Bonjour à tous, en ce vingt juillet deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Entre la loi d'urgence agricole qui attend son vote solennel, des tensions autour de l'aide aux engrais azotés pour les éleveurs, et un bilan préoccupant des vols en exploitations, l'actualité du secteur est dense ce lundi. Commençons par la loi d'urgence agricole. Après l'adoption d'un texte commun jeudi dernier en commission mixte paritaire, le vote solennel à l'Assemblée nationale est prévu aujourd'hui même. Mais le gouvernement reste inquiet d'un possible rejet. Sébastien Lecornu a demandé aux ministres concernés de consulter les groupes parlementaires pour recueillir leurs positions. Le texte reste très contesté sur deux points. D'un côté, la réintroduction à titre dérogatoire de deux insecticides, l'acétamipride et la flupyradifurone, pour certaines filières en difficulté, dont les betteraviers via leur syndicat, la C G B, qui y voient une avancée. De l'autre, le maintien d'une borne minimale de prix dans les négociations commerciales, que l'A nia, la Coopération agricole, la F F C B, Negoa et la Fédération nationale de l'industrie laitière, la F nil, dénoncent comme une erreur économique. François-Xavier Huard, président de la F nil, alerte sur un risque de déconnexion des filières des marchés mondiaux et une fragilisation de quatorze mille exploitations. La F N S E A et Jocelyn Dubsot, nouveau président de Jeunes agriculteurs, appellent quant à eux à rester mobilisés jusqu'aux votes définitifs. Passons à l'aide à l'achat d'engrais azotés. La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé le neuf juillet dernier une enveloppe de cent quarante-cinq millions d'euros, avec un guichet ouvert à partir du premier août. Mais la fédération nationale bovine, la fédération nationale des producteurs de lait, la fédération nationale ovine et la fédération nationale des éleveurs de chèvres dénoncent un dispositif qui exclut mécaniquement environ soixante-dix pour cent des éleveurs de ruminants. En cause, un plancher minimum de sept cent cinquante euros d'aide, accessible uniquement à partir de trente tonnes d'engrais achetées en deux mille vingt-cinq. Yohann Barbe, président de la F N P L, réclame la suppression du plafond de cinquante pour cent de la commande de deux mille vingt-cinq pour les exploitations entre quinze et trente tonnes. Enfin, un chiffre à retenir pour les professionnels. Selon une étude publiée le quinze juillet par le service de statistique du ministère de l'Intérieur, dix mille sept cents vols ont été enregistrés dans des exploitations agricoles en deux mille vingt-cinq. Le matériel électrique reste la première cible, suivi du carburant et des productions agricoles. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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