Bonjour à tous, en ce vingt-trois juin deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Au menu ce matin : une moisson qui s'accélère dans plusieurs régions, un marché mondial du bétail vif qui reste solide, et une crise profonde qui menace la lavande de montagne. Commençons par les champs. La moisson deux mille vingt-six est bien engagée. Selon le dernier rapport Sér-Obs publié le dix-neuf juin, quatre pour cent des surfaces françaises d'orge d'hiver avaient déjà été récoltées au quinze juin, contre trois pour cent en moyenne sur cinq ans. Les Pays de la Loire se distinguent nettement : trente-cinq pour cent des surfaces y étaient déjà moissonnées, contre six pour cent en moyenne habituellement. En Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie et dans le Centre-Val de Loire, l'avance est plus modeste. Dans le Grand Est, la coopérative Vivéssia a enregistré ses premières livraisons en silo dès le quatorze juin. Flora Rousselle, du service commerce des grains de la coopérative, précise qu'il est encore beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions, mais que les taux de protéine pourraient se situer dans les normes du marché, et les rendements dans la moyenne historique. Les colzas commencent également à être récoltés. La chaleur reste toutefois un facteur limitant : certains agriculteurs ont dû interrompre leurs chantiers. Un incendie a aussi touché environ vingt hectares dans le Cher. Côté marchés, le commerce mondial d'animaux vivants reste très actif. Cassandre Matras, agro-économiste à l'Institut de l'Élevage, l'Idèle, l'a rappelé lors d'un webinaire le douze juin : le marché du vif ne faiblit pas. En deux mille vingt-cinq, plus de quatorze millions d'ovins et quatre virgule sept millions de bovins non reproducteurs ont été exportés dans le monde, hors échanges intra-européens. L'Union européenne a contribué avec environ deux virgule sept millions d'ovins et cinq cent mille bovins. Du côté bovin, Maximin Bonnet, également agro-économiste à l'Idèle, souligne une recomposition majeure des flux : depuis trois ans, le Brésil a fortement accru ses exportations vers la Méditerranée, avec plus d'un million de bovins expédiés en deux mille vingt-cinq, au détriment des opérateurs européens pénalisés par des prix élevés et des contraintes sanitaires. Enfin, la filière lavande de montagne traverse une crise grave. Alain Aubanel, président de la filière plantes à parfum, aromatiques et médicinales, alerte : les prix de l'huile essentielle ont été divisés par deux en cinq ans, oscillant aujourd'hui entre quatorze et quinze euros le kilogramme, alors que le coût de production atteint vingt-trois euros le kilogramme. Sur le plateau de Valensole, les surfaces cultivées sont passées de huit mille à cinq mille hectares entre deux mille vingt et un et deux mille vingt-cinq. Jonathan Mourard, producteur installé sur le plateau de Sault, témoigne avoir arraché trente hectares de lavandin en deux mille vingt et un. Sans reprise des prix, Alain Aubanel prévient : la lavande risque de disparaître de ces territoires de montagne. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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