Bonjour à tous, en ce 3 avril 2026, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Au menu aujourd'hui : tensions sur le GNR, une proposition de loi sur les phytos qui avance, et un éclairage scientifique sur la propagation de la peste porcine africaine. Commençons par le congrès de la FNSEA, qui s'est tenu à Caen. La ministre de l'Agriculture Annie Genevard y a pris la parole hier sans annoncer de nouvelles mesures de soutien face à la flambée des prix du gazole non routier. Le conflit au Moyen-Orient, qui dure depuis maintenant 34 jours, continue de peser lourdement sur les coûts des exploitations. Le gouvernement rappelle ses mesures déjà en place : report de cotisations sociales, étalement fiscal, prêts de court terme via BPI France, et exonération totale du droit d'accise sur le GNR pour le mois d'avril, une mesure évaluée à 14 millions d'euros. Annie Genevard a également précisé que la France avait sollicité la mobilisation de 100 millions d'euros issus de la réserve de crise communautaire de l'Union européenne pour soutenir les céréaliers. De son côté, Arnaud Rousseau, président de la FNSEA réélu la veille, a qualifié de factuellement fausse l'affirmation selon laquelle l'État ne percevrait pas un centime par litre de GNR, rappelant que la TVA continue de s'appliquer. Il réclame une prise en charge de 30 centimes par litre et prévient que sans réponse à la hauteur, les mobilisations reprendront, sans toutefois attendre l'hiver prochain. Sur le front réglementaire, la proposition de loi dite Duplomb 2 a été présentée dans sa version finale le 2 avril par les sénateurs Laurent Duplomb, Franck Ménonville, Bernard Buis, Henri Chabanel et Vincent Louault. Ce texte, révisé pour tenir compte des recommandations du Conseil d'État, vise à permettre par dérogation la réintroduction de l'acétamipride et du flupyradifurone sur betteraves sucrières, pommes, cerises et noisettes. Les sénateurs espèrent l'intégrer à la loi d'urgence agricole, attendue en Conseil des ministres dans les prochains jours. La Confédération générale des planteurs de betteraves salue la démarche mais tempère, estimant que le chemin législatif reste long et incertain. Enfin, une étude publiée dans Nature Communications le 30 mars apporte un éclairage important sur la diffusion de la peste porcine africaine. Menée par des chercheurs de l'Inrae, de l'École nationale vétérinaire de Toulouse et de l'Anses, à partir de données roumaines, elle montre que 27 pour cent des foyers en élevage proviennent de sangliers sauvages voisins. Timothée Vergne, enseignant-chercheur à l'Inrae, souligne que si le virus circule de façon endémique dans la faune sauvage, celle-ci devient une source constante d'infection pour les élevages alentour. La France reste pour l'instant indemne, mais la vigilance s'impose, notamment dans les zones forestières. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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