandis qu'un LA-2A en hardware, c'est un compresseur à lampes mono qui coûte 5000 euros, on les met sur une piste quand on mixe et basta, on peut pas l'utiliser une deuxième fois. Et là tout d'un coup on pouvait utiliser 5, 6, 7, 8, plein de plugins sur un mix. Donc ça c'était quand même ultra bien reçu. Et donc beaucoup beaucoup de gens ont commencé à s'équiper du AD. Et par contre ça restait des éléments de mix comme je disais hier. parce que si on décidait... Parce que c'était des plugins qu'on insérait sur du Pro Tools ou sur du Logic ou sur un dos tout simplement. Et donc, on n'allait pas pouvoir prendre le signal, l'enregistrer directement sans avoir de latence. Ce n'était pas possible. Donc, en tant qu'élément de mix, ce n'est pas grave un peu de latence, ce n'est pas dérangeant. Par contre, quand on enregistre, on ne peut pas se permettre en tant que batteur d'avoir une latence sur la caisse claire. Voilà, on ne peut pas se perdre.
- Speaker #0
On peut quantifier maintenant, on perd l'essence même du jeu.
- Speaker #1
Exactement, c'est exactement ça. Et donc, c'est pour ça que je reviens au Game Changer, comme tu dis, l'Apollo. Quand c'est arrivé, le fait qu'on pouvait faire ça directement à travers des plugins sans aucune latence, en 96 kilos sur 16 pistes avec des dizaines et des dizaines de plugins sur chaque piste, donc 4 inserts par piste. et là avoir une latence quasi zéro, là c'était fou. Et même les gens dans le live l'ont adopté, même si ce n'était pas dédié au live à la base, les artistes qui faisaient des petites salles disaient pourquoi je ne prendrais pas ma Twin, je mets un Niv 1073 plus un compresseur et la 2A, je n'ai pas de latence, je mets une petite reverb, un petit lexicon, et bah oui, il a son petit système qui tient dans la peau. dans le sac. Et un système ultra qualitatif parce qu'il n'y a pas que des plugins, mais il y a aussi la qualité des pré-amps. Et ça, les pré-amps, on connaît parce qu'on est là depuis 1958 et on a développé pas mal de choses au niveau de la pré-amplification. Donc on a des super pré-amps, on a des super converters, on a des super plugins et tout ça sans aucune latence. C'est mortel. C'est mortel.
- Speaker #0
C'était hyper cool. Franchement, c'est cool. Comment t'en es venu à travailler à UAD ? Comment t'as découvert la marque ? Ça s'est fait comment ?
- Speaker #1
que tu intègres en moi ? tu veux savoir un peu mon parcours ?
- Speaker #0
ouais carrément,
- Speaker #1
tout le monde veut savoir je pense parcours... bon je te l'ai fait depuis le début alors je suis né en Angleterre je suis né à Londres je suis arrivé en France à l'âge de 10 ans Et j'avais toujours été baigné dans le milieu parce que mon père, qui est encore en activité aujourd'hui, il était chef ingénieur de Abbey Road à Londres jusqu'en 1993, donc pendant 17 ans. Et il a décidé, donc si tu veux, quand j'étais gamin, pour aller voir mon père, c'était à passer des week-ends à Abbey Road. Lui, il bossait, moi, j'étais dans la salle de jeu. Donc ça, c'était un peu tous mes week-ends. Jusqu'à temps que bon maintenant il est freelance donc il continue à bosser dans tous ses studios mais en tant que freelance c'est un gars qui est spécialisé pas mal dans l'orchestre symphonique Donc il faut les gros studios pour enregistrer le grand orchestre symphonique. Jusqu'à preuve du contraire, on ne fait pas ça dans la chambre.
- Speaker #0
Avec une scarlette.
- Speaker #1
Oui, on ne fait pas ça pour l'instant dans une petite pièce du salon. Donc j'ai grandi en Angleterre, je suis arrivé en France à l'âge de 10 ans. Je suis retourné en Angleterre à l'âge de 20 ans pour faire mon master d'ingénieur du son et de musique, technologie musicale. Je suis revenu en France pour bosser en studio à Paris.
- Speaker #0
Tu l'as fait où ton master ?
- Speaker #1
Une école dans le nord de Londres, je crois que ça doit plus exister maintenant. Ouais, ça doit plus exister. Dans le nord de Londres, à Islington, pour être exact. Et je suis revenu en France pour bosser en studio. J'ai bossé dans plusieurs studios à Paris. Et je me suis rendu compte que ce n'était pas fait pour moi.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
J'avais pas cette liberté que je souhaitais avoir au niveau des projets parce que j'étais pas à mon compte, je bossais pour un studio et donc je dépendais des projets qu'on m'amenait.
- Speaker #0
Il y avait beaucoup de directives, tu pouvais pas t'exprimer artistiquement dans ta meilleure travail.
- Speaker #1
Oh et les projets que j'avais c'était...
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Et donc je finissais par bosser 15 heures par jour sur des projets qui m'intéressaient absolument pas. Comme dans beaucoup de studios, je n'avais pas de lumière du jour. Je bossais 15 heures par jour, je bouffais de la merde, je dormais sur un canapé. Donc au bout d'un moment, je me rendais malade. Et je n'avais aucun plaisir du métier.
- Speaker #0
Tu n'avais même pas le plaisir pour te maintenir. Non,
- Speaker #1
il n'y avait rien.
- Speaker #0
Malgré que les conditions étaient...
- Speaker #1
Non, j'avais complètement... Je dirais que j'avais idolâtré le métier, j'avais idolâtré ce que j'avais vu chez mon père. Mais le truc c'est que je ne suis pas mon père Donc j'avais pas le même parcours Et ça me plaisait pas Et donc Après ça Je me suis retrouvé à bosser Dans un magasin qui était super A Pigalle, qui n'existe plus Un magasin de Womb Studio Rue de Douai à Pigalle Et c'était vraiment cool C'était vraiment sympa. C'était à l'époque où Pigalle était hyper, hyper sympa. Il y avait une vraie vibe et une ambiance. C'était génial. Et pendant quatre ans, après, j'ai bossé chez un distributeur qui s'appelait Jukebox, qui n'est plus d'actualité aujourd'hui non plus, mais c'était super ça aussi. Parce qu'on distribuait, on avait les meilleures marques de France. Pas de France, mais on était le distributeur qui distribuait les plus belles marques. en France en tout cas on avait Universal Audio, Rupert Neve Design, SSL, Manley, AeA, Microtech, Gefl, George Massenburg donc GML, les Distressors, on était une petite équipe, on était cinq et on avait vraiment des super marques. Et donc là pendant quatre ans moi j'ai navigué un peu partout en France. Et pour aller voir les clients, les magasins qui vendaient nos produits. Et des studios. Faire des démos, faire des masterclass en studio. Avec le matos qu'on distribuait nous. Et quatre ans plus tard, j'en ai eu marre. J'en ai eu marre de l'industrie de la musique. Parce que je ne connaissais que ça depuis ma naissance. Et l'industrie de la musique, j'avais l'impression d'avoir fait le tour. Et voilà, j'ai quitté Jukebox pour faire des études en onologie. Donc rien à voir.
- Speaker #0
Je ne sais pas du tout.
- Speaker #1
Le vent.
- Speaker #0
Dans le vent ?
- Speaker #1
Oui, j'ai un gros passionné de vent. Ok, excellent. C'est un peu ma première.
- Speaker #0
Ça donne des idées pour la musique.
- Speaker #1
Je trouve que c'est assez similaire en fait. Peut-être pas philosophé là-dessus tout le temps, mais je trouve que c'est assez similaire au niveau du ressenti, au niveau de l'art en lui-même. Je trouve que c'est d'ailleurs très similaire. Mais pendant que je faisais mes études, il y a... Vu qu'on distribue Universal Audio chez Jukebox, je connaissais bien Universal Audio parce qu'on était leur client. Et on bossait plutôt pas mal. Et je représentais plutôt pas mal la marque. Et je savais exactement ce que j'étais. J'avais un background d'ingénieur du son. Et donc, quand j'ai quitté Jukebox, il y a Universal Audio qui m'ont rappelé. Ils m'ont dit, écoute, on aimerait bien que tu bosses pour nous. Il n'y avait pas encore d'équipe européenne. Il y avait juste un gars en Angleterre qui gérait l'Europe. Mais tous les patrons, la boîte est aux États-Unis, du côté de Santa Cruz, en Pékin-les-Pornies. Et je trouvais que c'était quand même une bonne opportunité. Et ça, c'était quand on avait l'UAD2. Donc, on n'avait pas encore l'Apollo. Et donc, j'ai dit oui. Et j'étais tout seul en Europe un peu à tout gérer. Donc je voyageais beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup trop. Mais j'étais tout seul en Europe à tout faire. Et petit à petit, on a développé l'équipe européenne. Donc qui reste petite, mais maintenant il y a une structure plus... plus clean, je dirais. Donc, on a des gars en Angleterre. On reste une petite structure en Europe. On est 14 en Europe, y compris le comptable, y compris le gars qui gère l'administration. Donc, c'est une petite équipe.
- Speaker #0
14, oui, c'est vrai que c'est une petite équipe.
- Speaker #1
Oui, c'est tout petit. Et on doit être, comme je disais hier, 230 ou 240 aux Etats-Unis. Donc mondialement on est dans les 250-200% Donc ça reste une petite structure Mais ce qui est génial dans cette structure C'est que tout le monde, y compris le Big Boss, Bill Putnam Tout le monde est musicien, tout le monde soit est ingénieur du son, soit musicien Soit fait de la prod, soit est beatmaker, soit est batteur Donc c'est là où peut-être on a du succès Mais je pense que ça joue aussi sur le fait qu'on parle aussi exactement la même langue que les gens qui nous utilisent. Et donc on comprend.
- Speaker #0
On comprenait leurs besoins. Oui,
- Speaker #1
on comprend. On n'est pas en train de se questionner sur pourquoi il veut ça, je ne comprends pas. Oui, on sait de quoi il parle.
- Speaker #0
Il n'y a pas uniquement une marque, il y a un réel intérêt de reproduire avec précision.
- Speaker #1
Oui, et puis de répondre aux besoins directement au producteur qui, lui, tous les jours, il est dans son studio. C'est ses outils de travail, en fait. Même si c'est pour tout le monde un métier dans lequel on a beaucoup de passion et d'engagement, ça reste un travail et on a besoin d'outils pour bien travailler. Et nous, si on peut répondre à ça, c'est super. Voilà un peu mon parcours. Voilà, et c'est pour ça, donc ça fait 14 ans maintenant que je suis chez Universal Audio.
- Speaker #0
C'est un beau parcours.
- Speaker #1
Oui, c'est une aventure et c'est super parce que constamment, il y a des choses qui se passent. Constamment, je suis en relation avec des studios, des artistes ou des élèves, des étudiants comme toi, comme vous. Et c'est génial parce qu'on découvre aussi le changement de l'industrie de la musique, le changement des besoins des gens, le changement de...
- Speaker #0
De plus en plus vite.
- Speaker #1
ça va vite c'est pas forcément les mêmes demandes c'est pas forcément les mêmes façons de bosser et dire moi tu m'aurais parlé du du beat making et de l'urbain il ya sept huit ans moi c'était du rock'n'roll mais aujourd'hui bien que je connaissais le milieu hip hop des années 80 aux états unis où j'étais passionné mais je connaissais pas réellement l'industrie de de l'urbain aujourd'hui. Et maintenant, je vois exactement comment ça marche. Et en fait, c'est fascinant. Tu rencontres des gens fascinants. Et ce n'est pas juste des gars derrière un ordinateur. Ils font des beats. Non, non, c'est des gens qui savent exactement où ils veulent aller, qui sont ultra talentueux. Et je ne reconnaissais peut-être pas tous ces talents avant. Et donc, je trouve que c'est super, j'apprends tous les jours et c'est top. Et ce métier me permet de le faire, d'apprendre tous les jours.
- Speaker #0
C'est ce qu'on veut, au final, c'est toujours en apprendre. C'est nul de s'en faire dans une boucle et de ne plus s'en faire à autre chose. Justement, comment tu vois l'évolution de l'entreprise pour la suite, pour les 5 à 10 ans ?
- Speaker #1
L'entreprise, je vois qu'elle évolue. Je suis hyper optimiste et enthousiaste par ce qui va arriver. l'industrie de la musique Je suis optimiste aussi, mais ça ne rejoint peut-être pas les valeurs de base que j'avais. Parce que comme tu viens de l'indiquer, ça va super vite, on ne prend plus le temps.
- Speaker #0
Tu parles de l'IA par exemple ?
- Speaker #1
Je vais te dire la vérité, je n'ai pas de grande connaissance. Donc j'entends ce qui se dit, je ne me suis pas réellement renseigné dessus. Est-ce que c'est quelque chose qui me fait peur ? Oui, mais je pense qu'on a peur de ce qu'on ne connaît pas. Et oui, ça me fait peur. J'ai peur de voir des choses extrêmement médiocres, soi-disant artistiquement. Mais peut-être que ça va être une aide incroyable. J'en sais rien. J'ai pas vraiment d'opinion parce que je connais pas plus que ça. Et du coup, est-ce que je suis inquiet ? Oui, un peu, mais peut-être que je connais pas.
- Speaker #0
On est tous un peu.
- Speaker #1
Oui, je sais pas. On verra.
- Speaker #0
Et sinon, si tu aurais... Trois plugins à garder.
- Speaker #1
Et le roi a un petit premier.
- Speaker #0
Allez, six. Allez, on regarde six.
- Speaker #1
Ce que j'avais dit hier, il faut que je sois cohérent avec ce que j'ai dit hier. Qu'est-ce que j'ai dit ? Oui, en pré-empunisson, je prendrais un pré-empunisson, déjà, où je peux un peu tout faire. Donc, pour moi, ce sera un 1073 NIV.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
parce que j'estime que c'est ultra polyvalent, qu'on peut aussi bien enregistrer des cordes qu'une basse, qu'une guitare, qu'un piano. Tout rentre dans un 1073, je trouve que c'est assez fantastique. En compresseur, j'avais dit le Distressor, je suis assez fan. Le Distressor, je suis fan de ce compresseur parce que pareil, je trouve qu'on peut tout faire, je trouve qu'on peut vraiment attaquer. comme on veut, c'est hyper polyvalent, c'est versatile et on peut être très discret, juste à gérer un petit peu la dynamique. J'adore ce compresseur, j'adore le son qu'il a, j'adore la saturation qu'il a. Je trouve que c'est génial, donc distresseur. Si, j'avais quand même dit un petit la 2A.
- Speaker #0
La 2A.
- Speaker #1
Ouais, parce que c'est bien. Parce que c'est bien, il y a un son que j'adore, c'est doux, c'est agréable, c'est chaud, c'est rond, c'est... C'est fluide. Ouais, c'est beau. j'aime bien la 2a notamment sur des voix ou sur des basses je trouve que c'est fantastique qu'est ce que j'avais dit en en reverb ah oui sound city j'aime bien cette pièce je la trouve super je prenais à sound city en reverb une a kg bx 20 qu'on a en plug-in que j'adore c'est assez dark comme reverb, c'est pas utilisable partout mais par contre quand on arrive à l'utiliser à l'intégrer dans un mix alors on est dans la perfection c'est fantastique en EQ, j'avais parlé d'un EQ hier je crois pas peut-être parce que j'utilise pas d'EQ ça doit être ça ça fait 4 plug-in là Ouais, allez, on va... Je vais rajouter,
- Speaker #0
hein.
- Speaker #1
c'est vrai ? le plugin bonus le plugin bonus bon on va prendre un un EQ quand même ah j'aime bien moi le Massive Passive de chez Manley ok qui marche sur un système de poultec. J'adore le Massive Passive, c'est doux, c'est un EQ hyper doux. J'aime pas trop tout ce qui est chirurgical. J'aime bien que ça reste doux, un peu arrondi, un peu musical. j'aime bien la douceur donc ce serait ça trop cool
- Speaker #0
Wesley merci beaucoup d'avoir tes connaissances c'est très cool d'avoir Alscol même si Ray Charles a utilisé du UAD il a utilisé l'universal audio pas de l'UAD l'UAD c'est les plugins universal audio merci beaucoup c'est cool de t'avoir interview merci