- Speaker #0
C'est la fin ! Eh, il a les cheveux mouillés, alors pas dehors ! Pas dehors ! On essaie de jouer au football ! Vous avez peur de quoi ? Vous êtes en équipe ! Pas chacun son tour,
- Speaker #1
c'est tout le monde ensemble. C'est là où l'ADN Foot est puissant. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast ADN Foot. Durant chaque épisode, mon invité parle de son amour pour le foot, de son enfance à aujourd'hui, mais aussi de son activité professionnelle si cette dernière s'articule autour du football. C'est Brams au micro et je vous invite à découvrir la seconde partie de ce nouvel épisode d'ADN Foot dans lequel j'ai le plaisir de recevoir Maxime Malovry, chargé de communication pour le FC Chambly et speaker pour le FC Chambly et le SC Amiens. Est-ce que dans ce métier tu te fixes des objectifs de tiens j'aimerais bien que ce compte Twitter ou ce compte Facebook atteigne tel nombre d'abonnés, est-ce que tu as des indicateurs comme ça qui quand même t'as envie de faire progresser alors que c'est pas ton objectif premier parce que ça passe par le travail avant tout mais est-ce que tu surveilles ça quand même ?
- Speaker #0
Alors je surveillais tous les chiffres et je continuais à les surveiller sans pour autant faire les objectifs, c'est à dire que là par exemple sur Facebook on vient de dépasser les 40 000 personnes, j'en suis très content mais ça change pas ma vie si tu veux, c'est à dire que par contre quand on faisait des vidéos, des reportages j'animais aussi une émission de radio toutes les semaines sur la page Facebook du club ça je regardais les audiences tout le temps un peu comme... Je ne sais pas si c'est bien ou pas de se comparer à Cyril Hanouna, mais je sais que lui regarde beaucoup les audiences de ses émissions. Moi, je faisais pareil, dans le sens où je regardais beaucoup les audiences de mes émissions que je faisais à l'époque. Et je regardais quel invité avait bien marché, moi bien marché, et puis voilà. Mais il y a des fois où, à l'époque, la Ligue 2 était diffusée sur Téléfoot, la chaîne. Il y a des fois où je te garantis à 300% que je faisais plus d'audience avec mon émission qu'eux avec les matchs. C'est quand même dingue, tu te dis, c'est incroyable. Mais il y a des fois, on faisait des... Je ne sais pas, le record, je ne sais plus, ça devait être à 20 000 personnes qui regardent. Mais encore une fois, on est Chambly, c'est monstrueux.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Et à l'époque du Covid, j'avais proposé au club de faire un peu ce que fait l'équipe 21, c'est-à-dire diffuser les matchs en commentant face caméra. Parce que les gens ne pouvaient plus venir au stade. Et c'est pareil, ça a cartonné. Je me souviens d'un Chambly-Le Havre en janvier 2021, où on fait presque 10 000 personnes qui nous suivent en temps réel. C'est énorme. parce que tu touchais à la fois nos supporters et les supporters adverses. Et puis ça,
- Speaker #1
c'est des formats où tu peux te lâcher, en fait, en étant dans le respect, bien sûr, mais là, c'est ton concept et t'y vas, en fait. Il n'y a pas de limite.
- Speaker #0
Puis moi, je suis supporter, on n'en a pas parlé, mais moi, Chambly, j'ai découvert ce club en 2010 ou 2011. Tout à l'heure, je te parlais de mon école à la Chapelle-Saint-Pierre, ma petite commune. Il faut savoir que cette commune-là, elle est à 10 bandes de Chambly. Donc, c'est un jour, mon père qui m'a dit, tiens, T'as vu l'équipe première de Chambly, je voulais la monter en CFA2. Ah ouais, tiens, vas-y, on va voir le match. Et puis depuis, je suis pas reparti. Donc j'ai découvert ça comme ça. Et aujourd'hui, c'est un club très familial et on s'y sent bien. Et voilà, il y a des hauts, il y a des bas, parfois des très hauts, parfois des très bas. Mais ça fait partie de l'histoire d'un club. Mais oui, pour revenir à ta question initiale, je regardais, je continue à regarder toujours les chiffres. J'aime bien regarder ce qui marche ou ce qui marche moins bien. Mais même aujourd'hui, en N2, on fait des scores. Sur les interviews du coach, quand tu fais 5000 ou 6000 vues, je t'invite à aller voir certains clubs de Ligue 2 qui ne font pas ça. Donc, c'est cool.
- Speaker #1
Sur le métier en lui-même que tu as découvert, que tu as commencé à la fin des années 2010, on va dire, ce que je voudrais savoir, c'est est-ce que tu as perçu avec le temps que le club prenait vraiment la mesure de l'importance que ça a dans le monde médiatique d'aujourd'hui ? J'ai l'impression quand même que c'est venu crescendo. que peut-être les clubs au début disaient on va le faire parce que les autres le font mais à un moment donné peut-être qu'ils se sont vraiment rendus compte que c'était indissociable de la communication des temps modernes Non,
- Speaker #0
en fait là où Chambly a été fort c'est que le binôme par exemple qu'on faisait et qu'on continue à faire avec Jean-Michel Rouet, je ne sais pas si tu connais qui est un ancien grand journaliste à l'équipe qui est aujourd'hui membre du comité directeur il y avait cet avantage que Jean-Michel, il te le dira lui-même les réseaux sociaux il n'y connait rien tu peux pas lui demander de publier une story mais il a plus de 70 ans c'est une question de génération en revanche il connait mieux que personne le monde médiatique et moi je connaissais très très faiblement le monde médiatique j'avais que France Télé comme expérience mais par contre je connaissais déjà très bien les réseaux sociaux deux par ma génération et donc les deux ensemble forcément ça marchait moi je savais ce qui allait marcher sur les réseaux lui savait ce qu'il fallait mettre en avant pour les médias donc finalement le binôme on s'était plutôt bien trouvé la preuve c'est qu'on est On est resté très amis. Il continue à me parler, même s'il est supporter de Chelsea, et qu'on les a éliminés la semaine dernière. Mais blague à part, le duo était gagnant. et là-dessus, le club a pu s'appuyer à la fois sur ma jeunesse et mes idées, parce que j'ai apporté quand même pas mal d'idées au club, faire les insides, l'émission de radio qu'on faisait toutes les semaines, j'ai essayé d'apporter pas mal de choses, même pendant le confinement, il a fallu trouver des idées, des choses à mettre, etc. Et à la fois l'expérience de Jean-Michel côté médias, encore une fois les deux réunis, ça a fait je pense une paire gagnante.
- Speaker #1
Puisque tu as la liberté de ton activité et d'être multi-activité, venons-en au rôle de speaker, au métier de speaker, pardon. Oui, c'est tout. que tu exerces au FC Chambly, mais aussi au Sporting Club d'Amiens, on y viendra après. J'imagine que, vu ce que tu m'as raconté tout à l'heure, de ta proximité avec le club, de ton histoire avec le club, c'est une proposition qui est arrivée par hasard, par absence du titulaire. Ça s'est passé comment ? Tu as découvert avec le métier de speaker ?
- Speaker #0
Un peu les deux. ça a commencé en 2000... 19, la saison après l'ennemi final de Coupe de France, où Chambly reçoit Arras. Ouais, où Chambly reçoit Arras. Je me souviens, je crois que c'était un samedi après-midi. Et le speaker n'est pas là. Donc à l'époque, je ne suis ni prestataire ni salarié, rien du tout. Je suis juste supporter. Et donc, je crois que le club me dit, tiens, le speaker n'est pas là. Est-ce que tu veux le remplacer ? J'ai dit, ouais, ok. Mais encore une fois, à cette époque-là, mais pas en vie du tout, quoi. Jamais de la vie, tu me fais parler dans un micro devant des gens. Ça n'arrive jamais. Bon, j'y allais, ok, je le fais. Je me rappellerai toujours avec ma plaquette, là, je sais pas, tiens, allez là. Hop, avec ma plaquette, là, j'avais ma feuille de compo devant les yeux et je suis dans le rond central. Mais il y avait quoi ? Il y avait personne ce jour-là. Il y avait 250, 300 personnes, tu vois, avec peut-être 500. Ce qui est aujourd'hui très influence faible. Mais j'étais stressé comme c'est pas permis. Ça s'est bien passé, bon. Ensuite, Ligue 2, donc le speaker est là. Un jour, je l'ai remplacé à Charletti en Ligue 2 parce qu'il pouvait pas venir, bon. encore pire, on jouait à Charletti, c'était le désert, c'était un cimetière, le stade Charletti vide, c'est horrible, déjà que pas vide, je trouve pas que ce soit un stade fait pour le football, mais c'est encore un autre truc, et donc, bon voilà, je le fais, et la saison suivante, du coup qu'on est relégué en national, donc là je suis salarié, je remplace le speaker, qui s'appelle toujours Romain d'ailleurs, que je salue, je le remplace une fois, deux fois, et puis à un moment donné, on pourrait peut-être... tout à fait franc, j'en ai eu un peu marre d'être la roue de secours. Et surtout que les demandes de remplacement tombaient toujours un peu la dernière minute, et il y a un jour c'est tombé un vendredi midi pour le vendredi soir, et là ça m'a un peu gonflé, pour tout te dire. Mais c'est même pas de sa faute à Romain, c'est parce qu'il y avait des problèmes pour garder ses enfants, des trucs comme ça, lui était bénévole. Donc pour le coup, il habite loin aussi, l'essence n'était pas aussi chère qu'aujourd'hui, mais déjà... Donc bon bref, et moi j'ai appelé le directeur général, j'ai dit voilà Thierry, il y a deux solutions, c'est soit je deviens titulaire, soit j'arrête de faire la roue de secours parce que ça me gonfle. Il ne faut pas être plus franc. Et il m'a dit, OK, on fait ça. Et puis Romain nous avait dit ensuite, bah oui, puis avec mes enfants, je n'arrive pas toujours à trouver quelqu'un pour les garder. Et puis avec l'essence, j'ai dit, Romain, nous, on comprend, tu es bénévole, il n'y a pas de souci. Donc ça s'est fait comme ça. Et donc je l'ai fait. À force de faire deux, trois matchs, j'ai commencé à prendre de l'assurance. Même si c'était une saison de merde, on ne gagnait pas un match. Le coach s'était fait virer. C'était vraiment la saison de merde jusqu'au bout. Mais pour l'instant, je l'ai fait. Et puis, est-ce que c'est cette année-là que je fais ma première à Amiens ? Peut-être bien, en 2022. Je me souviendrai toujours, je vais voir les grosses têtes sur RTL, dans le public. C'était une émission télé sur France 2 à l'époque. Et je suis dans la file d'attente. Mon téléphone sonne. Je dis tiens, qui c'est que ça ? Je décroche. Il me dit bonjour, Jean-Pierre Lelièvre de l'Amiens SC. Je dis oui. En fait, c'est le... Il connaissait le commercial du UFC Chambly et il lui avait dit, tu connais pas un speaker, on est en galère pour demain, parce qu'il y avait un match africain, il y avait Côte d'Ivoire-Guinée, je crois. Et donc François, le commercial du UFC Chambly, a donné mon numéro à Jean-Pierre et donc moi il m'appelle et il me dit, voilà, demain, match FIFA africain à Amiens, est-ce que t'es dispo, quel est ton tarif et tout ? Ouais, ouais, ok, je suis dispo, c'est temps, machin, ok, j'y suis allé. Et putain, je suis arrivé à Amiens, comme ça. Tu vois le stade, évidemment la licorne je connaissais, j'y suis allé évidemment plusieurs fois durant ma jeunesse et mon adolescence et franchement j'ai flippé. Quand t'arrives là-bas tu te dis à Chambly je suis chez moi si tu veux tout le monde me connaît, à Chambly c'est facile pour moi.
- Speaker #1
T'as tes repères.
- Speaker #0
Voilà j'ai mes repères, quand je croise les gens une personne sur deux ou deux personnes sur trois me disent bonjour, ils me connaissent, bon à rien je connais personne, je connais pas le stade, je connais rien. Et là en plus match FIFA, protocole air, il y a les hymnes, il y a tout ça. Alors j'ai dit dans quoi je me suis embarqué ? Bon j'y vais et finalement j'ai fait le job. Et Amien m'a rappelé pour refaire des matchs africains je ne sais plus l'année d'après je crois. J'avais fait un remplacement en Ligue 2 pour un match à Concarneau qui avait été inversé. Il y avait une tempête à Concarneau et ça s'était joué à Amiens. Et le speaker titulaire avait prévu des congés à ce moment-là. Donc j'ai fait ce remplacement-là et c'est comme ça que ça s'est fait. Est-ce que tu veux que je te raconte tout de suite comment je suis devenu titulaire à Amiens ?
- Speaker #1
On va y venir après.
- Speaker #0
C'est comme ça que je suis devenu speaker. Mais comme tu viens de le dire, c'est le plus grand des hasards à Chambly. c'est comme ça que que je suis devenu speaker, mais je n'en avais absolument pas envie. Et je n'étais pas du tout... C'est juste, en fait, à un moment donné où je t'ai dit, j'en ai eu vraiment ras-le-bol de faire la roue de secours, mais ça aurait été un autre job. C'était la même chose. C'est juste que j'en avais marre d'être... de faire la... Je ne vais pas dire le bouche-trou, mais quand même. Donc, c'est juste ça qui m'avait un peu agacé.
- Speaker #1
Vas-y, pendant qu'on y est, on va enchaîner sur Amiens, comme ça.
- Speaker #0
C'est très rapide. Et puis, l'histoire est belle pour le coup. Je suis sur le banc de touche à Chambly en début de saison, du coup, 24-25. Donc à l'été 2024. Et je dis à Jean-Michel Rouet, j'étais avec lui sur le banc de touche, à l'entraînement un vendredi matin. J'ai dit, tiens, ce soir, il y a un mi-heure à Star. Je vais peut-être y aller voir le match à la licorne. Et à la seconde près, mon téléphone sonne. Mais quand je te dis à la seconde près, c'est à la seconde près.
- Speaker #1
La vie est une histoire de coup de fil avec toi.
- Speaker #0
C'est incroyable. Et j'ai à Jean-Michel, j'ai dit, tiens, regarde. J'ai dit à Jean-Michel, le fameux monsieur de tout à l'heure, « Tu vas voir, je ne vais peut-être pas y aller pour aller dans la tribune. » Donc Jean-Pierre me dit « Ça va Maxime, est-ce que tu peux nous dépanner ? On est en galère. » Le speaker d'Amiens avait eu un problème de santé. J'ai dit « Merde, est-ce que tu peux nous dépanner ? » « J'écoute, oui. J'en oblige, je vois demain. Je viens, pas de problème. » Par contre, il est vendredi midi, je n'ai presque pas le temps de préparer. Il me dit « Vas-y, on va broder. » Bon, finalement, ça s'est très bien fait. Le club était content. Et ensuite, malheureusement, les soucis de santé ne se sont pas arrangés pour le speaker. Pour la journée d'après, c'était contre Lorient. Quinze jours après, en plus, samedi 14h, Binsport. Alors là, plein gaz, les caméras, tout. Voilà. Et pareil, est-ce que tu peux venir le remplacer ? Tout ça, j'ai dit OK, je viens. Et trois jours après Lorient, j'envoie ma facture. Il me remercie pour mon professionnalisme, etc. C'était un lundi. Et le mardi, le lendemain, il m'appelle. En me disant, voilà, le speaker, il souhaite stopper. On veut que ce soit toi qui prenne le relais. Est-ce que j'ai ce que je veux ? La réponse est oui. Par contre, je me suis engagé avec Chambly. Donc, il faut que je regarde les calendriers. Je mets les deux calendriers côte à côte. Il n'y a aucun match qui est en doublon.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Pour moi, j'ai vu un signe. J'ai même vu au mois d'avril. Attends, c'était quoi ? C'était Amiens qui jouait deux fois de suite à domicile. Au même moment, Chambly jouait deux fois de suite à extérieur. J'ai dit, c'est un truc de fou. En fait, c'est écrit. Donc j'y suis allé et c'est comme ça que j'ai accepté et que je suis devenu le speaker de l'ASC. Ça va faire, j'espère, entamer au mois d'août ma troisième saison.
- Speaker #1
C'est une histoire de destin tout ça.
- Speaker #0
Depuis le départ, comme tu dis, que des coups de fil. C'est pour ça que je suis assez réactif quand on m'appelle parce que c'est jamais.
- Speaker #1
Tu as tout à fait raison. Alors moi, quand je suis dans un stade, j'aime bien observer en fait. J'aime bien observer les photographes, j'aime bien observer les caméramans. Tous ces profils-là, j'aimerais bien d'ailleurs les recevoir un jour dans ADN Foot parce que moi, j'aime bien qu'on m'explique le foot différemment de la vision habituelle qu'on a. Et quand je regarde le speaker, forcément, déjà, je me dis, mais ça doit faire une sacrée impression quand même d'être sur la pelouse avec ce stade rempli ou pas. D'ailleurs, ça dépend des cas. J'imagine que tu as des petits rituels de préparation de match. Comment tu prépares ton match ? Et ça doit prendre beaucoup plus de temps que ce qu'on pense, j'imagine.
- Speaker #0
Déjà, c'est... Pour préparer mon match à Chambly, ça me prend 5 minutes. Pour préparer mon match à Amiens, ça me prend plusieurs heures. Je vais parler d'abord de Chambly parce que c'est le plus court. À Chambly, on a un public anglais. C'est-à-dire que les gens matchent à 20h, à 19h40, le stade est vide. Mais quand je dis vide, c'est que les gens buvaient, ils arrivent au dernier moment. Donc on avait mis en place plein d'animations, plein de petits trucs, etc. On a vite stoppé parce qu'en fait, on avait fait des quiz, des trucs, mais il n'y a personne en tribune avant match. Donc aucun intérêt. Donc je prends la parole 20 minutes avant le coup d'envoi, je présente le match, le compo d'équipe, les infos partenaires, s'il y en a à donner et stop. Parce que ça ne sert à rien de faire plus. À une époque, je prenais la parole une heure avant le match, mais je parlais au siège. Il n'y avait personne dans les tribunes. Et quand on joue le samedi à 18h, c'est pareil. À 17h, il n'y a pas un chat dans le stade. Donc à Chambly, ça va assez vite. Après, par contre, si j'avais été speaker à Chambly en Ligue 2, là, évidemment, on fait beaucoup plus de choses.
- Speaker #1
Le point n'est pas le même.
- Speaker #0
Voilà, et justement, donc à Amiens, c'est beaucoup plus protocolaire, déjà en termes de timing, c'est-à-dire que si l'entrée des jours allait à 56, elle est à 56, ton match ne démarre pas à 20h01, sinon t'es mort. Donc déjà, il faut respecter tout ça. Moi, quand je vais... donc comment je prépare ? Déjà, le club m'envoie les informations à diffuser, souvent 48 ou 72 heures avant le match. Il va envoyer un mail avec toutes les infos. Ensuite, tout simplement, j'écris mes textes avec toutes ces infos. Écrire les textes, ça me prend entre une heure et deux heures. Le temps de tout mettre en page, d'aller chercher des infos sur la forme des deux équipes. Même si pour Amiens, je connais les derniers résultats, mais pour les équipes adverses, je vais me rencarder sur Internet. J'aurai le classement, éventuellement les joueurs à suivre, etc. Je peux aussi éventuellement, même si je m'en rappelle très souvent, regarder ce que ça a fait au match allé, donner quelques infos. Et puis ensuite, je mets tout en page avec des heures bien précises. Souvent, je commence à parler à Amiens vers 19h15 à peu près, quand c'est les matchs à 20h, et quand les joueurs rentrent pour s'échauffer. Ensuite, ce qu'on n'a pas à Chambly aussi, c'est qu'on a des moments de pub à passer à Amiens. Il y a le Jingle League 2 qui est à passer, que tu n'as pas aussi en National 2. Donc tout ça, c'est des trucs vraiment à caser. En fait, tout est timé. Si j'ai prévu de parler de la billetterie contre Montpellier à 19h25, si je vois qu'il est 19h30 et que je n'en ai pas parlé, c'est qu'il y a un souci. Donc, normalement...
- Speaker #1
Mais quand tu dis le club m'envoie les infos, mais quelles infos, en fait ?
- Speaker #0
De ce qui est diffusé, on va faire en temps réel, je vais regarder mon téléphone et je vais regarder le dernier mail que j'avais reçu. Alors, attends voir, info à Milan-Le Mans, donc le dernier match. Donc, c'est le service com qui m'envoie ça, si tu veux. Ce que moi, d'ailleurs, je faisais à l'époque à Chambly, ce que je transmettais aux speakers à l'époque. Je disais, voilà, il faudrait que tu parles de ça. Donc là, par exemple, au dernier match, c'était un match basé sur la Saint-Patrick fête irlandaise. Donc il y avait une fanzone qu'il fallait que je donne, il y avait des happy hour à chaque but d'Amiens, il y avait une promo sur la billetterie, diffuser le match contre Rodès en Bodega, il y avait une offre en boutique, un coup d'envoi fictif avec une personne, un challenge à la mi-temps, bref, toutes les infos qu'il faut savoir.
- Speaker #1
Ça demande une bonne coordination avec les personnes qui envoient les... Tu parlais d'un coup d'envoi fictif. Voilà, donc c'est quand même une mécanique qui doit être bien huilée.
- Speaker #0
Ouais mais elle l'est avec Juliette qui m'envoie les infos. Quasiment à chaque fois j'ai toujours un petit truc en plus à lui demander etc. Donc j'espère que je la saoule pas trop mais en tout cas elle me répond toujours dès que j'ai une info à demander. Et donc non non c'est bien huilé. Et puis tu vois il a fallu aussi pour eux mais pour moi aussi apprendre à travailler avec des nouvelles personnes. Quand je suis arrivé à Amiens, à Chambly encore une fois c'est facile je connaissais plein de gens. Aujourd'hui à Amiens j'ai encore plein de gens qui me disent bonjour. Je les connais de vue, je connais peut-être leur prénom mais je sais pas forcément... ce qu'ils font au club, parce qu'il y a tellement de trucs les jours de match, tu ne peux même pas imaginer le nombre de l'animation, les loges, ils ont des fonctions assez décuplées, le nombre de gens là-bas. Mais donc voilà, c'est toute une préparation. J'ai un assistant aussi que je n'ai pas à Chambly, mais là-bas j'ai un vrai assistant qui est là, comme je vous l'ai dit, pour m'assister pendant le match, en avant-match, à la mi-temps sur les challenges, les trucs comme ça, si j'ai besoin d'aide. J'ai une oreillette aussi. À Chambly, on ne travaille plus avec les oreillettes parce que les talkie walkie Ça marchait une fois sur deux, donc c'est pareil, j'en ai eu marre. J'ai dit, on travaille que sur WhatsApp et voilà. Mais à bien, j'ai une oreillette aussi. Il a fallu aussi apprendre à travailler avec une oreillette, à ce qu'on parle dans l'oreillette, avoir le réflexe de parler au talkie-walkie. Donc voilà, et puis les avant-matchs, souvent, je prends la parole vers 19h15 et je rends le micro dans les salons après-match vers 23h à peu près.
- Speaker #1
Moi, je trouve ça bien que les gens... Se rendre compte un peu de tout ce que ça engendre. Ce n'est pas uniquement quelqu'un qui a le micro au milieu du stade, qui donne le nom des équipes ou qui donne le nom des buteurs. Je trouve ça important de savoir que c'est toute une mécanique qui doit se préparer des jours à l'avance, en fait, avec ce que tu viens de nous dire. Et question qui peut paraître anodine, mais qui ne l'est pas pour moi. Tu t'échauffes la voix ?
- Speaker #0
En fait, dans la voiture, moi, je chante beaucoup. Donc déjà, vu que j'ai une heure pour aller à Amiens, et le temps de... Ma voix, si tu vois, elle est toujours chaude, dans le sens où je fais de la radio. Mais par contre, tu vois, à la radio, je ne crie pas comme je crie au stade. Mais tu vois, il y a une semaine, en février, je crois, j'ai eu deux matchs à Amiens, un match à Chambly, et je ne sais plus, 20 heures d'antenne, je crois. Et à la fin de la semaine, la voix, elle était complètement naze.
- Speaker #1
Oui, j'imagine. Oui, c'est plus que d'habitude.
- Speaker #0
Mais oui, après, ce n'est pas des rôles. C'est pas j'arrive au coup d'envoi et je me barre après, pas du tout. Moi j'arrive deux heures avant et je pars une heure et demie après.
- Speaker #1
Alors petite parenthèse au milieu de cet entretien, comme j'aimerais gagner en interactivité avec vous et mettre un visage ou un pseudo sur chaque écoute, je vais vous demander un petit geste simple, c'est de prendre une capture d'écran avec le logo du podcast et de me l'envoyer sur Instagram, sur adnfoot-8lepodcast-8 ou underscore et je me ferai un plaisir de repartager vos screens en story. pour qu'on puisse créer ce lien entre nous. Alors vous pouvez me dire d'où vous écoutez le podcast, ça m'intéresse beaucoup. Si vous avez des questions sur le podcast en lui-même, sur l'invité, si vous avez une anecdote à raconter, bref, si vous avez quelque chose à ajouter sur ADN Foot. Alors j'ai hâte de vous lire et je repartagerai bien sûr en story chaque message reçu. Est-ce que tu t'imprègnes de l'ambiance du stade ? Est-ce que ça a un effet, ça a un impact sur le ton que tu vas donner ? Alors évidemment, j'imagine que victoire ou défaite, ça change la donne évidemment, mais est-ce que tu es une éponge et tu absorbes la nature de l'environnement autour de toi ?
- Speaker #0
Disons que quand il y a de l'affluence et que ça encourage, pour moi c'est plus facile. À Amiens, au début de saison, il y avait grève, les supporters faisaient grève. les résultats n'étaient pas bons quand c'est comme ça c'est compliqué ça n'empêche pas de faire le job mais t'en rajoutes pas même si j'ai toujours mon petit rituel avant le match en demandant aux supporters le fameux fait du bruit que j'ai piqué à Michel Montana le speaker du parc mais il faut bien s'imprégner s'inspirer des plus grands donc je me suis inspiré de lui pour ça mais ça je le fais tout le temps sauf quand je suis vraiment hyper pressé par rapport au fameux timing et que je vois que c'est mort et que j'aurai pas le temps de le faire mais sinon c'est plus facile tu vois vendredi il y avait 11 000 personnes c'est plus facile pour moi en plus le scénario bon même si on perd à la fin on est quand même revenu de 3-1 à 3-3 donc c'est cool après des fois ce qui me démange c'est que pendant le match j'aimerais bien dire un truc aller en cours enfin lancer un truc mais j'ai pas le droit de parler donc je peux rien faire d'autre que d'annoncer les changements ou le temps additionnel donc je peux pas le faire mais oui c'est plus facile quand Quand le stade est plein et qu'on s'encourage, ça c'est sûr. Mais partout pareil, à Chambly c'est pareil. À Chambly, aujourd'hui, c'est factuel ce que je dis, on a beaucoup plus de spectateurs que de supporters. Et aujourd'hui, souvent le stade Walter Luzzi, il est garni, ça oui, mais il sonne un peu creux de temps en temps. Donc quand les supporters encouragent, moi déjà ça m'émeut tout le temps. La clameur d'un stade, je pense que c'est l'émotion qui justement m'émeut le plus. Quand les supporters chantent, quand ça pousse... Quand il y a un but, l'explosion de joie, c'est le bruit que je préfère ever.
- Speaker #1
Il y a ça et il y a aussi pour moi, ce que je trouve toujours extraordinaire, mais c'est assez classique, il y a une action, peut-être décisive ou pas, et les gens se lèvent. Tu sais, ce moment où ils se lèvent, ils regardent comme ça. Moi, je trouve ça super.
- Speaker #0
Je le fais devant la télé, moi aussi.
- Speaker #1
Voilà. Moi, je trouve ça super. Tu sais, tu es là, tu as ton pote à côté de toi, tu le tiens, et puis bon, soit il y a but, soit il n'y a pas but. Et tu parlais de Michel Montana, lui qui a un rituel de, quand il y a un but, il répète trois fois le nom du buteur. Toi, tu as un rituel comme ça sur les buts ou pas forcément ?
- Speaker #0
Oui, mais ça dépend quel but. C'est-à-dire que là, vendredi, sur le but du 2-1, tu es toujours en train de perdre. Donc, si tu veux, tu ne t'enflammes pas trop. Et il est arrivé, malheureusement, imagine que tu perds 4-0, tu mets le but du 4-1, tu ne t'enflammes pas. Mais par exemple, sur le but du 3 partout, oui, là, j'ai dû scander le nom. Dans le pire que j'ai fait, c'était la fameuse semaine où à la fin, j'ai eu la voix complètement naze. C'était Amien Clermont et Amien gagne à la 93e, le 4-3. Et le but de Teddy Averland à la fin, j'ai dû scander son nom, je ne sais pas, au moins 7 fois d'affilée. Et c'est là où j'ai fini. Mais après, je me laisse prendre aussi parce que... Je sens si les gens sont avec moi ou pas. Si je demande de scander la première fois que ça scande, le deuxième ça scande vite fait, j'en fais un troisième et on arrête. Là par contre, le public était avec nous, avec moi, et on venait de marquer le but de la victoire. Donc je m'adapte aussi beaucoup, et je n'en rajoute jamais. Je pense en tout cas ne jamais en rajouter. Je sais rester à ma place sur les moments où c'est un peu plus difficile parfois.
- Speaker #1
Et donc, tu me disais que tu n'avais pas le droit d'intervenir pendant le match. Non. Mais quand ton équipe est menée 2-0 et revient à 2-1, quand tu donnes le nom du buteur, est-ce que là, tu as le droit d'essayer d'encourager le public à vraiment supporter l'équipe derrière ? Est-ce que tu as le droit d'intervenir comme ça ?
- Speaker #0
Je pense que j'ai le droit. et je l'ai fait je l'ai fait vendredi on m'a rien dit mais on venait de prendre un carton rouge contre Le Mans un carton rouge que je trouve particulièrement scandaleux mais j'ai pas envie de rentrer dans ce débat là et donc en fait t'as pas le droit de le dire en plus sur le moment non mais si tiens je fais une parenthèse un jour ce que j'ai dit à Chambly c'était du national je crois et l'équipe adverse marche sur un coup franc mais il n'y avait jamais faute jamais faute Et au micro, je dis « bute sur un couffrant litigieux du numéro machin » . Et l'observateur, putain, je me suis fait un peu…
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Mais c'était… Neutralité. C'était Alexandre Castro, l'observateur. qui à l'époque avait exclu Thiago Silva je sais pas si tu te souviens, qui s'était fait pousser par Leonardo et donc il avait demandé aux journalistes, il a dit quoi le speaker là ? et puis les journalistes ont dit non non rien bon bref c'est la seule fois et pour revenir à samedi, à vendredi sur le 3-3, donc on prend le rouge il y a bagarre devant le Banto, moi en plus je suis au première loge, j'ai vu tout ce qui s'est passé donc voilà, bon je reviens pas sur le rouge mais du coup, changement pour Amiens Merci. Et donc, j'annonce les changements. Et je me dis, putain, on est à 10. Tu joues l'équipe qui va peut-être monter en Ligue 1. C'est dur. Et donc, j'annonce le dernier changement. Et après, ça me prend et je dis, allez chercher Porter, c'est à vous de jouer. Continuez à pousser l'équipe. Un truc assez simple. Mais personne ne m'a rien dit. Je ne pense pas que ce soit écrit dans les textes qu'on n'a pas le droit de... Mais par contre, en plein match, sur une action, sur un corner, je n'ai pas le droit d'intervenir sur quoi que ce soit. Mais là, je l'ai fait. Ce n'est pas secret. Et encore une fois, personne ne m'a rien dit. et je trouve que c'était le... c'était aussi mon rôle à ce moment là dans la confusion générale du carton rouge de dire les gars les supporters on se remobilise tous il reste 10 minutes on va aller chercher ce match nul et malheureusement on a pris le 4-3 à la dernière minute et chose
- Speaker #1
à laquelle je suis rarement attention parce que c'est la fin du match tu t'en vas ou quoi que ce soit l'après match pour un speaker t'annonces le match suivant au stade t'as quoi d'autre comme fonction à remplir ?
- Speaker #0
ça on est assez libre sur les quand je rends l'antenne tu veux dire ?
- Speaker #1
Oui, voilà, oui.
- Speaker #0
On est assez libre. Moi, c'est toujours pareil. Là, tu vois, samedi, j'ai annoncé le prochain match à la maison contre Pau. Et puis après, il y a un supporter qui a pénétré sur le terrain. Donc, je voyais que ça commençait à s'échauffer. Et personne ne m'a dit passe un message pour calmer le truc. J'y suis allé de ma propre initiative. J'y suis allé, cher supporter, on est tous frustrés, restez calmes, etc. Et puis d'ailleurs, ça a été très apprécié que je prenne cette initiative. Souvent je donne le score final, prochain match, et je donne le score des autres matchs de la journée en Ligue 2. Souvent je fais ça. Et ensuite, générique Ligue 2. C'est pareil, si on gagne, on poursuit le plaisir, on va un peu sur le terrain avec les joueurs, ils font le tour d'honneur, tu continues à chauffer un peu la foule. Par contre, si on perd, quand c'est comme ça, généralement quand on perd, je ne m'éternise pas. Et encore une fois, jamais de la vie j'en rajoute. Et voilà, bonne soirée, à très bientôt. Fais attention en rentrant. Et puis, hop, voilà, je rends l'antenne.
- Speaker #1
Avec l'expérience, en fait, tu sais, tu sens à quel moment tu peux te permettre de rajouter quelque chose. Exactement. Tu sais jusqu'à quelle limite tu ne dois pas franchir, en fait.
- Speaker #0
Là, on n'est plus du tout dans le mec qui n'était pas à l'aise il y a trois ans à parler au micro. Aujourd'hui, j'ai cette certaine expérience et ce certain recul aussi sur les choses. Parce qu'il faut en avoir aussi du recul. parce que quand tu regardes les matchs à la télé en tant que supporter ou même au stade quand on est au Parc des Princes il y a des fois où on parlait tout à l'heure des arbitres il y a des fois où tu commences à péter les câbles là si vendredi j'avais réagi comme un supporter je pense que j'aurais été en commission de discipline donc tu dois aussi garder ton calme et puis de toute façon on est speaker, je suis pas là pour je suis ni joueur ni arbitre, moi je reste à ma place et le speaker speak et l'arbitre arbitre donc à partir de là Et après, j'ai tout ce qui se passe dans les salons, que ce soit à Amiens ou à Chambly d'ailleurs, dans les après-matchs. À Chambly, je monte avec le coach. Quand on joue à 18h, on monte à 20h30 et quand on joue à 20h, on monte à 22h30. Lui, il y a trois joueurs et je leur pose une ou deux questions chacun. Donc à Chambly, c'est un repas qui est à effectif réduit. Il y a au maximum 50-60 personnes, avec des fois quelques partenaires. Par contre, à Amiens, le salon est full. Il faudrait que je demande combien il y a dans le salon. Mais je ne sais pas, je dirais qu'il y a 300-400 personnes. C'est full,
- Speaker #1
Mais du coup, là, tu es en animation du moment en question, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, à Amiens, je monte en salon Crédit Agricole, qui est le partenaire majeur, enfin, l'un des partenaires majeurs et qui a aussi le naming du stade. On va dans la loge Crédit Agricole avec un joueur. Donc, ils montent souvent 20 minutes après le coup de flé final ou des fois un peu plus, des fois on les attend un peu longtemps. et je leur pose une ou deux questions sur le match. Là c'était Antoine Léauté qui est monté vendredi. Et il y a un tirage au soir, il fait gagner son maillot aux gens du Crédit Agricole. Donc ça c'est au deuxième étage. Ensuite je monte au troisième à l'espace licorne. C'est là où tu as les fameux 200-300 personnes. Et donc, je présente la table d'honneur du président. Il y a souvent des gens haut placés, dirais-je. Ça peut aller du maire, qui ne l'est plus d'ailleurs, depuis dimanche. Le maire, le préfet, le président du district de la Somme. L'autre coup, il y avait le directeur général du code sportif. Voilà, c'est un peu vraiment plein de gens importants. Donc, je les présente un par un. ensuite j'ai des fois quelques petites infos à transmettre toujours pareil la com qui me demande de donner des infos sur le déplacement pour les partenaires j'ai 2-3 joueurs qui montent donc eux je les interview pas ils vont juste saluer toutes les tables faire des photos et le coach par contre il monte sur le podium et je l'interview donc là j'ai interviewé pour la première fois Alain Ausha le nouvel entraîneur d'Amiens vendredi mais ça c'est pareil pour le coup là dessus j'ai total carte blanche on me demande pas de Même à Chambly, on ne va jamais imposer une question et je ne les prépare jamais. Mes questions ne sont jamais préparées. Même à Chambly, quand je fais mes conférences de presse, je ne prépare jamais mes questions. J'ai été formé pour ça à l'école de journalisme. Ça m'a coûté assez cher pour ne pas avoir à préparer mes questions. je pose mes questions et dans la réponse du mec, j'écoute, je retiens un élément et je le relance dessus. Je n'ai pas besoin de préparer mes questions. C'est pour ça qu'à Amiens, souvent, je pars... Je pars une heure après le coup de clé finale, à peu près.
- Speaker #1
Alors forcément, j'imagine que ce genre de moments après match sont très dépendants au niveau de l'ambiance de ce qui s'est passé pendant le match.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Un joueur qui vient de perdre et qui arrive et qui doit venir au protocole devant tout le monde, j'imagine que c'est beaucoup plus facile quand tu as empoché les trois points.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Dans les deux clubs, d'ailleurs. Après, dans les deux clubs, le coach monte. C'est presque une obligation. Et puis si tu te montres que dans la victoire, c'est un peu trop facile. Mais à Amiens, par exemple, Alain Ausha a vécu sa première défaite à la maison. Mais moi, j'ai beaucoup collaboré avec Omar Daff, qui était le coach depuis deux ans d'ailleurs, avec qui j'ai toujours eu de très bons rapports et qui m'a toujours, lui aussi, il a fait partie des gens qui m'ont mis à l'aise tout de suite quand je suis arrivé. Et voilà, il savait très bien que je n'allais jamais le mettre en difficulté sur mes questions, jamais. Donc souvent, quand je dis que je ne prépare pas ma question, par contre, je prépare ma première question. Quand j'attends le coach qui monte, je sais déjà ce que je vais lui demander en premier lieu, mais après c'est de l'impro, etc. Mais oui, c'est jamais évident. Des fois, le président d'un mien prend la parole aussi. Donc souvent, quand j'arrive dans le salon là-haut, je vais le voir lui en premier. Alors soit il me voit et il me fait signe de venir, ou soit il ne me voit pas et donc j'y vais, j'ai dit président, j'ai dit ce que vous souhaitez parler. Donc des fois, il me dit non. Et puis des fois, il me dit oui, appelez-moi avec le coach. Et puis voilà, c'est assez protocolaire tout en étant un peu aussi informel dans le dialogue. Donc, c'est sympa.
- Speaker #1
Si on fait le point de toutes ces activités, de chargé de communication, les déplacements, tu as dit que tu ne les faisais plus, de speaker, de tout ce qui est à préparer pour les deux clubs, de ton métier d'animateur aussi, en dehors de la radio, tu n'as pas le temps de t'ennuyer, en fait.
- Speaker #0
Non, je suis élu conseiller municipal depuis avant-hier.
- Speaker #1
Ah, félicitations.
- Speaker #0
Il n'y avait qu'une liste, il n'y avait pas trop de suspense. et je suis président du club de tennis de la commune depuis 3 ans donc non non j'ai pas le temps de m'ennuyer tu vois sur mon frigo là-bas à ma gauche j'ai mon planning avec toute une question d'organisation c'est toujours pareil, moi je fais beaucoup de choses je travaille tous les jours c'est pas compliqué, je travaille tous les jours il y a toujours quelque chose à faire pour l'un des deux clubs pour la radio pour mon club de tennis même si c'est pas du travail je suis président bénévole évidemment ou pour mes autres clients, mais j'ai toujours un truc à faire tous les jours.
- Speaker #1
L'équilibre vie privée et vie professionnelle, ça doit être difficile à trouver avec tout ce que tu veux.
- Speaker #0
Non, parce que tout est une question d'organisation. Tu vois, c'est ce qu'on parlait tout à l'heure, j'ai toujours cette liberté, même à la radio aujourd'hui. Le chef, par exemple, ne m'impose pas des horaires. C'est moi qui lui dis quand je suis disponible pour venir travailler. C'est la différence avec un salarié. alors je ne dis pas je suis disponible pour venir travailler quand j'ai envie de venir travailler c'est par rapport à mes autres là tu vois je lui ai envoyé mes disponibilités du mois de mai le 9 mai je sais que j'ai Chambly le week-end du 1er mai j'ai Amiens Red Star bon bah là c'est mort je ne peux pas être là donc j'ai cette liberté là et puis le mercredi par exemple il sait qu'après 16h moi j'ai tennis donc j'ai mon cours de tennis donc je vais au tennis donc ça fait partie de Merci. de ma liberté, etc. Bon là, le calendrier est bien tombé, mais si j'avais travaillé le soir de PSG-Liverpool, par exemple, j'aurais tout fait pour changer mon horaire avec un collègue il faut que je garde absolument ces moments de vie privée aussi avec ma femme à 99% on sera au Parc des Princes pour Liverpool, on n'a pas encore les places mais on va attendre un petit peu que les prix baissent et donc c'est sûr qu'on ira et voilà, moi il faut que je garde ces moments là des fois je parle avec des gens des amis qui disent tu ne m'as pas rappelé, ah j'ai pas eu le temps mon gars je vais te donner mon planning et on va voir qui c'est qui n'a pas le temps on Des fois, les gens, ça m'en fout. Ils n'ont pas le temps, ils ont deux trucs à faire dans la vie. Et moi, j'ai 800 choses. Mais après, c'est toujours pareil, c'est une question d'organisation. Et puis, je le veux bien, président du tennis, je n'arrêterai pas demain, parce que si j'arrête demain, je pense qu'il n'y a quasiment plus de club. La mairie, j'étais plutôt obligé d'être sur la liste. C'est moi qui me suis proposé à M. le maire l'année dernière. Mais il y a des trucs que je pourrais ne plus faire. mais aujourd'hui j'ai cette liberté de... de faire ce que je veux.
- Speaker #1
Et puis c'est une liberté que tu as eue grâce à ton travail aussi.
- Speaker #0
Oui, ce n'est pas tombé. Aujourd'hui, j'ai cette liberté, je gagne relativement bien ma vie, mais sans déconner, je ne le dois à personne. Aujourd'hui, il a fallu créer la société, il a fallu y croire. Il y a des fois, ton entrepreneur, ce n'est pas facile. Quand tes clients te disent stop, c'est stop. Tu sais ce que c'est puisque tu m'as dit t'avais lancé ton... t'étais à ton compte, donc c'est pas évident il y a des mois où tu fais des super salaires et des mois où tu fais des salaires moindres ou voire même faibles mais voilà, faut trouver l'équilibre et faut pas avoir peur de faire plein de choses moi aujourd'hui je fais plein de choses que ce soit des choses rémunérées comme des choses non rémunérées par exemple comme le tennis et ça fait partie je trouve de l'équilibre, après voilà toute une question d'organisation mais heureusement que j'ai ce planning affiché sur le... Sur le frigo, j'ai des codes couleurs. La mienne, c'est en orange. Chambly, c'est en vert. La radio, c'est en jaune fluo. Et voilà, je suis obligé d'avoir des codes couleurs parce que sinon... Mais après, je sais...
- Speaker #1
Tu n'en sors pas,
- Speaker #0
ouais. Après, je sais que ce soir, je bosse à la radio à 20h. Je sais que demain soir, j'y travaille à minuit. Je n'ai pas besoin de regarder le planning pour ça. Mais il peut des fois m'arriver... Si, là, tu vois, samedi, je me suis dit tiens, je fais quoi comme horaire à la radio la semaine prochaine ? Donc là, j'ai regardé parce que je ne me souvenais plus. Mais sinon, c'est toute une question d'organisation.
- Speaker #1
On arrive bientôt à la fin de cet entretien qui a duré beaucoup plus longtemps que ce que je pensais. C'était prévu. Je ne peux pas faire semblant d'être surpris. J'ai une dernière question avant de conclure. C'est une question sans manquer de respect bien sûr au club d'Amiens et au club de Chambly. Tu es supporter du PSG.
- Speaker #0
Je l'avais arrivé.
- Speaker #1
Tu t'y attendais. Il y a peu de temps, le speaker légendaire Merci. D'ailleurs, depuis plus de 30 ans, Michel Montana est parti à la retraite. Est-ce que ça t'a un peu démangé d'aller voir par là si tu pouvais candidater ou pas ? Ou si un jour, tu as l'objectif éventuel de poser ta candidature ?
- Speaker #0
Ce n'est pas un objectif, mais c'est un rêve. Alors, pas de poser la candidature, mais d'y être, forcément. C'est un rêve, mais ce n'est pas un objectif. Aujourd'hui, je suis très content dans les deux clubs phares de la région. Picardie parce que pour moi les Hauts-de-France n'existent pas encore une connerie qui a été inventée mais Picardie c'est les deux clubs phares aujourd'hui donc j'en suis très content mais demain ou plutôt dans 10 ans si le PSG m'appelle je fais comme le nouveau maire, j'y vais à vélo c'est normal toujours est-il que pour être tout à fait franc, tu auras remarqué que je suis quelqu'un d'assez franc, quand Michel Montana a arrêté Et que le PSG a commencé à tester des gens.
- Speaker #1
Oui, il y a eu plusieurs. J'ai été,
- Speaker #0
je ne veux pas citer de nom parce que je ne veux pas me fâcher avec des gens, mais j'ai été plusieurs fois au parc. Un jour, ils ont testé quelqu'un qui faisait un peu de, qui animait un peu des cérémonies, des trucs, il y a fait la Starhack, tout ça. Je n'ai pas du tout aimé. Oui, oui,
- Speaker #1
je vois de qui tu parles.
- Speaker #0
Je n'ai pas du tout aimé. Et je ne dis pas que je suis meilleur que lui. Je dis juste que je n'ai pas du tout aimé comment ça s'est fait.
- Speaker #1
Il y a sa compagne qui travaille d'ailleurs au club.
- Speaker #0
Voilà. Et, mais c'est... Mais par contre, à animer des cérémonies, il est sûrement très compétent. Mais là, j'ai trouvé, la preuve, c'est qu'il n'a pas été retenu. Ensuite, ils ont testé un autre que je trouvais qui avait une voix beaucoup trop aiguë pour animer un stade. Et encore une fois, ce n'était pas le speaker qui parlait, c'est le supporter. Moi, quand j'étais au parc, franchement, je trouvais que ce n'était pas terrible. Ça me gênait, je n'aimais pas trop. Et là, celui qu'ils ont maintenant, moi, j'adore. Je trouve qu'il est vraiment bien, il a la voix qu'il faut, il n'en rajoute pas non plus, il fait le taf sans en rajouter. Aujourd'hui, je trouve que c'est quelqu'un... Voilà, le bon profil en tout cas. En plus, j'ai pu discuter un peu avec lui à Munich, à la fanzone. Et l'autre coup, on n'en a pas parlé, mais l'autre coup, il m'a envoyé un message par rapport à ma collection d'écharpes. Et donc voilà, c'est un bon gars. Et moi, aujourd'hui, je trouve qu'il est très compétent. Mais demain, s'il vient à partir, je ne vais pas candidater plus que ça. Mais voilà, c'est un jour... Mais ne serait-ce qu'animer une soirée un jour... en lien avec le PSG, évidemment, et comme tu dis, ça n'a strictement rien à voir avec un manque de respect ou non vers les deux clubs pour lesquels je travaille. C'est juste que le Paris Saint-Germain, un jour, sur les réseaux sociaux, parce que des fois, tu reçois des messages peu sympathiques, on m'a dit que j'étais un suceur de parisien. Maintenant, ça s'appelle tout simplement un supporter. Donc, ce n'est pas plus compliqué que ça. Je ne suce personne, c'est juste que je suis supporter du PSG depuis que j'ai 7 ans et j'en ai 31 aujourd'hui. Donc, si tu veux, ce qui ne m'empêche pas d'apprécier les clubs de ma région et de leur souhaiter le meilleur. Mais donc aujourd'hui, il n'y a pas d'objectif de devenir speaker du PSG. Mais il y a ce rêve, évidemment, j'ai que 31 ans. Sait-on jamais dans les années à venir, dans les décennies à venir ?
- Speaker #1
Écoute, si un jour tu deviens speaker du PSG...
- Speaker #0
Tu vas des places ?
- Speaker #1
Tu reviendras... Ah, je ne sais même pas ce que j'allais dire. Écoute, pourquoi pas ? Mais si un jour tu deviens speaker du PSG, on reviendra sur ces mots-là. Moi, je connais déjà le scénario. Ce n'est pas toi qui vas candidater. tu seras dans une file d'attente, je ne sais où, en train de faire autre chose, et puis ton téléphone va sonner. Il va m'appeler, il va sonner,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
C'est ça, donc reste en vibreur ou en sonnerie, surtout ne te mets pas en silencieux. Je dis ça parce que moi, je suis tout le temps en silencieux, ça n'a aucun sens.
- Speaker #0
Jamais.
- Speaker #1
Enfin bref. Donc, écoute, on arrive à la fin de cet entretien, Maxime. Je te remercie encore une fois, j'ai passé un très bon moment. Merci,
- Speaker #0
c'était sympa.
- Speaker #1
On a un peu balayé l'histoire, j'allais dire, de ta longue vie. Non, tu n'as que 31 ans. Donc, voilà. Et avant de conclure, c'est ce que je fais souvent dans ADN Foot, si tous les gens que tu as côtoyés dans ton univers professionnel ou même les supporters qui sont là au stade quand tu travailles en tant que speaker ou en tant que chargé de com, enfin bref, si tous ces gens-là t'écoutaient tout de suite maintenant, le podcast ADN Foot fait 100 000 vues demain, là on est dans l'abstrait. mais qu'est-ce que tu aurais à leur dire, tous ces gens-là que tu côtoies, que tu as côtoyés par le passé professionnellement, les gens qui viennent te voir au stade ? Si je t'ouvre le micro, quel discours tu aurais face à eux ?
- Speaker #0
Je ne vais pas être très original, mais pour la plupart, je leur dirais merci, parce qu'en fait, ils sont tous un petit segment de tout ce qui fait ce lien, de tout ce que j'ai réussi à tisser, c'est-à-dire que ça va du président de Chambly au supporter d'Amiens, en passant par... par les auditeurs de Sanef 177, tout le monde en fait, toutes les composantes de tous les clubs, s'il n'y avait pas de, c'est bateau ce que je vais dire, mais s'il n'y avait pas de président de Chambly, il n'y aurait pas de club et je n'aurais jamais fait ça, s'il n'y avait pas les supporters d'Amiens, le club n'existerait pas et je ne serais pas speaker, s'il n'y avait pas les auditeurs à Sanef, voilà, je veux dire, tout est lié, donc aujourd'hui comme tu as dit, je n'ai que 31 ans, mais pourtant je pense avoir déjà fait pas mal de choses sympas. Et moi, de toute façon, il faut que je sois occupé dans la vie. C'est comme ça. Je vis comme ça. Et aujourd'hui, je suis quelqu'un de très ambitieux. Et donc, voilà. Moi, je remercie tous ceux qui me font confiance aussi, que ce soit Chambly, que ce soit Amiens aussi. La première fois que j'ai fait speaker à Amiens, pour le match africain, j'avais 27 ans, ce qui n'est pas énorme pour un speaker. Je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup de speakers qui ont cet âge-là, mine de rien. Après, je regarde, tiens. il faudrait que je check un petit peu en Ligue 2 si je ne fais pas partie des plus jeunes vu que je suis le plus jeune conseiller municipal de ma commune j'étais peut-être d'ailleurs le plus jeune président de tennis de l'Oise puisque j'avais aussi 27 ans quand j'ai pris le club donc il faudrait que je regarde je le vois venir gros comme une maison je
- Speaker #1
pense que tu seras plus jeune que Macron avec toutes les emmerdes qu'il a,
- Speaker #0
bon ceci dit il les cherche bien aussi mais blague à part merci à tous ces gens là parce qu'ils me font confiance et Et en fait, tous ceux qui m'ont fait confiance, à un moment donné, il faut remercier. Même le groupe immobilier pour qui j'ai bossé quand j'avais 20 ans jusqu'à aujourd'hui, Sané 107. Voilà. Après, s'il me faut confiance, c'est que je pense que j'ai quand même réussi à prouver que je faisais l'affaire, comme on dit. Mais voilà, Amiens m'a fait confiance et m'a refait confiance. Faire confiance, c'est plutôt facile. Refaire confiance, ce n'est pas la même chose. Et moi, quand j'ai été reçu l'année dernière dans le bureau de Christophe Dupré avec d'autres salariés pour reparler de cette saison, Il n'y a pas eu du tout d'hésitation de leur part sur le fait de me reconduire. Ils m'ont même dit cette phrase qui est gravée dans ma tête en me disant qu'ils avaient fait le bon choix en me prenant. Donc forcément, ça fait plaisir et j'en suis vraiment... Je suis très reconnaissant envers tous ceux qui me... qui m'ont fait, qui me font et qui me feront confiance.
- Speaker #1
Écoute, le message est passé, mais ce que j'allais dire, c'est que c'est un mélange de travail fourni depuis des années avec certaines rencontres. Mais les rencontres proviennent du fait que le travail a été fourni aussi. Donc, l'un ne va pas sans l'autre.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Écoute, le message est passé. C'est une bonne conclusion pour la fin de notre entretien. Je te remercie encore une fois, Maxime. Merci à toi. on a passé plus d'une heure et demie à discuter de football de passion du football un match de foot 90 minutes avec les arrêts de jeu en plus le temps additionnel minimum les gens l'oublient sinon ça va pas donc je te remercie je te souhaite bonne continuation je vais me brancher sur SANEF pour t'écouter puisque j'ai découvert aussi, on a parlé pendant la préparation du podcast que tu travaillais chez eux depuis peu ce soir, 20h minuit voilà, écoute tu as sûrement eu l'occasion de discuter avec des supporters qui étaient sur la route oui, sûrement écoute, je te souhaite bonne continuation, encore une fois merci d'être venu à mon micro Et encore une fois, c'était un entretien plein de passion, en mettant en lumière une activité que les gens connaissent. Mais moi, j'aime bien aller dans les coulisses et que les gens se rendent compte un peu des coulisses, justement, des difficultés de certaines activités autour du football. Et évidemment, tout ça dans un cadre de passion, comme d'habitude dans ADN Foot. Merci à toutes les auditrices et tous les auditeurs. de me suivre chaque mois et je vous donne rendez-vous pour un prochain épisode d'ADN Foot. Allez au revoir, merci.
- Speaker #0
Salut.
- Speaker #1
La deuxième partie de cet entretien avec Maxime Malovry est maintenant terminée. Si vous l'avez appréciée, n'hésitez pas à liker, commenter, ajouter une note de 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. N'oubliez pas également de vous abonner et activer les notifications pour être informé des nouveaux épisodes d'ADN Foot tous les premiers lundis du mois à 20h. Il ne me reste plus qu'à vous remercier pour votre écoute et à vous donner rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode d'ADN Food. D'ici là, portez-vous bien !