Bonjour à tous, en ce vingt-sept août deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Au programme ce matin : une taxe poids-lourds qui inquiète la filière agricole du Grand Est, une filière chevreau sous pression, et un rapprochement dans le négoce agricole en ligne. Commençons par le Grand Est, où le monde agricole et agroalimentaire monte au créneau contre un projet d'écocontribution sur les poids-lourds. La Région Grand Est souhaite instaurer, à partir de juillet deux mille vingt-sept, une taxe de zéro virgule quinze euro par kilomètre sur les poids-lourds circulant sur cinq cent vingt-cinq kilomètres de routes nationales et autoroutes. Objectif affiché : financer l'entretien de ces axes, estimé à cent millions d'euros par an. Mais pour le secteur agricole, cette mesure est inacceptable. Lors d'une conférence de presse le vingt-cinq août à Reims, les membres d'un collectif regroupant notamment la F R S E A Grand Est, les Jeunes Agriculteurs Grand Est et La Coopération Agricole Grand Est ont dénoncé une distorsion de concurrence. Fabrice Couturier, président de la F R S E A Grand Est, chiffre l'impact entre mille trois cent quatre-vingts euros pour une exploitation céréalière et deux mille cent quatre-vingts euros pour un élevage. Il souligne que les produits locaux transformés seraient davantage taxés que les produits importés. Sylvain Hinschberger, président de La Coopération Agricole Grand Est, avertit que les coopératives ne pourront pas répercuter ce surcoût sur le prix du blé, ce qui pénalisera soit leurs investissements, soit la rémunération des adhérents. Fabrice Couturier annonce que des actions vont se poursuivre, notamment à la Foire de Châlons, et n'exclut pas des mobilisations plus fortes si aucune solution n'est trouvée. Sur un autre front, la filière des chevreaux légers traverse une crise sérieuse. Carole Ferchal, engraisseuse indépendante en Corrèze depuis mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, alerte sur la situation. Depuis l'arrêt de la collecte par Palmid'Or en février deux mille vingt-six, il ne reste plus que deux abattoirs en France pour ce segment : Ribot dans le Vaucluse et Loeul-et-Piriot dans les Deux-Sèvres. Cette concentration laisse peu de marge aux engraisseurs pour négocier les prix. Carole Ferchal pointe aussi la hausse du prix de la poudre de lait, passé de deux mille deux cents euros la tonne l'an dernier à deux mille six cents cette année, soit près de vingt pour cent d'augmentation. Emma Verrières, chargée de mission pour la filière chevreau chez Interbev Auvergne-Rhône-Alpes, reconnaît que les prix pratiqués ne correspondent pas aux attentes des engraisseurs, dont les charges ont fortement progressé. Enfin, une information plus courte dans le secteur du négoce : le groupe Margaron, basé à Roybon en Isère, est désormais majoritaire au capital de Delivagri. C'est Damien Pierre, cofondateur et directeur général de ce négoce en ligne basé à Angers, qui l'a confirmé le vingt et un août. Delivagri, spécialisé dans les pailles, composts et céréales, emploie vingt-cinq salariés et vise un chiffre d'affaires compris entre quarante et quarante-cinq millions d'euros en deux mille vingt-six. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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