- Speaker #0
C'est l'instant ! Eh, il a les cheveux mouillés, alors pas dehors ! Pas dehors ! On essaie de jouer au football ! Vous avez peur de quoi ? Vous êtes dans des quilles ? Pas chacun son tour,
- Speaker #1
c'est tout le monde ensemble. C'est là où l'ADN Foot est puissant.
- Speaker #2
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast ADN Foot. Durant chaque épisode, mon invité parle de son amour pour le foot, de son enfance à aujourd'hui, mais aussi de son activité professionnelle, si cette dernière s'articule autour du football. C'est Brams au micro et je vous invite à découvrir la première partie de ce nouvel épisode d'ADN Foot dans lequel j'ai le plaisir de recevoir Maxime Malovry, chargé de communication pour le FC Chambly et speaker pour le FC Chambly et le SC Amiens. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast ADN Foot, le podcast qui parle de la passion du foot de chacun de mes invités, des premiers souvenirs à son parcours professionnel qui s'exerce dans le football. Alors aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Maxime Malovry. Bonjour
- Speaker #0
Maxime. Salut Brahim, bonjour à tous.
- Speaker #2
Merci d'avoir accepté mon invitation pour cet épisode d'ADN Foot. Je suis très heureux de te recevoir. On va parler passion foot et moi ça me va très bien. Je suis très heureux quand je parle de football.
- Speaker #0
Avec plaisir, un plaisir partagé en tout cas.
- Speaker #2
Je te remercie. Alors pour commencer Maxime, je voudrais que tu te présentes auprès des auditrices et des auditeurs qui ne te connaîtraient pas encore.
- Speaker #0
Pour faire simple, je suis Maxime Malovry, j'ai 31 ans depuis une semaine. Et je travaille dans le milieu du foot depuis quelques temps maintenant, et notamment en tant que speaker de la MIA-SC aujourd'hui en Ligue 2 et du FC Chambly en National 2. Et je suis surtout aussi chargé de communication du FC Chambly depuis une dizaine d'années désormais, donc j'en ai été le salarié également, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Néanmoins, je continue toujours à gérer les réseaux sociaux du FC Chambly. Saison après saison.
- Speaker #2
On va y venir tranquillement au cours de cet épisode de podcast. Alors pour commencer, question rituelle dans ADN Foot. Toi qui es un grand passionné de foot, est-ce que tu te souviens de ton premier moment de foot ? De ton premier souvenir de foot ? Est-ce que tu l'as encore en tête ?
- Speaker #0
Oui bien sûr, il y a mon premier match au Parc des Princes, que je suis un grand supporter du PSG. Mais je pense que c'est plus la Coupe du Monde 2002 qui moi résonne comme le premier souvenir football. Moi je suis né en 1995, donc à la Coupe du Monde 2002. J'ai 7 ans, je me souviens que les matchs étaient tôt le matin parce que c'était en Corée du Sud et au Japon je crois. Et donc voilà, les matchs étaient très tôt le matin, donc c'est pas la meilleure des Coupes du Monde pour l'équipe de France, c'est peut-être même la pire avec 2010. Mais en tout cas j'ai ces souvenirs-là et j'ai une anecdote assez rigolote et très rapide. C'est que j'étais à l'école, donc j'ai 7 ans, donc je suis en CE1, dans mon petit village à la Chapelle Saint-Pierre dans l'Oise. Et il se trouve qu'à l'époque, il y avait... Il n'y a toujours eu quasiment qu'une seule équipe de foot dans le club de la commune. C'était nous, on a démarré en débutant et chaque année on grandissait. Il n'y a toujours eu que nous et les vétérans. Et il se trouve que j'étais le capitaine de cette équipe et avec un autre copain à moi qui était attaquant, le fameux jour, je me rappellerai toujours, de France-Danemark à la Coupe du Monde, j'ai le directeur de l'école qui était le prof des CM2 qui vient frapper à la porte des CE1 en disant « Maxime et Nicolas, je veux vous voir » . Alors là, nous on a 7 ans, on se dit… Au plus tard ! un grand costaud barbu et tout, on se dit qu'est-ce qu'il nous veut ? Et en fait, évidemment, il savait qu'on était les attaquants du club de la commune, et en fait, il avait ramené une télé dans sa classe et il diffusait France-Danemark. Donc il nous avait dit, vous venez voir le match, mais par contre, quand vous retournez dans la classe, vous ne dites pas aux autres que vous êtes venus voir le match, parce que sinon, ça va faire des jaloux. Donc voilà pour l'anecdote assez rigolote. On était les petits CE1 avec les grands CM2, je me souviens, sur la télé à l'époque qu'on amenait avec un chariot. J'ai l'impression d'avoir 50 ans quand je dis ça, mais... Mais c'était les grosses télés à l'époque dans les salles de classe. Donc voilà mon premier souvenir foot, c'est la Cour du Monde 2002.
- Speaker #2
Je me souviens de ce genre de télé. Alors, je n'ai pas ton âge, j'ai quand même une dizaine d'années de plus que toi, voire même plus. Mais effectivement, on a connu ça, ces télés sur roulettes qui arrivaient dans la classe. Sympa le directeur là quand même. Alors ça, pour piquer la passion du foot, il n'y a pas mieux quand même. C'est bien. C'était pas pour un moment glorieux, malheureusement, puisque c'était une défaite 2-0, dans mes souvenirs, il me semble, contre le Danemark, avec un Zidane blessé qui rentre dans ce match, mais qui n'est pas du tout remis. En gros, c'était le baroud d'honneur, mais ça n'a pas marché du tout. Et effectivement, cette Coupe du Monde, c'est là qu'on voit la différence d'âge, parce que toi, t'étais en CE1, moi, j'étais post-bac. Et on voyait les matchs en allant se chercher son sandwich à midi à Carrefour, je me rappelle. Et on allait dans le centre commercial, on se mettait devant, on prenait le sandwich, on mangeait, puis on regardait les matchs comme ça avec une équipe de Turquie qui était allée jusqu'à la demi-finale, je m'en souviens. Puisqu'il y avait une bonne communauté turque là où j'étais et c'était assez festif. Et la Coupe du Monde de Ronaldo, le doublé en finale contre l'Iverkane. Voilà, quatre ans après la déconvenue au Stade de France. C'est toujours bien de rappeler qu'on a gagné en 1998, même quand les scénarios ne sont pas bons quatre ans après. Ok, alors tu as abordé... Ton premier souvenir au stade est ton amour pour le PSG. C'était un PSG-Nantes de 2002 que tu as évoqué. Tu étais peut-être un peu petit pour te souvenir du scénario du match, mais quand tu repenses à tout ça, à ce premier match, à l'ambiance, au chemin jusqu'au stade, qu'est-ce qu'il te reste comme souvenir de ce match ?
- Speaker #0
Déjà, je n'avais pas l'impression d'aller dans un grand stade. Moi, à l'époque, le seul grand club professionnel, en tout cas, qui était à côté de chez moi, c'était Beauvais, qui à l'époque était en D2. J'ai dû voir un ou deux matchs à Beauvais à l'époque en D2, mais pas plus que ça. Mais par contre, la première fois où je suis allé vraiment dans un très grand stade, c'est au Parc des Princes, mais je n'avais pas cette impression quand mon père m'a dit qu'on avait des places pour PSG Nantes. En fait, mon oncle travaillait à la mairie de Paris, pour tout te dire, et c'est comme ça que de mes 7 ans jusqu'à mes 18 ans quasiment, j'avais toujours des places par la mairie de Paris. Donc ça c'est vrai, c'est ce qui m'a fait devenir supporteur du PSG. Mais je n'ai aucun souvenir de ce match bizarrement. Je me souviens juste le fameux moment, mais ça, ça me le fait encore aujourd'hui. Le fameux moment où on monte les escaliers du parc et qu'on voit la pelouse. Mais ça, je pense qu'à n'importe quel âge, ça fait toujours le même effet à tout le monde. Mais je n'ai aucun souvenir de ce match. J'avais 7 ans, comme tu dis, en avril 2002. Par contre, j'ai vu mon premier Classico 6 mois plus tard en octobre. Et là, par contre, je m'en souviens extrêmement bien du scénario, des buts, de tout.
- Speaker #2
Un Ronaldinho sous les yeux, même quand on a 7 ans, on s'en souvient. C'est une victoire 3-0, doublé de Ronaldinho et troisième but de Cardetti. Et là, tu étais à fond dans l'ambiance, j'imagine.
- Speaker #0
Oui, carrément. Et à l'époque, pour être tout à fait honnête, quand je vais voir PSG Nantes, je ne supporte aucune des deux équipes parce que mon père est supporter de l'OM, il faut le savoir. Et donc, il m'a emmené pour me faire plaisir. Et je suis devenu supporter du PSG en fait ce jour-là du 3-0 contre Marseille. Parce que déjà, il faut être honnête, quand t'es gamin, tu vois une équipe, tu vois l'ambiance, t'es dans le stade, tout le monde supporte la même équipe, en plus l'équipe elle gagne. Donc quand t'as 7 ans, tu te dis bon bah en fait je vais faire comme tout le monde, je vais supporter cette équipe-là aussi. Et puis après, comme je t'ai dit, le fait d'obtenir des places par mon oncle également, ça m'a forcément... J'y allais quoi ? J'y allais... 3-4 fois par saison, j'ai des souvenirs de PSG, OCR, OM, Moscou, mon premier match de Ligue des Champions en 2004 de mémoire. Donc voilà, tout ça, 3-4 matchs par saison jusqu'à aujourd'hui où j'en vois évidemment beaucoup plus.
- Speaker #2
Comme quoi, la décennie 2000 du PSG, ce n'est pas la plus grande décennie de l'histoire, mais ce n'est pas parce que tu as des grandes épopées que tu deviens supporter. Parce que là, tu es devenu accro au club et pourtant ça a été... Il y a eu des Coupes de France quand même. Il y a eu un grand 8 contre l'OM et 8 victoires d'affilée, même si chacun a eu sa période pendant cette décennie. Il y a des moments où on a beaucoup perdu contre l'OM. Mais même dans des périodes, entre guillemets, compliquées, on peut s'attacher à un club.
- Speaker #0
Oui, mais c'est sûr que ça a été une décennie difficile. Je pense qu'on y reviendra tout à l'heure. Mais c'est aussi pour ça que la finale de Ligue des Champions, pour moi, a été un événement hyper émouvant. Mais c'est vrai que la décennie 2000, elle est très compliquée. Donc, il y a des gens, et je trouve que c'est normal aussi, qui sont devenus supporters quand le Qatar est arrivé, après ça dépend si c'est des gens qui ont aujourd'hui une vingtaine d'années, je trouve que c'est normal, après si c'est des gens qui ont mon âge ou un peu plus et qui parce que le PSG a eu les moyens et parce qu'ils se sont mis à gagner des coupes, tu les supportes moi ça me gêne un peu plus mais après chacun fait ce qu'il veut mais c'est vrai que on a souffert au Parc dans les années 2000 moi je me souviens, on parle de classico on prend l'exemple du 3-0 mais très souvent c'était plus des 0-3, des 1-3 et c'était une souffrance d'aller voir les classico à l'époque donc tout ça pour dire que Merci. Aujourd'hui, tant mieux, ça a changé. Mais il ne faut pas oublier, il y a le fameux champ après tant d'années de galères et de combats. Mais tout est bien résumé dans ces années 2000.
- Speaker #2
Oui, je me souviens d'un classico que j'avais vu. Ça devait être 2006, 2007, je ne sais plus exactement. Peut-être 2008, où on perd sur un pénalty de Nasseri, je me rappelle. Il fait ça vraiment devant les supporters. Lui, il est dans son rôle, c'est normal. Il est chez le rival, il marque un but et son équipe s'impose. C'est logique quand il pense. Sur le moment, tu n'as pas le même recul, on va dire. Donc voilà, c'est comme ça. Mais revenir à ce que tu disais sur les premiers moments au stade, quand tu montes l'escalier et tout ça, c'est exactement ce que m'a dit Alexandre Carré, journaliste chez BeinSport, que j'avais interviewé l'an dernier. Que je connais. Lui, c'était un PSG Bordeaux des années 90, et il m'a raconté exactement la même chose. C'est-à-dire ce moment où tu montes les escaliers, où tu découvres la pelouse. Et c'est vrai que ça, c'est un moment, je pense, pour beaucoup, comme tu dis. qui reste inoubliable en fait.
- Speaker #0
Ouais, partout pareil. Je pense que ce soit au parc, que ce soit même au vélodrome, à Lyon, tout ce que tu veux. Moi avec ma femme, on suit beaucoup l'équipe de France aussi et dès qu'on est au Stade de France, c'est la même chose. On a été voir Pays-Bas France à la Johan Cruyff Arena, c'est pareil. Quand tu montes, je pense que c'est un... Les vrais fans de foot, on a tous déjà ressenti ça, ce truc de monter les escaliers, t'aperçois la pelouse et t'as l'impression de retomber en enfance et ça, ça ne changera jamais.
- Speaker #2
Et il y a un autre élément aussi, alors que moi, qui moi m'a marqué, mais parce que moi, c'était la... Moi, ma première au Parc des Princes, c'était PSG-Porto en Ligue des Champions. La fameuse aile de pigeon, ou je ne sais même pas comment elle l'appelait, de Coridon. Et moi, ce qui m'avait beaucoup étonné... parce que tu arrives ce moment en fait quand tu vas la première fois mais tu y penses des jours à l'avance tu te dis comment ça va être et tout ça et moi ce qui m'étonnait beaucoup c'est qu'en fait même si on était un peu loin dans le stade on voyait très bien on voyait très bien alors à l'époque je ne savais pas si c'était comme ça dans tous les stades ou pas l'impression n'est pas trop la même au stade de France parfois quand tu es loin tu es vraiment loin mais au Paris des Princes je trouvais que moi c'est ce qui m'avait vachement étonné je me disais mais on les voit super bien en fait Merci.
- Speaker #0
Moi, c'est vrai que les places que j'avais avec la mairie de Paris, c'était des places qui, aujourd'hui, sont en tribune Paris, en centrale, mais tout en haut. Et pour autant, les joueurs, tu ne les vois pas comme ça non plus. C'est vrai qu'ils ne sont pas tout petits, alors qu'au Stade de France, il m'est arrivé d'aller voir. Je me souviens, d'ailleurs, tu as le maillot, là, en ce moment même. J'ai vu un France-Suède. Un jour, j'étais tout en haut au Stade de France, en tribune latérale, et les joueurs, tu les vois. En fait, ça n'a presque aucun intérêt d'être au stade. Tu les vois vraiment trop, trop petits. Mais au Parc des Princes, pour le coup, il est vraiment bien fait. Et en tout cas, du coup, on voit bien partout. Et ça, c'est vrai que c'est top.
- Speaker #2
On dit ça en totale objectivité, bien sûr, sans être subjectif, sans en rajouter sur notre club, bien sûr. Mais non, sérieusement, on voit vraiment bien au parc. Ça, c'est vachement bien. Et si un jour, il y a des travaux, qu'ils fassent en sorte que ça ne change pas, s'il vous plaît. Alors, tu l'as un peu abordé tout à l'heure, tu as parlé de la finale. Mais avant, on va quand même parler d'un certain PSG Barcelone du 14 février 2017. Tu étais au stade. comment tu sors de ce stade comment tu te sens après ce match ?
- Speaker #0
Déjà c'est la Saint-Valentin et je venais de rencontrer une fille et je lui ai dit gentiment qu'il y avait la Ligue des Champions donc elle a tout de suite compris que le resto c'était pas possible en plus j'étais abonné à l'époque donc j'étais abonné en virage Auteuil Auteuil ou Boulogne je suis en train de réfléchir d'ailleurs c'était 2017, non je devais être en Boulogne en 2017 parce qu'à l'époque on choisissait pas, ils nous mettaient d'un côté ou de l'autre, bon bref et Et... Tu vois, j'ai vu le Classico cette année le 5-0, j'ai vu Chelsea le 5-2 et j'ai dit à mes proches que je pense que le Classico et Chelsea, c'est dans mon top 3 des matchs que j'ai vus avec celui-ci, avec Barcelone. Parce qu'en fait, ce jour-là, il ne pouvait rien arriver à Paris. Messi n'a pas existé, Neymar a été complètement nul et puis Paris a été extraordinaire. Après, il y a eu ce qui s'est passé au match retour, même si je pense qu'un jour on connaîtra les... les dessous de cette affaire, parce qu'on n'enlèvera pas de l'idée que même si le PSG a joué avec le trouillomètre à zéro, je pense que on a tous vu que c'était un énorme scandale d'arbitrage, et que s'il y avait la VAR, mais ce match-là, le PSG se qualifie tous les jours, mais bon, c'est une autre époque, il n'y avait pas la VAR à cette époque-là, mais pour revenir sur le match au Parc, je me souviens très bien le coup franc de Di Maria, le but de Draxler, le nouveau but de Di Maria, et puis le but de Cavani en une touche avec que... Meunier qui au départ fait un grand pont sur Neymar Un truc qui n'arrivera plus jamais Qui n'est arrivé qu'une fois d'ailleurs je pense Donc ce soir-là, même en sortant du parc Je me souviens que tu avais l'impression qu'on avait gagné la Ligue des Champions Et peut-être que Peut-être pas nous, les supporters Mais je pense que l'équipe s'est un peu vue Trop belle au match retour Et c'est ce qui a aussi coûté la qualif
- Speaker #2
Écoute, moi je vais te dire mon ressenti Puisque j'étais dans les tribunes C'est très très rare que je sois sorti Du Parc des Princes avec une espèce de sensation de planer. C'est fou être supporter, parce qu'il n'y a rien de rationnel là-dedans. On supporte finalement, si tu vois les choses vraiment de façon concrète, on supporte des gens qui ne nous connaissent pas. Ils sont sur le terrain. On est les premiers à les insulter quand ça perd ou quand ça se passe mal. On dit de toute façon, ils s'en fichent de nous, qu'est-ce qu'on se prend la tête. Mais quand ça regagne, on est là. Même quand ça perd, on est là, bien sûr. Et tu te dis, mais tu es dans un état second total. Et pour la petite histoire, je l'ai déjà dit dans l'ADN foot, j'étais au stade pour le match retour. Mais ça, c'est dans l'ADN du PSG, en fait. Faire des choses hors normes, que ce soit dans un sens ou dans l'autre. La finale de la Ligue des Champions, le 4-0. la défaite au retour, moi je me souviens de PSG-La Corogne, c'était La Corogne, où on mène 3-0 avec un doublé ou un triplé de Laurent Leroy et puis on perd 4-3 dans le même match. C'est vraiment la rélégation presque en 2008, je crois, le dernier match à Sochaux où on s'en sort. Paris, c'est toujours dans un sens ou dans l'autre, la courbe varie toujours. Mais bon, c'est ainsi. Et comment dire ? Toutes ces années de galères et de combats pour arriver... C'est ce que je disais à chaque fois. Je disais, le jour où on va gagner, on sera tellement content, tellement soulagé. Parce qu'il y a eu 2017. Mais pour moi, le pire, c'était 2019. 2019, Manchester. Après 2017, comme tu disais... Moi, j'essaye toujours de mettre l'arbitrage en second plan. Parce que première chose, on n'a pas eu le vice qu'il fallait. On n'a pas pourri le match. On n'a pas... Des agneaux, en fait. Des agneaux. Après, effectivement, même en étant objectif avec les arbitres, moi, j'essaye toujours de les défendre. C'est vrai que sur ce match-là, il y a quand même eu deux, trois faits de jeu qui nous ont... Bon, le cinquième but, il n'y a jamais pénalty. Non,
- Speaker #0
mais c'est comme ça.
- Speaker #2
Mais bon, ça fait partie de notre histoire, c'est comme ça. Et il y a eu l'année aussi où j'ai ressenti une cassure, où tous les ans, t'es déçu, t'es déçu. Et là, ça a été vraiment dur. C'est contre le Real quand Donnarumma me fait chipper la balle par Benzema. Là, ce scénario-là, il a été avalé. Mais on y vient ce 31 mai 2025. Et toi, tu es ? Au stade.
- Speaker #0
À Munich, exactement.
- Speaker #2
Exactement. Alors là, je te laisse le micro parce que je parle beaucoup. Ça, c'est exceptionnel en fait.
- Speaker #0
Déjà, être au stade, c'est quelque chose que je n'avais pas prévu. Je cherchais des places comme tout le monde. J'avais trouvé des mecs qui se prétendaient agents UEFA, qui voulaient m'en vendre 400 balles. Mais franchement, j'ai vu l'arnaque arriver à plein nez, donc je n'y suis pas allé. Et puis une semaine avant le match, j'ai un bon ami à moi qui est abonné en virage auteuil, Dylan, que je salue, qui m'envoie un message et il me dit « Salut Maxime, que tu as ta place pour le match. » J'ai dit de quel match tu parles parce qu'il y avait la finale de la Coupe de France contre Reims qui arrivait. Il me dit pour Munich. J'ai dit non, non, j'ai pas de place. Et là, il m'envoie un code. Il fallait un code. Le PSG envoyait des codes que tu rentrais sur le site de l'UFA pour que tout soit sécurisé. Il m'envoie un code. J'ai essayé sur mon téléphone, ça marche pas. Je me précipite, allumais mon ordinateur, je rentre le code, putain ça marche. Et je m'étais fixé pour te dire 500 balles. Je me suis allé, 500 euros, j'y vais. Tous les jours, j'y vais. Et là, j'ouvre le site de l'UFA, je vois le plan du stade qui apparaît, 70 euros. en tribune supporter et donc je regarde, je peux en prendre une et en l'espace de 10 secondes je me dis putain merde parce que ma femme faut savoir qu'elle aimait bien déjà le foot mais elle est vraiment devenue lors de notre rencontre ensuite vraiment devenue supportrice du PSG, elle adore aller au stade et je me suis dit putain j'ai qu'une place bon tant pis je la prends et puis on verra bien donc je l'ai prise et puis après j'ai appelé ma femme pour dire que j'avais qu'une place donc bon elle était déçue mais c'est comme ça, elle est quand même venue à Munich à la fanzone Et puis ce 31 mai, c'est le Graal. C'est-à-dire que depuis ce jour-là, moi, personnellement, il ne peut plus rien m'arriver en tant que supporter du PSG. Ma vie de supporter, je ne veux pas dire qu'elle s'est arrêtée là-bas, mais toute cette pression, tout ce truc, là, on va jouer Liverpool dans peu de temps. C'est-à-dire que j'espère et je souhaite qu'on se qualifie. Mais si on est éliminé, j'en ai rien à faire. Mais d'une force, tu ne peux pas imaginer à quel point. J'ai pris un recul énorme. Alors qu'à l'époque, le PSG, le Barça, tu parlais de Manchester, tout ça, Miaou ! à presque aller se coucher avec les larmes dans les yeux tellement on était triste aujourd'hui franchement ça me fait presque ni chaud ni froid c'est pas pour autant que je souhaite pas la qualif mais ça me fait vraiment ni chaud ni froid parce que là-bas à Munich on a vécu et on pourra jamais vivre autre chose de meilleur que ça même si on venait par exemple à l'Arganier cette année ça sera jamais plus fort que la première et d'avoir été dans le stade je me souviens de tout ce que j'ai fait toute la journée de 8h du mat jusqu'à je sais plus je suis rentré à 1h30 mieux. au Airbnb que j'avais pris à Munich. Je me souviens de toutes les heures. Et pour écrire un livre sur cette journée, c'était extraordinaire du début à la fin.
- Speaker #2
Et je pense que le vrai impact, le réel impact de cette victoire, de cette première Ligue des champions, on en a conscience aujourd'hui. Mais je pense qu'avec le temps, vraiment, on se rendra compte que cette finale, on le sait déjà, mais restera vraiment gravée. Parce que parfois, on connaît l'importance des choses, mais le temps qui passe... confirme cette impression. Alors, c'est très intéressant ce que tu dis. Moi, je vais rebondir sur ce que tu dis, sur le fait qu'il peut nous arriver ce qu'on veut et tout ça. Alors, je pense que cet état de, comment dire, cette situation, ce ressenti, va être valable un temps. Je pense que... Alors là, je te parle de moi, je te parle de mon ressenti à moi. Je pense que ça va être valable un temps, parce qu'à un moment donné, si...
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #2
Voilà. Et surtout, je pense que le... C'est peut-être aussi ce qui différencie Paris et ses supporters, dont je fais partie. Peut-être des clubs déjà installés avec plusieurs victoires, c'est que des supporters qui viennent de gagner une fois, qui sont très contents et qui, pour un délai lambda, seront un peu plus indulgents. Et d'autres qui ont l'habitude, qui ont plusieurs victoires et qui, dès la nouvelle victoire, attendent la suivante. C'est peut-être aussi un cap psychologique à franchir pour les supporters. Mais je comprends ce que tu dis, parce que j'en parlais avec mes enfants, je dis... Même avec les supporters marseillais qui viennent chambrer quand ça se passe mal ces derniers temps. Je suis délégué avec ce qui nous est arrivé l'année dernière. Mais vous voulez quoi ? C'est normal. Je serais déçu s'ils perdent. Mais là, on a pris une telle dose de kiff que c'était magnifique. Mais bon, je pense qu'arrivé à un certain délai, on redeviendra avide de victoire.
- Speaker #0
Le j'm'en foutisme de la performance, il durera... que pour cette saison, je pense. C'est-à-dire qu'on a fait tellement de matchs et tout. Après, moi, j'ai toujours un peu de mal avec les supporters des clubs adverses qui chambrent alors qu'ils n'ont pas gagné de trophée depuis 2010, mais ça, c'est encore autre chose. Mais pour le j'm'en foutisme, c'est jusqu'à cette saison. C'est sûr que la saison prochaine, même si beaucoup et presque toute l'équipe va jouer la Coupe du Monde, il y aura déjà un petit temps de repos, un petit temps de récupération. Mais là, les mecs, ils enchaînent, comme c'est pas permis depuis... Et faut pas oublier qu'il y a des joueurs, je pense à Désiré Doué notamment, qui avait fait les JO avant encore. Donc en fait depuis août 2024, le gars il s'est jamais arrêté. C'est sûr qu'il est moins bon qu'il est un peu blessé, les gens râlent. Mais c'est pas des robots les mecs, c'est pas des machines, c'est pas parce qu'ils gagnent 300 000 euros par semaine qu'ils doivent courir tous les jours. Mais cette finale était extraordinaire, pour moi c'est le plus beau jour de ma vie. J'ai aucun problème, et pourtant je suis marié. Mais j'ai aucun souci à le dire que c'était le plus beau jour de ma vie, et ça restera gravé. gravé à jamais quoi. Déjà l'avoir vécu, enfin je veux dire même si j'étais chez moi devant Canal ça aurait déjà été énorme, mais d'être à Munich c'est... Premièrement c'était inespéré parce que j'y croyais plus du tout à choper des places, je m'étais dit c'est bon c'est mort c'est fini j'irai au Parc des Princes à l'écran géant et quand j'ai chopé ça on est le... on devait être le mardi de la semaine d'avant. Donc tu vois ça s'est fait, il a fallu que je m'organise aussi, que je trouve un logement, que ça a été le bon le bas de combat et puis et puis finalement tout s'est bien goupillé quoi.
- Speaker #2
Ouais et puis bon c'est un bon... Pour ma part, je l'ai vécu en famille, avec des enfants, avec des copains des enfants et tout ça. Et même en tant que père de famille, je suis content d'avoir vécu ça avec mes enfants. C'est vraiment, on est dans l'ADN foot, tu vois, ça participe vraiment à des moments qui resteront gravés dans ma tête à moi, dans la tête de mes enfants, de mon épouse aussi, même si elle n'est pas trop foot, de tous les enfants qui sont là. C'est vraiment, voilà, après, comme j'ai déjà dit dans des épisodes précédents, il a fallu aussi leur faire comprendre que... Ils étaient assez veinards de vivre ce moment assez jeunes. Parce que nous, on en a eu des déceptions. Mais bon, ça fait partie du parcours d'un supporter. Et un supporter, finalement, s'attache à son club, évidemment, quand il y a des grandes victoires. Mais la frustration de la défaite, quand même, c'est vraiment une bonne piqûre pour te faire aimer un club, même si le moment est difficile. C'est clair. C'est ça qui est magnifique. Et comme tu disais tout à l'heure, après tant d'années de galères et de combats, vraiment, c'est ça. Alors, on est d'accord, ça reste que du foot, bien sûr. Mais bon, ça fait partie de notre passion. Les gens ont d'autres passions. Nous, c'est le foot.
- Speaker #0
Moi, tu sais, ce jour-là, le 31 mai, le midi, je suis passé en direct sur Canal+. J'ai Nicolas Touriole, que je connais, qui présentait l'émission spéciale sur Canal. Il m'a envoyé un message le matin en me disant est-ce que tu es dispo pour faire un direct depuis Munich pour nous parler de l'atmosphère, tout ça ? Bon, bref. Et pendant le direct, il me pose une question qui m'a fait presque chialer en direct. Il m'avait dit, qu'est-ce que ça représenterait pour toi ? Et en fait, d'un seul coup, j'ai repensé à tout ce qu'on disait tout à l'heure, toutes les années 2000, les années de galère, les matchs au parc, la honte même parfois, quand tu perds 3-0 contre l'OM et que le lendemain, tu dois retourner au collège, tu te fais vanner par tout le monde. C'est le jeu aussi, on l'a tous fait dans les deux sens, mais moralement, ce n'est pas facile à vivre. Et je repensais à tout ça et je me dis, putain, mais je me revoyais gamin. monter ces fameux escaliers du parc et si on m'avait dit 2025, 2022, 23 ans plus tard le PSG va soulever la Ligue des Champions en plus je serais dans les tribunes j'irais jamais cru donc c'est pour ça que c'était triplement émouvant ce jour-là on n'en parle pas assez des lendemains de match où tu sais que tu vas aller c'était dur sachant
- Speaker #2
que pour la remontada toute mon entreprise savait que je m'étais déplacé quand je suis revenu même ceux qui se fichent totalement du foot Ils sont venus me voir au bureau. Là, tu fais preuve de passion. Mais bon, ça fait partie du jeu.
- Speaker #0
Oui, c'est de bonne guerre.
- Speaker #2
Alors, on va basculer un peu sur ton activité professionnelle. Mais avant d'en arriver là, j'aurais à savoir, tu as fait quoi comme études pour en arriver jusque là ?
- Speaker #0
J'ai un parcours atypique. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont mes anciens professeurs qui, aujourd'hui, suivent mon parcours et ils emploient toujours ce qualificatif de parcours atypique. Parce que moi, j'ai fait un bac communication et gestion des ressources humaines. Après, je suis parti en BTS, relations clients, donc un peu pour être commercial. Je n'avais pas du tout envie de faire ça, mais c'était l'un des seuls BTS qui était proposé dans mon lycée. Et par fainéantise de bouger, enfin ce n'est pas une fainéantise, mais je n'avais pas envie de quitter ma région. J'aurais pu partir à Paris, en Bretagne, faire des trucs de journaliste, mais je n'avais pas envie de partir même à Lille. Je voulais vraiment rester chez moi, dans l'Oise. Et donc j'ai fait ça. Après, je suis devenu en 2015 agent immobilier. Ça a duré un an. Je ne vais pas dire que c'est quelque chose que je n'ai pas aimé. C'est juste que je pense que j'étais trop jeune pour découvrir le métier, vendre des baraques à 200 000 euros quand tu as 20 ans. Alors il y en a qui arrivent, mais moi, je n'étais tout simplement pas fait pour ça. Donc beaucoup trop timide, beaucoup trop réservé. Aujourd'hui, je le suis moins, évidemment, de par mes fonctions. Mais à l'époque, beaucoup trop timide et réservé. pour prétendre à vendre quoi que ce soit. Et ensuite, j'ai repris... Le FC Chambly m'a proposé un contrat civique. Le président, je le connais depuis 2012, ça commence à faire, bientôt 15 ans. Il m'a proposé un contrat civique et je me dis, tiens, parce que c'est un contrat de 20 heures, il faut que je trouve un truc à côté. Et donc, je suis devenu surveillant dans un collège puisque ça faisait en gros demi-temps. Donc, réuni, ça faisait un salaire convenable, on va dire, entre guillemets. C'était le SMIC, quoi. Mais quand t'es jeune, c'est convenable. Et puis ensuite, je faisais quelques vidéos pour le groupe des supporters du FC Chambly que j'avais créé avec deux ou trois autres amis. Et le club un jour, Florent Routier, qui était coach adjoint à l'époque et qui est aujourd'hui préparateur mental à l'OGC Nice, m'avait proposé de me demander si je voulais commenter les matchs à la radio à domicile. Le club le faisait déjà à l'extérieur avec la radio de la ville, mais à domicile il n'y avait personne. J'ai dit oui. Et le hasard du calendrier a fait que c'était le Chambly-Monaco de Coupe de France, où Chambly perd 5-4, ils reviennent de 3-0 à 3-3 avec Mbappé qui démarrait sa toute jeune carrière. Et en fait, ce jour-là, dans les loges de Beauvais, il y a des journalistes de Europe 1, RMC, RTL qui sont avec moi, et le mec d'RTL, Eric Silvestro, que je n'ai jamais revu, mais j'aimerais beaucoup un jour le revoir pour lui dire que c'est aussi grâce à lui. Il m'a dit « Ah, tu commandes vachement bien, tu fais ça depuis combien de temps ? » J'ai dit « Depuis maintenant, c'est mon premier match, donc je ne peux pas te dire mieux. » et quand je suis rentré chez moi le soir c'est dans mon clic parce que quand c'est tes parents, ta copine qui te disent que t'es bon, tu te dis bon ils sont gentils mais ils sont pas très objectifs, mais quand c'est un pro d'RTL tu te dis bon en fait finalement je suis peut-être pas si mauvais que ça, il y a peut-être un truc à faire là-dedans et moi le journalisme c'est un truc depuis tout petit donc je crois que ça c'était le 1er février, je crois que le 7 février j'ai été inscrit pour passer un concours dans une école de journalisme à Paris, j'en avais fait J'avais été voir plein de sites, finalement j'avais choisi une école privée, ça coûtait 15 000 balles. Alors ne croyez pas que mes parents sont riches et que moi aussi, j'ai fait un prêt étudiant, j'ai bossé pour le payer, j'étais surveillant dans un collège, tout ça. Bon bref, j'ai attaqué ces études-là et un an après, autre déclic, en 2018, je regarde la Coupe du Monde, je ne sais plus quel match, on m'appelle et on me dit bonjour, c'est Francis Marotto de France Télévisions. J'ai dit oui, en gros, qu'est-ce que vous voulez ? Il me dit, je vous appelle de la part de Lionel Chamoulot, que tu dois connaître, qui est ancien commentateur à Roland-Garros, et c'était mon professeur de télévision à l'école. Moi, je n'avais pas des cours de maths ni de français, j'avais des cours de télé et de radio. Donc, c'était mon prof de télévision.
- Speaker #2
Des cours de Chamoulot.
- Speaker #0
Voilà. Et donc, il me dit, je vous appelle de la part de Lionel. On cherche un stagiaire à tout le sport, au service des sports de France Télé. Il m'a donné votre numéro. Moi, je n'avais rien demandé. Donc déjà, j'étais très content. Et du coup, j'ai été passer un entretien, entre guillemets, c'est l'entretien le plus rapide de toute ma vie. Mais montre en main, ça a duré 30 secondes. Ils m'ont balancé un journal d'équipe sous les yeux, ils m'ont dit tiens, lis deux phrases. J'ai lu deux phrases, ils m'ont dit c'est bon, t'es pris. Ils voulaient voir si j'avais le timbre de voix, la voix pour, ils m'ont dit c'est bon. Donc ça a duré, on venait juste de gagner la coupe du monde en plus, quand j'ai commencé, j'ai commencé le 23 juillet, on l'a gagné le 15. Et donc, ça devait durer jusqu'au septembre, jusqu'à la rentrée scolaire. Et finalement, on a été jusqu'au bout du possible en France pour les stages, c'est-à-dire six mois. On ne peut pas faire plus, malheureusement. C'est encore une belle bêtise, mais c'est mon avis. On s'est arrêté à six mois. Et très sincèrement, si on avait pu faire un an, je n'ai aucun doute sur le fait qu'on aurait continué et qu'on aurait fait un an. Bon, c'était six mois.
- Speaker #1
Oui, parce que j'ai vu que tu avais des reportages, tu étais à la tête de reportages sur Stade 2, sur tout le sport.
- Speaker #0
Oui, tout le sport. Essentiellement, après Stade 2, il faut savoir que la rédaction ne donnait pas beaucoup de reportages aux stagiaires. Stade 2, c'est vraiment le gros émission. Et écoute, un jour, je me rappelle très bien, c'est un dimanche matin, je suis dans la salle de bain et la réunion, c'était 11h à peu près. Donc moi, je partais de chez moi vers 10h. Alors, je dormais en région parisienne, je ne dormais pas dans l'Oise parce que ça fait un peu loin. J'avais un logement là-bas chez mon meilleur ami dans les Yvelines. Et on m'appelle. Et Emmanuel Lefort qui m'appelle, je me souviens, rédacteur en chef de Stade 2. Je crois qu'il l'est toujours d'ailleurs. Et il me dit, Maxime, quand t'arrives, va pas au troisième étage, va au quatrième. Stade 2, c'était à l'étage au-dessus. Il dit, on a besoin de toi. Et moi, je suis quand même un fou parce que je sais que si on te donne des trucs pour Stade 2, c'est que vraiment on te fait confiance. Et ce jour-là, j'avais fait deux sujets. Je me rappelle, j'avais fait un sujet sur du MMA. Et à l'époque, Cristiano Ronaldo était accusé de viol. Donc j'avais fait deux sujets là-dessus. Je me rappellerai toujours Mathieu Larteau qui ouvre Stade 2 sur le premier sujet et qui me lance. Quand tu entends un reportage de Maxime Malovry, tu es hyper content. Dans Stade 2, j'ai dit que c'était énorme. D'autant plus qu'un mois, un mois et demi avant, je surveille des gosses dans la récréation au collège. La trajectoire, je trouve qu'elle est belle. Parce qu'aujourd'hui, il ne faut rien lâcher, il faut y croire. Et quand tu bosses, il n'y a pas de raison que ça n'arrive pas. Donc j'ai fait ça à France Télé, ensuite j'ai été l'assistant de Laurent Luya pendant Roland Garros 2019, j'avais entendu dire qu'il avait un stagiaire dédié à lui, et un jour on a bossé ensemble sur de la Coupe de France, et je me souviens très bien quand on est remonté dans l'ascenseur, parce que les plateaux sont au sous-sol à France Télé, et quand on est remonté dans l'ascenseur, je dis voilà Laurent j'ai appris que t'avais un stagiaire et tout, il m'a dit écoute moi je peux, entre guillemets, je peux pas signer le truc à la place des chefs, mais je vais tout faire pour. et il a tenu parole et effectivement ils m'ont pris comme stagiaire en étant son assistant donc là c'est des souvenirs incroyables j'étais chargé de faire monter notamment les invités en plateau j'ai pris l'ascenseur avec Nadal avec Federer, enfin des trucs et complètement quand j'y repense aujourd'hui je me dis mais c'est lunaire j'ai rencontré des journalistes formidables Fabien Lévesque, Nelson Montfort enfin voilà toutes les pointures de France Télé et c'était extraordinaire voilà Et donc ensuite, on est en fin d'année scolaire, je parle, 2019, on est vers mars, mars-avril. Et le week-end, je vois un article dans Le Parisien comme quoi le président de Chambly, donc moi pendant ce temps-là, je suis toujours à la com à Chambly, mais bénévolement, je commande toujours les matchs et Chambly va peut-être monter en Ligue 2 à ce moment-là. Et je vois un article dans Le Parisien où le président dit, si on monte, on embauche 3-4 personnes. Et ma copine de l'époque me dit, tu penses que c'est pour toi ? J'y écoute. J'aurais très bien pu appeler le président en lui disant « J'ai vu que tu allais recruter, tu penses à moi. » Et moi, je ne suis pas comme ça. Je trouve que s'il y a des choses qui t'arrivent dans la vie, c'est que tu les mérites et que tu n'as pas besoin forcément d'aller quémander. Donc, je suis resté à ma place. Et 48 heures après, je m'en rappellerai toujours. J'étais avec Lionel Chamoulot en cours. Alors, c'est des cours de journalisme, c'est-à-dire que tu as le droit au téléphone. Ce n'est pas comme au collège. Et mon téléphone sonne et je vois le nom du président de Chambly, Fulvio Luzzi. Et je dis à Lionel Chamoulot, je dis « Lionel, est-ce que je peux décrocher ? C'est le président de Chambly. » Et je dis... je sais pourquoi il m'appelle. Et vu que j'avais vu l'article avant, et ça n'a pas loupé, c'était pour ça, il me proposait de m'engager en salarié 35 heures si Chambly montait en Ligue 2. Donc évidemment, la réflexion a été de 15 secondes. J'avais des touches pour rester dans le journalisme à France 3, peut-être Picardie, etc. Mais j'ai pas hésité une seule seconde. C'est comme ça que mon aventure en salarié, et en tout cas la communication FC Chambly a réellement commencé.
- Speaker #1
Ce poste de chargé de communication. que d'autres appellent community manager. Mais chargé de communication, ça englobe plus de choses, je trouve. Parce que dans l'inconscient collectif des gens, j'ai l'impression que community manager ou chargé de communication, c'est la personne qui fait des posts sur les réseaux sociaux. Et ça s'arrête là. Bon, j'ai bien conscience que ça va bien au-delà de tout ça. Je voudrais savoir, moi, quels aspects... ça touche en fait parce que c'est un poste très large qui j'imagine est très chronophage qui te prend beaucoup de temps et qui est beaucoup plus difficile que les gens ne le pensent qu'est-ce que tu peux me dire toi sur ton poste et déjà comment se passent les débuts les débuts ils se passent bien après
- Speaker #0
Comme je te l'ai dit tout à l'heure, à cette époque-là, j'étais encore quelqu'un d'assez réservé. Donc il a fallu, après le club m'a mis à l'aise tout de suite, que ce soit le président, le coach de l'époque, Bruno Luzzi, qui m'avait présenté à ses joueurs, etc. Mais je n'allais pas trop vers les joueurs, mais ça a duré un mois. Après, les joueurs sont tous devenus des potes, en final. Parce que je n'étais avec eux tous les jours, on partait en déplacement, on dormait à l'hôtel ensemble. Donc forcément, ça c'était...
- Speaker #1
Ils t'ont mis à l'aise. Voilà.
- Speaker #0
Et tu sais, quand tu fais la danse des canards devant eux comme bisutage, après, tu es à l'aise. Mais ça, c'est à Chambly, c'était la tradition.
- Speaker #1
On va dire que ça permet de briser la glace.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Donc, pour revenir à ta question sur le job, oui, alors in fine, c'est ça, c'est publier les choses sur les réseaux sociaux, mais ça comprend beaucoup plus de choses que ça. En Ligue 2, j'avais aussi un rôle d'attaché de presse. Il faut savoir que quand Chambly monte en Ligue 2, on fait une saison de ouf, on est un ovni dans le monde des pros, Et j'ai... Franchement, j'ai presque 4-5 demandes d'interviews par semaine. Que ce soit le coach, le capitaine, les joueurs. Il y avait France 3 Picardie, Canal+, à l'époque, qui avait un peu de Ligue 2. Il y avait BeinSport, évidemment, qui était le diffuseur. Je ne sais plus si j'ai dit le courrier Picard, mais tu avais des radios aussi, des fois. Je gérais toutes les demandes de presse pour le club. Donc ça... les interviews, je faisais des reportages vidéos aussi, donc les reportages vidéos le montage il se fait pas en claquant des doigts faut le faire, donc c'est très long à faire, de toute façon c'est pas compliqué il y avait Jean-Michel Rouet qui est avec moi le directeur de la communication Eric Crémois qui était photographe à l'époque et qui faisait la partie graphisme, mais sur la partie publiée sur les réseaux sociaux j'étais tout seul donc c'est pas compliqué, donc tout ce qui s'est publié sur les réseaux du FC Chambly et qui concernait l'équipe première c'est moi qui l'ai mis depuis l'époque Ligue 2 Merci.
- Speaker #1
Justement, je voulais venir là-dessus. Quelque part, tu es tributaire que l'image du club transmet sur les réseaux sociaux. Parce que tu peux être sérieux, tu peux avoir de l'autodérision, tu peux plaisanter. Comment tu adaptes le ton ? Est-ce que tu as la liberté de faire ce que tu veux ? Bien sûr, en respectant les règles, évidemment. Mais quelque part, l'image du club à l'extérieur, comment est ressentie la communication par les supporters et même par le monde médiatique, on va dire, dépend de toi.
- Speaker #0
Ouais, et puis le club et son président m'ont toujours donné carte blanche. Toujours. J'ai pas souvenir d'avoir un jour, même à l'époque sur Twitter, où à l'époque Twitter ça ressemblait encore un peu à quelque chose. Aujourd'hui, si tu vas sur le compte du FC Chambly, je crois que ça va faire trois mois qu'on n'a rien publié, parce que Twitter ça n'a plus de sens. Je pense même d'ailleurs qu'on va très certainement fermer le compte. En fait, je ne veux pas fermer le compte, parce que émotionnellement ça me fait chier de le fermer, parce qu'on avait fait des bons trucs dessus à l'époque. C'est juste... un aspect émotionnel. Mais aujourd'hui, Twitter, c'est devenu un peu n'importe quoi. On a perdu la certification. À l'époque, c'est les gens, entre guillemets, sérieux et officiels qui les avaient. Maintenant, tu peux payer pour l'avoir. Bon, ça n'a pas de sens. Bref. Et du coup, sur Twitter, à l'époque, on s'était fait une réputation d'auto-dérision à mort. On était populaire par rapport à ça. Et moi, ça, je n'ai jamais demandé la permission à qui que ce soit pour mettre des conneries sur Messi, Calessini, Chambly ou Neymar, tout ça. On m'a dit, je veux qu'on parle du club. En bien, évidemment. Et à partir du moment où tu me dis que tu veux qu'on parle du club, t'inquiète. je vais faire en sorte qu'on parle du club et c'est ce qu'on a fait, ça a cartonné j'ai des tweets à des 3-4 millions de vues enfin t'es Chambly quoi Chambly c'est 10 000 habitants je peux dire que c'est un village mais c'est toute petite ville donc là dessus non j'ai jamais eu de on m'a déjà donné des consignes mais on m'a jamais dit non non ralentis un truc donc voilà, si un jour si une fois un jour le président m'a demandé de supprimer un poste avec le recul c'est rigolo mais Merci. On jouait nos matchs de Ligue 2 à Beauvais. On n'avait pas de stade à l'époque. On était SDF. Ou SSF plutôt, sans stade fixe. Et donc, on jouait nos matchs à Beauvais. Et le hasard fait qu'en Coupe de France, Beauvais à l'époque était en N3 et nous on était en Ligue 2. Le hasard fait qu'en Coupe de France, on tire Beauvais chez eux. Donc, entre guillemets, à cette époque-là, un peu chez nous. Je sais que ça ne va pas faire plaisir aux Beauvésiens, mais à l'époque, c'était un petit peu comme ça. Et donc, on se qualifie...
- Speaker #1
Sur le moment.
- Speaker #0
Voilà. Et donc, on se qualifie... Et moi, je mets un tweet du style « Je ne sais plus ce que j'ai mis. Je n'ai pas mis Calif à la maison. » Un truc comme ça, tu vois. Et ce n'était même pas de la provoque. C'était plus de la blague, tu vois. Et en fait, la mairie de Beauvais, de l'époque, ils ne sont plus là depuis, ils l'ont très mal pris. Donc, ils ont appelé notre président. Mais dans la minute que j'ai mis le tweet, ils ont appelé le président. Et le président m'a appelé en me disant « Supprime, parce qu'ils l'ont mal pris. » Alors que pour le coup, ce n'était même pas du chambrage. C'était juste faire une vanne. Il n'y avait pas de chambrage ni envers les gars de la mairie de Beauvais, ni envers le club. Moi, j'ai plein d'amis qui bossent au club de Beauvais. Enfin, je veux dire, c'est des rivaux, comment dirais-je, locaux, parce que c'est les deux gros clubs de l'Oise, mais on n'est pas là à se taper dessus. Pas plus. sauf pour certaines personnes qui s'inventent des rivalités mais ça c'est encore un autre débat et donc voilà je crois que c'est la seule fois où le président m'a appelé en me disant supprime parce que voilà ils l'ont mal pris mais encore une fois c'était pas du tout le but mais sinon hormis ça non j'ai pas souvenir qu'on m'ait déjà donné des directives ou des trucs en me disant ralentis tout ça mais ça c'est facile à faire quand tu fais des bons résultats c'est toujours pareil, quand tu commences à avoir des résultats moins bons, même la deuxième année de Ligue 2 où on était un peu moins bon j'ai continué à le faire par contre la saison d'après en national où on fait une saison catastrophique on finit je crois avant dernier je vais être vulgaire mais tu fermes ta gueule quand c'est comme ça tu te ranges et tu fais profil bas parce qu'en fait c'est pas nous qui sommes sur le terrain mais sur le terrain ça assure pas donc derrière tu peux pas la jouer en mode c'est comme si aujourd'hui le CM du FC Nantes ou du FC Metz faisait des vannes à Thierry Larigot les gens diraient tu vas pas te concentrer un peu sur le terrain t'es très dépendant du contexte très dépendants du contrat de travail et nos contrats de travail sont très dépendants des joueurs aussi moi si on m'a licencié à l'époque c'est parce qu'on était descendu en National 2 donc les gens pensent que des, je sais pas si ça serait l'objet d'une question mais les gens pensent que d'être salarié dans le foot c'est extraordinaire ouais ça se discute quand même c'est des très bons moments mais c'est aussi beaucoup de, c'est aussi de la pression et mentalement des fois c'est pas facile, alors il y a des métiers bien pires attention mais des fois c'est pas évident
- Speaker #1
Oui, ça dépend de beaucoup de facteurs. Comme je disais, tu es dépendant du contexte. Dans ton métier de chargé de communication, tu étais amené à faire les déplacements avec les joueurs ?
- Speaker #0
Tous.
- Speaker #1
Pour les matchs à l'extérieur ?
- Speaker #0
Tous, sauf en Corse parce que je ne prends pas l'avion. Mais sinon, j'ai tous fait, tous en bus. Ça aussi, c'est hyper fatigant. Encore une fois, ce n'est pas l'usine. Mais quand vous tapez... 10 heures de bus pour rentrer d'Annecy ou de Rodez et tout, vous rentrez à 4 heures du matin le dimanche, que le lundi, il faut retourner bosser. Franchement, moi, quand on m'a dit... En national, je les faisais encore, mais quand on m'a licencié et qu'on m'a pris en prestataire et qu'on m'a dit que tu ne feras plus les déplacements, champagne, quoi. J'étais content. J'étais content de faire les déplacements parce que t'es dans l'insight, t'es dans le truc, tu manges avec les joueurs à l'hôtel, tu discutes avec tout le monde. Le soir, tu joues aux cartes avec les joueurs. C'est des potes, encore une fois. Je ne les voyais pas comme des joueurs. Mais par contre, putain, qu'est-ce que c'est épuisant. Franchement, ça te prend. Tu partais, c'est une bêtise, si tu jouais le samedi soir à, prenons l'exemple de Rodez, tu partais le vendredi midi, t'arrivais à Rodez à 20h, 20h30, le match le lendemain, tu repartais à 22h de Rodez, t'arrivais ici, il était 8h du matin, le dimanche, tu passais ton temps à dormir, le lundi, tu retournais bosser. Il faut suivre.
- Speaker #1
C'est ce que je voulais préciser, d'ailleurs, c'est qu'entre les déplacements les vidéos à monter, les interviews à préparer, la relation presse, comme tu évoquais tout à l'heure. Voilà, c'est vraiment un métier multifacette et c'est un métier qui te prend énormément de temps, donc énormément d'énergie.
- Speaker #0
Et puis, ce que tu dis aussi, c'est que je parlais des déplacements en avion. Il n'y a que la Corse, parce qu'il y a plein de clubs aujourd'hui qui voyagent en jet privé, etc. Mais Chambly, c'est toujours le cas maintenant, mais on n'a pas d'argent. Donc, jamais de la vie, on n'a fait un déplacement. sur le sol si peut-être une fois Rodèze, la première année à Rodèze je me souviens où Rodèze jouait à Toulouse, ils étaient partis en avion mais sinon tous les déplacements c'était en bus que t'ailles jouer à je sais pas moi, à Valenciennes ou que t'ailles jouer à Annecy, à Rodèze à Clermont-Ferrand c'était toujours en bus et même Guingamp, Guingamp en bus c'est le bout du monde et donc c'était très très long mais bon ça fait partie du... c'est toujours pareil quand tu gagnes le retour en bus il est bien, quand tu prends 4-0 à Toulouse et que tu mets 14h de bus pour rentrer je peux te dire que Merci. C'est l'impression que le voyage dure trois semaines.
- Speaker #1
Et parallèlement à ça, en fait, comme tu es chargé de la communication et que tu es assez proche des joueurs, est-ce que les joueurs te demandent conseils pour leurs propres réseaux sociaux à eux ? Oui, souvent. Pour savoir comment gérer ?
- Speaker #0
Oui, ça arrivait souvent. Déjà, ils voulaient tous la fameuse pastille bleue. À l'époque, sur Instagram, moi, j'avais, via la ligue de foot professionnelle, j'avais accès à une plateforme qui permettait de faire certifier les comptes. Donc je les ai quasiment tous certifiés, sauf un jour, Jonathan Beaulieu, j'arrivais pas à le faire certifier, j'ai dit c'est pas vrai, comment ça se fait, pourtant son compte il est actif, ils veulent pas. Et en fait je me suis rendu compte, mais au moins 6 mois plus tard, on en a rigolé, que quand je rentrais son profil, je me suis gouré entre le tiré du 6 et le tiré du 8. Donc ça faisait 6 mois que le pauvre attendait sa certification, mais bon, il y a une certification, ils y accordaient une grande importance, bon, moi je vois pas... Quand tu es club, quand tu es FC Chambly, nous étions contents, club, d'avoir la certification parce que ça acte le truc. On est une entreprise, un club, voilà. À titre personnel, tu vois, moi, personnellement, je pourrais très bien payer sur Insta pour avoir la certification, mais alors ça ne m'intéresse absolument pas. Mais bon, les joueurs de foot aimaient bien ça. Donc oui, des fois, ils me demandaient conseils, ça pouvait... ça pouvait arriver, et moi aussi des fois je les conseillais sur certains trucs à l'époque un peu moins, mais en ce moment par exemple, si on était en Ligue 2 si j'étais encore, je leur dirais je vous conseille messieurs par exemple des fois on voit des prises de position sur le géopolitique sur la politique, sur des trucs comme ça ça faut faire hyper gaffe et après encore une fois, ils font ce qu'ils veulent mais nous on peut être que là pour les conseiller mais voilà, je me souviens qu'il y a 3-4 ans je sais plus sur quel sujet un joueur de Chambly avait mis un poste presque un peu anti-flic tu vois et je lui avais dit fais attention t'as aussi regardé supporter tout ça alors oui c'est un langage que toi mais sur les réseaux sociaux ça peut aller tellement vite que donc pour répondre à ta question oui voilà il me demandait des fois des conseils et c'était sympa de toute façon avec les joueurs on avait vraiment une relation vraiment amicale plus avec certains qu'avec d'autres parce qu'on peut pas être amis avec tout le monde, il y avait 30 joueurs donc forcément avec certains on a toujours contact aujourd'hui Et voilà, tu vois, Thibaut Jacques, qui était capitaine de l'époque, est revenu cette saison à FC Chambly. La dernière fois, j'ai vu son fils qui m'arrivait au genou quand il était en Ligue 2 et qui maintenant a bien grandi. Thibaut m'avait connu à l'époque. Je venais de rencontrer ma femme maintenant. Il me dit alors, j'y écoute, on s'est mariés. Tu vois, c'est aussi des histoires de famille, des histoires de vie. Et c'est sympa de partager ça avec certains avec qui on est resté assez proche.
- Speaker #1
J'ai l'habitude de dire ça dans le podcast, ça fait un peu expression tarte à la crème, mais c'est avant tout des aventures humaines.
- Speaker #0
Ah bah carrément, voilà. Moi je me souviens, les déplacements, le soir avec mon collègue, on était au bar de l'hôtel, à tout ça. Alors moi je bois pas, mais voilà, à discuter, à regarder. Si on jouait le samedi, on regardait les matchs la veille, le vendredi, dans la salle, on faisait des trucs. Des fois, on sortait aussi. Tu vois, à Annecy, je me souviens, on est allé en Coupe de France, on y avait passé deux, trois jours avec mon collègue, on avait été au casino, on avait été se balader au bord du lac. On avait découvert plein de villes comme ça, au CR3, on a été se balader dans pas mal d'endroits. À Toulouse, on avait été à la place du Capitole. Enfin voilà, des trucs. Tu visites aussi la France en faisant tout ça, quoi.
- Speaker #1
Ça fait partie de l'expérience personnelle.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
La première partie de cet entretien avec Maxime Malovry est maintenant terminée. Vous l'avez appréciée, n'hésitez pas à liker, commenter. et ajoutez une note de 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. N'oubliez pas également de vous abonner et activer les notifications pour être informé des nouveaux épisodes d'ADN Foot tous les premiers lundis du mois à 20h. Il ne me reste plus qu'à vous remercier pour votre écoute et à vous donner rendez-vous pour la deuxième partie de cet entretien passionnant avec Maxime Malovry. D'ici là, portez-vous bien !